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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 09:44

Où il est question de culture (comme on dit), d'histoire, de politique, de l'histoire des politiques publiques de la culture, de la démocratisation culturelle et des débats qu'elle a suscité et aussi de l'histoire du ministère de la culture.

 

 

Comme je le signalais ici même, il y a quelques mois, le Comité d’histoire du Ministère de la Culture a crée le carnet de recherches “Politiques de la culture qui diffuse des comptes-rendus et des communications données à l’occasion de séminaires ou de tables-rondes qu’il organise.

Il propose également des informations et des ressources documentaires produites à l’occasion de ces événements. Selon l’usage, les opinions exprimées par les auteurs n’engagent qu’eux-mêmes et ne représentant pas l’opinion du Comité d’histoire. Le Comité a, en effet, pour mission générale de rassembler et publier – pour les mettre à la disposition des chercheurs de disciplines diverses – des matériaux encore dispersés et provisoires (ou même des témoignages), le plus rapidement possible sans attendre nécessairement qu’ils soient cimentés dans des œuvres définitivement construites.

S'agissant du séminaire La démocratisation culturelle au fil de l’histoire contemporaine, les publications sont régulières et en voici le sommaire à ce jour

 

Philippe POIRRIER, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Bourgogne, vice-président du Comité d’histoire du Ministère de la Culture

Relire l'histoire de la démocratisation culturelle.

 

Isabelle MATHIEU, Ingénieur de recherche, Université de Bourgogne

De l'action culturelle comme processus de fraternisation

 

Brigitte GILARDET, Doctorante en histoire de l'art contemporain, Université de Picardie

L'action originale de François Mathey en faveur de la démocratisation culturelle dans le

domaine des musées (1953-1985)

 

Marion DENIZOT, Maître de conférences en études théâtrales, Université Rennes 2

Retour sur l'histoire du théâtre populaire : une « démocratisation culturelle » pensée à

l'aune de la nation (XIXe-XXe siècles

 

Hervé GLEVAREC, Directeur de recherche au CNRS

L'épistémé de l'enquête sur les pratiques culturelles des Français : référentiel de

l'accession, indicateurs de fréquentation et définition de la culture

 

Sylvie PFLIEGER, Maître de conférences en économie, Université Paris Descartes

Essai de mesure des effets multiplicateurs des déterminants sociaux des pratiques culturelles

 

Claude PATRIAT, Professeur de science politique, Président du FRAC Bourgogne

Art en apogée – Culture en périgée ? : quand l'échec de la décentralisation culturelle nourrit l'échec de la démocratisation culturelle.

Nathalie MONTOYA, Maître de conférences, Université Paris Diderot

Les médiateurs culturels et la démocratisation de la culture à l'ère du soupçon.

Pierre MOULINIER, Comité d'histoire

La dimension territoriale de la démocratisation culturelle

 

Sandrine DUBOUILH, Architecte DPLG, Professeur des Universités, Université Bordeaux 3

Les maisons de la Culture, machines « vertueuses » de la mise en œuvre du projet de

démocratisation culturelle, 1959-1968

 

François GASNAULT, Conservateur général du patrimoine, chercheur associé au Lahic

Les rapports entre la direction de la musique et les associations de musiques et danses

traditionnelles : un processus de légitimation inabouti (années 1970 – années 1990)

 

Patrick GERMAIN-THOMAS, Chargé de cours, politique culturelle et médiation, CELSA Paris-Sorbonne

Le soutien public à la danse contemporaine en France : vers une démocratisation de l'exigence

artistique (1975-2010)

 

Cécile RABOT, Docteure en littérature, Agrégée de lettres classiques détachée comme ATER en sciences de l'information et

de la communication, Université Paris Ouest-Nanterre

La démocratisation culturelle par les bibliothèques de lecture publique, une préoccupation

d'hier ?

 

Mathilde SEMPE, ATER en science politique, Université Paris Ouest-Nanterre

Socio genèse d'une politique culturelle en Bretagne : retour sur le processus d'imposition de la catégorie de « démocratisation culturelle » (1950-1982)

 

Marine CORDIER, Sociologue, Maître de conférences en STAPS, Université Paris Ouest-Nanterre

Acteurs et enjeux de la démocratisation culturelle : le cas du cirque (1970-2010).

 

 

Marion VIOLLET, Docteure en arts plastiques, chargée de médiation espace d'art contemporain à Toulouse

Entre démocratisation culturelle et préservation d'une exigence de l’œuvre : construire une médiation de l'art contemporain.

 

Accéder au Carnet de recherches Politiques de la culture.

 

On trouvera d'autres documents relatifs au chantier de recherche sur les politiques de démocratisation culturelle sur le site du ministère :

  • Chronologie, bibliographie, sélection d'écrits sur la démocratisation culturelle (réalisés par Pierre Mouliner) ;

  • un numéro de Culture et Recherche (2005) consacré à cette question et divers documents du DEPS...

C’est ici.

Par ailleurs des pages spécifiques sont consacrées à l'histoire du ministère lui même et à l'action des ministres successifs depuis André Marlraux : C'est par là.

 

 

 

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 10:00

Libération du 4 juillet racontait par le menu, l'ambiance désastreuse de la soirée d'ouverture du festival d'Aix en Provence, ponctuée d'invectives au sein d'un public BCBG qui appréciait diversement la lecture imposée d'un texte d'Edwy Plenel :

Une septuagénaire à brushing hurle : «On s’en fout !» Sa voisine sexagénaire lui intime de se taire. La première :«C’est toi qui as dit "Chut", connasse ? J’ai le droit de m’exprimer !»

Ce texte de Plenel reprenait  sa chronique de France Culture du 11 juin sur les intermittents

A cet argumentaire, sous le titre Le traquenard de l'économie culturelle ou comment l'exception culturelle triche avec la diversité culturelle, le bon Docteur Kasimir Bisou (alias Jean-Michel Lucas) a cru bon de répondre et La Cité des sens croit bon de relayer cette réplique.

