Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 11:24

H-R-H.jpg

 

Hôtel de la Région Rhône-Alpes, 25 et 26 janvier, Premières assises nationales Culture et Région organisées par l’ARF, une très belle table de presse richement et intelligemment conçue où je fais quelques découvertes, par exemple :

* Un  J.C Milner qui m’avait fâcheusement échappé : La politique des choses

* Un nouveau recueil d’articles sous la direction de Philippe Urfalino et Martha Zuber Intelligences de la France - Onze essais sur la politique et la culture

Et plein d’autres, bien sûr…

A la fin de la rencontre, premier étage, cafétéria du Conseil régional, après qu'ils aient chargé leur camion, les responsables de cette librairie éphèmère, déjà aperçus à Grenoble lors d'un colloque de l'Observatoire des politiques culturelles, se retrouvent à la même table que moi.

Grand plaisir de faire leur connaissance.

Ils viennent du Gers où ils ont installé leur librairie dans un village de 329 habitants, la librairie Tartinerie à Sarrant (32).

De retour au bureau (c'est à dire, à la maison) je cherche plus d’informations sur la belle expérience qu'ils m'ont contée en direct et je tombe sur un site qui leur a consacré un article et un reportage de Web TV

° ° ° ° ° ° ° 


Le site, c’est RECit...réseau des écoles de citoyens.

Qui sommes-nous ?

La question fondatrice de RECit a été : « Comment répondre aux enjeux qui nous attendent et construire un monde à finalité humaine ? Comment chacun peut-il être acteur de sa propre vie et citoyen d’un monde solidaire ? » RECIT est en lien aujourd’hui avec 3500 personnes et 300 organisations, en France, au Québec, au Brésil, au Bénin et dans plusieurs autres pays. 480 ont la qualité d’adhérents, dont 90 organisations. RECit constitue un réseau d’échanges, de recherche et d’actions communes, largement informel, qui permet à chacun de sortir de son isolement, se situer dans un mouvement d’ensemble et contribuer activement à l’invention d’un avenir solidaire.

Nous appelons « école de citoyens » toute instance, que ce soit ou non son objet principal, qui permet à chacun d’être acteur de sa propre vie et citoyen d’un monde solidaire. Pour cela, chacun doit pouvoir comprendre les grands enjeux du monde d’aujourd’hui, du mondial au local, approfondir les principes communs qui fondent l’action collective, acquérir des comportements en accord avec ces valeurs, développer des méthodes, des outils, des savoir faire pratiques (s’informer, animer, monter un projet, communiquer,…)

RECit (réseau des écoles de citoyens) est né en octobre 2002 d’une prise de conscience : la transmission de la citoyenneté aux nouvelles générations ne se fait plus que très partiellement. Une contre-éducation permanente est développée par la publicité, la marchandisation, la vie politique, voire par l’école. Par une apologie de l’intérêt individuel, de la compétition et de la violence, cette contre-éducation prépare de très graves problèmes pour l’avenir de la démocratie et de la planète. La crise économique, écologique, sociale et alimentaire en cours met de nouveau en évidence l’actualité et la pertinence de ce constat.

 

Vous connaissiez peut-être. Je découvre. Une mine pour replacer dans un  cadre intellectuel, politique et citoyen élargi (de l’air !) nos « débats » ( ?) sur « la culture ».

A découvrir sans modération ...

Et, puisqu’il s’agit d’éclairer d’une lumière transversale les grandes déclarations sur la culture au coeur des politiques publiques, je rappellerai dans les jours qui viennent quelques textes déjà évoqués ici (mais pas toujours là) qui sortent des sentiers battus.

 

flêche

Pour consulter mon fil d'actualités sur Scoop It,  cliquez sur ce bouton    images-SC-it.jpg

 

 

 click.jpg pour consulter les autres flux Scoop It   auxquels je suis abonné.

