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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 18:43

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 18:46

Résumé du chapitre précédent (Urgence de la transmission) : puisqu’il s’agit, au moins pour le moment, d’éclairer d’une lumière transversale les grandes déclarations sur la culture au coeur des politiques publiques, je rappellerai dans les jours qui viennent quelques textes déjà évoqués ici (mais pas toujours là) qui sortent des sentiers battus.

 

On y va, on commence.

 

Principe n° 1 : remettre politiquement en question l’approche sectorielle de « la culture »


Pour un grand service public de la recherche, de l'enseignement, de la culture et de l'éducation populaire par Christian Maurel


Point de vue | LEMONDE.FR | 23.11.11 | 

Le débat de la prochaine campagne présidentielle peut-il et doit-il se réduire à une dispute sur la création de 60 000 postes d'enseignants ? Certainement pas. La question des moyens budgétaires est déterminante mais elle ne saurait constituer l'alpha et l'oméga d'une réflexion politique qui entendrait concerner l'ensemble des citoyens sur ce thème central qu'est l'éducation.

Nous plaidons en faveur d'un grand service public – le premier de la nation par ses missions et ses moyens – de la recherche, de l'enseignement, de la culture et de l'éducation populaire. Pour répondre de quels enjeux et pour remplir quelles missions ?

(…)

 Il s'agit, bien plus, de promouvoir une intelligente articulation de la démocratie culturelle donnant "droit de cité" aux différentes cultures et une démocratisation (Paul Vaillant-Couturier parlait de "popularisation") des grandes œuvres de l'Humanité, de ne plus opposer pratiques amateurs et pratiques professionnelles, de considérer, comme le revendique le comédien Robin Renucci (Le Monde du 8/9/2011), que "le rapport à l'art, la construction culturelle de soi passent par la pratique, par une relation sensible, développée et valorisée dès le plus jeune âge". Ainsi conçue, l'action culturelle ne se limite plus à un accès aux œuvres mais fait en sorte que "les œuvres œuvrent" selon la belle formule de Bernard Stiegler reprise par le même Robin Renucci qui en fait tous les ans l'expérience en Corse dans le cadre des rencontres de l'ARIA (...).

© Le Monde

Christian Maurel sociologue, cofondateur du collectif national Education populaire et transformations sociale, délégué régional des Maisons des jeunes et de la culture et professeur associé à l'université Aix-Marseille-I.

Il est l'auteur de l'ouvrage Education populaire et puissance d'agir. Les processus culturels de l'émancipation (Editions L'Harmattan, Paris 2010) et du roman Le châtaignier aux sabots ou les longs hivers (Editions de l'Officine, Paris 2010).

N.B. : à propos d’école et d’enseignement, voir Démocratisation-scolaire.fr, site en tous points remarquables, j’y reviendrai.


Principe n° 2 : certes, il faut « défendre » la création mais les questions de la transmission et de la formation sont fondamentales.

C’est ce que rappelait le texte de Robin Renucci Pour une autre politique de l’art, publié dans Le Monde pendant l’été 2011 et relayé par L’Oizeau rare.

 

(...)

L'éducation artistique et culturelle est un enjeu central de notre temps. La " société de la connaissance " ne se construira pas sans une exigence de pratique. Former les enseignants et non pas fermer les instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), impliquer les artistes et les institutions culturelles dans des formations croisées. Enseigner l'histoire de l'art ne répond pas aux exigences du " partage du sensible ", selon l'expression du philosophe Jacques Rancière. L'histoire de la natation apprend-elle à nager ?

L'historien
Roger Chartier écrivait ici même il y a vingt ans : " Il y a quelque chose de pathétique à vouloir dresser une digue étanche, infranchissable, entre les études et les oeuvres dont se délectent "les amateurs habituels des choses de l'esprit" et les "pratiques culturelles" du plus grand nombre, alimentées par le marché des loisirs. Le lien qui les unit (...) réside dans la trajectoire même qui donne leur sens aux oeuvres les plus puissantes " (" Pas d'oeuvre sans pratique ", Le Monde du 26 septembre 1991).

(...)

 © Le Monde

Je rappelle que ce texte de Roger Chartier, introuvable sur la toile, semble-t-il, a été remis en circulation par La Cité des sens.

Télécharger " Pas d'oeuvre sans pratique "

  

Principe n° 3 : si l’on veut que le service public soit non seulement « défendu » mais développé, il faut s’engager dans une démarche résolument européenne.

Prise de position CNAJEP (Comité pour les relations nationales et internationales des Associations de Jeunesse et d’Education Populaire); SEP-UNSA Education (Syndicat de l’Education Populaire); UNSA (Union nationale des Syndicats Autonomes).

 

La Commission européenne actualise depuis plusieurs mois des règlements concernant les règles de la concurrence. Ces textes sont dénommés «Paquet Almunia», du nom du Commissaire en charge de la concurrence. Ce paquet, présenté le 20 décembre prochain, vise à clarifier et simplifier la situation des services publics locaux. Il s’agit de la révision du paquet Monti-Kroes de 2005, qui arrive à échéance. L’objectif de la Commission est de simplifier la décision tout en construisant un nouveau système de contrôle proportionné à l’impact des services d’intérêt général sur le marché intérieur. La Commission admet désormais que certains services d’intérêt économique général n’ont aucun impact sur le marché. Ainsi, le nouveau règlement exempte, sous certaines conditions les Services Sociaux d’Intérêt Général des règles de mise en concurrence. La France s’est positionnée en faveur de cette règle sur le secteur de la culture.

Nous demandons que les secteurs de la Jeunesse, de l’Éducation populaire et de la Culture puissent bénéficier des mêmes exemptions et sortir du champ de la concurrence. Historiquement, ces secteurs vivent et se développent grâce à un fort engagement d'associations. Cet ancrage associatif constitue une spécificité culturelle et sociale, identitaire pour la France. Il n'est pas imaginable que les associations œuvrant dans les secteurs de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la culture puissent être mises en concurrence les unes contre les autres et puissent relever d'un cadre commercial. La France avait choisit sur les transpositions précédentes de mettre ces secteurs en concurrence. Le gouvernement français doit aujourd'hui se positionner clairement sur cette question. Enfin nous constatons que l’exemple du modèle Allemand est régulièrement mis en avant. Il faut ainsi rappeler que l’Allemagne avait décidé de sortir du champ de la concurrence le secteur de la petite enfance contrairement à la France dans les transpositions précédentes.

C’est pourquoi, nous appelons les citoyens, les associations, les syndicats, les partis politiques, et toutes les instances à se mobiliser pour que l’État français et la Commission européenne se positionnent sur l’exemption de ces secteurs du champ de la concurrence et des règles qui s'y appliquent.

 
     Le CNAJEP (Comité pour les relations nationales et internationales des Associations de Jeunesse et d’Education Populaire), le SEP-UNSA Education (Syndicat de l’Education Populaire), l’UNSA (Union nationale des Syndicats Autonomes).

 

 

Principe n° 4 : Promouvoir le développement culturel durable c’est mettre la responsabilité, la démocratie et la solidarité au poste de commandement.

 

Chaire "développement humain durable & territoires" (Hélène Combes).