Sur l'antenne de France Culture, j'ai entendu Edwy Plenel défendre les intermittents, ce dont je me suis immédiatement félicité. Par contre, j'ai été surpris par la fin de son argumentation. Il a, en effet, rappelé que le secteur culturel avait un poids économique important - sept fois celui de l'automobile – et que les conséquences seraient lourdes sur les activités  du secteur si le problème des intermittents  était mal réglé.
Il a suivi la pente  générale qui glorifie l'enjeu culturel par les chiffres d'affaires et d'emplois en prenant comme argent contant, ce qui ne lui ressemble pas,  les chiffres de l'étude sur l'économie de la culture réalisée par les inspections des finances et de la culture. 1

C'est dommage pour trois raisons (...)

 

Lire la suite sur le blog de l'A.M.I., hébergé par Mediapart.

#

Sur la critique de l'argument économique voir aussi la tribune de Michaël Foessel 

Apologie de l’intermittence (Libé- 4 juillet 2014)

 

 

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 10:17

Voici ce que l'on peut lire dans l'introduction (page 10) d'un ouvrage récent des plus stimulants sur les politiques culturelles Pourquoi brûle-t-on des bibliothèques ? de Denis Merklen (Presses de l'ENSSIB, 2013) :

 

Caillassages et incendies s'inscrivent dans trois mutations simultanées. Une mutation des classes populaires par laquelle un segment du monde populaire se détache du passé ouvrier qui le caractérisait et lui conférait une certaine intelligibilité pour se définir plutôt à partir de son inscription territoriale, de sa marginalité urbaine – au sens que la sociologie latino-américaine a donné à cette expression. Une mutation des politiques sociales et plus largement des politiques publiques dont la « politique de la ville » est l'un des éléments centraux, mutation par laquelle l’État a changé son rapport aux classes populaires et a ainsi contribué à l'autonomisation de ce segment que la société entière connaît comme »les banlieues ». Enfin, une mutation politique dont l'élément le plus saillant est donné par la difficulté des formations politiques traditionnellement liées au monde ouvrier à mobiliser aujourd'hui ce segment du populaire au sein duquel évoluent ceux qui brûlent les bibliothèques de quartier.

 

© Denis Merklen

 

Dans cette même perspective je signale une information publiée par Benoit Berthou sur Comicalités, un carnet de recherches hébergé par Hypothèses.org

 

Deux laboratoires (de l’université Paris 8 et de l’université de Lausanne) lancent un appel à communication intitulé : « Les dynamiques hégémoniques dans la culture populaire ». Cette proposition, qui débouchera sur une journée d’étude organisée en octobre 2014 à Paris, a le mérite de nous inviter à tenter de mieux cerner et définir une notion particulièrement vague à propos de laquelle l’appel à communication que nous reproduisons ci-dessous fournit une bibliographie et quelques pistes de réflexion. À la lecture de ce texte, une intuition se fait jour : plutôt que de penser la « culture populaire » au regard d’une opposition entre culture « illégitime » et « légitime » (ou « dominante »), ne s’agit-il pas plutôt de s’interroger sur le rapport entre la « culture populaire » et la notion « d’industrie culturelle ». Pour le dire autrement, le « populaire » est-il toujours « industriel » et soumis à un mode de production de la culture soucieux de diffuser largement et rentabiliser ses productions ? La réponse n’a rien d’évident et elle nous invite dans tous les cas à prendre certaines distances vis-à-vis de certaines théories du « populaire », ou du moins de « l’ordinaire » : Michel de Certeau désignait par exemple celui-ci sur le mode de l’usage, comme un ensemble de procédures se proposant d’employer des produits ou biens culturels issus d’un ordre « dominant ». « Populaire » pouvait alors désigner un mode d’appropriation ; mais un « populaire » entendu comme « une arme aux mains des industries culturelles, à la fois commerciale et idéologique » devrait à l’inverse être entendu comme un genre, un certain type de produits culturels, peut-être conçus à des fins et selon des moyens bien précis.

(…)

Extrait de l'appel à communications :

Cette journée d’étude vise à mieux définir la culture populaire, en prenant notamment en compte les différentes dynamiques contemporaines qui ont largement modifié son visage (digitalisation, effondrement de différents marchés liés à des produits). Pour saisir la tension entre la culture populaire et sa récupération, il s’agira de cerner les acteurs de ces deux facettes, tant les sujets du populaire que ceux qui sont à la manœuvre au sein des industries culturelles. C’est grâce à cette meilleure compréhension que l’on sera à même de mesurer les processus hégémoniques et contre-hégémoniques qui sont en jeu dans les cultures populaires.

 

Lire l'appel à communications et la bibliographie

 

Il convient aussi de signaler une étude récente sur le rapports des classes populaires à la culture du numérique :

Démocratiser la culture multimédia ? Usages et apprentissages en milieu populaire, de Fabien Labarthe (Maison des sciences de l’Homme -2014)

Une enquête ethnographique, au plus près des usages et des apprentissages, portant sur ce que produit un équipement destiné à permettre un « accès à la culture » à des publics dits éloignés.

 

Extrait de la recension de cet ouvrage par Patrice Carré sur nonfiction

(...)

C’est l’un de ces ECM marseillais qui est au centre du travail de Fabien Labarthe. Il s’agit de la friche la Belle de Mai. Situé dans le 3e arrondissement de Marseille, c’est un quartier qui se trouve dans l’arrondissement où la proportion de la population est la moins diplômée et le taux de chômage le plus élevé du territoire marseillais. Si l’intérêt de F. Labarthe s’est initialement tourné vers les relations entre artistes et animateurs multimédia au sein de l’ECM, son attention s’est vite transférée vers les jeunes qui fréquentaient cet espace. Après avoir rencontré un animateur multimédia - qui a joué le rôle de ce que les anthropologues ont coutume d’appeler un informateur privilégié et qui s’est vite révélé médiateur, au sens que Michel de Certeau et Luce Giard   donnent à ce terme, à savoir la figure de l’individu-ressource capable de susciter l’intérêt et la curiosité, d’initier des usages inédits et des idées novatrices que les autres membres du groupe adopteront à sa suite – F. Labarthe s’est posé la question de savoir comment ces « jeunes » issus de « quartiers » se sont comportés au contact d’artistes et d’animateurs socio-culturels. L’enquête le conduit, à partir d’exemples toujours très concrets, à passer au crible de l’analyse un certain nombre de notions théoriques. Ainsi au fil des pages s’interroge-t-il sur la notion de public et sur ce qu’est « faire public », comment se fabrique et se construit un public.

