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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 10:38

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Que pouvais-je espérer de mieux pour inaugurer la nouvelle catégorie de ce blog (intitulée Le genre et la culture) que le dernier post publié sur le Socioblog d’Emmanuel Ethis :

CESAR, OSCAR : pour une suppression des catégories «Meilleure actrice» et «Meilleure actrice dans un second rôle»...

 

Certaines de nos catégorisations sociales sont ainsi : lorsqu’elles fonctionnent bien et qu’elles semblent aller de soi, on oublie qu’elles sont avant tout le produit d’une activité humaine, d'une véritable construction sociale, comme l’ont montré Peter L. Berger et Thomas Luckmann en leur temps. C’est de la sorte que notre société tend à se perpétuer et à se spécialiser en un système de rôles qui vise à définir durablement des catégories que l’on s’évitera de réinterroger sans cesse dans notre quotidien. «Berger et Luckmann nomment ce processus «institutionnalisation», entendu comme une «typification réciproque d'actions habituelle». Si les individus qui ont créé une institution y voient encore la trace de leur activité, les générations suivantes la perçoivent comme inhérente à la nature des choses».

Les cérémonies des César et des Oscar - et plus encore les classements qui les justifient - ont, ainsi, institué de véritables et indéboulonnables catégories qui nous font si bien marcher qu’elles nous apparaissent comme tout à fait naturelles. Elles confèrent dans les récompenses qu’elles attribuent, et que chacun attend avec fébrilité, bien plus que des rôles, mais une distribution des rôles pour le moins étrange :Meilleur acteur/Meilleure actrice, Meilleur acteur pour un second rôle/Meilleure actrice pour un second rôle.

On peut imaginer qu’il serait infiniment passionnant d'étendre nos récompenses afin de savoir qui serait, par exemple, le "meilleur figurant" et pourquoi. Cependant sans atteindre les limites de ce raisonnement, on peut déjà se poser la question essentiel du pourquoi une telle partition sexuée sur la catégorie "acteur" ? On pourrait au demeurant se demander pourquoi n'invente-t-on pas des duos du type «Meilleur réalisateur / Meilleure réalisatrice», «Meilleur décorateur / Meilleure décoratrice» ?

 

Lire la suite.

 

Voilà qui va très certainement m’aider à préparer sérieusement la rencontre organisée à Rouen, le 8 mars prochain  par l’association H/F Normandie, en partenariat avec la Région Haute-Normandie :

Égalité hommes/femmes : et la culture ?

 

Des professionnels de tous les secteurs de la culture se sont mobilisés dans plusieurs régions de France et notamment en Haute-Normandie afin de repérer ces inégalités (gouvernance, production, diffusion, visibilité, moyens financiers, réseaux, formation…) et d’alerter les pouvoirs publics, les professionnels et le public.

Car si cet état de fait doit être révélé pour que la situation s’améliore, et que la place de chacun et de chacune puisse exister, il faut également se poser la question de la transmission, de ce que l’on donne à voir et à entendre aujourd’hui au public sur nos scènes, dans nos centres d’art, dans nos livres.

Grâce à cette demi-journée de colloque, nous espérons ouvrir un dialogue, une discussion collective, entre artistes, professionnel/les et amateur/trices de la culture, personnel et élu/es des collectivités publiques, tous les publics, afin que la parité soit un objectif partagé par les hommes et les femmes en tant qu’individus, en tant que personnes sans distinction de genre ni de sexe. Afin de ne plus se contenter d’une vision du monde dessinée par la moitié de ceux qui le composent.

 

Télécharger le programme.

 

 

Les notes de la catégorie Le genre et la culture :

Le genre et la culture.

La différence des sexes est-elle soluble dans l'alcool ?

Un homme sur deux est un homme

Les hiéroglyphes anonymes de l’âme désarmée

L'égalité des sexes se lève aussi à l'Est.

Egalité entre hommes et femmes dans les métiers de la culture

Question de genres

Diversité culturelle et stéréotypes sexistes

Le sexe faible dans la cour des grands

Du vivant spectacle de la domination masculine

Où il est mon deuxième sexe ?

Rois et Reine

T’as trouvé ça où ?

Question de genre

La chose artistique (4)

Bovary bat Don Quichotte par K.O. debout 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 22:32

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La Cité des sens fait relâche pendant quelques jours.

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Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Actualité
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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 10:26

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Liminaire.

Le texte de Jean Caune, Isabelle Mathieu et Claude Patriat que je citais dans ma dernière note : est désormais disponible sur un blog dédié à cet effet : Devoir de culture. Vous pouvez l’alimenter de vos contributions.

Ouvrons les possibles, créons les conditions de l'émancipation.

Nul doute que les réflexion, débats, appels, défenses et illustrations de « la » culture ne peuvent que gagner à aller voir ailleurs, pas forcément très loin, quelque fois juste à côté.

