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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 18:29

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Ici même, on a déjà parlé des GRECs.

Pas ceux qui font la triste actualité d’une Europe à la recherche de nouveaux équilibres, non les GRECs des groupes d'études et de recherches sur la culture qui réunissent des fonctionnaires travaillant dans le domaine de la culture.

Dont on peut d’ailleurs se demander s’ils vont continuer à s’avancer masqués comme ils le faisaient légitimement sous l’Ancien régime.

Les lecteurs de ce blog ont sans doute vu ou lu la tribune qu’ils viennent de publier dans le Monde.

 

Les cent jours à venir vont déterminer la politique du ministère de la culture et de la communication du nouveau gouvernement. Les Groupes d'études et de recherches sur la culture (GRECs) décrivent les enjeux de cette période pour la nouvelle ministre. La culture est un symbole important pour la France et un grand atout, il faut donc transformer et "remobiliser un ministère en crise".

Autour des attributions du ministère, qui seront fixées par un décret, quatre défis se présentent. Tout d'abord, la mobilisation et la coordination d'autres institutions que l'école sont essentielles afin d'assurer une meilleure éducation artistique et culturelle. Pour cela, la création d'un conseil interministériel est nécessaire.

La préservation d'un lien fort entre la culture, la communication et les industries culturelles représente un moyen primordial pour la démocratisation de la culture. En même temps, ces secteurs peuvent s'enrichir mutuellement.

Aujourd'hui, la compétence sur la politique du cadre de vie étant partagée entre le ministère de la culture et celui de l'écologie, le travail des deux ministères est rendu compliqué par ce découpage. Un regroupement des compétences sous un seul ministère serait plus pertinent pour l'Etat.

De même, le rayonnement culturel français à l'international nécessite une meilleure articulation des compétences entre le ministère de la culture et de la communication et celui des affaires étrangères.
Le dialogue entre le ministère et ses partenaires étant indispensable, la ministre doit l'organiser et en définir une stratégie politique.


Lire l'intégralité de la note : "Cent jours pour la culture"

 

Les studieux, les laborieux, les scrupuleux,  ceux qui ne préfèrent ne pas  avoir la mémoire courte aimeront peut être à comparer les réflexions des GRECs avec cet autre texte qui, certes, date un peu mais est parcouru par un souffle politique dont on souhaiterait retrouver aujourd’hui l’enthousiasme, celui  des nouveaux départs.

 

L'exigence culturelle (…) ne se réduit pas, même si c'est évidemment nécessaire, à développer la fréquentation des théâtres, des musées et des bibliothèques. Elle ne sera satisfaite qu'à partir du moment où chaque individu disposera des moyens qui lui permettent de comprendre sa situation dans la société et d'y prendre ses responsabilités.

Pour (nous), la culture ne se limite pas à un marché pour consommateurs privilégiés. Pour (nous), tout ce qui concerne l'être humain est culturel et de ce point de vue (notre projet) est fondamentalement un projet culturel. Deux postulats doivent être pris en considération pour concevoir l'action culturelle :

a) La culture est globale : elle ne peut se limiter aux productions littéraires et artistiques mais concerne tous les secteurs de l'activité humaine.

Les travaux de production simples ou sophistiqués, de recherche, scientifiques ou techniques, les loisirs, les sports, et bien sûr ceux qui permettent la communication et notamment le système d'information, par ailleurs moyen privilégié de conditionnement dans une société oppressive, concourent à façonner « l'homme culturel » qu'est tout homme. 

b) La culture est une dimension de la vie : si le passé ne peut être ignoré qui conditionne la connaissance du présent, la conservation, l'étude et l'animation du patrimoine ne peuvent être dissociés de la création permanente. Celle-ci doit être le fait du plus grand nombre, amateurs et professionnels. Mais ces derniers, comme les autres citoyens, ont droit au travail. Ceci suppose de lever les obstacles économiques et politiques mis à leur activité.

Aujourd'hui, alors que les mutations s'accélèrent, que les problèmes acquièrent une dimension planétaire et que l'information est devenue instantanée, l'individu se sent perdu dans un monde incertain. Les médias l'assaillent de messages multiples et contradictoires. Ils lui montrent la complexité des problèmes mais ne lui donnent pas les moyens de sa compréhension. Ils l'affrontent aux difficultés, mais ne le mettent pas en mesure de trouver les réponses pour les surmonter.

Nous voulons passer de la culture de la passivité à celle de la responsabilité. Cela implique, pour chacun, l'intelligence de la situation dans laquelle il se trouve placé, la maîtrise de la connaissance, l'aptitude à l'initiative créatrice.

Pour (nous) il n'est pas de lieux ou d'institutions qui aient le privilège de la culture. C'est-à-dire que la réalisation de notre exigence culturelle va de pair avec l'ensemble des transformations sociales auxquelles s'attache (notre projet). Elle s'appuiera, en particulier, sur la démocratisation de l'entreprise, sur la réduction du temps de travail, sur le champ donné aux initiatives locales et régionales. Mais elle trouvera une traduction plus précise dans trois domaines importants : l'information, l'éducation et ce qu'il est convenu d'appeler l'« action culturelle ». Dans ces trois domaines, la politique du pouvoir actuel produit des effets néfastes. En matière d'information écrite, la plupart des grands quotidiens et hebdomadaires sont possédés par des groupes financiers tout dévoués au pouvoir, aux intérêts du système en place. (…) C'est d'un véritable quadrillage idéologique qu'il s'agit, dont trop peu de Français sont conscients.

Depuis plusieurs années on assiste à une entreprise cohérente et persévérante de démantèlement du service public d'éducation. Elle se traduit par une stagnation des moyens, un abaissement de la qualité, le recours à des procédures autoritaires. La majeure partie de la jeunesse est ainsi privée d'une formation intellectuelle et professionnelle indispensable : elle est exclue prématurément du système scolaire et souvent placée sous le contrôle de systèmes parallèles, notamment patronaux. L'objectif recherché consiste à adapter la nature de la formation aux besoins de main-d'œuvre déqualifiée et à soumettre très tôt les jeunes aux prétendues « valeurs de l'entreprise ».

En même temps qu'il organise la pénurie budgétaire, le pouvoir diffuse le cliché d'une éducation gaspilleuse et inefficace.

Dans les domaines de l'enseignement public, le pouvoir démantèle systématiquement les « enseignement spéciaux » (dessin et musique) qu'il considère comme non rentables dans un enseignement qu'il rabaisse dans toutes les disciplines à la diffusion d'un savoir essentiellement utilitaire. Les conséquences en sont :

- l'analphabétisme artistique de la jeunesse

- l'étouffement des talents

- la mutilation de la personnalité des jeunes

- la dégradation de l'environnement par suite de l'incompétence des responsables de la vie publique, et du manque de formation du public même

- la sélection des créateurs par l'argent (la formation n'étant plus finalement assurée qu'à une minorité par de coûteux cours privés).

En matière d'action culturelle et de création artistique enfin, le pouvoir liquide alors que seule une ambition à longue portée peut répondre à l'attente culturelle et apaiser la soif de tout un peuple.

