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11 avril 2007 3 11 /04 /avril /2007 21:11

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Plus que 10 jours.

Bien qu’on ne puisse rien exclure dans cette campagne qui n’est pas franchement marquée par la suite dans les idées, il est fort peu probable qu’un des postulants aux plus hautes fonctions de l’Etat fasse des déclarations fracassantes sur ses projets en matière de politique culturelle.

Comme de bons élèves, ils ont tous répondu aux questionnaires des « acteurs du monde de la culture », appliqués et sans surprise.
J’ai tenu ici la chronique d’autres propos et d’autres voix qui portent moins haut et moins loin (voir ma note du 15 mars). 

J'ai fait place aux diagnostics, aux analyses et aux propositions de ceux qui estiment que la machine est encalminée et le dispositif à bout de souffle et qu’il serait temps  de faire preuve de courage  et d’imagination.

J’annonçais alors un texte à venir (le dernier ?).

Il a enfin été publié, dans le magazine La Scène, (numéro 44, mars 2007 sous le titre Le citoyen doit être au coeur de la politique culturelle.

Il paraît en bonne place après un entretien avec le nouveau président du Syndeac et une tribune du directeur de l’Onda.

Le premier affirme :

Le prochain ministre de la Culture devra être audacieux.

Le second :

Le futur ministre ne pourra pas dire qu’il ne savait pas.

Froid dans le dos.

Revenons à ce texte, un excellent texte. Il commence ainsi :

La culture ne compte pas parmi les priorités de l'élection présidentielle. Faut-il le déplorer? Non, à moins de considérer que notre pays ne connaît pas une crise sociale majeure : logement, emploi, précarité…. Après tout, si le secteur culturel pouvait traverser une période de banalisation et de modestie, cela romprait avec le discours impérieux du «tout culturel».

A la place dévolue au nom de l’auteur agrémenté de sa photo, le magazine La Scène précise :

par un groupe de fonctionnaires du ministère de la Culture et de la Communication et des collectivités territoriales… et en note : soumis à l’obligation de réserve, ces fonctionnaires ne peuvent pas signer ce texte sous leur patronyme. La Scène a accepté cette règle du jeu permettant la publication du présent texte.

Attention,  ce texte collectif et anonyme n’a rien à voir avec la démarche des Spartacus. Son premier paragraphe est clairement titré : 

Pour une politique culturelle de gauche

Et affirme tout aussi clairement :

La gauche ne doit pas oublier une donnée fondamentale de son histoire: l’ambition d’émancipation individuelle et collective par la culture. A maints égards, elle peut aussi retrouver une légitimité populaire au travers de ses propositions de politique culturelle.

Or, tout concourt aujourd’hui à réitérer les mêmes méthodes d’analyse, donc les mêmes erreurs politiques:

- la fascination à l’égard de la figure du créateur au détriment de la démocratisation culturelle

- l’écoute exclusive des acteurs professionnels de la culture qui pèsent dans le sens de l’immobilisme

- la priorité donnée à l’augmentation de la dépense budgétaire avant toute remise en cause des structures existantes.

A SUIVRE...

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Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Les politiques culturelles en débat
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  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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