 

Depuis plusieurs mois, enquêtes d’opinions, sondages, déclarations, rapports, ouvrages et propositions sur la jeunesse se multiplient. Ce thème semble devoir être une des priorités des partis politiques et des candidats dans la perspective des futures échéances électorales. Toutefois les propositions connues à ce jour restent dans le prolongement des interventions conduites depuis près de 35 ans, qui ont fait la preuve de leur incapacité à répondre aux défis de la jeunesse. L’enjeu est donc d’importance pour la société française et justifie un débat approfondi qui aille au-delà du simple affrontement électoral, programme contre programme. C’est à ce débat que souhaitent contribuer les organisations de jeunes, les mouvements d’éducation populaire, les associations d’insertion et d’action sociale, les missions locales etc. réunis au sein de la plateforme « Pour un Big-Bang des politiques jeunesse ». La diversité de nos missions et de nos actions, la multiplicité des champs que nous couvrons, le nombre de jeunes que nous rassemblons et accompagnons, nous mettent dans une situation privilégiée pour prendre la mesure des enjeux et proposer une nouvelle voie.

 

Rien de moins que l’appel Pour un big-bang des politiques jeunesse

Préparé depuis près d’un an par 12 organisations et signé aujourd’hui par plus de 50, il se décline en plusieurs entrées à retrouver dans le texte intégral ici :

 

Les limites de 35 ans d’interventions publiques

Il est temps de sortir des sentiers battus mille fois

Le temps des choix est venu

 

J’ai découvert ce texte (fort tardivement je dois le reconnaître), la mobilisation qu’ils suscite (et le site correspondant) grâce à Daniel Le Scornet (éphémère candidat à la primaire socialiste) et à son blog. Je me permets de conseiller la lecture de son dernier billet : Changement politique et politique du changement. C’est maintenant ?

 

On pourra aussi prendre connaissance du  compte rendu du débat intitulé « Promouvoir une politique de jeunesse et d'éducation populaire : un enjeu citoyen pour demain », organisé par le Cercle de l'éducation populaire, qui s’est tenu le 31 janvier à l'Assemblée nationale

 

Une lecture attentive permettra de constater qu’il est fort peu de question de culture dans ces contributions (et encore moins d’art). Et que si la question des attributions de tel ou tel ministère ne fait pas l’unanimité au sein du "monde" de la jeunesse, de l’animation et de l’éducation populaire , l’urgence de la création d’un ministère des droits culturels, de l’émancipation et de la vie associative n’est évoquée par personne (Loué soit l’Eternel, je reste donc ultra-minoritaire).

Quoiqu’il en soit, prochain épisode ce jeudi :

La prochaine Agorajep, qui aura lieu le jeudi 9 février prochain au Conseil Economique Social et Environnemental permettra de présenter les propositions du Cnajep et de dialoguer avec les candidats à la présidentielle.

L’après-midi, le Cnajep débattra avec des représentants des candidats à l’élection présidentielle, après avoir présenté ses propositions en matière de politiques de jeunesse et d’éducation populaire dont font partie les éléments liés à Pour un Big Bang des politiques jeunesse.

Le matin, Thierry Pech, directeur de la rédaction du magazine Alternatives économiques, Patrick Viveret, philosophe et essayiste altermondialiste, et Thiebaut Weber, secrétaire confédéral à la CFDT chargé des questions de jeunesse, présenteront et débattront sur le « Livre blanc Les Jeunes au coeur de la richesse » élaboré par le Cnajep. Il s’agit d’un outil de décryptage et d’appropriation des problématiques liées à la richesse et aux générations, en même temps qu’un outil de débat et d’interpellation sur les politiques jeunesse.

Le Cnajep est l’une des 12 organisations à l’initiatives de notre appel.

 

 

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Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Divergences
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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 10:51

Laissons un instant de côté les tribunes (souvent très convenues) sur « la » culture publiées dans le contexte des prochaines élections (dans Le Monde ou ailleurs), laissons de côté les ouvrages édités par les impétrants au poste de ministre de la culture, et poursuivons sans relâche notre exploration des points de vue divergents, latéraux, intempestifs, inactuels en ces temps rongés par le présentisme .


Il y a  une semaine, sous le titre Politiques culturelles : un pas de côté ?,  je proposais une série de contributions qui mettaient en lumière quelques possibles repères :

Principe n° 1 : remettre politiquement en question l’approche sectorielle de « la culture »

Principe n° 2 : certes, il faut « défendre » la création mais les questions de la transmission et de la formation sont fondamentales.

Principe n° 3 : si l’on veut que le service public soit non seulement « défendu » mais développé, il faut s’engager dans une démarche résolument européenne.

Principe n° 4 : promouvoir le développement culturel durable c’est mettre le responsabilité, le démocratie et la solidarité au poste de commandement.

Principe 5 : créer les conditions politiques qui combattent le désenchantement morose (quand il n’est pas cynique) qui affecte le "monde" de la création artistique.


Aujourd’hui un appel dont on  trouvera le texte complet sur Affinité élective, le blog de Jean Caune.

 

Je voudrais aussi m’intéresser aux engagements que je partage avec d’autres et que je souhaite voir devenir des réalités dans la vie politique.  

C’est le sens de cet appel que j’ai rédigé avec mes amis Isabelle Mathieu et Claude Patriat, tous deux universitaires et acteurs culturels.