( …)

Exaltant la rentabilité financière, l'industrie culturelle oriente les désirs vers la consommation passive de marchandises, source de profits pour quelques-uns, remède illusoire au mal de vivre du plus grand nombre. Elle invoque un prétendu « goût du public » qu'elle façonne pour son propre intérêt : la société marchande transforme progressivement l'ensemble des hommes en voyeurs de spectacles dérisoires qu'elle leur vend. L'exigence culturelle est réduite au besoin de distraction.

Contre cette politique de décadence, (nous donnons) à l'éducation, à l'information un objectif prioritaire : épanouir la liberté de création ; « faire des hommes et des femmes responsables ». 

 

Pour  en savoir plus sur ce texte,  je ne saurais trop conseiller la lecture de l’excellent blog qu’il a eu l’idée lumineuse de le remettre en circulation ?

C’est ici.

 

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 15:54

face à face

 

Et voilà le travail : quand il y a beaucoup de rencontres, il ne faut pas s’étonner que deux se déroulent en même temps… (voir les deux précédentes notes Culture, politique, rencontres (suite) et Rencontres sur les politiques culturelles... )

 

Rencontre

JEUDI 31 MAI 2012 À PARIS

Jeunesse, art et éducation : échanges sur l’expérimentation du dispositif régional Médiateur culturel en Île-de-France

 

Alors que les questions de l’éducation artistique et culturelle semblent de nouveau revenir au premier plan, tant dans les discours que dans des dispositifs développés et expérimentations menées sur de nombreux territoires, Arcadi propose, par cette rencontre, de croiser les regards sur les liens entre les artistes et la cité éducative.

 

À la rentrée scolaire 2011, la Région Île-de-France a confié à Arcadi la mise en place du dispositif Médiateur culturel dans les lycées et les universités. Depuis octobre, treize médiateurs interviennent dans trente-deux lycées répartis sur l’ensemble du territoire francilien, avec une priorité donnée aux lycées bénéficiant de la dotation financière de solidarité, et dans les deux universités abritant des Maisons de l’étudiant récemment financées par la Région.

Les missions des médiateurs sont de soutenir, initier ou animer des projets culturels avec des lycéens ainsi qu’en accompagnement des équipes pédagogiques et ce, en relation avec les structures culturelles de leur territoire.

La rencontre sera l’occasion d’aborder les relations entre jeunesse, art et éducation et de partager les expériences pionnières en matière de médiation culturelle sur le territoire francilien portées par les médiateurs culturels, en particulier sous l’angle des premiers résultats de l’évaluation du dispositif.

 

Au programme :

> Art et éducation : que fait l’art à l’école ? et l’école à l’art ?

avec Alain Kerlan, philosophe, directeur de l’Institut des sciences et pratiques d’éducation et de formation, Université de Lyon 2,

Arnaud Théval, artiste.

 

> Paroles croisées

avec Julien Dray, vice-président du Conseil régional d’Île-de-France en charge de la culture, Henriette Zoughebi, vice-présidente du Conseil régional d’Île-de-France en charge des lycées et des politiques éducatives, Eddie Aït, conseiller régional d’Île-de-France, président d’Arcadi.

 

> Médiateur culturel : quelles mises en relation pour co-construire ?

Partage d’expériences avec les différents acteurs du dispositif francilien

 

> Évaluer pour développer : quelles médiations culturelles dans les lycées d’Île-de-France ?

avec des représentants d’Arcadi et du Cabinet Asdo, en charge de l’évaluation du dispositif Médiateur culturel.

 

En savoir plus… (réservation obligatoire)


 

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 09:45

 

rencontres.jpg

 

Dans ma précédente note, j’annonçais un certain nombre de rencontres qui se dérouleront fin mai ou en juin. En voilà une de plus.  

 

Dix ans après l'enterrement d'une politique interministérielle des « Nouveaux Territoires de l'Art », de nombreuses équipes continuent d’investir des lieux pour y réinventer l’expérience artistique comme rapport entre les habitants, les territoires, les artistes, les cultures. L’influence de ces lieux et la place grandissante qu’ils occupent dans la vie artistique et culturelle du pays ne sont plus à présent contestées et les missions d’intérêt général qu’ils remplissent sont très clairement identifiées.

Pourtant, force est de constater que la prise en compte de ces lieux indépendants demeure marginale dans le cadre des politiques publiques. Il en résulte une fragilisation de ces structures et plusieurs d’entre elles sont aujourd’hui menacées de fermeture, à l’instar de l’Avant-Rue qui fermera ses portes en juin prochain si le soutien que lui apportait l’Etat n’est pas reconduit.

Cette troisième rencontre s’inscrit dans la poursuite de la réflexion collective engagée avec les élus du Conseil Régional d’Ile-de-France autour de propositions pour une politique publique de soutien aux Fabriques d'art et de culture. Au lendemain des élections présidentielles et à la veille des élections législatives, nous ouvrons le débat avec des responsables politiques sur l’enjeu de la reconnaissance des Fabriques d’art et de culture dans les politiques culturelles nationales.

 

A travers une série de rencontres Actes If soumet ses propositions pour une politique publique en direction des fabriques et invite citoyens, acteurs culturels et responsables politiques à en débattre.

Fabriques d'art et de culture :
quelle reconnaissance, quels moyens et quelle politique nationale pour les mois et les années à venir ?

Mercredi 30 mai 2012, à 17h

à L’Avant-Rue
134, rue de Tocqueville – 75017 Paris
Métro Villiers (Ligne 2 et 3) / Métro Wagram (Ligne 3)

Parmi les personnalités présentes :

Cécile DUFLOT – Europe Ecologie Les Verts / présidente du groupe EELV de la Région Ile-de-France,
Alain HAYOT – Front de Gauche / délégué national à la culture du Parti Communiste,
Michel DUFFOUR –ancien secrétaire d'Etat au patrimoine et à la décentralisation culturelle,
Corinne RUFET – Europe Ecologie Les Verts / déléguée nationale aux politiques culturelles et à l'éducation populaire / présidente de la commission culture de la Région Ile-de-France,
Philippe FOULQUIE - délégué-adjoint ARTfactorie(s)/Autre(s)pART,

Plus d’informations, voir le site

 

Supplément gratuit.