 

Les thèmes de recherche-action prioritaires (extrait de la note de juillet 2011)

La Chaire "développement humain durable & territoires" a pour vocation d'offrir aux partenaires qui la composent un espace d'échanges, d'expérimentation et de capitalisation pour avancer ensemble dans le sens de la mise en oeuvre d'un nouveau modèle de développement.

Dans ce contexte, la Chaire inscrit ses chantiers dans une approche résolument humaine du développement durable, considérant que l'enjeu des transformations sociétales à opérer repose sur une ré-interrogation de nos représentations du monde et des autres, de nos activités et de nos comportements individuels et collectifs.

C'est, en effet, dans ce cadre que nous pourrons investir chacun(e) et ensemble les différentes dimensions clefs du développement durable, à savoir, notamment :

- La responsabilité (être conscient des actes que l'on pose, des impacts qu'ils ont (pour nous, pour les autres, pour notre territoire et pour le monde) et faire des choix en conscience)

- La solidarité (au sens littéral, en Latin "en solido" = en entièreté) qui nous rappelle que l'équilibre du développement ne peut reposer que sur le bien-être de tous et sur une répartition des richesses plus juste)

- La préservation de nos biens communs de base (eau, biodiversité, mais aussi diversité culturelle, éducation, …)

- La prise en compte des incertitudes et des vulnérabilités (économiques, environnementales, sociales, démocratiques, …)

- Un nouveau rapport à l'expertise (reconnaissance à valeur égale et articulation des savoirs académiques et des savoirs issus du vécu et de l'expérience)

- L'apprentissage collectif d'un nouveau rapport au temps et à la prospective (la projection dans le temps ne repose plus sur des modèles stabilisés et implique la définition des valeurs communes, la lisibilité des décisions, une souplesse dans le pilotage, la mise en oeuvre d'actions de transition pour aller dans le sens d'une transformation de fond)

- L'urgence d'une démocratie collaborative - ou "contributive" (cf. Brest Métropole Océane) impliquant la négociation d'un projet commun entre acteurs aux intérêts potentiellement divergents, et la répartition des engagements dans les actions à mettre en oeuvre par les organisations et les individus (au niveau de la sphère publique et de la sphère privée).

Les travaux de la Chaire seront principalement centrés sur deux grands domaines de recherche-action, complémentaires et intimement liés, à savoir l'éthique de l'économie territorialisée et la mobilisation de territoires solidaires, la question de l'évaluation en développement durable intervenant en filigrane.

Ces différents volets seront traités en privilégiant une approche "Grand Ouest" en termes d'ancrage territorial, et une vision résolument axée sur l'ouverture au monde, c'est-à-dire tenant compte des interdépendances et des interactions existantes et potentielles.

Conformément au principe de la recherche-action, les travaux seront conduits en optant pour le postulat selon lequel l'expérimentation en développement durable servira de base à la conceptualisation, voire à la modélisation et à la théorisation "open source".

(extrait « Chaire développement humain durable et territoires » de 2 Juillet 2011)

 

Voir aussi sur le site le point d’étape décembre 2011.

 

 

Principe 5 : créer les conditions politiques qui facilitent la dissipation du désenchantement morose (quand il n’est pas cynique) qui affecte le « monde de l’art »

 

(...)

“Le vrai devoir de l’artiste c’est celui de sauvegarder le rêve”, nous  dit Modigliani. Et le rêve, dans un monde devenu marchandise, se rend lui-même mercantile. Rêve de consommation, d’un avoir en tant  que synonyme de bonheur. Bien loin du rêve préconisé par Modigliani. Rêve d’artiste, d’un art qui entraîne le dévoilement d’un monde  et la création d’un autre, comme le souhaitait Octavio Paz. C’est bien dans ce monde de plus en plus disproportionné, rempli d’inégalités  et dépourvu de charmes, que l’artiste se doit de relever le défi de  son réenchantement. Ce qui veut dire tout mettre en œuvre afin de  transformer la société par le truchement de l’art, en cherchant à faire  marcher ensemble Don Quichotte et Sancho Pança: un rêve bien ancré  sur le réel. L’art c’est le lieu par excellence de la subjectivité et de la  création, en procurant la possibilité à tous ceux qui s’en approchent de  changer leur vision du monde.

Serait-il possible de rêver d’un monde poétiquement habitable? Un  monde qui ne serait plus aride? Un monde dégagé de la violence et des  fondamentalismes, où les hommes s’entre-tuent? Un monde qui ne se  laisse pas faire par l’âpreté du gain, du profit, et où la liberté et la paix soient le patrimoine le plus prisé de la vie? Un monde qui ne rende pas le prochain, ni soi-même, une “chose”?  

Nous indiquons les chemins,  mais nous n’avons pas de réponses toutes faites.

(...)

Nous savons que l’art fait partie intégrante de la société, en  trouvant son cadre, finalement, dans l’éthique d’une vie reliée au  paradigme-terre, au paradigme-rêve, au paradigme-émerveillement.

Peut-être, pourrions-nous nous acheminer vers cette direction afin  d’essayer d’obtenir des réponses aux questions que nous venons de  poser ci-dessus (...)

 

CHARTE DES RESPONSABILITÉS DE L’ARTISTE  AU SEIN DE NOTRE HUMANITÉ, préconisée par l’Alliance pour un monde responsable,  pluriel et solidaire.

 

 à suivre...

 

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 11:24

H-R-H.jpg

 

Hôtel de la Région Rhône-Alpes, 25 et 26 janvier, Premières assises nationales Culture et Région organisées par l’ARF, une très belle table de presse richement et intelligemment conçue où je fais quelques découvertes, par exemple :

* Un  J.C Milner qui m’avait fâcheusement échappé : La politique des choses

* Un nouveau recueil d’articles sous la direction de Philippe Urfalino et Martha Zuber Intelligences de la France - Onze essais sur la politique et la culture

Et plein d’autres, bien sûr…

A la fin de la rencontre, premier étage, cafétéria du Conseil régional, après qu'ils aient chargé leur camion, les responsables de cette librairie éphèmère, déjà aperçus à Grenoble lors d'un colloque de l'Observatoire des politiques culturelles, se retrouvent à la même table que moi.

Grand plaisir de faire leur connaissance.

Ils viennent du Gers où ils ont installé leur librairie dans un village de 329 habitants, la librairie Tartinerie à Sarrant (32).

De retour au bureau (c'est à dire, à la maison) je cherche plus d’informations sur la belle expérience qu'ils m'ont contée en direct et je tombe sur un site qui leur a consacré un article et un reportage de Web TV

° ° ° ° ° ° ° 


Le site, c’est RECit...réseau des écoles de citoyens.

Qui sommes-nous ?

La question fondatrice de RECit a été : « Comment répondre aux enjeux qui nous attendent et construire un monde à finalité humaine ? Comment chacun peut-il être acteur de sa propre vie et citoyen d’un monde solidaire ? » RECIT est en lien aujourd’hui avec 3500 personnes et 300 organisations, en France, au Québec, au Brésil, au Bénin et dans plusieurs autres pays. 480 ont la qualité d’adhérents, dont 90 organisations. RECit constitue un réseau d’échanges, de recherche et d’actions communes, largement informel, qui permet à chacun de sortir de son isolement, se situer dans un mouvement d’ensemble et contribuer activement à l’invention d’un avenir solidaire.

