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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 21:56

Arcadi_un_epcc_99_1

Piqure de rappel pour ceux qui suent la haine de la démocratie.

Ce texte a été publié il y a près d’un siècle dans les chroniques quotidiennes  Propos d’un Normand dans La Dépêche de Rouen et de Normandie

Sagesse des électeurs

Comme je déclarais que j'étais radical, l'homme grave me dit : « Qu'est-ce que cela, radical? Un mot, une étiquette, rien de plus. Je comprends que l'on soit monarchiste, ou que l'on soit socialiste ; mais le radicalisme n'est pas. »

Je lui répondis : « Le radicalisme est à mes yeux quelque chose de très précis, et qu'il est aisé de définir ; le radicalisme est essentiellement une doctrine politique ; il n'est qu'accessoirement une doctrine économique, et par là vous pourriez l'attaquer ; au sujet de la propriété, du travail, des impôts, et, en un mot, de l'action réelle du législateur, il est opportuniste. Mais sa doctrine politique est tout à fait ferme, on peut l'appeler : la démocratie pure.

Les hommes, inégaux en fait, sont égaux en droit ; voilà le principe. La loi et les pouvoirs publics doivent lutter perpétuellement contre l'inégalité, qui, par l'effet des lois naturelles, renaît sans cesse, et sous mille formes.

Il est un moyen infaillible d'y remédier toujours et quoi qu'il arrive, c'est d'organiser de mieux en mieux le suffrage universel, c'est-à-dire le gouvernement du peuple par lui-même.

Un peuple instruit, qui délibère et discute ; un peuple éclairé par des spécialistes, éclairé par ses représentants, mais non pas gouverné par eux ; non, gouverné par lui-même : tel est l'idéal. Et cela vaut qu'on y travaille, car nous en sommes encore loin. Toutes les puissances, noblesse, religion, richesse, compétence, presque toujours unies, travaillent à tromper l'électeur, à tromper l'élu, à résister par la ruse aux volontés du plus grand nombre.

Le radical se donne une double tâche ; d'abord savoir le mieux possible, et sur chaque question, ce que veut le plus grand nombre ; ensuite, surveiller les pouvoirs publics, et les rappeler à l'obéissance.

Si maintenant vous demandez au radical où ce système nous mène, vous lui en demandez trop. La République sera ce que le plus grand nombre voudra. Toute autre forme de la Justice est tyrannie. »

 

Alain (Emile Chartier)

Propos 59

11 avril 1906

 


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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 14:28

bataille.JPG

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Lundi 12 décembre, la prochaine séance de Bataille de l’imaginaire, organisée par les Rencontres d’Archimède et La Maison des Métallos portera sur la  question : « Quelle place pour l’éducation artistique et culturelle dans les projets politiques ? ».  

La Cité des sens a pour vocation pourvoir en matière à penser ses lectrices et lecteurs, consciencieusement et avec constance mais en privilégiant la manière diagonale et divergente et en empruntant de préférence les chemins de traverse.

 

C'est un point de vue qui sort des litanies consensuelles sur le supplément d’âme que constituerait la dite éducation artistique et culturelle dans un système éducatif voué à l’intellectualisme, l’encyclopédisme et l’utilitarisme qui est exposé dans L’éducation esthétique et artistique, à l’école, est un problème, pas une solution,  un  texte du philosophe Christan Ruby (Conférence prononcée dans le cadre d’un stage dédié aux Espaces rencontre avec l’oeuvre d’art. Académie de Lille. Mars 2006 )

 

Une formidable bataille se déroule dans le cadre scolaire, et par ailleurs autour de lui. Cette bataille est celle des médiations culturelles, esthétiques et artistiques, voire scientifiques susceptibles de s’opposer tant à ceux qui veulent s’approprier du temps de cerveau disponible qu’à ceux qui veulent entraver la possibilité pour chaque citoyenne et chaque citoyen de devenir sujet en bloquant les personnes dans la seule consommation, en naturalisant les situations dites identitaires, ou en inculquant l’indifférence et l’opportunisme.

La philosophie a évidemment son mot à dire dans cette bataille. D’autant que, pour s’opposer, dans l’école, à ces manières de coloniser les esprits, de nombreuses propositions sont faites, publiées, discutées. Il convient donc de préciser philosophiquement selon quels critères on les discrimine.

