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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 16:39

Comment évaluer le rôle joué aujourd'hui par la notion d'identité culturelle (je serais tenté de dire : le rôle joué dans la culture par la notion d'identité culturelle) ?
A l'occasion de multiples problèmes envisagés dans leur aspect théorique comme dans leurs implications politiques -tels ceux des "droits culturels" des individus et des peuples ; de la "démocratie culturelle" ; du "développement culturel" et des rapports entre "culture et développement" ; de la "promotion des langues nationales" ; du "rapport entre "conservation du patrimoine culturel" et "création" ou "innovation" ; de la "communication interculturelle" dans ses rapports avec la liberté d'expression ou avec le renforcement de la paix, etc. - les formulations qui nous sont proposées sont au fond sous-tendues par quatre grandes polarités catégorielles.

Ainsi débute l'analyse fouillée et éclairante proposée par Étienne Balibar à partir des réflexions présentées à la Table ronde sur "Identité et Culture" organisée à l'UNESCO les 14 et 15 décembre 1989 par la Division de Philosophie et des Sciences Humaines. Le début de ce texte, reproduit ici est une invitation à le (re) découvrir.


 

(…) les formulations qui nous sont proposées sont au fond sous-tendues par quatre grandes polarités catégorielles :

1. L'objectif et le subjectif

L'identité culturelle apparaît comme un ensemble de structures objectives (comme telles spontanément pensées dans la dimension du collectif, du social, de l'historique) et comme un principe ou un processus de subjectivation (spontanément pensé dans la dimension du "vécu", de l'individualité "consciente" ou "inconsciente"). Entre ces deux pôles il y aurait normalement correspondance ou réciprocité, suivant les schèmes de l'extériorisation et de l'intériorisation ; mais aussi, le cas échéant, conflit.

(…)

2. L'universel et le singulier

L'identité culturelle serait l'expression même de la singularité des "groupes", peuples ou sociétés, elle serait ce qui interdit de les confondre dans une uniformité de pensée et de pratique, ou d'effacer purement et simplement les "frontières" qui les séparent et qui traduisent la corrélation au moins tendancielle entre faits de langue, faits de religion, faits de parenté, faits esthétiques au sens large (car il y a des styles de vie comme il y a des styles

musicaux ou littéraires), et faits poli tiques. Mais en même temps elle poserait immédiatement le problème de l'universalité ou de l'universalisation.

 

(…)

3. Elite et masses (ou : le savant et le populaire)

Cette troisième polarité est omniprésente mais elle trouve différentes expressions, entre lesquelles règne un rapport d'analogie. Elle est d'abord

une façon de formaliser la distinction classique depuis le XIXe siècle au moins entre la culture (scientifique,technique, littéraire) et les cultures expressives des groupes sociaux (ou mieux de l'appartenance des individus à des groupes), et en ce sens elle ne fait que projeter dans le champ historico-sociologique la "dialectique" précédente de l'universel et du singulier.

 

(...)

4. Le permanent et l'évolutif

Ici la notion d'identité culturelle se réfléchit en quelque sorte sur elle-même dans la dimension privilégiée du temps. Avec ou sans référence explicite au " progrès", avec ou sans critique de la pertinence et des limites de celui ci, ainsi que des modes de la temporalité historique présupposés par toute

thèse qui porte sur l'historicité de la culture, il semble bien qu'on puisse reconnaître le postulat suivant, en forme d'unité des contraires : l'identité culturelle résiste au temps du simple changement, elle est identique à elle-même comme l'invariant de toute transformation (c'est pourquoi elle autorise la reconnaissance, la nomination "propre" des sujets collectifs) et ce pendant elle n'existe que par son incessante transformation (qu'on appellera création, vie, développement, mais qui finalement apparaîtra comme un réquisit de la notion même de "culture »)

 

(…)

© Etienne Balibar

Accéder au document sur le site Persée

 

# Voir aussi l'Entretien avec Etienne Balibar. réalisé par Laurent Etre et publié dans L'Humanité du 25 novembre 2011 à la suite de la parution de Citoyen sujet et autres essais d’anthropologie philosophique, d’Étienne Balibar. PUF, 2011, 536 pages

 

 

# Pour se convaincre de la permanence de réflexions politiques alternatives on peut aussi relire :

Les droits culturels en tant que droits de l'homme

par Francis Jeanson

Intervention lors de la réunion d'experts à l'Unesco sur le thème « Les droits culturels en tant que droits de l'homme », Paris, juillet 1968.

De larges extraits de ce texte et un lien vers sa version intégrale ont été publiés sur le blog

Devoir de culture.

 

# Sur La Cité des sens :La Diversité culturelle #3 (référence à un article de Jean-Michel Lucas).

 

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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 08:13

Sous le titre Ce que le numérique fait à la culture j'ai relayé ici même deux entretiens avec l'historien Roger Chartier :

L'historien du livre face aux bouleversements du numérique.

Le livre à la fois objet matériel et oeuvre intellectuelle

 

Comme convenu, je propose de prolonger cette réflexion.

 

Le blog Lois des réseaux se propose d'examiner quelques questions liées à l'Internet et aux réseaux de communication sous des angles variés : technique, géopolitique, historique, linguistique etc., en donnant la parole à des spécialistes de différents horizons.

Ce blog est géré sur le plan éditorial par Dominique Lacroix, analyste et photographe.
C'est un blog invité du journal 
Le Monde Interactif (groupe Le Monde). 


 

Sur ce blog, Dominique Lacroix a publié Vers des Lumières numériques? un long et passionnant entretien avec Roger Chartier, professeur au Collège de France, en deux parties et 5 séquences que l'on peut lire ou découvrir en vidéo.

 

Première partie : La légende noire du monde électronique

La période contemporaine ressemble à bien des égards au 18e siècle. On peut croire ou souhaiter qu'advienne un mouvement mondial comparable à ce que furent les Lumières en Europe. Des Lumières numériques sont un axe d'inspiration que l'Europe pourrait adopter pour offrir le meilleur d'elle-même au monde en devenir. Que peut en dire un historien des Lumières ?
Cet entretien avec
Roger Chartier, historien spécialiste de l'écrit aux 16e-18e siècles, mené en compagnie du prospectiviste Thierry Gaudin, présente un caractère insolite, voire exceptionnel. La prospective utilise l'histoire comme l'un de ses matériaux d'inspiration pour élaborer des scénarios du futur. L'historien, lui, s'interdit tout raisonnement déterministe sur l'avenir. Même les « leçons de l'histoire » n'ont plus cours.
Roger Chartier, tout en nuances, ne s'est pas dérobé à l'examen d'une hypothèse d'anticipation optimiste, mais il attire aussi notre attention sur un possible scénario noir.