 

 

Autres fils d'actualités très vivement conseillés :

 

La lettre du réseau culture sur Territorial.fr


Le "netvibes" de l'Observatoire des politiques culturelles


Les net-actualités sur le site d'Arteca 


Le tableau de bord des Think tank (Netvibes)


Le calendrier francophone en sciences humaines et sociales, Calenda


 et si vous êtes abonné Twitter : http://twitter.com/cultureveille


 flêche

 

  expert public

 

Wikio

 

Mon profil sur Diggons.com Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

 


DIGG-FRANCE.COM

Add to Jamespot

 

Seek-Blog        Blog Culture générale     Share

Par Jean-Claude Pompougnac - Publié dans : Divergences - Communauté : Culture en vrac
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 16:41

Logo-du-CH_illustration.jpg

 

Démocratiser la culture

Une histoire comparée des politiques culturelles

 

Journée d'étude organisée

par le Centre d'histoire de Sciences Po,

l'Université de Bourgogne-Centre Georges Chevrier

et le Comité d'histoire du ministère de la culture et de la communication

____________

Jeudi 9 février 2012

Centre d'histoire de Sciences Po

56, rue Jacob – 75006 Paris

L'objectif de la journée est d'examiner différentes modalités nationales des politiques publiques visant à démocratiser l'accès à la culture. La perspective historique et comparative permettra d'éclairer les enjeux du présent.

 

Matinée

09h45 Accueil

10h00 Ouverture et Présidence de la matinée par Jean-François SIRINELLI, directeur du Centre d'histoire de Sciences Po

10h15 Introduction par Philippe POIRRIER, professeur des Universités en histoire contemporaine à l’Université de Bourgogne, vice-président du Comité d'histoire (*)

10h45 L’Espagne par Lluis BONET, Université de Barcelone

11h15 L’Irlande par Alexandra SLABY, Université de Caen

11h45 Discussion et questions

 

Après-midi

Présidence et conclusion par Xavier NORTH, délégué général à la langue française

14h00 La France par Laurent MARTIN, Centre d'histoire de Sciences Po

14h30 Les États-Unis par Jean-Michel TOBELEM, Option Culture

15h00 La Bulgarie par Svetla MOUSSAKOVA, Université Paris III-Sorbonne Nouvelle

15h30 Discussion et questions

16h00 Pause

16h15 Table ronde animée par Anne-Marie AUTISSIER, Institut d'études européennes, Paris 8

La table ronde permettra d'élargir la réflexion à l'Allemagne, la Belgique, la Grande-Bretagne et l'Italie. avec la participation de Carla BODO, vice-présidente de l'Association pour l’Économie de la Culture en Italie, Cécile DOUSTALY, Université de Cergy-Pontoise, Jean-Louis GENARDUniversité libre de Bruxelles, Pascale LABORIER, Université Paris Ouest-Nanterre

 

17h45 Conclusion

 

Accès libre sur inscription à comitehistoire@culture.gouv.fr

 

(*) Philippe Poirrier vient de publier à la Documentation française, dans la collection du Comité d'histoire du ministère de la Culture et de la Communication : Pour une histoire des politiques culturelles dans le monde, 1945-2011, 486 p.

Lire la recension de cet ouvrage par Sylvia Girel sur Liens Socio/Lectures Revues.org

Lire le chapitre d’introduction de Philippe Poirrier sur halshs archives ouvertes 

Les pages du Comité d’histoire sur le site du Ministère de la culture et de la communication

 

 flêche

Pour consulter mon fil d'actualités sur Scoop It,  cliquez sur ce bouton    images-SC-it.jpg

 

 

 click.jpg pour consulter les autres flux Scoop It   auxquels je suis abonné.

 

 

Autres fils d'actualités très vivement conseillés :

 

La lettre du réseau culture sur Territorial.fr


Le "netvibes" de l'Observatoire des politiques culturelles


Les net-actualités sur le site d'Arteca 


Le tableau de bord des Think tank (Netvibes)


Le calendrier francophone en sciences humaines et sociales, Calenda


 et si vous êtes abonné Twitter : http://twitter.com/cultureveille


 flêche

 

  expert public

 

Wikio

 

Mon profil sur Diggons.com Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

 


DIGG-FRANCE.COM

Add to Jamespot

 

Seek-Blog        Blog Culture générale     Share

Par Jean-Claude Pompougnac - Publié dans : Actualité - Communauté : Culture en vrac
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 19:08

banlieues-d-E.jpg 

 

Banlieues d’Europe organise une rencontre-débat avec Jean-Michel Lucas, alias Doc Kasimir Bisou, et Patrice Meyer-Bisch.

Le lundi 30 janvier, Banlieues d’Europe, Lyon.