Verbatim

Une nouvelle ministre rue de Valois, le 17 mai 2012


"Cher Frédéric, monsieur le ministre, je suis émue – notamment par vos dernières paroles – mais émue aussi bien sûr de la responsabilité qui m’est confiée, celle du Ministère de la Culture et de la communication. Je sais à quel point ce ministère est intiment lié à une certaine idée que nous nous faisons de la France, de ses valeurs et de ce que nous voulons transmettre aux générations qui suivent, ce que nous voulons leur transmettre c’est le meilleur de ce qui nous a été légué en héritage par ceux qui nous ont précédés. Cette histoire, ce patrimoine, cette langue française à laquelle nous sommes s’y attachés, cette vitalité de notre création, c’est tout sauf un luxe, c’est tout sauf quelque chose de superflue, en particulier en ces temps de crise (crise financière, crise économique mais aussi crise morale et crise de la représentation). Si nous sommes ici réunis Frédéric Mitterrand et moi à cette tribune et vous qui êtes les piliers de cette politique culturelle depuis des années, depuis bien plus longtemps que nous deux encore, vous qui êtes ceux qui sont à la manoeuvre pour l’ensemble de nos concitoyens, si nous sommes réunis ici aujourd’hui c’est parce que nous croyons profondément que la culture c’est ce qui rassemble les individus, que la culture c’est cette rencontre quasi-miraculeuse entre la subjectivité d’un artiste dans ce qu’elle a de plus intime, de plus profond, de plus incommunicable et le partage, l’intersubjectivité, le fait qu’en exprimant ce qu’on a de plus intime eh bien on va toucher dans autrui ce qui relève de l’universel, c’est ce rapport entre l’intime et l’universel qui fait évidemment le miracle de l’art.

Et c’est pourquoi aujourd’hui je me permets de mêler à mon émotion intime et à la tienne aussi, cher Frédéric - je ne crois pas révéler un secret en disant que nous avons partagé ces moments ensemble dans ton bureau - cette émotion intime elle rejoint aussi un dessein plus large que nous, ce dessein politique, au sens le plus noble du terme, qui consiste et qui consistera pour moi à oeuvrer pour que la culture, pour que les arts soient accessibles au plus grand nombre, pour que tous les enfants de France et que pour tous les Français d’où qu’ils vivent, où qu’ils vivent, quelle que soit leur formation, leur parcours, leur cursus, quel que soit leur niveau d’études auquel parfois on le sait c’est aussi la malchance qui ne leur a pas permis d’atteindre, eh bien que tous les Français aient accès à ces merveilles de l’art et de la culture, à cette ouverture sur la curiosité des belles choses du monde.

Alors je voudrais vous remercier vous et vous dire à quel point je suis fière d’être à votre côté au sein de ce ministère, au sein de ces murs qui relèvent d’un héritage, nous sommes ici pour continuer à bâtir un avenir, je sais que c’est avec vous, avec tous les personnels du Ministère de la Culture et de la communication que nous oeuvrerons à cette politique. Et, tout d’abord je veux aussi rendre hommage à ceux qui m’ont précédée - il y a eu évidemment beaucoup de grands noms qui ont marqué l’histoire de cette maison - et Frédéric Mitterrand tu as inscrit ton nom au sein du Ministère de la Culture, alors je vais me permettre de te remettre un petit cadeau qui est un livre d’un écrivain italien que j’aime beaucoup : Erri de Luca, parce que nous partageons aussi l’amour de l’Italie, Erri de Luca… Voilà ! Un écrivain très contemplatif. Je t’ai mis une petite dédicace, parce que ce qui nous rapproche c’est non seulement notre amour de la culture mais notre certaine conception de la littérature et Carlos Puentes, qui vient de nous quitter, disait : « la littérature est une blessure par où jaillit l’indispensable divorce entre les mots et les choses, par cette blessure nous pouvons perdre tout notre sang »."

 :: Source : Ministère de la Culture et de la Communication    

 

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 09:05

 

Paris, 31 mai.

Publics & Territoires Le Club vous invite à une matinée sans détours sur le thème « Politique, culture et territoires : un modèle de gouvernance à la croisée des chemins » le 31 mai prochain.

Frédéric Duval, Président et Philippe Gimet, Vice-Président pôle "Culture et Société", sont heureux de vous inviter à la prochaine « Rencontres Sans Détours » : jeudi 31 Mai 2012 de 8 H 30 à 12 H 30


Politique, culture et territoires : un modèle de gouvernance à la croisée des chemins 


En France, la culture est politique, avant même d’être un rapport individuel au monde symbolique. Difficile de parler de « culture » sans évoquer notre politique culturelle, ses réussites et ses échecs, sans toucher aux pré-carrés des uns ou des autres, sans heurter telle ou telle chapelle.

Alors que les dépenses culturelles des ménages n’ont cessé d’augmenter depuis 20 ans pour atteindre 34 milliards d’euros en 2009, nous continuons à déplorer un certain échec de la démocratisation de la culture ou l’insuffisance des moyens qui lui sont consacrés. 

Qu’en est-il en réalité ? Où en sommes-nous en matière de culture ? Quels peuvent être les principaux enjeux culturels de la décennie qui est désormais engagée ? La solution se trouve sans aucun doute dans la place accordée à la culture dans le projet de société que nous construisons au plan national et de plus en plus dans la manière dont les territoires entendent répondre aux défis de demain, ici et maintenant, à travers le rôle qu’ils donneront à la culture dans leur réponse.

Ces interrogations prennent tout leur sens alors même que, « 2012-2014 » constitue un nouveau cycle de notre histoire démocratique et républicaine : celui d'un renouvellement profond des mandats politiques nationaux et territoriaux, celui de la recomposition de notre écosystème public et privé. Dans ce moment charnière, les choix qui seront posés auront un impact profond sur le projet de société que nous vivrons et porterons individuellement et collectivement ainsi que sur les modalités de notre vivre ensemble.

Nous pensons qu’il est temps d'inventer, entre les deux activités fondamentales que sont la culture et l'économie, une articulation vertueuse qui ne se réduise pas à une pure instrumentalisation de la première et à une vaine stigmatisation de la seconde. Pour cela, il faut des élus et des acteurs avec des visions de prospective et de gouvernance à moyen et long terme, des élus et des acteurs qui s'engagent sur des projets qui créent les conditions d'une amélioration de la qualité du cadre de vie et d’une valorisation de leur territoire au-delà de leur(s) mandat(s). 

Pour éclairer et agir pour la construction des possibles, nous vous invitons à venir partager « sans détours » visions, expériences et questionnements en compagnie des trois grands témoins et experts que nous avons réunis.

- Denis Declerck, Directeur de la culture à la Communauté d'agglomération Evry Centre Essonne ;
- Jean-Michel Lucas, Maître de conférences Université Rennes 2 Haute-Bretagne
- René VILLEMURE, Président d'Ethikos, Institut Québécois d'Ethique Appliquée à l'administration publique et aux grandes sociétés


INFORMATIONS PRATIQUES

- Pour mieux vous accueillir (le nombre de places est limité) l’inscription préalable est obligatoire.

- Une participation aux frais sera demandée en fonction de votre situation. Si vous êtes élu(e), cette matinée est éligible au titre de la formation.

- Pour vous inscrire et pour toute demande d’information complémentaire :
f.duval7@wanadoo.fr / 06 07 08 40 45.

- La matinée de rencontre se déroulera : Salle François COLLET - Mairie du VIème arrondissement - 78 rue Bonaparte - 75006 PARIS - Métro Saint-Sulpice (ligne 4) 
Bus : 63, 70, 84, 86, 87, 96 - Stations Vélib' n°6003, 6103, 6032, 6022. 


- Un café d’accueil est prévu à parti de 8 H 30. Les travaux commenceront à 9 H 15 et seront suivis d’un cocktail déjeunatoire.