Le texte que je place provisoirement dans mon blog a pour objectif d’interpeller les politiques à l’occasion des prochaines échéances électorales présidentielle et législatives. Il nous semble en effet urgent de susciter réflexion et débat sur la place de l’art et de culture dans le projet politique. L’enfermement de celle-ci dans une catégorie administrative spécifique a encouragé sa banalisation et son instrumentalisation. « Si on me parle de culture,  j’exhibe mon territoire ! » Il s’ensuit un insupportable rétrécissement de l’action culturelle publique, d’autant plus desséchant que les politiques, tétanisées par la crise, renvoient au superflu l’intervention dans un secteur qui cesse d’être perçu comme essentiel. A l’heure où l’on parle de refonder le pacte républicain, où l’on revisite les fondamentaux, voilà qu’on réserve à l’Ecole la mission d’éducation citoyenne. Or, si l’exception culturelle française avait un sens, c’était bien celui de placer la culture au cœur du projet politique républicain.

Ce texte court sera proposé à la signature des acteurs culturels qui ne se résignent ni à la langue de bois des formules convenues, ni aux simples approches corporatistes. Conçu comme une introduction au débat, il devra être prolongé par des contributions que nous sollicitons d’une série de personnes engagées dans ce combat. Publié dans un blog que nous créons pour l’occasion, enrichi des textes qui nous serons fournis, il sera dans un deuxième temps rapproché, édité sous une forme papier. En attendant cette publication sur un cite dédié, je livre aux débats notre proposition d’appel.

 

Un bref extrait pour vous convaincre d’aller y regarder de près.

(…)

Que transmettre ? 

« Notre héritage n’est précédé d’aucun testament » . Cet aphorisme du poète René Char repris par Hannah Arendt dans la préface de 1954 de son livre La crise de la culture, pourrait servir de boussole et de carte au questionnement sur la place de la culture. À l’issue de quatre années de résistance, Char voulait signifier que l’héritage était de l’ordre d’un imaginaire, d’une volonté, d’une tradition qui « choisit et nomme, qui transmet et conserve, qui indique où les trésors se trouvent et quelle est leur valeur » (Hannah Arendt, préface, La Crise de la culture, Gallimard, 1972, p.14). Ainsi le trésor a-t-il disparu, non en raison de circonstances historiques mais parce « qu’aucune tradition n’avait prévu sa venue ou sa réalité, parce qu’aucun testament ne l’avait légué à l’avenir » (Ibid. p. 14).

Pour le champ de la culture et de l’art, la raison n’est-elle pas que les héritiers, tout comme les acteurs, les personnages emblématiques, les militants inconnus et les artistes impliqués dans une aventure collective, ont été gagnés par une faiblesse de l’âme : l’oubli de ce trésor qu’ils avaient possédé et auquel ils n’ont pas su donner de nom ? Ce nom n’était-il pas celui de « bonheur public », si cher à la Révolution française, puis aux mouvements d’Éducation populaire ?

Sortir des logiques de communication et de l’événement.

La politique culturelle s’est dangereusement banalisée et aseptisée dans une stratégie de communication et d’image de marque. (…)

 

Lire le texte intégral de la proposition d’appel…

 

Et… A SUIVRE, comme il se doit…

 

 

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Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Les politiques culturelles en débat
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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 18:43

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Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Actualité
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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 18:46

Résumé du chapitre précédent (Urgence de la transmission) : puisqu’il s’agit, au moins pour le moment, d’éclairer d’une lumière transversale les grandes déclarations sur la culture au coeur des politiques publiques, je rappellerai dans les jours qui viennent quelques textes déjà évoqués ici (mais pas toujours là) qui sortent des sentiers battus.

 

On y va, on commence.

 

Principe n° 1 : remettre politiquement en question l’approche sectorielle de « la culture »


Pour un grand service public de la recherche, de l'enseignement, de la culture et de l'éducation populaire par Christian Maurel


Point de vue | LEMONDE.FR | 23.11.11 | 

Le débat de la prochaine campagne présidentielle peut-il et doit-il se réduire à une dispute sur la création de 60 000 postes d'enseignants ? Certainement pas. La question des moyens budgétaires est déterminante mais elle ne saurait constituer l'alpha et l'oméga d'une réflexion politique qui entendrait concerner l'ensemble des citoyens sur ce thème central qu'est l'éducation.

Nous plaidons en faveur d'un grand service public – le premier de la nation par ses missions et ses moyens – de la recherche, de l'enseignement, de la culture et de l'éducation populaire. Pour répondre de quels enjeux et pour remplir quelles missions ?

(…)

 Il s'agit, bien plus, de promouvoir une intelligente articulation de la démocratie culturelle donnant "droit de cité" aux différentes cultures et une démocratisation (Paul Vaillant-Couturier parlait de "popularisation") des grandes œuvres de l'Humanité, de ne plus opposer pratiques amateurs et pratiques professionnelles, de considérer, comme le revendique le comédien Robin Renucci (Le Monde du 8/9/2011), que "le rapport à l'art, la construction culturelle de soi passent par la pratique, par une relation sensible, développée et valorisée dès le plus jeune âge". Ainsi conçue, l'action culturelle ne se limite plus à un accès aux œuvres mais fait en sorte que "les œuvres œuvrent" selon la belle formule de Bernard Stiegler reprise par le même Robin Renucci qui en fait tous les ans l'expérience en Corse dans le cadre des rencontres de l'ARIA (...).

© Le Monde

Christian Maurel sociologue, cofondateur du collectif national Education populaire et transformations sociale, délégué régional des Maisons des jeunes et de la culture et professeur associé à l'université Aix-Marseille-I.