(...)

Pour conclure, F. Labarthe revient sur la question de la « démocratisation culturelle » qui, dans notre pays, se trouve au cœur des débats sociologiques et politiques depuis près de cinquante ans. Aujourd’hui, nous dit-il, une telle notion est en perte de souffle, sinon de sens. Tout se passe comme si désormais seul le numérique était en capacité de démocratiser la culture. Ce que nous montre bien son travail, c’est qu’effectivement l’ECM de la Friche apparaît comme étant susceptible de faire émerger un nouveau public de (et pour) la culture, si l’on entend par là la fréquentation inédite d’une structure culturelle par une population qui y est statistiquement sous-représentée. Mais si son enquête est historiquement datée (au début des années 2000, le matériel multimédia est onéreux et peu familier pour des jeunes de quartiers populaires) la période et le terrain choisis par l’auteur restent particulièrement intéressants. C’est sans doute son approche de l’autodidaxie collective – et l’observation des rapports de partage et de mise en commun qui s’instaurent alors -  qui aujourd’hui encore me semble d’une grande actualité. On lira ce travail en le mettant en rapport avec les travaux récents sur la « littératie numérique » et sur l’inclusion numérique, je pense notamment au récent rapport du Conseil National du Numérique  

 

© Patrice Carré sur nonfiction.fr

Lire la recension.

 

 

Voir aussi, l'entretien avec Monique Pinçon-Charlot et Michel Pincon publié dans l'Humanité Dimanche du 27 juin 2014.

 

La politique de la ville conduit à territorialiser les difficultés des classes populaires. On utilise des critères géographiques pour nommer ces territoires : zones, banlieues, quartiers, cités. Cela a été initié sous François Mitterrand en même temps que la décentralisation, dans les années 1980, au moment où s’est mis en place le néolibéralisme. Cette phase du système capitaliste où on dérégule les marchés et où la finance prend le pouvoir sur le politique. À ce moment-là, se met en oeuvre une guerre de classes avec des champs de bataille qui concernent tous les domaines de l’activité économique et sociale, dont l’espace géographique, avec la « compétitivité des territoires ». Il s’agit de rendre les territoires riches attractifs pour le capital et pour les entreprises, avec l’aide de l’État, bien entendu.

 

Lire l'entretien

 

Culture et populaire, c'est aussi le thème du consistant dossier du dernier numéro du Bulletin des bibliothèques de France

 

Entre autres signatures : Olivier Donnat

Le populaire à l’épreuve de la diversité culturelle

La diversification des pratiques et des contenus culturels ne semble pas avoir favorisé la démocratisation de l’accès à la culture : le rejet de la « culture cultivée » s’est au contraire accru dans les milieux populaires, tandis que la culture populaire demeure tenue à distance par les milieux diplômés malgré une revendication d’éclectisme désormais légitimé, « branché », mais dans lequel se glisse en réalité un véritable rejet du populaire.

 

Anne-Marie Bertrand

La lecture, populaire ?

Après des années de méfiance au cours desquelles la lecture n’était pas conseillée pour le peuple dont on attendait surtout une docilité sociale et politique, le paradigme s’est inversé dans les années 60 dans une perspective émancipatrice, puis dans une sorte d’impératif de culture : voilà qu’il faut lire à tout prix ! Quel rôle les politiques publiques et les bibliothèques ont-elles joué et jouent-elles désormais dans l’accès réel du plus grand nombre à la lecture, dans un contexte technologique en pleine mutation ?


Christophe Evans.

Les publics populaires.

Malgré la difficulté à définir la notion de « milieux populaires », ces derniers recouvrent bien une réalité sociale qui ne saurait être marginalisée. En termes de fréquentation des bibliothèques, la sociologie qualitative apporte des nuances et des subtilités que les simples constats statistiques de sous-représentation du public adulte ne permettent pas nécessairement de cerner : la question des usages et des représentations devient centrale pour comprendre tous les enjeux, malentendus, attentes et rapports de force qui sous-tendent les relations qu’entretiennent les milieux populaires et ces institutions culturelles en mutation que sont les bibliothèques.

 

Acceder au sommaire et aux articles du n° de mars 2014 du BBF La culture, populaire ?

 

Je reviendrai prochainement sur Pourquoi brûle-t-on des bibliothèques ? de Denis Merklen, en particulier sur ses dernières pages : Les classes populaires dans la tourmente de l'individuation.

 

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Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Les politiques culturelles en débat Actualité
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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 17:07

Le caractère répétitif des polémiques sur le régime des intermittents du spectacle permet-il de mieux analyser les politiques publiques de la culture ?

 

On peut reprocher à une pensée commune du « monde de la culture » d'être fascinée par le caractère original, singulier, novateur, subversif de la création artistique.

Il n'en reste pas moins qu'une création peut (ou doit ?) être précédée de répétions et espérer être suivie de reprises.

 

Cela explique peut-être pourquoi, chacun de leur côté, Christian Salmon et Emmanuel Ethis jugent bon de republier sur leurs blogs ce qu'ils écrivaient déjà en 2003, le premier avec Olivier Py, le second avec Jean-Louis Fabiani et Damien Malinas à propos de la crise (inouïe) de 2003.

