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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 07:58

 

2 cv 1

 

La Cité des sens fait relâche jusqu'au 29 octobre.

 

en attendant voici des

Fils d'actualités très vivement conseillés :

 

La lettre du réseau culture sur Territorial.fr


Le "netvibes" de l'Observatoire des politiques culturelles

 

Complément d'objet, la page d'actualités du Ministère sur de développement culturel


Les net-actualités sur le site d'Arteca 


Le tableau de bord des Think tank (Netvibes)


Le calendrier francophone en sciences humaines et sociales, Calenda


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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 10:14

rue de paris

 

 

"Il faut inciter les artistes, les enseignants-chercheurs et les associations d'éducation populaire à travailler ensemble dans le respect des compétences de chacun."

 

Je ne saurais mieux dire que Gérard Noiriel dans sa tribune publiée dans Le Monde du 11 octobre dernier

 

En rendant un hommage solennel à Jules Ferry et à Marie Curie le jour de son investiture, le nouveau président de la République a fait l'éloge de "l'école comme émancipation", présentant "la connaissance, le goût d'apprendre, la jubilation de la découverte, le sens de la curiosité intellectuelle" comme autant de "trésors auxquels l'école a pour vocation de préparer les jeunes consciences, tous les enfants de la nation".

Ce rappel de l'idéal des Lumières est réconfortant. Malheureusement, en ciblant son discours uniquement sur le milieu scolaire, François Hollande a considérablement affaibli la portée civique de son propos. On peut craindre que la nouvelle politique culturelle qui s'ébauche entérine, une fois de plus, la division du travail héritée d'André Malraux : un discours sur le savoir à destination des enseignants et des élèves ; un discours sur l'éducation populaire à destination des associations et des "jeunes de banlieue" ; un discours sur la création à destination des artistes et des publics cultivés.

Faire porter toute la responsabilité de l'éducation civique sur les épaules des enseignants et des travailleurs sociaux revient à dédouaner de leurs responsabilités les autres acteurs de la sphère publique. C'est aussi une manière de conforter les préjugés ethnocentristes des élites qui pensent qu'elles n'ont plus rien à apprendre et que seuls les élèves ou les pauvres ont besoin d'être "éduqués".

Il est légitime que l'Etat s'efforce de répondre aux revendications et aux aspirations des différentes professions qui remplissent aujourd'hui des missions culturelles. Mais dans le même temps, il faut lutter contre l'atomisation des milieux que favorise l'institutionnalisation de la culture. Il faut inciter les artistes, les enseignants-chercheurs et les associations d'éducation populaire à travailler ensemble dans le respect des compétences de chacun. Tous ceux qui se sont engagés dans ce genre de démarche savent combien elle est difficile, fragile, ingrate. Au lieu de célébrer les auteurs déjà consacrés par le marché, la gauche ferait mieux d'encourager publiquement les expériences que mènent, loin des caméras et des micros, ceux qui croient encore à l'idéal universaliste des Lumières.

Soutenir ce genre d'expériences n'est pas seulement une exigence civique. C'est aussi un moyen d'appréhender concrètement des problèmes trop souvent négligés. Quel rôle peut jouer l'art dans la transmission du savoir ? Quel rôle peut jouer la science dans le développement de la création ? Comment les publics auxquels nous nous adressons s'approprient-ils nos discours et nos oeuvres ? C'est en répondant à ces questions que l'on pourra redynamiser la culture publique en lui donnant de nouvelles armes pour résister aux lois du marché.

Gérard Noiriel, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales

© Le Monde

 

Ces judicieuses réflexions prolongent d'autres analyses publiées par ailleurs sur le blog de Gérad Noiriel.

La culture populaire, une référence absente de l’élection présidentielle

Un fait divers culture : l’affaire Olivier Py

 

Je m'en sens très proche et certaines des Sept pistes pour le changement formulés sur La Cité des sens y font écho.

C'est pourquoi, à l’adresse des studieux lecteurs de ce blog, je livre le résultat de mes recherches autour de la question : comment repérer "les expériences peu médiatisées" (question qui m’aura finalement longtemps occupé de la DDF dans les années 90 à ARCADI…) ?

 

Je partage donc sans modération quelques ressources sur la question.

 


1. RECit : Réseau des écoles de citoyens

 

A cette adresse

http://www.recit.net/?-Experiences-

Découvrir des expériences

La mutualisation des expériences porteuses d’éducation émancipatrice constitue l’un des axes d’action de RECit. La démarche d’échange et de mutualisation se précise et s’enrichit avec le temps. Les récits d’expériences et les fiches méthodes sont élaborés et améliorés avec les acteurs participant à RECit à partir de leur expérience de terrain.

 

 

2. ADELS (Association pour la démocratie et l’éducation locale et sociale)

 

a développé un  Observatoire de la démocratie locale

L'observatoire a pour objectif de recenser les initiatives de mise en place de dispositifs de participation et/ou de concertation par les acteurs locaux (collectivités locales, militants associatifs, techniciens...), engagés dans la démocratie participative.

Suivre ce lien :

 

http://www.adels.org/ressources/observatoire.htm

 

 

3. Culture, publics et territoires,

 

Cultures, publics et territoires a pour ambition de promouvoir et de favoriser le développement d’actions culturelles et artistiques en direction des publics qui en sont éloignés.

L’association fait donc sienne les principes édictés dans la loi contre les exclusions de 1998 et s’attache à œuvrer à ce que tous les citoyens, quelle que soit leur situation physique, sociale ou géographique, puisse bénéficier d’un égal accès aux expressions et pratiques artistiques et culturelles.


Cultures, publics et territoires se veut être un centre de ressources, de partage d’expériences et de réflexion dédié aux professionnels qui mènent des actions en direction des publics en situation d’exclusion. En suscitant la mise en réseau des partenaires et en favorisant l’élaboration d’une réflexion commune sur le sens et les enjeux des actions à mener, Cultures, publics et territoires entend être un observatoire de ces politiques publiques conduites sur l’ensemble des territoires.

 

Son site propose une banque de projets (n.b. il faut s’inscrire pour pouvoir y accéder)

Suivre ce lien :

http://www.resonance-culture.fr/index.php/rubrique/banque-de-projets

 

 

4. Réseauculture 21.fr

(culture&développement durable)

Le Réseau culture 21 contribue à la promotion des démarches associant culture et développement durable.
Il invite les collectivités, les professionnels et tous les citoyens à témoigner de leurs expériences et débattre des enjeux.

 http://reseauculture21.fr/

 Sous l’onglet Ressources

http://reseauculture21.fr/blog/category/ressources/

 on trouvera une série de blogs spécialisés comme :

 

Culture et développement des territoires ruraux

http://reseauculture21.fr/plateformeipamac/

 

Le Labo acteurs-chercheurs

http://reseauculture21.fr/labo/

 

 

5. 300 propositions, innovations et curiosités sociales venues de l’étranger.

