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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 09:52

"Voici que s'avance l'immobilisme et nous ne savons pas comment l'arrêter."

(Edgar Faure)

 

 

La période étant propice aux appels, manifestes et tribunes (souvent très convenus) sur « la » culture publiés dans le contexte des prochaines élections (à tel point que j’envisage sérieusement la création d’un Comité national de défense des sentiers battus) La Cité des sens poursuit sans relâche son exploration des points de vue divergents, latéraux, intempestifs, inactuels en ces temps rongés par le présentisme

 

Résumé de quelques chapitres précédents :

Organiser la palabre

Ouvrir les possibles

Vigiles insolents et guetteurs intempestifs

Politiques culturelles : un pas de côté

Urgence de la transmission

Droits culturels, démarches artistiques partagées et démocratie

 

Aujourd’hui, une initiative et une contribution qui semblent avoir le mérite (le lecteur en jugera) d'épargner ces pauvres sentiers battus.

 

« Initiatives citoyennes et politiques publiques, vers une nouvelle alliance »

 

Entrée libre et gratuite sur inscription dans la limite des places disponibles

UNIVERSITE POPULAIRE ET CITOYENNE

EN PARTENARIAT AVEC LE LABO ESS

Rencontre débat autour du projet présidentiel de François Hollande

 

Lundi 26 mars 2012

18h30-21h00

Centre Sèvres

35 bis rue de Sèvres

75006 Paris

 

Dans les dernières décennies, un grand nombre de mouvements citoyens ont émergé, soucieux de mettre en place une dynamique socio-économique au service des populations et des territoires. Ils amènent à préciser quelle place peut tenir l’économie sociale et solidaire dans la société de demain. Cette rencontre avec Laurianne Deniaud, Aurélie Filippetti et Vincent Peillon manifeste notre volonté de construire un nouveau modèle de développement qui intègre justice sociale et respect de l’environnement.

L’économie sociale et solidaire représente des milliers d’initiatives très diverses dans leurs réalités qui sont des moyens d’actions pour produire, consommer et décider autrement. Au-delà de l’économie sociale traditionnelle, l’économie solidaire souhaite apporter sa contribution grâce à toutes les initiatives dont

elle est porteuse. Pourtant, ces initiatives sont enfermées dans un rôle réparateur et ne sont pas encore reconnues comme une force de transformation, pourquoi ?

Cette rencontre est structurée en 3 temps, avec pour chacun d’entre eux, une réponse des responsables de l’équipe de campagne aux blocages repérés par les acteurs de l’économie sociale et solidaire ainsi qu’à leurs propositions pour les dépasser.

Accueil des participants à 18h30

 

18h45 : L’économie sociale et solidaire en mouvement

Souligner les enjeux de demain

- Claude Alphandery, president du Labo de l’ESS

- Bérenice Dondeyne, administratrice du Mouvement pour l'économie

solidaire (MES), présidente d'ADEPES, Agence de Développement de

l'Economie Solidaire en Midi Pyrénées ;

- Jean-Louis Laville, auteur de « Agir à gauche. L’économie sociale et

solidaire », DDB, Paris, 2011 ;

- Jean Sammut, Président de l’Institut Polanyi France.

Réactions de Laurianne Deniaud

 

19h15 : Initiatives et propositions par des réseaux nationaux de l’économie

sociale et solidaire

Renforcer et amplifier les dynamiques existantes

- À partir des réalités régionales, des propositions pour une politique

nationale

Véronique Branger, déléguée générale d’Acteurs pour une

économie solidaire (APES) administratrice du MES.

Jean-Philippe Magnen, vice président du Réseau territoires pour

l’économie solidaire (RTES)

- Les pôles de coopérations économiques

Françoise Bernon, déléguée générale du Labo ESS

- Une nouvelle politique pour les habitants des quartiers

Clotilde Breaud, présidente du Comité de Liaison des Régies de

quartier (CNLRQ)

- Université, recherche et société civile, un champ pour l’économie sociale

et solidaire

Lionel Larqué, fondateur et animateur du Forum mondial science

et démocratie

- « L’Art est public », pour un politique culturelle réinventée

Philippe Berthelot et Patricia Coler pour l’Union Fédérale

d'Intervention des Structures Culturelles (UFISC).

Réactions d’Aurelie Filipetti

 

20h15 : Échanges avec la salle

Questions et réponses

20h45: Conclusions et perspectives par Vincent Peillon

 

 

Pour procéder à votre inscription, merci de bien vouloir compléter le formulaire en ligne en suivant ce lien : https://docs.google.com/spreadsheet/viewformformkey=dEMtYVNEbVRtR0ZRTFRJY19IcGNPQkE6MQ

(Le nombre de places étant limité merci de vous inscrire rapidement)

 

Un texte :

Tous aux abris ! Débat sur les cultures.

Je relaie ici l’initiative de l’Oizeau rare :

Mon ami Alain Lievaux, qui fut notamment directeur d'un théâtre dans les quartiers Nord de Marseille, apporte sa pierre au débat sur les questions culturelles dans un texte intitulé : "La place du poète dans la société." Je vous l'offre !

 

Deux extraits :

Il faut rompre radicalement avec deux pratiques bien ancrées : 

    

Combler le fossé créé entre amateurs et professionnels. Il y a plutôt une pratique commune de  l’art, de la créativité. Les uns et les autres questionnent une pratique qu’ils mettent à des niveaux d’investissement différent, mais dont le sens est commun, partagé. Ils se nourrissent et  s’enrichissent mutuellement. Il faut que les pratiques amateurs, mais aussi scolaires, universitaires questionnent et alimentent les pratiques professionnelles et vice-versa.  Amateurs et professionnels doivent se retrouver au sein d’un même ministère non pas de tutelle, mais de questionnement. Il faut supprimer cette notion de tutelle pour des pratiques poétiques de l’art et de la culture. Inventons le ministère du questionnement.

