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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 17:20

Cet article montre que la confusion entre droit d'auteur et copyright est un danger et pourquoi les tenant du libre devraient s’en soucier au plus haut point.

Les droits relatifs à une oeuvre de l’esprit s’articulent selon deux axes.

Le droit moral concerne la reconnaissance de la souveraineté du créateur sur sa création. Puisqu’il en est le créateur, sans qui rien n’existerait, il a tout pouvoir sur son oeuvre. Il peut notamment exiger que soit respectée l’intégrité de son oeuvre, et qu’elle ne soit pas exploitée d’une façon qui lui déplaise. Par exemple, le droit moral signifie, mais ne se limite pas aux points suivants :

  • L’oeuvre ne doit pas être altérée. (Le galleriste ne peut pas rajouter un Mickey sur mon tableau ; l’éditeur ne peut pas me sucrer un chapitre sans mon consentement.)

  • Elle doit être exploitée conformément à mes voeux. (Je peux refuser que Marine Le Pen utilise ma chanson pour introduire un de ses meetings si je déteste ses idées ; si un éditeur charcute une de mes traductions, je peux refuser que mon nom apparaisse pour ne pas être associé à ça.)

  • J’en suis le créateur et c’est inaliénable1. C’est le droit de paternité.

Avec les droits patrimoniaux, nous quittons le monde pur de l’idée. Quand une création est disséminée, elle estexploitée, et cela relève classiquement de la logique économique : le public va jouir de l’oeuvre, en retirer un plaisir (ou un avantage, si, par exemple, une entreprise veut illustrer sa publicité avec ma chanson), et va donner de l’argent en échange de ce travail. Sachant que dans la logique de marché2, la jouissance d’un produit se rapporte à l’achat de celui-ci, l’exploitation de la création se fonde, en première approche, sur la production d’exemplaires et leur commercialisation.

C’est ce que recouvrent les droits patrimoniaux : une oeuvre fait partie du patrimoine d’un créateur, droits qui sont exploités contre, espérons-le, rémunération. Notons que ces droits appartiennent à la base, eux aussi, au créateur ; mais que, la plupart du temps, il n’est pas armé pour les exploiter (on est rarement auteur, éditeur, distributeur et libraire à la fois), aussi va-t-il les céder, contre rémunération, à un acteur qui va, lui, les exploiter, et dont c’est le métier.

C’est pourquoi les contrats d’édition etc. s’appellent techniquement des « contrats de cession de droits d’exploitation ».

Maintenant, abordons les particularités des deux régimes : copyright et droit d’auteur.


 

Lire la version complète de cette note

© Lionel Davoust

Lionel Davoust est un écrivain de fantasy et de thriller (Le Mystère Léviathan, Points, La Volonté du Dragon, Critic), anciennement biologiste marin et soigneur d'orques. Blogue tous les jours, conseils d'écriture, actualités du livre, récits de voyage, bêtises et coups de gueule. Dieu est mort et vous êtes tous vivants.

 


 

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 09:13

Raison du commun : poser les bases d'une politique de l'émancipation qui institue le commun, non en tant que propriété collective, mais en tant qu'inappropriable.

 


 

Le nouveau livre de Christian Laval et Pierre Dardot Commun. Essai sur la révolution au XXIème siècle paru il y a peu aux éditions La Découverte constitue une réflexion prenant pour objet la « raison du commun » et cherchant, en référence aux mouvements politiques qui entendent lutter depuis une vingtaine d'années contre la rationalité néo-libérale à jeter les prémisses d'une politique de l'émancipation dont l'objectif est de créer des institutions authentiquement démocratiques permettant le déploiement d'un agir commun .

L'une des grandes forces de Commun est précisément de réfuter le partage binaire entre l'ordre de la théorie et celui de la pratique, en refusant toute approche qui partirait d'une définition abstraite du commun et tenterait d'en déduire artificiellement une politique, mais de prendre pour point de départ l'expérience politique du commun telle qu'elle a pu se vivre au travers des différentes formes d'action et de discours qui ont au cours des deux dernières décennies contesté la logique d'extension du mode d'appropriation privée à toutes les sphères du social, individu inclus .

Commun n'est donc en aucun cas un banal ouvrage de « théorie politique » mais doit se lire au contraire comme le produit d'un travail de réflexivité qui, à partir des pratiques effectives d'institution du commun, cherche à penser le commun comme cette catégorie se situant au principe de toute politique d'émancipation. S'il y a une théorie du commun, elle n'a en aucun cas la primauté sur la praxis qui institue ce qui est commun, et ne constitue en aucune manière une science à laquelle devrait être indexée l'agir politique ayant pour principe l'institution du commun. Le commun n'est pas une idée éternelle, ce n'est pas la forme pure que le Philosophe-Roi devrait contempler dans sa tentative pour fonder la cité juste, c'est le principe dynamique chargé d'organiser et de structurer les pratiques qui contestent la politique globale de privatisation et de marchandisation du monde.

