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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 08:38

Il n'y a pas de rendez-vous plus urgent, plus capital que celui que nous avons avec nous-mêmes

En préparant une intervention sur le thème de la lecture, je retrouve un bien vielle recension de l'ouvrage de Jean Zay Souvenirs et solitude

La prison ne laisse pas le choix, il faut être vainqueur du temps ou vaincu par lui. Il n'y a de salut que dans un usage méthodique de soi : « il faut apprendre à placer désormais sa vie, non dans la compagnie des hommes, mais dans le souvenir et dans l'attente de l'avenir, dans l'imagination et dans la méditation ». C'est par son emploi réglé qu'on peut échapper à l'obsession du temps et écouter ce que Herriot nommait la plus belle de toutes les musiques : « l'accord de la solitude et du silence ». D'où cette formule de J. Zay: «C'est en prison que l'on comprend Proust ». Des pages du même ton, empreintes de ferveur dans la méditation et de pudeur dans l'expression, ponctuent ce document saisissant qui témoigne pour une double expérience de l'écriture et de l'histoire.

Tantôt chronique du temps de l'Occupation (dont le prisonnier perçoit les échos assourdis : il lit la presse, reçoit des visites, entend les informations que gardiens et prisonniers font circuler), tantôt évocation de la vie politique et culturelle de la IIIe République, page d'histoire déjà réécrite dans la propagande qui suit la capitulation, tantôt journal des lectures et des méditations du reclus, le livre articule des temporalités hétérogènes. Ceux à qui leur nature ou les circonstances ont révélé « qu'il n'y a pas de rendez-vous plus urgent, plus capital que celui que nous avons avec nous-mêmes » (formule de Proust citée par J. Zay) peuvent parcourir les jours comme les automobiles en disposant de « vitesses » différentes. À l'expérience du temps épurée par la solitude et la réclusion, dont témoignent les notations sur le retour des saisons ou la compagnie d'un oiseau, font écho des méditations sur la politique, l'histoire et la condition humaine.

Télécharger le compte rendu de l'ouvrage (publié dans Histoire de l'éducation, INRP, N. 42, 1989)

 


 

Voir aussi Lisez et relisez « SOUVENIRS ET SOLITUDE » de Jean Zay

sur Europe , mon beau souci, le blog de Noëlle Lenoir.

 

 

Rappel : 

La lecture, sur La Cité des sens :

 

 

L'amour de la lecture, juillet 2014

 

Ce serait beau, une bibliothèque, la nuit, août 2012

 

Sur la lecture, juillet 2012

 

Lectures pour tous, janvier 2012

 

A la recherche du sens perdu, septembre 2011

 

 

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 08:15

Changer de vie ici et maintenant, sans attendre des lendemains qui tardent à chanter : telle est la boussole des citoyens d’une autre France, étonnamment méconnue.

Éric Dupin Les Défricheurs, Voyage dans la France qui innove vraiment

La Découverte, septembre 2014

 

 

Bien plus de Français qu’on ne l’imagine vivent déjà selon une échelle des valeurs différente de celle qu’impose la société actuelle. Plus ou moins radicalement, ils se sont détachés du modèle productiviste et consumériste qui nous étouffe. Guidés par un idéal lesté de pragmatisme, ces défricheurs d’un monde nouveau expérimentent et innovent dans des champs fort divers. Certains, en rupture franche avec la société, vivent dans des yourtes ou dans des « habitats légers ». D’autres, à l’opposé, sont des « alterentrepreneurs » qui se fraient un chemin exigeant, socialement et écologiquement, dans l’économie de marché. Et le champ des expérimentations est vaste : agriculture paysanne et circuits de proximité, écovillages et habitats partagés, renouveau coopératif et solidarité inventive, éducation populaire et écoles alternatives.

C’est cette richesse et cette diversité que révèle ce livre, fruit d’une vaste enquête qui s’est déroulée pendant près de deux ans dans une dizaine de régions. L’auteur a recueilli de très nombreux témoignages et réflexions des acteurs de ce mouvement social invisible, souvent surprenants, toujours passionnants. L’ouvrage s’interroge enfin sur le sens de ce fourmillement d’initiatives. De très nombreux défricheurs rencontrés rejettent la politique, mais l’utopie concrète qu’ils vivent a bel et bien un sens politique. Pour autant, le changement social peut-il naître de l’essaimage d’alternatives locales ? Et, au-delà de la convergence vers des valeurs écologiques et sociales qui caractérise cette mouvance, comment définir la postmodernité à laquelle de plus en plus de gens aspirent ?

 

Éric Dupin, journaliste et essayiste, collabore actuellement au Monde diplomatique et à Slate.fr. Il est l’auteur d’une dizaine d’ouvrage, dontVoyages en France (Seuil, 2011).

