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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 15:58

face à face

 

Les débats furieux engagés entre la défense d’une culture crispée sûre de ses tris et les enthousiasmes confus qui posent l’équivalence de toutes les créations et de toutes les pratiques ne sont peut-être qu’un théâtre d’ombres. (Roger Chartier).

 

Comme convenu, ce blog donne suit à un certain nombre de propos et de textes publiés cet été pour tenter de cerner leurs enjeux quant à la conception de la culture et l’action publique en la matière.

 

Aujourd’hui Pour une autre politique de l’art, Robin Renucci, Le Monde, 6 août 2011.

 

Ce que nous avons entendu et lu ces dernières semaines nous laisse nombreux sur notre faim. La dimension budgétaire est déterminante, mais elle ne saurait être le pivot de nos raisonnements. Elle ne répond pas aux questions posées par l'art et la culture aujourd'hui.

Oui, il faut des moyens nouveaux, mais ils ne prendront sens que si nous engageons une réforme ambitieuse de nos objectifs et de nos actions. Le sens, là est la question majeure.

Y répondre impose un changement radical de logique. On ne rejette pas André Malraux en disant que "rendre accessibles au plus grand nombre (...) les oeuvres capitales de l'humanité" ne peut plus être le paradigme des politiques publiques de la culture en ce début de XXIe siècle.

(…)

Il ne s'agit plus d'"accès" aux oeuvres. Il faut faire en sorte que "les oeuvres oeuvrent" comme le dit joliment le philosophe Bernard Stiegler. Parlons de création partagée, d'appréhension individuelle et collective, de contribution populaire. Sortons des oppositions bien peu innocentes entre une culture "populaire" et une autre qui ne le serait pas. Refusons l'opposition caricaturale entre professionnels et amateurs.

 

On notera au passage que la question de ces oppositions est, entre autres, au cœur de la vive controverse qui oppose depuis quelques jours Nicolas Roméas (L’art, la culture et la gauche, 8 août 2011 Médiapart) d’une part et Michel Simonot et Diane Scott, d’autre part, (Résister au « populisme culturel : pour un argumentaire renouvelé de la culture, Le Revue des livres 1er septembre) ; échange passablement virulent suivi de Résister aux intégristes de l’art, réplique de Nicolas Roméas et Valérie de Saint-Do, (Micro Cassandre, 5 septembre), à l’interminable et vaseuse dissertation (sic)  de Simonot et Scott.

 

L’excellent blog L’Oizeau rare (Jean-Gabriel Carasso) s’est fait l’écho de ce « débat » ce qui me dispense, pour le moment,  de commenter de vives diatribes donc j’avoue ne saisir pas l’enjeu.

 

Revenons aux propos du nouveau directeur des Tréteaux de France :

 

L'historien Roger Chartier écrivait ici même il y a vingt ans : "Il y a quelque chose de pathétique à vouloir dresser une digue étanche, infranchissable, entre les études et les oeuvres dont se délectent "les amateurs habituels des choses de l'esprit" et les "pratiques culturelles" du plus grand nombre, alimentées par le marché des loisirs. Le lien qui les unit (...) réside dans la trajectoire même qui donne leur sens aux oeuvres les plus puissantes" ("Pas d'oeuvre sans pratique", Le Monde du 26 septembre 1991).

 

Peut-être comme moi, avez-vous cherché le texte intégral de cette tribune de Roger Chartier sur le web ?… je ne l’ai pas trouvé, du moins en accès gratuit.

Fidèle à la vocation de La Cité des sens (dont je ne sais si elle est « artistique » plutôt que « culturelle » mais assurément pédagogique) qui est de permettre à ses lecteurs d’accéder aux textes eux-mêmes je livre donc ici cette brève et remarquable mise au point de l’historien de la lecture et des pratiques culturelles (écrite à l’époque, en écho au livre de Marc Fumarolli, L’Etat culturel).

 

Tribune de Roger Chartier, Le Monde 26 septembre 1991.

 

 

 

 

 

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 07:00

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En cette rentrée, La Cité des sens se propose de revenir sur quelques déclarations, textes ou contributions signalés à notre attention pendant la saison des festivals et d’y faire suite en balisant le(s) terrain(s) du débat sur ce que l’on nomme communément la culture et les formes que prend l’action publique qui affirme s’en soucier.

 

Dans quelques temps, tout cela sera devenu totalement anecdotique, mais, comme chacun sait, les danseurs et danseuses au bal des prétendants de la primaire du P.S. parmi lesquel(le)s  figure le (la) futur(e) candidat(e) de « la gauche » se sont cru obligés de parler de « culture ».

