Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 09:35

sept

Suite de la tentative de mettre un peu d’ordre dans quelques réflexions et références relayées ici, ces derniers temps, autour d’une question lancinante : est-il possible de sortir les politiques culturelles des formes de routinisation gestionnaire qui les affectent depuis un certain temps. Ou encore, face brillante de la même triste médaille, comment en finir avec la vaine grandiloquence au sujet de ce que l’on appelle communément la culture?

On est ici attentif aux pas de côté, aux tentatives de redonner un sens à l’action publique, aux initiatives de la société civile, bref aux vigiles insolents et aux guetteurs intempestifs.


Principe n° 2 : certes, il faut « défendre » la création mais la question de la transmission est non moins fondamentale.

 

C’est ce que rappelle le texte de Robin Renucci Pour une autre politique de l’art, publié dans Le Monde pendant l’été 2011 et relayé par L’Oizeau rare.

 

(...)

L'éducation artistique et culturelle est un enjeu central de notre temps. La " société de la connaissance " ne se construira pas sans une exigence de pratique. Former les enseignants et non pas fermer les instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), impliquer les artistes et les institutions culturelles dans des formations croisées. Enseigner l'histoire de l'art ne répond pas aux exigences du " partage du sensible ", selon l'expression du philosophe Jacques Rancière. L'histoire de la natation apprend-elle à nager ?

L'historien Roger Chartier écrivait ici même il y a vingt ans : " Il y a quelque chose de pathétique à vouloir dresser une digue étanche, infranchissable, entre les études et les oeuvres dont se délectent "les amateurs habituels des choses de l'esprit" et les "pratiques culturelles" du plus grand nombre, alimentées par le marché des loisirs. Le lien qui les unit (...) réside dans la trajectoire même qui donne leur sens aux oeuvres les plus puissantes " (" Pas d'oeuvre sans pratique ", Le Monde du 26 septembre 1991).

(...)

 © Le Monde

Je rappelle que ce texte de Roger Chartier, introuvable sur la toile, semble-t-il, a été remis en circulation par La Cité des sens.

Télécharger " Pas d'oeuvre sans pratique "

 

J’ajoute que si ce s’il est convenu d’appeler l’éducation artistique est une priorité du nouveau gouvernement, ce dont on ne saurait trop se réjouir, cela ne saurait justifier une réduction du métier d’enseigner à la seule transmission des connaissances faire oublier que la transmission culturelle  doit rester (et, s’il le faut, redevenir) la mission fondamentale de l’école.

 

Sur cette question voir Transmission d’hier et d’aujourd’hui, chapitre V de La bataille de l’imaginaire (recueil de contributions édité par les Rencontres d’Archimède), sous la direction de Cécil Guitart, Editions de l’attribut, 2009

 Voir aussi le site du Groupe de recherche sur la démocratisation scolaire.

Et, pour mémoire, l’ouvrage de Jean-Gabriel Carasso : Nos enfants ont-ils droit à l’art et à la culture ?

Et sur son blog : L'art, la culture et l'école, c'est maintenant.

 

D e fait, l’affaire d’ailleurs est plus complexe et profonde que les propos un peu convenus sur les bienheureuses rencontres entre artistes et enfants que l’expérience artistique sauverait de l’échec scolaire.

On peut se reporter aux fécondes réflexions d’Alain Kerlan.

 

A SUIVRE

 

Note précédente

Sept principes pour le changement... maintenant

 

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Par Jean-Claude Pompougnac - Publié dans : Divergences - Communauté : Culture en vrac
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Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 10:23

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Un blog, c’est comme ça, on n’y peut pas grand-chose, c’est du genre au jour le jour, une note chasse l’autre et ainsi de suite.

Essayons donc de récapituler et, si possible, de mettre un peu d’ordre dans quelques réflexions et références relayées ici, ces derniers temps, autour d’une question lancinante : est-il possible de sortir les politiques culturelles des formes de routinisation gestionnaire qui les affectent depuis un certain temps?. Ou encore, face brillante de la même triste médaille, comment en finir avec la vaine grandiloquence qui fait de ce que l’on appelle communément la culture une espèce d’albatros que ses ailes de géant empêchent de marcher.