Séquence 1 : Analogie 18e/21e du fait des flux d'information écrite

Dominique Lacroix : Les flux d'information et de communication écrites n'ont jamais été aussi abondants et accessibles. Il paraît tentant de comparer notre époque à celle que vous analysez dans Les Origines culturelles de la révolution française.
Pensez-vous que cette analogie soit pertinente ? Plus précisément, pensez-vous que nous soyons en train de réaliser ou préparer - de rendre pensable - un bouleversement comparable à celui de la Révolution française ?


 

Roger Chartier : La première remarque est qu’on retrouve une crainte de longue durée. C’est l’idée d’une information abondante, proliférante et possiblement dangereuse parce qu’elle crée un désordre de discours, une multiplication de textes inutiles, une impossibilité de maîtriser ou de dompter ce qui est rendu disponible. Récemment une collègue américaine, Ann Blair, a écrit un livre qui s’appelle Too much to knowTrop de choses à savoir, et qui porte sur le temps de la Renaissance, 16e-17e siècles. C’est le moment où l’on va chercher des modes d’organisation, de classement pour dompter ce qui est perçu à l’époque comme une information proliférante et qui donc peut renvoyer à des méthodes de classement — aussi bien dans les bibliothèques réelles que dans les bibliothèques de papier, dans lesquelles on énumère des titres, des noms, des œuvres — ou bien des modes de consultation qui procèdent par extraits, anthologies et qui donc visent à réduire cette pluralité proliférante par la sélection, par le choix.

(…)

Donc on a affaire à une inquiétude de très longue durée qui peut être l’envers d’une autre inquiétude, qui était celle de l’angoisse de la perte, de la disparition, du manque, de l’absence, qui pouvait, elle, conduire à la quête de manuscrits anciens, à la publication imprimée des textes manuscrits, à l’idée d’une bibliothèque universelle, incarnée par la Bibliothèque d’Alexandrie, mais ensuite toujours poursuivie et toujours impossible.

Il y a ces deux éléments, qui me paraissent très liés l’un à l’autre. Ne rien perdre, ne rien laisser, une obsession patrimoniale, une obsession pour la conservation et en même temps un effroi devant une prolifération incontrôlable, indomptable de données, d’informations, de textes. Ces deux craintes de longue durée trouvent aujourd’hui sans doute une traduction originale.

(…)

Séquence 2 : des changements rendus pensables aujourd’hui ?


 

DL : Dans votre ouvrage Les Origines culturelles de la révolution française, vous démontrez que l'expression « les Lumières », créée par les révolutionnaires français, est une forme de légitimation a posteriori, une « panthéonisation » au sens figuré, comparable à l'inhumation au Panthéon qui commença aussi à cette époque. En revanche, vous exposez que ces débats précédant la Révolution ont créé un espace public et que c'est là que de futurs changements ont été rendus pensables.
Quels types de changements les débats contemporains rendent-ils pensables, qui ne l'auraient pas été avant l'ère de l'informatique et des réseaux de communication ?

Roger Chartier : Je crois que les historiens de la culture écrite, comme moi, — qui s’approchent avec beaucoup d’incompétence du monde électronique, même s’ils l’utilisent pour leurs propres usages, comme  lecteur ou auteur — manquent quelque chose de plus fondamental. Bien sûr, on voit aujourd’hui que la numérisation de textes déjà publiés ou écrits est une question importante pour les bibliothèques.

(…)

À côté de cela, il y a un deuxième domaine qui est l’écriture numérique. C’est différent, puisqu’il ne s’agit pas là de numériser ce qui a déjà été écrit et publié sous d’autres formes, mais de créer des textes numériques. Peut-être avons-nous là un problème moins bien perçu mais qui pose en lui-même de nouvelles questions. Quelles sont les formes d’invention qui sont rendues possibles par une écriture née comme numérique ? Quelles sont les formes possibles de son archivage et de sa conservation ? Comment cette écriture numérique modifie-t-elle des procédures de narration dans la fiction, ou bien de preuve dans les textes de savoir ? On est devant une écriture numérique qui déborde la numérisation des textes déjà là et qui se lirait avec des nouvelles formes de communication écrite, par exemple, le courrier électronique, les SMS, les blogs.

Mais tout cela est encore un univers extrêmement restreint, à mon avis, par rapport à quelque chose de beaucoup plus fondamental, la numérisation des rapports humains. Les livres de Milad Doueihi La Conversion numérique ou bien Cultures numériques, qu’il a publié plus récemment, me paraissent désigner très adéquatement cela en évoquant des catégories à la fois phénoménologiques et philosophiques traditionnelles, remontant à la Grèce antique, qui se trouvent profondément bouleversées et transformées par leur numérisation.

(...)

Prenons deux exemples.
L’amitié. Que signifie une amitié numérique lorsque sur les réseaux sociaux où elle peut être démultipliée à l’infini et ne porte plus que sur certains fragments de communication de l’expérience, à la différence de ce que peut être une amitié vécue — comme Montaigne et La Boétie — dans la relation personnelle ?
Plus encore, je pense la notion d’identité, dans le mesure où la notion d’identité numériquement construite permet des jeux, pour le pire ou le meilleur, qui sont infiniment plus larges que les notions plus classiques d’identité. L’identité peut être exhibée, elle peut être occultée, elle peut être manipulée, elle peut être confisquée, toute une gamme possible de rapports avec l’identité se trouve rendue là disponible, y compris usurpée.

Séquence 3 : une société civile mondiale ?

(…)


© Dominique Lacroix Lois des réseaux Blogs Le Monde Interactif

 

Vers des Lumières numériques ? La légende noire du monde électronique : Accéder au document sur le web.

 

Seconde partie : Démêler dans le présent la présence des passés

Séquence 4 : les éduqués au chômage

Séquence 5 : perception de l’époque contemporaine


 

Dans cette dernière partie, Roger Chartier revient sur le présentisme notion avancée par son collègue François Hartog. J'y reviendrai sans doute.


 

Vers des Lumières numériques ? Démêler dans le présent la présence des passés : Accéder au document sur le web.

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 06:48

Pour résister à l’entreprise coloniale de spoliation et d’anéantissement, les atouts du peuple Kanak auront été, d’une part, l’autonomie des chefferies entre elles, ce qui leur a permis d’éviter une guerre coloniale frontale et, d’autre part, la capacité de la Civilisation Kanak à s’adapter en s’appuyant sur des valeurs sociétales sûres. Ces valeurs qui fondent encore aujourd’hui l’organisation sociale Kanak, sont l’hospitalité, la générosité, le respect à tous les niveaux, la dignité, le travail, encadrées par la force des relations et de l’organisation sociale de la chefferie. Elles ont porté une dynamique interne forte, laquelle a permis de s’adapter et d’intégrer les nouveaux arrivants.