 

Penser le commun en tant que principe d'une politique d'émancipation démocratique, qui tente de se frayer un chemin étroit par delà l'alternative biaisée du marché et de l’État, implique donc de rompre avec un traitement de la question qui ne renvoie pas à ce dont il faut partir, autrement dit l'activité politique elle-même de mise en commun, mais réduit l'interrogation à un simple problème de gestion de biens ou d'objets en soi inappropriables .

(...)

© Nicolas Poirier

Lire la suite de la recension sur nonfiction.fr

 

 


 

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 09:46

L'histoire de l'Europe est cruelle : guerres de religion, de conquête, d'extermination, assujettissement de minorités ethniques, expulsion de minorités religieuses


Europe 2014 : Unité et Diversité ; l'enjeu culturel

CREARC/ 26 èmes Rencontres du Jeune Théâtre Européenne

Grenoble/ 9 juillet 2014

Conférence introductive de Jean Michel Lucas.

____________________________________________________________________________

Culture et Europe ? L'association des deux me fait irrémédiablement penser à une Rolls Royce que l'on aurait malencontreusement équipée d'un excellent moteur de vélo électrique ! C'est en tout cas cette triste histoire que j'aimerais vous raconter.

Au début, l'évidence ! Culture et Europe, c'est accepter de combiner deux complexités dans une unité apparemment ingérable... , en tout cas, si l'on s'en tient à l'Union européenne comme je vais le faire.

Complexité par les nombres : l'Union européenne est composée de 28 pays qui ont chacun leur

culture particulière avec des langues multiples forgées par l'histoire. 24 langues officielles et une

pluralité de langues d'ici ou venues d'ailleurs, dont 128 d'entre elles selon l'Unesco sont menacées

de disparition. Comme le rappelait un Conseil européen en 2008 « La diversité linguistique et

culturelle est constitutive de l'identité européenne; elle est à la fois un héritage partagé, une

richesse, un défi et un atout pour l'Europe."

Complexité, surtout, par le sens, dans la mesure où, pour faire avancer l'Europe, cette diversité doit

être pensée dans son unité. Comme disait Jacques Lang. " C'est le génie, c'est l'âme de l'Europe.

C'est ce qui fait qu'aucun autre continent ne recèle, sur un si petit territoire, autant de trésors,

autant de langues, autant d'arts de vivre. L'unité européenne doit être au service de cette pluralité à

préserver. » (.Voir « Réunifier l'Europe ou l' Europe en quête d'identité(s).Séminaire organisé par le Groupement d'Etudes et de Recherches « Notre Europe » et le Centre Hellénique d'Etudes Européennes « EKEM », les 13 et 14 novembre 1998 à Athènes. http://www.notre-europe.eu/media/semi7-fr.pdf?pdf=ok)


 

C'est dire que l'on ne peut échapper à cette complexité : l'enjeu culturel de « l'unité dans la diversité' reste et demeure essentiel pour l'avenir de l'Union.

L'enjeu culturel est d'autant plus déterminant pour l'avenir que le passé des différences de culturesest lourd à supporter. Paul Ricoeur rappelait ainsi « qu' un trait majeur de l'histoire de l'Europe,

c'est la masse incroyable des souffrances que la plupart des États, grands ou petits, pris deux à

deux ou par alliances interposées, se sont infligées dans le passé. L'histoire de l'Europe est cruelle :

guerres de religion, guerres de conquête, guerres d'extermination, assujettissement de minorités

ethniques, expulsion ou asservissement de minorités religieuses ; la litanie est sans fin. L'Europe

occidentale sort à peine de ce cauchemar ; l'Europe centrale et orientale risque d'y succomber. »

Pour nous sortir de ce passé, Paul Ricoeur estimait impératif de déployer un nouveau modèle de

relations prenant en compte ce qu'il appelle « l'échange de mémoire des souffrances infligées et

subies.» (Paul Ricoeur dans « Imaginer l'Europe. Le marché intérieur européen, tâche culturelle et économique sous la direction de P.KOSLOWSKI Paris CERF 1992. Chapitre 4 : quel éthos nouveau pour l'Europe ? ).


 

Lire la contribution de Jean-Michel Lucas, publiée sur le site de l'IRMA

 


 

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 09:22

Chez Boulinier (près du Stade Charlety), pour 50 centimes d'euros j'ai fait l'acquisition de Le sanatorium, un roman de David Vogel, traduit de l'hébreu par Gabriel Roth (Mercure de France, 2000).