 

Honneur au « junior » soit la tribune de Manuel Valls dans les Inrocks (23 août 2011) Sortir de la dépression culturelle.  

Notre pays traverse une sorte de “dépression culturelle”. Après l’élan des années Lang, aucun des gouvernements successifs n’est parvenu à redonner du souffle à notre politique culturelle.

 

Ainsi s’exprime Valls qui nous renseigne sur l’origine de ses convictions en la matière :

 

Parce que j’ai grandi auprès d’un père artiste-peintre et que je partage la vie d’une violoniste, que la littérature et la musique ont forgé mon imaginaire d’enfant et d’adolescent, je sais l’importance de l’art et de la culture dans la construction de l’individu et du citoyen.

 

Certes, comme toujours lorsque le propos se situe à un certain niveau de généralité, on peut s’interroger sur la signification donnée aux termes d’art et de culture (j’y reviendrai, encore et toujours…).

Chacun entendra comme il lui plaira les fortes affirmations du maire d’Evry, il n’en reste pas moins que le rapprochement des mots dépression et culture peut faire sens.

Et donner envie de relire le texte majeur que Marcel Proust écrivit en préface à sa traduction de l’ouvrage de l’anglais John Ruskinsame et les Lys, Des Trésors des Rois, préface que l’on trouve aujourd’hui publié sous le titre Sur la lecture.

ou en  fichier .pdf, à cette adresse, par exemple

 

 

Ce qu’écrit Proust dans ce texte majeur (dont les premières pages consacrées à l’évocation des lectures d’enfance sont une merveilleuse miniature d’A la recherche du temps perdu) s’applique, me semble-t-il, à la culture (en un sens, il est vrai,  qui n’est peut-être pas le sens communément admis).

 

Pour nous, qui ne voulons ici que discuter en elle-même, et sans nous occuper de ses origines historiques, la thèse de Ruskin, nous pouvons la résumer assez exactement par ces mots de Descartes, que « la lecture de tous les bons livres est comme une conversation avec les plus honnêtes gens des siècles passés qui en ont été les auteurs.

 

En réalité, Proust  récuse cette analogie un peu convenue entre la lecture et la conversation :

 

Mais si je crois que la lecture, dans son essence originale, dans ce miracle fécond d'une communication au sein de la solitude, est quelque chose de plus, quelque chose d'autre que ce qu'a dit Ruskin, je ne crois pas malgré cela qu'on puisse lui reconnaître dans notre vie spirituelle le rôle prépondérant qu'il semble lui assigner.

 

Malgré de nouvelles excursions vers les lectures d’enfance, Proust tient solidement le fil qui unit selon lui lecture (culture, dirions nous) et vie spirituelle.


Et c'est là en effet un des grands et merveilleux caractères des beaux livres (et qui nous fera comprendre le rôle à la fois essentiel et limité que la lecture peut jouer dans notre vie spirituelle) que pour l'auteur ils pourraient s'appeler « Conclusions » et pour le lecteur « Incitations ». Nous sentons très bien que notre sagesse commence où celle de l'auteur finit, et nous voudrions qu'il nous donnât des réponses, quand tout ce qu'il peut faire est de nous donner des désirs. (…) Tel est le prix de la lecture et telle est aussi son insuffisance. C'est donner un trop grand rôle à ce qui n'est qu'une initiation d'en faire une discipline. La lecture est au seuil de la vie spirituelle; elle peut nous y introduire : elle ne la constitue pas.

 

Pour asseoir cette conviction, Proust fait état de son intérêt pour la psychologie et Les maladies de la volonté (il cite en note cet ouvrage de Théodule Ribot).

Il est cependant certains cas, certains cas pathologiques pour ainsi dire, de dépression spirituelle, où la lecture peut devenir une sorte de discipline curative et être chargée par des incitations répétées de réintroduire perpétuellement un esprit paresseux dans la vie de l'esprit. Les livres jouent alors auprès de lui un rôle analogue à celui des psychothérapeutes auprès de certains neurasthéniques.