 

Paris 1er juin

Le lendemain, un autre rencontre déjà signalée ici.

« L'art est public » affirme également que la culture est indissociable aux autres domaines fondamentaux de la vie que sont la santé, l'éducation, la recherche, l'environnement, l'urbanisme, le logement, l'alimentation, l'énergie ...Ce temps de forum de « l'art est public » doit ainsi permettre de nourrir un dialogue et une réflexion ouverte entre acteurs de différents secteurs qui partagent les mêmes constats quant à la mise à mal de l'intérêt général et du bien commun. Nous vous invitons donc à participer à un temps de convergence et de construction collective !

 

Rencontre participative « l'art est public »

« Culture, éducation, santé, agriculture, logement et bien d'autres...

...où est passé l'intérêt général ? »

Vendredi 1er juin

9h30-17h - Paris

Voir le site

 

Bordeaux, 5 juin

#1 QUEL(S) LIEU(X) DE DIFFUSION ET DE PRODUCTION D’ART CONTEMPORAIN À BORDEAUX? 
MARDI 5 JUIN 2012, 19H A L’IBOAT


Bassin à flot n°1 Quai Armand Lalandeà Bordeaux,
Tram B, arrêt bassin à flot / iboat.eu
Informations: 06 63 27 52 49, contact@galerie-tinbox.com

Ouverture de la Palabre par Jean-Michel Lucas** auteur de « Culture et développement durable. Il est temps d’organiser la palabre…. » éditons Irma, janvier 2012

Citoyens, acteurs culturels et artistes, vous êtes invités à palabrer : A l’heure de la fermeture du lieu d’art « à suivre… » et de la mise en sommeil de Tinbox, quel(s) espaces de diffusion et de production d’art contemporain imaginer à Bordeaux et sur l’ensemble du territoire Aquitain? Quelles diversités? Quelle(s) structure(s) professionnelle(s) créer pour permettre aux artistes de s’exprimer, de gagner en visibilité et en vitesse dans les circuits de l’art contemporain? Quels sont les forces et les manques de Bordeaux en terme d’équipements de diffusion et de production de l’art contemporain? Quels objectifs, fonctionnements, accompagnements et gouvernances pour ces lieux ? Quelle(s) économie(s)?......

CAPC, Cortex Athletico, Documents d’Artistes Aquitaine, Eponyme galerie, Espace 29, FRAC Aquitaine, Galerie ACDC, Ilka Bree, Institut Bernard Magrez, La mobylette, POLA, Point Barre, Portail Art-Flox, Sous la tente, les vives de l’art ou Zébra3 sont quelques unes des structures dédiées à la diffusion, à la production, à la promotion ou à la vente de l’art contemporain à Bordeaux que l’on peut classer dans les catégories : Institutions, galeries, fondation, associations d’artistes, lieu de fabrique ou sites Internet. Ces différentes structures non concurrentielles ont chacune leur importance et leur rôle et participent au dynamisme culturelle de notre ville.

Il manque cependant dans ce paysage des « lieux d’art contemporain » associatifs prônant l’intérêt général. Les formes que revêtent ces lieux d’art sont très variées. Ni institutions, ni galeries marchandes ce sont des lieux complémentaires et intermédiaires ayant un fonctionnement permanent et professionnel avec une programmation exigeante. Lieux de production et de diffusion de l’art contemporain, ils entretiennent des rapports privilégiés avec la création vivante et se tiennent au plus près de l’actualité artistique. Conçus comme des lieux de recherche, de débat et de création, leurs activités se déploient à travers un programme annuel d’expositions, des éditions, des rencontres et s’adressent aux individus dans toutes leurs diversités. Véritables têtes chercheuses, ces structures ont une autonomie de programmation et une grande capacité de réactivité. Pour beaucoup d’artistes, leurs premières expositions ont été portées par ces lieux. Répartis sur tout le territoire, ils permettent aux citoyens de rencontrer les artistes et l’art de leur temps. 


 * Le mot palabre vient de l’espagnol palabra qui signifie parole ou plus généralement mot. La palabre est une coutume de rencontre et de création ou de maintien de lien social. Elle apparaît comme une véritable institution sociale à laquelle participe toute ou partie de la communauté d'un village.

** Jean Michel Lucas, universitaire, est engagé de longue date dans l’action culturelle et particulièrement la valorisation des musiques actuelles. Il a occupé des fonctions de responsabilité dans l’administration culturelle (Drac et conseiller de Jack Lang). Ses travaux de recherche portent sur la critique des politiques culturelles et, sous le pseudonyme du Doc Kasimir Bisou, il plaide pour la prise en compte des enjeux éthiques dans la conduite des politiques de la culture. 

Voir le site.

 

Bordeaux, 14 juin.

Festival Chahuts.

« Art et politique : mariage de raison ou union libre ? »

 

Cette année, nous avons choisi le thème bien glissant de l’art et du politique. Pour éviter les poncifs (ou au contraire décider de les creuser), pour faire de cette journée un endroit intéressant et éviter la polémique et le pugilat (ou au contraire décider de les mettre en scène, avec boue et ring), pour tenter un espace où parler de l’auto-censure, du rapport à la, au et aux politique(s), de la place de la culture dans la société ou l’inverse. 
Sans fard.

Bienvenue !

 

Voir le site

 

Villeurbanne 25 et 26 juin

La bibliothèque : faire société.

 Fêter les vingt ans de l’enssib, en 2012, se fera à la fois lors de manifestations culturelles (des photographies, des expositions, des publications exceptionnelles), festives (lâcher de ballons, bal littéraire, quelques surprises) mais aussi, bien sûr, scientifiques. Dans cette rencontre qui en sera le point d’orgue, « La bibliothèque : faire société », nous avons choisi non pas de traiter ce qui fait le cœur de notre travail, la bibliothèque, la documentation, l’évolution des métiers et des compétences, la recherche sur cet éco-système si particulier, mais de traiter le socle, le terreau de ce qui rend les bibliothèques à la fois possibles et indispensables : la folle idée de « faire société » en produisant, diffusant, conservant, analysant ce qui fonde la vie commune, une langue, une mémoire, une culture, un patrimoine, des créations, des œuvres, des savoirs. Rassembler, diffuser, communiquer, transmettre.

Consulter le programme détaillé

Entrée libre sur inscription (avant le 25 mai) : accéder au formulaire d'inscription en ligne


 

 

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 12:41

Jeudi 17 mai 2012.

Fête de l'Ascencion.

Une ministre en remplace un autre.

Le mot « ministre » vient du mot latin minister, signifiant « serviteur » ou « premier serviteur ». Dans le sens général, le mot « ministre » est du genre masculin. Certaines personnes disent que, par conséquent, on devrait toujours dire le ministre et jamais la ministre1, d'autres suivent les recommandations d'une circulaire du 6 mars 1998 due àLionel Jospin2, qui préconise la féminisation des noms de métiers en français et donc l'emploi du féminin « la ministre » et « madame la ministre ». Au Québec, il est d'usage exclusif de dire « la ministre » (en français québécois, la plupart des titres peuvent être féminisés, comme le recommande l'Office québécois de la langue française).


