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CETTE NOTE A ETE MODIFIEEE SUITE à l'AVERTISSEMENT SUIVANT (le 28 juillet 2010)
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Bonjour,
je suis le webmaster du site www.ifrap.org
Suite au mot que vous avez laissé sur notre site Internet, j'ai visité votre blog et me suis rendue compte que vous aviez largement excédé votre droit de citation. Conformément à la
législation en vigueur, je vous rappelle que vous ne pouvez citer qu'un court paragraphe, en renvoyant vos lecteurs vers notre site pour lire l'article en entier. Et cela même si vous souhaitez
commenter finement notre article (vous ne pouvez que citer le début de nos citations).
Pourriez-vous s'il vous plaît réduire la citation que vous faites de notre article ?
Cordialement,
C.C.
Assistante de communication et webmaster
Faut-il réduire lebudget de la culture?
Poser la question, c’est y répondre.
A l’heure de la LOLF où l’argent manque cruellement dans les caisses de l’Etat et des collectivités, il serait temps de faire le bilan et de déterminer quelles sont les dépenses qui, au sein de ces 11 milliards, mériteraient qu’on les pérennise. Mais pour cela il faudrait nommer aux postes-clés de vrais gestionnaires.
Deux signatures pour ce billet estival de l’IFRAP, officine libérale que vous connaissez déjà peut-être, Bernard Zimmern (ancien polytechnicien et énarque) et Agnès Verdier-Molinié auteur de cette impérissable adage :
La plupart des défauts que l'on attribue au capitalisme financier sont imaginaires ou proviennent de règlementations inadaptées.
Eté particulièrement meurtrier, devoirs de vacances bâclés ou dernières cartouches avant fermeture pour congés ? Trois références en tout cas, pour ce plaidoyer ultra-libéral menant la charge contre les dispendieuses politiques culturelles.
Maryvonne de Saint-Pulgent d'abord :
« Depuis 1959, les crédits du ministère de la Culture ont doublé tous les dix ans (…) Les bénéfices de cette manne ont été inégalement répartis.
La suite sur le site de l'IFRAP
Ensuite, Marc Fumaroli et Catherine Trautmann, député européen et ancien ministre de la culture.
"L’apport du privé doit être reconnu : l’Etat ne peut être présent sur tous les fronts, sinon, il obtient de mauvais résultats. » A méditer.
A méditer, ajoute le couple qui préside aux destinées l’IFRAP, Cette dernière citation est particulièrement crapuleuse. D’abord, contrairement à celles de Fumaroli et Saint-Pulgent (Maryvonne, que je me garderai bien de qualifier de libérale), il n’y a pas d’indication de la source de ces propos. Ensuite, on enrage de voir celle qui s’est mis à dos une grande partie des « professionnels de la profession » pour avoir osé les rappeler à leurs obligations de service public enrôlée dans un douteux combat pour une conception ultra restrictive de l’intérêt général.
Opposons donc tranquillement aux tenants de la rigueur (comme aux protestataires permanents réclamant aveuglément des rallonges sans fin pour leurs structures) cette autre citation de la députée européenne et ancienne ministre qui rappelle que la politique culturelle est avant tout affaire de sens.
Nous sommes dans un pays qui a commencé son action culturelle par la conservation, la protection des monuments, des institutions. Mais nous avons été très vite empêtres dans l’ambiguïté du mot culture. Durkheim définissait la culture comme les valeurs et les coutumes qui lient un groupe. Il faut rajouter à ce sens, comme Finkielkraut l’y incite, la transformation de l’héritage par la connaissance ou l’éducation. Lukacs a défini la culture comme « l’humanité de l’humain », propos terrible si l’on repense au moment où il a été écrit. A partir de ces définitions, je conçois la culture comme ce processus d’autocréation de l’homme par Ia culture, et j’essaie de travailler sur ce que cela signifie pour la démocratie. Il ne peut pas y avoir de projet de démocratie réelle s’il n’y a pas de place pour la culture et la création. L’Europe est une idée, non pas un territoire, c’est une véritable création qui doit, à mes yeux, se fonder sur ce que dit Lukacs.
Dans nos débats politiques, il faut que nous nous sentions obligés à un devoir d’humanité. La question est donc : quel statut donner à la création, et qu’entend-t-on par culture ? Après viennent les questions techniques de l’organisation du financement.
C Trautmann : Lumière sur l’Europe, in Culture publique, Opus 3, Sens et Tonka éd., 2005
AVIS A MES LECTEURS :
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