* * *

* * *

Ces quelques lignes sont tirées d'un texte que m'a fait parvenir une amie (qu'elle en soit ici vivement remerciée), il y a un peu plus d'une semaine.

Pure coincidence, le lendemain j'étais invité à participer à la présentation de l'ouvrage d’Agneline Escaflé-Dublet : Immigration et politiques culturelles

 

La France est un pays d'immigration ancien, mais la reconnaissance des composantes culturelles issues de l'immigration a été tardive, notamment parce que l'État a longtemps considéré les populations immigrées et leurs cultures uniquement sous l'angle des politiques sociales. Cette dominante sociale va perdurer pour appréhender les cultures d'origine, puis pour soutenir les émergences culturelles des générations suivantes, malgré une évolution certaine des représentations que les milieux artistiques et culturels ont de l'immigration, des publics immigrés et des créations nées des brassages culturels.

Angéline Escafré-DubletImmigration et politiques culturelles, La documentation française, Collection "Le point sur", 2014, 72 pages - 11 cm x 18 cm, 8 €

Ce passionnant travail permet de rappeler la simultanéité entre la création d'un ministère des affaires culturelles et l'entreprise de décolonisation, conduites sous l'autorité de Charles de Gaulle.

Les anciens administrateurs d’outre Mer rejoignent alors les rangs du tout jeune ministère.

« Faites ce que vous avez fait en Afrique », aurait dit André Malraux à Emile Biasini, rappelle Angéline Escafré-Dublet.

 

Et lorsque qu'André Malraux déclare à l'Assemblée, le 9 novembre 1967 : « Il faut bien admettre qu'un jour on aura fait pour la culture ce que Jules Ferry a fait pour l'instruction : la culture sera gratuite », on est en droit de ses souvenir que le fondateur de l'école laïque et républicaine fut aussi l'un des artisans historiques de l'entreprise française de colonisation.

 

Revenons au texte cité plus haut :

Charte du Peuple Kanak.

Socle Commun des Valeurs et Principes de la Civilisation Kanak

adoptée par le Sénat Coutumier le 14 avril dernier.

 

Ce très long texte qui s'ouvre par un mémoire et se conclut par un Message solennel comporte 3 chapitres :

 

  • Valeurs fondamentales de la civilisation Kanak

  • Principes généraux de la civilisation Kanak

  • Exercice du droit à l'autodétermination du peuple Kanak

  •  

C'est dans le deuxième de ces chapitres que se trouve la section consacrée à la culture et à l'éducation.

 

  1. Les autorités coutumières se mobilisent pour que les familles et les clans mettent en œuvre le socle commun des valeurs Kanak.

  2. Les langues et la culture sont les vecteurs et l’expression de la Civilisation Kanak, de sa philosophie et de sa Coutume. La diversité des langues traduit la richesse de cette culture. C’est un patrimoine unique qui ne peut disparaître et les membres de chaque clan dépositaire de cet héritage ainsi que le Peuple Kanak dans son entier en sont les garants.

  3. Toutes les langues Kanak doivent être sauvegardées et promues. La pratique de la langue doit être effective dans les tribus et dans les chefferies. L’apprentissage de la langue et de la culture Kanak doit être assumé par les parents.

  4. Il est nécessaire de créer en tribu des lieux d’apprentissage de la vie coutumière et de la langue pour les enfants.

  5. Le Droit de l’Enfant autochtone doit être pris en compte et servir de support à l’éducation publique, notamment civique, en particulier dans les écoles maternelles et primaires. La reconnaissance des langues Kanak doit se traduire par un enseignement effectif en milieu scolaire.

 

Mais, pour comprendre, en grandeur réelle, ce que diversité et droits culturels veulent dire,  il faut lire ces quelques principes dans leur contexte riche et complexe où il est question de la vision philosophique , de l'occupation de l'espace, des structures coutumières de l'individu, de la parole, du cycle de la vie et de la personne, de la souveraineté sur la nature et les ressources, des savoirs traditionnels...

 

Télécharger le document.

 

 

Pour mémoire : Préambule de l'accord de Nouméa, 5 mai 1998

 

Télécharger le document.

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 08:10

Le texte qui introduit sans doute le mieux à la construction du concept de pratiques culturelles et, surtout, des enquêtes et des études sociologiques qui lui ont peu à peu donné "consistance" et "crédibilité"  est du à l'un des artisans principaux de ces travaux, Olivier Donnat, et publié dans un recueil en hommage au créateur et chef du service des études et de la recherche du ministère, Augustin Girard.

Il figure dans l'ouvrage :

Le fil de l'esprit

Augustin Girard, un parcours entre recherche et action, Paris, Comité d'histoire du MCC,  2011.

 

On peut le télécharger : CLIQUER ICI.  

 

Une approche plus historienne de la notion est proposée par Philippe Poirrier : 

Les pratiques culturelles au cours des années 1960 et 1970 

in J.-C. GROHENS et J.-F. SIRINELLI (Dir.), Culture et action chez Georges Pompidou, Paris, 

Presses universitaires de France, 2000, p. 123-138.

 

On trouve ce texte sur le web  : CLIQUER ICI 

 

Cette seconde contribution évoque, à juste titre l'apport de Michel de Certeau, plus anthropologique ou philosophique que sociologique, à l'accréditation de ce concept. Parmi de nombreux articles consacrés à cet auteur,on peut signaler :

Les trois héritages de Michel de Certeau. Un projet éclaté d'analyse de la modernité  

par  Éric Maigret 

 

également accessible sur le web : CLIQUER ICI. 

 

L'oeuvre de Michel de Certeau est abondante, plurielle et compexe.

Il se trouve qu'une des meilleures synthèses en mesure d'articuler les dimensions théologiques, anthropologiques, historiennes et philosophiques des travaux du chercheur jésuite est due au philosophe marxiste Pierre Macherey. 

Je crois utile de le citer longuement.

 

"(...) il est possible de comprendre les enjeux véritables de l’ouvrage que de Certeau a consacré à « L’invention du quotidien », et qui représente un aboutissement de ce que nous venons d’appeler sa mystique du quotidien. Cet ouvrage, publié en 1980, présente le bilan d’une recherche collective entreprise en 1974 sur commande de la DGRST, dans la lancée d’un colloque international tenu à Arc-et-Senans en 1972, dont il avait été le rapporteur, qui avait eu pour objet de définir une politique européenne de la culture (cf. à ce sujet les textes réunis par de Certeau dans La culture au pluriel, éd. 10/18, 1974, repris en 1993 dans la collection Points/Essais des éditions du Seuil).