 

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 14:05

JF
 

Dans son discours en hommage à Jules Ferry, le nouveau président de la République a confirmé son engagement de rétablir une véritable formation des enseignants. Il a cité un discours de Jules Ferry qui avançait qu’il ne suffit pas de savoir pour savoir transmettre et qu’enseigner était un métier qui, comme tous les métiers, devait s’apprendre.

Occasion de rappeler au monde de la culture  combien la haute idée qu’il se fait de lui-même doit à une condescendance toujours renouvelée pour le métier d’enseigner.

En ce sens, Malraux qui affirma vouloir faire pour « la culture » ce que Ferry avait fait pour l’éducation, fut bien un enfant d’Edouard plus que l’héritier de Jules

 

 herriot.jpg

 

Extrait d’un vieil et mien article sur la culture scolaire.

Voir aussi, du même auteur,  « Institution et formation » in Le métier d’instruire, sous la direction de Laurence Cornu, 1992

 

 

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 10:05

Expression populaire, chantée et dansée de l'indignation devant le cynisme du capitalisme financier international.

Dans une succcursale de la Caixa, à Barcelone :

 

      Voir aussi les commentaires sur You Tube

 

Ole, ole, y ole! Esto es lo que nos hace falta, un poco humor cojonero. A ver si conseguimos animar a más gente a que lleven a cabo propuestas divertidas e imaginativas. ¡Cojamos toda nuestra rabia e indignación y escupámoslo en forma de arte y buen humor! Es lo que menos se esperan que hagamos...

Salud y alegría

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 08:00

Actualité chargée : de l’Europe en question à l’alternance hexagonale et… vers un « secteur » de la culture qui saurait s’émanciper de ses frontières autoproclamées.

UN.

Le Relais Culture Europe communique

 

13 juin 2012


9h30-17h30

Journée de travail au Centre Wallonie-Bruxelles

46, rue Quincampoix (accès sous le porche)
75004 Paris

 

Les mutations européennes et mondiales posent aujourd'hui un défi aux acteurs artistiques et culturels français et européens. Comment créer les conditions d'une vie artistique et culturelle européenne dynamique dans une Europe profondément transformée, élargie et mondialisée ? Comment faire évoluer nos modèles, en affirmant les valeurs qui président à la constitution de l'ensemble européen ? Quelle participation française à ces évolutions ?

La coopération nous paraît un des lieux essentiels de mise en œuvre de ces transformations et les futurs programmes européens, des outils de structuration de ces évolutions.

Dans ce cadre, et au moment où se prépare la période 2014-2020, le Relais Culture Europe organise, le 13 juin prochain, au Centre Wallonie-Bruxelles, une journée de travail sur la coopération culturelle européenne.

Elle aura pour objet, à partir d’une étude des pratiques françaises de coopération depuis 2000, de poser : les tendances à l’œuvre chez les acteurs français, les voies nécessaires de renforcement et d’évolution sur les dix années à venir et les stratégies possibles d’accompagnement et de soutien.

À travers des interventions théoriques, des exemples de parcours et de démarches d’acteurs, seront ainsi abordées les questions suivantes :

Comment ces coopérations participent-elles à l’intégration européenne ?

Comment affirment-elles l’importance de l’art pour la société européenne ?

Comment font-elles émerger de nouvelles pratiques collectives dans le secteur culturel ?

Comment contribuent-elles à diversifier les modèles économiques ?


Cette journée sera également l’occasion de présenter le futur programme culturel de l’Union européenne : « Europe créative ».

 

En savoir plus sur cette journée de travail.

 

DEUX

Depuis 8 ans, la culture et les échanges sont au cœur du travail de notre réseau EUROMEDINCULTURE(s). 

Les 29 membres, issus de 21 pays, poursuivent un même objectif, construire des projets culturels communs. Toutefois, vivons-nous, dans nos pays, la même réalité ? Et les Citoyens Européens et de la Méditerranée, que pensent-ils EUX de la culture ?

Plusieurs membres du réseau ont donc décidé, en 2009 et 2010, dans le cadre du projet "EUROMEDINCULTURE(s) Citoyenneté : la Culture, fondement de l'Europe de demain", de faire le point, de réfléchir, d'anticiper nos réalités, nos désirs, et aussi, de donner la parole aux citoyens d'Europe et de Méditerranée, à travers plus de 40 débats avec des professionnels, des citoyens, des jeunes, des moins jeunes... pour savoir : 

POUR NOUS, VOUS, EUX, LA CULTURE, QU'EST-CE QUE C'EST ?
Quelle vision de la culture avons-nous chacun d'entre nous ? 

Pour laisser une trace de tous ces échanges, de toutes ces paroles, pour pouvoir transmettre une partie de l'histoire de ces rencontres, nous avions décidé qu'un film devait accompagner cette vaste consultation.

Les thèmes : 
* Etre ou pas être : Culture ou pas Culture ? merci Shakespeare...
* Les échanges entre les cultures, à l'ère de la mondialisation, sont-ils nécessaires, farfelus, essentiels, vitaux ?
* L'éducation formelle ou non formelle a-t-elle besoin de culture ?
* Un territoire, en terme de développement économique et social, est-il attirant sans propositions artistiques et/ou culturelles ?
* Pourquoi s'exprimer ? pour se faire entendre !!!

***************

Film réalisé par Didier ZUILI / La Terre Tourne Production (Marseille, France)
© 2011, Association pour le Développement Culturel Européen et International - ADCEI (Marseille, France) avec le cofinancement du programme communautaire "L'Europe pour les Citoyens"

***************

Plus d’infos sur ce site


Le film est en version originale. 
Il est également disponible avec des sous-titres en albanais, allemand, anglais, bulgare, catalan, espagnol, italien et slovène.
Contacts : www.euromedinculture.org

Le film est ici

 

TROIS.

Un instant de modestie.

Labfor Culture.org propose une sélection de blogs culturels en Europe. La Cité des sens n’y figure pas, ce qui n’est pas une raison pour ne pas  faire connaissance…

 

Les blogs culturels ne présentent pas (encore) un phénomène connu de la blogosphère : LabforCulture a voulu en savoir plus. Qui blogue ? De quoi blogue-t-on ? À quels publics et communautés s’adressent les blogs ? Quels sont les modèles économiques existants et dans quelle mesure sont-ils viables ? Voici quelques questions qui sont explorées dans cette nouvelle publication intitulée ‘Entrevues avec des blogueurs culturels’.

Avec l’aide d’Annette Wolfsberger, nous avons sondé la scène des blogs culturels à travers neuf interviews de blogueurs européens renommés, dont, entre autres, Anne Helmond, Robert Misik, Alek Tarkowski, Marta Peirano, José de Vicente, Alessandro Ludovico et Régine de Batty.

