Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 17:30

 arcadi_letat_la_region_2.jpg

Notes publiées le 5 janvier et le 20 septembre 2011, suivies d'un bonus spécial.

 

Olivier Henrard, ancien du cabinet de Christine Albanel puis de celui de Frédéric Mitterrand rejoint l’équipe des proches collaborateurs de M. le Président de la République.

 

Je laisse à d’autres le soin de gloser de manière plus ou moins malveillante sur le signification de cette promotion ou ce que peut avoir de menaçant pour le locataire de la rue de Valois le fait qu’un démissionnaire de son équipe s’approche des plus hautes sphères de l’exercice du pouvoir.

 

L’année est à peine commencée, j’en suis encore au bouillon de légumes et aux bonnes résolutions. Pas de mauvais esprit, donc et total respect pour ceux qui ont la lourde charge de conduire le char de l’Etat (d’où la vignette ci-dessus).

 

La Cité des sens s’intéresse aux questions de fond, aux idées, au débat public, pas aux agitations superficielles du monde médiatico-politico-culturel.

Le nouveau "Monsieur Culture" de Nicolas Sarkozy a publié, il y a peu dans les  Cahiers de la fonction publique et de l'administration (octobre 2010) :

 

Vers un ministère de l’économie et des industries culturelles ?

Par Olivier Henrard, Maître des requêtes au Conseil d’État Ancien conseiller chargé des industries culturelles, puis directeur adjoint de cabinet, au ministère de la Culture et de la Communication

 

Comme d’autres auprès du Chef de l’Etat, il pense et sa pensée mérite le respect.

Il était donc du devoir de ce modeste blog de la faire connaître au plus grand nombre, c’est à dire à chacun.

 

Pour ceux qui me soupçonneraient (à tort) de me cantonner dans la raillerie et de ne pas prendre l’affaire au sérieux, je livre la conclusion de l’article.

 

La rue de Valois se trouve donc, aujourd’hui, à la croisée des chemins. Il lui appartient, pour tirer les leçons des cinq dernières années et jouer pleinement le rôle qu’attendent les acteurs de l’économie de la culture, créateurs et artistes comme entrepreneurs et investisseurs, de procéder à une révision substantielle de son organisation et de la répartition de ses moyens, en vue de faire face aux véritables missions d’une administration centrale de l’État. À défaut d’une telle ambition, s’ouvrirait assez naturellement la voie d’une recomposition des attributions gouvernementales. Celle-ci pourrait se traduire par la coexistence d’un ministère de la Culture en charge du patrimoine, du spectacle vivant et des arts plastiques, avec un nouveau département ministériel de plein exercice, compétent pour les industries culturelles, au sens le plus large, et susceptible d’englober notamment, à ce titre, les compétences dévolues au secrétariat d’État à la prospective et au développement de l’économie numérique qui se rapportent aux médias (extension de la télévision numérique terrestre) et au développement des usages culturels de l’internet.

 

 

Le cheminement argumentaire par lequel M. Henrard y parvient mérite évidemment la plus grande attention.

 

C’est ici : 


cahiersfonctionpublique-1

 

20 septembre 2011

 La Cité des sens poursuit sa tentative de mise en mémoire des nombreuses et (parfois intéressantes) tribunes et contributions publiées cet été (ou, comme c’est le cas aujourd’hui, lors de cette rentrée) dans le double contexte :

 

- des routines saisonnières, les discussions sur la « culture » s’épanouissant ordinairement  dans la douce chaleur des festivals

- de la conjoncture crée par perspective de la campagne présidentielle.

 

La contribution du jour émane de M. Guillaume Cerutti qui, on s’en souvient peut-être fut le dir’ cab du ministre Jean-Jacques Aillagon… Moi qui coulait, à l’époque, des jours tranquilles au bord de la Loire (jusqu’à ce qu’il mette fin à cette scandaleuse sinécure), je m’en souviens très bien.

Bon, ce n’est pas une raison pour ne pas signaler son article dans la dernière livraison de la revue Commentaire : Cinq propositions pour le ministère de la Culture.