Lorsqu’il aborde la thématique générale de la culture, de Certeau est surtout préoccupé par le clivage qui la traverse en profondeur :

« D’un côté, elle est ce qui « permane » ; de l’autre, ce qui s’invente. Il y a d’une part les lenteurs, les latences, les retards qui s’empilent dans l’épaisseur des mentalités, des évidences et des ritualisations sociales, vie opaque, têtue, enfouie dans les gestes quotidiens, à la fois les plus actuels et millénaires. D’autre part, les irruptions, les déviances, toutes ces marges d’une inventivité d’où des générations futures extrairont successivement leur « culture cultivée ». La culture est une nuit incertaine où dorment les révolutions d’hier, invisibles, repliées dans les pratiques – mais des lucioles, et quelquefois de grands oiseaux nocturnes, la traversent, surgissements et créations qui tracent la chance d’un autre jour. » (La culture au pluriel, éd. 1993, p. 211)

De Certeau reprend donc à son compte l’idée de la réification de la culture et par la culture, qui avait été développée par Adorno et Horkheimer dans leur Dialectique de la raison : la culture, davantage encore que le travail industriel, est la forme par excellence de l’assujettissement des masses auxquelles elle communique en uniformisant leurs comportements sa prétendue rationalité, dans le cadre de ce que Debord, reprenant les prémisses de cette analyse, a appelé « société du spectacle ». Mais il assortit dialectiquement cette idée de sa contrepartie : la culture est aussi, dans le silence discret de ses pratiques, de ses « arts de faire », de ses « usages », qui ne sont pas fatalement conformes, du moins pas tous, un champ d’innovation qu’il serait criminel de laisser en friche, alors qu’il est porteur, en dépit des pesanteurs et des contraintes dont il est le siège, de l’avenir de la société : là pullulent en effet ce que, dans le langage aujourd’hui à la mode, on appelle des pratiques émergentes, qui ont dû revêtir au départ le caractère de pratiques déviantes. Le champ dans lequel une politique de la culture a à intervenir est ainsi polarisé par ce double jeu entre un régime de passivité, où s’accumulent des pesanteurs et des retards, et un régime d’activité, où, dans un certain désordre, s’esquissent des avancées. Cette idée se trouvait déjà chez Lefebvre, qui écrivait, dans l’Introduction de sa Critique de la vie quotidienne :

« La substance de la vie quotidienne, l’humble et riche « matière humaine », traverse toute aliénation et fonde la désaliénation. »(Critique de la vie quotidienne, t. I (Introduction), éd. de L’Arche, 1958, p. 109)

Donc, pas d’aliénation sans que ne s’ouvre la possibilité d’un mouvement de sens inverse, allant dans le sens d’une désaliénation, et prenant la forme d’une résistance à la domination, résistance qui est la réponse des dominés à l’agression qu’ils subissent.

De Certeau, à l’exemple de Lefebvre, est ainsi conduit à dépasser l’opposition traditionnelle entre production et consommation, ce qu’il fait en soutenant que la consommation, et en particulier la consommation culturelle, est aussi à sa manière une production, obéissant à une autre logique que celle qui commande la production proprement dite :

« A une production rationalisée, expansionniste autant que centralisée, bruyante et spectaculaire, correspond une autre production, qualifiée de « consommation » : celle-ci est rusée, elle est dispersée, mais elle s’insinue partout, silencieuse et quasi invisible, puisqu’elle ne se signale pas avec des produits propres mais en manières d’employer les produits imposés par un ordre économique dominant. » (L’invention du quotidien, I- Arts de faire, Introduction générale, éd. Gallimard/Folio, 2002, p. XXXVII)

Alors que la production de biens de consommations, qui sont des marchandises, est soumise à un effort d’organisation rationnelle centralisateur dans son principe, la seconde production, qui concerne, non des produits matériels mais la manière de les employer, opère discrètement sur un autre plan, immatériel, culturel, où ses interventions sont dispersées, insinuantes, rusées : elles prennent la forme de pratiques de contournement, qui opèrent en contrebande, non sur le plan des macro-structures, mais sur celui des minuscules préoccupations qui définissent proprement le quotidien, lieu, non d’une consommation unilatérale de la culture, mais de son appropriation par ceux qui la transforment en en faisant usage concrètement ; et ceci hors de tout contrôle, car si des procédures de marketing peuvent susciter artificiellement l’envie d’acquérir des biens de consommation dont on n’a en réalité nul besoin, elles ne peuvent se substituer à ceux qui, ayant cédé à cet appel, doivent trouver par eux-mêmes, à leurs frais et sous leur entière responsabilité, la manière de s’en servir, voire éventuellement de ne pas s’en servir."

 

¤ ¤ ¤ ¤ ¤

 

LIRE LE TEXTE INTEGRAL (Copyright Pierre Macherey)

 

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 15:47

Dans une récente note, j'ai publié un entretien avec l’historien de la culture écrite, Roger Chartier, interrogé sur l'ambivalence de l'impact du numérique sur ce que l'on nomme communément « la culture » : motif d'enthousiasme ou apocalypse programmée ?

Il comparait (en les distinguant) la révolution technologique qu'a constitué à l'époque l’invention de l'imprimerie et ce qui se produit de nos jours pour rappeler que la première a permis l'existence du livre : un objet matériel qui correspond à une œuvre particulière, œuvre qui renvoie à un auteur et justifie la propriété intellectuelle.

Aujourd'hui, potentiellement, ces trois éléments pourraient disparaître et il y a pour la première fois dans l'histoire séparation radicale entre le livre comme œuvre et un objet matériel spécifique.

Revoir l'entretien L’historien du livre face aux bouleversements du numérique.

Je propose aujourd'hui de prolonger cette mise en contexte historique de la révolution numérique avec un second entretien, lui aussi produit par le Collège de France où Roger Chartier est titulaire de la chaire Ecrit et cultures dans le monde moderne. Il s'agit bien d’appréhender, dans la longue durée, ce qu'il en est de la culture écrite et des pratiques de lecture.

 Le livre à la fois objet matériel et œuvre intellectuelle.


