Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 18:46

Résumé du chapitre précédent (Urgence de la transmission) : puisqu’il s’agit, au moins pour le moment, d’éclairer d’une lumière transversale les grandes déclarations sur la culture au coeur des politiques publiques, je rappellerai dans les jours qui viennent quelques textes déjà évoqués ici (mais pas toujours là) qui sortent des sentiers battus.

 

On y va, on commence.

 

Principe n° 1 : remettre politiquement en question l’approche sectorielle de « la culture »


Pour un grand service public de la recherche, de l'enseignement, de la culture et de l'éducation populaire par Christian Maurel


Point de vue | LEMONDE.FR | 23.11.11 | 

Le débat de la prochaine campagne présidentielle peut-il et doit-il se réduire à une dispute sur la création de 60 000 postes d'enseignants ? Certainement pas. La question des moyens budgétaires est déterminante mais elle ne saurait constituer l'alpha et l'oméga d'une réflexion politique qui entendrait concerner l'ensemble des citoyens sur ce thème central qu'est l'éducation.

Nous plaidons en faveur d'un grand service public – le premier de la nation par ses missions et ses moyens – de la recherche, de l'enseignement, de la culture et de l'éducation populaire. Pour répondre de quels enjeux et pour remplir quelles missions ?

(…)

 Il s'agit, bien plus, de promouvoir une intelligente articulation de la démocratie culturelle donnant "droit de cité" aux différentes cultures et une démocratisation (Paul Vaillant-Couturier parlait de "popularisation") des grandes œuvres de l'Humanité, de ne plus opposer pratiques amateurs et pratiques professionnelles, de considérer, comme le revendique le comédien Robin Renucci (Le Monde du 8/9/2011), que "le rapport à l'art, la construction culturelle de soi passent par la pratique, par une relation sensible, développée et valorisée dès le plus jeune âge". Ainsi conçue, l'action culturelle ne se limite plus à un accès aux œuvres mais fait en sorte que "les œuvres œuvrent" selon la belle formule de Bernard Stiegler reprise par le même Robin Renucci qui en fait tous les ans l'expérience en Corse dans le cadre des rencontres de l'ARIA (...).

© Le Monde

Christian Maurel sociologue, cofondateur du collectif national Education populaire et transformations sociale, délégué régional des Maisons des jeunes et de la culture et professeur associé à l'université Aix-Marseille-I.

Il est l'auteur de l'ouvrage Education populaire et puissance d'agir. Les processus culturels de l'émancipation (Editions L'Harmattan, Paris 2010) et du roman Le châtaignier aux sabots ou les longs hivers (Editions de l'Officine, Paris 2010).

N.B. : à propos d’école et d’enseignement, voir Démocratisation-scolaire.fr, site en tous points remarquables, j’y reviendrai.


Principe n° 2 : certes, il faut « défendre » la création mais les questions de la transmission et de la formation sont fondamentales.

C’est ce que rappelait le texte de Robin Renucci Pour une autre politique de l’art, publié dans Le Monde pendant l’été 2011 et relayé par L’Oizeau rare.

 

(...)

L'éducation artistique et culturelle est un enjeu central de notre temps. La " société de la connaissance " ne se construira pas sans une exigence de pratique. Former les enseignants et non pas fermer les instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), impliquer les artistes et les institutions culturelles dans des formations croisées. Enseigner l'histoire de l'art ne répond pas aux exigences du " partage du sensible ", selon l'expression du philosophe Jacques Rancière. L'histoire de la natation apprend-elle à nager ?

L'historien
Roger Chartier écrivait ici même il y a vingt ans : " Il y a quelque chose de pathétique à vouloir dresser une digue étanche, infranchissable, entre les études et les oeuvres dont se délectent "les amateurs habituels des choses de l'esprit" et les "pratiques culturelles" du plus grand nombre, alimentées par le marché des loisirs. Le lien qui les unit (...) réside dans la trajectoire même qui donne leur sens aux oeuvres les plus puissantes " (" Pas d'oeuvre sans pratique ", Le Monde du 26 septembre 1991).

(...)

 © Le Monde

Je rappelle que ce texte de Roger Chartier, introuvable sur la toile, semble-t-il, a été remis en circulation par La Cité des sens.