 

Il faut rompre avec la hiérarchisation des artistes dans les institutions. Il est dans les esprits de  toutes et tous, gens de culture, artistes que les pratiques s’appuient sur une ascension sociale et que la fin d’une carrière, drôle de mot, se situe en haut de l’affiche et dans un lieu de référence national voire international, avec le salaire qui va avec bien entendu. 

 

Cela questionne bien évidemment le rôle de ce que l’on nomme l’institution. Si l’institution  est garante, de la bonne ou encore de la meilleure utilisation de l’argent publique, elle doit le faire dans le cadre strict de la définition de choix politique effectué par les gens, en relation directe avec les artistes, gens de culture et poètes et mis en place par les élus. L’institution ne doit pas être l’instrument du prémachage en vue de choix politique. Là encore la notion de tutelle doit disparaître.

 

(…)

 

Il faut rompre là aussi, rompre avec toute forme d’organisation centralisé de l’art et de la culture. Si l’on peut être d’accord avec une centralité quant à une forme de programme d’instruction nationale, faire en sorte que partout en France l’enseignement soit le même dans ses fondamentaux, il n’en va pas de même pour la culture et l’art. L’art n’ayant lui, pas de patrie, dépassant quelques frontières que ce soit, la culture, elle, est l’expression des géographies, des us et coutumes vivantes certes mais identifiées. Nous sommes bien en présence DES cultures. De plus chaque personne est porteuse d’une culture, de sa propre expression culturelle et, se déplaçant, promène et frotte sa culture aux autres cultures en présence.

 

Lire la contribution d’Alain Lievaux.

 

 

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 19:10

reine_prat.jpg

 

Sous le titre Culture, où sont les femmes ?, l’édition du 22 mars de l’émission Entrée libre (France 5) est revenue sur un sujet bien connu des lectrices et lecteurs de La Cité des sens.

 

On peut visionner ce magazine pendant quelques jours encore à cette adresse.

°°°

e-l-2.JPG

°°°

Ce qui m’a donné le plaisir de revoir et entendre Reine Prat, celle qui, en faisant parler les chiffres, a mis le feu aux plateaux du spectacle vivant.

 

Son visage apparaissait en insert sur l’étrange lucarne avec cette mention : entretien réalisé par webcam.

 La question n’est pas seulement, en effet, où sont les femmes mais où est donc passé Reine Prat ?

 

Il faut pour y répondre se reporter à l’organigramme du CNL qui nous indique qu’elle est conseillère pour le livre et la lecture au delà des mers.

°°°

RP 99

°°°


Reine Prat à Cayenne ?, la domination symbolique a de beaux jours devant elle.

 

Pour ceux (ou celles ???) qui ne les auraient pas encore lus on trouve les deux rapports de Reine Prat (2006 et 2009) à cette adresse.


Pour finir, un petit jeu-concours en cette période fertile en manifestes, mobilisations et déclarations…

Au hasard, par exemple, l’un des dernièrs en date

 

LA CULTURE EST UN BIEN COMMUN

LES CENTRES DRAMATIQUES NATIONAUX ET LES SCÈNES NATIONALES : UN

RÉSEAU UNIQUE EN ÎLE-DE-FRANCE AU SERVICE DES ARTISTES ET DES PUBLICS.

Les théâtres de service public d’Île-de-France, Centres dramatiques nationaux et Scènes nationales, accompagnent la création artistique depuis plus de cinquante ans, avec compétence et passion, à travers la production et la diffusion d’oeuvres d’artistes reconnus et émergents.

En Île-de-France, ce réseau s’appuie sur des équipes de professionnels expérimentés et engagés. Il sensibilise les publics à des formes plurielles de l’art, gages d’une démocratisation culturelle effective. Il créé du lien social sur les territoires d’implantation et les dynamise.

MAIS JUSQU’À QUAND ?

Aujourd’hui, le financement des pouvoirs publics n’est plus à la hauteur de l’ambition fondatrice de démocratisation artistique et culturelle, et ne permet plus à ces théâtres d’assurer leurs missions essentielles. Avec des subventions de fonctionnement en stagnation depuis plusieurs années, ils s’appauvrissent de saison en saison.

Les conséquences rejaillissent directement sur la vie artistique et fragilisent les artistes et les compagnies.

La réduction des moyens pour l’éducation artistique et l’action culturelle se fait aussi au détriment des publics.

Grâce aux efforts déployés par toutes les équipes, la fréquentation de nos structures est en progression, mais pour combien de temps, si nous devons réduire les programmations ?

LES SCÈNES NATIONALES ET LES CENTRES DRAMATIQUES NATIONAUX REVENDIQUENT LESMOYENS DE POURSUIVRE ET DÉVELOPPER LEURS ACTIONS DANS LES DOMAINES OÙ ILS EXCELLENT.

Une création artistique forte relayée par une collaboration entre les structures.

Les Centres dramatiques nationaux et les Scènes nationales d’Île-de-France sont des lieux essentiels de production et de création qui permettent de défendre et d’accueillir les artistes et les compagnies. Ce réseau est indispensable à la vie artistique de tout le pays.

La démocratisation culturelle.

Grâce à une implantation géographique dans toute l’Île-de-France, ces théâtres défendent l’un des droits fondamentaux de la constitution : l’accès pour tous les citoyens à l’éducation, à l’art, à la culture et à la connaissance. Mais ce travail de croisement des publics est à renouveler et développer sans cesse. Il n’a de sens que dans la continuité.

Fort des succès de leurs actions, ces établissements publics refusent solidairement l’étranglement financier par réduction progressive des budgets. Ils demandent le développement des moyens et le réengagement effectif duMinistère de la culture, des pouvoirs publics et

des collectivités locales : Régions, Départements, Villes et Communautés d’agglomération.

 

L’ART EST UN BIEN DE PREMIÈRE NÉCESSITÉ

 

PLUS DE 6 MILLIONS D’EUROS DE PERTE EN 7 ANS !

QUINZE INSTITUTIONS DE LA DÉCENTRALISATION ARTISTIQUE ET CULTURELLE D’ÎLE-DE-FRANCE TIRENT LA SONNETTE D’ALARME.