Il est l'auteur de l'ouvrage Education populaire et puissance d'agir. Les processus culturels de l'émancipation (Editions L'Harmattan, Paris 2010) et du roman Le châtaignier aux sabots ou les longs hivers (Editions de l'Officine, Paris 2010).

N.B. : à propos d’école et d’enseignement, voir Démocratisation-scolaire.fr, site en tous points remarquables, j’y reviendrai.


Principe n° 2 : certes, il faut « défendre » la création mais les questions de la transmission et de la formation sont fondamentales.

C’est ce que rappelait le texte de Robin Renucci Pour une autre politique de l’art, publié dans Le Monde pendant l’été 2011 et relayé par L’Oizeau rare.

 

(...)

L'éducation artistique et culturelle est un enjeu central de notre temps. La " société de la connaissance " ne se construira pas sans une exigence de pratique. Former les enseignants et non pas fermer les instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), impliquer les artistes et les institutions culturelles dans des formations croisées. Enseigner l'histoire de l'art ne répond pas aux exigences du " partage du sensible ", selon l'expression du philosophe Jacques Rancière. L'histoire de la natation apprend-elle à nager ?

L'historien
Roger Chartier écrivait ici même il y a vingt ans : " Il y a quelque chose de pathétique à vouloir dresser une digue étanche, infranchissable, entre les études et les oeuvres dont se délectent "les amateurs habituels des choses de l'esprit" et les "pratiques culturelles" du plus grand nombre, alimentées par le marché des loisirs. Le lien qui les unit (...) réside dans la trajectoire même qui donne leur sens aux oeuvres les plus puissantes " (" Pas d'oeuvre sans pratique ", Le Monde du 26 septembre 1991).

(...)

 © Le Monde

Je rappelle que ce texte de Roger Chartier, introuvable sur la toile, semble-t-il, a été remis en circulation par La Cité des sens.

Télécharger " Pas d'oeuvre sans pratique "

  

Principe n° 3 : si l’on veut que le service public soit non seulement « défendu » mais développé, il faut s’engager dans une démarche résolument européenne.

Prise de position CNAJEP (Comité pour les relations nationales et internationales des Associations de Jeunesse et d’Education Populaire); SEP-UNSA Education (Syndicat de l’Education Populaire); UNSA (Union nationale des Syndicats Autonomes).

 

La Commission européenne actualise depuis plusieurs mois des règlements concernant les règles de la concurrence. Ces textes sont dénommés «Paquet Almunia», du nom du Commissaire en charge de la concurrence. Ce paquet, présenté le 20 décembre prochain, vise à clarifier et simplifier la situation des services publics locaux. Il s’agit de la révision du paquet Monti-Kroes de 2005, qui arrive à échéance. L’objectif de la Commission est de simplifier la décision tout en construisant un nouveau système de contrôle proportionné à l’impact des services d’intérêt général sur le marché intérieur. La Commission admet désormais que certains services d’intérêt économique général n’ont aucun impact sur le marché. Ainsi, le nouveau règlement exempte, sous certaines conditions les Services Sociaux d’Intérêt Général des règles de mise en concurrence. La France s’est positionnée en faveur de cette règle sur le secteur de la culture.

Nous demandons que les secteurs de la Jeunesse, de l’Éducation populaire et de la Culture puissent bénéficier des mêmes exemptions et sortir du champ de la concurrence. Historiquement, ces secteurs vivent et se développent grâce à un fort engagement d'associations. Cet ancrage associatif constitue une spécificité culturelle et sociale, identitaire pour la France. Il n'est pas imaginable que les associations œuvrant dans les secteurs de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la culture puissent être mises en concurrence les unes contre les autres et puissent relever d'un cadre commercial. La France avait choisit sur les transpositions précédentes de mettre ces secteurs en concurrence. Le gouvernement français doit aujourd'hui se positionner clairement sur cette question. Enfin nous constatons que l’exemple du modèle Allemand est régulièrement mis en avant. Il faut ainsi rappeler que l’Allemagne avait décidé de sortir du champ de la concurrence le secteur de la petite enfance contrairement à la France dans les transpositions précédentes.

C’est pourquoi, nous appelons les citoyens, les associations, les syndicats, les partis politiques, et toutes les instances à se mobiliser pour que l’État français et la Commission européenne se positionnent sur l’exemption de ces secteurs du champ de la concurrence et des règles qui s'y appliquent.

 
     Le CNAJEP (Comité pour les relations nationales et internationales des Associations de Jeunesse et d’Education Populaire), le SEP-UNSA Education (Syndicat de l’Education Populaire), l’UNSA (Union nationale des Syndicats Autonomes).

 

 

Principe n° 4 : Promouvoir le développement culturel durable c’est mettre la responsabilité, la démocratie et la solidarité au poste de commandement.

 

Chaire "développement humain durable & territoires" (Hélène Combes).

 

Les thèmes de recherche-action prioritaires (extrait de la note de juillet 2011)

La Chaire "développement humain durable & territoires" a pour vocation d'offrir aux partenaires qui la composent un espace d'échanges, d'expérimentation et de capitalisation pour avancer ensemble dans le sens de la mise en oeuvre d'un nouveau modèle de développement.

Dans ce contexte, la Chaire inscrit ses chantiers dans une approche résolument humaine du développement durable, considérant que l'enjeu des transformations sociétales à opérer repose sur une ré-interrogation de nos représentations du monde et des autres, de nos activités et de nos comportements individuels et collectifs.