Télécharger " Pas d'oeuvre sans pratique "

  

Principe n° 3 : si l’on veut que le service public soit non seulement « défendu » mais développé, il faut s’engager dans une démarche résolument européenne.

Prise de position CNAJEP (Comité pour les relations nationales et internationales des Associations de Jeunesse et d’Education Populaire); SEP-UNSA Education (Syndicat de l’Education Populaire); UNSA (Union nationale des Syndicats Autonomes).

 

La Commission européenne actualise depuis plusieurs mois des règlements concernant les règles de la concurrence. Ces textes sont dénommés «Paquet Almunia», du nom du Commissaire en charge de la concurrence. Ce paquet, présenté le 20 décembre prochain, vise à clarifier et simplifier la situation des services publics locaux. Il s’agit de la révision du paquet Monti-Kroes de 2005, qui arrive à échéance. L’objectif de la Commission est de simplifier la décision tout en construisant un nouveau système de contrôle proportionné à l’impact des services d’intérêt général sur le marché intérieur. La Commission admet désormais que certains services d’intérêt économique général n’ont aucun impact sur le marché. Ainsi, le nouveau règlement exempte, sous certaines conditions les Services Sociaux d’Intérêt Général des règles de mise en concurrence. La France s’est positionnée en faveur de cette règle sur le secteur de la culture.

Nous demandons que les secteurs de la Jeunesse, de l’Éducation populaire et de la Culture puissent bénéficier des mêmes exemptions et sortir du champ de la concurrence. Historiquement, ces secteurs vivent et se développent grâce à un fort engagement d'associations. Cet ancrage associatif constitue une spécificité culturelle et sociale, identitaire pour la France. Il n'est pas imaginable que les associations œuvrant dans les secteurs de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la culture puissent être mises en concurrence les unes contre les autres et puissent relever d'un cadre commercial. La France avait choisit sur les transpositions précédentes de mettre ces secteurs en concurrence. Le gouvernement français doit aujourd'hui se positionner clairement sur cette question. Enfin nous constatons que l’exemple du modèle Allemand est régulièrement mis en avant. Il faut ainsi rappeler que l’Allemagne avait décidé de sortir du champ de la concurrence le secteur de la petite enfance contrairement à la France dans les transpositions précédentes.

C’est pourquoi, nous appelons les citoyens, les associations, les syndicats, les partis politiques, et toutes les instances à se mobiliser pour que l’État français et la Commission européenne se positionnent sur l’exemption de ces secteurs du champ de la concurrence et des règles qui s'y appliquent.

 
     Le CNAJEP (Comité pour les relations nationales et internationales des Associations de Jeunesse et d’Education Populaire), le SEP-UNSA Education (Syndicat de l’Education Populaire), l’UNSA (Union nationale des Syndicats Autonomes).

 

 

Principe n° 4 : Promouvoir le développement culturel durable c’est mettre la responsabilité, la démocratie et la solidarité au poste de commandement.

 

Chaire "développement humain durable & territoires" (Hélène Combes).

 

Les thèmes de recherche-action prioritaires (extrait de la note de juillet 2011)

La Chaire "développement humain durable & territoires" a pour vocation d'offrir aux partenaires qui la composent un espace d'échanges, d'expérimentation et de capitalisation pour avancer ensemble dans le sens de la mise en oeuvre d'un nouveau modèle de développement.

Dans ce contexte, la Chaire inscrit ses chantiers dans une approche résolument humaine du développement durable, considérant que l'enjeu des transformations sociétales à opérer repose sur une ré-interrogation de nos représentations du monde et des autres, de nos activités et de nos comportements individuels et collectifs.