On est ici attentif aux pas de côté, aux tentatives de redonner un sens à l’action publique, à la nécessaire attention aux initiatives de la société civile, bref aux vigiles insolents et aux guetteurs intempestifs.

 

Principe n° 1 : remettre politiquement en question l’approche sectorielle de la culture

Principe n° 2 : il faut certes soutenir la création mais la question de la transmission est non moins fondamentale.

Principe n° 3 : si l’on veut que le service public soit non seulement « défendu » mais développé, il faut en conforter l'impératif dans le cadre de la construction européenne.

Principe n° 4 : la culture dans la décentralisation, c'est la coopération.

Principe n° 5 : promouvoir le développement culturel durable c’est mettre la responsabilité, la démocratie et la solidarité au poste de commandement.

Principe n° 6 : créer les conditions politiques qui mettent fin au désenchantement morose (quand il n’est pas cynique) qui affecte le monde de l’artet les conditions culturelles qui redonnent sens à l‘action politique.

Principe n° 7 : le principe de l’égale dignité des personnes doit être le fondement légitime de toute politique culturelle.

 

Principe n° 1 : remettre politiquement en question l’approche sectorielle de la culture

 Pour un grand service public de la recherche, de l'enseignement, de la culture et de l'éducation populaire par Christian Maurel

 

Point de vue | LEMONDE.FR | 23.11.11 | 

Le débat de la prochaine campagne présidentielle peut-il et doit-il se réduire à une dispute sur la création de 60 000 postes d'enseignants ? Certainement pas. La question des moyens budgétaires est déterminante mais elle ne saurait constituer l'alpha et l'oméga d'une réflexion politique qui entendrait concerner l'ensemble des citoyens sur ce thème central qu'est l'éducation.

Nous plaidons en faveur d'un grand service public – le premier de la nation par ses missions et ses moyens – de la recherche, de l'enseignement, de la culture et de l'éducation populaire. Pour répondre de quels enjeux et pour remplir quelles missions ?

(…)

 Il s'agit, bien plus, de promouvoir une intelligente articulation de la démocratie culturelle donnant "droit de cité" aux différentes cultures et une démocratisation (Paul Vaillant-Couturier parlait de "popularisation") des grandes œuvres de l'Humanité, de ne plus opposer pratiques amateurs et pratiques professionnelles, de considérer, comme le revendique le comédien Robin Renucci (Le Monde du 8/9/2011), que "le rapport à l'art, la construction culturelle de soi passent par la pratique, par une relation sensible, développée et valorisée dès le plus jeune âge". Ainsi conçue, l'action culturelle ne se limite plus à un accès aux œuvres mais fait en sorte que "les œuvres œuvrent" selon la belle formule de Bernard Stiegler reprise par le même Robin Renucci qui en fait tous les ans l'expérience en Corse dans le cadre des rencontres de l'ARIA (...).

© Le Monde

Lire la suite : 

Point de vue | LEMONDE.FR | 23.11.11 | 

Christian Maurel sociologue, cofondateur du collectif national Education populaire et transformations sociale, délégué régional des Maisons des jeunes et de la culture et professeur associé à l'université Aix-Marseille-I.

Il est l'auteur de l'ouvrage Education populaire et puissance d'agir. Les processus culturels de l'émancipation (Editions L'Harmattan, Paris 2010) et du roman Le châtaignier aux sabots ou les longs hivers (Editions de l'Officine, Paris 2010).


N.B. : à propos d’école et d’enseignement, voir Démocratisation-scolaire.fr, site très intéressant.

 

On peut, on doit sortir de la seule logique du « secteur » de la culture… c’est aussi ce qu’affirment les auteurs de l’appel L’Art est public.

 

L'avenir est lié à la nécessité d'une réflexion politique, notamment sur ce qui fonde l'action publique et sa légitimité : l'intérêt général, c'est-à-dire ce qui fait sens collectif dans nos sociétés.

La mobilisation « l'art est public » affirme que l'art et la culture ne s'arrêtent pas à ceux qui les pratiquent mais que l'art est l'affaire de tous, qu'il est affaire publique. Cette dynamique participative au long cours questionne et met en débat le rapport entre pratique artistique et culturelle et enjeux démocratiques et sociétaux.