 

Table des matières

Introduction. Un continent méconnu 
L'univers bigarré d'une autre France
Enquête de terrain
Un mouvement invisible


I / La galaxie des expérimentateurs
1. Les nouveaux dissidents 
La « Nef des fous » des Alpes-de-Haute-Provence
Une ferme autogérée dans les Alpes-Maritimes
Charpentiers indépendantistes en Dordogne
Le peuple des yourtes
Le paradis perdu des « yourteurs » de Terre du Cinoble
Choisi ou subi ?
De la communauté à la coopérative : l'expérience de Longo Maï

2. Les îlots verts 
Éourres (Hautes-Alpes) : un vrai village
Un moulin collectif en Haute-Vienne
L'écohameau chrétien de La Bussière-sur-Ouche (Côte-d'Or)
L'Oasis de Lentiourel, un lieu de paix en Aveyron
Écologie et collectif : Écolectif en Haute-Garonne
Réalisme et utopie à la ferme des Amanins (Drôme)
Le village coopératif du Viel Audon (Ardèche)
La pédagogie en actes de l'Écocentre du Périgord
Réalisations personnelles : quand des vies basculent...
Élitisme et rayonnement des expériences alternatives

3. Les écomilitants 
Habitations atypiques
Militants de l'énergie
Laboureurs de terrain, dans le Tarn, le Var ou à Paris
L'étonnante pléiade des militants du local
Colibris engagés dans la transition
Écocentrismes, dans le Gers ou en Corrèze
Enracinement dans le territoire et convivialité

4. Les alterentrepreneurs
Les promoteurs d'innovations
Equiphoria, le cheval pour surmonter son handicap
Plantes aromatiques dans la Drôme, vin bio dans le Bordelais
Habitats écologiques
Biovallée (Drôme) et Écossolies (Nantes), pour stimuler la société civile
Créer son propre emploi
Idéalisme et sérieux


II / Le bouquet des innovations
5. Les nouveaux paysans 
Conversions bio
Reconversions agricoles
Fermes écologiques, de la Drôme à l'Hérault
Difficultés agricoles
Biodynamie et agroforesterie
La guerre de la semence : le combat de Kokopelli

6. La solidarité inventive
Libres échanges et monnaies locales
Rebond par recyclage
Isère, Savoie, Drôme : solidarités militantes
Des jardins conviviaux, de l'Île-de-France au Var et à l'Isère
Les limites de l'économie de la débrouille

7. Les cohabitations choisies
Lieux partagés
Du Château partagé à la Maison mosaïque : épreuves endurées
Risques d'usure, de la Viorne (Isère) aux Mûriers (Rhône)
Projets naissants en Rhône-Alpes
Projets en devenir
Militants de l'habitat

8. Apprendre autrement
Les pédagogies alternatives des écoles Montessori et Steiner
Écoles aux champs, en Ardèche et en Savoie
Innovations rurales : le Petit Monde et La Marelle
Les héritages difficiles de l'« éducation populaire »
Alternatives culturelles dans le Gers
Enjeu global, risque de l'élitisme

9. Les espoirs de la social-économie
Succès autogérés : des tondeurs de moutons d'Ardelaine (Ardèche)...
...aux scieurs de bois d'Ambiance Bois (Creuse)
Acome et Scopelec, des coopératives d'envergure
Mateloc et Ceralep : l'entreprise reprise par ses salariés
L'essor discret des coopératives d'entrepreneurs
Argent solidaire : financements alternatifs et monnaies locales
Dynamisme coopératif : les promesses de l'économie sociale et solidaire

10. Changer sa vie 
La conscience du ventre
La saga des AMAP
Épicerie bio et auto-alimentation
Consommation responsable et collaborative
Prendre soin de soi
Thérapies alternatives


III / L'utopie concrète
11. La vraie postmodernité
L'humilité intellectuelle de Pierre Rabhi
Montrer l'exemple avant l'écroulement du système
Séduction de la décroissance
Entre le fondamentalisme et la récupération

12. Le changement par les îlots 
Limites de l'écologisme politique
Écologisme radical
La transition amorcée ? L'exemple des Colibris
Expérimentation de la sociocratie et de l'holacratie
Construire un débat, écrire une Constitution


Conclusion. Un mouvement en gestation
L'émergence des « révolutions tranquilles »
Un mouvement social inconscient
Une nouvelle élite
Demain, deux mondes parallèles ?
Radicalité et pragmatisme : les défis de la « transition citoyenne »
Vers un mouvement convivialiste.

 

Le blog d'Eric Dupin.

 

 

 

 

Voir sur La Cité des sens, la page Création sociale et innovations culturelles.

 

 

 

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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 09:01

La démocratisation culturelle : une histoire sans fin (s) ? Suite...

Le 14 octobre 2014 de 15h à 17h, dans le cadre de la journée de l'étudiant organisée par les Archives nationales, le Comité d'histoire animera l'atelier d'histoire et fera le bilan des deux premières années du séminaire sur “la démocratisation culturelle au fil de l’histoire contemporaine”. Ce sera également l’occasion de présenter certains des enjeux actuels de l’histoire des politiques culturelles en échangeant avec des enseignants-chercheurs, des spécialistes et des témoins.