Les droits culturels sont inscrits depuis plus de 10 ans dans des conventions officielles de l’UNESCO. Ils recouvrent des droits très vastes et affirment un lien indéfectible entre culture et identité, universalisme et individualisme des droits humains. Pour autant, malgré la signature de textes officiels, la question des droits culturels est très peu évoquée en France comme dans le reste de l’Europe. Comment faire émerger ces questionnements dans la société civile ? Comment traduire cette responsabilité dans l’action politique internationale ?

 

Jean-Michel Lucas me signale également :

 

PUBLICATION : QUARTIERS. LES PROJETS PARTICIPATIFS DANS LA [POLITIQUE DE LA] VILLE

Après plus d’un an d’écriture et une quarantaine d’entretiens à travers la France, nous sommes heureux de vous présenter l’ouvrage dédié aux projets participatifs dans les quartiers populaires.

Les processus artistiques participatifs ont le vent en poupe, notamment dans les quartiers relevant de la politique de la ville. Sur quoi repose cet engouement ? Comment ces projets prennent-ils part à la transformation des villes ? Quelles manières de vivre ensemble mettent-ils en lumière et, parfois, renouvellent-ils ? 

 

Télécharger la publication


LA BATAILLE DE L'IMAGINAIRE (suite)

LES DÉMARCHES ARTISTIQUES PARTAGÉES : 
DES PROJETS  CULTURELS PLUS DÉMOCRATIQUES ?

La Maison des métallos, les éditions de l’Attribut et l’association Les Rencontres d’Archimède se proposent de mener ensemble une série de rencontres publiques sur le thème : La bataille de l’imaginaire.

En 2009 paraissait aux éditions de l’Attribut l’ouvrage La Bataille de l’imaginaire, livre collectif réalisé sous la direction de Cécil Guitart. Trente auteurs apportaient à cette occasion des éléments de réflexion sur la culture, l’action culturelle, les politiques culturelles. Ces rencontres entendent poursuivre ces réflexions et contribuer ainsi au débat public sur ces questions.


Sous l’appellation de « démarches artistiques partagées », toute une gamme de processus existe et se trouve expérimentée avec des populations et dans des contextes divers (milieux scolaires, quartiers sensibles ou en réhabilitation, territoires ruraux, prisons ou hôpitaux, jeunes en insertion ou en échange international, personnes âgées, associations locales ou groupes sociaux particuliers…). 
Dans tous les cas, des non professionnels de l’art sont amenés à participer à des actions conçues avec des artistes professionnels.
Quels sont aujourd’hui les enjeux de ces démarches ? 
Enjeux démocratiques, culturels, artistiques…

Avec Philippe Henry, Maître de conférences de l’Université Paris 8 – Saint-Denis à la retraite, Danielle Bellini, directrice des affaires culturelles de la ville de Champigny, Catherine Regula, directrice artistique de la MJC de Ris Orangis / Fondatrice de la Compagnie Kariofole, Philippe Mourrat, directeur de la Maison des métallos 
Sous le regard de Jean-Gabriel Carasso, Président des Rencontres d’Archimède

 

lundi 6 février > 19h
entrée libre
réservation conseillée  

 

Télécharger la contribution de PHILIPPE HENRY

Démarches artistiques partagées #1 : des processus culturels plus démocratiques ?

 

Texte mis à disposition selon les termes de la licence

Creative Commons Attribution-Pas d'Utilisation Commerciale-

Partage à l’Identique 3.0 non transposé

 

flêche

Pour consulter mon fil d'actualités sur Scoop It,  cliquez sur ce bouton    images-SC-it.jpg

 

 

 click.jpg pour consulter les autres flux Scoop It   auxquels je suis abonné.

 

 

Autres fils d'actualités très vivement conseillés :

 

La lettre du réseau culture sur Territorial.fr


Le "netvibes" de l'Observatoire des politiques culturelles


Les net-actualités sur le site d'Arteca 


Le tableau de bord des Think tank (Netvibes)


Le calendrier francophone en sciences humaines et sociales, Calenda


 et si vous êtes abonné Twitter : http://twitter.com/cultureveille


 flêche

 

  expert public

 

Wikio

 

Mon profil sur Diggons.com Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

 


DIGG-FRANCE.COM

Add to Jamespot

 

Seek-Blog        Blog Culture générale     Share

Par Jean-Claude Pompougnac - Publié dans : Actualité - Communauté : Culture en vrac
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 11:31

forum CDD

 

Il y a une semaine se terminait, en Ile-de-France la série des forums ouverts Culture et développement durable, organisés selon une démarche qui aura fait une large place à « l’intelligence collective »

Démocratie culturelle- démocratie participative

Les initiatives collectives face aux institutions

Cultures et citoyenneté, quelques pistes pour contribuer à la participation citoyenne

Comment rendre plus démocratique l’organisation des structures culturelles ?