 

 

Sous le titre : Intermittents : la domestication culturelle,, Christian Salmon écrivait le 8 juin dernier , sur son blog (Médiapart)

 

Il y a onze ans la crise des intermittents provoquait l'annulation du festival d'Avignon.

Le 22 juillet 2003 Olivier Py et moi même décidions de publier une tribune qui se voulait aussi un appel, une alarme mais aussi un cri d'espoir. Olivier Py est aujourd'hui directeur du Festival d'Avignon, l'alternance a ramené les socialistes au pouvoir mais rien n'a changé. Il est même désespérant de constater que nous aurions pu publier la même tribune aujourd'hui sans en retirer un mot...

 

C'est ainsi qu'en vingt ans nous sommes passés de la politique culturelle à la culture de proximité. Des organismes privés seront très bientôt en charge de la culture dans le monde idéal de la communication et des loisirs. Une culture qui s'est lentement préparée à son nouveau maître, en devenant majoritairement muette, festive, décorative, sérieuse, pédagogique, divertissante, etc., bref domestique.

La domestication des individus est devenue aujourd'hui le but même de la vie en société. Car il ne s'agit pas seulement de substituer le divertissement à la culture, et la culture à l'art mais d'expulser toute réalité de l'espace social, de substituer l'exhibition à l'expérience, la télé-réalité au récit. La télé-réalité est bien plus qu'un programme de télévision ; c'est le programme intégré de toute la société ; absorber la réalité. Programme-buvard. Brouiller les contours entre le vrai et le faux, la réalité et la fiction. Un programme que Hanna Arendt qualifiait de «totalitaire». 

De fait , c'est avec le plus grand intérêt qu'on pourra lire les commentaires , nombreux et pas toujours très consensuel,  que provoque cette publication réitérée.

 

Accéder au texte intégral.

 

 

Démarche analogue d'Emmanuel Ethis qui publie de nouveau sur son blog La performance des vulnérables, un texte cosigné avec Jean-Louis Fabiani et Damien Malinas, publié pour la première fois en juillet 2013.

 

La crise des intermittents rompt le pacte qui repose sur l’échange admis entre l’incertitude et la liberté : ne reste que la certitude du désespoir, de l’interruption du jeu. Ce n’est pas la défense d’un style de vie où un minimum de confort qui est en jeu. La menace porte sur quelque chose de beaucoup plus diffus et de beaucoup plus fort : la possibilité même de se jouer des déterminations sociales en jouant, de se maintenir en suspension dans l’ordre social, de ménager un chemin de liberté qui a son coût social, mais dont la crise révèle soudain l’énormité. Que se passe-t-il lorsqu’on cesse de jouer à être un autre pour être réduit à être un simple individu social ? Les visages et les corps disent l’anxiété de cette fin de partie annoncée. Le paradoxe de l’action collective éclate : pour certains, il s’agit de ne plus jouer pour continuer à jouer, pour d’autres, il s’agit de jouer à n’importe quel prix, pour sauver sa peau d’artiste. La menace redoutée installe des arguments qui justifient les attitudes les plus contradictoires. L’interruption est momentanée, mais qui sait ? Dans la suspension, il y a toujours l’anxiété de la fermeture définitive. Le festival est installé dans la durée : n’est-il pas aujourd’hui une tradition nationale, bâtie sur une chaîne intergénérationnelle faites d’émotions, de plaisirs partagés mais aussi de disputes. De disputes, de conflits sévères, certes, mais pas comme ça, pas au point que la mort du théâtre ne devienne une possibilité. Et les corps disent, plus que les slogans, le prix qu’on attache à être ici ensemble dans un lieu de mémoire par excellence dont on ne sait plus si l’est un lieu d’avenir. Nous avons tellement joué avec la mort du théâtre que nous sommes surpris, presque interdits, par cet arrêt de jeu.


Accéder au texte intégral.

 

Le caractère récurent de la crise, des polémiques empreintes de mauvaise foi, du débat politique trop souvent convenu sur fond de questions techniques (pas toujours limpide, loin s'en faut) appellerait une étude suivie de la question, une compétence dans la compréhension du mécanisme et un certain courage intellectuel dans l'analyse qu'on peut sans doute trouver ici :

 

Pierre-Michel Menger  : L’intermittence, c’est le travail hyperflexible : un employeur embauche pour quelques heures, sans aucune contrainte, à la différence du CDD ou de l’intérim, qui sont beaucoup moins flexibles. Cela arrange donc tout le monde : le secteur privé comme le secteur public, les associations 1901 qui constituent l’immense majorité des employeurs du spectacle vivant, et l’Etat et les collectivités locales, qui ont utilisé pour l’essentiel la forme associative pour subventionner les structures et les événements, telles que les compagnies, troupes, festivals, etc. Au total, tous les employeurs du secteur des spectacles ont un intérêt au moins équivalent à celui des salariés pour défendre l’intermittence, aussi longtemps qu’ils pourront transférer le déséquilibre du régime particulier des intermittents (1,1 milliard d’euros d’écart entre prestations versées et cotisations encaissées) sur l’ensemble des autres secteurs d’activité, au titre de la solidarité interprofessionnelle de l’assurance-chômage. Donc employeurs du secteur et salariés sont d’accord entre eux.

Le cas de l’intermittence n’est pas un conflit social. Elle ne le deviendrait que si les employeurs avaient des intérêts différents des salariés et de leurs représentants, ce qui ne s’est jamais vu jusqu’ici. C’est un cas exceptionnel, dans le marché du travail en France, et un cas sans équivalent à l’étranger. Aucune procédure n’existe pour vérifier la légalité de l’embauche ou de la fin du contrat. Les employeurs n’ont que des cotisations à payer avec le versement d’un salaire, et aucune responsabilité à l’égard de la carrière individuelle des salariés. La souplesse procédurale du contrat de travail d’usage est imbattable, aucun théoricien de l’économie capitaliste la plus concurrentielle ne pourrait rêver disposer d’un système plus abouti qui transforme les coûts fixes du travail en coûts variables. Donc les employeurs du secteur sont solidaires des intermittents pour défendre un système qui a pour eux des avantages imbattables. Et tout irait bien si ce régime était équilibré, mais il est déficitaire depuis 30 ans… C’est un déficit structurel. Il tient tout simplement au mécanisme même de l’emploi au projet : quand on crée de l’emploi sous forme de contrats au cachet, on crée immédiatement et systématiquement du chômage d’inter-contrats, et donc les dépenses d’indemnisation du chômage augmentent alors même que la masse salariale augmente. C’est l’inverse du fonctionnement normal d’un marché du travail.

