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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 14:57

Le budget de la Culture 2010 de notre département est donc un budget qui ne renonce à rien, un budget qui traduit notre volonté de combattre des réformes injustes, un budget de résistance à la fin programmée de 50 années de décentralisation culturelle.

Le message électronique ci-dessous a été reçu par un certain nombre d’acteurs culturels de Seine-Saint-Denis à la suite du débat budgétaire au Conseil général qui a connu un certain retentissement :

Madame, Monsieur,

 

Vous m'avez alerté, par mail ou indirectement, sur la situation de la culture en Seine-Saint-Denis.

 

Pour votre information, vous trouverez ci-joint mon intervention lors de la séance du Conseil Général consacrée au budget prévisionnel 2010, ce jeudi 8 avril.

 

Bien cordialement

 

Emmanuel Constant

Vice-Président chargé de la culture

 

Séance budgétaire. 8 avril 2010.

Monsieur le Président, mes chers collègues, Mesdames, Messieurs,

Il est quand même paradoxal, au moins paradoxal, que ce soit ce Conseil général, celui de la Seine Saint Denis qui, finalement, soit en première ligne pour défendre et maintenir les 50 ans de politique culturelle imaginée et construite par André MALRAUX !

 50 ans pendant lesquels, patiemment, s’est construit une politique donnant aux collectivités le soin de construire des théâtres, de financer des compagnies, de monter des expositions, de bâtir des bibliothèques, d’aider les artistes, les écrivains, les plasticiens, les cinéastes…

50 ans pendant lesquels, tous héritiers d’André MALRAUX, nous avons défendu cette idée d’une culture qui se pense et se joue ailleurs qu’à Paris, qui s’affranchit de la volonté du Prince et du Jacobin et qui tisse peu à peu une toile si fine et si vaste que partout en Seine-Saint-Denis, presque partout en France il est désormais possible d’aller au théâtre, d’assister à un concert, d’aller voir une exposition ou de rencontrer un écrivain.

En Seine Saint-Denis, le choix d’accompagner ce mouvement a été fait il y a bien longtemps par Georges VALBON et la majorité de gauche de cette Assemblée. Depuis, il a été constamment réaffirmé. Cette persistance, cette insistance, cette volonté de promouvoir une politique culturelle dans ce département n’est pas le fait du hasard. Elles s’expliquent par la croyance profonde et partagée par tous les exécutifs depuis 1968 que, dans un département populaire où la naissance et les conditions d’existence pèsent lourd dans le devenir des femmes et des hommes, la culture est un puissant moyen d’émancipation, de liberté et finalement de démocratie. Elle permet le plaisir, la réflexion, le partage. Elle est une des conditions qui permet de vivre ensemble dans une société parfois brutale. Elle est une source d’épanouissement individuel et collectif. En bref, la culture aide à vivre.

Financer une politique culturelle s’explique aussi par un attachement fidèle aux artistes et aux créateurs qui ont toujours trouvé en Seine Saint-Denis un territoire pour s’exprimer et permettre l’émergence d’une culture toujours vivante, souvent ambitieuse, parfois dérangeante mais systématiquement guidée par le désir et le besoin d’affirmer un propos esthétique.

L'intégrale du discours : Téléchargement Séance budgétaire CG 93

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Actualité
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  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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