Les chiffres clés de nos actions de service public en Île-de-France :

CHAQUE SAISON PLUS DE 1 500 REPRÉSENTATIONS RASSEMBLENT PLUS DE 8 000 ARTISTES ET PLUS DE 500 000 SPECTATEURS

 

Des publics jeunes et adultes se passionnent pour la création française et internationale : théâtre, danse, musique, cirque… Avec une large place donnée aux artistes franciliens.

DES PRIX DE PLACES ACCESSIBLES AU PLUS GRAND NOMBRE, DE 10 € ENMOYENNE

Economiquement adaptés aux publics les plus divers, les prix des places des institutions de la décentralisation sont en moyenne de 5€ par fauteuil pour les enfants en temps scolaire,

de 10 € pour les adultes.

PLUS DE 60 PRODUCTIONS DE SPECTACLES PAR SAISON, DONT PLUS DE 30 PRODUCTIONS DÉLÉGUÉES

Le réseau des institutions publiques de la décentralisation donne naissance chaque année à de nouveaux spectacles.

PRÈS DE 1 000 ACTIONS CULTURELLES ET PLUS DE 20 000 HEURES D’INTERVENTION ARTISTIQUE

Des ateliers sont menés en milieux scolaires et universitaires, cercles familiaux ou associatifs, établissements médicaux-sociaux, maisons d’arrêt, associations culturelles et relais locaux, ainsi que des rencontres avec les artistes autour de leurs créations.

ALERTE !

NOS INSTITUTIONS SONT FRAGILISÉES PAR LA PERTE DE PLUS DE 6 MILLIONS D’EUROS EN 7 ANS PAR LE SEUL MÉCANISME DE L’INFLATION SUR LES SUBVENTIONS DE FONCTIONNEMENT DE L’ÉTAT.

ELLES LE SONT AUSSI PAR LE FINANCEMENT DES COLLECTIVITÉS LOCALES, PARTENAIRES FINANCIERS ESSENTIELS DE NOS STRUCTURES, DONT BEAUCOUP RÉDUISENT, AUJOURD’HUI, LEURS BUDGETS CULTURELS.

À QUELQUES MOIS D’ÉLECTIONS MAJEURES POUR L’AVENIR DE NOTRE PAYS, NOUS DEMANDONS AUX POUVOIRS PUBLICS ET À NOS FUTURS REPRÉSENTANTS DE S’ENGAGER  POUR LE DÉVELOPPEMENT DU SERVICE PUBLIC DE LA CULTURE !

 

THÉÂTRE DE LA COMMUNE, CENTRE DRAMATIQUE NATIONAL D'AUBERVILLIERS |MC 93,MAISON DE LA CULTURE DE LA

SEINE-SAINT-DENIS, SCENE NATIONALE | L'APOSTROPHE, SCÈNE NATIONALE DE CERGY-PONTOISE ET DU VAL-D’OISE |

MAISON DES ARTS ET DE LA CULTURE DE CRÉTEIL | THÉÂTRE DE L'AGORA, SCÈNE NATIONALE D'EVRY ET DE

L’ESSONNE | THÉÂTRE DE GENNEVILLIERS, CDN | THÉÂTRE DES QUARTIERS D’IVRY, CDN EN PRÉFIGURATION |

THÉÂTRE 71, SCÈNE NATIONALE DE MALAKOFF | LA FERME DU BUISSON, SCÈNE NATIONALE DE MARNE-LA-VALLÉE |

NOUVEAU THÉÂTRE DE MONTREUIL, CDN | THÉÂTRE NANTERRE AMANDIERS-CDN | THÉÂTRE GÉRARD-PHILIPE,

CDN DE SAINT-DENIS | THÉÂTRE DE SAINT-QUENTIN-EN-YVELINES, SCÈNE NATIONALE | THÉÂTRE DE SARTROUVILLE

ET DES YVELINES, CDN | LES GÉMEAUX, SCÈNE NATIONALE DE SCEAUX | SCÈNE NATIONALE DE SÉNART

 

Jeu-concours :

Rassemblez le plus possible de ces manifestes, appels, déclarations, interpellations adressés aux impétrants aux fonctions démocratiques.

Si vous en collectionnez plus de trois qui évoquent la question de l’égalité entre hommes et femmes, vous avez gagné, outre toute ma considération, un fac-simile du numéro 3 du journal Le Torchon brûle.

 

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Les notes de la catégorie Le genre et la culture :


Journée de la femme et histoire culturelle.

Le genre et la culture.

La différence des sexes est-elle soluble dans l'alcool ?

Un homme sur deux est un homme

Les hiéroglyphes anonymes de l’âme désarmée

L'égalité des sexes se lève aussi à l'Est.

Egalité entre hommes et femmes dans les métiers de la culture

Question de genres

Diversité culturelle et stéréotypes sexistes

Le sexe faible dans la cour des grands

Du vivant spectacle de la domination masculine

Où il est mon deuxième sexe ?

Rois et Reine

T’as trouvé ça où ?

Question de genre

La chose artistique (4)

Bovary bat Don Quichotte par K.O. debout 

 

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 10:17

ligne de sceaux

 

Bien sûr, le contexte de rigueur impose sans doute des évolutions. Mais, plus le contexte est difficile, plus précisément il faut discuter pour « co-construire » des réponses, et moins l’Etat est légitime à imposer sans concertation des décisions dont les territoires feront, d’une manière ou d’une autre, les frais. Depuis des années, les pouvoirs locaux affirment régulièrement leur profond engagement aux côtés de l’ensemble des acteurs des arts et de la culture, et ils le feront à nouveau à Avignon, cet été, et quelque soit le contexte politique de juillet, avec la Fédération nationale des collectivités pour la culture (FNCC). Plus que jamais, l’Etat doit apprendre à faire confiance aux pouvoirs locaux, dans le domaine de la culture comme dans toutes les autres politiques publiques.