Parmi ces propositions, celle qui présente l’éducation esthétique et artistique comme la ressource principale d’une relève pédagogique destinée à ramener la paix dans la société et dans l’école, parce qu’on lui attribue la vertu de ménager des repères pour les élèves, d’apporter des solutions à l’échec scolaire, de favoriser la régénération des disciplines, d’être moins une discipline qu’une éducation d’emblée transversale,...

Mais, si une telle éducation, même plus ou moins bien cernée, contribue certainement à définir un bien commun qui échappe à la rentabilité et à la logique économique du marché, il nous semble que nous pouvons et, à certains égards, devons nous méfier de ce qui se donne ainsi comme une solution, sous couvert, il est vrai d’une volonté de restauration de hautes ambitions assignables à la culture et aux arts.

 

Télécharger L’éducation esthétique et artistique, à l’école, est un problème, pas une solution

 

Plus brièvement mais au sujet de la même question de fond lire L’expérience artistique au centre de l’école la tribune de Philippe Meirieu déjà signalée par l’excellent blog L’Oizeau rare

 

Post scriptum :

 

Christian Ruby est l’auteur (sur le site nonfiction) d’un compte rendu du livre de Serge Saada, l’un des participants à la précédente rencontre Bataille de l’imaginaire.

 

Et si on partageait la culture ? Serge Saada Editions de l'Attribut Collection : La culture en questions

On trouve --> ICI le texte de cette recension.

 

    

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 10:00

avignon-popes-palace-5

 

Je voudrais d'abord dire que « diversité culturelle » fait partie de ces mots « gentils » qui s'accommodent de tous les usages que l'on veut bien leur faire tenir, sans jamais se rebiffer.

On pourrait dire « mots éponges » qui absorbent et restituent au gré des circonstances les sens attendus sans émettre d'opposition. C'est aussi un mot mystère dont la valeur « universelle » reste camouflée, évitée, presque enfermée dans une tour bien gardée par de bons soldats surtout soucieux de faire rimer « diversité » avec leur intérêt particulier. De ce point de vue, je dois bien avouer que les usages de « diversité culturelle » en France sont très « intrigants » par rapport aux engagements que nous avons pris en ratifiant les conventions Unesco sur le sujet. 1 Toute force politique confondue, on approuve les textes pour oublier aussitôt leur sens collectif. J'ai, ainsi, fini par comprendre que « diversité culturelle » était seulement un "bon" mot qui nous permettait d'applaudir les conventions Unesco pour leur grand « intérêt » sans avoir besoin de leur donner la moindre « valeur ».

Partant de cette position française, je voudrais vous montrer que l'Unesco a cru gagner la belle bataille du « plus » d'humanité dans un monde traversé de lourdes tensions destructrices ; l'institution internationale a marié 118 Etats autour de la convention 2005 mais, progressivement, l'enterrement des valeurs universelles se fait inévitable. L'idéal culturel des conventions sur la diversité culturelle a été supplanté par les préoccupations pragmatiques de gains de parts de marché.

Ainsi commencent 23 pages d’une analyse sans concessions comme le signale son titre : L'Unesco et la diversité culturelle : 118 mariages mais un enterrement, une communication faite par Jean-Michel Lucas le 17 juillet à Avignon devant le Cidefe (Centre d’Information, de Documentation D’Etude et de Formation des Elus)

Ce texte, comme nombre d’autres contributions du même auteur est disponible sur le site de l’IRMA.

 

Télécharger : L'Unesco et la diversité culturelle : 118 mariages mais un enterrement.

 

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 15:35

Le 3 octobre dernier, Mondomix, le site des musiques et cultures dans le monde, publiait une interview du Dr. Kasimir Bisou, alias Jean-Michel Lucas (dans ce sens là, ça change un peu) assez joliment intitulée Entretien avec un activiste des politiques culturelles

Comment promouvoir la diversité des cultures? Quels outils doivent être mis en place sur le territoire? Pour y répondre, nous avons interrogé Jean-Michel Lucas, spécialiste des politiques culturelles. Maître de conférence en sciences économiques et auteur de plusieurs ouvrages collectifs, notamment Cosmopolitiques, N° 16 : Une exception si française (2007), ou encore Pour une autre économie de l'art et de la culture ( 2008), il débattra ce jeudi, à la Cité Nationale de l'Histoire de l'Immigration dans le cadre des Etats généraux des Musiques du monde 2009-2013...

 

L’entretien (qu’on doit lire ICI en entier) se terminait par cette question et cette réponse

 

Le terme de « musiques du monde » vous convient-il?