(...)

© Influences, le site web des idées.

 

 

Lire l'intégralité de l'entretien La condition « hyperflexible » des intermittents du spectacle , accordé par Pierre-Michel Menger au site Influences.

 

 

 

 

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 15:34

 

 

La création artistique peut-elle être considérée comme un travail ?

Entretien avec le sociologue Pierre-Michel Menger

Professeur au Collège de France et titulaire de la chaire Sociologie du travail créateur
Pour plus d'information et de contenus connectez-vous sur le site internet du Collège de France :
http://www.college-de-france.fr/site/...

 

© Journaliste : Sophie Bécherel. Production Collège de France

 

Cette éclairante analyse du sociologue voudrait ici faire écho à une rubrique déjà un peu ancienne et beaucoup moins savante de ce blog : La chose artistique

L’objet de cette série de notes est de s’interroger sur la place faite à l’artistique (et aux artistes) dans les discours et les pratiques sociales contemporaines. Et de conduire cette enquête en s’intéressant aux choses concrètes, simples et banales que produit l’habitus des acteurs du monde culturel. De dégager la chose artistique de l’aura exorbitante qui l’entoure surtout auprès de tous ceux qui vivent dans son intense lumière (politiques, fonctionnaires, directeurs d’institutions, journalistes, etc.)

Au séminaire, il est une façon de manger un œuf à la coque qui annonce les progrès faits dans la vie dévote (Stendhal).

Et ce, Avec le souci d’être profondément superficiel, d’interroger la surface des choses de telle sorte que la question rebondisse sur le questionnement lui-même et produise une altération de la réflexion, une incertitude quant au sens communément admis des catégories logiques, sociales, esthétiques, politiques à l'aide desquelles nous décrivons ordinairement et commentons quotidiennement, la « réalité ».


 

Déjà publié, dans cette même rubrique :

 

La chose artistique (un)

 

La chose artistique (deux)

 

La chose artistique (trois)

 

La chose artistique (quatre)

 

La chose artistique (cinq)  

 

La chose artistique (six)

 

La chose artistique et le spectacle vivant.

 

Veni creator (la chose artistique -suite)



 

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 08:21

Politiques culturelles. Que faut-il penser du projet de loi sur la création artistique ?

Quelle loi pour la création artistique ?

Il y aura bientôt un an, j'étais invité à commenter et discuter devant une bonne centaine de professionnels, réunis à l’Université d'Avignon, la version d'alors d'un projet de loi sur la création artistique préparée par le Ministère de la Culture et de la Communication.

Ce projet reste un projet même si un organe d'information plutôt consacré aux questions économiques affirmait il y a peu que, telle la typographie, il avait du plomb dans l'aile.

 

 

Le professeur Jean-Michel Lucas (qui, parfois s'avance masqué sou le nom de Docteur Kasimir Bisou), autorité très souvent citée sur ce blog, vient de consacrer quelques lignes bien senties au sujet.

Il faut laisser tomber le projet de loi sur la création artistique dont certains disent déjà que sa seule raison d'être est de calmer les professionnels de la culture, sans pour autant apporter les solutions financières aux difficultés réelles qui les assaillent.
Par contre, face aux multiples formes de repli qui traversent notre société, l'urgence, tant qu'il est encore temps, est d'engager le projet spécifique d'une « bonne » loi sur la protection et la promotion de la liberté d'expression artistique. Car la première norme à ancrer dans la loi est la norme universelle de la liberté d'expression.

Site de l'IRMA

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On peut trouver cette contribution sur le site de l'IRMA . Cliquer ici

 

Rappel

Dans la démarche d'élaboration de ce texte (qui, en effet, comme l'indique J.M. Lucas n'a pas franchement la forme adéquate d'un texte de loi), la Direction générale de la création artistique du Ministère de la Culture avait demandé des contributions écrites aux différentes organisations professionnelles concernées. A l'époque, la Lettre du spectacle s'était fait l'écho de certaines d'entre elles, mais seulement sous forme de brefs extraits.

Dans le souci de dessiner avec précision les contours d'une conception (dominante?) de l'action publique en faveur de la culture orientée « création », à destination des esprits curieux, des amoureux du débat public et des archéologues du futur, La Cité des sens se fait un plaisir de rendre accessibles toutes celles qui parvinrent alors à sa connaissance.

 

 

 

Contribution du PROFEDIM => Accéder au texte 

 

Contribution de la Fédération nationale des arts de la rue =>  Accéder au texte 

 

Contribution du SYNAVI => Accéder au texte 

 

Contrinution du SMA =>  Accéder au texte 

 

Contribution du Syndicat du Cirque de création => Accéder au texte

 

Contribution de la Commission culture de l'ARF  => Accéder au texte 

 

Contribution de la CGT => Accéder au texte 

 

Coopérer par l'action : contribution commune d'Arcadi, OARA, ODIA Normandie, Réseau en scène L.R. et Spectacle vivant en Bretagne => Accéder au texte 

 

Commission paritaire nationale emploi formation spectacle vivant => Accéder au texte

 

°°°°°°°°

°°°°°°

Ce n'est qu'un début, le débat continue. Bonne lecture donc ... car, même si cette loi ne voit jamais le jour, l'exercice aura permis de situer pour un temps les positions en jeu en attendant la suite... 