 

 

Programme


 

Présidence : Jean-Claude Pompougnaccorrespondant du Comité d’histoire

  • Synthèse des séances 2012-2013 et 2013-2014 du séminaire « La démocratisation au fil de l’histoire contemporaine » par Jean-Claude Pompougnac

  • Les industries culturelles par Laurent Martinprofesseur à Paris 3

  • Histoire de la territorialisation de la culture par Pierre Mouliniercorrespondant du Comité d’histoire

  • Multiculturalisme et diversité culturelle par Malcolm Théoleyredoctorant, Sciences-Po et Marie Poinsot,chef du département des éditions du Musée de l’histoire de l’immigration

  • Fonds d’archives : le « Collectif Culture » par Élisabeth Cailletmembre fondateur du Collectif Culture et Laurent Martin

  • Guide des sources sur les Grands Travaux culturels par Audrey Clergeauadjointe au chef de la mission des archives du ministère de la culture et de la communication

 


 

Accéder au programme détaillé.

 

 

Comme je le signalais ici même, il y a quelques mois, le Comité d’histoire du Ministère de la Culture a crée le carnet de recherches “Politiques de la culture qui diffuse des comptes-rendus et des communications données à l’occasion de séminaires ou de tables-rondes qu’il organise. Il propose également des informations et des ressources documentaires produites à l’occasion de ces événements. Selon l’usage, les opinions exprimées par les auteurs n’engagent qu’eux-mêmes et ne représentant pas l’opinion du Comité d’histoire. Le Comité a, en effet, pour mission générale de rassembler et publier – pour les mettre à la disposition des chercheurs de disciplines diverses – des matériaux encore dispersés et provisoires (ou même des témoignages), le plus rapidement possible sans attendre nécessairement qu’ils soient cimentés dans des œuvres définitivement construites.


 

S'agissant du séminaire La démocratisation culturelle au fil de l’histoire contemporaine, les publications sont régulières : voici les dernières mises à jour.

 

Quelle démocratisation pour la politique culturelle de la France à l’étranger

L’exemple de l’Institut Français du Royaume-Uni dans les années d’après-guerre.

par Charlotte Faucher, doctorante en histoire à Queen Mary, Université de Londres.

 

La démocratie culturelle : un autre modèle de politique culturelle

par Alice Chatzimanassis

Titulaire d’un master en histoire de l’art à l’Université Libre de Bruxelles depuis 2007, Alice Chatzimanassis obtient en 2010 une maîtrise en muséologie à l’Université du Québec à Montréal (UQAM)


 

Une expérience de démocratisation culturelle : le cas de l’Égypte et de la Compagnie indépendante El-Warsha

par Brigitte Rémer, sociologue, formatrice en management culturel, consultante en politiques culturelles internationales

 

Entre démocratisation culturelle et préservation d’une exigence de l’œuvre : construire une médiation de l’art contemporain

par Marion Viollet, docteure en arts plastiques, médiatrice de l’art contemporain

 

Accéder au Carnet de recherches.

 

 

 

On trouvera d'autres documents relatifs à ce chantier de recherche sur les politiques de démocratisation culturelle sur le site du ministère :

  • Chronologie, bibliographie, écrits sur la démocratisation culturelle (réalisés par Pierre Mouliner) ;

  • un numéro de Culture et Recherche (2005) consacré à cette question et des documents du DEPS...

C’est ici.

 

 

 

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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 08:27

Le discours sur l’échec de la démocratisation culturelle semble dominant. En réalité, les bibliothèques entretiennent une relation ambigüe avec cette notion.

LES BIBLIOTHÈQUES FACE À "L'ÉCHEC DE LA DÉMOCRATISATION CULTURELLE"

 

 

Auteur : Cousin-Rossignol, Gwénaëlle

  • Directeur de mémoire ou de thèse : Bertrand, Anne-Marie

  • Description : Mémoire de fin d'étude du diplôme de conservateur, promotion 22 portant sur la relation ambiguë qu'entretiennent les bibliothèques avec l'idéal de démocratisation culturelle.

     

  • Résumé en français : Au nom de la démocratisation culturelle, les bibliothèques se sont attachées à rendre possible l'accès au savoir et à une lecture de qualité au plus grand nombre. Cependant, les études sociologiques sur le public des bibliothèques menées à partir des années 1980, ainsi que les grandes enquêtes sur les pratiques culturelles des français ont montré l'inachèvement de ce processus: les classes sociales dites défavorisées fréquentent peu ces établissements, apanage des classes moyennes. Si bien qu’aujourd’hui, le discours sur l’échec de la démocratisation culturelle semble dominant. Cette domination n'est qu'apparente. En réalité, les bibliothèques entretiennent une relation ambigüe avec la notion de démocratisation culturelle car le débat sur le succès ou l'échec de la démocratisation culturelle en bibliothèque n'a jamais été réellement tranché. La pérennité de la démocratisation comme objectif social et politique est questionnée aujourd'hui en bibliothèque, sans être totalement remis en cause car cet idéal n'a pas encore trouvé de remplaçant suffisamment légitime.