Jean-Michel Lucas: L'avantage de tous les termes utilisés par ceux qui parlent de culture, c'est qu'ils sont d'usage libre et qu'ils ne mordent pas ! On peut leur faire dire ce que l'on veut et chacun y va de sa propre conviction en estimant que sa vérité doit s'imposer aux autres. Le résultat catastrophique de ces mascarades sémantiques  est que chacun négocie à sa sauce avec ses propres définitions de l'art, de la culture, des musiques ! Pour ma part je reste fidèle à la logique universelle des droits  culturels et, pour moi, le grand bonheur des musiques du monde est qu'elles participent de "l'archipélisation" du monde, pour dépasser l'approche "continentale" qui nous ferait croire qu'il y a des musiques d'Occident et des musiques d'Orient, des musiques du Sud et des musiques du Nord ! Archipel et surtout ressources infinies pour la  "créolisation" du monde, pour être fidèle à Edouard Glissant ! La "relation", d'abord.

 

A la suite de quoi, le site Mondomix publiait cette vidéo d’Edouard Glissant que La Cité des sens est particulièrement heureuse de relayer.

 

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 19:34

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Comment donner la parole aux citoyens européens ? questionne aujourd’hui à la une le journal La Croix. En écho sans doute au chaos qui menace le pays à la fois européen et méditerranéen que l’on s’accorde à désigner comme le berceau de la démocratie.

 

La Croix ne semble pas croire avec ardeur en la démocratie représentative (l’Europe est quand même dotée d’un parlement élu au suffrage direct, non ?). Mais au vu du taux de participation médiocre dans la quasi-totalité des Etats membres (et où la France fait bien pâle figure) ce n’est pas moi qui jetterai la première pierre à ce peu de foi.

C’est juste l’occasion de signaler un travail trop peu relayé à mon sens à la double croisée des chemins de l’Europe et de la Méditerranée et de la culture et de la délibération.

 

EUROMEDINCULTURE(s) - Euroméditerranée Information Culture(s) - est un réseau de collectivités publiques, d’universités, de centres de recherche et d’ONG dans le domaine de la culture, tous situés en Europe et en Méditerranée. À ce jour, il est composé de 29 membres représentant 21 pays.

Le réseau EUROMEDINCULTURE(s) a pour objectif l’échange et la coopération culturelle entre artistes, diffuseurs et acteurs culturels des pays de cette zone, mosaïque d’identités artistiques et riche d’histoires communes. EUROMEDINCULTURE(s) est à la fois instigateur de projets et de partenariats croisés, dans les domaines du spectacle vivant, de la littérature, de la danse, de l’audiovisuel, du patrimoine, et un dispositif de réflexion commune entre les pays membres du réseau pour promouvoir la culture dans l’espace euroméditerranéen.

Mise à disposition d’outils pour les artistes et les diffuseurs, création et mise en place d’actions de réflexion et de dialogue, brassage d’idées, mise en relation de partenaires pour la coopération artistique… tels sont les missions du réseau EUROMEDINCULTURE(s).

 

EUROMEDINCULTURE(s) Citoyenneté

 Les organismes membres d’EUROMEDINCULTURE(s) ont proposé, en 2010 et en 2009, aux citoyens de participer à l’élaboration d’une future politique européenne en matière de culture : promotion de la diversité, du dialogue interculturel, importance de la culture en tant que catalyseur pour la croissance et l’emploi, en tant qu’élément indispensable dans les relations extérieures de l’Union européenne.

 Près de 50 000 questionnaires diffusés, 3 300 participants à 42 débats

Plusieurs milliers de personnes d’Europe mais aussi de Méditerranée (Albanie, Allemagne, Angleterre, Belgique, Bulgarie, Espagne, Finlande, France, Grèce, Italie, Malte, Portugal, Slovénie) ont répondu et se sont exprimés sur ces questions, centrales dans la construction européenne et trop souvent absentes des politiques.

L’extrême richesse de ces études et de ces échanges d’idées tient au fait que ces consultations citoyennes ont porté sur plus d’une dizaine de pays. Les résultats ont montré de nombreux points communs dans leurs réponses, forces de propositions.

La synthèse de l’avis de ces milliers de citoyens, appelée "Recommandations" (à télécharger sur ce site), présentée aux institutions européennes, est un véritable outil d’aide à la décision politique, débouchant sur des propositions concrètes.

http://www.euromedinculture.org/125

Plus de culture pour construire l’Europe

Sur la base des observations et des réflexions issues de ces débats et de ces questionnaires, EUROMEDINCULTURE(s) invite donc les institutions européennes à prendre en considération ces recommandations et à les intégrer dans ses politiques à venir.