Porté depuis plusieurs mois par les organisations membres de l'Ufisc, le mouvement a commencé à s'élargir à d'autres acteurs de l'économie et de l'éducation populaire. Il reçoit le soutien d'élu(e)s sur l'ensemble du territoire - 450 à ce jour - et plus largement des citoyens.

« L'art est public » affirme également que la culture est indissociable aux autres domaines fondamentaux de la vie que sont la santé, l'éducation, la recherche, l'environnement, l'urbanisme, le logement, l'alimentation, l'énergie ...

Ce temps de forum de « l'art est public » doit ainsi permettre de nourrir un dialogue et une réflexion ouverte entre acteurs de différents secteurs qui partagent les mêmes constats quant à la mise à mal de l'intérêt général et du bien commun.

Nous vous invitons donc à participer à un temps de convergence et de construction collective !

Education, recherche, santé, tourisme, culture, agriculture, parce que nous pensons que nos destins sont solidaires, nous proposons de réinterroger ce qui fonde l'intérêt général dans la société toute entière et d'élaborer ensemble des résistances partagées.

Nous ne voulons pas être complices d'un monde catégorisé, de politiques cloisonnées, nous devons chercher à créer des convergences d'analyse et d'action.

 

Les fondements de la mobilisation « l’art est public » - pour une politique culturelle réinventée 
Cette dynamique collective a pour objectif de mettre en débat les fondements de l’intervention publique en matière d’art et de culture. Elle est un appel à ce que se construisent de manière partagée et démocratique des politiques publiques ambitieuses, fondées sur la diversité, l'équité et la considération des droits culturels, pour consolidation des initiatives d’intérêt général face à la marchandisation de la culture. L’art est l’affaire de tous, c’est un enjeu de société !

La mobilisation se construit sur la base de premières convictions communes portées dans l’appel à mobilisation à retrouver ici

 

Voir le site

 

A SUIVRE

 

Voir aussi

 Rencontres sur les politiques culturelles.

Culture(s) sans frontières

Un nouveau paradigme pour les politiques publiques de la culture.

L'art en partage ou "la démocratie quel chantier".

Mettre un frein à l'immobilisme

Organiser la palabre

Ouvrir les possibles

Vigiles insolents et guetteurs intempestifs

Politiques culturelles : un pas de côté

Urgence de la transmission

Droits culturels, démarches artistiques partagées et démocratie


 

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Par Jean-Claude Pompougnac - Publié dans : Divergences - Communauté : Culture en vrac
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Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 19:29

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Ici même, on a déjà parlé des GRECs.

Pas ceux qui font la triste actualité d’une Europe à la recherche de nouveaux équilibres, non les GRECs des groupes d'études et de recherches sur la culture qui réunissent des fonctionnaires travaillant dans le domaine de la culture.

Dont on peut d’ailleurs se demander s’ils vont continuer à s’avancer masqués comme ils le faisaient légitimement sous l’Ancien régime.

Les lecteurs de ce blog ont sans doute vu ou lu la tribune qu’ils viennent de publier dans le Monde.

 

Les cent jours à venir vont déterminer la politique du ministère de la culture et de la communication du nouveau gouvernement. Les Groupes d'études et de recherches sur la culture (GRECs) décrivent les enjeux de cette période pour la nouvelle ministre. La culture est un symbole important pour la France et un grand atout, il faut donc transformer et "remobiliser un ministère en crise".

Autour des attributions du ministère, qui seront fixées par un décret, quatre défis se présentent. Tout d'abord, la mobilisation et la coordination d'autres institutions que l'école sont essentielles afin d'assurer une meilleure éducation artistique et culturelle. Pour cela, la création d'un conseil interministériel est nécessaire.

La préservation d'un lien fort entre la culture, la communication et les industries culturelles représente un moyen primordial pour la démocratisation de la culture. En même temps, ces secteurs peuvent s'enrichir mutuellement.

