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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 17:20

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J’avais signalé dans mon fil d’actualités Scoop It, l’article de Jean-Noël Escudié sur Localtis Info consacré à la dimension culturelle du Grand Paris :

 

Daniel Janicot - conseiller d'Etat qui a occupé plusieurs fonctions importantes dans le secteur de la culture - a remis son rapport sur "La dimension culturelle du Grand Paris". La commande lui en avait été passée par le chef de l'Etat il y a un an, le 17 janvier 2011.  

(…)

le rapport commence par un état des lieux, que son auteur n'hésite pas à dramatiser. Certes, Paris conserve, en matière culturelle, des atouts majeurs : équipements artistiques et culturels exceptionnels et sans équivalent, "capitale festivalière mondiale", destination touristique mondiale de tout premier plan, attractivité "plutôt bonne" dans les classements internationaux... Mais, même si le rapport se montre très réservé sur la thèse en vogue du "déclin culturel" de la capitale, les nuages tendent à s'accumuler à l'horizon : succession d'échecs symboliques (trois échecs en vingt ans pour la candidature aux Jeux olympiques, départ pour Venise de la Fondation François Pinault, échec d'autres projets d'accueil de grandes donations comme Barbier Muller ou Thyssen-Bornemisza), intensification de la concurrence entre les grandes capitales, évolution des codes et des pratiques culturelles à laquelle Paris a du mal à s'adapter... 
Pour rebondir, le Grand Paris constitue le vecteur idéal. D'abord parce qu'il est "une réponse opportune à la métropolisation du monde", en faisant passer la capitale au statut de mégalopole, figurant parmi les vingt premières mondiales.   de référence pour l'implantation des industries culturelles...

(…)

Face à ces constats multiples, le rapport Janicot propose une stratégie reposant sur quatre grands axes, qui sont autant de positionnements pour le Grand Paris culturel.

(…)

Il doit être l'incarnation de la ville créative, en combinant diverses stratégies au service de la créativité. Il doit aussi être un modèle de ville numérique. Il doit enfin être l'incarnation de la ville partagée, autour d'un certain nombre d'axes à la fois géographiques (l'axe Seine, l'axe Concorde-Défense...) et thématiques (comme le rapprochement entre culture et université). 
Ces grands principes et ces orientations s'incarnent dans une - longue -série de propositions et de recommandations. On en retiendra, entre autres, la relance de la vie nocturne parisienne en améliorant les transports en commun de nuit, l'organisation d'un carnaval de toutes les cultures métissées (sur le modèle britannique de Notting Hill), une réforme du dispositif "compétences et talents" pour attirer les artistes étrangers, la création d'une cité internationale d'artistes (sur le modèle de la Cité universitaire) ou encore la création d'une chaîne de télévision du Grand Paris.

 

Lire le billet de Jean-Noël Escudié / PCA

 

Le Monde a également évoqué ce rapport :

 

Car, entre les grandes cités du monde, la bataille fait rage. Après les conflits entre les Etats et les luttes entre les multinationales, "nous sommes entrés dans l'ère de la compétition entre les métropoles, assure-t-il (Daniel Janicot). Pour cela, Paris, avec 2 millions d'habitants, n'est pas armé. Mais une fois que l'on a changé d'échelle, si l'on veut attirer les investisseurs, les visiteurs, les touristes, les étudiants, il faut considérer la culture comme un enjeu stratégique, le coeur d'une stratégie d'influence".

 

Après quoi, j’ai reçu ce message de Jean-Michel Lucas que je me fais un plaisir de reproduire ici.

 

Bonjour, je viens de lire  l'article du Monde   sur " Le Grand Paris sera culturel ou ne sera pas"

et j'ai cru nécessaire de faire un commentaire (limité à moins de 500 mots !!)  :


 "Il y a de quoi être scandalisé : sans même que Le Monde  ne s'en offusque, voilà la culture au coeur de la guerre entre les territoires et les artistes devenus des munitions de "cette guerre culturelle de tous contre tous". Vous avez bien lu : "entre les grandes cités du monde, la bataille fait rage" ", cette lutte planétaire" . Réaliste, mais honteux  politiquement alors que nous sommes signataires des accords Unesco qui rappellent que la diversité culturelle est d'abord un impératif éthique."

Je n'ai pas pu renvoyer à l'article que j'avais écrit sur" la reconnaissance de l'économie créative solidaire", pour la revue de l'Observatoire des politiques culturelles...   disponible ici.

http://www.irma.asso.fr/Jean-Michel-Lucas-Doc-Kasimir


J''espère que vous partagerez mon sentiment qu'il est, politiquement,  vital de sortir de la seringue si dangereuse  de l'attractivité culturelle des territoires  en lutte contre les autres pour survivre..

Avec l'espoir de construire avec la culture un peu plus d'humanité sur la planète ! Article 4 de la Déclaration Unesco de 2001 : "  La défense de la diversité culturelle est un impératif éthique inséparable du respect  de la dignité de la personne humaine".
 Y a -t-il des candidats aux présidentielles pour relever ce défi  ?

Bien à vous toutes  et tous. 
Doc Kasimir Bisou 

 

Coïncidence ? Au même moment, L’APUR (Atelier parisien d’urbanisme) publie les résultats d’une étude sur :

Les nouveaux territoires de l’action culturelle dans le cœur de l’agglomération parisienne

 

Phase 1: arts vivants et musiques actuelles

Le premier volet de cette enquête conduite sur deux ans, s'attache en particulier aux lieux de production et diffusion culturelles dans le champ du spectacle vivant, à la manière dont ils naissent et s'inscrivent dans le territoire.

 

Accéder au document.