 

Publication du Centre d’analyses stratégiques.

La présentation adoptée pour ce recueil est la suivante :

 

les 300 propositions, innovations et curiosités sociales sont regroupées selon une logique thématique ;

chacune est conclue par la référence de la source (la rédaction s’excuse auprès du lecteur pour tout changement qui serait survenu depuis le bouclage)

 

les encadrés « Publication » et « Évènement » mettent en évidence les parutions du département Questions sociales ou les manifestations qu’il a organisées, en lien avec les brèves (accès direct en cliquant sur le titre de l’encadré)

 

les encadrés « Point de vue » sont rédigés par les chargés de mission du département Questions sociales, ou par des experts extérieurs au Centre d’analyse stratégique ;

 

ce recueil a été élaboré à partir d’une publication mensuelle accessible sur www.strategie.gouv.fr / autres publications / panorama questions sociales

 

Pour télécharger le PDF suivre ce lien :

http://www.essenregion.org/annuaires/uploads/docs/panorama_innovations_Europe_CAS_2012.pdf

 

 

6. La FFPE (Fédération des femmes pour l’Europe)

 

accompagne des actions en faveur de l’égalité des chances entre les femmes et les hommes, de l’insertion sociale et de la lutte contre les exclusions.

 

http://www.ffpe-toulouse.org

 

Elle est à l’origine d’une intéressante initiative sur Scoop’ it (moteur de fils d’actualités)

 

 Voir en particulier les rubriques :

 

Veille innovations sociales

http://www.scoop.it/t/veille-innovations

 

Veille sociétale

http://www.scoop.it/t/bien-viellir

 

 

 

7. Observatoire des Politiques culturelles

 

Le Centre de doc, une mine pour la recherche.

http://www.observatoire-culture.net/rep-documentations.html

 

 

 


7. Complément d’objet

 

lettre d’infos du Ministère et désormais fil d’actualités…

 

La rubrique Complément d'objet se trouve à l'adresse suivante :
http://www.culturecommunication.gouv.fr/Politiques-ministerielles/Complement-d-objet

 

8. L’INNOVATION SOCIALE EN EUROPE

 

Politiques européennes et pratiques d’innovation sociale dans trois Etats membres

 

Face à de nombreux problèmes sociaux, tous les États européens commencent à se mobiliser afin de trouver des réponses créatives et innovantes qui permettront de surmonter ces difficultés structurelles.

L’Union européenne (UE) semble avoir pris la pleine mesure de ces enjeux et donne actuellement un écho favorable à l’innovation sociale, notamment dans la Stratégie Europe 2020. Autorités publiques, entreprises privées, acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS), chercheurs, citoyens, tous doivent saisir ces opportunités offertes par l’Europe.

Cette publication vise à donner des clés de compréhension sur les mesures et outils en faveur de l’innovation sociale dans les politiques européenne, illustrée par des exemples de pratiques d’innovation sociale au Royaume-Uni, Danemark et Espagne. Sont également abordées des pistes concrètes pour développer des expériences d’innovation sociale par les acteurs de l’économie sociale et solidaire et les pouvoirs publics.

Pour en savoir plus :

Télécharger ce numéro des "Repères Europe" sur l’innovation sociale en Europe

 

 

9. Culture Europe International

Un panorama original des pratiques et politiques culturelles à l'oeuvre dans les pays européens


Culture Europe International est une revue/revue de presse française consacrée aux pratiques et politiques culturelles en Europe, tant à l'échelle locale que nationale et internationale. Elle s'intéresse tout particulièrement aux expériences de coopération européenne et internationale, menées dans les différents domaines de la culture et des arts, par tous ses intervenants - Etats, collectivités territoriales, fondations, réseaux et associations professionnels.

 Fondée par Jean-Michel Djian en 1994, Culture Europe International est née de la volonté d'acteurs de la vie culturelle européenne, convaincus qu'il était désormais indispensable de fournir aux praticiens, aux étudiants, aux chercheurs et aux publics des arts et de la culture, un outil de travail et de réflexion. Livrant à ses lecteurs des documents d'information et d'analyse - sous forme imprimée ou via internet -, Culture Europe International entend contribuer au partage des valeurs, des connaissances, des initiatives et des débats qui fertilisent l'Europe de la culture et ses relations avec les autres continents.


Une revue au carrefour de l'actualité européenne
Ils sont des milliers de journalistes et de témoins, à relater, chacun dans son pays et à sa manière, les faits et gestes de leurs concitoyens, artistes, représentants des administrations culturelles ou responsables de projets. Mais qu'en savons-nous ? Pourtant, dans nos pratiques professionnelles, ces données venues des quatre coins de l'Europe nous sont capitales. Pour comprendre d'abord, pour décider ensuite. C'est pourquoi Culture Europe International offre aussi des commentaires de la presse européenne spécialisée - journaux ou revues. Notre revue s'est également ouverte aux magazines et lettres d'information nés sur les autres continents, dès lors qu'ils s'intéressent aux pratiques et politiques culturelles et à la coopération internationale.

Une revue électronique et des publications de référence
Depuis 2006, Culture Europe International offre à ses lecteurs un site accessible en trois langues - français, anglais, espagnol - et présentant informations et analyses rédigées au fil de l'actualité européenne. La revue électronique permet de consulter les dossiers et articles, en fonction de thématiques culturelles et artistiques et d'un index géographique. Cet ensemble éditorial est complété par une publication annuelle de référence, consacrée à un thème de portée européenne et internationale : à titre d'exemple, la publication 2007 interroge le phénomène des festivals européens, en étroite collaboration avec le Groupe européen de recherche sur les festivals, créé par Dragan Klaic et réunissant des chercheurs de dix pays : EFRP.

Culture Europe International est l'un des éditeurs de la plate-forme Artishoc, créée par les responsables de la revue Mouvement avec l'objectif de mutualiser les informations et analyses essentielles en matière artistique et culturelle.

Culture Europe International est publiée en collaboration et avec le soutien du ministère de la Culture et de la Communication (Délégation au développement et aux affaires internationales) et de l'Institut d'études européennes de l'Université de Paris VIII. Elle collabore régulièrement avec la Fondation européenne de la Culture.

 

Culture Europe International

 

 

 10. Innovateurs du quotidien

Une mise en valeur des pratiques innovantes en matière d'organisation du travail dans le secteur culturel en Europe

Notre thèse de départ était la suivante : nous savons que les arts ont quelque chose de spécial à offrir à la société, et ce sont les qualités uniques des arts qui produisent cette magie. Dans le secteur, on répète que les arts jettent une nouvelle lumière sur la manière dont nous appréhendons notre existence.