Je ne l'ai pas encore lu.

J'espère qu'il sera aussi beau que la dédicace découverte en ouvrant le livre dans l'autobus.

L'amour de la lecture...

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 09:11

La Gazette des communes pose nombre de questions à Véronique Balbo-Bonneval, présidente de la Fédération nationale des associations de directeurs des affaires culturelles (FNADAC) .. et elle répond :

 

© Hélène Girard

C'est ici.

 

 

Toujours dans la Gazette des communes :

Pour la quatrième fois en quatre ans (1), les associations d’élus locaux (2) ont réussi à élaborer un texte commun à l’occasion de leur rencontre en Avignon.

Intitulé « arts, culture et territoires, le partage de l’interrogation, le courage de l’imagination », le document appelle les collectivités à mettre en commun leurs questionnements et à nourrir mutuellement leur réflexion. Il s’agit d’imaginer de « nouveaux territoires culturels », associant collectivités, porteurs de projets et professionnels, tout en préservant l’acquis des expériences réussies.

 

© Hélène Girard

 

C'est par là

 

Dans Livre Hebdo :

 

En Avignon, Aurélie Filippetti a annoncé la mise en place d'un "pacte culturel" entre l'Etat et les collectivités territoriales. Pour Jean-Jacques Queyranne qui représentait les Régions, la décentralisation voulue par la ministre ne va pas assez loin.

 

Le « pacte » de la ministre

Les appétits de Jean-Jacques Queyranne

 

Deux sociologues dans la mêlée.

 

Directeur d’études à l’EHESS et professeur à la Central European University de Budapest, le sociologue de la culture Jean-Louis Fabiani fut aussi, un temps, directeur des affaires culturelles en Corse. A l’occasion du Forum de Libération à Avignon, dont il observe depuis de longues années le Festival, il tente une mise à plat de la politique culturelle.

 

© Sylvain Bourmeau Libération

 

Lire l'entretien

 

 

Autre entretien, plus long celui là, avec le même Jean-Louis Fabiani dans Rue 89

© Imanol Corcostegui

 

Lire l'entretien

 

Penser la culture comme une réponse à la crise, tel est le titre de l'entretien qu'Emmanuel Wallon a accordé aux Inrocks.

 

© Mathieu Dejean, Les Inrocks

 

C'est par là

 

Emmanuel Wallon était aussi dans La Marseillaise

 

 

Et Jack Ralite est dans l'Humanité.

 

« L’homme est un être à imaginer », disait Bachelard. A fortiori les artistes et techniciens de l’art que vous êtes.

Solidarité, frères et sœurs de combat et d’espérance. Avec vous, comme disent beaucoup de personnages de Molière : ­« J’enrage ».

C'est ici.

 

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 08:07

 

Mais non, je n'ai pas écrit le chant du cygne.

Je vous parle d'un temps... à la fin du siècle dernier.

Bref retour vers le pays des cigales sans soucis, le 9 juillet 1999 très exactement... 

 

 


© INA

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 08:20

La culture relève d’une définition double et contradictoire puisque qu’elle désigne à la fois le particula-risme de chaque individu mais aussi ce qui nous élève au-dessus de nous-mêmes, de nos origines, nous permet de transcender l’appartenance culturelle au profit de l’inappartenance intellectuelle.
La culture a ceci d’indispensable qu’elle n’est pas utile mais possède, au contraire, la vertu d’apprendre aux hommes ce qu’il n’est pas nécessaire de savoir pour vivre. Elle ouvre sur une connaissance qui n’est pas seulement dictée par l’adaptation du monde à nos besoins. C’est d’abord en cela qu’elle nous «dérange». Car l’inculture est confortable, comme l’est le dogmatisme, le monolinguisme et l’enfermement dans la sphère étroite des aspirations individuelles, qui fabriquent des troupeaux de moutons perclus d’individualisme. La culture est un luxe, un désir naturel et non-nécessaire, un superflu qui donne au sujet le goût de l’autre et de l’intérêt pour la « liberté du monde » (Arendt).
Il ne faut pas croire que la culture est une garantie d’intelligence.
Peut-être peut-on penser la création indépendamment de la culture. Le fait qu’il existe des écrivains de génie qui n’ont pas de grande culture littéraire. En revanche, il me semble que seule la culture – au sens agricole et historique de « cultiver son jardin » – permet l’émergence de la nouveauté. Car il n’existe pas plus de nouveauté radicale qu’il n’y a de couleurs inédites. Le monde est un puzzle dont le réarrangement des pièces produit des figures nouvelles. Plus on a de pièces, plus il y a de combinaisons. La culture n’est pas une affaire de passé mais d’avenir.
(…)
Telle Janus… La culture possède deux visages, celui de l’ancrage et celui de l’arrachement, le visage typé, tellurique, incarné, singularisant d’une tradition, et le visage magnifique (mais abstrait) d’une transcendance qui nous «déprend de nous-mêmes» (Foucault), et nous invite à penser le monde séparément du lieu qu’on y habite.
Raphaël Enthoven