C'est, en effet, dans ce cadre que nous pourrons investir chacun(e) et ensemble les différentes dimensions clefs du développement durable, à savoir, notamment :

- La responsabilité (être conscient des actes que l'on pose, des impacts qu'ils ont (pour nous, pour les autres, pour notre territoire et pour le monde) et faire des choix en conscience)

- La solidarité (au sens littéral, en Latin "en solido" = en entièreté) qui nous rappelle que l'équilibre du développement ne peut reposer que sur le bien-être de tous et sur une répartition des richesses plus juste)

- La préservation de nos biens communs de base (eau, biodiversité, mais aussi diversité culturelle, éducation, …)

- La prise en compte des incertitudes et des vulnérabilités (économiques, environnementales, sociales, démocratiques, …)

- Un nouveau rapport à l'expertise (reconnaissance à valeur égale et articulation des savoirs académiques et des savoirs issus du vécu et de l'expérience)

- L'apprentissage collectif d'un nouveau rapport au temps et à la prospective (la projection dans le temps ne repose plus sur des modèles stabilisés et implique la définition des valeurs communes, la lisibilité des décisions, une souplesse dans le pilotage, la mise en oeuvre d'actions de transition pour aller dans le sens d'une transformation de fond)

- L'urgence d'une démocratie collaborative - ou "contributive" (cf. Brest Métropole Océane) impliquant la négociation d'un projet commun entre acteurs aux intérêts potentiellement divergents, et la répartition des engagements dans les actions à mettre en oeuvre par les organisations et les individus (au niveau de la sphère publique et de la sphère privée).

Les travaux de la Chaire seront principalement centrés sur deux grands domaines de recherche-action, complémentaires et intimement liés, à savoir l'éthique de l'économie territorialisée et la mobilisation de territoires solidaires, la question de l'évaluation en développement durable intervenant en filigrane.

Ces différents volets seront traités en privilégiant une approche "Grand Ouest" en termes d'ancrage territorial, et une vision résolument axée sur l'ouverture au monde, c'est-à-dire tenant compte des interdépendances et des interactions existantes et potentielles.

Conformément au principe de la recherche-action, les travaux seront conduits en optant pour le postulat selon lequel l'expérimentation en développement durable servira de base à la conceptualisation, voire à la modélisation et à la théorisation "open source".

(extrait « Chaire développement humain durable et territoires » de 2 Juillet 2011)

 

Voir aussi sur le site le point d’étape décembre 2011.

 

 

Principe 5 : créer les conditions politiques qui facilitent la dissipation du désenchantement morose (quand il n’est pas cynique) qui affecte le « monde de l’art »

 

(...)

“Le vrai devoir de l’artiste c’est celui de sauvegarder le rêve”, nous  dit Modigliani. Et le rêve, dans un monde devenu marchandise, se rend lui-même mercantile. Rêve de consommation, d’un avoir en tant  que synonyme de bonheur. Bien loin du rêve préconisé par Modigliani. Rêve d’artiste, d’un art qui entraîne le dévoilement d’un monde  et la création d’un autre, comme le souhaitait Octavio Paz. C’est bien dans ce monde de plus en plus disproportionné, rempli d’inégalités  et dépourvu de charmes, que l’artiste se doit de relever le défi de  son réenchantement. Ce qui veut dire tout mettre en œuvre afin de  transformer la société par le truchement de l’art, en cherchant à faire  marcher ensemble Don Quichotte et Sancho Pança: un rêve bien ancré  sur le réel. L’art c’est le lieu par excellence de la subjectivité et de la  création, en procurant la possibilité à tous ceux qui s’en approchent de  changer leur vision du monde.

Serait-il possible de rêver d’un monde poétiquement habitable? Un  monde qui ne serait plus aride? Un monde dégagé de la violence et des  fondamentalismes, où les hommes s’entre-tuent? Un monde qui ne se  laisse pas faire par l’âpreté du gain, du profit, et où la liberté et la paix soient le patrimoine le plus prisé de la vie? Un monde qui ne rende pas le prochain, ni soi-même, une “chose”?  

Nous indiquons les chemins,  mais nous n’avons pas de réponses toutes faites.

(...)

Nous savons que l’art fait partie intégrante de la société, en  trouvant son cadre, finalement, dans l’éthique d’une vie reliée au  paradigme-terre, au paradigme-rêve, au paradigme-émerveillement.

Peut-être, pourrions-nous nous acheminer vers cette direction afin  d’essayer d’obtenir des réponses aux questions que nous venons de  poser ci-dessus (...)

 

CHARTE DES RESPONSABILITÉS DE L’ARTISTE  AU SEIN DE NOTRE HUMANITÉ, préconisée par l’Alliance pour un monde responsable,  pluriel et solidaire.

 

 à suivre...

 

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 11:24

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Hôtel de la Région Rhône-Alpes, 25 et 26 janvier, Premières assises nationales Culture et Région organisées par l’ARF, une très belle table de presse richement et intelligemment conçue où je fais quelques découvertes, par exemple :

* Un  J.C Milner qui m’avait fâcheusement échappé : La politique des choses

* Un nouveau recueil d’articles sous la direction de Philippe Urfalino et Martha Zuber Intelligences de la France - Onze essais sur la politique et la culture

Et plein d’autres, bien sûr…

A la fin de la rencontre, premier étage, cafétéria du Conseil régional, après qu'ils aient chargé leur camion, les responsables de cette librairie éphèmère, déjà aperçus à Grenoble lors d'un colloque de l'Observatoire des politiques culturelles, se retrouvent à la même table que moi.