 

télécharger le mémoire

 

 

 

Voir aussi la communication publiée sur le Carnet de recherches du Comité d'histoire du Ministère de la Culture et de la Communication.


 

La démocratisation culturelle par les bibliothèques de lecture publique, une préoccupation d’hier ?


 

par ,Cécile Rabot
sociologue, maître de conférences à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense

Les bibliothèques de lecture publique ont été conçues et développées dans une perspective de démocratisation culturelle : dans le prolongement de l’instruction offerte par l’école, il s’agissait de rendre possible, pour le plus grand nombre, l’accès au savoir et à une offre de lecture de qualité. L’article 3 de la Charte des bibliothèques élaborée en 1991 par le Conseil Supérieur des Bibliothèques met encore en avant le lien entre accès à la culture et exercice de la démocratie et fait de l’égalité d’accès à la lecture et aux sources documentaires une des missions des bibliothèques : « La bibliothèque est un service public nécessaire à l’exercice de la démocratie. Elle doit assurer l’égalité d’accès à la lecture et aux sources documentaires pour permettre l’indépendance intellectuelle de chaque individu et contribuer au progrès de la société. »

Lire la suite

 

 

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 08:26

Politique culturelle locale : pertinence et réalité de la transversalité. Étude réalisée par quatre administrateurs territoriaux.

Plusieurs villes ou intercommunalités intègrent depuis plus de 15 ans dans leurs politiques culturelles des enjeux qui dépassent le seul champ du secteur culturel et artistique, en irriguant d’autres politiques publiques, comme la cohésion sociale (politique éducative, politique de la ville,…) et/ou l’attractivité territoriale (aménagement, tourisme, développement économique, ville créative, …).

 

Cette transversalité peut se développer sans être stratégiquement explicitée ou

généralisée, voire de manière aléatoire (en fonction de projets émergeant, de manière ponctuelle, du terrain ou d’un service en particulier).

En outre, cette « transversalité » du fond n’est pas sans avoir de conséquences sur

l’organisation politique et administrative, et implique parfois une gestion en mode projet, des réorganisations, des fusions de services aux cultures-métier souvent

différentes. Elle mobilise des outils, conventionnels ou partenariaux, auxquels elle peut apporter des compléments originaux.

 

Sommaire

 

Introduction ................................................................................................................................4

1).Typologie.et.facteurs.explicatifs...............................................................................................5

2).Le.périmètre.de.la.transversalité et.sa.pertinence....................................................................7

Outils/bonnes!pratiques : ...............................................................................................................8

Outils/bonnes!pratiques .................................................................................................................8

3).Les.enjeux.internes.d’une.politique.culturelle.transversale......................................................9

Bonnes!pratiques/outils :..............................................................................................................10

Bonnes!pratiques/outils :..............................................................................................................11

Bonnes!pratiques/outils :..............................................................................................................12

4).Les.conséquences.externes.d’une.politique.culturelle.transversale........................................12

Bonnes!pratiques/outils :..............................................................................................................12

Bonnes!pratiques/outils :..............................................................................................................12

 

 

télécharger l'étude

 

 

 

 

 

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 08:13

Que fait le genre à celui ou à celle qui le pratique dans les champs de l'art et de la culture dont les représentations irriguent nos sociétés?

Information trouvée sur l'excellent Complément d'objet (voir ci-dessous dans les fils d'actualité.)

 

L’ŒUVRE DU GENRE

 

Le GdRI OPuS 2 ‐Œuvres, Publics et Société – CNRS et le MAGE (Réseau de recherche international et pluridisciplinaire Marché du travail et genre) organisent un colloque international intitulé L’œuvre du genre, le 15 octobre, à Paris. 