Pour illustrer ces propos, il nous faut des cas concrets…

 (Extrait de l’introduction de Mary Ann DeVlieg, secrétaire générale, IETM)

 

Télécharger : Innovateurs du quotidien 

 

11. Les relations partenariales associations collectivités,  Une réalité massive

 

Le but immédiat de ce travail [réalisé par le Collectif des associatiçons citoyennes ] est de pouvoir fournir des exemples de relations partenariales entre collectivités et territoires, en montrant leur diversité et la richesse des relations existant sur le terrain. Les associations et les collectivités sont en effet aujourd'hui confrontées à de multiples enjeux communs au niveau des territoires, auxquels il n'est plus possible aujourd'hui de se dérober :

La transition écologique. Chacun a conscience aujourd'hui que la catastrophe écologique rend nécessaire une véritable transition écologique. Celle-ci ne pourra pas réussir sans la transformation en profondeur des modes de vie, d'habitat, de consommation et de transports. Comment faire prendre conscience à l'ensemble des citoyens de cette nécessité sans les associations citoyennes, c'est-à-dire tournés vers le bien commun ?

L'égalité et le vivre ensemble. De même, une société de l’égalité et du vivre ensemble ne peut pas voir le jour sans la multiplication des actions porteuses de lien social dans les quartiers et dans les territoires, de contre les discriminations, l'émancipation de tous les citoyens par rapport à l'idéologie dominante qui pousse l'atomisation des individus.

L’éducation populaire constitue le principal levier pour permettre aux citoyens de reconquérir leur propre vie et de devenir citoyens d'un monde solidaire, développer les potentialités de chacun par les activités sociales, culturelles, artistiques, sportives. Elle est le fait de toute la société.

L'émergence d'une économie solidaire. Les associations comme les collectivités ont un rôle principal pour faire émerger une économie solidaire, avec une solidarité interne (en lien avec la démocratie interne, des prises de décision partagées et la réduction des écarts de salaires), la solidarité avec le territoire, avec les bénéficiaires des services et avec l'ensemble de la société et les générations futures.

Le développement des logiques de coopération et l’apprentissage de la démocratie. La reconstruction d'une société solidaire nécessite le développement de relations de coopération à tous les niveaux. Les associations constituent des écoles de coopération irremplaçables pour l'éducation citoyenne et pour l'apprentissage de la démocratie, mais l'instauration de processus de participation par les collectivités constitue un levier indispensable.

Ces enjeux sont étroitement liés aux effets directs de la crise globale, économique, financière, culturelles écologique, démocratique qui se développe aujourd'hui. C'est pourquoi la construction de réponse commune est un acte politique qui touche au plus profond des raisons d'agir des finalités de l'action commune.

Ce document de repérage expose quelques exemples de démarches globales et participatives de développement territorial (développement local ou agenda 21), présente des politiques partenariales développées par des Départements, des Régions ou des Villes et quelques exemples de partenariat au quotidien.

Les exemples développés ici montrent que la vision simpliste une instrumentalisation généralisée des associations par les collectivités n'est pas exacte, et que de nombreux élus s'opposent avec efficacité à la généralisation de la commande publique, avec des modes d'organisation et de financement extrêmement divers. On ne peut que souhaiter que les modalités de contractualisation et de concertation entre l'État, les collectivités et les associations tiennent compte de cette diversité.

 

Télécharger le document

 

 

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 13:06

w i p 2

 

Une histoire de la démocratisation culturelle et de ses mises en oeuvre politiques est-elle possible ?

L'idée de ce chantier du Comité d'histoire du Ministère de la Culture et de la Communication revient au regretté René Rizzardo, fondateur de l'Observatoire des politiques culturelles. Il fallut ensuite mettre au point un premier programme d'études : délicate entreprise, en effet, que de formuler de la manière la plus claire et objective possible les problématiques historiques et politiques du sujet, au-delà des nombreux avatars de la formulation de l'enjeu, des débats et polémiques auxquels il a pu donner lieu ainsi que ses réels ou supposés « échecs ».

Afin de diversifier les approches et de solliciter la jeune génération des chercheurs, le comité scientifique – composé d'historiens, sociologues, chercheurs en sciences politiques (Anne-Marie Bertrand, Olivier Donnat, Vincent Dubois, Laurent Martin, Philippe Poirrier, Emmanuel Wallon) mis en place par le Comité d’histoire – a décidé de lancer un appel à communications. Celui-ci circonscrit un ensemble de discours et de dispositifs complexes aux dénominations variables : démocratisation culturelle, démocratisation de la culture, égalité d’accès à la culture, élargissement des publics, conquête de nouveaux publics, exercice du droit à la culture, lutte contre les inégalités d’accès, actions en faveur des publics spécifiques, etc. Il insiste également sur la nécessité d'une approche large de la question : les problématiques abordées, les objets ou périodes étudiés peuvent dépasser le strict périmètre de l’action de l’État à travers le ministère de la Culture et de la communication, porter sur des périodes antérieures à 1959 ou s’élargir au-delà de nos frontières. Le nombre important de réponses recueillies, émanant aussi bien de spécialistes confirmés que de jeunes chercheurs, a démontré la pertinence du sujet. Pour présenter ces réponses, sept journées d’études seront organisées par le Comité d’histoire et le Centre d’histoire de Sciences Po, d'octobre 2012 à mai 2013. Selon un principe de travail déjà mis en oeuvre par le Comité d'histoire, chaque séance donnera lieu à l'intervention d'acteurs témoins et sera introduite et animée par un des membres du comité scientifique.  

 

Les séances se tiendront de 13h45 à 17h45 du 18 octobre 2012 au 13 mai 2013 à Sciences Po Paris, 56 rue Jacob, 75006 Paris, salle de conférences au rez-de-chaussée.

 

Ce programme qui se poursuivra en 2013-2014 cherchera à se centrer sur des domaines qui n'ont pas pu être traités dans cette première étape (citons comme exemple la musique, le patrimoine, le cinéma, ...) et fera ultérieurement l'objet d'un nouvel appel à contributions.

 

Présentation de la première séance qui se tiendra le 18 octobre 2012.

 

Accueil par Jean-François Sirinelli et Laurent Martin, du Centre d'histoire de Sciences Po, en présence de Mme Maryvonne de Saint-Pulgent, présidente du Comité d'histoire du ministère de la Culture.