Nous appelons « école de citoyens » toute instance, que ce soit ou non son objet principal, qui permet à chacun d’être acteur de sa propre vie et citoyen d’un monde solidaire. Pour cela, chacun doit pouvoir comprendre les grands enjeux du monde d’aujourd’hui, du mondial au local, approfondir les principes communs qui fondent l’action collective, acquérir des comportements en accord avec ces valeurs, développer des méthodes, des outils, des savoir faire pratiques (s’informer, animer, monter un projet, communiquer,…)

RECit (réseau des écoles de citoyens) est né en octobre 2002 d’une prise de conscience : la transmission de la citoyenneté aux nouvelles générations ne se fait plus que très partiellement. Une contre-éducation permanente est développée par la publicité, la marchandisation, la vie politique, voire par l’école. Par une apologie de l’intérêt individuel, de la compétition et de la violence, cette contre-éducation prépare de très graves problèmes pour l’avenir de la démocratie et de la planète. La crise économique, écologique, sociale et alimentaire en cours met de nouveau en évidence l’actualité et la pertinence de ce constat.

 

Vous connaissiez peut-être. Je découvre. Une mine pour replacer dans un  cadre intellectuel, politique et citoyen élargi (de l’air !) nos « débats » ( ?) sur « la culture ».

A découvrir sans modération ...

Et, puisqu’il s’agit d’éclairer d’une lumière transversale les grandes déclarations sur la culture au coeur des politiques publiques, je rappellerai dans les jours qui viennent quelques textes déjà évoqués ici (mais pas toujours là) qui sortent des sentiers battus.

 

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 16:41

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Démocratiser la culture

Une histoire comparée des politiques culturelles

 

Journée d'étude organisée

par le Centre d'histoire de Sciences Po,

l'Université de Bourgogne-Centre Georges Chevrier

et le Comité d'histoire du ministère de la culture et de la communication

____________

Jeudi 9 février 2012

Centre d'histoire de Sciences Po

56, rue Jacob – 75006 Paris

L'objectif de la journée est d'examiner différentes modalités nationales des politiques publiques visant à démocratiser l'accès à la culture. La perspective historique et comparative permettra d'éclairer les enjeux du présent.

 

Matinée

09h45 Accueil

10h00 Ouverture et Présidence de la matinée par Jean-François SIRINELLI, directeur du Centre d'histoire de Sciences Po

10h15 Introduction par Philippe POIRRIER, professeur des Universités en histoire contemporaine à l’Université de Bourgogne, vice-président du Comité d'histoire (*)

10h45 L’Espagne par Lluis BONET, Université de Barcelone

11h15 L’Irlande par Alexandra SLABY, Université de Caen

11h45 Discussion et questions

 

Après-midi

Présidence et conclusion par Xavier NORTH, délégué général à la langue française

14h00 La France par Laurent MARTIN, Centre d'histoire de Sciences Po

14h30 Les États-Unis par Jean-Michel TOBELEM, Option Culture

15h00 La Bulgarie par Svetla MOUSSAKOVA, Université Paris III-Sorbonne Nouvelle

15h30 Discussion et questions

16h00 Pause

16h15 Table ronde animée par Anne-Marie AUTISSIER, Institut d'études européennes, Paris 8

La table ronde permettra d'élargir la réflexion à l'Allemagne, la Belgique, la Grande-Bretagne et l'Italie. avec la participation de Carla BODO, vice-présidente de l'Association pour l’Économie de la Culture en Italie, Cécile DOUSTALY, Université de Cergy-Pontoise, Jean-Louis GENARDUniversité libre de Bruxelles, Pascale LABORIER, Université Paris Ouest-Nanterre

 

17h45 Conclusion

 

Accès libre sur inscription à comitehistoire@culture.gouv.fr

 

(*) Philippe Poirrier vient de publier à la Documentation française, dans la collection du Comité d'histoire du ministère de la Culture et de la Communication : Pour une histoire des politiques culturelles dans le monde, 1945-2011, 486 p.

Lire la recension de cet ouvrage par Sylvia Girel sur Liens Socio/Lectures Revues.org

Lire le chapitre d’introduction de Philippe Poirrier sur halshs archives ouvertes 

Les pages du Comité d’histoire sur le site du Ministère de la culture et de la communication

 

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 19:08

banlieues-d-E.jpg 

 

Banlieues d’Europe organise une rencontre-débat avec Jean-Michel Lucas, alias Doc Kasimir Bisou, et Patrice Meyer-Bisch.

Le lundi 30 janvier, Banlieues d’Europe, Lyon.

Les droits culturels sont inscrits depuis plus de 10 ans dans des conventions officielles de l’UNESCO. Ils recouvrent des droits très vastes et affirment un lien indéfectible entre culture et identité, universalisme et individualisme des droits humains. Pour autant, malgré la signature de textes officiels, la question des droits culturels est très peu évoquée en France comme dans le reste de l’Europe. Comment faire émerger ces questionnements dans la société civile ? Comment traduire cette responsabilité dans l’action politique internationale ?

 

Jean-Michel Lucas me signale également :

 

PUBLICATION : QUARTIERS. LES PROJETS PARTICIPATIFS DANS LA [POLITIQUE DE LA] VILLE

Après plus d’un an d’écriture et une quarantaine d’entretiens à travers la France, nous sommes heureux de vous présenter l’ouvrage dédié aux projets participatifs dans les quartiers populaires.

Les processus artistiques participatifs ont le vent en poupe, notamment dans les quartiers relevant de la politique de la ville. Sur quoi repose cet engouement ? Comment ces projets prennent-ils part à la transformation des villes ? Quelles manières de vivre ensemble mettent-ils en lumière et, parfois, renouvellent-ils ? 

 

Télécharger la publication


LA BATAILLE DE L'IMAGINAIRE (suite)

LES DÉMARCHES ARTISTIQUES PARTAGÉES : 
DES PROJETS  CULTURELS PLUS DÉMOCRATIQUES ?

La Maison des métallos, les éditions de l’Attribut et l’association Les Rencontres d’Archimède se proposent de mener ensemble une série de rencontres publiques sur le thème : La bataille de l’imaginaire.

En 2009 paraissait aux éditions de l’Attribut l’ouvrage La Bataille de l’imaginaire, livre collectif réalisé sous la direction de Cécil Guitart. Trente auteurs apportaient à cette occasion des éléments de réflexion sur la culture, l’action culturelle, les politiques culturelles. Ces rencontres entendent poursuivre ces réflexions et contribuer ainsi au débat public sur ces questions.


Sous l’appellation de « démarches artistiques partagées », toute une gamme de processus existe et se trouve expérimentée avec des populations et dans des contextes divers (milieux scolaires, quartiers sensibles ou en réhabilitation, territoires ruraux, prisons ou hôpitaux, jeunes en insertion ou en échange international, personnes âgées, associations locales ou groupes sociaux particuliers…). 
Dans tous les cas, des non professionnels de l’art sont amenés à participer à des actions conçues avec des artistes professionnels.
Quels sont aujourd’hui les enjeux de ces démarches ? 
Enjeux démocratiques, culturels, artistiques…

Avec Philippe Henry, Maître de conférences de l’Université Paris 8 – Saint-Denis à la retraite, Danielle Bellini, directrice des affaires culturelles de la ville de Champigny, Catherine Regula, directrice artistique de la MJC de Ris Orangis / Fondatrice de la Compagnie Kariofole, Philippe Mourrat, directeur de la Maison des métallos 
Sous le regard de Jean-Gabriel Carasso, Président des Rencontres d’Archimède

 

lundi 6 février > 19h
entrée libre
réservation conseillée  

 

Télécharger la contribution de PHILIPPE HENRY

Démarches artistiques partagées #1 : des processus culturels plus démocratiques ?