 

© Sophie Bécherel, Collège De France

* * * * 

A suivre :

La légende noire du monde éléctronique (entretien avec Roger Chartier)

Nos vieilles sociétés sont devenues archivistes, muséographes, conservatrices (entretien avec Jacques Revel)

Une lecture de “L’être et l’écran. Comment le numérique change la perception" de Stéphane Vial (Puf 2013)


 

        

 

 

 

 

 

 

 

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 16:00
Le lecteur : une figure littéraire...
Lu aujourd'hui sur FB... c'est trop beau, je publie...

Librairie Les Temps Modernes

17 h · Orléans · 

Parfois, les journées sortent de l'ordinaire, et on n'est pas volontaire;c'est le cas quand on apprend, presque fortuitement, la mort d'un des clients les plus anciens, les plus fidèles (fidèles? mais ça n'a pas vraiment d'importance) en tout cas, un des plus exigeants, un de ceux avec qui l'histoire a été la plus riche, riche d'échanges, de désaccords et d'accords fondamentaux aussi. On appelle pour prendre des nouvelles d'un ennui de santé dont on pressent que c'est bien plus, et c'est ainsi qu'on sait. 
Une librairie, au fond, c'est un réseau social avant l'heure, un réseau quelque chose en tout cas: on parle beaucoup, ou peu, ou pas, mais en tout cas de choses qui même en en ayant l'apparence ne sont pas la pluie et le beau temps, On en apprend beaucoup sans même demander à savoir. Appelons-le Monsieur M. Il vient à la librairie depuis qu'il a 16 ans. On entend son nom depuis qu'on est toute gamine. Autant dire qu'il vient depuis toujours, aux mêmes heures, vers 17 heures tant qu'il travaillait dans cette banque où il fourbissait des statistiques, plus tôt depuis qu'il a pris sa retraite et qu'il se rend compte que la vie peut être vide, les journées, interminables. Il a une tenue de combat: une vieille marinière, ou un tee-shirt Corto Maltese, des chaussures de marche, et un mystérieux sac en plastique. Il aime 
Antoine Volodine, Eric Chevillard, Alain Fleischer, Jean Echenoz, Christian Prigent,, Emmanuel Darley, Patrick Chamoiseau, Edouard Glissant,Frankétienne, il aime Gabrielle Wittkop, Claude Louis-Combet, il aime Georges Didi-Huberman,il achète Sloterdjik et ZIzek, il ne demande qu'à sentir un grand vent nouveau. "Alors, qu'est ce qu'il y a de neuf, de vraiment neuf, de bien? Ca, non. Ca, non. Ca, c'est important." Il a de vieilles amitiés et de vieilles rancoeurs. On discute - il faut trouver en soi les mots de la vérité, convaincre, ou bien en rire. Il ne se laisse pas faire. Il adore découvrir les nouveautés directement dans le cartons d'offices, avant même qu'on en ait pris connaissance,il sait avant nous. Il repart. Il a commandé la revue Cycloscosmia, parlé de Claro, lu les conseils de Ptyx Librairie, Il est fâché contre Inculte qui donne des dates de parution ésotériques. C'est un impatient. On a parfois bu des coups sur la place récemment refaite, au soleil. Il faut deviner. Il n'a pas vraiment fait d'études, croit-on comprendre, mais est allé écouter Deleuze à VIncennes. Des années après, il continue à tout lire, parce que ça aide, parce que parmi les armes qui permettent de continuer (continuer quoi? C'est un autre débat) il y a les livres. Il attendait le dernier volume de Faulkner en PléÏade. Et l'album Duras. Il ne viendra pas chercher "Le pays de la peur", une des commandes passées la semaine dernière chez Bourgois. Les pompiers qui l'ont trouvé vendredi ont trouvé qu'il y avait vraiment beaucoup, beaucoup de livres, chez lui. Pourtant on lui disait souvent: tout lire n'est ni possible, ni souhaitable... Le fait est qu'il n'était pas entièrement d'accord.
On se surprenait à imaginer qu'au fond, la librairie Les Temps Modernes, c'était chez lui qu'elle était, depuis tout ce temps: des piles et des piles, plus de place sur les étagères, des livres et des livres et des livres présents par le seul coup de leur nécessité. celle qu'exige le présent, un moment, même un instant, celui décidé par un seul. Une des dernières fois, il dit: ils ont enfin trouvé à l'hôpital, je suis malade: j'ai le coeur trop gros. - on soupire. Aujourd'hui, chez les amis, au hasard des lectures, on lit la phrase suivante: "Le cinéma substitue à notre regard un monde qui s'accorde à nos désirs". Mentalement, on substitue "littérature" à "cinéma". On va continuer à y réfléchir. En pensant à lui.


 

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    Sylvie D. Un beau portrait d'amoureux de la littérature , par une libraire sensible ...

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    Isabelle B. Merci. Et c'est pour ce regard que je continuerais à fuir les grandes enseignes..

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    Chantal L.  Oui très bel hommage !!!

    il y a 16 heures · J’aime · 1

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    Jean M. Waow... Putain, quel TEXTE, mes aïeux! Impressionnant....Archi-évocateur. DONNE à voir. On le VOIT, ce pauvre zigue. 
    Paix à son âme, à ce book-lover Luftmensch...
    Mais quel texte, sur la vie d'ma reum.... Gees....

    il y a 16 heures · J’aime · 3

  • Céline L. Quel bel hommage...

    il y a 16 heures · J’aime

  •  

    Francois P. c'était qui ???

    il y a 15 heures · J’aime

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    Do N. Certes, le grand âge freine certaines activités, mais il n'exerce aucune action nuisible sur celui qui n'a pas négligé d'en entretenir la vitalité." Une ethnologie de soi - Le temps sans âge / Marc AUGÉ (2014)

    il y a 15 heures · J’aime

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    Nadège C. Très touchant.. 

    9 h · J’aime

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    Marie-Dominique G. C'est précieux, un libraire...

    7 h · J’aime · 1

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    Dominique M. Ce beau texte de la part d'un libraire pour un de ses "clients" réchauffe le coeur. D'ailleurs le mot "client " n'est pas approprié mais plutôt "ami". La librairie des Temps modernes, moi aussi je l'ai toujours connue. Même si je ne la fréquente pas aussi assidûment que ce monsieur disparu, je veux qu'elle dure encore très très longtemps. Amitiés

    7 h · J’aime · 1

  •  

    Marguerite D. tout est attachant dans ce texte ... je retiendrai entre autre le regard étonné du pompier. tant de livres! est ce bien raisonnable ? nous dit cette époque déraisonnable.

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  • Yolande R. Pour nous aussi ce coin de rendez vous nous manque depuis que nous avons quitté Orléans pour Beaugency, merci pour cet homme amoureux du mot et à bientôt

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    Estelas E. Bravo, c'est très beau cet hommage.