La culture veut-elle de la société civile ? et veut-elle vraiment du développement durable ?

Telles sont quelques une des 57 questions posées dans les ateliers du vendredi matin. Elles auront abouti, le samedi après-midi à une quinzaine de propositions d’action mais il faudra patienter un peu, j’imagine, pour prendre connaissance de la synthèse que doit en faire l’Observatoire des politiques culturelles.

 

 

Comme en écho, dans l’actualité de ces derniers jours, deux démarches de réflexion sur la question de l’enseignement musical dont la première s’apparente à celle des forums ouverts.

Du côté de la société civile :

Le CANOPÉEA qu'est-ce que c'est ?

Le CANOPÉEA est une démarche créée par dix associations et fédérations nationales pour développer une concertation et une réflexion de fond sur l'ensemble du champ des pratiques, de l’éducation et des enseignements artistiques (musique, danse, théâtre, arts plastiques et visuels, arts du cirque, marionnette…). 

Cette réflexion se veut suffisamment large et transversale pour pouvoir questionner les relations entre éducation,  enseignement, pratiques artistiques et culturelles, territoires et habitants, au service de l’intérêt général.

Le CANOPÉEA souhaite ainsi contribuer, avec l’Etat, les collectivités territoriales, les professionnels dans leur diversité, et les populations (praticiens, usagers, citoyens…) , à construire des réponses concertées et adaptées aux enjeux des pratiques artistiques et culturelles dans notre société.

 Le CANOPÉEA propose pour cela :

  • la création et le développement d'espaces et d'outils de concertation permanents, en correspondance avec les enjeux de la démarche ;
  • la création d'un espace de "capitalisation" et de circulation d'informations sur ce qui existe en termes de productions intellectuelles (actes de séminaires, colloques, articles...) et d'expérimentations pédagogiques ;
  • l'organisation d'Assises, nationales et en régions, pour permettre de convertir la réflexion en programmes d'actions applicables sur les territoires.

Dans l'esprit des agenda 21 (lire également sur le site du Réseau Culture 21"Patrimoines et diversité : quels enjeux pour l’éducation artistique et culturelle ?") cette démarche est participative et vise à produire de l'intelligence collective. Le CANOPÉEA s'inscrit ainsi dans une approche renouvelée des modes de concertation et de travail qui font référence aux droits culturels et à la diversité culturelle.

 

200 participants de 21 régions : élus, représentants ministériels, directeurs d’affaires culturelles, directeurs d’établissements d’enseignement artistique et de structures associatives (conservatoires, écoles d’arts, pôles supérieurs, écoles associatives…), directeurs de lieux culturels, responsables de centres de formation de l’enseignement supérieur, responsables fédéraux et d’associations nationales, présidents et responsables d’associations départementales et régionales, responsables d’associations nationales et régionales de parents d’élèves, de professeurs, de musiciens intervenants, d’usagers, artistes, enseignants, intervenants, usagers, citoyens…

Ce premier temps des Assises a eu un double objectif :

  • faire un état des lieux et une première analyse des questions et problématiques qui se posent de façon transversale ou spécifiques sur les pratiques, l’éducation, et les enseignements artistiques dans le champ des arts du spectacle vivant (théâtre, musique, danse, cirque, marionnette…) et des  arts plastiques et visuels (de l’éveil artistique des tout petits jusqu’à l’enseignement supérieur) ;
  • questionner le sens et les perspectives des politiques publiques en matière d’éducation et d’enseignement artistique.
  • Déroulement : les Assises se sont déclinées selon différentes modalités de travail qui ont entrecroisé les dimensions artistiques, contributives, participatives et conviviales.

Actes : TELECHARGER les actes (version non définitive) des Assises de Brive.