Grand plaisir de faire leur connaissance.

Ils viennent du Gers où ils ont installé leur librairie dans un village de 329 habitants, la librairie Tartinerie à Sarrant (32).

De retour au bureau (c'est à dire, à la maison) je cherche plus d’informations sur la belle expérience qu'ils m'ont contée en direct et je tombe sur un site qui leur a consacré un article et un reportage de Web TV

° ° ° ° ° ° ° 


Le site, c’est RECit...réseau des écoles de citoyens.

Qui sommes-nous ?

La question fondatrice de RECit a été : « Comment répondre aux enjeux qui nous attendent et construire un monde à finalité humaine ? Comment chacun peut-il être acteur de sa propre vie et citoyen d’un monde solidaire ? » RECIT est en lien aujourd’hui avec 3500 personnes et 300 organisations, en France, au Québec, au Brésil, au Bénin et dans plusieurs autres pays. 480 ont la qualité d’adhérents, dont 90 organisations. RECit constitue un réseau d’échanges, de recherche et d’actions communes, largement informel, qui permet à chacun de sortir de son isolement, se situer dans un mouvement d’ensemble et contribuer activement à l’invention d’un avenir solidaire.

Nous appelons « école de citoyens » toute instance, que ce soit ou non son objet principal, qui permet à chacun d’être acteur de sa propre vie et citoyen d’un monde solidaire. Pour cela, chacun doit pouvoir comprendre les grands enjeux du monde d’aujourd’hui, du mondial au local, approfondir les principes communs qui fondent l’action collective, acquérir des comportements en accord avec ces valeurs, développer des méthodes, des outils, des savoir faire pratiques (s’informer, animer, monter un projet, communiquer,…)

RECit (réseau des écoles de citoyens) est né en octobre 2002 d’une prise de conscience : la transmission de la citoyenneté aux nouvelles générations ne se fait plus que très partiellement. Une contre-éducation permanente est développée par la publicité, la marchandisation, la vie politique, voire par l’école. Par une apologie de l’intérêt individuel, de la compétition et de la violence, cette contre-éducation prépare de très graves problèmes pour l’avenir de la démocratie et de la planète. La crise économique, écologique, sociale et alimentaire en cours met de nouveau en évidence l’actualité et la pertinence de ce constat.

 

Vous connaissiez peut-être. Je découvre. Une mine pour replacer dans un  cadre intellectuel, politique et citoyen élargi (de l’air !) nos « débats » ( ?) sur « la culture ».

A découvrir sans modération ...

Et, puisqu’il s’agit d’éclairer d’une lumière transversale les grandes déclarations sur la culture au coeur des politiques publiques, je rappellerai dans les jours qui viennent quelques textes déjà évoqués ici (mais pas toujours là) qui sortent des sentiers battus.

 

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 16:41

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Démocratiser la culture

Une histoire comparée des politiques culturelles

 

Journée d'étude organisée

par le Centre d'histoire de Sciences Po,

l'Université de Bourgogne-Centre Georges Chevrier

et le Comité d'histoire du ministère de la culture et de la communication

____________

Jeudi 9 février 2012

Centre d'histoire de Sciences Po

56, rue Jacob – 75006 Paris

L'objectif de la journée est d'examiner différentes modalités nationales des politiques publiques visant à démocratiser l'accès à la culture. La perspective historique et comparative permettra d'éclairer les enjeux du présent.

 

Matinée

09h45 Accueil

10h00 Ouverture et Présidence de la matinée par Jean-François SIRINELLI, directeur du Centre d'histoire de Sciences Po

10h15 Introduction par Philippe POIRRIER, professeur des Universités en histoire contemporaine à l’Université de Bourgogne, vice-président du Comité d'histoire (*)

10h45 L’Espagne par Lluis BONET, Université de Barcelone

11h15 L’Irlande par Alexandra SLABY, Université de Caen

11h45 Discussion et questions

 

Après-midi

Présidence et conclusion par Xavier NORTH, délégué général à la langue française

14h00 La France par Laurent MARTIN, Centre d'histoire de Sciences Po

14h30 Les États-Unis par Jean-Michel TOBELEM, Option Culture

15h00 La Bulgarie par Svetla MOUSSAKOVA, Université Paris III-Sorbonne Nouvelle

15h30 Discussion et questions

16h00 Pause

16h15 Table ronde animée par Anne-Marie AUTISSIER, Institut d'études européennes, Paris 8

La table ronde permettra d'élargir la réflexion à l'Allemagne, la Belgique, la Grande-Bretagne et l'Italie. avec la participation de Carla BODO, vice-présidente de l'Association pour l’Économie de la Culture en Italie, Cécile DOUSTALY, Université de Cergy-Pontoise, Jean-Louis GENARDUniversité libre de Bruxelles, Pascale LABORIER, Université Paris Ouest-Nanterre

 

17h45 Conclusion

 

Accès libre sur inscription à comitehistoire@culture.gouv.fr

 

(*) Philippe Poirrier vient de publier à la Documentation française, dans la collection du Comité d'histoire du ministère de la Culture et de la Communication : Pour une histoire des politiques culturelles dans le monde, 1945-2011, 486 p.