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    Hadrien C. Quel plus bel hommage aurait pu lui être adressé très chère Sophie, que tes mots emplis de sincérité et d'émotion...

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  •  

    Maria T. Tant de lectures on fait de lui un personnage de votre histoire et c'est ainsi qu'en mourant il naît à nos imaginations...belle éternité par une plume nommée Sophie!!!

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  •  

    Raïssa B. Les larmes au yeux, mes pensées s'envolent vers cet homme que je ne connais pas mais avec qui j'ai au moins un point en commun, Les Temps Modernes : beaucoup plus qu'une librairie... Un espace d'amitié, de liberté, de joie et de rencontre... Merci à "m...Voir plus

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  •  

    François T. LE lecteur. Pour un écrivain, il est la plupart du temps absent. On écrit dans son coin. On ne sait pas à qui on s'adresse. On l'entrevoit quelquefois à la faveur d'un courrier, d'une rencontre. Le reste du temps on a affaire à l'éditeur, aux médias, e...Voir plus

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 10:01

Les informations qui suivent n'ont pas nécessairement de rapports entre elles et les différences de point de vue peuvent éventuellement alimenter le débat...


 

Sur le blog Vincent Moisselin Créateur de culture (c'est son nom), deux billets qui, ne manquent pas d'intérêt.


 

La réforme territoriale du point de vue de la culture.
Du point de vue des politiques culturelles,  les annonces du nouveau premier ministre  dans le cadre de son discours de politique générale, à propos de la réforme territoriale,  suscitent l’inquiétude.  Car, dans une même affirmation, la suppression des départements, le regroupement des régions, et la disparition de la clause de compétence générale pourraient être lus comme la fin prévisible de ressources publiques importantes en faveur des politiques culturelles territoriales.
La recherche d’économie est une chose, la simplification administrative évidemment nécessaire en est une autre, mais la survie du modèle public de la culture en France, doit également rester un enjeu  majeur. Je fais partie de ceux qui pensent que toute réforme territoriale doit réinventer simultanément le  financement public de la culture, lequel  ne peut reposer sur les seules villes  qui n’auront évidemment pas les moyens de compenser les crédits manquants des départements et des régions.

http://vincent-moisselin.fr/la-reforme-territoriale-du-point-de-vue-de-la-culture/

De la clause de compétence générale… à la compétence culturelle obligatoire
Et si, profitant du débat ouvert par le Premier ministre annonçant une réforme énergique de l’organisation des collectivités territoriales, nous en profitions pour avancer des propositions un peu fortes, fondées sur l’expérience, sans nier les nécessités de certaines évolutions institutionnelles.
La suppression de la clause de compétence générale fait peur aux opérateurs culturels, car le meilleur des politiques publiques est né du multi financement entre les collectivités et l’Etat au service de projets culturels. Cela inquiète également du fait que les collectivités territoriales, et particulièrement les départements – dont le Premier ministre a annoncé la disparition au plus tard en 2021 – sont des financeurs importants des politiques culturelles. Qui les remplacera s’ils disparaissent ?

http://vincent-moisselin.fr/clause-competence-generale-competence-culturelle-obligatoire/

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Sur le site d'Arcadi, une page à suive : les actualités des ressources documentaires.

 

Ressources documentaires : sélection du mois d’avril

Dans le cadre de sa mission de ressources documentaires, Arcadi Île-de-France vous propose une sélection d’informations relatives au secteur culturel : études, rencontres professionnelles...

COMPTES-RENDUS, NOTES DE SYNTHÈSE, RAPPORTS ET PUBLICATIONS


2e université Faire ensemble 2020 : compte-rendu
Organisée par la Fonda (fabrique associative) les 28 et 29 novembre 2013, la 2euniversité Faire ensemble 2020 a réuni 250 participants, principalement des acteurs associatifs mais aussi des entreprises, des collectivités locales, des chercheurs, etc. Dans une démarche de prospective, elle visait à mettre en lumière des évolutions structurantes pour l’avenir, favoriser le dialogue autour d’enjeux de société et partager l’expérience d’acteurs ayant su intégrer le changement dans leurs modes de pensée, d’intervention et de partenariat. De nombreuses initiatives laissent entrevoir les visages d’une société en devenir, plus inclusive, soucieuse du respect de l’environnement et de l’épanouissement de chacun, ouverte sur le monde, interconnectée, engagée, intergénérationnelle et fondée sur des alliances pluri-acteurs. 

Télécharger le compte-rendu

* * * *

 

Pour un renouveau des politiques publiques de la culture, avis du Cese : note de synthèse
(Conseil économique, social et environnemental), section de l’éducation, de la culture et de la communication (8 avril 2014 )
La France est riche de son paysage artistique et de la vitalité de ses créateurs. Pourtant, malgré la densité et la pluralité des politiques publiques, des inégalités économiques, sociales et culturelles subsistent et des déséquilibres nouveaux apparaissent, en particulier à l’ère du numérique. Le Cese préconise une réforme profonde de nos systèmes de régulation publique dans le spectacle vivant, le cinéma et l’audiovisuel et formule des propositions. 

Télécharger la note de synthèse

* * * *

 

Rapport de l’Observatoire de l’égalité femmes / hommes dans la culture (mars 2014)
La deuxième édition de l’Observatoire de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication fait le point sur la situation au terme d’une année au sujet de l’administration du ministère et des institutions culturelles et les médias ; il s’enrichit également de données nouvelles dans les champs du cinéma, de la presse, de l’édition et du patrimoine. Ce rapport décrit l’ensemble de ces inégalités et propose un spectre d’indicateurs riche, qu’il est possible de suivre annuellement.
Télécharger le document

* * * *

 

Les dépenses culturelles des collectivités territoriales en 2010, Jean-Cédric Delvainquière, François Tugores, Nicolas Laroche et Benoît Jourdan : publication du Deps, collection Culture chiffres (mars 2014)
En 2010, les dépenses culturelles des collectivités territoriales (régions, départements, communes de plus de 10 000 habitants et leurs groupements, DOM compris) se sont élevées à 7,6 milliards d’euros, soit 118 euros par habitant. Les communes et leurs groupements assument près des trois quarts de ces dépenses, les départements 18% et les régions 9%. Ces dépenses représentent en moyenne une part plus élevée des dépenses totales des communes et de leurs groupements que de celles des régions et des départements.