 

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 18:47

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Dans les restes du monde de Laure Leforestier

 

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Idées et débats de Marc Vasseur

 

ASA-SHS de Rencontres des cultures

 

e - Culture de RémiLévy

 

 

 

Autres fils d'actualités (très) conseillés :

 

La lettre du réseau culture sur Territorial.fr

 

Le "netvibes" de l'Observatoire des politiques culturelles

   

Les net-actualités sur le site d'Arteca 

 

Le tableau de bord desThink tank (Netvibes)

 

Les pages d'actualité du magazine La Scène

 

Calenda  le plus important calendrier scientifique francophone en sciences humaines et sociales.

 

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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 18:54

 

 

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LA CULTURE CE N'EST PAS POUR MOI 

Que propose-t-on à ceux pour qui les lieux culturels sont des sanctuaires impénétrables ? Avec Serge Saada, universitaire, activiste de Culture du Cœur, auteur de Et si on partageait la culture ? (éditions de l'attribut 2011), Géraldine Bénichou, metteuse en scène et directrice du Théâtre du Grabuge qui crée beaucoup en relation avec des partenaires à vocation sociale et Bruno Péquignot, sociologue, Professeur des Université, Directeur de l’UFR Arts & Médias Université de la Sorbonne Nouvelle Paris 3.

17 octobre > 19h


Pour faire suite à la note précédente, cette information aimablement communiquée par L'Oizeau Rare (voir la liste des liens recommandès dans la colonne de droite) -->

 

La Cité des sens s'offre quelques jours de vacances, cependant...

 

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 12:57

La Cité des sens poursuit son entreprise de mise en perspective des nombreuses et (parfois intéressantes) tribunes et contributions publiées cet été dans le double contexte :

- des routines saisonnières, les discussions sur la « culture » s’épanouissant ordinairement  dans la douce chaleur des festivals

- de la conjoncture crée par perspective de la campagne présidentielle.

 

Revenons sur le dossier déjà cité ici du magazine La Terrasse et sur un entretien avec Jean Caune.

 

Dans “La démocratisation culturelle, une médiation à bout de souffle”*, vous prenez acte de l’achèvement d’une histoire de la démocratisation culturelle. Pouvez-vous revenir sur les principaux éléments de cette analyse ?

Jean Caune : Dans les années 1960, l'avènement d’une démocratisation culturelle a été confié au pouvoir de l'art. La politique culturelle de Malraux avait pour objectif de favoriser la communion avec l'art. Sa conscience esthétique relevait d’un pari : le salut de la personne et de la société résidait dans le contact ineffable avec l'œuvre. Une partie de ce pari a été réalisée : décentralisation des lieux de création et de production artistiques, diversification des genres esthétiques soutenus par les pouvoirs publics, conquête des couches enseignantes. Pourtant, le rendez-vous manqué avec les couches sociales qui n’avaient pas un accès immédiat au monde des langages artistiques est patent. En faisant de la seule rencontre avec l’œuvre d'art le moyen de l'acculturation, la politique de Malraux, et celle des ministres qui lui ont succédé - de droite comme de gauche - a évacué, ou pour le moins dévalorisé, les autres modalités de la médiation culturelle dans l'espace public. La démocratisation culturelle, compte tenu des objectifs qui sont les siens (rendre accessibles à tous les œuvres légitimes du patrimoine et de la création artistique), ne peut s’appréhender à l’intérieur du seul domaine de l’art. Elle doit également être examinée dans son rapport avec les stratifications sociales.

 

Lire l’entretien.

 

Dans le prolongement de cette analyse et fidèle à sa vocation pédagogique, la Cité des sens vous conseille donc quatre saines lectures sur la question de la médiation

 

1. Un article récent d’Emmanuel Wallon

Méditer la médiation

Article paru in "La médiation culturelle dans les arts de la scène" (sous la direction d’Anne-Catherine Sutermeister), La Manufacture, Haute école de théâtre de Suisse romande, Lausanne, septembre 2011, p. 11-22.

Actes du colloque sur la médiation culturelle à La Manufacture, Lausanne, 19 novembre 2010.