Les entrevues ont eu lieu en 2009 et ont confronté les blogueurs à des questions sur leur motivation, leurs modèles d’activité et les opportunités qui se sont présentées à eux ultérieurement grâce à leurs blogs. Introduite par Mercedes Bunz, journaliste au Guardian et blogueuse qui aime pousser à la réflexion sur le rôle des blogs, cette publication est un must pour tous ceux qui s’intéressent au futur rôle des blogueurs culturels et de l’édition en ligne.

Voir ici

 

 QUATRE

Pour Gregoire Poussielgue du journal Les Echos :

Culture et communication : l'agenda du quinquennat qui s'ouvre s'annonce chargé 

 

Dans son équipe de campagne, François Hollande a constitué un pôle culture et médias dirigé par Aurélie Filippetti, mais aussi un pôle numérique, dont la responsable, Fleur Pellerin, s'est intéressée de près aux problématiques de la création. Pour l'instant, le nouveau président reste discret sur ses intentions. Entre la création d'un grand ministère de la Connaissance et la piste, jugée plus sérieuse, d'un ministère des Industries créatives, il est très attendu sur le sujet.

 

Lire la suite

 

 CINQ.

Jean-Christophe Castelain du Journal des Arts :

PARIS [07.05.12] – C’est un agenda chargé qui attend le nouveau président de la République pour les prochains mois, et qui ne laisse pas trop de place à la culture. Il est cependant possible d’esquisser les premières initiatives dans ce domaine.

 

Le candidat François Hollande a peu avancé de propositions concrètes pour la Culture pendant sa campagne, comme d’ailleurs son rival malheureux Nicolas Sarkozy. Il est cependant tenu par un calendrier institutionnel qui s’impose à lui ainsi que par son programme gouvernemental de première année. A commencer par la nomination d’un ministre de la Culture. La cessation des fonctions de Nicolas Sarkozy étant fixée avant le 15 mai, la nomination d’un nouveau Premier ministre et la composition du nouveau gouvernement devrait intervenir entre la fin de cette semaine et le début de la suivante. Si les prétendants sont nombreux, François Hollande n’a pas donné d’indication, si ce n’est que le nouveau ministre sera « un politique ». Dans cette catégorie, un seul nom a pour l’instant été évoqué, celui d’Aurélie Filipetti, précisément en charge de ces questions dans son équipe campagne. Elle présente pour le nouveau président l’avantage d’être une femme, alors qu’il s’est engagé à la parité dans son gouvernement et qu’il y a beaucoup d’hommes dans son entourage proche.
Une première surprise pourrait venir de la constitution d’un grand ministère de l’éducation et de la culture qui aurait le mérite de bien mettre en avant la priorité que constitue l’éducation artistique. Mais ce symbole fort serait occulté par le mécontentement du monde de la culture craignant de perdre sa spécificité dans un ministère de l’éducation déjà démesuré.

 

 

Lire l’article

 

SIX.

Enfin, sous le titre Climat Philippe Pujas écrit dans Policultures

 

Dans le programme du candidat François Hollande, la culture n’était pas prioritaire, si l’on s’en tient au seul critère des emplois dans le secteur public. Mais, justement, ce critère ne peut pas être le seul. C’est ailleurs que se joue l’essentiel. Ailleurs, dans ce qu’il est urgent de reconstruire, dans les changements de cap indispensables. L’impératif central est de se donner une ambition culturelle, c’est-à-dire créer un climat favorable à la vie culturelle. Le climat, c’est l’air que respire une société, c’est la place qu’on accorde à la culture dans la vie sociale et culturelle, et dans la hiérarchie des valeurs. Et se poser, entre autres questions, celle-ci : est-ce qu’on juge important que les Français soient cultivés, plutôt que : qu’est-ce que le patrimoine et la création peuvent apporter à l’économie du pays ?

Penser ainsi, c’est vouloir un renversement de perspectives, après des années où les choses ont été vues de manière exactement inverse. Faut-il rappeler quelques faits ?

 

Lire la suite


SEPT.

Et pour finir la bonne nouvelle du jour : on peut sortir de la logique du « secteur » de la culture…

« L'art est public » affirme également que la culture est indissociable aux autres domaines fondamentaux de la vie que sont la santé, l'éducation, la recherche, l'environnement, l'urbanisme, le logement, l'alimentation, l'énergie ...

Ce temps de forum de « l'art est public » doit ainsi permettre de nourrir un dialogue et une réflexion ouverte entre acteurs de différents secteurs qui partagent les mêmes constats quant à la mise à mal de l'intérêt général et du bien commun.

Nous vous invitons donc à participer à un temps de convergence et de construction collective !

 

1 er juin : Rencontre participative "où est passé l’intérêt général ?"

Rencontre participative « l'art est public »

« Culture, éducation, santé, agriculture, logement et bien d'autres...

...où est passé l'intérêt général ? »

Vendredi 1er juin

9h30-17h - Paris

 

L'avenir est lié à la nécessité d'une réflexion politique, notamment sur ce qui fonde l'action publique et sa légitimité : l'intérêt général, c'est-à-dire ce qui fait sens collectif dans nos sociétés.

La mobilisation « l'art est public » affirme que l'art et la culture ne s'arrêtent pas à ceux qui les pratiquent mais que l'art est l'affaire de tous, qu'il est affaire publique. Cette dynamique participative au long cours questionne et met en débat le rapport entre pratique artistique et culturelle et enjeux démocratiques et sociétaux.

Porté depuis plusieurs mois par les organisations membres de l'Ufisc, le mouvement a commencé à s'élargir à d'autres acteurs de l'économie et de l'éducation populaire. Il reçoit le soutien d'élu(e)s sur l'ensemble du territoire - 450 à ce jour - et plus largement des citoyens.

« L'art est public » affirme également que la culture est indissociable aux autres domaines fondamentaux de la vie que sont la santé, l'éducation, la recherche, l'environnement, l'urbanisme, le logement, l'alimentation, l'énergie ...

Ce temps de forum de « l'art est public » doit ainsi permettre de nourrir un dialogue et une réflexion ouverte entre acteurs de différents secteurs qui partagent les mêmes constats quant à la mise à mal de l'intérêt général et du bien commun.

Nous vous invitons donc à participer à un temps de convergence et de construction collective !

Education, recherche, santé, tourisme, culture, agriculture, parce que nous pensons que nos destins sont solidaires, nous proposons de réinterroger ce qui fonde l'intérêt général dans la société toute entière et d'élaborer ensemble des résistances partagées.

Nous ne voulons pas être complices d'un monde catégorisé, de politiques cloisonnées, nous devons chercher à créer des convergences d'analyse et d'action.

Inscription nécessaire, dans la limite des places disponibles : https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?formkey=dGIya0Z4VW9Cdzd1T0Y0amFCUUFIMVE6MQ

Déroulé et lieu - Précisions à suivre bientôt sur ce site

Les fondements de la mobilisation « l’art est public » - pour une politique culturelle réinventée 
Cette dynamique collective a pour objectif de mettre en débat les fondements de l’intervention publique en matière d’art et de culture. Elle est un appel à ce que se construisent de manière partagée et démocratique des politiques publiques ambitieuses, fondées sur la diversité, l'équité et la considération des droits culturels, pour consolidation des initiatives d’intérêt général face à la marchandisation de la culture. L’art est l’affaire de tous, c’est un enjeu de société !