 

Ainsi se conclut la note que Philippe Laurent, actuel président de la FNCC (et maire de Sceaux) a publiée sur son blog le mardi, 13 Mars 2012 à 18:01

 

On ne manquera pas de la lire avec le plus grand intérêt : à c’est ICI

 

Voir aussi l’article de Jean-Noël Escudié  sur Localtis infos :

La Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture (FNCC) prend position dans le débat qui monte sur la question du financement de la culture (voir nos articles ci-contre). Dans un communiqué du 5 mars, le bureau de la fédération - présidée par Philippe Laurent, maire de Sceaux - se prononce, dans une position qui se veut équilibrée, "pour une approche sereine et concertée des politiques en faveur des arts et de la culture". La FNCC regrette cependant qu'"alors même que l'actuelle période électorale devrait être le temps de la proposition et du débat, les politiques culturelles publiques sont l'objet d'une inflation de décisions aux lourdes conséquences".

 Lire l'article.


flêche

 Post-scriptum 1:

Je reviendrai très vite sur la rencontre-débat d’hier autour du livre de Jean-Michel Lucas : Culture et développement durable : il est temps d’organiser la palabre !

 

Post-scriptum 2 :

Le texte de Francis Jeanson Les droits culturels en tant que droits de l’homme, (Unesco 12968) cité par Claude Patriat dans son commentaire à ma note du 28 février, est désormais  accessible en version intégrale sur le site Devoir de culture

 

Post-scriptum 3 :

La clef Deschamps.

  

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Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Les politiques culturelles en débat
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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 11:45

jc_pompougnac_46.jpg

 

 

Je publie de nouveau ici le commentaire que Claude Patriat a bien voulu apporter à ma note du 28 février dernier.


Je voudrais réagir sur les positions largement reprises ici et là aujourd'hui de Jean-Michel Lucas. Plus que jamais la culture a besoin de débat, et la diversité des points de vue en est une condition. Il ne s'agit donc pas de contester les lignes de départ de ce défenseur inlassable des droits culturels et de la diversité culturelle : il ne fait en l'occurrence que renouer avec un vieux corpus qui est commun à tous ceux qui combattent pour le développement culturel et qui refusent de réduire la culture à un héritage, à la circonscrire à des œuvres « légitimes ». Parce que la culture est, selon l'heureuse formule de Jeanson, « un choix, un refus d'admettre que l'homme est le produit des produits de l’homme ». Mais il en va de la diversité des points de vue comme de la diversité culturelle : elle s’inscrit dans une dialectique qui amène à une réflexion globale, sans laquelle elle ne reste que cacophonie. Surtout, s’il est nécessaire de la poser comme point de départ, elle n’a des chances d’être effective que si face à ces droits culturels proclamés, il y a la reconnaissance d’un devoir de culture supporté par le politique. Or, c’est à cet endroit que nous rencontrons aujourd’hui un problème.

Francis Jeanson, il y a maintenant 44 ans, avait parfaitement analysé cette question. Dans une intervention à la réunion des experts à l’UNESCO sur le thème « Les droits culturels en tant que droits de l’homme », en juillet 1968, il relevait : « Il y a deux types d’action concernant les droits culturels : il y a un type d’action qui consiste à essayer de faire enregistrer les droits théoriques et celui qui consiste à essayer de faire entrer ces droits dans la réalité, peut-être même avant qu’ils aient été enregistrés dans des textes officiels. Je dis que si les deux types d’action ne sont pas au moins simultanés, il risque bien de ne rien se passer. Je parlerais plus volontiers, pour ma part de culture en termes d’action culturelle. »

Ainsi, afin d’éviter la tentation incantatoire aussi bien que l’indifférence normalisée, conjuguons nos préoccupations en rassemblant nos forces dans une action commune pour faire reconnaître par les politiques non pas simplement les droits culturels, mais leur mise en œuvre effective. C’est ce que nous tentons d’affirmer, avec Jean Caune et Isabelle Mathieu, dans le manifeste « Devoir de Culture ».

 

Claude Patriat

 

J’en profite pour signaler que le site dédié au manifeste « Devoir de culture » a accueilli de nouvelles contributions :

 

Pour une éthique des arts mitoyens par Jean-Paul Rathier.

Inverser l'accès à la culture par Alain Manac'h

et un extrait du Projet socialiste pour la France des années 80, Paris, Club Socialiste du Livre, 1980, pp. 279-283.

 

et s’est trouvé enrichi de ces deux précieux commentaires de Jacques Rigaud :

 

J'ai lu avec un vif intérêt l'article de Claude Patriat dans La Croix du 24 février. c'est un excellent résumé de la grandeur et de la décadence de la politique culturelle, avec un juste hommage à la période DUHAMEL que j'ai vécue de près. Le vide de la campagne présidentielle sur le thème de la culture est désolant, alors que comme le dit très bien Patriat, la culture n'est pas seulement un secteur de l'action publique mais une de ses dimensions. J'aimerais poursuivre le dialogue avec Claude Patriat. Jacques Rigaud.

 

Commentaire n°7 posté par Jacques RIGAUD le 25/02/2012 à 21h04

 

Présent à divers titres sur le champ de la culture depuis plus de quarante ans, je ne peux qu'adhérer sans réserve aux idées exprimées par "Devoir de culture". La culture n'est pas seulement un secteur, mais une dimension de l'action publique, que ce soit au niveau de l'Etat ou à celui des collectivités territoriales. Elle transcende heureusement les clivages politiques. On attend des candidats à l'élection présidentielle de véritables propositions et des engagements sur ce plan, car c'est au sommet de l'Etat que se situe la source même de l'engagement public en faveur de la culture.

 

Commentaire n°8 posté par RIGAUD Jacques le 29/02/2012 à 17h22

 

A lire ici.

 

S’agissant de Jean-Michel Lucas, un rappel :

 

Rencontre-débat : « Culture et développement durable : il est temps d’organiser la palabre ! »

Jeudi 15 mars 2012
De 17h30 à 20h
à La Bellevilloise
21 rue Boyer
75020 PARIS
Métro : Gambetta ou Ménilmontant
PAF : 3 euros

 

Dans la réflexion sur le développement durable, la culture prend, depuis quelques années, une place de plus en plus centrale dès lors qu’on dépasse le simple aspect “environnemental". Son apparition dans l’Agenda 21, son affirmation comme quatrième pilier du développement durable, la Convention de l’Unesco sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, l’affirmation des droits culturels,… tout un ensemble de réflexions et de textes ont ouvert une nouvelle voie qui rend à la culture sa dimension transversale dans les politiques publiques.