 

 

À l’occasion des festivals de l’été dernier et dans la perspective de la prochaine élection présidentielle, la politique culturelle a fait l’objet de multiples et intéressantes prises de position, comme elle n’en avait plus suscitées depuis longtemps. Pour enrichir le débat, il paraît utile de se pencher sur la situation actuelle du ministère de la Culture et d’explorer les pistes qui pourraient permettre une relance de la politique culturelle au cours des prochaines années : extension de son champ de compétences à l’action extérieure et aux industries culturelles ; recentrage du ministère sur son rôle d’impulsion stratégique ; réactivation de la décentralisation culturelle ; recherche de nouvelles sources de financement. Ces thèmes, trop longtemps occultés, s’imposeront comme un passage obligé pour le prochain ministre de la Culture et de la Communication.

Guillaume Cerutti

 

art-CG-2.jpg

 

A ma connaissance, ce papier de M. Cerutti n’est pas accessible sur le web… lorsqu’on se sera procuré (de manière licite ou non) un exemplaire du dernier numéro de la revue Commentaire on pourra comparer sa prose avec celle de son ex patron, Aillagon (qui coulait des jours tranquilles à Versailles jusqu’à ce que le Président ne décide de mettre fin à cette scandaleuse sinécure au motif de l’âge .

 

« Je souhaite que le prochain Président stabilise le ministère de la Culture » a-t-il déclaré aux Inrocks… Certes, mais quel(le) Président (e) ?  Lire l'entretien de J.J.A. aux Inrocks... 

 

 

 

 

Super Bonus (pour bien commencer l'année)...

Un dernier document qui marque presque une sorte d’anniversaire pour cette rétrospective de l'année écoulée..

 

Il n’est pas signé. Il m’a été communiqué début janvier 2011 par des personnes de confiance travaillant dans les sphères gouvernementales des affaires culturelles. Il n’a jamais fait l’objet d’une publication, ce n’était d’ailleurs pas sa vocation. Son auteur l’a simplement envoyé aux personnes avec lesquelles ses hautes responsabilités l’avaient mis en relation jusqu’à ce qu’il quitte le poste (auquel l’a remplacé Olivier Henrard -cité au début de cette note) pour rejoindre la direction d’un grand établissement public consacré au cinéma et à l’image animée.

 

On doit pouvoir télécharger ICI une version complète de ce document, sorte de bilan anticipé de l’action de notre estimé Président de la République.

La politique culturelle de Nicolas Sarkozy 2007-2010

Une politique unique – une singularité française

La culture favorise l’épanouissement individuel et le rayonnement de la civilisation.

L’Art ignore les frontières géographiques, sociales, linguistiques... La pratique artistique crée du sens, tisse du lien entre les hommes. La culture est le meilleur remède à la violence et le principal facteur de paix et de concorde.

Depuis Charles V et François 1er la politique culturelle de la France est ambitieuse et singulière. Le Chef de l’Etat joue un rôle éminent de « protecteur des arts et des créateurs ». Cette ambition se fortifie sous le mandat de Nicolas Sarkozy, qui a particulièrement veillé au renouvellement de la création, tout en facilitant considérablement l’accès aux arts.

L’éducation artistique et l’éveil à la sensibilité esthétique ont été renforcés en jouant sur tous les leviers : l’école et la télévision tout d’abord, avec une multiplication des programmes artistiques, des ateliers culturels scolaires et périscolaires, mais aussi avec la promotion de l’architecture et des nouvelles technologies.

Depuis la crise majeure survenue en 2008, nos principaux partenaires européens ont pratiqué des coupes massives dans les budgets de la Culture. Le Gouvernement français, au contraire, a réformé le Ministère de la culture tout en augmentant ses moyens d’intervention, sur chacun des trois piliers indissociables qui unissent notre passé à notre présent et fondent notre avenir : le patrimoine, la création, les industries culturelles. Le budget culturel de l’Etat a crû de +6% entre 2007 et 2010 et de +15% en dépenses fiscales. En 2011 cet effort budgétaire se poursuivra puisque 7,5Md€ seront investis par l’Etat dans la culture (+154M€).