> Télécharger l’étude et la synthèse

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Les Contrats de développement territorial (CDT) à l’heure du Grand Paris : une dynamique en marche, Note rapide Territoires, n° 650 : publication de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme – Île-de-France (mars 2014)
Placer les territoires au centre de la stratégie de développement du Grand Paris : c’est l’enjeu des contrats de développement territorial mis en place depuis trois ans. Au moment où la création de la métropole du Grand Paris vient d’être actée, les 21 CDT engagés deviennent des références incontournables.
Télécharger le document

 

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Le Scoop' IT de Laurent Gayme signale cette intéressante interrogation qui porte sur les dynamiques hégémoniques dans la culture populaire

* * * *

Deux laboratoires (de l’université Paris 8 et de l’université de Lausanne) lancent un appel à communication intitulé : « Les dynamiques hégémoniques dans la culture populaire ». Cette proposition, qui débouchera sur une journée d’étude organisée en octobre 2014 à Paris, a le mérite de nous inviter à tenter de mieux cerner et définir une notion particulièrement vague à propos de laquelle l’appel à communication que nous reproduisons ci-dessous fournit une bibliographie et quelques pistes de réflexion. À la lecture de ce texte, une intuition se fait jour : plutôt que de penser la « culture populaire » au regard d’une opposition entre culture « illégitime » et « légitime » (ou « dominante »), ne s’agit-il pas plutôt de s’interroger sur le rapport entre la « culture populaire » et la notion « d’industrie culturelle ». Pour le dire autrement, le « populaire » est-il toujours « industriel » et soumis à un mode de production de la culture soucieux de diffuser largement et rentabiliser ses productions ? La réponse n’a rien d’évident et elle nous invite dans tous les cas à prendre certaines distances vis-à-vis de certaines théories du « populaire », ou du moins de « l’ordinaire » : Michel de Certeau désignait par exemple celui-ci sur le mode de l’usage, comme un ensemble de procédures se proposant d’employer des produits ou biens culturels issus d’un ordre « dominant ». « Populaire » pouvait alors désigner un mode d’appropriation ; mais un « populaire » entendu comme « une arme aux mains des industries culturelles, à la fois commerciale et idéologique » devrait à l’inverse être entendu comme un genre, un certain type de produits culturels, peut-être conçus à des fins et selon des moyens bien précis.

http://graphique.hypotheses.org/199

* * * *

Culture populaire, c'est aussi le thème du consistant dossier du dernier numéro du Bulletin des bibliothèques de France

Entre autres signatures : Olivier Donnat

Le populaire à l’épreuve de la diversité culturelle

La diversification des pratiques et des contenus culturels ne semble pas avoir favorisé la démocratisation de l’accès à la culture : le rejet de la « culture cultivée » s’est au contraire accru dans les milieux populaires, tandis que la culture populaire demeure tenue à distance par les milieux diplômés malgré une revendication d’éclectisme désormais légitimé, « branché », mais dans lequel se glisse en réalité un véritable rejet du populaire.


 

Anne-Marie Bertrand

La lecture, populaire ?

Après des années de méfiance au cours desquelles la lecture n’était pas conseillée pour le peuple dont on attendait surtout une docilité sociale et politique, le paradigme s’est inversé dans les années 60 dans une perspective émancipatrice, puis dans une sorte d’impératif de culture : voilà qu’il faut lire à tout prix ! Quel rôle les politiques publiques et les bibliothèques ont-elles joué et jouent-elles désormais dans l’accès réel du plus grand nombre à la lecture, dans un contexte technologique en pleine mutation ?


 

Et on peut lire en ligne le très beau texte d'introduction : UN LIEU À PART

de PIERRE BERGOUNIOUX

 

 


 

 

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 07:16

La dernière séance du séminaire du Comité d'histoire consacré aux politiques de démocratisation culturelle aura lieu le 5 mai prochain.

 

Le rôle de l'Internet.

Internet est-il bien l’outil par excellence de la démocratisation culturelle comme se plaisent à le présenter certains observateurs, facilitant toujours plus l’accès à la culture ? Est-il plutôt un l’instrument de la démocratie culturelle, permettant la participation d’une part croissante de la population à la création sous toutes ses formes ?
Pour répondre à ces questions – et à bien d’autres – différents spécialistes viendront présenter leurs réflexions lors de cette dernière séance du séminaire sur l’histoire des politiques de démocratisation culturelle sous la présidence d’Olivier Donnat : Nathalie Sonnac sur l’industrie des médias à l’ère numérique, Christian Robin sur les livres dans l’univers numérique, Marc Le Glatin sur le « séisme » que représente Internet pour la culture, Pierre-Alain Four sur la place de l’amateur dans la reconfiguration de la notion d’œuvre d’art. Notre « grand témoin », Patrice Flichy, leur donnera la réplique.

Présidence et animation : Olivier DONNATchargé d’études au Département des études, de la prospective et des statistiques (ministère de la Culture et de la Communication), spécialiste de l’observation des pratiques culturelles

  • Nathalie SONNACprofesseure en sciences de l’information et de la communication à l’Université Paris 2 Panthéon-Assas
    L’industrie des médias à l’ère numérique

  • Christian ROBINmaître de conférences à l’Université Paris 13
    Les livres dans l’univers numérique

  • Marc LE GLATIN, directeur du Théâtre de Chelles, professeur associé à l’Institut d’Études européennes (Université de Paris 8-Saint-Denis)
    Internet, un séisme pour la démocratisation de la culture ?

  • Pierre-Alain FOURdocteur en sciences politiques, chargé des questions culturelles pour la Direction de la prospective du Grand Lyon
    Vidéo “créative”, participation spontanée, remix sur le net : la place de l’amateur dans la reconfiguration de la notion d’œuvre d’art

  • Grand témoin : Patrice FLICHYprofesseur de sociologie à l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée, auteur notamment de “Le sacre de l’amateur. Sociologie des passions ordinaires à l’ère numérique”


Accès libre sur inscription à comitehistoire@culture.gouv.fr
Pour en savoir plus, cliquez ici

 

C'est dans cette persepctive que la Cité des sens vous invite à visionner la brève et lumineuse contribution de l'historien Roger Chartier relative aux propos généralement tenus sur les mutations des modes d'appropriation des biens symboliques.

 

 

Je reviendrai sans tarder sur ces questions mais, d'ores et déjà, je vous invite (de nouveau) à vous reporter à la série d'analyses publiées sur (l'excellent) blog Sisyphe à Elsinor.

 

Le livre numérique.

Crainte ou confiance ? Quatre approches possibles à la problématique de l’e-Book 

L'approche à la problématique éditoriale

L'approche du binôme : lecteur / lecture

L’approche de l’industrie du livre

L’approche aléatoire du lecteur

 

 

 

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 10:00

Orientations politiques, société civile, vie associative et construction européenne : deux documents de référence pour ne pas mourir idiot (et hexagonal) !