La mobilisation se construit sur la base de premières convictions communes portées dans l’appel à mobilisation à retrouver ici

 

Voir le site

 


 

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 07:44

DSC00461.JPG

 

Retour sur les deux notes précédentes de ce blog :

A propos du débat sur l’influence du droit communautaire sur les financements des services culturels et des remarques faites par Philippe Gimet sur le rapport du sénateur Vincent Eblé, ce commentaire de Didier Salzgeber, posté sur le groupe animé par le premier sur LinkedIn.

Merci pour cette analyse. Je rejoins cette idée qu’Il est effectivement trop tard de croire, comme le fait le Sénateur Eblé dans sa communication sur l’influence du droit communautaire sur les financements des services culturels, qu’il est encore temps « de défendre les spécificités françaises » des politiques culturelles publiques. Il est quand même étonnant de lire de la part d’un Sénateur, qu’au regard des évolutions réglementaires, il faut « renoncer » à définir ce que recouvre un « service public culturel » !

Les réponses aux questions posées par ces changements ne sont pas seulement d'ordre juridique ou technique. Il est crucial de réintroduire un questionnement par les enjeux et des processus de coopération en resituant ces évolutions réglementaires dans un projet politique global de l'Union Européenne. 


L’approche exclusive en termes de concurrence ne saurait à elle répondre aux enjeux d’ordre culturel de la construction d’une Europe politique et citoyenne. Les réponses existent déjà à condition de s’appuyer sur les expériences existantes et de sortir de la stricte approche juridique. 

Ce nouveau cadre réglementaire offre l'occasion de définir le corpus à partir duquel l'intervention publique peut être synonyme d'intérêt général et de bien commun, et non d'accumulation d'intérêts particuliers. La singularité des politiques culturelles françaises doit nous inciter à rechercher de nouvelles solidarités avec nos voisins européens, non pas en projetant notre modèle sur l'espace européen, mais en créant les conditions d'une convergence des stratégies publiques communes en faveur de la culture au même titre que l'éducation et la recherche. Il faut sûrement pour cela aller au-delà d'une simple gestion des activités et les réinscrire, les repositionner résolument sur le plan politique et européen. 
Posted by Didier SALZGEBER

 Didier Salzgeber est fondateur de l’Institut de Coopération pour la Culture.

 

Je citais également il y a peu  la réflexion de Jean-Michel Lucas qui inscrit ces questions dans le cadre plus large du développement durable et des droits culturels : voir son dernier livre Culture et développement durable... il est temps d'organiser la palabre.

 jmlucas.jpg

Dans une rencontre organisée le 30 avril dernier, par l'IRMA et le réseau MAP (réseau des musiques actuelles à Paris), en partenariat avec la Bellevilloise, Jean-Michel Lucas, présentait cet ouvrage. Ce débat du 30 avril capté par Demain TV est disponible ici

François Deschamps l’a suivi avec la plus grande attention et livre une très claire synthèse des échanges dont voici un bref extrait :

 

Jean-Michel Lucas (…) soutient que la culture ne doit pas être une contribution (comme « secteur » culturel)  au développement durable, mais une condition de celui-ci.

Après une critique de la Directive « services » de l'Europe, en ce qu'elle ne nomme même pas le secteur artistique et culturel mais uniquement les échanges concurrentiels (sans parler de la notion « d'exception » culturelle qui l'énerve), il explique quel est selon lui  l'enjeu politique, à savoir tenter de créer une unité avec les identités culturelles différentes mais qui  pourtant doivent réussir à vivre ensemble. Ainsi fait-on acte d'humanité en allant vers plus de dignité et d'émancipation des personnes. L'éthique de la rentabilité ne devrait pas supplanter l'éthique de la responsabilité, de la dignité.

L'animateur de la réunion, François-Xavier Ruan, pose alors la question qui me vient souvent après avoir écouté Jean-Michel Lucas (au risque de passer pour un affreux pragmatique) : Quelles sont les pistes de travail que cette réflexion peut engager ? Concrètement, qu'est ce qu'on fait quand on rentre chez soi ?

Ferdinand Richard (AMI, Friche de la Belle de mai, expert aurprès du FIDC, fonds international pour la diversité culturelle de l'Unesco) traduit le propos de JM Lucas en expliquant qu'il s'agit de remplacer le mouvement consistant à « aller du haut vers le bas » pour « aller du bas vers le haut ». C'est un changement de paradigme, un mouvement irréversible pour lui  en Europe, qui ne se fait pas sans douleur, lié aux évolutions politiques mais aussi à d'autres facteurs comme les nouveaux medias. Les Etat-nation tendent à perdre leur contrôle depuis 30-40 ans, au fur et à mesure que le projet européen se construit, en faveur des autorités locales. Le propos du CGLU (le plus gros réseau de collectivités locales au monde) sur l'Agenda 21 de la culture est un projet de division du pouvoir des Etats-nation vers les autorités locales (avec aussi les dangers que peut représenter l'arrivée de potentats locaux). 
Notant que Jean-Michel Lucas remet souvent en cause les acteurs culturels, et que son discours est très anti-global et anticapitaliste, impliquant donc des changements de société, il se demande ce qu'on peut en faire quand on est opérateur culturel dans la société actuelle. Le système marginalise en effet ceux qui tentent de sortir de la logique dominante (recherche de rentabilité).

Seuls les politiques peuvent faire évoluer les choses. JM Lucas voit les choses ainsi :  quand une collectivité veut créer un équipement ou un projet culturel, et bien il serait nécessaire que la politique publique introduise dans l'action  le temps de l'avant, le temps du milieu et le temps de l'après ; c'est-à-dire des temps de discussion pour se demander si cette action a une valeur pour construire l'humanité, en quoi elle va donner à ceux qui y participent plus de liberté (d'opinion, de réflexion, de choix), plus de capacité à faire ce qu'ils ont envie de faire, et plus de responsabilité, de relation pacifiée avec les autres.

Philippe Berthelot (UFISC) : Comment ces acteurs culturels qui en prennent « plein leur grade » par JM Lucas peuvent-ils  arriver à encaisser ses colères -certes bénéfiques- ?  Ce n'est pas simple, du jour au lendemain, après des décennies de construction collective, de constater que des articles de textes aussi fondamentaux tels que ceux cités par JM Lucas ont pu se perdre au fil du temps, ou du moins n'ont pas été mis en œuvre. « C'est bien - dit-il à JM Lucas- de renvoyer la faute au secteur culturel, de se flageller, mais la question est de savoir comment on arrive à redresser ce mouvement, qui ne concerne pas seulement la culture (cf. la désespérance des gens qui œuvrent dans le domaine de la santé, comment ils se sont fait piéger dans les mécanismes de cloisonnement, de corporation, d'intérêt individuel, de représentation...) ». 
Ph. Berthelot se prononce pour une méthode d'apprentissage collectif : se réinterroger sur comment les choses se fabriquent, faire de la recherche-développement , essayer de partager, et puis sortir de nos propres problématiques d'enfermement, de construction de départ, chercher à s' arracher du passé.