A la croisée des problématiques et des pratiques des deux réseaux il s’agit de questionner l’œuvre du genre dans l’étude des phénomènes artistiques. Des spécialistes universitaires des questions de genre en art et des artistes réfléchissant sur leur pratique sont ainsi précisément invité‐‐s à réfléchir sur la manière dont l’entrée par le genre a non seulement transformé leur approche, mais aussi plus radicalement leur objet d’étude ou leur pratique. Que fait le genre à celui ou à celle qui le pratique dans des univers à forts enjeux symboliques et dont les représentations irriguent les sociétés contemporaines ou du passé ? On sait que le concept insiste autant sur la différenciation historique, sociale et culturelle des sexes que sur la hiérarchisation entre principes « masculins » et « féminins ». Comment la prise en compte du genre agit‐-elle sur nos catégorisations, nos théories, nos outils d’investigation lorsqu’on se penche sur la littérature, le cinéma, les arts plastiques, la musique, pour ne citer que quelques domaines ? En quoi cette grille de lecture conduit‐-elle à appréhender autrement ces univers et éclaire-t-‐elle par ricochet notre compréhension de la société dans son ensemble ? N’oblige-‐t-‐elle pas à convoquer de nouveaux dispositifs pour saisir les inégalités qui la/les traversent et à faire résolument un pas de côté par rapport à une potentielle vision uniformisante de l’Art et de l’Artiste ? Ces questions viennent faire écho à une autre : comment le genre, ou plus précisément une sensibilité aux questions qu’il soulève, transforme‐-t-‐il les pratiques artistiques et les conceptions esthétiques ?
Un programme provisoire est .
téléchargeable
L’entrée est libre sur inscription à : pauline.vessely@parisdescartes.fr, avant le 8 octobre.
Le colloque, organisé en partenariat avec le CERLIS Centre de recherche sur les liens sociaux, l’IReMus Institut de Recherche en Musicologie, l'IDHES Institutions et dynamiques historiques de l’économie et de la société, l’Université d’Athènes, les revues 
Travail, Genre et Sociétés et Sociologie de l’art et la Mairie de Paris, se tiendra à la Sorbonne, amphi Durkheim, 54, rue St‐Jacques à Paris 5ème.

 

En savoir plus :

Questions de genre sur La Cité des sens.

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 15:41

Le Collectif des associations citoyennes entend lutter contre l’instrumentalisation des associations et défendre leur contribution à l’intérêt général et à une société solidaire.

 

 

 

Collectif des associations citoyennes.

 

Le plan de rigueur annoncé en avril 2014 par le Premier ministre est d’une ampleur inédite. L’Association des maires de France (AMF) alerte solennellement le gouvernement sur les graves conséquences d’une baisse cumulée de 28 milliards d’euros des concours financiers de l’État aux collectivités locales sur la période 2014-2017. Elle réclame avec le Comité des finances locales (CFL) le réexamen du dispositif envisagé.

 

Le Collectif des associations citoyennes (CAC) partage l’analyse de l’AMF sur le caractère dramatique et irréalisable de l’annonce gouvernementale. Si celle-ci n’est pas modifiée, de nombreuses associations citoyennes disparaîtront dans les 4 ans qui viennent et, avec elles, des centaines de milliers d’emplois associatifs.

A cela s’ajoute le « projet de loi portant nouvelle organisation territoriale de la République » qui, en supprimant la clause de compétence générale[i] des conseils régionaux et généraux, risque d’asphyxier plus encore les associations locales et de fragiliser la démocratie de proximité.

Ni le financement privé (crowdfunding, augmentation des cotisations, recours aux fondations), ni le développement d’emplois précaires et sous qualifiés dans les associations ne sauraient compenser le désengagement de l’État.

Baisse de la dotation aux collectivités locales, en millions d’euros (total = 28 milliards d’euros)

2014

2015

2016

2017

- 1 500

- 5 200

- 8 900

- 12 500

 

Nombre d’emplois associatifs menacés (total = 264 900)

2014

a2015

2016

2017

- 25 000

- 65 000

- 79 100

- 95 800

 

Source : estimations réalisées par le CAC

 

 

Le Collectif des associations citoyennes :

- soutient les communes qui ont délibéré pour dénoncer le caractère inacceptable et irréalisable des économies envisagées et réclame l’ouverture d’une négociation avec le gouvernement sur la baisse de la dotation aux collectivités, en y incluant ses conséquences sur l’action associative ;

- demande la création d’un fonds de soutien à l’action associative. Cette mesure est nécessaire pour éviter un effondrement de l’action associative et de l’engagement bénévole, maintenir et développer la diversité associative et répondre à des besoins qui s’accroissent ;

- demande que les compétences en matière de jeunesse, d’éducation populaire, d’environnement et de défense des droits et des causes soient partagées entre les communes et leurs groupements, les départements et les régions, au même titre que ce que prévoit le projet de loi sur l’Organisation Territoriale en matière de culture, de sports et de tourisme ;

- réaffirme le rôle irremplaçable des associations sur nos territoires et leur indispensable prise en compte dans la co-construction des politiques publiques.

Nous, associations et citoyens, ne laisserons pas détruire sans réagir le tissu associatif de nos territoires et de nos villes.

[i] Disposition qui permet à une collectivité de dépasser les compétences qui lui sont attribuées par la loi et d’intervenir sur tout domaine d’intérêt public local (ou départemental ou régional), dont elle estime nécessaire de se saisir au nom de l’intérêt local ; elle rend possible la  création d’un service public local, la réalisation de travaux, l’attribution de subventions, etc.


 

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 17:09

L’arrivée de Fleur Pellerin au ministère de la la Culture et de la Communication aurait, dit-on, été « bien accueillie par les professionnels " ( mais... quels professionnels) ?

Car il y a désormais dans le champ culturel et artistique une irrésistible montée d’une pensée libérale décomplexée qui fait vaciller les fondamentaux sur lesquels s’est construite toute la politique culturelle de ce pays depuis le ministère Malraux.