C'est, en effet, dans ce cadre que nous pourrons investir chacun(e) et ensemble les différentes dimensions clefs du développement durable, à savoir, notamment :

- La responsabilité (être conscient des actes que l'on pose, des impacts qu'ils ont (pour nous, pour les autres, pour notre territoire et pour le monde) et faire des choix en conscience)

- La solidarité (au sens littéral, en Latin "en solido" = en entièreté) qui nous rappelle que l'équilibre du développement ne peut reposer que sur le bien-être de tous et sur une répartition des richesses plus juste)

- La préservation de nos biens communs de base (eau, biodiversité, mais aussi diversité culturelle, éducation, …)

- La prise en compte des incertitudes et des vulnérabilités (économiques, environnementales, sociales, démocratiques, …)

- Un nouveau rapport à l'expertise (reconnaissance à valeur égale et articulation des savoirs académiques et des savoirs issus du vécu et de l'expérience)

- L'apprentissage collectif d'un nouveau rapport au temps et à la prospective (la projection dans le temps ne repose plus sur des modèles stabilisés et implique la définition des valeurs communes, la lisibilité des décisions, une souplesse dans le pilotage, la mise en oeuvre d'actions de transition pour aller dans le sens d'une transformation de fond)

- L'urgence d'une démocratie collaborative - ou "contributive" (cf. Brest Métropole Océane) impliquant la négociation d'un projet commun entre acteurs aux intérêts potentiellement divergents, et la répartition des engagements dans les actions à mettre en oeuvre par les organisations et les individus (au niveau de la sphère publique et de la sphère privée).

Les travaux de la Chaire seront principalement centrés sur deux grands domaines de recherche-action, complémentaires et intimement liés, à savoir l'éthique de l'économie territorialisée et la mobilisation de territoires solidaires, la question de l'évaluation en développement durable intervenant en filigrane.

Ces différents volets seront traités en privilégiant une approche "Grand Ouest" en termes d'ancrage territorial, et une vision résolument axée sur l'ouverture au monde, c'est-à-dire tenant compte des interdépendances et des interactions existantes et potentielles.

Conformément au principe de la recherche-action, les travaux seront conduits en optant pour le postulat selon lequel l'expérimentation en développement durable servira de base à la conceptualisation, voire à la modélisation et à la théorisation "open source".

(extrait « Chaire développement humain durable et territoires » de 2 Juillet 2011)

 

Voir aussi sur le site le point d’étape décembre 2011.

 

 

Principe 5 : créer les conditions politiques qui facilitent la dissipation du désenchantement morose (quand il n’est pas cynique) qui affecte le « monde de l’art »

 

(...)

“Le vrai devoir de l’artiste c’est celui de sauvegarder le rêve”, nous  dit Modigliani. Et le rêve, dans un monde devenu marchandise, se rend lui-même mercantile. Rêve de consommation, d’un avoir en tant  que synonyme de bonheur. Bien loin du rêve préconisé par Modigliani. Rêve d’artiste, d’un art qui entraîne le dévoilement d’un monde  et la création d’un autre, comme le souhaitait Octavio Paz. C’est bien dans ce monde de plus en plus disproportionné, rempli d’inégalités  et dépourvu de charmes, que l’artiste se doit de relever le défi de  son réenchantement. Ce qui veut dire tout mettre en œuvre afin de  transformer la société par le truchement de l’art, en cherchant à faire  marcher ensemble Don Quichotte et Sancho Pança: un rêve bien ancré  sur le réel. L’art c’est le lieu par excellence de la subjectivité et de la  création, en procurant la possibilité à tous ceux qui s’en approchent de  changer leur vision du monde.

Serait-il possible de rêver d’un monde poétiquement habitable? Un  monde qui ne serait plus aride? Un monde dégagé de la violence et des  fondamentalismes, où les hommes s’entre-tuent? Un monde qui ne se  laisse pas faire par l’âpreté du gain, du profit, et où la liberté et la paix soient le patrimoine le plus prisé de la vie? Un monde qui ne rende pas le prochain, ni soi-même, une “chose”?  

Nous indiquons les chemins,  mais nous n’avons pas de réponses toutes faites.

(...)

Nous savons que l’art fait partie intégrante de la société, en  trouvant son cadre, finalement, dans l’éthique d’une vie reliée au  paradigme-terre, au paradigme-rêve, au paradigme-émerveillement.

Peut-être, pourrions-nous nous acheminer vers cette direction afin  d’essayer d’obtenir des réponses aux questions que nous venons de  poser ci-dessus (...)

 

CHARTE DES RESPONSABILITÉS DE L’ARTISTE  AU SEIN DE NOTRE HUMANITÉ, préconisée par l’Alliance pour un monde responsable,  pluriel et solidaire.

 

 à suivre...