On sait que, dans certaines affections du système nerveux, le malade, sans qu'aucun de ses organes soit lui-même atteint, est enlisé dans une sorte d'impossibilité de vouloir, comme dans une ornière profonde d'où il ne peut se tirer seul, et où il finirait par dépérir, si une main puissante et secourable ne lui était tendue. Son cerveau, ses jambes, ses poumons, son estomac, sont intacts. Il n'a aucune incapacité réelle de travailler, de marcher, de s'exposer au froid, de manger. Mais ces différents actes, qu'il serait très capable d'accomplir, il est incapable de les vouloir. Et une déchéance organique qui finirait par devenir l'équivalent des maladies qu'il n'a pas serait la conséquence irrémédiable de l'inertie de sa volonté, si l'impulsion qu'il ne peut trouver en lui-même ne lui venait de dehors, d'un médecin qui voudra pour lui, jusqu'à ce qu’il ait peu à peu rééduqué ses divers vouloirs organiques. Or, il existe certains esprits qu'on pourrait comparer à ces malades et qu'une sorte de paresse (5) ou de frivolité empêche de descendre spontanément dans les régions profondes de soi-même où commence la véritable vie de l'esprit. Ce n'est pas qu'une fois qu'on les y a conduits ils ne soient capables d'y découvrir et d'y exploiter de véritables richesses, mais, sans cette intervention étrangère, ils vivent à la surface dans un perpétuel oubli d'eux-mêmes, dans une sorte de passivité qui les rend le jouet de tous les plaisirs, les diminue à la taille de ceux qui les entourent et les agitent, et, pareils à ce gentilhomme qui, partageant depuis son enfance la vie des voleurs de grand chemin, avait, pour avoir depuis trop longtemps cessé de le porter, oublié jusqu’à son nom, ils finiraient par abolir en eux tout sentiment et tout souvenir de leur noblesse spirituelle, si une impulsion extérieure ne venait les réintroduire en quelque sorte de force dans la vie de l'esprit, où ils retrouvent subitement la puissance de penser par eux-mêmes et de créer. Or cette impulsion que l'esprit paresseux ne peut trouver en lui-même et qui doit lui venir d'autrui, il est clair qu'il doit la recevoir au sein de la solitude hors de laquelle, nous l'avons vu, ne peut se produire cette activité créatrice qu'il s'agit précisément de ressusciter en lui. De la pure solitude l'esprit paresseux ne pourrait rien tirer, puisqu'il est incapable de mettre de lui-même en branle son activité créatrice. Mais la conversation la plus élevée, les conseils les plus pressants ne lui serviraient non plus à rien, puisque cette activité originale ils ne peuvent la produire directement. Ce qu'il faut donc, c'est une intervention qui, tout en venant d'un autre, se produise au fond de nous-mêmes, c'est bien l'impulsion d'un autre esprit, mais reçue au sein de la solitude. Or nous avons vu que c'était précisément là la définition de la lecture, et qu'à la lecture seule elle convenait. La seule discipline qui puisse exercer une influence favorable sur de tels esprits, c'est donc la lecture : ce qu'il fallait démontrer, comme disent les géomètres.

 

Souhaitons donc que, si tous les petits français ne deviennent pas violoniste ou artiste-peintre (sic), ils se voient au moins offrir de nombreuses occasions de contracter le goût de la lecture.

 

 

 

 

 

 

 

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 17:31

 

Dictionnaire culturel en langue française, sous la direction d'Alain Rey, Le Robert éd.

 

 

Fin de l'article Politique

Les incompréhensions, les équivoques qui demeurent entre le pouvoir et le peuple laissent une part d'insaisissable en politique. Dans la dédicace de son extraordinaire petit traité, le Prince, Machiavel avait indiqué : « […] je pense qu'il faut être prince pour bien connaître la nature du peuple, et peuple pour bien connaître celle des princes ». Dans une note sur Machiavel, Merleau-Ponty fait ce commentaire :

[...] comme des miroirs disposés en cercle transforment une mince flamme en féerie, les actes du pouvoir, réfléchis dans la constellation des consciences, se transfigurent, et les reflets de ces reflets créent une apparence qui est le lieu propre et en somme la vérité de l'action historique. Le pouvoir porte en lui un halo, et sa malédiction -comme d'ailleurs celle du peuple qui ne se connaît pas davantage,- est de ne pas voir l'image de lui-même qu'il offre aux autres. C'est donc une condition fondamentale de la politique de se dérouler dans l'apparence.

Merleau-Ponty, Signes, p. 273

 

 

 

 

 

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 21:37

 

  

 

 

 

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 09:44

 

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Retrouvez, en cliquant sur le bouton ci-dessous, mon tableau de bord d'informations sur Scoop It

 

 

 

 

 

et aussi, les deux flux auxquels je suis abonné :

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 15:15

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 11:53

école

 

En attendant de pouvoir les mettre en pratique on peut déjà préparer ses bonnes résolutions pour la rentrée.

Ah!!!  l'ivresse des commencements, des rien ne sera plus comme avant et des cette année, promis, juré, j'arrête de faire le zouave et je suis sage comme une image.