 

Texte mis à disposition selon les termes de la licence

Creative Commons Attribution-Pas d'Utilisation Commerciale-

Partage à l’Identique 3.0 non transposé

 

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 11:31

forum CDD

 

Il y a une semaine se terminait, en Ile-de-France la série des forums ouverts Culture et développement durable, organisés selon une démarche qui aura fait une large place à « l’intelligence collective »

Démocratie culturelle- démocratie participative

Les initiatives collectives face aux institutions

Cultures et citoyenneté, quelques pistes pour contribuer à la participation citoyenne

Comment rendre plus démocratique l’organisation des structures culturelles ?

La culture veut-elle de la société civile ? et veut-elle vraiment du développement durable ?

Telles sont quelques une des 57 questions posées dans les ateliers du vendredi matin. Elles auront abouti, le samedi après-midi à une quinzaine de propositions d’action mais il faudra patienter un peu, j’imagine, pour prendre connaissance de la synthèse que doit en faire l’Observatoire des politiques culturelles.

 

 

Comme en écho, dans l’actualité de ces derniers jours, deux démarches de réflexion sur la question de l’enseignement musical dont la première s’apparente à celle des forums ouverts.

Du côté de la société civile :

Le CANOPÉEA qu'est-ce que c'est ?

Le CANOPÉEA est une démarche créée par dix associations et fédérations nationales pour développer une concertation et une réflexion de fond sur l'ensemble du champ des pratiques, de l’éducation et des enseignements artistiques (musique, danse, théâtre, arts plastiques et visuels, arts du cirque, marionnette…). 

Cette réflexion se veut suffisamment large et transversale pour pouvoir questionner les relations entre éducation,  enseignement, pratiques artistiques et culturelles, territoires et habitants, au service de l’intérêt général.

Le CANOPÉEA souhaite ainsi contribuer, avec l’Etat, les collectivités territoriales, les professionnels dans leur diversité, et les populations (praticiens, usagers, citoyens…) , à construire des réponses concertées et adaptées aux enjeux des pratiques artistiques et culturelles dans notre société.

 Le CANOPÉEA propose pour cela :

  • la création et le développement d'espaces et d'outils de concertation permanents, en correspondance avec les enjeux de la démarche ;
  • la création d'un espace de "capitalisation" et de circulation d'informations sur ce qui existe en termes de productions intellectuelles (actes de séminaires, colloques, articles...) et d'expérimentations pédagogiques ;
  • l'organisation d'Assises, nationales et en régions, pour permettre de convertir la réflexion en programmes d'actions applicables sur les territoires.

Dans l'esprit des agenda 21 (lire également sur le site du Réseau Culture 21"Patrimoines et diversité : quels enjeux pour l’éducation artistique et culturelle ?") cette démarche est participative et vise à produire de l'intelligence collective. Le CANOPÉEA s'inscrit ainsi dans une approche renouvelée des modes de concertation et de travail qui font référence aux droits culturels et à la diversité culturelle.

 

200 participants de 21 régions : élus, représentants ministériels, directeurs d’affaires culturelles, directeurs d’établissements d’enseignement artistique et de structures associatives (conservatoires, écoles d’arts, pôles supérieurs, écoles associatives…), directeurs de lieux culturels, responsables de centres de formation de l’enseignement supérieur, responsables fédéraux et d’associations nationales, présidents et responsables d’associations départementales et régionales, responsables d’associations nationales et régionales de parents d’élèves, de professeurs, de musiciens intervenants, d’usagers, artistes, enseignants, intervenants, usagers, citoyens…

Ce premier temps des Assises a eu un double objectif :

  • faire un état des lieux et une première analyse des questions et problématiques qui se posent de façon transversale ou spécifiques sur les pratiques, l’éducation, et les enseignements artistiques dans le champ des arts du spectacle vivant (théâtre, musique, danse, cirque, marionnette…) et des  arts plastiques et visuels (de l’éveil artistique des tout petits jusqu’à l’enseignement supérieur) ;
  • questionner le sens et les perspectives des politiques publiques en matière d’éducation et d’enseignement artistique.
  • Déroulement : les Assises se sont déclinées selon différentes modalités de travail qui ont entrecroisé les dimensions artistiques, contributives, participatives et conviviales.

Actes : TELECHARGER les actes (version non définitive) des Assises de Brive.

 

Membres fondateurs du CANOPÉEA

 

 La Plate-forme interrégionale d’échanges et de coopération pour le développement culturel

 La Fédération nationale Arts Vivants et Départements

 L’association nationale Culture et Départements

• Le Conseil des CEFEDEM (Conseil national des centres et départements de formation supérieure à l'enseignement artistique)

 ARTe[F]act, (ART Et Formation en ACTes)

• Le Conseil des Centres de Formation des Musiciens Intervenants (CFMI)

 Le Collectif RPM (Recherche en Pédagogie Musicale)

 Conservatoires de France

 La Fédération Nationale des Écoles d’Influence Jazz et Musiques Actuelles (FNEIJMA)

 La Fédération Nationale des Associations de Parents d’Élèves des Conservatoires et écoles de musique, de danse et de théâtre (FNAPEC)

 

>>> La mission du CANOPÉEA est conduite par deux chefs de projet : Jean-Pierre Seyvos et Vincent Lalanne

 

 

Du côté du Ministère :

 

Le ministre de la Culture et de la Communication a confié une mission de réflexion à Didier Lockwood. Son objectif est de rendre la pratique musicale accessible au plus grand nombre et de généraliser de nouvelles approches pédagogiques.

Nouvelles pratiques musicales. La mission de réflexion sur les méthodes d’apprentissage et de transmission de la musique a rendu son rapport au ministre de la Culture et de la Communication le 16 janvier 2012. Cette mission, présidée par Didier Lockwood, était chargée de réfléchir sur la diversification du public des conservatoires, par des approches pédagogiques fondées sur le décloisonnement des esthétiques, la valorisation de l’écoute et le développement des pratiques collectives.

 

Télécharger le rapport Lockwood 

 

 

Rappelons qu’on trouve le texte de l’Agenda 21 pour la culture et celui de la Déclaration de Fribourg sur les droits culturels (évoquée par Jean-Michel Lucas dans son récent billet d’humeur) sur le site du Réseau 21 (voir Liens dans la colonne de droite de ce blog).

 

 

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Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Les politiques culturelles en débat
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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 19:03

C’est bien volontiers que je vais participer, la semaine prochaine, à Lyon, aux Premières assises régionales Culture et Régions, organisées par l’Association des Régions de France (A.R.F.).

C'est tout de même moi, alors directeur d'ARCADI, qui ai été à l’initiative, il y a quelques années déjà, comme le temps passe..., d’un premier travail de repérage sur les différentes politiques de toutes les Régions en matière de spectacle vivant, travail confié à l’OPC et conduit en partenariat avec l’ARF. 