Mais cette responsabilité du secteur culturel est-elle bien entendue, partagée et appliquée ? Si la culture est une condition sine qua none d’un véritable développement durable humain, dans quelles conditions peut-on faire pleinement exister les principes de droits culturels ?

Comment cette question est-elle posée, tant aux acteurs qu’aux pouvoirs publics, et à la société en général ?

Dans son ouvrage Culture et développement durable, Jean-Michel Lucas propose des pistes de réflexion pour ouvrir la discussion. Venez échanger et débattre, pour commencer ensemble, à organiser la palabre !

Débat animé par François-Xavier Ruan

Autour de Jean-Michel Lucas
auteur de Culture et développement durable, il est temps d’organiser la palabre (éditions Irma, 2012), maître de conférences à l’université Rennes 2 Haute-Bretagne.

Avec la participation annoncée de :

 Ferdinand Richard, fondateur de l’A.M.I, pionnier de la Friche La Belle de Mai, expert de la commission « Agenda 21 de la Culture » de CGLU (Cités et Gouvernements Locaux Unis). 
 Philippe Berthelot, président de l’Ufisc et directeur de la Fédurok 
 Nelly Lopez, chargée de la culture, confédération des MJC de France 
 Chantal Latour, ancienne coordinatrice de Futurs composés 
 Myriam Faivre, directrice de la CAE Clara (sous réserve) 
 Association 4D, Dossiers et débats pour le développement durable (sous réserve) 
 ….

A l’issue de la rencontre, nous vous proposons de continuer la discussion autour d’un cocktail.

INSCRIPTION EN LIGNE

 

 

 

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 19:21

philo jf 1

 

 

Sans commentaires inutiles, je livre aux  lecteurs de la Cité des sens le texte intégral de cette étude scientifique dont voici un extrait

 

Question V.

 

Les hautes études philosophiques sont-elle compatibles avec :

- la constitution physique du sexe féminin

- les devoirs du mariage, de la maternité, de l’éducation des enfants

 

Article de E. Peillaube  publié des la Revue de philosophie, mai-juin 1919

 


 

  Télécharger l’article.

 

 

= = = =

 

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 17:20

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J’avais signalé dans mon fil d’actualités Scoop It, l’article de Jean-Noël Escudié sur Localtis Info consacré à la dimension culturelle du Grand Paris :

 

Daniel Janicot - conseiller d'Etat qui a occupé plusieurs fonctions importantes dans le secteur de la culture - a remis son rapport sur "La dimension culturelle du Grand Paris". La commande lui en avait été passée par le chef de l'Etat il y a un an, le 17 janvier 2011.  

(…)

le rapport commence par un état des lieux, que son auteur n'hésite pas à dramatiser. Certes, Paris conserve, en matière culturelle, des atouts majeurs : équipements artistiques et culturels exceptionnels et sans équivalent, "capitale festivalière mondiale", destination touristique mondiale de tout premier plan, attractivité "plutôt bonne" dans les classements internationaux... Mais, même si le rapport se montre très réservé sur la thèse en vogue du "déclin culturel" de la capitale, les nuages tendent à s'accumuler à l'horizon : succession d'échecs symboliques (trois échecs en vingt ans pour la candidature aux Jeux olympiques, départ pour Venise de la Fondation François Pinault, échec d'autres projets d'accueil de grandes donations comme Barbier Muller ou Thyssen-Bornemisza), intensification de la concurrence entre les grandes capitales, évolution des codes et des pratiques culturelles à laquelle Paris a du mal à s'adapter... 
Pour rebondir, le Grand Paris constitue le vecteur idéal. D'abord parce qu'il est "une réponse opportune à la métropolisation du monde", en faisant passer la capitale au statut de mégalopole, figurant parmi les vingt premières mondiales.   de référence pour l'implantation des industries culturelles...

(…)

Face à ces constats multiples, le rapport Janicot propose une stratégie reposant sur quatre grands axes, qui sont autant de positionnements pour le Grand Paris culturel.

(…)

Il doit être l'incarnation de la ville créative, en combinant diverses stratégies au service de la créativité. Il doit aussi être un modèle de ville numérique. Il doit enfin être l'incarnation de la ville partagée, autour d'un certain nombre d'axes à la fois géographiques (l'axe Seine, l'axe Concorde-Défense...) et thématiques (comme le rapprochement entre culture et université). 
Ces grands principes et ces orientations s'incarnent dans une - longue -série de propositions et de recommandations. On en retiendra, entre autres, la relance de la vie nocturne parisienne en améliorant les transports en commun de nuit, l'organisation d'un carnaval de toutes les cultures métissées (sur le modèle britannique de Notting Hill), une réforme du dispositif "compétences et talents" pour attirer les artistes étrangers, la création d'une cité internationale d'artistes (sur le modèle de la Cité universitaire) ou encore la création d'une chaîne de télévision du Grand Paris.

 

Lire le billet de Jean-Noël Escudié / PCA

 

Le Monde a également évoqué ce rapport :

 

Car, entre les grandes cités du monde, la bataille fait rage. Après les conflits entre les Etats et les luttes entre les multinationales, "nous sommes entrés dans l'ère de la compétition entre les métropoles, assure-t-il (Daniel Janicot). Pour cela, Paris, avec 2 millions d'habitants, n'est pas armé. Mais une fois que l'on a changé d'échelle, si l'on veut attirer les investisseurs, les visiteurs, les touristes, les étudiants, il faut considérer la culture comme un enjeu stratégique, le coeur d'une stratégie d'influence".

 

Après quoi, j’ai reçu ce message de Jean-Michel Lucas que je me fais un plaisir de reproduire ici.