 

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Par Jean-Claude Pompougnac - Publié dans : Divergences - Communauté : Culture en vrac
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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 11:24

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Hôtel de la Région Rhône-Alpes, 25 et 26 janvier, Premières assises nationales Culture et Région organisées par l’ARF, une très belle table de presse richement et intelligemment conçue où je fais quelques découvertes, par exemple :

* Un  J.C Milner qui m’avait fâcheusement échappé : La politique des choses

* Un nouveau recueil d’articles sous la direction de Philippe Urfalino et Martha Zuber Intelligences de la France - Onze essais sur la politique et la culture

Et plein d’autres, bien sûr…

A la fin de la rencontre, premier étage, cafétéria du Conseil régional, après qu'ils aient chargé leur camion, les responsables de cette librairie éphèmère, déjà aperçus à Grenoble lors d'un colloque de l'Observatoire des politiques culturelles, se retrouvent à la même table que moi.

Grand plaisir de faire leur connaissance.

Ils viennent du Gers où ils ont installé leur librairie dans un village de 329 habitants, la librairie Tartinerie à Sarrant (32).

De retour au bureau (c'est à dire, à la maison) je cherche plus d’informations sur la belle expérience qu'ils m'ont contée en direct et je tombe sur un site qui leur a consacré un article et un reportage de Web TV

° ° ° ° ° ° ° 


Le site, c’est RECit...réseau des écoles de citoyens.

Qui sommes-nous ?

La question fondatrice de RECit a été : « Comment répondre aux enjeux qui nous attendent et construire un monde à finalité humaine ? Comment chacun peut-il être acteur de sa propre vie et citoyen d’un monde solidaire ? » RECIT est en lien aujourd’hui avec 3500 personnes et 300 organisations, en France, au Québec, au Brésil, au Bénin et dans plusieurs autres pays. 480 ont la qualité d’adhérents, dont 90 organisations. RECit constitue un réseau d’échanges, de recherche et d’actions communes, largement informel, qui permet à chacun de sortir de son isolement, se situer dans un mouvement d’ensemble et contribuer activement à l’invention d’un avenir solidaire.

Nous appelons « école de citoyens » toute instance, que ce soit ou non son objet principal, qui permet à chacun d’être acteur de sa propre vie et citoyen d’un monde solidaire. Pour cela, chacun doit pouvoir comprendre les grands enjeux du monde d’aujourd’hui, du mondial au local, approfondir les principes communs qui fondent l’action collective, acquérir des comportements en accord avec ces valeurs, développer des méthodes, des outils, des savoir faire pratiques (s’informer, animer, monter un projet, communiquer,…)

RECit (réseau des écoles de citoyens) est né en octobre 2002 d’une prise de conscience : la transmission de la citoyenneté aux nouvelles générations ne se fait plus que très partiellement. Une contre-éducation permanente est développée par la publicité, la marchandisation, la vie politique, voire par l’école. Par une apologie de l’intérêt individuel, de la compétition et de la violence, cette contre-éducation prépare de très graves problèmes pour l’avenir de la démocratie et de la planète. La crise économique, écologique, sociale et alimentaire en cours met de nouveau en évidence l’actualité et la pertinence de ce constat.

 

Vous connaissiez peut-être. Je découvre. Une mine pour replacer dans un  cadre intellectuel, politique et citoyen élargi (de l’air !) nos « débats » ( ?) sur « la culture ».

A découvrir sans modération ...

Et, puisqu’il s’agit d’éclairer d’une lumière transversale les grandes déclarations sur la culture au coeur des politiques publiques, je rappellerai dans les jours qui viennent quelques textes déjà évoqués ici (mais pas toujours là) qui sortent des sentiers battus.

 

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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 16:41

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Démocratiser la culture

Une histoire comparée des politiques culturelles

 

Journée d'étude organisée

par le Centre d'histoire de Sciences Po,

l'Université de Bourgogne-Centre Georges Chevrier

et le Comité d'histoire du ministère de la culture et de la communication

____________

Jeudi 9 février 2012

Centre d'histoire de Sciences Po

56, rue Jacob – 75006 Paris

L'objectif de la journée est d'examiner différentes modalités nationales des politiques publiques visant à démocratiser l'accès à la culture. La perspective historique et comparative permettra d'éclairer les enjeux du présent.