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 16:38

Quand on est progressiste, il est préférable d'être patient. Et aussi, ce qui ne gâche rien, d'avoir un peu de mémoire.

C'est la réflexion qui m'est venue en lisant le dernier éditorial ( 26 mai 2014) de la Lettre d'information culture du site Territorial.fr

 

 

"Au delà des élections européennes, qui n'ont pas ou trop peu porté sur la culture, au delà d'une description des dispositifs européens en matière de culture, au delà des résultats français de ces élections, inquiétants et anxiogènes, je cherchais à écrire un édito un peu réflexif sur cette question européenne. Je suis tombé sur le texte suivant qui ne date pas d'hier mais qui semble écrit pour demain. Lisez le deux ou trois fois, sa langue étrange vous interpellera certainement".

 

 

Pour lire le texte qui ne date pas d'hier mais qui semble écrit pour demain cité dans l'éditorial de Vincent Lalanne, Cliquer ici

 

 

Ce texte (publié en 1974, d'un auteur souvent cité sur La Cité des sens) fait écho à quelques notes publiées ici ces derniers jours (voir les liens ci-dessous), et de manière plus ironique et polémique, il met à mal l'étonnante tribune La culture définit la conscience européenne, publiée le 23 mai dernier par 13 ministres de la culture européens à la veille des élections que l'on sait...

 

Merci à l'éditorialiste de Lettre d'information culture de faire rebondir le débat

 

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 08:00

Notre contemporanéité est par définition en cours, c’est-à-dire que nous ne savons pas vers où elle nous conduit. Elle a pourtant des traits reconnaissables. Elle est brutale et elle est largement partagée. Ce qui ne veut pas dire qu’elle soit unifiée, tant s’en faut. Elle est mondiale, ou, plus exactement, elle s’est de proche en proche mondialisée. Cela ne signifie en rien qu’elle soit unifiée, comme le prétend le discours sur la mondialisation. Tout au contraire : elle confronte des situations, des histoires, des attentes, profondément différentes. Là où avait longtemps prévalu une lecture unifiée du devenir du monde, essentiellement occidentale, il existe désormais une multiplicité de lectures qui ne s’accordent pas nécessairement. La globalisation est une transformation dont il serait absurde de méconnaître l’importance. Il ne serait pas moins absurde de croire qu’elle va imposer un modèle unique. Tout au contraire, à travers les confrontations qu’elle rend possibles, à travers les nouveaux rapports de force qu’elle rend visibles, elle produit un autre répertoire de différences. À cet égard, le problème me paraît moins être celui de sauvegarder ces différences comme traces du passé, que de comprendre ce que les protagonistes, anciens et nouveaux, vont faire d’elles.
Mais cela suppose peut-être que nous – j’entends : les sociétés occidentales, qui se sont longtemps réservé le privilège du déchiffrement et de l’interprétation de l’histoire – commencions par reconnaître que ce privilège est désormais partagé. La prophétie d’une catastrophe civilisationnelle, que l’on entend parfois annoncer, pourrait bien n’être qu’une manière de dire que nous ne sommes plus les seuls maîtres du jeu. Il y a là un réajustement qui est sans nul doute difficile mais qui pourrait, à terme, être salutaire – et qui, de toute façon, ne nous laisse guère de choix. C’est sans doute de là qu’il faut repartir.

* * * * * * * * *

Extrait de Le passé est devenu une valeur refuge

 

1

Conversation avec Jacques Revel, Historien par Caroline Gaudriault

 

© Zig-Zag Blog.com

 

Zig-Zag part du principe que la pensée ne va pas d’un point A à un point B en ligne droite, mais évolue en spirale. Partisan de fuir le consensus, il respecte les contradicteurs. La vérité étant multiple et souvent remise en question, notre réflexion est en droit de zig-zaguer, comme le fait notre époque qui se cherche.
Avec la participation du photographe Gérard Rancinan et d’intellectuels, Zig-Zag invite à témoigner, à ouvrir des perspectives et converser d’une opinion à l’autre…
Zig-Zag veut échapper aux préjugés, affectionne particulièrement le libre arbitre et n’a pas peur de la nostalgie. Ce que Zig-Zag aime plus que tout c’est son époque, moderne. Et l’impertinence n’étant jamais très loin de son trait de caractère, il regarde avec ironie et sens critique les contradictions de notre société pour mieux en appréhender les contours et s’ouvrir sur des perspectives nouvelles.

 

Accéder à la version intégrale de l'entretien.

 

 

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 16:39

Comment évaluer le rôle joué aujourd'hui par la notion d'identité culturelle (je serais tenté de dire : le rôle joué dans la culture par la notion d'identité culturelle) ?
A l'occasion de multiples problèmes envisagés dans leur aspect théorique comme dans leurs implications politiques -tels ceux des "droits culturels" des individus et des peuples ; de la "démocratie culturelle" ; du "développement culturel" et des rapports entre "culture et développement" ; de la "promotion des langues nationales" ; du "rapport entre "conservation du patrimoine culturel" et "création" ou "innovation" ; de la "communication interculturelle" dans ses rapports avec la liberté d'expression ou avec le renforcement de la paix, etc. - les formulations qui nous sont proposées sont au fond sous-tendues par quatre grandes polarités catégorielles.

Ainsi débute l'analyse fouillée et éclairante proposée par Étienne Balibar à partir des réflexions présentées à la Table ronde sur "Identité et Culture" organisée à l'UNESCO les 14 et 15 décembre 1989 par la Division de Philosophie et des Sciences Humaines. Le début de ce texte, reproduit ici est une invitation à le (re) découvrir.


 

(…) les formulations qui nous sont proposées sont au fond sous-tendues par quatre grandes polarités catégorielles :

1. L'objectif et le subjectif

L'identité culturelle apparaît comme un ensemble de structures objectives (comme telles spontanément pensées dans la dimension du collectif, du social, de l'historique) et comme un principe ou un processus de subjectivation (spontanément pensé dans la dimension du "vécu", de l'individualité "consciente" ou "inconsciente"). Entre ces deux pôles il y aurait normalement correspondance ou réciprocité, suivant les schèmes de l'extériorisation et de l'intériorisation ; mais aussi, le cas échéant, conflit.