 

Bonjour, je viens de lire  l'article du Monde   sur " Le Grand Paris sera culturel ou ne sera pas"

et j'ai cru nécessaire de faire un commentaire (limité à moins de 500 mots !!)  :


 "Il y a de quoi être scandalisé : sans même que Le Monde  ne s'en offusque, voilà la culture au coeur de la guerre entre les territoires et les artistes devenus des munitions de "cette guerre culturelle de tous contre tous". Vous avez bien lu : "entre les grandes cités du monde, la bataille fait rage" ", cette lutte planétaire" . Réaliste, mais honteux  politiquement alors que nous sommes signataires des accords Unesco qui rappellent que la diversité culturelle est d'abord un impératif éthique."

Je n'ai pas pu renvoyer à l'article que j'avais écrit sur" la reconnaissance de l'économie créative solidaire", pour la revue de l'Observatoire des politiques culturelles...   disponible ici.

http://www.irma.asso.fr/Jean-Michel-Lucas-Doc-Kasimir


J''espère que vous partagerez mon sentiment qu'il est, politiquement,  vital de sortir de la seringue si dangereuse  de l'attractivité culturelle des territoires  en lutte contre les autres pour survivre..

Avec l'espoir de construire avec la culture un peu plus d'humanité sur la planète ! Article 4 de la Déclaration Unesco de 2001 : "  La défense de la diversité culturelle est un impératif éthique inséparable du respect  de la dignité de la personne humaine".
 Y a -t-il des candidats aux présidentielles pour relever ce défi  ?

Bien à vous toutes  et tous. 
Doc Kasimir Bisou 

 

Coïncidence ? Au même moment, L’APUR (Atelier parisien d’urbanisme) publie les résultats d’une étude sur :

Les nouveaux territoires de l’action culturelle dans le cœur de l’agglomération parisienne

 

Phase 1: arts vivants et musiques actuelles

Le premier volet de cette enquête conduite sur deux ans, s'attache en particulier aux lieux de production et diffusion culturelles dans le champ du spectacle vivant, à la manière dont ils naissent et s'inscrivent dans le territoire.

 

Accéder au document.

 

Cette seconde phase de l’étude des  nouveaux territoires de l’action culturelle dans le coeur de l’agglomération parisienne apporte un regard renouvelé sur les articulations entre les lieux privilégiés des politiques culturelles institutionnelles, les équipements, les musées, les cinémas, les bibliothèques et les dynamiques culturelles informelles.

 

Elle a été menée sur un territoire pilote intégrant les communes de Bagnolet, Montreuil, et le 20e arrondissement de Paris et au travers d’un travail d’enquête et de tables rondes auprès des acteurs de ces politiques.

 

Accéder au document.

 


Pour en revenir à Jean-Michel Lucas je rappelle à ceux qui l’auraient manqué son entretien sur Mondomix, joliment titré Sommes-nous condamnés à être des épiciers culturels ?

 

Culture et développement durable … Avec un titre pareil et un tel éditeur (l’Irma, l’indispensable pourvoyeur d’informations pratiques sur l’économie des musiques populaires), on imaginait un texte sur les gobelets recyclables et les toilettes sèches. C’était compter sans l’envie d’en découdre de Jean-Michel Lucas et sans l’étonnant sous-titre de l’ouvrage : « Il est temps d’organiser la palabre ». Bien sûr, l’auteur, brillant universitaire nantais, évoque les démarches écologiques des festivals mais il n’y consacre pas plus d’un paragraphe.

 

Jean-Michel Lucas tient plutôt à nous entraîner dans la jungle des accords internationaux qui ont accompagné l’essor du « développement durable ». Il les décortique et examine attentivement l’idée que leurs rédacteurs se font de la culture. Elle est généralement bien mesquine, comparée à celle que l’essayiste s’en fait. Il en tire de nouvelles raisons de se battre, appelant à un sursaut éthique au nom de la « dignité ». Il nous explique pourquoi …

Pour vous, la clé, la valeur qui prime sur toutes, c’est la « dignité des personnes ». Le concept traverse tout votre livre. Vous essayez de faire résonner la colère des Indignés dans le champ culturel ?

Jean-Michel Lucas : D'une certaine façon, il est un peu triste qu'il faille attendre que des indignés se manifestent pour s'intéresser aux enjeux de dignité des personnes. Car ce sont bien des enjeux qui s'imposent à tous puisqu'ils  apparaissent dès l'article 1 des Droits de l'Homme, (Déclaration Universelle de 1948). Reconnaitre chaque personne dans sa dignité et donc la respecter dans son identité culturelle est un impératif collectif, auquel nul ne peut se soustraire, pas même les autorités politiques.

 

Lire l’entretien.

 

 

 

 

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 10:38

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Que pouvais-je espérer de mieux pour inaugurer la nouvelle catégorie de ce blog (intitulée Le genre et la culture) que le dernier post publié sur le Socioblog d’Emmanuel Ethis :

CESAR, OSCAR : pour une suppression des catégories «Meilleure actrice» et «Meilleure actrice dans un second rôle»...

 

Certaines de nos catégorisations sociales sont ainsi : lorsqu’elles fonctionnent bien et qu’elles semblent aller de soi, on oublie qu’elles sont avant tout le produit d’une activité humaine, d'une véritable construction sociale, comme l’ont montré Peter L. Berger et Thomas Luckmann en leur temps. C’est de la sorte que notre société tend à se perpétuer et à se spécialiser en un système de rôles qui vise à définir durablement des catégories que l’on s’évitera de réinterroger sans cesse dans notre quotidien. «Berger et Luckmann nomment ce processus «institutionnalisation», entendu comme une «typification réciproque d'actions habituelle». Si les individus qui ont créé une institution y voient encore la trace de leur activité, les générations suivantes la perçoivent comme inhérente à la nature des choses».

Les cérémonies des César et des Oscar - et plus encore les classements qui les justifient - ont, ainsi, institué de véritables et indéboulonnables catégories qui nous font si bien marcher qu’elles nous apparaissent comme tout à fait naturelles. Elles confèrent dans les récompenses qu’elles attribuent, et que chacun attend avec fébrilité, bien plus que des rôles, mais une distribution des rôles pour le moins étrange :Meilleur acteur/Meilleure actrice, Meilleur acteur pour un second rôle/Meilleure actrice pour un second rôle.