A lire sur ReprésentationS le site d’Emmanuel Wallon

 

 

2. La charte déontologique de la médiation culturelle

 mise au point au sein de Médiation culturelle association, une association de professionnels de la culture

L’association Médiation culturelle propose aux professionnels des musées, centres d’art, sites, écomusées, lieux d’exposition, CCSTI, aux chercheurs et étudiants... de se rassembler et de réfléchir ensemble aux enjeux de la médiation et sa mise en oeuvre dans les institutions culturelles. Depuis sa création en 1999, l’association participe à la définition et la reconnaissance des métiers de la médiation culturelle.

Elle développe et anime sur le plan national et international un réseau de professionnels qui défendent :
- la prise en compte effective des publics dans les projets scientifiques et culturels des établissements ;
- la reconnaissance des publics dans leurs diversités et la pluralité de leurs approches et compétences culturelles

 Télécharger la dernière version de la Charte…

 

Ne pas manquer l’excellente bibliographie proposée par MCA

 

 

3.  L’inévitable échec de la médiation culturelle confrontée à l’intimité du sensible, une intervention  de Jean-Michel Lucas

lors de la journée Les territoires de la médiation organisée en 2009 par cette même association dans le cadre des entretiens Jacques Cartier.

 

Télécharger la version actualisée de ce texte sur le site Raison publique.fr   

 

4. Un livre : L’action culturelle et ses métiers d'Isabelle Mathieu

Lire la recension de Christian Ruby Genèse du médiateur et de son territoire professionnel sur Nonfiction.fr

C’est ici

 

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 18:00

De quoi parle-t-on lorsqu’on prononce le mot « culture » ? Interminable débat… et pourtant sa permanence et sa reprise sans cesse à de nouveaux frais est nécessaire à la survie de tout espace public qui se veut démocratique.  

 

Interrogé par le Journal des grandes écolesRaphaël Enthoven apporte son éclairage en posant, comme il se doit, les questions de l’identité et de l’appartenance ?

 

 La culture relève d’une définition double et contradictoire puisque qu’elle désigne à la fois le particularisme de chaque individu mais aussi ce qui nous élève au-dessus de nous-mêmes, de nos origines, nous permet de transcender l’appartenance culturelle au profit de l’inappartenance intellectuelle.

La culture a ceci d’indispensable qu’elle n’est pas utile mais possède, au contraire, la vertu d’apprendre aux hommes ce qu’il n’est pas nécessaire de savoir pour vivre. Elle ouvre sur une connaissance qui n’est pas seulement dictée par l’adaptation du monde à nos besoins. C’est d’abord en cela qu’elle nous «dérange». Car l’inculture est confortable, comme l’est le dogmatisme, le monolinguisme et l’enfermement dans la sphère étroite des aspirations individuelles, qui fabriquent des troupeaux de moutons perclus d’individualisme. La culture est un luxe, un désir naturel et non-nécessaire, un superflu qui donne au sujet le goût de l’autre et de l’intérêt pour la « liberté du monde » (Arendt).

Il ne faut pas croire que la culture est une garantie d’intelligence.
Peut-être peut-on penser la création indépendamment de la culture. Le fait qu’il existe des écrivains de génie qui n’ont pas de grande culture littéraire. En revanche, il me semble que seule la culture – au sens agricole et historique de « cultiver son jardin » – permet l’émergence de la nouveauté. Car il n’existe pas plus de nouveauté radicale qu’il n’y a de couleurs inédites. Le monde est un puzzle dont le réarrangement des pièces produit des figures nouvelles. Plus on a de pièces, plus il y a de combinaisons. La culture n’est pas une affaire de passé mais d’avenir.

 (…)

Telle Janus… La culture possède deux visages, celui de l’ancrage et celui de l’arrachement, le visage typé, tellurique, incarné, singularisant d’une tradition, et le visage magnifique (mais abstrait) d’une transcendance qui nous «déprend de nous-mêmes» (Foucault), et nous invite à penser le monde séparément du lieu qu’on y habite.

 

Cette question de l’identité est au cœur de la brève (trop brève) intervention de l’ancienne ministre de la culture et députée européenne Catherine Trautmann diffusée ci-dessous. Plus précisément celle de l’enjeu culturel de la construction européenne.