"La démocratie dans la République (XIXème-XXème siècles)

Philippe POIRRIER : Exposé introductif 
Problématique du programme

 

Emmanuelle CHAPIN, Chargée de conférences, Sciences Po Reims
L'égalité dans la limite de l'utilité : Jules Ferry et la démocratisation culturelle (1879-1883) 

Emmanuelle Chapin_Démocratisation cult.pdf 82,76 kB

 

Isabelle MATHIEU, Maître de conférences associée, Université de Bourgogne
De l'action culturelle comme processus de fraternisation

Isabelle Mathieu_Démocratisation cult.pdf 75,89 kB

 

Marion DENIZOT, Maître de conférences en études théâtrales, Université Rennes 2
Retour sur l'histoire du théâtre populaire : une ''démocratisation culturelle" pensée à l'aune de la nation (XIXe-XXe siècles)

Marion Denizot_Démocratisation cult.pdf 24,69 kB

 

Grand témoin : Jacques Sallois, ancien directeur de cabinet de Jack Lang (1981-1985), ancien directeur des Musées de France (1990-1994), entre autres fonctions au service de l’Etat

 

Accès libre après inscription nécessaire par mail au Comité d'histoire

Contact : comitehistoire@culture.gouv.fr

Tél. : 01 40 15 79 36
Fax : 01 40 15 79 52

Les documents suivants sont disponibles sur les pages du Comité d’histoire :

Eléments bibliographiques

Texte de l’appel à contributions 2012-2013

Chronologie des événements en rapport avec la démocratisation culturelle (Pierre Moulinier)

La démocratisation culturelle dans tous ses états. Analyse des débats sur la démocratisation culturelle (Pierre Moulinier).

 

 

Rappel :

La démocratisation culturelle comme horizon

Jean-Claude Pompougnac

Colloque « Bibliothèque : faire société (la). »

ENSSIB, Villeurbanne, 26 juin 2012.

 

 

 

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 17:38

 

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Une tribune dans Libé et un nouveau site…

Message reçu hier :

Bonjour,

nous sommes heureux de vous informer que  vient de paraître dans Libération une tribune intitulée
"L'éducation artistique : c'est maintenant." 
Ce texte est signé par un collectif d'artistes, d'enseignants et chercheurs  soucieux de voir se mettre en place une politique nouvelle et cohérente dans le domaine de l'éducation artistique et culturelle.

Nous vous invitons à retrouver l'intégralité de ce texte sur le blog : 

"Pour l'éducation artistique et culturelle"

Vous pouvez y ajouter votre signature, et donner ainsi plus de force à ce document, 
en nous adressant un mail en retour à pourleac@orange.fr

Merci de nous aider à faire connaître cette initiative si vous le pensez utile.
Collectif pour l'éducation artistique et culturelle

 

Sur le même sujet, le texte initial de Jean-Gabriel Carasso : Pour une éducation créative,

texte qui fait suite à sa participation à la journée de concertation organisée par le ministère de l'Education nationale, dans le cadre des débats sur la Refondation de l'école, le 19 septembre 2012.

 

 

 

Le point de vue d’un autre signataire du texte, François Deschamps.

 

Refondation de l'école : ne noyons pas l'éducation artistique et culturelle dans un grand fourre tout culturel !  

Date de mise en ligne : 07/10/2012.

Rubrique : Edito

Métiers : Culture

 

Après trois mois de concertation sur la refondation de l'école le rapport issu des travaux a été rendu  vendredi au ministre de l'Education nationale par les quatre membres du comité de pilotage (la sociologue Nathalie Mons, la journaliste Marie-Françoise Colombani, l'administrateur général du Conservatoire national des arts et métiers Christian Forestier, et le président de la Région Centre François Bonneau) avant les premiers arbitrages la semaine prochaine. Mardi 9 octobre, le rapport sera présenté officiellement à la Sorbonne, en présence de François Hollande qui doit fixer ses choix en vue d'une prochaine loi de programmation et d'orientation devant être présentée au conseil des ministres fin octobre.

Dans l'article que lemonde.fr consacre à ce rapport le 6 octobre, on y parle de l'introduction souhaitée de nouvelles pédagogies. L'idée est « de rendre les élèves plus actifs, de les faire travailler en petits groupes et sur des projets ». Célestin Freinet, Maria Montessori  et les mouvements d'éducation nouvelle (CEMEA, etc.) seraient-ils enfin entendus après au moins 80 ans d'expérimentations ? En revanche, dans cet article, aucune mention du renforcement de l'éducation artistique et culturelle.

Comment celle-ci a-t-elle été traitée dans la concertation ?  Elle faisait partie de l'une des quatre grandes thématiques, celle portant sur « la réussite scolaire » (aux côtés de la priorité au primaire, du socle commun ou du décrochage scolaire). Pour le Ministère, « il s'agit de faire en sorte que chaque élève puisse bénéficier d'un véritable parcours culturel, de l'école au lycée ; ce parcours pourrait intégrer simultanément enseignement, pratique et culture de manière à agir au mieux en faveur des publics qui n'auraient pas accès autrement aux œuvres et aux pratiques artistiques ».

On remarque cependant que l'artistique disparait dorénavant du vocabulaire. Le 26 septembre, la rapporteuse de l'atelier sur l'éducation artistique et culturelle expliqua que ce terme, devenu obsolète, était désormais remplacé par celui d'éducation culturelle, qui comprend la culture technique et scientifique, la culture numérique et la culture artistique. Les deux premières me semblent tout à fait honorables, mais avec un terme aussi général et flou, le risque est grand de ne plus voir élever l'éducation artistique et culturelle au rang de priorité nationale, mais dilué dans un vague fourre tout qui serait marginalisé en regard des transmissions académiques.

Par ailleurs, l'appui de l'Etat auprès de l'ensemble des collectivités est nécessaire. Or  la fiche réalisée par le Ministère de l'Education nationale est assez maladroite à cet égard. Il est indiqué que les dispositifs développés par les académies s'appuient généralement sur des partenariats entre le ministère de l'éducation nationale et les collectivités locales, et plus particulièrement les Régions. Or les conventions avec celles-ci  représentent 12 académies sur 26 (46%), et les conventions avec les conseils généraux sont au nombre de 43, soit près de 45%. Mais tout cela est pour en arriver au fait « qu'une politique d'éducation artistique et culturelle ambitieuse devrait reposer sur un partenariat fort entre l'éducation nationale et les collectivités territoriales - en particulier les Régions ». Cela sous-entend-il que les Régions s'intéresseraient dorénavant à l'EAC  dans les écoles et les collèges, ou bien, autre hypothèse, que l'EAC serait prioritaire pour les seuls  lycées dont s'occupent les Régions ?

Il y a donc de quoi être un peu inquiet, d'autant que la concertation hélas n'a pas été menée de front par les deux ministères (mais pourquoi les services du Premier Ministre ne l'ont-ils pas imposé ?), et que le Ministère de la Culture va maintenant lancer la sienne de façon décalée...

Certaines associations ont apporté de précieuses contributions dans le cadre de cette concertation. c'est le cas par exemple, dans le domaine des arts de la scène, des propositions de l'ANRAT.  L'association a suggéré un plan national d'éducation artistique et culturelle garantissant à chaque enfant un volume horaire de 108 h, soit ½ journée par semaine (dont 40h en présence d'un partenaire artistique et/ou culturel), avec un parcours de fréquentation des œuvres + des temps de pratique artistique, ainsi que la mise en œuvre d'un projet artistique et culturel conçu à l'intérieur du temps scolaire. Il est proposé des commissions territoriales  pour l'éducation artistique et culturelle, dont les travaux seraient mis en relation par une  structure nationale interministérielle. Deuxième pan de cette proposition, une nouvelle définition du rôle de l'enseignant et de ses missions d'éducation et d'accompagnement des enfants, tous les enseignants devant pouvoir concevoir ou porter une démarche de projet et de parcours. Cela ne peut se faire sans un programme national de formation  (pas uniquement des enseignants, mais aussi des partenaires artistiques) , ainsi que la production d'outils pour fournir des ressources aux acteurs concernés.