(…)

Faute de suivre le débat télévisé dans son intégralité, il faut tout lire de la synthèse qu’en propose François Deschamps.

 

On la trouve sur la lettre d’infos dont il est responsable.

 

 

La Palabre continue. Espérons qu’elle inspirera un tant soit peu les impétrants à la lourde responsabilité de réveiller le ministère des beaux-arts, des beaux artistes et des labels au bois dormant.

 

 

 

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 10:23

 

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Comme convenu, je reviens sur la question déjà évoquée lundi dernier, de l'influence du droit communautaire sur le financement des services culturels par les collectivités publiques.

 

Pour noter d’abord qu’elle figure au centre des préoccupations du Comité national de liaison des EPCC, lieu pertinent d’échanges et de réflexions sur les questions relatives aux politiques culturelles des collectivités publiques. Je cite :

Pour mener à bien ce programme, la Plénière de Novembre 2011 a décidé de mettre en place 3 groupes de travail thématiques articulés autour de la question centrale de la coopération.

«Structuration des politiques publiques » : les coopérations au regard des réformes à venir des collectivités territoriales et de l’Etat, et des nouvelles modalités de gouvernance ;

«Services culturels publics » : les coopérations au regard des évolutions du cadre réglementaire européen et ses déclinaisons dans le droit national (paquet ALMUNIA) ;

«Responsabilités des EPCC » : les coopérations culturelles et les responsabilités des EPCC au plan social, territorial, économique, éducatif, professionnel, environnemental.

Ces groupes sont ouverts à tous les membres dans un double objectif : contribuer aux débats publics actuellement en cours et mettre à disposition de chacun des membres des éléments utiles à son propre projet.

 

Voir ici

 

Mais il importe aussi de signaler une série de notes publiées sur cette même question d’urgence par l’excellent Cultural Engineering Group Weblog animé par Philippe GIMET

Le 1er mai dernier il signalait que le groupe de travail sur l’influence du droit communautaire sur le financement des services culturels par les collectivités territoriales a rendu ses conclusions au Sénat au début du mois d’avril.

Le communiqué de presse qui nous est parvenu avec la synthèse du rapport du président du groupe de travail Monsieur Vincent Eblé témoigne de la complexité et de l’importance du sujet.

En effet, le droit communautaire évolue. Le paquet Monti-Kroes, datant de juillet 2005, a été remplacé par le paquet Almunia, adopté par la Commission européenne le 20 décembre 2011 et applicable en France depuis le 1er février 2012. S’adressant à l’ensemble des pouvoirs publics, nationaux et locaux, il émet un principe général d’interdiction des aides d’État, tout en autorisant certaines compensations notamment pour la fourniture de « services d’intérêt économique général » (SIEG). Au-delà d’un certain seuil de subvention, le seuil de minimis, qui devrait prochainement être fixé à 500 000 euros sur trois ans, toute compensation fait l’objet d’une notification.

Ceci est lourd de conséquences pour la culture et plus généralement pour l’écosystème culturel. Des mutations profondes s’annoncent. Plusieurs de nos membres sont très mobilisés sur cette question et nous aurons l’occasion d’y revenir très prochainement en détail.

Après avoir publié le premier la lettre de Jean-Michel Lucas au sénateur Eblé (également citée ici), il revient plus longuement sur la question.

Nous en avons déjà fait mention plusieurs fois ces derniers jours car le sujet ne fait aucune vague ou presque, en tout cas dans les médias, et il faut absolument en parler car ce quasi silence radio donne la fausse impression qu’on se résigne à laisser nos politiques, certains d’entre eux en tout cas à gauche comme à droite, louvoyer non sans opportunisme et porter sans conviction des visions qui trahissent un aveux d’impuissance criant.

Nous nous serions résignés à subir ce qui nous nous est présenté par ces mêmes politiques comme inévitable et qui est posé d’emblée comme une guerre de tranchées entre droit communautaire et droit souverain.

Dans tous les secteurs, le rôle des acteurs des territoires est d’éclairer le politique, de lui confier leur expertise. Les acteurs sont les premiers à pouvoir témoigner de l’impact des actions et des projets qu’ils mènent dans un éco-système où le politique cherche à traduire et porter une volonté, des valeurs, des visions. Cet éco-système est d’ailleurs très largement régi par la répartition des compétences entre Etat et Collectivités territoriales qui doivent s’exercer en étroite collaboration. Les acteurs territoriaux, dont certains reçoivent des financements publics pour mettre en œuvre une part de ces compétences selon des objectifs ciblés, sont au contact du terrain et exercent, appelons en chat un chat, un part de la mission de service public.

Ils contribuent ensemble à animer, valoriser, renforcer et enrichir la qualité du cadre de vie de nos territoires.

Cette gouvernance public-privé, disons-le tout net, ne peut tout réussir ni tout résoudre mais il est clair que l’architecture de notre contrat social repose en grande partie sur cette coopération étroite. Or cette coopération étroite évolue au gré des réformes, s’adapte au fil des grands changements sociétaux mais n’a jamais été bouleversée en profondeur depuis les premières lois de décentralisation.

Or la construction européenne, que certains accusent à tort, par crainte ou par ignorance, de tous les maux, modifie la donne acquise depuis des générations, elle amène à considérer non pas qu’il convient d’uniformiser nos espaces souverains et nos cultures mais de les harmoniser (ce qui est bien plus qu’une nuance), de placer le vivre ensemble souverain dans une dimension communautaire. En d’autres termes, l’Europe en marche est l’Europe qui fixe un minimum de règles communes et de principes partagés. Cela signifie qu’il convient d’instituer ces règles et ces principes, au travers du droit communautaire, capable de s’appliquer à tous pour que chacun puisse participer à construire l’identité européenne à partir de sa propre culture et de ce qu’il en tire pour sa propre culture.

De ce point de vue, transposer une directive européenne en droit souverain appelle nécessairement des adaptations d’une part et des dérogations de l’autre, ceci étant nécessairement l’objet de négociations plus ou moins âpres. C’est le lot quotidien du politique que d’assurer que l’intérêt général puisse prévaloir à chaque instant dans ces transpositions qui sont bien plus que du juridique ou du langage technocrate comme disent les eurosceptiques.

La responsabilité est donc grande, ce qui oblige à ce que le dialogue soit fort entre le niveau local, national et européen.

(…)

 

Il est désormais vital que politiques, techniciens et acteurs culturels prennent collectivement leurs responsabilités car, comme dit le proverbe chinois, c’est au pied du mur qu’on voit le mieux le mur. Nous y sommes.

Fin de la première partie.

 

LIRE L’INTEGRALE DE LA NOTE de Philippe GIMET

On attend avec impatience la deuxième partie

 

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Fils d'actualités très vivement conseillés :

 

La lettre du réseau culture sur Territorial.fr


Le "netvibes" de l'Observatoire des politiques culturelles


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Le calendrier francophone en sciences humaines et sociales, Calenda

 

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Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Les politiques culturelles en débat
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  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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