 

Membres fondateurs du CANOPÉEA

 

 La Plate-forme interrégionale d’échanges et de coopération pour le développement culturel

 La Fédération nationale Arts Vivants et Départements

 L’association nationale Culture et Départements

• Le Conseil des CEFEDEM (Conseil national des centres et départements de formation supérieure à l'enseignement artistique)

 ARTe[F]act, (ART Et Formation en ACTes)

• Le Conseil des Centres de Formation des Musiciens Intervenants (CFMI)

 Le Collectif RPM (Recherche en Pédagogie Musicale)

 Conservatoires de France

 La Fédération Nationale des Écoles d’Influence Jazz et Musiques Actuelles (FNEIJMA)

 La Fédération Nationale des Associations de Parents d’Élèves des Conservatoires et écoles de musique, de danse et de théâtre (FNAPEC)

 

>>> La mission du CANOPÉEA est conduite par deux chefs de projet : Jean-Pierre Seyvos et Vincent Lalanne

 

 

Du côté du Ministère :

 

Le ministre de la Culture et de la Communication a confié une mission de réflexion à Didier Lockwood. Son objectif est de rendre la pratique musicale accessible au plus grand nombre et de généraliser de nouvelles approches pédagogiques.

Nouvelles pratiques musicales. La mission de réflexion sur les méthodes d’apprentissage et de transmission de la musique a rendu son rapport au ministre de la Culture et de la Communication le 16 janvier 2012. Cette mission, présidée par Didier Lockwood, était chargée de réfléchir sur la diversification du public des conservatoires, par des approches pédagogiques fondées sur le décloisonnement des esthétiques, la valorisation de l’écoute et le développement des pratiques collectives.

 

Télécharger le rapport Lockwood 

 

 

Rappelons qu’on trouve le texte de l’Agenda 21 pour la culture et celui de la Déclaration de Fribourg sur les droits culturels (évoquée par Jean-Michel Lucas dans son récent billet d’humeur) sur le site du Réseau 21 (voir Liens dans la colonne de droite de ce blog).

 

 

flêche

Pour consulter mon fil d'actualités sur Scoop It,  cliquez sur ce bouton    images-SC-it.jpg

 

 

 click.jpg pour consulter les autres flux Scoop It   auxquels je suis abonné.

 

 

Autres fils d'actualités très vivement conseillés :

 

La lettre du réseau culture sur Territorial.fr


Le "netvibes" de l'Observatoire des politiques culturelles


Les net-actualités sur le site d'Arteca 


Le tableau de bord des Think tank (Netvibes)


Le calendrier francophone en sciences humaines et sociales, Calenda


 et si vous êtes abonné Twitter : http://twitter.com/cultureveille


 flêche

 

  expert public

 

Wikio

 

Mon profil sur Diggons.com Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

 


DIGG-FRANCE.COM

Add to Jamespot

 

Seek-Blog        Blog Culture générale     Share

Par Jean-Claude Pompougnac - Publié dans : Les politiques culturelles en débat - Communauté : Culture en vrac
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 19:03

C’est bien volontiers que je vais participer, la semaine prochaine, à Lyon, aux Premières assises régionales Culture et Régions, organisées par l’Association des Régions de France (A.R.F.).

C'est tout de même moi, alors directeur d'ARCADI, qui ai été à l’initiative, il y a quelques années déjà, comme le temps passe..., d’un premier travail de repérage sur les différentes politiques de toutes les Régions en matière de spectacle vivant, travail confié à l’OPC et conduit en partenariat avec l’ARF. 

 Mais non, rien, de rien, c’est payé, balayé, oublié…, je ne regrette rien. 

Il est possible de télécharger ici le programme de ces deux demi-journées dans lequel on peut lire :

Quels sont les  traits communs, mais aussi les spécificités des politiques régionales en matière  artistique et culturelle ? Sur quels sujets

ont-elles particulièrement marqué leurs efforts? Quels nouveaux horizons pourraient-elles chercher à atteindre ? Comment se situent-elles désormais dans  l’architecture du partenariat public ?

Aujourd’hui, au-delà de l’apport financier – près d’un milliard d’euros – les  Régions représentent plus qu’elles-mêmes.

Dans ce mouvement de décentralisation  qui semble irréversible, elles apparaissent comme l’échelon pertinent au service  d’une autre configuration du paysage  culturel et artistique français. Quelles  que soient les évolutions de cette décentralisation culturelle, il faudra passer par  elles.