 

On trouvera donc ci-dessous une analyse « à chaud » du changement de titulaire du portefeuille du ministère situé rue de Valois.

L'auteur en est mon ami Constant Kaïmakis, (retraité, ancien chargé de l’évaluation culturelle du CG 34 Chargé de Cours Montpellier III et Aix-Marseille Université) et je la relaie ici bien volontiers.

(N.B. : pour l'élucidation du titre ci-dessus, les plus jeunes lecteurs de la Cité des sens peuvent consulter cette page.)

°

 

 

 

Une culture.... fleurissante ! 

 

Tweet de Fleur Pellerin lors de la conférence des ambassadeurs : « La culture et les industries créatives sont au cœur du rayonnement international de la France ».

Tout est dit … ou presque .

 

La création en 2008 du Forum d’Avignon qui devient peu à peu un vrai DAVOS de la Culture est le signe de cette évolution. 

Comme au niveau européen, l’accent est surtout donné sur l’aspect « industries culturelles et créatives » comme l’affirme la résolution du Parlement Européen de mai 2011 :

« le rôle majeur des industries culturelles et créatives dans le développement de pôles de créativité aux niveaux local et régional, qui permettent une meilleure attractivité des territoires, la création et le développement dentreprises et demplois ancrés dans le tissu économique local et régional, favorisent lattractivité touristique, limplantation de nouvelles entreprises, et le rayonnement de ces territoires, et promeuvent le secteur culturel et artistique ainsi que la préservation, la promotion et la mise en valeur du patrimoine culturel européen, grâce à des nombreux relais comme les collectivités territoriales  »

 

Et d’ailleurs, comment en serait fil autrement lorsque tout tourne autour de l’ attractivité et de la compétitivité des territoires, leitmotiv de la stratégie de Lisbonne ! 

Ainsi, pour l’Union Européenne la culture c’est d’abord et avant tout « la culture créative » et comme le dit mon ami Jean Michel LUCAS « La crise s’annonçant et la mondialisation ( du commerce) s’étendant, l’enjeu culturel n’a pas pu résister à l’exigence du rentable. Il lui fallait un vrai moteur avec une vraie pile d'énergie : ce sera celle de l’efficience. La réflexion collective, celle de la MOC - méthode ouverte de coordination- a fait émerger l'idée que l'enjeu culturel devait se focaliser sur « la culture créative », en rangeant les autres enjeux culturels dans les magasins d'antiquité de la politique culturelle. L'enjeu culturel est uniquement « sectoriel » et, à ce jeu, la seule argumentation qui puisse être introduite dans les négociations est celle qui associe « création » à « créativité » et « créativité » à « innovation économique ». La « culture » est alors vendue comme une bonne affaire, bien utile et l'enjeu culturel est rabattu sur ses potentialités contributives à la croissance de la (vieille) Europe. Le sens de la culture se lit dans les chiffres d’affaires à faire, exclusivement ! »

Ce tournant le MCC l’a pris il y a déjà un certain temps. 

Après l’ Automne numérique 2013 , Le Ministère de la Culture a lancé en mai dernier Silicon Valois, « clin d'oeil à l'esprit pionnier de la Silicon Valley, en Californie ». Objectif affiché : «  déployer une véritable politique culturelle numérique en France et à l’échelle européenne ». Développeurs, entrepreneurs, artistes sont venus pour travailler dans un esprit de coworking sur des projets innovants visant un seul enjeu : l’économie culturelle numérique qui apparaît de plus en plus comme un vivier d’emplois et de créations d’entreprises, les pratiques de consommation culturelle évoluant rapidement, liées, entre autres, à un usage généralisé d’Internet et à l’explosion des ventes des objets connectés. Le cabinet Kurt Salmon a mené une enquête internationale auprès de consommateurs  pour le Forum d’Avignon entre avril et mai 2014 (voir ici )  

Elle note qu’en 2013, 59% des particuliers en France ont acheté des biens ou services en ligne, contre 47% dans l’Union européenne et  les consommateurs aspirent à des prestations comparables aux services offerts dans leurs achats numériques pour leurs expériences culturelles . La même enquête note les freins notés par les visiteurs des musées : attendre en faisant la queue (pour 50% des personnes interrogées), suivre un parcours préétabli (35%), acheter les billets sur place (29%) et les contraintes horaires des visites (25%), autant d’obstacles qui peuvent être contournés par les usages numériques, de la visite virtuelle aux guides interactifs. Enjeu fort bien compris par des groupes tels que Thales et Dassault Systèmes qui investissent dans la culture numérique, ou Orange qui a signé un contrat avec le tout nouveau musée Soulages de Rodez  et avec le « musée numérique » d’Agen. L'heure est aux visites virtuelles 3D, aux guides interactifs, aux hologrammes et au transmédia, Les « expériences immersives à visées pédagogiques » se multiplient avec les jeux en réalité alternée aux fonctions pédagogiques et ludiques; ainsi le Centre Pompidou a lancé « Éduque le Troll », en 2012, son premier Alternate Reality Game (ARG) et les châteaux de Versailles et de Fontainebleau ont développé leurs serious games, jeux intelligents interactifs… Le créneau est porteur et de nombreuses start-up visent les établissements culturels, les galeries ou le marché de l’art. LieuxMédias, résidences d’artistes, pépinières d’entreprises innovantes, incubateurs, pôles d’excellence numérique, festivals dédiés et artistes novateurs multiplient les initiatives et explorent ces nouvelles pistes de l’économie créative.