De façon plus générale, une quinzaine de chercheurs et acteurs de l'éducation artistique et culturelle (dont je suis), d'ores et déjà rejoints par d'autres signataires, s'apprêtent à publier dans la presse nationale une tribune (nous en reparlerons ici). Car l'éducation artistique et culturelle, « c'est maintenant »  (ou jamais) qu'il faut la promouvoir pour qu'elle soit prise au sérieux et obtienne droit de cité grâce à une politique forte de l'Etat (bien entendu aux côté des collectivités territoriales, déjà largement engagées dans ce domaine).

François Deschamps

Cet éditorial a été publié sur Territorial.fr

 

Restent à l’évidence beaucoup d’interrogations sur la possibilité même de « refonder » l’école à la française…

L’école française, qui se targue d’être gratuite, républicaine et égalitaire, avec sa fameuse « méritocratie », serait une des plus discriminantes, et elle est loin d’être parmi les plus performantes. En cause, une pédagogie datant des années 50, un système élitiste de reproduction sociale, une idéologie anxiogène, et des intérêts concertés pour que rien ne bouge.

Louis Maurin est l’un des fondateurs de l’Observatoire des inégalités qui, depuis 2002, met en lumière les failles de la société française. Pour lui, l’école est le premier lieu des souffrances sociales mais aussi humaines : la réforme qu’il appelle profiterait à tous, aux enfants « favorisés », essorés par une pression délirante, aux enseignants, et à un pays qui a plus besoin de têtes créatives bien faites que de têtes bien remplies.

Lire Même à gauche, certains n’ont pas intérêt à changer l’école, l’entretien avec Louis Maurin sur Rue 89.

 

 

Analyse confirmée par les chiffres selon Eric Charbonnier, expert éducation à l’OCDE Le système français est inégalitaire…

Alors certes, le système d’éducation français obtient, dans l’enquête PISA, des performances équivalentes à la moyenne des pays de l’OCDE, mais il est devenu de plus en plus dichotomique : d’un côté, soutenu par ses bons éléments qui représentent environ 1/3 des élèves âgés de 15 ans (contre 28 %, en moyenne, dans les pays de l’OCDE), mais de l’autre, se dégradant par le bas et conduisant chaque année 150 000 jeunes à quitter l’école sans diplôme, et donc à se retrouver en situation d’extrême précarité sur le marché du travail.

Plus encore, le poids des inégalités sociales n’a jamais été aussi fort pour expliquer les performances des élèves de 15 ans et le taux d’échec scolaire est passé, en 10 ans, de 15 % à 20 %. C’est au fond actuellement le chiffre le plus alarmant du système français, celui qu’il convient de corriger car il est anormal que la France (après la Nouvelle-Zélande) soit le pays où la corrélation entre le milieu socio-économique des parents et les résultats des élèves de 15 ans est la plus forte .

 

Lire la suite sur L’éducation déchiffrée, le blog d’Eric Charbonnier

 

 

 

 

Ne vous y trompez pas, j’aime l’école, et… qui aime bien châtie bien.

Donc encore une petite pincée de diagnostic pour contribuer à la refondation

 

Les manuels scolaires professent sexisme rétrograde et discriminations postcoloniales

Telle est la leçon de l’étude portant sur la Place des stéréotypes et discriminations dans les  manuels scolaires à laquelle  a participé la sociologue

Sabrina Sinigaglia-Amadio,  du Laboratoire de sciences  sociales (2L2S/ERASE) de l’université de Lorraine 

 

Depuis les années 1970, des études ont été réalisées sur la présence de stéréotypes dans les manuels, en particulier sur la façon dont le genre était traité, dont les femmes et les hommes étaient représentéEs . Par ailleurs, des travaux ont permis d’avoir une vision plus étendue des stéréotypes de genre véhiculés par la littérature destinée aux enfants. Le rapport publié en 2008 par la HALDE s’inscrit dans la continuité de ces recherches, et leur compare les données recueillies après quarante années de combats féministes.  

Le rapport de la HALDE publié en 2008 sous la direction de Pascal Tisserant et d’Anne-Lorraine Wagner est accablant : les manuels scolaires français sont empreints de représentations hétérosexistes stéréotypées et discriminatoires. C’est là la conclusion qui s’est imposée aux chercheuses et chercheurs qui ont analysé 29 manuels de disciplines diverses (français, mathématiques, sciences de la vie et de la terre, anglais, histoire/géographie, éducation civique, sciences économiques et sociales) enseignées en collège et lycée, dans l’enseignement général et professionnel.

 

 

Lire la suite sur Féministes en tous genres,  un blog du Nouvel Observateur.

 

Voir aussi : Comment sauver l’école ? Dialogue entre le ministre Vincent Peillon et le sociologue Jean-Pierre Terrail publié dans Télérama

 

 

et le blog de Philippe Meirieu

 

 

 

 

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 09:50

Les lecteurs de la Cité des sens connaissent fort probablement Complément d’objet, l’excellente et régulière publication du Ministère de la Culture .

J’ai reçu, il y a quelques temps déjà, cette bonne nouvelle émanant de son rédacteur :

Bonjour,


En attendant le prochain numéro de Complément d'objet qui sera diffusé le 17 septembre, je vous propose en ligne un complément du Complément : grâce (!!!) à la nouvelle version du site, une rubrique "Complément d'objet" permet de mettre en ligne des annonces qui ne pourraient apparaître, pour des raisons de calendrier, dans les numéros diffusés.

C'est un début. Nous espérons, à terme, pouvoir générer automatiquement la lettre d'information à partir des articles qui seront publiés dans cette rubrique et qui, pourquoi ne pas rêver, pourraient être commentés ou augmentés par des contributions extérieures. ...j'ai bien dit : à terme !

La rubrique Complément d'objet se trouve à l'adresse suivante :
http://www.culturecommunication.gouv.fr/Politiques-ministerielles/Complement-d-objet 

Bien à vous,

 

Fort logiquement, j’ajoute donc ce lien à mes précieux fils d’actualité (ci-dessous).

 

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 12:47

 

tolbiac.JPG

 

Louis, 14 ans: Chez moi, dans le couloir, il y a une grande bibliothèque. Je peux prendre le temps de chercher le bon livre. Il y a quelques jours, j’ai pris l’Etranger de Camus. Je viens de le commencer, et je n’ai pas encore rencontré l’étranger.

Camus est souvent étudié pendant la scolarité. Un prof vous l’a conseillé ?