C’est l’objet de ces Assises : mettre  en valeur à partir des expérimentations  réussies sur de nombreux territoires, de  nouvelles pistes susceptibles de modifier  des approches convenues, de tracer des  perspectives inédites.

C’est aussi un rendez-vous souhaité  qui devrait capitaliser le travail des commissions culturelles de l’ARF qui, particulièrement depuis 2004, se sont réunies  régulièrement, ont travaillé et n’ont eu  de cesse d’imposer l’échelon régional au  sein des instances partenariales. À l’aube  d’une nouvelle étape de la décentralisation – quelle qu’en soit la configuration  – cette réflexion collective qui embrasse  l’ensemble du champ artistique et culturel – à la fois bilan et projection – apparaît plus qu’utile, indispensable.

Un rendez-vous de « haute nécessité »  comme le diraient nos amis d’outre-mer.*

 

* Manifeste pour les « produits » de haute  nécessité, E.Breleur, P.Chamoiseau, S.Domi,  G.Delver, É.Glissant, G.Pigeard de Gurbert,  O.Portecop, O.Pulvar, J.-C. William, 2009.

 

Or, il se trouve que ce programme vient de susciter un billet d’humeur de haute volée (de bois vert) de la part de Jean-Michel Lucas aux analyses duquel la Cité des sens  (qui est un peu à Jean-Claude Pompougnac ce que le Dr. Kasimir Bisou est à Jean-Michel Lucas) trouve toujours un authentique intérêt intellectuel et politique.

 

Sans aucunement bouder mon plaisir de participer activement à ces assises (comme permet de le constater cette autre partie du programme) :

 

Artistes et projets culturels  de territoire

intervenants :

Région Centre /Olivier Cayatte, directeur  de la Culture,

Région Limousin /Stéphane Cambou,  vice-président délégué à la Territorialité  et au Lien social pour les associations,  la culture et le sport,

Région Basse-Normandie /Xavier  Gonzales, directeur de l’usine Utopik, relais culturel régional de Tessy-sur-Vire.

Avec la contribution de l’Assemblée  des Départements de France.

animateur: Jean-Claude Pompougnac,  consultant, ancien directeur régional  des affaires culturelles.

rapporteure : Marie-Christine Bordeaux,  maître de conférences en Sciences de  l’Information et de la Communication,  Université Grenoble III.

 

Comment les Régions favorisent-elles  la présence des artistes sur leur territoire? Quelles sont les politiques de  soutien à la création et à la diffusion artistiques mises en œuvre? Selon quelles modalités sont-elles élaborées? À quels dispositifs d’action publique donnent-elles lieu? Qu’est-ce qu’un projet culturel de territoire pour une Région? En quoi cette échelle territoriale se distingue-t-elle des autres niveaux d’intervention? Comment les Régions envisagent-elles la dimension culturelle de l’aménagement du territoire? Quel rôle jouent-elles en  matière de coordination interrégionale?  Quelles formes d’action collective observe-t-on? Comment les Régions prennent-elles  en compte les disparités de leur territoire?

 

Sans aucunement regretter, donc, d’aller porter mon attention éveillée et ma liberté de propos à ces assises, je relaie bien volontiers les vives remarques critiques que leur programme suscite chez mon ami Jean-Michel. Allez savoir si ça n’est pas une belle bande annonce (un teaser disent les branchés).

 

Billet d'humeur : L'Arf a décidé d'organiser ses  premières Assises nationales des Régions consacrées aux questions de culture. Elles  se dérouleront à Lyon, , le 25 janvier prochain (à partir de 14h) et le 26 janvier (jusqu’à 13h30). Elles donneront lieu à un vaste échange d’expériences et viseront à mettre en débat les questions de gouvernance territoriale et de recomposition des politiques culturelles à l’échelle régionale. 

 


Il y a bien longtemps que l'on attendait une telle initiative, mais à bien regarder le programme, on ne peut pas ne pas s'étonner.

J'ose donc communiquer mon étonnement..

D'abord , étonnantes sont ces assises lyonnaises par le rideau de fumée des questions qu'elles posent : en un jour,  68 questions, enfilées comme des perles,  prouvant ainsi que l'ARF  n'en a pas résolu beaucoup auparavant, (malgré les changements de législation sur la décentralisation !!).  