 


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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 11:05

 

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Ce qu’il y a de bien avec la campagne en vue de l’élection présidentielle de 2012, c’est qu’elle oblige les candidats à « parler culture ». Ce qui est plus embêtant, c’est qu’ils le font dans le cadre du festival d’Avignon. Deux inconvénients majeurs à cela.

Parler politique culturelle au festival d’Avignon, c’est aggraver un peu plus la confusion entre théâtre et culture, politique et spectacle. La chaleur avignonnaise est propice aux surenchères. Des 50% d’augmentation pour le budget de la culture annoncés par Martine Aubry au « prix unique pour toute la culture » proposé par Arnaud Montebourg, attention aux promesses sans lendemain, aux annonces sans fondement.

 

Il y a quelques jours je publiais une note intitulée La "culture" à fond la caisse  

J'y signalais deux contributions au débat : quand j’entend les mots politique culturelle, faut-il, en premier lieu, que je cause gros sous ou bien ça fait mauvais genre ? 

 

La gauche, le marteau et les clous, le point de vue de Valérie de Saint-Do

 

Est-il raisonnable d’augmenter significativement le budget de la Culture ? la contribution du Groupe Jaurès.

 

Il convient désormais d’ajouter à ce début de liste, « De retour d’Avignon », le billet publié par Denis Declerck sur Cultural engineering Group Weblog dont les premières lignes sont citées ci-dessus.

 

Denis Declerck est directeur de l’action culturelle à la communauté d’agglomération d’Evry Centre Essonne. Avant cela, il a été directeur de théâtres à Vienne (1989-1992) puis à Béziers (1992 – 1999) avant de rejoindre le ministère de la culture : conseiller théâtre et action culturelle à la DRAC Nord Pas de Calais (1999 – 2004) puis inspecteur (2004 – 2009). Il a notamment été le coordonnateur et le rapporteur général des Entretiens de Valois. Denis Declerck est titulaire du Master 2 “Direction de projets culturels” délivré par l’Observatoire des Politiques Culturelles  et Sciences – Po Grenoble (1997).

 

Je signale de nouveau qu’un peu à l’écart des déclarations intempestives de candidats à la primaire, le secrétariat national à la culture a publié un document assez consistant qui mérite de retenir l’attention.  

Télécharger la Contribution au projet culturel du Parti socialiste.

 

 

 

 

 

 

 

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 11:11

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Indignation.

Il n’y a pas d’autre mot pour désigner le vif sentiment que j’ai éprouvé à la lecture de la dernière parution du Journal du dimanche et de cette scandaleuse déclaration de Ségolène Royal, l’ex-candidate aux plus hautes responsabilités de l’Etat.

 

Lors d’une rapide halte à la médiathèque de la ville, en réponse à une question sur l’augmentation du budget de la culture annoncée par Aubry, elle se démarque: "On ne peut pas se permettre de promettre des choses à chaque corporation".

 

 

 

 

Corporation, vous avez bien lu : corporation.

Faut-il qu’elle soit dans une passe difficile, l’ex-élève du pensionnat saint Joseph de Cluny à Fort-de-France, pour confondre ainsi corporation et congrégation, métier et sacerdoce, artisan et artiste, profane et sacré !

 

Non, les artistes, les créateurs ne sont pas un groupe de pression qui défendrait de vulgaires intérêts particuliers, ce sont les messies d’un monde meilleur où communieront le beau, le bon et le bien.

 

Invitons donc la candidate aux primaires du P.S. (et les lecteurs de La Cité des sens, par la même occasion) à relire la lettre qui commence ainsi.

 

 

L'artiste, image de Dieu Créateur

1. Personne mieux que vous artistes, géniaux constructeurs de beauté, ne peut avoir l'intuition de quelque chose du pathos avec lequel Dieu, à l'aube de la création, a regardé l'œuvre de ses mains. Un nombre infini de fois, une vibration de ce sentiment s'est réfléchie dans les regards avec lesquels, comme les artistes de tous les temps, fascinés et pleins d'admiration devant le pouvoir mystérieux des sons et des paroles, des couleurs et des formes, vous avez contemplé l'œuvre de votre inspiration, y percevant comme l'écho du mystère de la création, auquel Dieu, seul créateur de toutes choses, a voulu en quelque sorte vous associer.