Aujourd'hui, la compétence sur la politique du cadre de vie étant partagée entre le ministère de la culture et celui de l'écologie, le travail des deux ministères est rendu compliqué par ce découpage. Un regroupement des compétences sous un seul ministère serait plus pertinent pour l'Etat.

De même, le rayonnement culturel français à l'international nécessite une meilleure articulation des compétences entre le ministère de la culture et de la communication et celui des affaires étrangères.
Le dialogue entre le ministère et ses partenaires étant indispensable, la ministre doit l'organiser et en définir une stratégie politique.


Lire l'intégralité de la note : "Cent jours pour la culture"

 

Les studieux, les laborieux, les scrupuleux,  ceux qui ne préfèrent ne pas  avoir la mémoire courte aimeront peut être à comparer les réflexions des GRECs avec cet autre texte qui, certes, date un peu mais est parcouru par un souffle politique dont on souhaiterait retrouver aujourd’hui l’enthousiasme, celui  des nouveaux départs.

 

L'exigence culturelle (…) ne se réduit pas, même si c'est évidemment nécessaire, à développer la fréquentation des théâtres, des musées et des bibliothèques. Elle ne sera satisfaite qu'à partir du moment où chaque individu disposera des moyens qui lui permettent de comprendre sa situation dans la société et d'y prendre ses responsabilités.

Pour (nous), la culture ne se limite pas à un marché pour consommateurs privilégiés. Pour (nous), tout ce qui concerne l'être humain est culturel et de ce point de vue (notre projet) est fondamentalement un projet culturel. Deux postulats doivent être pris en considération pour concevoir l'action culturelle :

a) La culture est globale : elle ne peut se limiter aux productions littéraires et artistiques mais concerne tous les secteurs de l'activité humaine.

Les travaux de production simples ou sophistiqués, de recherche, scientifiques ou techniques, les loisirs, les sports, et bien sûr ceux qui permettent la communication et notamment le système d'information, par ailleurs moyen privilégié de conditionnement dans une société oppressive, concourent à façonner « l'homme culturel » qu'est tout homme. 

b) La culture est une dimension de la vie : si le passé ne peut être ignoré qui conditionne la connaissance du présent, la conservation, l'étude et l'animation du patrimoine ne peuvent être dissociés de la création permanente. Celle-ci doit être le fait du plus grand nombre, amateurs et professionnels. Mais ces derniers, comme les autres citoyens, ont droit au travail. Ceci suppose de lever les obstacles économiques et politiques mis à leur activité.

Aujourd'hui, alors que les mutations s'accélèrent, que les problèmes acquièrent une dimension planétaire et que l'information est devenue instantanée, l'individu se sent perdu dans un monde incertain. Les médias l'assaillent de messages multiples et contradictoires. Ils lui montrent la complexité des problèmes mais ne lui donnent pas les moyens de sa compréhension. Ils l'affrontent aux difficultés, mais ne le mettent pas en mesure de trouver les réponses pour les surmonter.

Nous voulons passer de la culture de la passivité à celle de la responsabilité. Cela implique, pour chacun, l'intelligence de la situation dans laquelle il se trouve placé, la maîtrise de la connaissance, l'aptitude à l'initiative créatrice.

Pour (nous) il n'est pas de lieux ou d'institutions qui aient le privilège de la culture. C'est-à-dire que la réalisation de notre exigence culturelle va de pair avec l'ensemble des transformations sociales auxquelles s'attache (notre projet). Elle s'appuiera, en particulier, sur la démocratisation de l'entreprise, sur la réduction du temps de travail, sur le champ donné aux initiatives locales et régionales. Mais elle trouvera une traduction plus précise dans trois domaines importants : l'information, l'éducation et ce qu'il est convenu d'appeler l'« action culturelle ». Dans ces trois domaines, la politique du pouvoir actuel produit des effets néfastes. En matière d'information écrite, la plupart des grands quotidiens et hebdomadaires sont possédés par des groupes financiers tout dévoués au pouvoir, aux intérêts du système en place. (…) C'est d'un véritable quadrillage idéologique qu'il s'agit, dont trop peu de Français sont conscients.