 Mais non, rien, de rien, c’est payé, balayé, oublié…, je ne regrette rien. 

Il est possible de télécharger ici le programme de ces deux demi-journées dans lequel on peut lire :

Quels sont les  traits communs, mais aussi les spécificités des politiques régionales en matière  artistique et culturelle ? Sur quels sujets

ont-elles particulièrement marqué leurs efforts? Quels nouveaux horizons pourraient-elles chercher à atteindre ? Comment se situent-elles désormais dans  l’architecture du partenariat public ?

Aujourd’hui, au-delà de l’apport financier – près d’un milliard d’euros – les  Régions représentent plus qu’elles-mêmes.

Dans ce mouvement de décentralisation  qui semble irréversible, elles apparaissent comme l’échelon pertinent au service  d’une autre configuration du paysage  culturel et artistique français. Quelles  que soient les évolutions de cette décentralisation culturelle, il faudra passer par  elles.

C’est l’objet de ces Assises : mettre  en valeur à partir des expérimentations  réussies sur de nombreux territoires, de  nouvelles pistes susceptibles de modifier  des approches convenues, de tracer des  perspectives inédites.

C’est aussi un rendez-vous souhaité  qui devrait capitaliser le travail des commissions culturelles de l’ARF qui, particulièrement depuis 2004, se sont réunies  régulièrement, ont travaillé et n’ont eu  de cesse d’imposer l’échelon régional au  sein des instances partenariales. À l’aube  d’une nouvelle étape de la décentralisation – quelle qu’en soit la configuration  – cette réflexion collective qui embrasse  l’ensemble du champ artistique et culturel – à la fois bilan et projection – apparaît plus qu’utile, indispensable.

Un rendez-vous de « haute nécessité »  comme le diraient nos amis d’outre-mer.*

 

* Manifeste pour les « produits » de haute  nécessité, E.Breleur, P.Chamoiseau, S.Domi,  G.Delver, É.Glissant, G.Pigeard de Gurbert,  O.Portecop, O.Pulvar, J.-C. William, 2009.

 

Or, il se trouve que ce programme vient de susciter un billet d’humeur de haute volée (de bois vert) de la part de Jean-Michel Lucas aux analyses duquel la Cité des sens  (qui est un peu à Jean-Claude Pompougnac ce que le Dr. Kasimir Bisou est à Jean-Michel Lucas) trouve toujours un authentique intérêt intellectuel et politique.

 

Sans aucunement bouder mon plaisir de participer activement à ces assises (comme permet de le constater cette autre partie du programme) :

 

Artistes et projets culturels  de territoire

intervenants :

Région Centre /Olivier Cayatte, directeur  de la Culture,

Région Limousin /Stéphane Cambou,  vice-président délégué à la Territorialité  et au Lien social pour les associations,  la culture et le sport,

Région Basse-Normandie /Xavier  Gonzales, directeur de l’usine Utopik, relais culturel régional de Tessy-sur-Vire.

Avec la contribution de l’Assemblée  des Départements de France.

animateur: Jean-Claude Pompougnac,  consultant, ancien directeur régional  des affaires culturelles.

rapporteure : Marie-Christine Bordeaux,  maître de conférences en Sciences de  l’Information et de la Communication,  Université Grenoble III.

 

Comment les Régions favorisent-elles  la présence des artistes sur leur territoire? Quelles sont les politiques de  soutien à la création et à la diffusion artistiques mises en œuvre? Selon quelles modalités sont-elles élaborées? À quels dispositifs d’action publique donnent-elles lieu? Qu’est-ce qu’un projet culturel de territoire pour une Région? En quoi cette échelle territoriale se distingue-t-elle des autres niveaux d’intervention? Comment les Régions envisagent-elles la dimension culturelle de l’aménagement du territoire? Quel rôle jouent-elles en  matière de coordination interrégionale?  Quelles formes d’action collective observe-t-on? Comment les Régions prennent-elles  en compte les disparités de leur territoire?

 

Sans aucunement regretter, donc, d’aller porter mon attention éveillée et ma liberté de propos à ces assises, je relaie bien volontiers les vives remarques critiques que leur programme suscite chez mon ami Jean-Michel. Allez savoir si ça n’est pas une belle bande annonce (un teaser disent les branchés).

 

Billet d'humeur : L'Arf a décidé d'organiser ses  premières Assises nationales des Régions consacrées aux questions de culture. Elles  se dérouleront à Lyon, , le 25 janvier prochain (à partir de 14h) et le 26 janvier (jusqu’à 13h30). Elles donneront lieu à un vaste échange d’expériences et viseront à mettre en débat les questions de gouvernance territoriale et de recomposition des politiques culturelles à l’échelle régionale. 

 


Il y a bien longtemps que l'on attendait une telle initiative, mais à bien regarder le programme, on ne peut pas ne pas s'étonner.

J'ose donc communiquer mon étonnement..

D'abord , étonnantes sont ces assises lyonnaises par le rideau de fumée des questions qu'elles posent : en un jour,  68 questions, enfilées comme des perles,  prouvant ainsi que l'ARF  n'en a pas résolu beaucoup auparavant, (malgré les changements de législation sur la décentralisation !!).  

Admettons que ce soit le réveil de la belle au bois dormant. Mais alors, mauvaise surprise !

Car les régions ne se posent que les questions relatives à la vitalité du secteur culturel. La culture dans le programme est simplement réduite à un secteur d'activités  produisant des biens et des services culturels grâce aux professionnels. Comment organiser l'offre, avec de l'argent public et de l'argent privé ; comment faire connaître nos produits aux consommateurs actuels et futurs ? Comment ces offres (créatives) vont-elles  augmenter l'attractivité de chaque territoire, donc la compétition entre eux ! Exportation des produits, mobilité des producteurs ( artistes),  emploi, diffusion des spectacles ( ventes), valorisation du patrimoine et gouvernance de toutes ces richesses ..Toute la panoplie de l'entrepreneur culturel public y est !!

Mais, au delà, le vide : rien sur les "droits culturels", rien sur la reconnaissance des identités culturelles des êtres en dignité sur chaque territoire (et entre les territoires), rien sur  les enjeux de confrontation des identités culturelles dans un monde de tensions. En somme, rien sur la créolisation du monde et le Vivre ensemble. Rien sur la solidarité, la démocratie, les  réciprocités nécessaires pour construire l'humanité par la diversité des cultures. En somme, une réflexion collective qui évite de s'interroger sur la sens et la valeur, disons sur les enjeux éthiques des interventions culturelles publiques pour parvenir à un meilleur développement humain.

Alors, pourquoi citer Vilar, il ne mérite pas ça, et Glissant encore moins, car le texte de justification des assises fait référence à un manifeste collectif signé par Edouard Glissant et par huit autres personnalités (Ernest Breleur, Patrick Chamoiseau, Serge Domi, Gérard Delver,  Guillaume Pigeard de Gurbert, Olivier Portecop, Olivier Pulvar, Jean-Claude William) voir : http://www.afrik.com/article16280.html;

Car ces assises se présentent sans complexe comme  : un "rendez-vous de « haute nécessité » comme le diraient nos amis d’outre-mer.".