 

Mais rappelons d’abord à quel niveau d’exigence la brève (trop brève) ministre qu’elle fut portait la question de l’enjeu culturel de l’action publique en matière de culture :

Nous sommes dans un pays qui a commencé son action culturelle par la conservation,  la protection des monuments, des institutions. Mais nous avons été très vite empêtres dans l’ambiguïté du mot culture. Durkheim définissait la culture comme les valeurs et les coutumes qui lient un groupe. Il faut rajouter à ce sens, comme Finkielkraut l’y invite, la transformation de l’héritage par la connaissance ou l’éducation. Lukacs a défini la culture comme « l’humanité de l’humain », propos terrible si l’on repense au moment où il a été écrit. A partir de ces définitions, je conçois la culture comme ce processus d’autocréation de l’homme par la culture, et j’essaie de travailler sur ce que cela signifie pour la démocratie. Il ne peut pas y avoir de projet de démocratie réelle s’il n’y a pas de place pour la culture et la création. L’Europe est une idée, non pas un territoire, c’est une véritable création qui doit, à mes yeux, se fonder sur ce que dit Lukacs.

Dans nos débats politiques, il faut que nous nous sentions obligés à un devoir d’humanité. La question est donc : quel statut donner à la création, et qu’entend-t-on par culture ? Après viennent les questions techniques de l’organisation du financement.

 

C Trautmann : Lumière sur l’Europe, in Culture publique, Opus 3, Sens et Tonka éd., 2005

 

 

Culture et idendité, les enjeux... - Ma-Tvideo France3
Catherine Trautmann, député européenne et ancienne ministre de la culture souligne l'enjeu culturel de la construction européenne. Pour le Blog, de l'émission Avenue de l'Europe, tous les samedi à 18h35 sur France3

 

@ Repris du site de France 3

 

 

 

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 14:35

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La Cité des sens poursuit sa tentative de mise en mémoire et en perspective des nombreuses et (parfois intéressantes) tribunes et contributions publiées cet été (ou, comme c’est le cas aujourd’hui, lors de cette rentrée) dans le double contexte :

- des routines saisonnières, les discussions sur la « culture » s’épanouissant ordinairement  dans la douce chaleur des festivals

- de la conjoncture crée par perspective de la campagne présidentielle.

 

Je dois à Jean-Gabriel Carasso, l’excellent rédacteur du blog L’oizeau rare, de m’avoir signalé la toute récente contribution (dans Libération) de Christophe Girard, maire-adjoint à la culture de la ville de Paris.

 

Le mois de juillet a été marqué par le retour de la culture au cœur du débat politique, grâce aux déclarations des candidats à la primaire lors du festival d’Avignon. Je ne peux que m’en réjouir, à la fois parce qu’elle illustre la volonté de la gauche de se réapproprier ce choix de civilisation face à une droite plus encline au divertissement culturel.

Je plaide aujourd’hui pour une nouvelle avant-garde, qui permette de redonner à la culture son rôle essentiel de levier économique, social et éducatif. Il nous faut inventer la culture de demain et je forme le vœu que la gauche sache affronter les difficultés et construise un nouveau pacte culturel, un pacte où la culture s’affirme comme un vecteur d’émancipation, d’égalité et de valeurs collectives.

 

Et, à juste titre, Jean-Gabriel qui se souvient sans doute de l’éphémère mais grande aventure du Forum permanent pour l’éducation artistique, attire mon attention plus spécialement sur ce passage

 

 

La politique culturelle n’a pas vocation à s’adresser uniquement aux professionnels ou aux élites. La gauche doit résolument placer la culture comme possible levier d’émancipation et de lien collectif. Je propose la mise en place d’un plan national pour l’éducation artistique en 2013 qui comprendrait plusieurs volets. Tout d’abord, une sensibilisation des enseignants à la culture pour qu’ils jouent pleinement leur rôle de transmission. Renforcer les dispositifs existants d’éducation des élèves à l’image et à la culture en initiant une opération nationale, à l’instar de ce que nous avons fait à Paris avec le programme «l’Art pour grandir», visant à amener les scolaires dans les établissements culturels.

 

Mais, bien entendu, c’est la totalité du Rebond de Christophe Girard (où il nous annonce d’ailleurs : ainsi, je publierai dans les prochains mois un ouvrage intitulé Petit Livre rouge de la culture, propositions pour une République culturelle.) qu’il faut lire…C’est ici  

Au sujet de la question de l’expérience artistique à l’école, lire (ou relire) Philippe Meirieu via le blog L’oizeau rare

 A SUIVRE

 

 

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Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Les politiques culturelles en débat
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  • : La Cité des sens. Culture et politique.
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  • : Les politiques culturelles aujourd'hui et leur histoire. Culture et politique, ressources, documents, analyses et débats par Jean-Claude Pompougnac .
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  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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