Lire la recension de cet ouvrage par Sylvia Girel sur Liens Socio/Lectures Revues.org

Lire le chapitre d’introduction de Philippe Poirrier sur halshs archives ouvertes 

Les pages du Comité d’histoire sur le site du Ministère de la culture et de la communication

 

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 19:08

banlieues-d-E.jpg 

 

Banlieues d’Europe organise une rencontre-débat avec Jean-Michel Lucas, alias Doc Kasimir Bisou, et Patrice Meyer-Bisch.

Le lundi 30 janvier, Banlieues d’Europe, Lyon.

Les droits culturels sont inscrits depuis plus de 10 ans dans des conventions officielles de l’UNESCO. Ils recouvrent des droits très vastes et affirment un lien indéfectible entre culture et identité, universalisme et individualisme des droits humains. Pour autant, malgré la signature de textes officiels, la question des droits culturels est très peu évoquée en France comme dans le reste de l’Europe. Comment faire émerger ces questionnements dans la société civile ? Comment traduire cette responsabilité dans l’action politique internationale ?

 

Jean-Michel Lucas me signale également :

 

PUBLICATION : QUARTIERS. LES PROJETS PARTICIPATIFS DANS LA [POLITIQUE DE LA] VILLE

Après plus d’un an d’écriture et une quarantaine d’entretiens à travers la France, nous sommes heureux de vous présenter l’ouvrage dédié aux projets participatifs dans les quartiers populaires.

Les processus artistiques participatifs ont le vent en poupe, notamment dans les quartiers relevant de la politique de la ville. Sur quoi repose cet engouement ? Comment ces projets prennent-ils part à la transformation des villes ? Quelles manières de vivre ensemble mettent-ils en lumière et, parfois, renouvellent-ils ? 

 

Télécharger la publication


LA BATAILLE DE L'IMAGINAIRE (suite)

LES DÉMARCHES ARTISTIQUES PARTAGÉES : 
DES PROJETS  CULTURELS PLUS DÉMOCRATIQUES ?

La Maison des métallos, les éditions de l’Attribut et l’association Les Rencontres d’Archimède se proposent de mener ensemble une série de rencontres publiques sur le thème : La bataille de l’imaginaire.

En 2009 paraissait aux éditions de l’Attribut l’ouvrage La Bataille de l’imaginaire, livre collectif réalisé sous la direction de Cécil Guitart. Trente auteurs apportaient à cette occasion des éléments de réflexion sur la culture, l’action culturelle, les politiques culturelles. Ces rencontres entendent poursuivre ces réflexions et contribuer ainsi au débat public sur ces questions.


Sous l’appellation de « démarches artistiques partagées », toute une gamme de processus existe et se trouve expérimentée avec des populations et dans des contextes divers (milieux scolaires, quartiers sensibles ou en réhabilitation, territoires ruraux, prisons ou hôpitaux, jeunes en insertion ou en échange international, personnes âgées, associations locales ou groupes sociaux particuliers…). 
Dans tous les cas, des non professionnels de l’art sont amenés à participer à des actions conçues avec des artistes professionnels.
Quels sont aujourd’hui les enjeux de ces démarches ? 
Enjeux démocratiques, culturels, artistiques…

Avec Philippe Henry, Maître de conférences de l’Université Paris 8 – Saint-Denis à la retraite, Danielle Bellini, directrice des affaires culturelles de la ville de Champigny, Catherine Regula, directrice artistique de la MJC de Ris Orangis / Fondatrice de la Compagnie Kariofole, Philippe Mourrat, directeur de la Maison des métallos 
Sous le regard de Jean-Gabriel Carasso, Président des Rencontres d’Archimède

 

lundi 6 février > 19h
entrée libre
réservation conseillée  

 

Télécharger la contribution de PHILIPPE HENRY

Démarches artistiques partagées #1 : des processus culturels plus démocratiques ?

 

Texte mis à disposition selon les termes de la licence

Creative Commons Attribution-Pas d'Utilisation Commerciale-

Partage à l’Identique 3.0 non transposé

 

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 11:31

forum CDD

 

Il y a une semaine se terminait, en Ile-de-France la série des forums ouverts Culture et développement durable, organisés selon une démarche qui aura fait une large place à « l’intelligence collective »

Démocratie culturelle- démocratie participative

Les initiatives collectives face aux institutions

Cultures et citoyenneté, quelques pistes pour contribuer à la participation citoyenne

Comment rendre plus démocratique l’organisation des structures culturelles ?

La culture veut-elle de la société civile ? et veut-elle vraiment du développement durable ?

Telles sont quelques une des 57 questions posées dans les ateliers du vendredi matin. Elles auront abouti, le samedi après-midi à une quinzaine de propositions d’action mais il faudra patienter un peu, j’imagine, pour prendre connaissance de la synthèse que doit en faire l’Observatoire des politiques culturelles.

 

 

Comme en écho, dans l’actualité de ces derniers jours, deux démarches de réflexion sur la question de l’enseignement musical dont la première s’apparente à celle des forums ouverts.

Du côté de la société civile :

Le CANOPÉEA qu'est-ce que c'est ?