On n'en croit pas ses yeux  quand on se rappelle ce qui est écrit dans le manifeste  de "ces amis d'Outre-mer", cité en exergue . Lisons : "Alors que mettre dans ces "produits" de haute nécessité ? C’est tout ce qui constitue le cœur de notre souffrant désir de faire peuple et nation, d’entrer en dignité sur la grand-scène du monde, et qui ne se trouve pas aujourd’hui au centre des négociations en Martinique et en Guadeloupe, et bientôt sans doute en Guyane et à la Réunion."

Pourquoi l'ARF cite ce texte qui nous parle de "Dignité", au sens des droits humains fondamentaux,  alors que ces références sont  inconnues ou ignorées par les assises régionales !  Pour être cohérentes avec ce texte, ces premières assises auraient dû se mettre à distance de la logique consommatrice du secteur culturel (combien de publics,  combien de touristes, quel chiffre d'affaire, comment gagner plus !). Quitte à voler des textes à Glissant, Chamoiseau et les autres, il aurait fallu avoir l'honnêteté de tout prendre...., car le Manifeste  en dit long sur ses exigences politiques . Il est  à méditer pour les apprentis sorciers des citations :"Ensuite, il y a la haute nécessité de comprendre que le labyrinthe obscur et indémêlable des prix (marges, sous-marges, commissions occultes et profits indécents) est inscrit dans une logique de système libéral marchand, lequel s’est étendu à l’ensemble de la planète avec la force aveugle d’une religion. Ils sont aussi enchâssés dans une absurdité coloniale qui nous a détournés de notre manger-pays, de notre environnement proche et de nos réalités culturelles, pour nous livrer sans pantalon et sans jardins-bokay aux modes alimentaires européens."

Ou encore, 

"L’autre très haute nécessité est ensuite de s’inscrire dans une contestation radicale du capitalisme contemporain qui n’est pas une perversion mais bien la plénitude hystérique d’un dogme. La haute nécessité est de tenter tout de suite de jeter les bases d’une société non économique, où l’idée de développement à croissance continuelle serait écartée au profit de celle d’épanouissement ; où emploi, salaire, consommation et production serait des lieux de création de soi et de parachèvement de l’humain. Si le capitalisme (dans son principe très pur qui est la forme contemporaine) a créé ce Frankenstein consommateur qui se réduit à son panier de nécessités, il engendre aussi de bien lamentables "producteurs" – chefs d’entreprises, entrepreneurs, et autres socioprofessionnels ineptes – incapables de tressaillements en face d’un sursaut de souffrance et de l’impérieuse nécessité d’un autre imaginaire politique, économique, social et culturel. Et là, il n’existe pas de camps différents. Nous sommes tous victimes d’un système flou, globalisé, qu’il nous faut affronter ensemble."

Ainsi, avant de faire référence à "nos amis d'Outre -mer", il aurait fallu relire la critique et ne pas faire comme si elle  n'avait pas d'importance ! Et il aurait été rassurant que ces assises la comprenne : les régions auraient pu affirmer que la culture ne pouvait se limiter au stock des marchandises sur les rayons des épiceries culturelles, publiques ou privées, mais que l'enjeu culturel est  plutôt d'engager les interactions  entre des personnes reconnues d'égale dignité et d'égale liberté ( dont la liberté artistique),  en vue de faire ensemble un peu mieux "humanité". . Mais sans doute, les  rédacteurs ne connaissent-ils pas la Déclaration de Fribourg et pas plus la Convention Unesco sur le PCI -  patrimoine culturel immatériel  qui concerne pourtant aussi les régions - et, encore moins, les 7 premiers articles de la Déclaration universelle de 2001 de l'Unesco.( L'usage qui est fait de "diversité  culturelle " dans l'annonce du programme le montre assez clairement !). 

Ces assises en restent, en fait, au programme d'un bricoleur pragmatique !  Avec "boite à outils", mais pour quelles valeurs culturelles, pour quel sens de la politique culturelle ? Celle des droits culturels pour plus d'humanité ou celle de la directive "services" de l'Union européenne  pour  répondre aux attentes des consommateurs,  donc aux soucis d'émotion des abonnés à Télérama ? Refus du débat éthique, ces assises font peur à refuser l'essentiel de l'enjeu culturel : l'émancipation qui est pourtant le credo du texte  cité en exergue : "Ce mouvement se doit donc de fleurir en vision politique, laquelle devrait ouvrir à une force politique de renouvellement et de projection apte à nous faire accéder à la responsabilité de nous-mêmes par nous-mêmes et au pouvoir de nous-mêmes sur nous-mêmes. " 

Là, je ne vois pas les présidents de régions et leurs services culturels  applaudir !

Bon courage quand même aux régions dans leur réflexion sur leur mission publique de faire culture ensemble, c'est à dire faire plus humanité en société de liberté !  ça viendra un jour ! Peut-être pour les secondes assises ?  Mais quand le changement lucide viendra-t-il vraiment sur le front de la politique culturelle publique ? 


Jean Michel Lucas et Doc Kasimir Bisou

 

 Ce n’est qu’un débat, continuons le début !

 

 

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 17:53

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Il fut un temps… où je donnais un cours sur les politiques culturelles et où ce blog me servait de trait d’union avec les étudiants.

Dans les documents que je mettais à leur disposition, figurait une synthèse très clarifiante sur la décentralisation culturelle due à Alain Lefebvre.

Télécharger : Sur et sous la décentralisation culturelle

 

En avril dernier, il s’est aussi retrouvé sur ces pages suite à une communication faite à l’après (Association écologique et culturelle pour une relocalisation de l’économie dans un monde solidaire), un lieu aussi sympathique que peu universitaire (pléonasme, oxymore… je ne sais plus comment il faut dire) et, par chance, son exposé sur les nouveaux enjeux des politiques culturelles est encore disponible sur leur site.

 

Dans cette communication complète, complexe mais claire, il citait et rapprochait Michel de Certeau et Jacques Rancière (argument qui ne peut que faire bonne figure dans La Cité des sens) et travaillait sur les tensions art/culture, culture descendante/culture ascendante,  valeur d’usage et valeur d’échange de la culture :

 

Certains auteurs parlent de valeur extrinsèque et de valeur intrinsèque, d’autres d’autonomie et d’hétéronomie… On parle souvent d’instrumentalisation de l’art et de la culture. Je n’aime pas trop ce terme qui pourrait laisser entendre que l’activité culturelle pourrait se développer en dehors de la sphère socioéconomique. La valeur d’échange c’est ce qui relie l’action artistique et culturelle au monde social. La valeur d’échange de la culture c’est sa fonction d’échangeur social. C’est tout sauf secondaire, c’est tout sauf méprisable !  

Ces tensions sont reprises dans un travail qu’il me confie aujourd’hui, texte non publié sur la question des territoires créatifs, écrit après un colloque organisé à Caen, le 27 novembre 2009 par l’Observatoire des politiques culturelles. 

Ce colloque avait pour objectif d’explorer les relations entre la thématique de l’action culturelle et celle de la créativité dans les territoires urbains – et plus particulièrement métropolitains - en croisant les apports de chercheurs, d’élus, de professionnels de la culture et d’acteurs engagés sur des terrains d’expérimentation. Le présent texte, s’il s’appuie largement sur les communications présentées au cours de cette Journée ainsi que sur le dossier documentaire préparé par l’OPC, ne constitue pas à proprement parler une « synthèse » de cette rencontre. Il s’agit plutôt d’un « regard » par lequel l’auteur de ces lignes (Alain Lefebvre)  n’hésite pas quelquefois à prendre parti dans le débat.