On peut imaginer qu’il serait infiniment passionnant d'étendre nos récompenses afin de savoir qui serait, par exemple, le "meilleur figurant" et pourquoi. Cependant sans atteindre les limites de ce raisonnement, on peut déjà se poser la question essentiel du pourquoi une telle partition sexuée sur la catégorie "acteur" ? On pourrait au demeurant se demander pourquoi n'invente-t-on pas des duos du type «Meilleur réalisateur / Meilleure réalisatrice», «Meilleur décorateur / Meilleure décoratrice» ?

 

Lire la suite.

 

Voilà qui va très certainement m’aider à préparer sérieusement la rencontre organisée à Rouen, le 8 mars prochain  par l’association H/F Normandie, en partenariat avec la Région Haute-Normandie :

Égalité hommes/femmes : et la culture ?

 

Des professionnels de tous les secteurs de la culture se sont mobilisés dans plusieurs régions de France et notamment en Haute-Normandie afin de repérer ces inégalités (gouvernance, production, diffusion, visibilité, moyens financiers, réseaux, formation…) et d’alerter les pouvoirs publics, les professionnels et le public.

Car si cet état de fait doit être révélé pour que la situation s’améliore, et que la place de chacun et de chacune puisse exister, il faut également se poser la question de la transmission, de ce que l’on donne à voir et à entendre aujourd’hui au public sur nos scènes, dans nos centres d’art, dans nos livres.

Grâce à cette demi-journée de colloque, nous espérons ouvrir un dialogue, une discussion collective, entre artistes, professionnel/les et amateur/trices de la culture, personnel et élu/es des collectivités publiques, tous les publics, afin que la parité soit un objectif partagé par les hommes et les femmes en tant qu’individus, en tant que personnes sans distinction de genre ni de sexe. Afin de ne plus se contenter d’une vision du monde dessinée par la moitié de ceux qui le composent.

 

Télécharger le programme.

 

 

Les notes de la catégorie Le genre et la culture :

Le genre et la culture.

La différence des sexes est-elle soluble dans l'alcool ?

Un homme sur deux est un homme

Les hiéroglyphes anonymes de l’âme désarmée

L'égalité des sexes se lève aussi à l'Est.

Egalité entre hommes et femmes dans les métiers de la culture

Question de genres

Diversité culturelle et stéréotypes sexistes

Le sexe faible dans la cour des grands

Du vivant spectacle de la domination masculine

Où il est mon deuxième sexe ?

Rois et Reine

T’as trouvé ça où ?

Question de genre

La chose artistique (4)

Bovary bat Don Quichotte par K.O. debout 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 22:32

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La Cité des sens fait relâche pendant quelques jours.

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 10:26

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Liminaire.

Le texte de Jean Caune, Isabelle Mathieu et Claude Patriat que je citais dans ma dernière note : est désormais disponible sur un blog dédié à cet effet : Devoir de culture. Vous pouvez l’alimenter de vos contributions.

Ouvrons les possibles, créons les conditions de l'émancipation.

Nul doute que les réflexion, débats, appels, défenses et illustrations de « la » culture ne peuvent que gagner à aller voir ailleurs, pas forcément très loin, quelque fois juste à côté.

 

Depuis plusieurs mois, enquêtes d’opinions, sondages, déclarations, rapports, ouvrages et propositions sur la jeunesse se multiplient. Ce thème semble devoir être une des priorités des partis politiques et des candidats dans la perspective des futures échéances électorales. Toutefois les propositions connues à ce jour restent dans le prolongement des interventions conduites depuis près de 35 ans, qui ont fait la preuve de leur incapacité à répondre aux défis de la jeunesse. L’enjeu est donc d’importance pour la société française et justifie un débat approfondi qui aille au-delà du simple affrontement électoral, programme contre programme. C’est à ce débat que souhaitent contribuer les organisations de jeunes, les mouvements d’éducation populaire, les associations d’insertion et d’action sociale, les missions locales etc. réunis au sein de la plateforme « Pour un Big-Bang des politiques jeunesse ». La diversité de nos missions et de nos actions, la multiplicité des champs que nous couvrons, le nombre de jeunes que nous rassemblons et accompagnons, nous mettent dans une situation privilégiée pour prendre la mesure des enjeux et proposer une nouvelle voie.

 

Rien de moins que l’appel Pour un big-bang des politiques jeunesse

Préparé depuis près d’un an par 12 organisations et signé aujourd’hui par plus de 50, il se décline en plusieurs entrées à retrouver dans le texte intégral ici :

 

Les limites de 35 ans d’interventions publiques

Il est temps de sortir des sentiers battus mille fois

Le temps des choix est venu

 

J’ai découvert ce texte (fort tardivement je dois le reconnaître), la mobilisation qu’ils suscite (et le site correspondant) grâce à Daniel Le Scornet (éphémère candidat à la primaire socialiste) et à son blog. Je me permets de conseiller la lecture de son dernier billet : Changement politique et politique du changement. C’est maintenant ?

 

On pourra aussi prendre connaissance du  compte rendu du débat intitulé « Promouvoir une politique de jeunesse et d'éducation populaire : un enjeu citoyen pour demain », organisé par le Cercle de l'éducation populaire, qui s’est tenu le 31 janvier à l'Assemblée nationale

 

Une lecture attentive permettra de constater qu’il est fort peu de question de culture dans ces contributions (et encore moins d’art). Et que si la question des attributions de tel ou tel ministère ne fait pas l’unanimité au sein du "monde" de la jeunesse, de l’animation et de l’éducation populaire , l’urgence de la création d’un ministère des droits culturels, de l’émancipation et de la vie associative n’est évoquée par personne (Loué soit l’Eternel, je reste donc ultra-minoritaire).