On ne peut bien sûr qu’ être favorable au développement technologique, à l’innovation et au développement du progrès. Toute la question est de savoir ce qu’il induit ( et par quoi il est  induit…). De même que le Marché de la culture a développé ce que j’appellerai une culture de marché, formatée, standardisée, uniformisée, cheval de Troie du libéralisme par les valeurs qu’elles propagent ( le risque, le défi, la concurrence,l’élimination,l’éphémère, etc…); la Culture créative, est ,elle aussi, chargée et marquée idéologiquement par le consumérisme et la compétition, au service de la fameuse économie créative, réduisant la culture à un secteur d’offres de produits. Comme le dit si bien Jean Michel Lucas «  L’enjeu culturel n’est plus un enjeu global, comme l’imaginait Ricoeur ; il se réduit à une affaire de vie économique d’un ensemble d’offreurs. Il n'est plus qu'un enjeu de niches sectorielles, entre l'agriculture et l'automobile, à gérer avec efficience dans les vastes remous de la mondialisation. » Sommes toute, tout ceci s’inscrit dans le grand mouvement de marchandisation de la culture qui aura vu la culture devenir peu à peu le « divertissement » ( l’entertainement comme ils disent… ou mieux les « services récréatifs » comme on dit à l’O.M.C. !) Cela traduit assez bien, au-delà des dimensions strictement économiques, la vision du monde libéral pour la culture ; de la culture au divertissement, le marché de la culture est en train d’engendrer une culture de marché.

La nouvelle ministre, Fleur Pellerin, ancienne ministre déléguée chargée des PME, de l’Innovation et de l’Economie numérique a nous dit -on " promu le secteur numérique français à l’international, en lançant le 27 novembre 2013 le label French Tech. Un moyen efficace pour distinguer les métropoles françaises investissant dans le numérique, accompagné d’une enveloppe de 215 millions d’euros afin de soutenir ce label ainsi que les jeunes entrepreneurs ». 

La spécialiste du numérique saura-t-elle « incarner cette ambition sans cesse renouvelée pour la culture et de moderniser l’exception culturelle française », comme elle le déclarait lors de la passation de pouvoirs avec Aurélie Filippetti, nous allons voir bien vite ce qu’il en est et ce dès le 12 septembre à l’occasion de la reprise des négociations sur les intermittents, un dossier très « classique » et peu virtuel! 

 

 

© Constant Kaïmakis,

Retraité, ancien chargé de l’évaluation culturelle du CG 34

Chargé de Cours Montpellier III et Aix-Marseille Université

 

 

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 08:00

En ce moment de rentrée un peu « bousculée » il me paraît propice de proposer une petite séquence d'instruction civique consacrée au fonctionnement des cabinets ministériels.


 