Depuis plusieurs années on assiste à une entreprise cohérente et persévérante de démantèlement du service public d'éducation. Elle se traduit par une stagnation des moyens, un abaissement de la qualité, le recours à des procédures autoritaires. La majeure partie de la jeunesse est ainsi privée d'une formation intellectuelle et professionnelle indispensable : elle est exclue prématurément du système scolaire et souvent placée sous le contrôle de systèmes parallèles, notamment patronaux. L'objectif recherché consiste à adapter la nature de la formation aux besoins de main-d'œuvre déqualifiée et à soumettre très tôt les jeunes aux prétendues « valeurs de l'entreprise ».

En même temps qu'il organise la pénurie budgétaire, le pouvoir diffuse le cliché d'une éducation gaspilleuse et inefficace.

Dans les domaines de l'enseignement public, le pouvoir démantèle systématiquement les « enseignement spéciaux » (dessin et musique) qu'il considère comme non rentables dans un enseignement qu'il rabaisse dans toutes les disciplines à la diffusion d'un savoir essentiellement utilitaire. Les conséquences en sont :

- l'analphabétisme artistique de la jeunesse

- l'étouffement des talents

- la mutilation de la personnalité des jeunes

- la dégradation de l'environnement par suite de l'incompétence des responsables de la vie publique, et du manque de formation du public même

- la sélection des créateurs par l'argent (la formation n'étant plus finalement assurée qu'à une minorité par de coûteux cours privés).

En matière d'action culturelle et de création artistique enfin, le pouvoir liquide alors que seule une ambition à longue portée peut répondre à l'attente culturelle et apaiser la soif de tout un peuple.

( …)

Exaltant la rentabilité financière, l'industrie culturelle oriente les désirs vers la consommation passive de marchandises, source de profits pour quelques-uns, remède illusoire au mal de vivre du plus grand nombre. Elle invoque un prétendu « goût du public » qu'elle façonne pour son propre intérêt : la société marchande transforme progressivement l'ensemble des hommes en voyeurs de spectacles dérisoires qu'elle leur vend. L'exigence culturelle est réduite au besoin de distraction.

Contre cette politique de décadence, (nous donnons) à l'éducation, à l'information un objectif prioritaire : épanouir la liberté de création ; « faire des hommes et des femmes responsables ». 

 

Pour  en savoir plus sur ce texte,  je ne saurais trop conseiller la lecture de l’excellent blog qu’il a eu l’idée lumineuse de le remettre en circulation ?

C’est ici.

 

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Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 16:54

face à face

 

Et voilà le travail : quand il y a beaucoup de rencontres, il ne faut pas s’étonner que deux se déroulent en même temps… (voir les deux précédentes notes Culture, politique, rencontres (suite) et Rencontres sur les politiques culturelles... )

 

Rencontre

JEUDI 31 MAI 2012 À PARIS

Jeunesse, art et éducation : échanges sur l’expérimentation du dispositif régional Médiateur culturel en Île-de-France

 

Alors que les questions de l’éducation artistique et culturelle semblent de nouveau revenir au premier plan, tant dans les discours que dans des dispositifs développés et expérimentations menées sur de nombreux territoires, Arcadi propose, par cette rencontre, de croiser les regards sur les liens entre les artistes et la cité éducative.

 

À la rentrée scolaire 2011, la Région Île-de-France a confié à Arcadi la mise en place du dispositif Médiateur culturel dans les lycées et les universités. Depuis octobre, treize médiateurs interviennent dans trente-deux lycées répartis sur l’ensemble du territoire francilien, avec une priorité donnée aux lycées bénéficiant de la dotation financière de solidarité, et dans les deux universités abritant des Maisons de l’étudiant récemment financées par la Région.

Les missions des médiateurs sont de soutenir, initier ou animer des projets culturels avec des lycéens ainsi qu’en accompagnement des équipes pédagogiques et ce, en relation avec les structures culturelles de leur territoire.

La rencontre sera l’occasion d’aborder les relations entre jeunesse, art et éducation et de partager les expériences pionnières en matière de médiation culturelle sur le territoire francilien portées par les médiateurs culturels, en particulier sous l’angle des premiers résultats de l’évaluation du dispositif.