 

La créativité est devenue aujourd’hui une problématique sociétale de première importance. Appliquée au développement urbain, la thématique de la ville créative donne lieu à des corpus théoriques de plus en plus élaborés et à des initiatives multiples en termes de politiques urbaines locales et de mise en place de réseaux de ville internationaux. Les grandes métropoles affichent volontiers cette ambition mais on la trouve également exprimée dans des villes de dimension plus modeste voire dans certains territoires ruraux.

(…)

 Ce texte aborde successivement trois points : le positionnement sémantique de la notion de créativité, les approches théoriques de la relation culture/créativité/territoire, les principaux enjeux (et tensions) impliqués par cette relation.

 

Télécharger :  Culture, créativité et développement urbain : entre valeur d’usage et valeur d’échange

 

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 17:30

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Notes publiées le 5 janvier et le 20 septembre 2011, suivies d'un bonus spécial.

 

Olivier Henrard, ancien du cabinet de Christine Albanel puis de celui de Frédéric Mitterrand rejoint l’équipe des proches collaborateurs de M. le Président de la République.

 

Je laisse à d’autres le soin de gloser de manière plus ou moins malveillante sur le signification de cette promotion ou ce que peut avoir de menaçant pour le locataire de la rue de Valois le fait qu’un démissionnaire de son équipe s’approche des plus hautes sphères de l’exercice du pouvoir.

 

L’année est à peine commencée, j’en suis encore au bouillon de légumes et aux bonnes résolutions. Pas de mauvais esprit, donc et total respect pour ceux qui ont la lourde charge de conduire le char de l’Etat (d’où la vignette ci-dessus).

 

La Cité des sens s’intéresse aux questions de fond, aux idées, au débat public, pas aux agitations superficielles du monde médiatico-politico-culturel.

Le nouveau "Monsieur Culture" de Nicolas Sarkozy a publié, il y a peu dans les  Cahiers de la fonction publique et de l'administration (octobre 2010) :

 

Vers un ministère de l’économie et des industries culturelles ?

Par Olivier Henrard, Maître des requêtes au Conseil d’État Ancien conseiller chargé des industries culturelles, puis directeur adjoint de cabinet, au ministère de la Culture et de la Communication

 

Comme d’autres auprès du Chef de l’Etat, il pense et sa pensée mérite le respect.

Il était donc du devoir de ce modeste blog de la faire connaître au plus grand nombre, c’est à dire à chacun.

 

Pour ceux qui me soupçonneraient (à tort) de me cantonner dans la raillerie et de ne pas prendre l’affaire au sérieux, je livre la conclusion de l’article.

 

La rue de Valois se trouve donc, aujourd’hui, à la croisée des chemins. Il lui appartient, pour tirer les leçons des cinq dernières années et jouer pleinement le rôle qu’attendent les acteurs de l’économie de la culture, créateurs et artistes comme entrepreneurs et investisseurs, de procéder à une révision substantielle de son organisation et de la répartition de ses moyens, en vue de faire face aux véritables missions d’une administration centrale de l’État. À défaut d’une telle ambition, s’ouvrirait assez naturellement la voie d’une recomposition des attributions gouvernementales. Celle-ci pourrait se traduire par la coexistence d’un ministère de la Culture en charge du patrimoine, du spectacle vivant et des arts plastiques, avec un nouveau département ministériel de plein exercice, compétent pour les industries culturelles, au sens le plus large, et susceptible d’englober notamment, à ce titre, les compétences dévolues au secrétariat d’État à la prospective et au développement de l’économie numérique qui se rapportent aux médias (extension de la télévision numérique terrestre) et au développement des usages culturels de l’internet.

 

 

Le cheminement argumentaire par lequel M. Henrard y parvient mérite évidemment la plus grande attention.

 

C’est ici : 


cahiersfonctionpublique-1

 

20 septembre 2011

 La Cité des sens poursuit sa tentative de mise en mémoire des nombreuses et (parfois intéressantes) tribunes et contributions publiées cet été (ou, comme c’est le cas aujourd’hui, lors de cette rentrée) dans le double contexte :

 

- des routines saisonnières, les discussions sur la « culture » s’épanouissant ordinairement  dans la douce chaleur des festivals

- de la conjoncture crée par perspective de la campagne présidentielle.

 

La contribution du jour émane de M. Guillaume Cerutti qui, on s’en souvient peut-être fut le dir’ cab du ministre Jean-Jacques Aillagon… Moi qui coulait, à l’époque, des jours tranquilles au bord de la Loire (jusqu’à ce qu’il mette fin à cette scandaleuse sinécure), je m’en souviens très bien.

Bon, ce n’est pas une raison pour ne pas signaler son article dans la dernière livraison de la revue Commentaire : Cinq propositions pour le ministère de la Culture.

 

 

À l’occasion des festivals de l’été dernier et dans la perspective de la prochaine élection présidentielle, la politique culturelle a fait l’objet de multiples et intéressantes prises de position, comme elle n’en avait plus suscitées depuis longtemps. Pour enrichir le débat, il paraît utile de se pencher sur la situation actuelle du ministère de la Culture et d’explorer les pistes qui pourraient permettre une relance de la politique culturelle au cours des prochaines années : extension de son champ de compétences à l’action extérieure et aux industries culturelles ; recentrage du ministère sur son rôle d’impulsion stratégique ; réactivation de la décentralisation culturelle ; recherche de nouvelles sources de financement. Ces thèmes, trop longtemps occultés, s’imposeront comme un passage obligé pour le prochain ministre de la Culture et de la Communication.

Guillaume Cerutti

 

art-CG-2.jpg

 

A ma connaissance, ce papier de M. Cerutti n’est pas accessible sur le web… lorsqu’on se sera procuré (de manière licite ou non) un exemplaire du dernier numéro de la revue Commentaire on pourra comparer sa prose avec celle de son ex patron, Aillagon (qui coulait des jours tranquilles à Versailles jusqu’à ce que le Président ne décide de mettre fin à cette scandaleuse sinécure au motif de l’âge .

 

« Je souhaite que le prochain Président stabilise le ministère de la Culture » a-t-il déclaré aux Inrocks… Certes, mais quel(le) Président (e) ?  Lire l'entretien de J.J.A. aux Inrocks... 

 

 

 

 

Super Bonus (pour bien commencer l'année)...

Un dernier document qui marque presque une sorte d’anniversaire pour cette rétrospective de l'année écoulée..

 

Il n’est pas signé. Il m’a été communiqué début janvier 2011 par des personnes de confiance travaillant dans les sphères gouvernementales des affaires culturelles. Il n’a jamais fait l’objet d’une publication, ce n’était d’ailleurs pas sa vocation. Son auteur l’a simplement envoyé aux personnes avec lesquelles ses hautes responsabilités l’avaient mis en relation jusqu’à ce qu’il quitte le poste (auquel l’a remplacé Olivier Henrard -cité au début de cette note) pour rejoindre la direction d’un grand établissement public consacré au cinéma et à l’image animée.