Admettons que ce soit le réveil de la belle au bois dormant. Mais alors, mauvaise surprise !

Car les régions ne se posent que les questions relatives à la vitalité du secteur culturel. La culture dans le programme est simplement réduite à un secteur d'activités  produisant des biens et des services culturels grâce aux professionnels. Comment organiser l'offre, avec de l'argent public et de l'argent privé ; comment faire connaître nos produits aux consommateurs actuels et futurs ? Comment ces offres (créatives) vont-elles  augmenter l'attractivité de chaque territoire, donc la compétition entre eux ! Exportation des produits, mobilité des producteurs ( artistes),  emploi, diffusion des spectacles ( ventes), valorisation du patrimoine et gouvernance de toutes ces richesses ..Toute la panoplie de l'entrepreneur culturel public y est !!

Mais, au delà, le vide : rien sur les "droits culturels", rien sur la reconnaissance des identités culturelles des êtres en dignité sur chaque territoire (et entre les territoires), rien sur  les enjeux de confrontation des identités culturelles dans un monde de tensions. En somme, rien sur la créolisation du monde et le Vivre ensemble. Rien sur la solidarité, la démocratie, les  réciprocités nécessaires pour construire l'humanité par la diversité des cultures. En somme, une réflexion collective qui évite de s'interroger sur la sens et la valeur, disons sur les enjeux éthiques des interventions culturelles publiques pour parvenir à un meilleur développement humain.

Alors, pourquoi citer Vilar, il ne mérite pas ça, et Glissant encore moins, car le texte de justification des assises fait référence à un manifeste collectif signé par Edouard Glissant et par huit autres personnalités (Ernest Breleur, Patrick Chamoiseau, Serge Domi, Gérard Delver,  Guillaume Pigeard de Gurbert, Olivier Portecop, Olivier Pulvar, Jean-Claude William) voir : http://www.afrik.com/article16280.html;

Car ces assises se présentent sans complexe comme  : un "rendez-vous de « haute nécessité » comme le diraient nos amis d’outre-mer.".

On n'en croit pas ses yeux  quand on se rappelle ce qui est écrit dans le manifeste  de "ces amis d'Outre-mer", cité en exergue . Lisons : "Alors que mettre dans ces "produits" de haute nécessité ? C’est tout ce qui constitue le cœur de notre souffrant désir de faire peuple et nation, d’entrer en dignité sur la grand-scène du monde, et qui ne se trouve pas aujourd’hui au centre des négociations en Martinique et en Guadeloupe, et bientôt sans doute en Guyane et à la Réunion."

Pourquoi l'ARF cite ce texte qui nous parle de "Dignité", au sens des droits humains fondamentaux,  alors que ces références sont  inconnues ou ignorées par les assises régionales !  Pour être cohérentes avec ce texte, ces premières assises auraient dû se mettre à distance de la logique consommatrice du secteur culturel (combien de publics,  combien de touristes, quel chiffre d'affaire, comment gagner plus !). Quitte à voler des textes à Glissant, Chamoiseau et les autres, il aurait fallu avoir l'honnêteté de tout prendre...., car le Manifeste  en dit long sur ses exigences politiques . Il est  à méditer pour les apprentis sorciers des citations :"Ensuite, il y a la haute nécessité de comprendre que le labyrinthe obscur et indémêlable des prix (marges, sous-marges, commissions occultes et profits indécents) est inscrit dans une logique de système libéral marchand, lequel s’est étendu à l’ensemble de la planète avec la force aveugle d’une religion. Ils sont aussi enchâssés dans une absurdité coloniale qui nous a détournés de notre manger-pays, de notre environnement proche et de nos réalités culturelles, pour nous livrer sans pantalon et sans jardins-bokay aux modes alimentaires européens."

Ou encore, 

"L’autre très haute nécessité est ensuite de s’inscrire dans une contestation radicale du capitalisme contemporain qui n’est pas une perversion mais bien la plénitude hystérique d’un dogme. La haute nécessité est de tenter tout de suite de jeter les bases d’une société non économique, où l’idée de développement à croissance continuelle serait écartée au profit de celle d’épanouissement ; où emploi, salaire, consommation et production serait des lieux de création de soi et de parachèvement de l’humain. Si le capitalisme (dans son principe très pur qui est la forme contemporaine) a créé ce Frankenstein consommateur qui se réduit à son panier de nécessités, il engendre aussi de bien lamentables "producteurs" – chefs d’entreprises, entrepreneurs, et autres socioprofessionnels ineptes – incapables de tressaillements en face d’un sursaut de souffrance et de l’impérieuse nécessité d’un autre imaginaire politique, économique, social et culturel. Et là, il n’existe pas de camps différents. Nous sommes tous victimes d’un système flou, globalisé, qu’il nous faut affronter ensemble."