 

Au programme :

> Art et éducation : que fait l’art à l’école ? et l’école à l’art ?

avec Alain Kerlan, philosophe, directeur de l’Institut des sciences et pratiques d’éducation et de formation, Université de Lyon 2,

Arnaud Théval, artiste.

 

> Paroles croisées

avec Julien Dray, vice-président du Conseil régional d’Île-de-France en charge de la culture, Henriette Zoughebi, vice-présidente du Conseil régional d’Île-de-France en charge des lycées et des politiques éducatives, Eddie Aït, conseiller régional d’Île-de-France, président d’Arcadi.

 

> Médiateur culturel : quelles mises en relation pour co-construire ?

Partage d’expériences avec les différents acteurs du dispositif francilien

 

> Évaluer pour développer : quelles médiations culturelles dans les lycées d’Île-de-France ?

avec des représentants d’Arcadi et du Cabinet Asdo, en charge de l’évaluation du dispositif Médiateur culturel.

 

En savoir plus… (réservation obligatoire)


 

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Par Jean-Claude Pompougnac - Publié dans : Actualité - Communauté : Culture en vrac
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Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 10:45

 

rencontres.jpg

 

Dans ma précédente note, j’annonçais un certain nombre de rencontres qui se dérouleront fin mai ou en juin. En voilà une de plus.  

 

Dix ans après l'enterrement d'une politique interministérielle des « Nouveaux Territoires de l'Art », de nombreuses équipes continuent d’investir des lieux pour y réinventer l’expérience artistique comme rapport entre les habitants, les territoires, les artistes, les cultures. L’influence de ces lieux et la place grandissante qu’ils occupent dans la vie artistique et culturelle du pays ne sont plus à présent contestées et les missions d’intérêt général qu’ils remplissent sont très clairement identifiées.

Pourtant, force est de constater que la prise en compte de ces lieux indépendants demeure marginale dans le cadre des politiques publiques. Il en résulte une fragilisation de ces structures et plusieurs d’entre elles sont aujourd’hui menacées de fermeture, à l’instar de l’Avant-Rue qui fermera ses portes en juin prochain si le soutien que lui apportait l’Etat n’est pas reconduit.

Cette troisième rencontre s’inscrit dans la poursuite de la réflexion collective engagée avec les élus du Conseil Régional d’Ile-de-France autour de propositions pour une politique publique de soutien aux Fabriques d'art et de culture. Au lendemain des élections présidentielles et à la veille des élections législatives, nous ouvrons le débat avec des responsables politiques sur l’enjeu de la reconnaissance des Fabriques d’art et de culture dans les politiques culturelles nationales.

 

A travers une série de rencontres Actes If soumet ses propositions pour une politique publique en direction des fabriques et invite citoyens, acteurs culturels et responsables politiques à en débattre.

Fabriques d'art et de culture :
quelle reconnaissance, quels moyens et quelle politique nationale pour les mois et les années à venir ?

Mercredi 30 mai 2012, à 17h

à L’Avant-Rue
134, rue de Tocqueville – 75017 Paris
Métro Villiers (Ligne 2 et 3) / Métro Wagram (Ligne 3)

Parmi les personnalités présentes :

Cécile DUFLOT – Europe Ecologie Les Verts / présidente du groupe EELV de la Région Ile-de-France,
Alain HAYOT – Front de Gauche / délégué national à la culture du Parti Communiste,
Michel DUFFOUR –ancien secrétaire d'Etat au patrimoine et à la décentralisation culturelle,
Corinne RUFET – Europe Ecologie Les Verts / déléguée nationale aux politiques culturelles et à l'éducation populaire / présidente de la commission culture de la Région Ile-de-France,
Philippe FOULQUIE - délégué-adjoint ARTfactorie(s)/Autre(s)pART,

Plus d’informations, voir le site

 

Supplément gratuit.