La création de la Maison de l’Histoire de France en 2010 est l’illustration la plus récente d’un Ministère qui au-delà d’être un lieu de coproduction d’événements, constitue aussi une entreprise de recherche de sens et de questionnement de notre identité, de nos identités. La politique culturelle s’inscrit ainsi dans le temps long, en résistance au consumérisme qui épuise l’homme et la planète, en résistance à la dictature du temps présent, sans racines et sans horizon. La politique culturelle aide à rengorger la vie individuelle et collective d’un sens et d’une âme.

 

Cet investissement renouvelé se traduit par un dynamisme créatif particulièrement visible dans les arts vivants et le cinéma comme dans les arts plastiques et les lieux de patrimoine. Pour son cinéma comme pour ses musées la France est dans le trio de tête mondial et connaît des résultats spectaculaires. Cette culture créative démultiplie la capacité à innover, se propage à toute l’économie et améliore notre attractivité et notre image à l’étranger.

 

J’ajoute que ce texte de 8 pages est richement illustré, par exemple de deux photos qui comparent :

 

Centre Pompidou Paris – 1970/1977

La verticale du tube et du pouvoir

 

Centre Pompidou Metz - 2010

Le retour du Vivant L’Écosystème en partage

 

 

 

 

 

flêche

Pour consulter mon fil d'actualités sur Scoop It,  cliquez sur ce bouton    images-SC-it.jpg

 

 

 click.jpg pour consulter les autres flux Scoop It   auxquels je suis abonné.

 

 

Autres fils d'actualités très vivement conseillés :

 

La lettre du réseau culture sur Territorial.fr


Le "netvibes" de l'Observatoire des politiques culturelles


Les net-actualités sur le site d'Arteca 


Le tableau de bord des Think tank (Netvibes)


Le calendrier francophone en sciences humaines et sociales, Calenda


 et si vous êtes abonné Twitter : http://twitter.com/cultureveille


 flêche

 

  expert public

 

Wikio

 

Mon profil sur Diggons.com Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

 


DIGG-FRANCE.COM

Add to Jamespot

 

Seek-Blog        Blog Culture générale     Share

Partager cet article

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Actualité
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : La Cité des sens. Culture et politique.
  • La Cité des sens. Culture et politique.
  • : Les politiques culturelles aujourd'hui et leur histoire. Culture et politique, ressources, documents, analyses et débats par Jean-Claude Pompougnac .
  • Contact

Profil

  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

Recherche

Articles Récents

  • Les politiques culturelles en débat : questions de sens.
    Bien rares sont les commentaires publiés sur ce blog consacré aux rapports entre culture et politique ! Et qui plus est, compte tenu de l'ergonomie de cette plate-forme, ils ne sont pas très visibles. Ma note précédent ( Mettre l'artiste au cœur de la...
  • Mettre l'artiste au cœur de la cité ?
    UNE ARCHIVE... Je fouille, je range, je classe... ces dernières semaines, comme vous, j'ai compris de nouveau que le pire n'est pas toujours certain. Mais quand même! Grosse fatigue ! J'essaie de mettre de l'ordre, à défaut de pouvoir le faire dans mes...
  • Institution et formation
    Recension de cet ouvrage collectif, tiré de la thèse de Sébastien Charbonnier : « Quand y a-t-il philosophie ? Apprendre la pratique d'un art de penser » publiée sous le titre : Que peut la philosophie ? , Éd. du Seuil, 2013 Si cet ouvrage figure dans...
  • Équipements culturels, centres d’intelligibilité du monde ?
    Suite de la note précédente consacrée aux politiques de développement de la lecture et à un retour sur la journée d'études Livre, lecture et politiques de démocratisation culturelle organisée par l’ENSSIB, la BPI et le Comité d’histoire du ministère de...
  • L'école et la démocratisation de la lecture.
    J’avais déjà signalé ici même la Journée d’études Livre, lecture et politiques de démocratisation culturelle organisée par l’ENSSIB, la BPI et le Comité d’histoire du ministère de la Culture et de la Communication, il y a un peu plus d'un an. Cette journée...
  • Gauche, fin et suite : les visionnaires de 1992
    Au printemps 1992, au moment où je participais à ce collectif et figurais parmi les premiers signataires de l'appel ci-dessous, Emmanuel Macron avait tout juste 15 ans, Benoît Hamon, 25 ans était assistant parlementaire d'un député PS avant de devenir...