Louis. : Je n’aurais jamais pu le lire si un prof me l’avait conseillé. C’est mon livre. C’est mon parcours. Je n’aime pas qu’on s’octroie le droit de porter un jugement sur ma lecture.

Alors pourquoi Camus ?

Louis. : J’adore la couverture du Folio : une peinture sur fond jaune et le titre qui n’a rien à voir. Ça m’a intéressé.

Fanny, 20 ans. : J’aime bien griffonner mes livres, et ensuite, je fais beaucoup de recherches, je vais chercher quels auteurs sont admirés par l’écrivain, de qui il est l’interprète, quels sont ses autres livres. Je vais les lire. Je me renseigne sur sa vie…

Louis. : Ce que je ne fais jamais. Je lis Camus, je n’ai pas envie de savoir qui il est. Sa vie privée ne me regarde pas. J’ai besoin d’avoir un accès direct au texte. Déjà, forcément, il y a un rapport entre ce qu’il écrit et ce qu’il est, et j’arrive un peu à cerner sa personnalité. C’est suffisant.

 

Extrait de la remarquable série de portraits de lecteurs publiée par Anne Diatkine dans Libération cet été... c’était le premier article Ecrire la vérité c’est possible.

 

A découvrir aussi Un Robert m’a sauvé la vie (témoignage d’un prisonnier) et Des appels d’air dans ma rumination (propos d’un patient interné en hôpital psychiatrique).

 

Quant aux propos de Louis 14 ans, ils font écho à cette vision radicale de la lecture formulée jadis par Margueritte Duras.

 

Il ne faut pas intervenir, il ne faut pas se mêler des problèmes que chacun a avec la lecture. Il ne faut pas souffrir pour les enfants qui ne lisent pas, perdre patience. Il s’agit de la découverte du continent de la lecture. Personne ne doit encourager ni inciter personne à aller voir ce qu’il en est. Il y a déjà beaucoup trop d’informations dans le monde sur la culture. On doit partir seul vers le continent. Découvrir seul. Opérer cette naissance seul. Par exemple, de Baudelaire, on doit être le premier à découvrir la splendeur. Et on est le premier. Et si on n’est pas le premier, on ne sera jamais un lecteur de Baudelaire. Tous les chefs-d’œuvre du monde devraient avoir été trouvés par les enfants dans des décharges publiques et lus en cachette à l’insu des parents et des maîtres.

Extrait d’un texte publié à l’origine dans le New York Times le 23 juin 1985. et fort heureusement en grande partie mis en ligne par François Bon sur son excellent site/magazine Le Tiers Livre(Ne pas manquer de lire aussi les commentaires).


 Et, justement, puisque Marguerite D. s’interrogeait, dans le même article :

On se demande par quelle aberration les grandes bibliothèques publiques sont fermées la nuit.

je me dois de signaler la mise en ligne  (captation vidéo) des contributions à la rencontre La bibliothèque : faire société (25 et 26 juin 2012)

 

La bibliothèque : faire société  

Rencontre organisée à l'enssib les 25 et 26 juin 2012 dans le cadre des Estivales.
Auteurs : Berthiaume, Guy,  Bertrand, Anne-Marie,  Bret, Jean-Paul,  Charle, Christophe,  Damien, Robert,  Doueihi, Milad,  Kambouchner, Denis,  Melot, Michel,  Pompougnac, Jean-Claude,  Racine, Bruno,  Roubaud, Jacques

 

Thématiques du 25 juin : Bibliothèque, création et mémoire
Thématiques du 26 juin : Bibliothèque, éducation et politique

Comme l’école, après l’école, la bibliothèque peut être un instrument de connaissance du passé, d’analyse du présent et de construction de l’avenir. Qu’est-ce qui rend ce projet possible, légitime, nécessaire ? En quoi la bibliothèque et, plus généralement, les instances de partage du savoir et les institutions culturelles permettent d’être « parmi les hommes » ? Comment, inscrites dans l’épaisseur du temps, elles se nourrissent nécessairement de mémoire et d’histoire ? En quoi elles peuvent/doivent contribuer à la reconstruction d’un espace public, d’un débat public ? Quelle ambition politique, quel projet démocratique peuvent trouver un ancrage une assise, dans ces institutions et fonder leur raison d’être ?

A travers ce colloque et ses intervenants, l’Enssib a souhaité interroger quelques-unes de ses convictions et de ses exigences : la curiosité intellectuelle, la liberté de l’esprit, la mémoire partagée, la passion de la chose publique, le rôle politique de la bibliothèque.
Une éthique de la bibliothèque.

 

 

à C’EST ICI

 

Et, bien sûr, sublime, forcément sublimeProust, Sur la lecture note déjà publiée en ces pages…

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 17:57

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Par quoi donc recommencer en cette période de rentrée ?

Par la parité, bien sûr !

 

La parité en question dans le théâtre 

Dimanche 02.09.2012 - 20:30

 

Emission enregistrée au Festival d'Avignon 2012 avec Geneviève Fraisse philosophe, auteur de "la fabrique du féminisme" (Ed. Le passager clandestin) May Bouhada (association HF) et Myriam Marzouki , philosophe et metteuse en scène

Invité(s) :
Geneviève Fraisse, philosophe 
May Bouhada
Myriam Marzouki, metteure en scène, directrice artistique de la Compagnie du dernier soir.

Thème(s) : Arts & Spectacles| Théâtre| parité| theatre

 

Dans le cadre de l’émission Changement de décor, produite par Joëlle Gayot

Lien vers le site de France Culture.

 

 

On peut aussi visionner le débat de l’édition 2010 du festival (Le manque de visibilité des créatrices)  sur Dailymotion : C’EST ICI.

 

 On sait l’intérêt que porte la Cité des sens à la question du genre et de la culture

 

Je propose donc à la réflexion cette autre contribution : 

Les sciences sociales se sont développées autour d’une pensée dualiste, qui, traditionnellement, conçoit les aspects de la réalité autour d’antagonismes. Que ce soit dans une perspective considérant le tout, où l’acteur n’existe qu’en étant déterminé, voire « manipulé » par la structure, ou dans une perspective individualiste, où l’acteur existe en tant qu’agent rationnel, cette pensée dualiste s’appuie sur un socle qui sépare « individu » et « société ». S’est ainsi installée l’idée d’une éternelle confrontation de l’individu face à la société, voire d’une funeste destinée de la société contre l’individu. Cette pensée s’appuie aussi sur une approche catégorielle des interactions sociales, qui se réfère à l'existence d’entités opposées ou complémentaires mais toujours irréductibles l’une à l’autre et existant en tant que telles (hommes ou femmes, société locale ou globale, interne ou externe, statique ou dynamique etc.).