(…)

2. L'universel et le singulier

L'identité culturelle serait l'expression même de la singularité des "groupes", peuples ou sociétés, elle serait ce qui interdit de les confondre dans une uniformité de pensée et de pratique, ou d'effacer purement et simplement les "frontières" qui les séparent et qui traduisent la corrélation au moins tendancielle entre faits de langue, faits de religion, faits de parenté, faits esthétiques au sens large (car il y a des styles de vie comme il y a des styles

musicaux ou littéraires), et faits poli tiques. Mais en même temps elle poserait immédiatement le problème de l'universalité ou de l'universalisation.

 

(…)

3. Elite et masses (ou : le savant et le populaire)

Cette troisième polarité est omniprésente mais elle trouve différentes expressions, entre lesquelles règne un rapport d'analogie. Elle est d'abord

une façon de formaliser la distinction classique depuis le XIXe siècle au moins entre la culture (scientifique,technique, littéraire) et les cultures expressives des groupes sociaux (ou mieux de l'appartenance des individus à des groupes), et en ce sens elle ne fait que projeter dans le champ historico-sociologique la "dialectique" précédente de l'universel et du singulier.

 

(...)

4. Le permanent et l'évolutif

Ici la notion d'identité culturelle se réfléchit en quelque sorte sur elle-même dans la dimension privilégiée du temps. Avec ou sans référence explicite au " progrès", avec ou sans critique de la pertinence et des limites de celui ci, ainsi que des modes de la temporalité historique présupposés par toute

thèse qui porte sur l'historicité de la culture, il semble bien qu'on puisse reconnaître le postulat suivant, en forme d'unité des contraires : l'identité culturelle résiste au temps du simple changement, elle est identique à elle-même comme l'invariant de toute transformation (c'est pourquoi elle autorise la reconnaissance, la nomination "propre" des sujets collectifs) et ce pendant elle n'existe que par son incessante transformation (qu'on appellera création, vie, développement, mais qui finalement apparaîtra comme un réquisit de la notion même de "culture »)

 

(…)

© Etienne Balibar

Accéder au document sur le site Persée

 

# Voir aussi l'Entretien avec Etienne Balibar. réalisé par Laurent Etre et publié dans L'Humanité du 25 novembre 2011 à la suite de la parution de Citoyen sujet et autres essais d’anthropologie philosophique, d’Étienne Balibar. PUF, 2011, 536 pages

 

 

# Pour se convaincre de la permanence de réflexions politiques alternatives on peut aussi relire :

Les droits culturels en tant que droits de l'homme

par Francis Jeanson

Intervention lors de la réunion d'experts à l'Unesco sur le thème « Les droits culturels en tant que droits de l'homme », Paris, juillet 1968.

De larges extraits de ce texte et un lien vers sa version intégrale ont été publiés sur le blog

Devoir de culture.

 

# Sur La Cité des sens :La Diversité culturelle #3 (référence à un article de Jean-Michel Lucas).

 

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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 08:13

Sous le titre Ce que le numérique fait à la culture j'ai relayé ici même deux entretiens avec l'historien Roger Chartier :

L'historien du livre face aux bouleversements du numérique.

Le livre à la fois objet matériel et oeuvre intellectuelle

 

Comme convenu, je propose de prolonger cette réflexion.

 

Le blog Lois des réseaux se propose d'examiner quelques questions liées à l'Internet et aux réseaux de communication sous des angles variés : technique, géopolitique, historique, linguistique etc., en donnant la parole à des spécialistes de différents horizons.

Ce blog est géré sur le plan éditorial par Dominique Lacroix, analyste et photographe.
C'est un blog invité du journal 
Le Monde Interactif (groupe Le Monde). 


 

Sur ce blog, Dominique Lacroix a publié Vers des Lumières numériques? un long et passionnant entretien avec Roger Chartier, professeur au Collège de France, en deux parties et 5 séquences que l'on peut lire ou découvrir en vidéo.

 

Première partie : La légende noire du monde électronique

La période contemporaine ressemble à bien des égards au 18e siècle. On peut croire ou souhaiter qu'advienne un mouvement mondial comparable à ce que furent les Lumières en Europe. Des Lumières numériques sont un axe d'inspiration que l'Europe pourrait adopter pour offrir le meilleur d'elle-même au monde en devenir. Que peut en dire un historien des Lumières ?
Cet entretien avec
Roger Chartier, historien spécialiste de l'écrit aux 16e-18e siècles, mené en compagnie du prospectiviste Thierry Gaudin, présente un caractère insolite, voire exceptionnel. La prospective utilise l'histoire comme l'un de ses matériaux d'inspiration pour élaborer des scénarios du futur. L'historien, lui, s'interdit tout raisonnement déterministe sur l'avenir. Même les « leçons de l'histoire » n'ont plus cours.
Roger Chartier, tout en nuances, ne s'est pas dérobé à l'examen d'une hypothèse d'anticipation optimiste, mais il attire aussi notre attention sur un possible scénario noir.

Séquence 1 : Analogie 18e/21e du fait des flux d'information écrite

Dominique Lacroix : Les flux d'information et de communication écrites n'ont jamais été aussi abondants et accessibles. Il paraît tentant de comparer notre époque à celle que vous analysez dans Les Origines culturelles de la révolution française.
Pensez-vous que cette analogie soit pertinente ? Plus précisément, pensez-vous que nous soyons en train de réaliser ou préparer - de rendre pensable - un bouleversement comparable à celui de la Révolution française ?