 

Matinée

09h45 Accueil

10h00 Ouverture et Présidence de la matinée par Jean-François SIRINELLI, directeur du Centre d'histoire de Sciences Po

10h15 Introduction par Philippe POIRRIER, professeur des Universités en histoire contemporaine à l’Université de Bourgogne, vice-président du Comité d'histoire (*)

10h45 L’Espagne par Lluis BONET, Université de Barcelone

11h15 L’Irlande par Alexandra SLABY, Université de Caen

11h45 Discussion et questions

 

Après-midi

Présidence et conclusion par Xavier NORTH, délégué général à la langue française

14h00 La France par Laurent MARTIN, Centre d'histoire de Sciences Po

14h30 Les États-Unis par Jean-Michel TOBELEM, Option Culture

15h00 La Bulgarie par Svetla MOUSSAKOVA, Université Paris III-Sorbonne Nouvelle

15h30 Discussion et questions

16h00 Pause

16h15 Table ronde animée par Anne-Marie AUTISSIER, Institut d'études européennes, Paris 8

La table ronde permettra d'élargir la réflexion à l'Allemagne, la Belgique, la Grande-Bretagne et l'Italie. avec la participation de Carla BODO, vice-présidente de l'Association pour l’Économie de la Culture en Italie, Cécile DOUSTALY, Université de Cergy-Pontoise, Jean-Louis GENARDUniversité libre de Bruxelles, Pascale LABORIER, Université Paris Ouest-Nanterre

 

17h45 Conclusion

 

Accès libre sur inscription à comitehistoire@culture.gouv.fr

 

(*) Philippe Poirrier vient de publier à la Documentation française, dans la collection du Comité d'histoire du ministère de la Culture et de la Communication : Pour une histoire des politiques culturelles dans le monde, 1945-2011, 486 p.

Lire la recension de cet ouvrage par Sylvia Girel sur Liens Socio/Lectures Revues.org

Lire le chapitre d’introduction de Philippe Poirrier sur halshs archives ouvertes 

Les pages du Comité d’histoire sur le site du Ministère de la culture et de la communication

 

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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 19:08

banlieues-d-E.jpg 

 

Banlieues d’Europe organise une rencontre-débat avec Jean-Michel Lucas, alias Doc Kasimir Bisou, et Patrice Meyer-Bisch.

Le lundi 30 janvier, Banlieues d’Europe, Lyon.

Les droits culturels sont inscrits depuis plus de 10 ans dans des conventions officielles de l’UNESCO. Ils recouvrent des droits très vastes et affirment un lien indéfectible entre culture et identité, universalisme et individualisme des droits humains. Pour autant, malgré la signature de textes officiels, la question des droits culturels est très peu évoquée en France comme dans le reste de l’Europe. Comment faire émerger ces questionnements dans la société civile ? Comment traduire cette responsabilité dans l’action politique internationale ?

 

Jean-Michel Lucas me signale également :

 

PUBLICATION : QUARTIERS. LES PROJETS PARTICIPATIFS DANS LA [POLITIQUE DE LA] VILLE

Après plus d’un an d’écriture et une quarantaine d’entretiens à travers la France, nous sommes heureux de vous présenter l’ouvrage dédié aux projets participatifs dans les quartiers populaires.

Les processus artistiques participatifs ont le vent en poupe, notamment dans les quartiers relevant de la politique de la ville. Sur quoi repose cet engouement ? Comment ces projets prennent-ils part à la transformation des villes ? Quelles manières de vivre ensemble mettent-ils en lumière et, parfois, renouvellent-ils ? 

 

Télécharger la publication


LA BATAILLE DE L'IMAGINAIRE (suite)

LES DÉMARCHES ARTISTIQUES PARTAGÉES : 
DES PROJETS  CULTURELS PLUS DÉMOCRATIQUES ?

La Maison des métallos, les éditions de l’Attribut et l’association Les Rencontres d’Archimède se proposent de mener ensemble une série de rencontres publiques sur le thème : La bataille de l’imaginaire.