Pour des raisons historiques et politiques, les études féministes se sont développées à côté de ces grands systèmes de pensée. Mais, en dépit d’une grande diversité d’approches, toutes reproduisent l’ornière d’un dualisme hommes/femmes préexistant aux relations sociales. Si les approches biologisantes du sexe pensent ces catégories comme naturellement fondées (« les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus »), les approches du genre nous rappellent qu’elles résultent de constructions sociales qui aboutissent à la partition féminin/masculin. Mais dans tous les cas, que ce soit au départ ou à l’arrivée, les catégories hommes/femmes sont posées comme des choses qui existent et qui, sous la chape de la domination, sont vouées à entretenir des relations de subordination comme un fléau atemporel et immuable. Dans tous les cas également, l’objectif est la lutte contre ce fléau et l’idéal de l’égalité entre hommes et femmes, qui joue alors comme une reconnaissance ultime de cette partition.

Difficile, donc, de venir à bout de ce dualisme réducteur. Il est vrai que les rapports de genre représentent peut-être l’exemple le plus abouti d’un rapport social inégalitaire qui essentialise – c'est-à-dire les fait exister dans leur essence même – les catégories qu’il instaure. Les travaux dans ce champ sont donc particulièrement intéressants pour penser globalement l’analyse du social.
Ainsi, un nouveau courant, dit relationnel, se développe depuis deux décennies dans la mouvance féministe et semble aujourd’hui prometteur, tant dans le champ féministe que pour envisager différemment l’analyse du social. Ce courant s’écarte des courants classiques dans la mesure où son projet contient le dépassement de ces approches binaires et la déconstruction des catégories sur lesquelles elles s’appuient. À ce titre, l’approche relationnelle repense la relation entre individu et société en ne les analysant plus comme des entités séparées, mais interdépendantes (à la fois produits et producteurs de processus sociaux). Dans ce cadre, les institutions sont comprises en termes d’univers fabriqués qui servent de supports aux relations et les acteurs comme des individus agissant dans des cadres de reconnaissance qui les guident.

Extrait de  POUR DÉPASSER LES CATÉGORIES HOMMES / FEMMES : VERS UN FÉMINISME RELATIONNEL

par Chantal Nicole-Drancourt

Sociologue, chercheur au LISE (CNRS/CNAM)

Accéder à l’intégralité du texte sur le site du TGP dans la rubrique « Parole donnée ».

- - > C’EST ICI.

 

 

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 18:40

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La Cité des sens fait relâche jusqu'au 27 août.

 

Néanmoins...

 

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Sept points clés pour le changement...

 

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 12:39

 

Comité technique ministériel du 10 juillet 2012

Discours de Madame Aurélie Filippetti,

Ministre de la culture et de la communication

 

Madame, Monsieur,

Je veux d’abord, à nouveau, vous saluer et vous dire le plaisir que j’ai à vous retrouver à

l’occasion de la 1ère réunion du comité technique ministériel depuis l’élection de François

Hollande à la Présidence de la République et la constitution du nouveau gouvernement

dirigé par Jean-Marc Ayrault.

Nommée ministre de la culture et de la communication, je mesure l’honneur qui m’est fait et

la responsabilité qui est la mienne.

Non seulement d’être au coeur du changement que nous entendons désormais porter

conformément aux engagements pris devant les français en mai et juin dernier ;

Mais aussi d’assumer cette responsabilité particulière de conduire la politique

gouvernementale dans ce large – et si essentiel – champ de responsabilité.

La culture est notre bien commun

La culture est un enjeu central d’une société moderne, qui doit donner sa place à la création

et aux artistes.

Dans les 10 dernières années la politique conduite par les précédents gouvernements a

creusé un fossé croissant entre les discours tenus et une réalité qui les contredisait. On a

démantelé au lieu de construire, opposé au lieu de rassembler, autour de ce qui est, sans

doute, l’un des plus importants biens communs partagés par tous les Français et auxquels ils

sont très attachés : leur patrimoine et leur culture, vivante et riche de la diversité de ses

expressions, de ses monuments, de ses oeuvres, de ses équipements, de ses

manifestations.

La culture est notre avenir

Une société responsable prépare son avenir et cet avenir c’est celui de nos enfants. C’est en

cela que la formation artistique dès le plus jeune âge est essentielle, j’y reviendrai.

Nous devons tenir compte aussi des bouleversements liés à la révolution numérique et

parier sur la vitalité de la création à l'heure de ces nouvelles pratiques, comme nous avons

soutenu efficacement le cinéma et le livre il y a 15 ans. C’est le deuxième acte de l’exception

culturelle que nous devons écrire, et porter dans une parole européenne.

Face au danger de l’asphyxie, le pari de l’imagination

Il est urgent de faire bouger les lignes, de réfléchir à l’horizon de cinq ans, de dix ans, sans

tabou ni a priori et de considérer la situation de crise que nous affrontons comme un atout et

non comme une fatalité.

Comme l’a dit récemment le Premier Ministre, " la culture c'est l'avenir, le redressement" ;

"La crise ne rend pas la culture moins nécessaire, elle la rend plus indispensable".

 

Faire bouger les lignes c’est revoir le fonctionnement de nos institutions. Rajeunir les

conseils d’administration, les modes de nomination, la structure des labels. C’est s’interroger

sur l’état de nos forces et des capacités de production de nos établissements. Pourquoi les

marges artistiques ont-elles diminué drastiquement dans les 10 dernières années ? Pourquoi

la diffusion des spectacles subventionnés est-elle si faible ?

Inventer c’est aussi questionner notre rôle, nous ministère, administration, DRAC,

établissements et la façon dont nous devons accompagner les acteurs du monde de la

culture dont nous devons être les premiers soutiens.

Je veux redonner sens et ambition à un ministère affaibli par dix années de restriction et de

désengagement, mais aussi dix années centrées sur la réflexion budgétaire et non sur le

sens de notre action. Je veux susciter l’inventivité d’abord du coté des services de l’Etat et

de ses opérateurs. Comment favoriser également le singulier et l’expérimental ? Je crois à la

mise en valeur des bonnes pratiques qui ne sont pas toujours les plus partagées et je veux

me battre pour toujours plus de démocratisation : c’est un combat permanent à mener.

Le changement c’est peut-être aussi sans doute abandonner l’idée que l’action culturelle du

gouvernement se limite à ces milliers d’outils de communication sur papier glacé, ces tonnes

de documents qui flattent surtout ceux qui les écrivent, c’est retrouver des marges de

manoeuvre mais aussi aller sur les champs de manoeuvre, être dans les régions, sur les

routes, plus proches de ceux qui font l’effort culturel, qui créent la dynamique de la

conservation comme de la création, abandonner un certain confort pour plus de solidarité, de

mise en partage et finalement de créativité.

C’est inscrire cette politique dans un rapport plus responsable entre un Etat restauré et des

collectivités agissantes avec qui il faut co-construire. C’est regarder davantage ce qui se

passe chez nos voisins, bâtir une maison européenne commune. C’est là aussi une part du

travail que nous mènerons avec mes collègues du gouvernement.