Le collectif des Associations Citoyennes communique

* * * *

En France, 80 % des lois votées sont des transpositions de décisions européennes. En particulier la réglementation européenne influe fortement sur la marchandisation des actions associatives, l'utilisation croissante des appels d'offres au détriment des subventions et largement sur une vision utilitariste de l'action associative, alors que l'essentiel de leur valeur ajoutée est faite de développement humain, de participation à la vie de la cité, de renforcement du lien social et d'épanouissement des personnes.


Il est donc essentiel que les associations s'impliquent dans la campagne des européennes

pour poser des questions qui engagent leur avenir.

Nous proposons deux outils aux associations afin de leur permettre de questionner les candidats et éventuellement d'agir au niveau européen, en apportant pour ce faire un certain nombre d'éclairages afin de comprendre pourquoi les associations sont concernées par la construction européenne :

  • Un bref texte précisant le rôle et fonctionnement du parlement et son élection puis proposant 3 niveaux de questions

  • pouvant être soumis aux candidats :TEXTE CAC et Parlement Européen

  • Un fascicule plus complet (en version A5) permettant de préciser en quoi les associations sont concernées par la construction européenne et quelles sont les capacités d'agir des députés européens -en distinguant trois niveaux d'intervention-.
    La question est aussi de cerner quelles sont les possibilités et les capacités des associations à s'organiser et à agir au niveau européen auprès des institutions (Parlement, Conseil, Commission et Cour de justice).
    Comme les institutions européennes demeurent largement méconnues de la plupart de nos concitoyens (tout comme les associations des instances européennes) leur histoire et leur rôle sont ici rapidement repris : GUIDE POUR QUESTIONNER LES CANDIDATS AU PARLEM
    ENT EUROPEEN
    Sur notre site Internet la version "pour imprimer" de ce guide est aussi disponible ICI

Sur les question relatives à la doctrine européenne en matière de financement public des “services d'intérêt général” voir aussi la contribution de Jean-Michel Lucas : ESS et intérêt général.

Ainsi que sa réponse au Rapport du sénateur Vincent Elbé sur les inquiétudes que suscitait en France l'influence du droit communautaire sur le financement des services culturels par les collectivités territoriales : Droit communautaire, services culturels.

Voir aussi :

Guide relatif à la gestion des services d'intérêt économique général (Premier ministre; Secrétariat général des Affaires européennes).

Réglementation européenne et financement des services culturels (Fiche Mémo La Nacre, Septembre 2013)

Service public : l'enjeu européen.

 

 

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Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Les politiques culturelles en débat
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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 12:33

Début avril 204, le CESER (conseil économique, social et environnemental) de la Région Midi-Pyrénées a demandé à Jean-Michel Lucas son sentiment sur "les inégalités d’accès du plus grand nombre à la culture".

Il a synthétisé son intervention dans la note publiée ici qui prolonge l’intervention qu'il avait faite devant le CODEV (Conseil de développement) de la Métropole de Toulouse le 20 janvier 2014". 1er avril 2014.

 

* * * *

Dans les fonctions que j'ai exercées au ministère de la culture, j'ai longtemps formulé les questions de politique culturelle dans des termes identiques aux vôtres : comment la culture devient un facteur de cohésion sociale, comment éliminer les freins à l'accès à la culture ? Comment réduire les inégalités culturelles et lutter contre les exclusions par la généralisation de l'éducation artistique à l'école ? Comment favoriser l'épanouissement personnel et collectif , la citoyenneté, le vivre ensemble ?

Puis, avec l'expérience, je vous avoue que le doute l'a emporté. La liste des impasses s'étant allongée, j'ai fini par abandonner totalement cette conception des enjeux culturels publics en société de liberté.

Mais, comme vous m'avez invité à intervenir devant vous, je trouverais bien déplacé de porter des jugements critiques sur votre conception des relations inégalitaires entre culture et société. Surtout en un quart d'heure d'exposé. Je préfère vous dire comment je pose aujourd'hui cette question et quelles conséquences j'en tire pour définir les responsabilités culturelles publiques prioritaires dans une société plus juste.

* * * *

Preuve à l'appui, parmi d'autres éléments bien connus de ceux qui suivent le patient travail du Dr Kasimir Bisou, une référence trouvée hors de nos frontières (1).

* * * *

Si cette perspective vous parait fumeuse, quoiqu'elle soit bien ancrée dans l'expérience de l'éducation populaire, regardons ensemble la loi belge sur les centres culturels que j'ai évoquée plus haut : en Belgique, la mission qui justifie le soutien financier public à ces « professionnels des centres culturels est de « contribuer à l'exercice du droit à la culture des populations dans une perspective d'égalité et d'émancipation, » en augmentant « la capacité d'analyse, de débat, d'imagination et d'action des populations du territoire, notamment en recourant à des démarches participatives ». C'est bien là une mission cohérente avec la définition humaniste de la culture et qui conduit les centres culturels à contribuer à l'exercice de l'ensemble des droits culturels par tous et pour tous, dans le respect de l'ensemble des droits humains » Encore une fois, c'est la DUDH de 1948 qui est la référence de cette politique d'actions culturelles subventionnées au nom d'une société plus juste. Mais c'est en Belgique !

* * * *

(1)

Sur la situation belge on peut lire la contribution de Jean-Louis Genard (Université libre de Bruxelles Jean-Louis Genard est philosophe et docteur en sociologie).

Démocratisation de la culture et/ou démocratie culturelle? Comment repenser aujourd’hui une politique de démocratisation de la culture?

La Communauté française de Belgique a développé, dès les années 60 du siècle dernier, des politiques culturelles spécifiques sous l’horizon de la tension entre démocratisation de la culture et démocratie culturelle. Ce choix, très innovateur pour l’époque, contrastait fortement avec les politiques de démocratisation de la culture initiées en France par Malraux. Le texte s’interroge sur les avancées mais aussi les impasses auxquelles a mené cette politique en particulier en raison des interprétations sousjacentes qui étaient données à l’époque du mot des termes « culture » et « art ». Au regard de ce bilan, il réfléchit ensuite à ce que pourrait ou devrait être aujourd’hui une politique de démocratisation de la culture, suggérant une réécriture profonde des relations entre culture et éducation, ainsi que le développement de politiques culturelles assumant les exigences liées à la conception de la culture héritée de la modernité, et centrée sur les exigences d’expressivité et d’émancipation.

* * * *

Télécharger la note de Jean-Michel Lucas

Télécharger la contribution de Jean-Louis Genard.

 

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  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
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