Verbatim

Une nouvelle ministre rue de Valois, le 17 mai 2012


"Cher Frédéric, monsieur le ministre, je suis émue – notamment par vos dernières paroles – mais émue aussi bien sûr de la responsabilité qui m’est confiée, celle du Ministère de la Culture et de la communication. Je sais à quel point ce ministère est intiment lié à une certaine idée que nous nous faisons de la France, de ses valeurs et de ce que nous voulons transmettre aux générations qui suivent, ce que nous voulons leur transmettre c’est le meilleur de ce qui nous a été légué en héritage par ceux qui nous ont précédés. Cette histoire, ce patrimoine, cette langue française à laquelle nous sommes s’y attachés, cette vitalité de notre création, c’est tout sauf un luxe, c’est tout sauf quelque chose de superflue, en particulier en ces temps de crise (crise financière, crise économique mais aussi crise morale et crise de la représentation). Si nous sommes ici réunis Frédéric Mitterrand et moi à cette tribune et vous qui êtes les piliers de cette politique culturelle depuis des années, depuis bien plus longtemps que nous deux encore, vous qui êtes ceux qui sont à la manoeuvre pour l’ensemble de nos concitoyens, si nous sommes réunis ici aujourd’hui c’est parce que nous croyons profondément que la culture c’est ce qui rassemble les individus, que la culture c’est cette rencontre quasi-miraculeuse entre la subjectivité d’un artiste dans ce qu’elle a de plus intime, de plus profond, de plus incommunicable et le partage, l’intersubjectivité, le fait qu’en exprimant ce qu’on a de plus intime eh bien on va toucher dans autrui ce qui relève de l’universel, c’est ce rapport entre l’intime et l’universel qui fait évidemment le miracle de l’art.

Et c’est pourquoi aujourd’hui je me permets de mêler à mon émotion intime et à la tienne aussi, cher Frédéric - je ne crois pas révéler un secret en disant que nous avons partagé ces moments ensemble dans ton bureau - cette émotion intime elle rejoint aussi un dessein plus large que nous, ce dessein politique, au sens le plus noble du terme, qui consiste et qui consistera pour moi à oeuvrer pour que la culture, pour que les arts soient accessibles au plus grand nombre, pour que tous les enfants de France et que pour tous les Français d’où qu’ils vivent, où qu’ils vivent, quelle que soit leur formation, leur parcours, leur cursus, quel que soit leur niveau d’études auquel parfois on le sait c’est aussi la malchance qui ne leur a pas permis d’atteindre, eh bien que tous les Français aient accès à ces merveilles de l’art et de la culture, à cette ouverture sur la curiosité des belles choses du monde.

Alors je voudrais vous remercier vous et vous dire à quel point je suis fière d’être à votre côté au sein de ce ministère, au sein de ces murs qui relèvent d’un héritage, nous sommes ici pour continuer à bâtir un avenir, je sais que c’est avec vous, avec tous les personnels du Ministère de la Culture et de la communication que nous oeuvrerons à cette politique. Et, tout d’abord je veux aussi rendre hommage à ceux qui m’ont précédée - il y a eu évidemment beaucoup de grands noms qui ont marqué l’histoire de cette maison - et Frédéric Mitterrand tu as inscrit ton nom au sein du Ministère de la Culture, alors je vais me permettre de te remettre un petit cadeau qui est un livre d’un écrivain italien que j’aime beaucoup : Erri de Luca, parce que nous partageons aussi l’amour de l’Italie, Erri de Luca… Voilà ! Un écrivain très contemplatif. Je t’ai mis une petite dédicace, parce que ce qui nous rapproche c’est non seulement notre amour de la culture mais notre certaine conception de la littérature et Carlos Puentes, qui vient de nous quitter, disait : « la littérature est une blessure par où jaillit l’indispensable divorce entre les mots et les choses, par cette blessure nous pouvons perdre tout notre sang »."

 :: Source : Ministère de la Culture et de la Communication    

 

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Par Jean-Claude Pompougnac - Publié dans : Actualité - Communauté : Culture en vrac
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  • Jean-Claude Pompougnac
  • La Cité des sens.
  • curieux retraité enthousiaste déterminé INSOLENT
  • Prof de philo passé à la BPI puis au cabinet du ministre de la culture; délégué au développement et aux formations; directeur de l'Institut français de Barcelone, DRAC Centre. Crée et dirige ARCADI (EPCC en Ile-de-France) puis DAC de BONDY (9
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