Le CANOPÉEA est une démarche créée par dix associations et fédérations nationales pour développer une concertation et une réflexion de fond sur l'ensemble du champ des pratiques, de l’éducation et des enseignements artistiques (musique, danse, théâtre, arts plastiques et visuels, arts du cirque, marionnette…). 

Cette réflexion se veut suffisamment large et transversale pour pouvoir questionner les relations entre éducation,  enseignement, pratiques artistiques et culturelles, territoires et habitants, au service de l’intérêt général.

Le CANOPÉEA souhaite ainsi contribuer, avec l’Etat, les collectivités territoriales, les professionnels dans leur diversité, et les populations (praticiens, usagers, citoyens…) , à construire des réponses concertées et adaptées aux enjeux des pratiques artistiques et culturelles dans notre société.

 Le CANOPÉEA propose pour cela :

  • la création et le développement d'espaces et d'outils de concertation permanents, en correspondance avec les enjeux de la démarche ;
  • la création d'un espace de "capitalisation" et de circulation d'informations sur ce qui existe en termes de productions intellectuelles (actes de séminaires, colloques, articles...) et d'expérimentations pédagogiques ;
  • l'organisation d'Assises, nationales et en régions, pour permettre de convertir la réflexion en programmes d'actions applicables sur les territoires.

Dans l'esprit des agenda 21 (lire également sur le site du Réseau Culture 21"Patrimoines et diversité : quels enjeux pour l’éducation artistique et culturelle ?") cette démarche est participative et vise à produire de l'intelligence collective. Le CANOPÉEA s'inscrit ainsi dans une approche renouvelée des modes de concertation et de travail qui font référence aux droits culturels et à la diversité culturelle.

 

200 participants de 21 régions : élus, représentants ministériels, directeurs d’affaires culturelles, directeurs d’établissements d’enseignement artistique et de structures associatives (conservatoires, écoles d’arts, pôles supérieurs, écoles associatives…), directeurs de lieux culturels, responsables de centres de formation de l’enseignement supérieur, responsables fédéraux et d’associations nationales, présidents et responsables d’associations départementales et régionales, responsables d’associations nationales et régionales de parents d’élèves, de professeurs, de musiciens intervenants, d’usagers, artistes, enseignants, intervenants, usagers, citoyens…

Ce premier temps des Assises a eu un double objectif :

  • faire un état des lieux et une première analyse des questions et problématiques qui se posent de façon transversale ou spécifiques sur les pratiques, l’éducation, et les enseignements artistiques dans le champ des arts du spectacle vivant (théâtre, musique, danse, cirque, marionnette…) et des  arts plastiques et visuels (de l’éveil artistique des tout petits jusqu’à l’enseignement supérieur) ;
  • questionner le sens et les perspectives des politiques publiques en matière d’éducation et d’enseignement artistique.
  • Déroulement : les Assises se sont déclinées selon différentes modalités de travail qui ont entrecroisé les dimensions artistiques, contributives, participatives et conviviales.

Actes : TELECHARGER les actes (version non définitive) des Assises de Brive.

 

Membres fondateurs du CANOPÉEA

 

 La Plate-forme interrégionale d’échanges et de coopération pour le développement culturel

 La Fédération nationale Arts Vivants et Départements

 L’association nationale Culture et Départements

• Le Conseil des CEFEDEM (Conseil national des centres et départements de formation supérieure à l'enseignement artistique)

 ARTe[F]act, (ART Et Formation en ACTes)

• Le Conseil des Centres de Formation des Musiciens Intervenants (CFMI)

 Le Collectif RPM (Recherche en Pédagogie Musicale)

 Conservatoires de France

 La Fédération Nationale des Écoles d’Influence Jazz et Musiques Actuelles (FNEIJMA)

 La Fédération Nationale des Associations de Parents d’Élèves des Conservatoires et écoles de musique, de danse et de théâtre (FNAPEC)

 

>>> La mission du CANOPÉEA est conduite par deux chefs de projet : Jean-Pierre Seyvos et Vincent Lalanne

 

 

Du côté du Ministère :

 

Le ministre de la Culture et de la Communication a confié une mission de réflexion à Didier Lockwood. Son objectif est de rendre la pratique musicale accessible au plus grand nombre et de généraliser de nouvelles approches pédagogiques.

Nouvelles pratiques musicales. La mission de réflexion sur les méthodes d’apprentissage et de transmission de la musique a rendu son rapport au ministre de la Culture et de la Communication le 16 janvier 2012. Cette mission, présidée par Didier Lockwood, était chargée de réfléchir sur la diversification du public des conservatoires, par des approches pédagogiques fondées sur le décloisonnement des esthétiques, la valorisation de l’écoute et le développement des pratiques collectives.

 

Télécharger le rapport Lockwood 

 

 

Rappelons qu’on trouve le texte de l’Agenda 21 pour la culture et celui de la Déclaration de Fribourg sur les droits culturels (évoquée par Jean-Michel Lucas dans son récent billet d’humeur) sur le site du Réseau 21 (voir Liens dans la colonne de droite de ce blog).

 

 

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  • : La Cité des sens. Culture et politique.
  • La Cité des sens. Culture et politique.
  • : Les politiques culturelles aujourd'hui et leur histoire. Culture et politique, ressources, documents, analyses et débats par Jean-Claude Pompougnac .
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  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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