En 2009 paraissait aux éditions de l’Attribut l’ouvrage La Bataille de l’imaginaire, livre collectif réalisé sous la direction de Cécil Guitart. Trente auteurs apportaient à cette occasion des éléments de réflexion sur la culture, l’action culturelle, les politiques culturelles. Ces rencontres entendent poursuivre ces réflexions et contribuer ainsi au débat public sur ces questions.


Sous l’appellation de « démarches artistiques partagées », toute une gamme de processus existe et se trouve expérimentée avec des populations et dans des contextes divers (milieux scolaires, quartiers sensibles ou en réhabilitation, territoires ruraux, prisons ou hôpitaux, jeunes en insertion ou en échange international, personnes âgées, associations locales ou groupes sociaux particuliers…). 
Dans tous les cas, des non professionnels de l’art sont amenés à participer à des actions conçues avec des artistes professionnels.
Quels sont aujourd’hui les enjeux de ces démarches ? 
Enjeux démocratiques, culturels, artistiques…

Avec Philippe Henry, Maître de conférences de l’Université Paris 8 – Saint-Denis à la retraite, Danielle Bellini, directrice des affaires culturelles de la ville de Champigny, Catherine Regula, directrice artistique de la MJC de Ris Orangis / Fondatrice de la Compagnie Kariofole, Philippe Mourrat, directeur de la Maison des métallos 
Sous le regard de Jean-Gabriel Carasso, Président des Rencontres d’Archimède

 

lundi 6 février > 19h
entrée libre
réservation conseillée  

 

Télécharger la contribution de PHILIPPE HENRY

Démarches artistiques partagées #1 : des processus culturels plus démocratiques ?

 

Texte mis à disposition selon les termes de la licence

Creative Commons Attribution-Pas d'Utilisation Commerciale-

Partage à l’Identique 3.0 non transposé

 

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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 11:31

forum CDD

 

Il y a une semaine se terminait, en Ile-de-France la série des forums ouverts Culture et développement durable, organisés selon une démarche qui aura fait une large place à « l’intelligence collective »

Démocratie culturelle- démocratie participative

Les initiatives collectives face aux institutions

Cultures et citoyenneté, quelques pistes pour contribuer à la participation citoyenne

Comment rendre plus démocratique l’organisation des structures culturelles ?

La culture veut-elle de la société civile ? et veut-elle vraiment du développement durable ?

Telles sont quelques une des 57 questions posées dans les ateliers du vendredi matin. Elles auront abouti, le samedi après-midi à une quinzaine de propositions d’action mais il faudra patienter un peu, j’imagine, pour prendre connaissance de la synthèse que doit en faire l’Observatoire des politiques culturelles.

 

 

Comme en écho, dans l’actualité de ces derniers jours, deux démarches de réflexion sur la question de l’enseignement musical dont la première s’apparente à celle des forums ouverts.

Du côté de la société civile :

Le CANOPÉEA qu'est-ce que c'est ?

Le CANOPÉEA est une démarche créée par dix associations et fédérations nationales pour développer une concertation et une réflexion de fond sur l'ensemble du champ des pratiques, de l’éducation et des enseignements artistiques (musique, danse, théâtre, arts plastiques et visuels, arts du cirque, marionnette…). 

Cette réflexion se veut suffisamment large et transversale pour pouvoir questionner les relations entre éducation,  enseignement, pratiques artistiques et culturelles, territoires et habitants, au service de l’intérêt général.

Le CANOPÉEA souhaite ainsi contribuer, avec l’Etat, les collectivités territoriales, les professionnels dans leur diversité, et les populations (praticiens, usagers, citoyens…) , à construire des réponses concertées et adaptées aux enjeux des pratiques artistiques et culturelles dans notre société.

 Le CANOPÉEA propose pour cela :

  • la création et le développement d'espaces et d'outils de concertation permanents, en correspondance avec les enjeux de la démarche ;
  • la création d'un espace de "capitalisation" et de circulation d'informations sur ce qui existe en termes de productions intellectuelles (actes de séminaires, colloques, articles...) et d'expérimentations pédagogiques ;
  • l'organisation d'Assises, nationales et en régions, pour permettre de convertir la réflexion en programmes d'actions applicables sur les territoires.