Cette ambition, je la porte au nom du gouvernement car je suis convaincue que le ministère

de la culture et de la communication n’est pas un ministère accessoire, une variable

d’adaptation. Qu’il doit être au coeur des politiques publiques, fer de lance de l’innovation, de

la modernité au service de tous, de la solidarité, des valeurs qui forgent notre République,

unissent les citoyens qui y vivent autour d’un patrimoine en perpétuelle création.

Pour parvenir à cet objectif dont je mesure le caractère ambitieux, je souhaite mettre en

oeuvre plusieurs chantiers à court ou moyen terme .

Je veux en évoquer ici quelques uns, pour chacun des grands secteurs qui constituent notre

ministère :

 

Télécharger l'intégralté du discours.

 


 

 


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CD Org, la veille de Christophe Demay


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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 19:57

 

 

 

Donner envie de relire les pages que Marcel Proust écrivit en préface à sa traduction de l’ouvrage de l’anglais John Ruskin Sésame et les Lys, Des Trésors des Rois, préface que l’on trouve aujourd’hui publié sous le titre Sur la lecture. ou en  fichier .pdf, à cette adresse, par exemple ou encore  à celle-ci

 

 

Ce qu’écrit Proust dans ce texte majeur (dont les premières pages consacrées à l’évocation des lectures d’enfance sont une merveilleuse miniature d’A la recherche du temps perdu) s’applique, me semble-t-il, à la culture (en un sens, il est vrai,  qui n’est peut-être pas le sens communément admis).

 

Pour nous, qui ne voulons ici que discuter en elle-même, et sans nous occuper de ses origines historiques, la thèse de Ruskin, nous pouvons la résumer assez exactement par ces mots de Descartes, que « la lecture de tous les bons livres est comme une conversation avec les plus honnêtes gens des siècles passés qui en ont été les auteurs.

 

En réalité, Proust  récuse cette analogie un peu convenue entre la lecture et la conversation :

 

Mais si je crois que la lecture, dans son essence originale, dans ce miracle fécond d'une communication au sein de la solitude, est quelque chose de plus, quelque chose d'autre que ce qu'a dit Ruskin, je ne crois pas malgré cela qu'on puisse lui reconnaître dans notre vie spirituelle le rôle prépondérant qu'il semble lui assigner.

 

Malgré de nouvelles excursions vers les lectures d’enfance, Proust tient solidement le fil qui unit selon lui lecture (culture, dirions nous) et vie spirituelle.


Et c'est là en effet un des grands et merveilleux caractères des beaux livres (et qui nous fera comprendre le rôle à la fois essentiel et limité que la lecture peut jouer dans notre vie spirituelle) que pour l'auteur ils pourraient s'appeler « Conclusions » et pour le lecteur « Incitations ». Nous sentons très bien que notre sagesse commence où celle de l'auteur finit, et nous voudrions qu'il nous donnât des réponses, quand tout ce qu'il peut faire est de nous donner des désirs. (…) Tel est le prix de la lecture et telle est aussi son insuffisance. C'est donner un trop grand rôle à ce qui n'est qu'une initiation d'en faire une discipline. La lecture est au seuil de la vie spirituelle; elle peut nous y introduire : elle ne la constitue pas.

 

Pour asseoir cette conviction, Proust fait état de son intérêt pour la psychologie et Les maladies de la volonté (il cite en note cet ouvrage de Théodule Ribot).

Il est cependant certains cas, certains cas pathologiques pour ainsi dire, de dépression spirituelle, où la lecture peut devenir une sorte de discipline curative et être chargée par des incitations répétées de réintroduire perpétuellement un esprit paresseux dans la vie de l'esprit. Les livres jouent alors auprès de lui un rôle analogue à celui des psychothérapeutes auprès de certains neurasthéniques.

On sait que, dans certaines affections du système nerveux, le malade, sans qu'aucun de ses organes soit lui-même atteint, est enlisé dans une sorte d'impossibilité de vouloir, comme dans une ornière profonde d'où il ne peut se tirer seul, et où il finirait par dépérir, si une main puissante et secourable ne lui était tendue. Son cerveau, ses jambes, ses poumons, son estomac, sont intacts. Il n'a aucune incapacité réelle de travailler, de marcher, de s'exposer au froid, de manger. Mais ces différents actes, qu'il serait très capable d'accomplir, il est incapable de les vouloir. Et une déchéance organique qui finirait par devenir l'équivalent des maladies qu'il n'a pas serait la conséquence irrémédiable de l'inertie de sa volonté, si l'impulsion qu'il ne peut trouver en lui-même ne lui venait de dehors, d'un médecin qui voudra pour lui, jusqu'à ce qu’il ait peu à peu rééduqué ses divers vouloirs organiques. Or, il existe certains esprits qu'on pourrait comparer à ces malades et qu'une sorte de paresse (5) ou de frivolité empêche de descendre spontanément dans les régions profondes de soi-même où commence la véritable vie de l'esprit. Ce n'est pas qu'une fois qu'on les y a conduits ils ne soient capables d'y découvrir et d'y exploiter de véritables richesses, mais, sans cette intervention étrangère, ils vivent à la surface dans un perpétuel oubli d'eux-mêmes, dans une sorte de passivité qui les rend le jouet de tous les plaisirs, les diminue à la taille de ceux qui les entourent et les agitent, et, pareils à ce gentilhomme qui, partageant depuis son enfance la vie des voleurs de grand chemin, avait, pour avoir depuis trop longtemps cessé de le porter, oublié jusqu’à son nom, ils finiraient par abolir en eux tout sentiment et tout souvenir de leur noblesse spirituelle, si une impulsion extérieure ne venait les réintroduire en quelque sorte de force dans la vie de l'esprit, où ils retrouvent subitement la puissance de penser par eux-mêmes et de créer. Or cette impulsion que l'esprit paresseux ne peut trouver en lui-même et qui doit lui venir d'autrui, il est clair qu'il doit la recevoir au sein de la solitude hors de laquelle, nous l'avons vu, ne peut se produire cette activité créatrice qu'il s'agit précisément de ressusciter en lui. De la pure solitude l'esprit paresseux ne pourrait rien tirer, puisqu'il est incapable de mettre de lui-même en branle son activité créatrice. Mais la conversation la plus élevée, les conseils les plus pressants ne lui serviraient non plus à rien, puisque cette activité originale ils ne peuvent la produire directement. Ce qu'il faut donc, c'est une intervention qui, tout en venant d'un autre, se produise au fond de nous-mêmes, c'est bien l'impulsion d'un autre esprit, mais reçue au sein de la solitude. Or nous avons vu que c'était précisément là la définition de la lecture, et qu'à la lecture seule elle convenait. La seule discipline qui puisse exercer une influence favorable sur de tels esprits, c'est donc la lecture : ce qu'il fallait démontrer, comme disent les géomètres.

 

 

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Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans La chose artistique
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  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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