Quoiqu’il en soit, prochain épisode ce jeudi :

La prochaine Agorajep, qui aura lieu le jeudi 9 février prochain au Conseil Economique Social et Environnemental permettra de présenter les propositions du Cnajep et de dialoguer avec les candidats à la présidentielle.

L’après-midi, le Cnajep débattra avec des représentants des candidats à l’élection présidentielle, après avoir présenté ses propositions en matière de politiques de jeunesse et d’éducation populaire dont font partie les éléments liés à Pour un Big Bang des politiques jeunesse.

Le matin, Thierry Pech, directeur de la rédaction du magazine Alternatives économiques, Patrick Viveret, philosophe et essayiste altermondialiste, et Thiebaut Weber, secrétaire confédéral à la CFDT chargé des questions de jeunesse, présenteront et débattront sur le « Livre blanc Les Jeunes au coeur de la richesse » élaboré par le Cnajep. Il s’agit d’un outil de décryptage et d’appropriation des problématiques liées à la richesse et aux générations, en même temps qu’un outil de débat et d’interpellation sur les politiques jeunesse.

Le Cnajep est l’une des 12 organisations à l’initiatives de notre appel.

 

 

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 10:51

Laissons un instant de côté les tribunes (souvent très convenues) sur « la » culture publiées dans le contexte des prochaines élections (dans Le Monde ou ailleurs), laissons de côté les ouvrages édités par les impétrants au poste de ministre de la culture, et poursuivons sans relâche notre exploration des points de vue divergents, latéraux, intempestifs, inactuels en ces temps rongés par le présentisme .


Il y a  une semaine, sous le titre Politiques culturelles : un pas de côté ?,  je proposais une série de contributions qui mettaient en lumière quelques possibles repères :

Principe n° 1 : remettre politiquement en question l’approche sectorielle de « la culture »

Principe n° 2 : certes, il faut « défendre » la création mais les questions de la transmission et de la formation sont fondamentales.

Principe n° 3 : si l’on veut que le service public soit non seulement « défendu » mais développé, il faut s’engager dans une démarche résolument européenne.

Principe n° 4 : promouvoir le développement culturel durable c’est mettre le responsabilité, le démocratie et la solidarité au poste de commandement.

Principe 5 : créer les conditions politiques qui combattent le désenchantement morose (quand il n’est pas cynique) qui affecte le "monde" de la création artistique.


Aujourd’hui un appel dont on  trouvera le texte complet sur Affinité élective, le blog de Jean Caune.

 

Je voudrais aussi m’intéresser aux engagements que je partage avec d’autres et que je souhaite voir devenir des réalités dans la vie politique.  

C’est le sens de cet appel que j’ai rédigé avec mes amis Isabelle Mathieu et Claude Patriat, tous deux universitaires et acteurs culturels.

Le texte que je place provisoirement dans mon blog a pour objectif d’interpeller les politiques à l’occasion des prochaines échéances électorales présidentielle et législatives. Il nous semble en effet urgent de susciter réflexion et débat sur la place de l’art et de culture dans le projet politique. L’enfermement de celle-ci dans une catégorie administrative spécifique a encouragé sa banalisation et son instrumentalisation. « Si on me parle de culture,  j’exhibe mon territoire ! » Il s’ensuit un insupportable rétrécissement de l’action culturelle publique, d’autant plus desséchant que les politiques, tétanisées par la crise, renvoient au superflu l’intervention dans un secteur qui cesse d’être perçu comme essentiel. A l’heure où l’on parle de refonder le pacte républicain, où l’on revisite les fondamentaux, voilà qu’on réserve à l’Ecole la mission d’éducation citoyenne. Or, si l’exception culturelle française avait un sens, c’était bien celui de placer la culture au cœur du projet politique républicain.

Ce texte court sera proposé à la signature des acteurs culturels qui ne se résignent ni à la langue de bois des formules convenues, ni aux simples approches corporatistes. Conçu comme une introduction au débat, il devra être prolongé par des contributions que nous sollicitons d’une série de personnes engagées dans ce combat. Publié dans un blog que nous créons pour l’occasion, enrichi des textes qui nous serons fournis, il sera dans un deuxième temps rapproché, édité sous une forme papier. En attendant cette publication sur un cite dédié, je livre aux débats notre proposition d’appel.

 

Un bref extrait pour vous convaincre d’aller y regarder de près.

(…)

Que transmettre ? 

« Notre héritage n’est précédé d’aucun testament » . Cet aphorisme du poète René Char repris par Hannah Arendt dans la préface de 1954 de son livre La crise de la culture, pourrait servir de boussole et de carte au questionnement sur la place de la culture. À l’issue de quatre années de résistance, Char voulait signifier que l’héritage était de l’ordre d’un imaginaire, d’une volonté, d’une tradition qui « choisit et nomme, qui transmet et conserve, qui indique où les trésors se trouvent et quelle est leur valeur » (Hannah Arendt, préface, La Crise de la culture, Gallimard, 1972, p.14). Ainsi le trésor a-t-il disparu, non en raison de circonstances historiques mais parce « qu’aucune tradition n’avait prévu sa venue ou sa réalité, parce qu’aucun testament ne l’avait légué à l’avenir » (Ibid. p. 14).

Pour le champ de la culture et de l’art, la raison n’est-elle pas que les héritiers, tout comme les acteurs, les personnages emblématiques, les militants inconnus et les artistes impliqués dans une aventure collective, ont été gagnés par une faiblesse de l’âme : l’oubli de ce trésor qu’ils avaient possédé et auquel ils n’ont pas su donner de nom ? Ce nom n’était-il pas celui de « bonheur public », si cher à la Révolution française, puis aux mouvements d’Éducation populaire ?

Sortir des logiques de communication et de l’événement.

La politique culturelle s’est dangereusement banalisée et aseptisée dans une stratégie de communication et d’image de marque. (…)

 

Lire le texte intégral de la proposition d’appel…

 

Et… A SUIVRE, comme il se doit…

 

 

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  • : Les politiques culturelles aujourd'hui et leur histoire. Culture et politique, ressources, documents, analyses et débats par Jean-Claude Pompougnac .
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  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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