Ainsi, avant de faire référence à "nos amis d'Outre -mer", il aurait fallu relire la critique et ne pas faire comme si elle  n'avait pas d'importance ! Et il aurait été rassurant que ces assises la comprenne : les régions auraient pu affirmer que la culture ne pouvait se limiter au stock des marchandises sur les rayons des épiceries culturelles, publiques ou privées, mais que l'enjeu culturel est  plutôt d'engager les interactions  entre des personnes reconnues d'égale dignité et d'égale liberté ( dont la liberté artistique),  en vue de faire ensemble un peu mieux "humanité". . Mais sans doute, les  rédacteurs ne connaissent-ils pas la Déclaration de Fribourg et pas plus la Convention Unesco sur le PCI -  patrimoine culturel immatériel  qui concerne pourtant aussi les régions - et, encore moins, les 7 premiers articles de la Déclaration universelle de 2001 de l'Unesco.( L'usage qui est fait de "diversité  culturelle " dans l'annonce du programme le montre assez clairement !). 

Ces assises en restent, en fait, au programme d'un bricoleur pragmatique !  Avec "boite à outils", mais pour quelles valeurs culturelles, pour quel sens de la politique culturelle ? Celle des droits culturels pour plus d'humanité ou celle de la directive "services" de l'Union européenne  pour  répondre aux attentes des consommateurs,  donc aux soucis d'émotion des abonnés à Télérama ? Refus du débat éthique, ces assises font peur à refuser l'essentiel de l'enjeu culturel : l'émancipation qui est pourtant le credo du texte  cité en exergue : "Ce mouvement se doit donc de fleurir en vision politique, laquelle devrait ouvrir à une force politique de renouvellement et de projection apte à nous faire accéder à la responsabilité de nous-mêmes par nous-mêmes et au pouvoir de nous-mêmes sur nous-mêmes. " 

Là, je ne vois pas les présidents de régions et leurs services culturels  applaudir !

Bon courage quand même aux régions dans leur réflexion sur leur mission publique de faire culture ensemble, c'est à dire faire plus humanité en société de liberté !  ça viendra un jour ! Peut-être pour les secondes assises ?  Mais quand le changement lucide viendra-t-il vraiment sur le front de la politique culturelle publique ? 


Jean Michel Lucas et Doc Kasimir Bisou

 

 Ce n’est qu’un débat, continuons le début !

 

 

flêche

Pour consulter mon fil d'actualités sur Scoop It,  cliquez sur ce bouton    images-SC-it.jpg

 

 

 click.jpg pour consulter les autres flux Scoop It   auxquels je suis abonné.

 

 

Autres fils d'actualités très vivement conseillés :

 

La lettre du réseau culture sur Territorial.fr


Le "netvibes" de l'Observatoire des politiques culturelles


Les net-actualités sur le site d'Arteca 


Le tableau de bord des Think tank (Netvibes)


Le calendrier francophone en sciences humaines et sociales, Calenda


 et si vous êtes abonné Twitter : http://twitter.com/cultureveille


 flêche

 

  expert public

 

Wikio

 

Mon profil sur Diggons.com Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

 


DIGG-FRANCE.COM

Add to Jamespot

 

Seek-Blog        Blog Culture générale     Share

Par Jean-Claude Pompougnac - Publié dans : Les politiques culturelles en débat - Communauté : Culture en vrac
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Syndication

  • Flux RSS des articles

Recherche

Partager

Profil

  • Jean-Claude Pompougnac
  • La Cité des sens.
  • Ile-de-France Val-de-Marne
  • curieux retraité enthousiaste déterminé INSOLENT
  • Prof de philo passé à la BPI puis au cabinet du ministre de la culture; délégué au développement et aux formations; directeur de l'Institut français de Barcelone, DRAC Centre. Crée et dirige ARCADI (EPCC en Ile-de-France) puis DAC de BONDY (9
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés