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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 17:57

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Par quoi donc recommencer en cette période de rentrée ?

Par la parité, bien sûr !

 

La parité en question dans le théâtre 

Dimanche 02.09.2012 - 20:30

 

Emission enregistrée au Festival d'Avignon 2012 avec Geneviève Fraisse philosophe, auteur de "la fabrique du féminisme" (Ed. Le passager clandestin) May Bouhada (association HF) et Myriam Marzouki , philosophe et metteuse en scène

Invité(s) :
Geneviève Fraisse, philosophe 
May Bouhada
Myriam Marzouki, metteure en scène, directrice artistique de la Compagnie du dernier soir.

Thème(s) : Arts & Spectacles| Théâtre| parité| theatre

 

Dans le cadre de l’émission Changement de décor, produite par Joëlle Gayot

Lien vers le site de France Culture.

 

 

On peut aussi visionner le débat de l’édition 2010 du festival (Le manque de visibilité des créatrices)  sur Dailymotion : C’EST ICI.

 

 On sait l’intérêt que porte la Cité des sens à la question du genre et de la culture

 

Je propose donc à la réflexion cette autre contribution : 

Les sciences sociales se sont développées autour d’une pensée dualiste, qui, traditionnellement, conçoit les aspects de la réalité autour d’antagonismes. Que ce soit dans une perspective considérant le tout, où l’acteur n’existe qu’en étant déterminé, voire « manipulé » par la structure, ou dans une perspective individualiste, où l’acteur existe en tant qu’agent rationnel, cette pensée dualiste s’appuie sur un socle qui sépare « individu » et « société ». S’est ainsi installée l’idée d’une éternelle confrontation de l’individu face à la société, voire d’une funeste destinée de la société contre l’individu. Cette pensée s’appuie aussi sur une approche catégorielle des interactions sociales, qui se réfère à l'existence d’entités opposées ou complémentaires mais toujours irréductibles l’une à l’autre et existant en tant que telles (hommes ou femmes, société locale ou globale, interne ou externe, statique ou dynamique etc.).

Pour des raisons historiques et politiques, les études féministes se sont développées à côté de ces grands systèmes de pensée. Mais, en dépit d’une grande diversité d’approches, toutes reproduisent l’ornière d’un dualisme hommes/femmes préexistant aux relations sociales. Si les approches biologisantes du sexe pensent ces catégories comme naturellement fondées (« les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus »), les approches du genre nous rappellent qu’elles résultent de constructions sociales qui aboutissent à la partition féminin/masculin. Mais dans tous les cas, que ce soit au départ ou à l’arrivée, les catégories hommes/femmes sont posées comme des choses qui existent et qui, sous la chape de la domination, sont vouées à entretenir des relations de subordination comme un fléau atemporel et immuable. Dans tous les cas également, l’objectif est la lutte contre ce fléau et l’idéal de l’égalité entre hommes et femmes, qui joue alors comme une reconnaissance ultime de cette partition.

Difficile, donc, de venir à bout de ce dualisme réducteur. Il est vrai que les rapports de genre représentent peut-être l’exemple le plus abouti d’un rapport social inégalitaire qui essentialise – c'est-à-dire les fait exister dans leur essence même – les catégories qu’il instaure. Les travaux dans ce champ sont donc particulièrement intéressants pour penser globalement l’analyse du social.
Ainsi, un nouveau courant, dit relationnel, se développe depuis deux décennies dans la mouvance féministe et semble aujourd’hui prometteur, tant dans le champ féministe que pour envisager différemment l’analyse du social. Ce courant s’écarte des courants classiques dans la mesure où son projet contient le dépassement de ces approches binaires et la déconstruction des catégories sur lesquelles elles s’appuient. À ce titre, l’approche relationnelle repense la relation entre individu et société en ne les analysant plus comme des entités séparées, mais interdépendantes (à la fois produits et producteurs de processus sociaux). Dans ce cadre, les institutions sont comprises en termes d’univers fabriqués qui servent de supports aux relations et les acteurs comme des individus agissant dans des cadres de reconnaissance qui les guident.

Extrait de  POUR DÉPASSER LES CATÉGORIES HOMMES / FEMMES : VERS UN FÉMINISME RELATIONNEL

par Chantal Nicole-Drancourt

Sociologue, chercheur au LISE (CNRS/CNAM)

Accéder à l’intégralité du texte sur le site du TGP dans la rubrique « Parole donnée ».

- - > C’EST ICI.

 

 

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Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Le genre et la culture.
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commentaires

order cheese online 05/08/2014 14:36

It is good to see the highlights of this debate program. I do agree to the point that gender relations are the most successful example of an unequal and unstable social relation. It is categorized into male and female. But it is not based on individuals.

Clovis Simard 06/10/2012 20:55


Blog(fermaton.over-blog.com).No-8. - THÉORÈME SANDWICH.- La structure de la pensée.

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  • : La Cité des sens. Culture et politique.
  • La Cité des sens. Culture et politique.
  • : Les politiques culturelles aujourd'hui et leur histoire. Culture et politique, ressources, documents, analyses et débats par Jean-Claude Pompougnac .
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  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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