 

Roger Chartier : La première remarque est qu’on retrouve une crainte de longue durée. C’est l’idée d’une information abondante, proliférante et possiblement dangereuse parce qu’elle crée un désordre de discours, une multiplication de textes inutiles, une impossibilité de maîtriser ou de dompter ce qui est rendu disponible. Récemment une collègue américaine, Ann Blair, a écrit un livre qui s’appelle Too much to knowTrop de choses à savoir, et qui porte sur le temps de la Renaissance, 16e-17e siècles. C’est le moment où l’on va chercher des modes d’organisation, de classement pour dompter ce qui est perçu à l’époque comme une information proliférante et qui donc peut renvoyer à des méthodes de classement — aussi bien dans les bibliothèques réelles que dans les bibliothèques de papier, dans lesquelles on énumère des titres, des noms, des œuvres — ou bien des modes de consultation qui procèdent par extraits, anthologies et qui donc visent à réduire cette pluralité proliférante par la sélection, par le choix.

(…)

Donc on a affaire à une inquiétude de très longue durée qui peut être l’envers d’une autre inquiétude, qui était celle de l’angoisse de la perte, de la disparition, du manque, de l’absence, qui pouvait, elle, conduire à la quête de manuscrits anciens, à la publication imprimée des textes manuscrits, à l’idée d’une bibliothèque universelle, incarnée par la Bibliothèque d’Alexandrie, mais ensuite toujours poursuivie et toujours impossible.

Il y a ces deux éléments, qui me paraissent très liés l’un à l’autre. Ne rien perdre, ne rien laisser, une obsession patrimoniale, une obsession pour la conservation et en même temps un effroi devant une prolifération incontrôlable, indomptable de données, d’informations, de textes. Ces deux craintes de longue durée trouvent aujourd’hui sans doute une traduction originale.

(…)

Séquence 2 : des changements rendus pensables aujourd’hui ?


 

DL : Dans votre ouvrage Les Origines culturelles de la révolution française, vous démontrez que l'expression « les Lumières », créée par les révolutionnaires français, est une forme de légitimation a posteriori, une « panthéonisation » au sens figuré, comparable à l'inhumation au Panthéon qui commença aussi à cette époque. En revanche, vous exposez que ces débats précédant la Révolution ont créé un espace public et que c'est là que de futurs changements ont été rendus pensables.
Quels types de changements les débats contemporains rendent-ils pensables, qui ne l'auraient pas été avant l'ère de l'informatique et des réseaux de communication ?

Roger Chartier : Je crois que les historiens de la culture écrite, comme moi, — qui s’approchent avec beaucoup d’incompétence du monde électronique, même s’ils l’utilisent pour leurs propres usages, comme  lecteur ou auteur — manquent quelque chose de plus fondamental. Bien sûr, on voit aujourd’hui que la numérisation de textes déjà publiés ou écrits est une question importante pour les bibliothèques.

(…)

À côté de cela, il y a un deuxième domaine qui est l’écriture numérique. C’est différent, puisqu’il ne s’agit pas là de numériser ce qui a déjà été écrit et publié sous d’autres formes, mais de créer des textes numériques. Peut-être avons-nous là un problème moins bien perçu mais qui pose en lui-même de nouvelles questions. Quelles sont les formes d’invention qui sont rendues possibles par une écriture née comme numérique ? Quelles sont les formes possibles de son archivage et de sa conservation ? Comment cette écriture numérique modifie-t-elle des procédures de narration dans la fiction, ou bien de preuve dans les textes de savoir ? On est devant une écriture numérique qui déborde la numérisation des textes déjà là et qui se lirait avec des nouvelles formes de communication écrite, par exemple, le courrier électronique, les SMS, les blogs.

Mais tout cela est encore un univers extrêmement restreint, à mon avis, par rapport à quelque chose de beaucoup plus fondamental, la numérisation des rapports humains. Les livres de Milad Doueihi La Conversion numérique ou bien Cultures numériques, qu’il a publié plus récemment, me paraissent désigner très adéquatement cela en évoquant des catégories à la fois phénoménologiques et philosophiques traditionnelles, remontant à la Grèce antique, qui se trouvent profondément bouleversées et transformées par leur numérisation.

(...)

Prenons deux exemples.
L’amitié. Que signifie une amitié numérique lorsque sur les réseaux sociaux où elle peut être démultipliée à l’infini et ne porte plus que sur certains fragments de communication de l’expérience, à la différence de ce que peut être une amitié vécue — comme Montaigne et La Boétie — dans la relation personnelle ?
Plus encore, je pense la notion d’identité, dans le mesure où la notion d’identité numériquement construite permet des jeux, pour le pire ou le meilleur, qui sont infiniment plus larges que les notions plus classiques d’identité. L’identité peut être exhibée, elle peut être occultée, elle peut être manipulée, elle peut être confisquée, toute une gamme possible de rapports avec l’identité se trouve rendue là disponible, y compris usurpée.

Séquence 3 : une société civile mondiale ?

(…)


© Dominique Lacroix Lois des réseaux Blogs Le Monde Interactif

 

Vers des Lumières numériques ? La légende noire du monde électronique : Accéder au document sur le web.

 

Seconde partie : Démêler dans le présent la présence des passés

Séquence 4 : les éduqués au chômage

Séquence 5 : perception de l’époque contemporaine


 

Dans cette dernière partie, Roger Chartier revient sur le présentisme notion avancée par son collègue François Hartog. J'y reviendrai sans doute.


 

Vers des Lumières numériques ? Démêler dans le présent la présence des passés : Accéder au document sur le web.

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 Nous vous recommandons de reporter ce numéro dans la zone du titre pour faciliter son exploitation par les moteurs de recherche.

  Cordialement

 Pour plus d'informations, vous pouvez consulter les pages  du Centre ISSN France :
http://www.bnf.fr/fr/professionnels/issn_isbn_autres_numeros.html

 

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  • : La Cité des sens. Culture et politique.
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  • : Les politiques culturelles aujourd'hui et leur histoire. Culture et politique, ressources, documents, analyses et débats par Jean-Claude Pompougnac .
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  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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