La période de composition des cabinets ministériels est un moment particulièrement réjouissant pour l'observateur (c'est-à-dire celui qui, comme moi, ne candidate pas à une fonction quelconque en leur sein)... Il y aurait beaucoup à dire sur sur ce sujet. Beaucoup a déjà été dit avec plus d'autorité que je n'en aie... Pour ma part, je me bornerais à ce stade à quelques observations en vrac :
- On rappellera tout d'abord que le concept de "cabinet ministériel" se rapporte à l'équipe personnelle entourant un ministre. Bien que les frais de cette équipe soient intégralement pris en charge financièrement par l'Etat , les cabinets ne font pas partie de l'administration (ou "services") du ministère mais n'ont (au moins en théorie) qu'un unique rattachement au ministre et la cessation des fonctions de celui-ci entraîne ipso facto la cessation des fonctions des membres du cabinet l'entourant. Concrètement, un cabinet a à sa tête un "directeur de cabinet" (le "dircab" pour les intime) et parfois un "conseiller spécial du ministre" (il s'agit souvent d'un "dircab" bis, dont le positionnement réel et le rôle est très variable selon les cas). Le "dircab" est pratiquement un vice-ministre, c'est lui qui fait tourner la machine administrative. Il est assisté d'un (quelquefois plusieurs) "directeurs de cabinets adjoints" (les sous chefs). L'équipe du cabinet est également constituée, par ordre hiérarchique (théorique), d'un certain nombre de "conseillers auprès du ministre" (très bien) de "conseillers du ministre" (un peu moins bien) et de "conseillers technique" (la piétaille). Tout celà est évidemment assez largement théorique et l'organisation pratique dépend de beaucoup de facteurs personnels liés au ministre (certains conseillers ne voient quasiment jamais leur ministre, d'autres très souvent, des conseillers peuvent avoir, en fait, beaucoup plus d'influence que le directeur-adjoint, voire que le directeur lui-même etc.). Le tableau ne serait pas complet si on omettait le "chefcab" (chef de cabinet), et parfois son adjoint, qui sont en charge de l'intendance du ministre (agenda, organisation de ses déplacements notamment) et de son cabinet (recrutement, rémunération). Et, last but not least, le "SP" (le secrétariat particulier) composé d'une ou plusieurs personnes et dernier rempart avant la personne de celui-ci... Au total, il existe en général au sein des cabinets trois "équipes" (concept évidemment informel et fluctuant selon les cas), une en charge de l'intendance (SP et chefcab), une en charge des questions de "pure" politique (conseillers parlementaires, chargés de communication) etune en charge des questions techniques (mise en oeuvre au sein du département ministériel de la politique gouvernementale et suivi de l'activité des services administratifs du ministère). Cette dernière est, de loin, la plus nombreuse.
- L'originalité du cabinet (par rapport à l'administration du ministère) est que celui est composé en principe librement par le Ministre qui choisit et révoque "ad nutum" ses membres (qui sont le plus souvent fonctionnaires, mais les contractuels issus du secteur privé ne sont pas rares) et qui sont nommés (et révoqués) par simple arrêté ministériel, en principe sans aucune autre formalité ni condition (le ministre peut en théorie employer à son cabinet absolument qui il veut)... Le recrutement n'est encadré par pratiquement aucune règle si ce n'est l'article 11 du décret du 16 juillet 2004 prohibant pour les fonctionnaires appartenant à "un corps issu de l'ENA" (sauf mise en disponibilité), le départ en cabinet avant 4 années de service effectif au sein de leur corps d'origine.
En réalité toutefois, depuis déjà plusieurs années, la liberté du ministre est depuis déjà plusieurs années assez strictement surveillée par le Premier Ministre ce qui semble avoir été officialisé désormais avec cette nuance qu'il semble que ce contrôle de la composition des cabinets soit aujourd'hui bien plus exercé par l'Elysée que par Matignon ...Conséquence logique de la nouvelle présidentialisation du régime. En pratique, il semble que l'actuelle équipe présidentielle exerce a minima un droit de veto sur la nomination au moins des directeurs de cabinets et de leurs adjoints, voire des conseillers.

L'Etat (et moi)...

On ne manquera pas de lire la suite de cette éclairante analyse sur le blog « L’État (et moi)... »

Ce blog a pour objectif d'offrir à son auteur, tenu dans sa vie professionnelle à une stricte obligation de réserve, un espace de libre commentaire de l'actualité institutionnelle et, selon l'humeur juridique et/ou économique française. Son point de vue est celui d'un simple témoin relevant de l'auto-proclamée "haute administration" et qui essaie de garder une certaine distance - et surtout son équilibre - par rapport aux soubresauts du char de l'Etat...
Tous vos commentaires sont les bienvenus, vous pouvez aussi m'écrire directement : kcambo@gmail.com.
Si vous tenez vraiment à en savoir plus (mais pas trop) sur moi, vous pouvez mener votre enquête ou 
cliquer ici.

 

Qui est Cacambo ?

Selon les goûts de chacun, on peut me considérer comme un "technocrate" ou un "serviteur de l'Etat". Je revendique les deux appellations. Je suis fonctionnaire. Bien que je sois économiste de formation, j'ai acquis une (relative) compétence technique, dans le domaine juridique.
J'ai été conduit à exercer diverses responsabilités dans plusieurs administrations de l'Etat.  Bien que mes engagements politiques soient toujours restés discrets, j'ai fait partie de plusieurs cabinets ministériels.
L'anonymat que je conserverai dans ce blog est pour moi une obligation liée à mon devoir de réserve. C'est aussi, je ne le cache pas, la contrepartie nécessaire d'une certaine liberté de propos.
Au risque de décevoir, je précise toutefois que ce blog ne sera pas le moyen de dévoiler des secrets d'Etat ou de règler des comptes avec qui que ce soit.
Il se veut simplement un moyen de faire partager, avec ceux que tous ceux que celà peut intéresser, les points de vue que peut développer quelqu'un qui ne se considère pas plus intelligent qu'un autre mais qui, depuis plus de 10 ans, a le "privilège" (parfois triste) de voir de l'intérieur le fonctionnement des "hautes sphères" de l'Etat, et parfois  participer aux décisions qui y sont prises.
Modestement, j'espère ainsi contribuer à cette nouvelle forme de transparence démocratique que permet l'internet.

 

 

Lire le post Les cabinets de la République

 

 

Nota bene : il semble que l'excellent blog de « Cacambo » ne soit plus actualisé... c'est bien dommage.

Voir, par exemple, ses rubriques :

Gestion publique et réforme de l'Etat

Institutions et politique.

 

 

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  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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