Dans l'esprit des agenda 21 (lire également sur le site du Réseau Culture 21"Patrimoines et diversité : quels enjeux pour l’éducation artistique et culturelle ?") cette démarche est participative et vise à produire de l'intelligence collective. Le CANOPÉEA s'inscrit ainsi dans une approche renouvelée des modes de concertation et de travail qui font référence aux droits culturels et à la diversité culturelle.

 

200 participants de 21 régions : élus, représentants ministériels, directeurs d’affaires culturelles, directeurs d’établissements d’enseignement artistique et de structures associatives (conservatoires, écoles d’arts, pôles supérieurs, écoles associatives…), directeurs de lieux culturels, responsables de centres de formation de l’enseignement supérieur, responsables fédéraux et d’associations nationales, présidents et responsables d’associations départementales et régionales, responsables d’associations nationales et régionales de parents d’élèves, de professeurs, de musiciens intervenants, d’usagers, artistes, enseignants, intervenants, usagers, citoyens…

Ce premier temps des Assises a eu un double objectif :

  • faire un état des lieux et une première analyse des questions et problématiques qui se posent de façon transversale ou spécifiques sur les pratiques, l’éducation, et les enseignements artistiques dans le champ des arts du spectacle vivant (théâtre, musique, danse, cirque, marionnette…) et des  arts plastiques et visuels (de l’éveil artistique des tout petits jusqu’à l’enseignement supérieur) ;
  • questionner le sens et les perspectives des politiques publiques en matière d’éducation et d’enseignement artistique.
  • Déroulement : les Assises se sont déclinées selon différentes modalités de travail qui ont entrecroisé les dimensions artistiques, contributives, participatives et conviviales.

Actes : TELECHARGER les actes (version non définitive) des Assises de Brive.

 

Membres fondateurs du CANOPÉEA

 

 La Plate-forme interrégionale d’échanges et de coopération pour le développement culturel

 La Fédération nationale Arts Vivants et Départements

 L’association nationale Culture et Départements

• Le Conseil des CEFEDEM (Conseil national des centres et départements de formation supérieure à l'enseignement artistique)

 ARTe[F]act, (ART Et Formation en ACTes)

• Le Conseil des Centres de Formation des Musiciens Intervenants (CFMI)

 Le Collectif RPM (Recherche en Pédagogie Musicale)

 Conservatoires de France

 La Fédération Nationale des Écoles d’Influence Jazz et Musiques Actuelles (FNEIJMA)

 La Fédération Nationale des Associations de Parents d’Élèves des Conservatoires et écoles de musique, de danse et de théâtre (FNAPEC)

 

>>> La mission du CANOPÉEA est conduite par deux chefs de projet : Jean-Pierre Seyvos et Vincent Lalanne

 

 

Du côté du Ministère :

 

Le ministre de la Culture et de la Communication a confié une mission de réflexion à Didier Lockwood. Son objectif est de rendre la pratique musicale accessible au plus grand nombre et de généraliser de nouvelles approches pédagogiques.

Nouvelles pratiques musicales. La mission de réflexion sur les méthodes d’apprentissage et de transmission de la musique a rendu son rapport au ministre de la Culture et de la Communication le 16 janvier 2012. Cette mission, présidée par Didier Lockwood, était chargée de réfléchir sur la diversification du public des conservatoires, par des approches pédagogiques fondées sur le décloisonnement des esthétiques, la valorisation de l’écoute et le développement des pratiques collectives.

 

Télécharger le rapport Lockwood 

 

 

Rappelons qu’on trouve le texte de l’Agenda 21 pour la culture et celui de la Déclaration de Fribourg sur les droits culturels (évoquée par Jean-Michel Lucas dans son récent billet d’humeur) sur le site du Réseau 21 (voir Liens dans la colonne de droite de ce blog).

 

 

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Par Jean-Claude Pompougnac - Publié dans : Les politiques culturelles en débat - Communauté : Culture en vrac
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  • Jean-Claude Pompougnac
  • La Cité des sens.
  • Ile-de-France Val-de-Marne
  • curieux retraité enthousiaste déterminé INSOLENT
  • Prof de philo passé à la BPI puis au cabinet du ministre de la culture; délégué au développement et aux formations; directeur de l'Institut français de Barcelone, DRAC Centre. Crée et dirige ARCADI (EPCC en Ile-de-France) puis DAC de BONDY (9
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