 

On doit pouvoir télécharger ICI une version complète de ce document, sorte de bilan anticipé de l’action de notre estimé Président de la République.

La politique culturelle de Nicolas Sarkozy 2007-2010

Une politique unique – une singularité française

La culture favorise l’épanouissement individuel et le rayonnement de la civilisation.

L’Art ignore les frontières géographiques, sociales, linguistiques... La pratique artistique crée du sens, tisse du lien entre les hommes. La culture est le meilleur remède à la violence et le principal facteur de paix et de concorde.

Depuis Charles V et François 1er la politique culturelle de la France est ambitieuse et singulière. Le Chef de l’Etat joue un rôle éminent de « protecteur des arts et des créateurs ». Cette ambition se fortifie sous le mandat de Nicolas Sarkozy, qui a particulièrement veillé au renouvellement de la création, tout en facilitant considérablement l’accès aux arts.

L’éducation artistique et l’éveil à la sensibilité esthétique ont été renforcés en jouant sur tous les leviers : l’école et la télévision tout d’abord, avec une multiplication des programmes artistiques, des ateliers culturels scolaires et périscolaires, mais aussi avec la promotion de l’architecture et des nouvelles technologies.

Depuis la crise majeure survenue en 2008, nos principaux partenaires européens ont pratiqué des coupes massives dans les budgets de la Culture. Le Gouvernement français, au contraire, a réformé le Ministère de la culture tout en augmentant ses moyens d’intervention, sur chacun des trois piliers indissociables qui unissent notre passé à notre présent et fondent notre avenir : le patrimoine, la création, les industries culturelles. Le budget culturel de l’Etat a crû de +6% entre 2007 et 2010 et de +15% en dépenses fiscales. En 2011 cet effort budgétaire se poursuivra puisque 7,5Md€ seront investis par l’Etat dans la culture (+154M€).

La création de la Maison de l’Histoire de France en 2010 est l’illustration la plus récente d’un Ministère qui au-delà d’être un lieu de coproduction d’événements, constitue aussi une entreprise de recherche de sens et de questionnement de notre identité, de nos identités. La politique culturelle s’inscrit ainsi dans le temps long, en résistance au consumérisme qui épuise l’homme et la planète, en résistance à la dictature du temps présent, sans racines et sans horizon. La politique culturelle aide à rengorger la vie individuelle et collective d’un sens et d’une âme.

 

Cet investissement renouvelé se traduit par un dynamisme créatif particulièrement visible dans les arts vivants et le cinéma comme dans les arts plastiques et les lieux de patrimoine. Pour son cinéma comme pour ses musées la France est dans le trio de tête mondial et connaît des résultats spectaculaires. Cette culture créative démultiplie la capacité à innover, se propage à toute l’économie et améliore notre attractivité et notre image à l’étranger.

 

J’ajoute que ce texte de 8 pages est richement illustré, par exemple de deux photos qui comparent :

 

Centre Pompidou Paris – 1970/1977

La verticale du tube et du pouvoir

 

Centre Pompidou Metz - 2010

Le retour du Vivant L’Écosystème en partage

 

 

 

 

 

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 09:30

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Note publiée le 30 septembre 2011 sous le titre Deux ou tois choses que je sais d'elle ... sur la médiation culturelle.

 

La Cité des sens poursuit son entreprise de mise en perspective des nombreuses et (parfois intéressantes) tribunes et contributions publiées cet été dans le double contexte :

- des routines saisonnières, les discussions sur la « culture » s’épanouissant ordinairement  dans la douce chaleur des festivals

- de la conjoncture crée par perspective de la campagne présidentielle.

 

Revenons sur le dossier déjà cité ici du magazine La Terrasse et sur un entretien avec Jean Caune.

 

Dans “La démocratisation culturelle, une médiation à bout de souffle”*, vous prenez acte de l’achèvement d’une histoire de la démocratisation culturelle. Pouvez-vous revenir sur les principaux éléments de cette analyse ?

Jean Caune : Dans les années 1960, l'avènement d’une démocratisation culturelle a été confié au pouvoir de l'art. La politique culturelle de Malraux avait pour objectif de favoriser la communion avec l'art. Sa conscience esthétique relevait d’un pari : le salut de la personne et de la société résidait dans le contact ineffable avec l'œuvre. Une partie de ce pari a été réalisée : décentralisation des lieux de création et de production artistiques, diversification des genres esthétiques soutenus par les pouvoirs publics, conquête des couches enseignantes. Pourtant, le rendez-vous manqué avec les couches sociales qui n’avaient pas un accès immédiat au monde des langages artistiques est patent. En faisant de la seule rencontre avec l’œuvre d'art le moyen de l'acculturation, la politique de Malraux, et celle des ministres qui lui ont succédé - de droite comme de gauche - a évacué, ou pour le moins dévalorisé, les autres modalités de la médiation culturelle dans l'espace public. La démocratisation culturelle, compte tenu des objectifs qui sont les siens (rendre accessibles à tous les œuvres légitimes du patrimoine et de la création artistique), ne peut s’appréhender à l’intérieur du seul domaine de l’art. Elle doit également être examinée dans son rapport avec les stratifications sociales.

 

Lire l’entretien.

 

Dans le prolongement de cette analyse et fidèle à sa vocation pédagogique, la Cité des sens vous conseille donc quatre saines lectures sur la question de la médiation

 

1. Un article récent d’Emmanuel Wallon

Méditer la médiation

Article paru in "La médiation culturelle dans les arts de la scène" (sous la direction d’Anne-Catherine Sutermeister), La Manufacture, Haute école de théâtre de Suisse romande, Lausanne, septembre 2011, p. 11-22.

Actes du colloque sur la médiation culturelle à La Manufacture, Lausanne, 19 novembre 2010.

A lire sur ReprésentationS le site d’Emmanuel Wallon

 

 

2. La charte déontologique de la médiation culturelle

 mise au point au sein de Médiation culturelle association, une association de professionnels de la culture

L’association Médiation culturelle propose aux professionnels des musées, centres d’art, sites, écomusées, lieux d’exposition, CCSTI, aux chercheurs et étudiants... de se rassembler et de réfléchir ensemble aux enjeux de la médiation et sa mise en oeuvre dans les institutions culturelles. Depuis sa création en 1999, l’association participe à la définition et la reconnaissance des métiers de la médiation culturelle.

Elle développe et anime sur le plan national et international un réseau de professionnels qui défendent :
- la prise en compte effective des publics dans les projets scientifiques et culturels des établissements ;
- la reconnaissance des publics dans leurs diversités et la pluralité de leurs approches et compétences culturelles

 Télécharger la dernière version de la Charte…

 

Ne pas manquer l’excellente bibliographie proposée par Mca...

 

 

3.  Médiation ! Plus que de simples recettes. Un symposium consacré à la médiation culturelle. Organisé par Pro Helvetia et Pour-cent culturel Migros. Bâle, novembre 2012.

Accéder au texte de Jean-Michel Lucas

 

4. Un livre : L’action culturelle et ses métiers d'Isabelle Mathieu

Lire la recension de Christian Ruby Genèse du médiateur et de son territoire professionnel sur Nonfiction.fr

C’est ici

 

 

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Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Actualité
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  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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