Pour cette raison, il m'a semblé qu'il n'y avait pas de paroles plus appropriées que celles de la Genèse pour commencer la lettre que je vous adresse, à vous auxquels je me sens lié par des expériences qui remontent très loin dans le temps et qui ont marqué ma vie de façon indélébile. Par cet écrit, j'entends emprunter le chemin du dialogue fécond de l'Église avec les artistes qui, en deux mille ans d'histoire, ne s'est jamais interrompu et qui s'annonce encore riche d'avenir au seuil du troisième millénaire.

(...)

La première page de la Bible nous présente Dieu quasiment comme le modèle exemplaire de toute personne qui crée une œuvre : dans l'homme artisan se reflète son image de Créateur. Cette relation est évoquée avec une évidence particulière dans la langue polonaise, grâce à la proximité lexicale entre les mots stwórca (créateur) et twórca (artisan).

Quelle est la différence entre «créateur» et «artisan» ? Celui qui crée donne l'être même, il tire quelque chose de rien - ex nihilo sui et subiecti, dit- on en latin -, et cela, au sens strict, est une façon de procéder propre au seul Tout-Puissant. À l'inverse, l'artisan utilise quelque chose qui existe déjà et il lui donne forme et signification.

(…)

C'est pourquoi plus l'artiste est conscient du «don» qu'il possède, plus il est incité à se regarder lui-même, ainsi que tout le créé, avec des yeux capables de contempler et de remercier, en élevant vers Dieu son hymne de louange. C'est seulement ainsi qu'il peut se comprendre lui-même en profon deur, et comprendre sa vocation et sa mission.

 

Lettre du Pape Jean-Paul II aux artistes (1999).

 

 

LIRE LA SUITE

 

 

 

 

A suivre, avec des contributions d’André Malraux, Jacques Duhamel, Jacques Rigaud et saint Jean Chrysostome

 

 

Post sciptum.

La preuve que nous vivons bien dans un monde désenchanté : la presse, notifiant le décès de Claude Laydu (« emporté par le marchand de sable » -sic), l’a littéralement encensé pour sa paternité de « Bonne nuit les petits » et de son « Gros Nounours »  et a, bien sûr, omis de rappeler qu’il fut d’abord l’inoubliable interprète du Journal d’un curé de campagne de Bernanos/Bresson. Ou comment la puérilité, nouvel opium des masses est devenu le Prozac de l’inquiétude religieuse et le Viagra des fiascos spirituels .

 

P.S. 2 : les très mauvais calembours auxquels vous avez échappé : Le Journal d'une curée de campagne, le sable et le roupillon...

 

 

 

Déjà publié, dans la même rubrique :

 

 

La chose artistique (un)

 

   

La chose artistique (deux)

 

 

La chose artistique (trois)

 

   

La chose artistique (quatre)

 

 

La chose artistique (cinq)  

 

 

 La chose artistique (six)

 

 

 

 

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 14:27

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Signalé hier sur Facebook par l’excellent CD-Org, cette page de Speecom (22 juillet) qui contient de quoi faire très froid dans le dos à plus d’on bloggeur.

 

Les blogs ont des obligations concernant les droits d’auteur, les citations, les photos, les liens, reprises de contenu… Ces règles ne sont pas toujours bien connues du grand public et des bloggeurs qui sont pourtant les premiers concernés. Nous allons donc faire une liste des règles à respecter lorsque que vous blogguez  --> LIRE L'ARTICLE 

 

 

 

 

 Je me permets de renvoyer à une précédente page de La Cité des sens (11 juillet 2007) sur les mêmes aspects juridiques.

 

Pour faire suite, si vous êtes plus calés que moi en droit ou si vous voulez vous perfectionner (moi j’ai renoncé) voyez les belles embrouilles que produit le ministère de la Culture pour se rendre agréable aux ayants droit de la copie privée.

 

Exclusif PC INpact : dans le cadre d’une réunion interministérielle orchestrée aujourd'hui par Olivier Henrard, le ministère de la Culture a proposé un texte pour contourner littéralement les risques soulevés par un arrêt du Conseil d’État en matière de copie privée. C'est l'arrêt de juin 2011 qui censure l’application de la « taxe » aux produits acquis dans un but professionnel. Une disposition préparée dans la torpeur de l’été et qui sera injectée dans notre droit par voie d'amendement. Avantage ? Pas d'étude d'impact, ni de passage par le Conseil d'Etat comme pour tout projet de loi. --> L'ARTICLE DE PC INpact

 

 

 

 

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Présentation

  • : La Cité des sens. Culture et politique.
  • La Cité des sens. Culture et politique.
  • : Les politiques culturelles aujourd'hui et leur histoire. Culture et politique, ressources, documents, analyses et débats par Jean-Claude Pompougnac .
  • Contact

Profil

  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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