© Journal des grandes écoles,

http://journaldesgrandesecoles.com/la-culture-selon-raphael-enthoven/

Nous sommes dans un pays qui a commencé son action culturelle par la conservation, la protection des monuments, des institutions. Mais nous avons été très vite empêtres dans l’ambiguïté du mot culture. Durkheim définissait la culture comme les valeurs et les coutumes qui lient un groupe. Il faut rajouter à ce sens, comme Finkielkraut l’y invite, la transformation de l’héritage par la connaissance ou l’éducation. Lukacs a défini la culture comme « l’humanité de l’humain », propos terrible si l’on repense au moment où il a été écrit. A partir de ces définitions, je conçois la culture comme ce processus d’autocréation de l’homme par la culture, et j’essaie de travailler sur ce que cela signifie pour la démocratie. Il ne peut pas y avoir de projet de démocratie réelle s’il n’y a pas de place pour la culture et la création. L’Europe est une idée, non pas un territoire, c’est une véritable création qui doit, à mes yeux, se fonder sur ce que dit Lukacs.

Dans nos débats politiques, il faut que nous nous sentions obligés à un devoir d’humanité. La question est donc : quel statut donner à la création, et qu’entend-t-on par culture ? Après viennent les questions techniques de l’organisation du financement.

Catherine Trautmann

Lumière sur l’Europe, in Culture publique, Opus 3, Sens et Tonka éd., 2005

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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 09:12

1968.

Maison de la culture d'Amiens : débat avec le comité de démocratisation.

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 09:46

 

A l'intention de celles et et ceux qui, sous des formes variées et plus ou moins consciemment transpirent la haine de la démocratie...

ce texte publié il y a près d’un siècle dans les chroniques quotidiennes  

Propos d’un Normand  dans La Dépêche de Rouen et de Normandie

 

 

Sagesse des électeurs

Comme je déclarais que j'étais radical, l'homme grave me dit : « Qu'est-ce que cela, radical? Un mot, une étiquette, rien de plus. Je comprends que l'on soit monarchiste, ou que l'on soit socialiste ; mais le radicalisme n'est pas. »

Je lui répondis : « Le radicalisme est à mes yeux quelque chose de très précis, et qu'il est aisé de définir ; le radicalisme est essentiellement une doctrine politique ; il n'est qu'accessoirement une doctrine économique, et par là vous pourriez l'attaquer ; au sujet de la propriété, du travail, des impôts, et, en un mot, de l'action réelle du législateur, il est opportuniste. Mais sa doctrine politique est tout à fait ferme, on peut l'appeler : la démocratie pure.

Les hommes, inégaux en fait, sont égaux en droit ; voilà le principe. La loi et les pouvoirs publics doivent lutter perpétuellement contre l'inégalité, qui, par l'effet des lois naturelles, renaît sans cesse, et sous mille formes.

Il est un moyen infaillible d'y remédier toujours et quoi qu'il arrive, c'est d'organiser de mieux en mieux le suffrage universel, c'est-à-dire le gouvernement du peuple par lui-même.

Un peuple instruit, qui délibère et discute ; un peuple éclairé par des spécialistes, éclairé par ses représentants, mais non pas gouverné par eux ; non, gouverné par lui-même : tel est l'idéal. Et cela vaut qu'on y travaille, car nous en sommes encore loin. Toutes les puissances, noblesse, religion, richesse, compétence, presque toujours unies, travaillent à tromper l'électeur, à tromper l'élu, à résister par la ruse aux volontés du plus grand nombre.

Le radical se donne une double tâche ; d'abord savoir le mieux possible, et sur chaque question, ce que veut le plus grand nombre ; ensuite, surveiller les pouvoirs publics, et les rappeler à l'obéissance.

Si maintenant vous demandez au radical où ce système nous mène, vous lui en demandez trop. La République sera ce que le plus grand nombre voudra. Toute autre forme de la Justice est tyrannie. »


 

Alain (Emile Chartier)

Propos 59

11 avril 1906

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 10:00

Le Conseil générale de Lozère veille au bon entretien du balisage du GR 65 (ou chemin de Saint Jacques de Compostelle).

A cet effet il a procédé à une délégation de service public originale mais peu coûteuse.

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  • : La Cité des sens. Culture et politique.
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  • : Les politiques culturelles aujourd'hui et leur histoire. Culture et politique, ressources, documents, analyses et débats par Jean-Claude Pompougnac .
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Profil

  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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