 

Cette seconde phase de l’étude des  nouveaux territoires de l’action culturelle dans le coeur de l’agglomération parisienne apporte un regard renouvelé sur les articulations entre les lieux privilégiés des politiques culturelles institutionnelles, les équipements, les musées, les cinémas, les bibliothèques et les dynamiques culturelles informelles.

 

Elle a été menée sur un territoire pilote intégrant les communes de Bagnolet, Montreuil, et le 20e arrondissement de Paris et au travers d’un travail d’enquête et de tables rondes auprès des acteurs de ces politiques.

 

Accéder au document.

 


Pour en revenir à Jean-Michel Lucas je rappelle à ceux qui l’auraient manqué son entretien sur Mondomix, joliment titré Sommes-nous condamnés à être des épiciers culturels ?

 

Culture et développement durable … Avec un titre pareil et un tel éditeur (l’Irma, l’indispensable pourvoyeur d’informations pratiques sur l’économie des musiques populaires), on imaginait un texte sur les gobelets recyclables et les toilettes sèches. C’était compter sans l’envie d’en découdre de Jean-Michel Lucas et sans l’étonnant sous-titre de l’ouvrage : « Il est temps d’organiser la palabre ». Bien sûr, l’auteur, brillant universitaire nantais, évoque les démarches écologiques des festivals mais il n’y consacre pas plus d’un paragraphe.

 

Jean-Michel Lucas tient plutôt à nous entraîner dans la jungle des accords internationaux qui ont accompagné l’essor du « développement durable ». Il les décortique et examine attentivement l’idée que leurs rédacteurs se font de la culture. Elle est généralement bien mesquine, comparée à celle que l’essayiste s’en fait. Il en tire de nouvelles raisons de se battre, appelant à un sursaut éthique au nom de la « dignité ». Il nous explique pourquoi …

Pour vous, la clé, la valeur qui prime sur toutes, c’est la « dignité des personnes ». Le concept traverse tout votre livre. Vous essayez de faire résonner la colère des Indignés dans le champ culturel ?

Jean-Michel Lucas : D'une certaine façon, il est un peu triste qu'il faille attendre que des indignés se manifestent pour s'intéresser aux enjeux de dignité des personnes. Car ce sont bien des enjeux qui s'imposent à tous puisqu'ils  apparaissent dès l'article 1 des Droits de l'Homme, (Déclaration Universelle de 1948). Reconnaitre chaque personne dans sa dignité et donc la respecter dans son identité culturelle est un impératif collectif, auquel nul ne peut se soustraire, pas même les autorités politiques.

 

Lire l’entretien.

 

 

 

 

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Fils d'actualités très vivement conseillés :

 

La lettre du réseau culture sur Territorial.fr


Le "netvibes" de l'Observatoire des politiques culturelles


Les net-actualités sur le site d'Arteca 


Le tableau de bord des Think tank (Netvibes)


Le calendrier francophone en sciences humaines et sociales, Calenda


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Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Divergences
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commentaires

Claude Patriat 11/03/2012 20:20


Je voudrais réagir sur les positions largement reprises ici et là aujourd'hui de
Jean-Michel Lucas. Plus que jamais la culture a besoin de débat, et la diversité des points de vue en est une condition. Il ne s'agit donc pas de contester les lignes de départ de ce défenseur
inlassable des droits culturels et de la diversité culturelle : il ne fait en l'occurrence que renouer avec un vieux corpus qui est commun à tous ceux qui combattent pour le développement
culturel et qui refusent de réduire la culture à un héritage, à la circonscrire à des œuvres « légitimes ». Parce que la culture est, selon l'heureuse formule de Jeanson, « un
choix, un refus d'admettre que l'homme est le produit des produits de l’homme ». Mais il en va de la diversité des points de vue comme de la diversité culturelle : elle s’inscrit dans
une dialectique qui amène à une réflexion globale, sans laquelle elle ne reste que cacophonie. Surtout, s’il est nécessaire de la poser comme point de départ, elle n’a des chances d’être
effective que si face à ces droits culturels proclamés, il y a la reconnaissance d’un devoir de culture
supporté par le politique. Or, c’est à cet endroit que nous rencontrons aujourd’hui un problème.


Francis Jeanson, il y a maintenant 44 ans, avait parfaitement analysé cette question. Dans
une intervention à la réunion des experts à l’UNESCO sur le thème « Les droits culturels en tant que droits de l’homme », en juillet 1968, il relevait : « Il y a deux types
d’action concernant les droits culturels : il y a un type d’action qui consiste à essayer de faire enregistrer les droits théoriques et celui qui consiste à essayer de faire entrer ces
droits dans la réalité, peut-être même avant qu’ils aient été enregistrés dans des textes officiels. Je dis que si les deux types d’action ne sont pas au moins simultanés, il risque bien de ne
rien se passer. Je parlerais plus volontiers, pour ma part de culture en termes d’action culturelle. »


Ainsi, afin d’éviter la tentation incantatoire aussi bien que l’indifférence normalisée,
conjuguons nos préoccupations en rassemblant nos forces dans une action commune pour faire reconnaitre par les politiques non pas simplement les droits culturels, mais leur mise en œuvre
effective. C’est ce que nous tentons d’affirmer, avec Jean Caune et Isabelle Mathieu, dans le manifeste « Devoir de Culture ».


Claude Patriat


 


 

Swiss Life Mutuelle 05/03/2012 09:45


C'est très intéressant cet article, merci pour ce partage

Présentation

  • : La Cité des sens. Culture et politique.
  • La Cité des sens. Culture et politique.
  • : Les politiques culturelles aujourd'hui et leur histoire. Culture et politique, ressources, documents, analyses et débats par Jean-Claude Pompougnac .
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Profil

  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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