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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 19:46

arcadi_36.jpg

 

L’excellent CD-Org, le site quotidiennement actualisé de Christophe Demay vient de livrer l’actualité suivante

 

Le 22 novembre 2010, la Chambre Régionale de l’Economie Sociale et Solidaire CRESS PACA, l’Agence des Arts du Spectacle ARCADE de Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’Union des Fédérations Régionales des  Maisons des Jeunes et de la Culture UFRMJC, le centre de développement pour les musiques actuelles l’A.M.I et l’association de médiation artistique les Têtes de l’Art ont accueilli des acteurs culturels, des techniciens de collectivités territoriales, des porteurs de projets… de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, pour une rencontre professionnelle sur les pratiques de mutualisation et de coopération dans le secteur culturel.
Cette journée venait clôturer un premier cycle de deux ateliers régionaux, ayant permis des échanges d’expériences et des approfondissements autour de quatre questions : Les pratiques de mutualisation et de coopération dans le secteur culturel : Pourquoi ? Quoi ? Avec qui ? Comment ?
Par cette démarche participative et résolument concrète, les organisateurs ont souhaité inviter les participants à dépasser leurs barrières disciplinaires et à sortir de leurs urgences respectives, pour penser ce que pourraient être les termes d’une réflexion collective, dans notre région, sur la problématique de structuration économique des acteurs associatifs, artistiques et culturels. Penser “coopération et mutualisation” a été le moyen proposé pour impulser une réflexion qui soit en prise avec les stratégies opératoires des acteurs, mais aussi avec leur vécu et leurs pratiques professionnelles.

 

Les actes du colloque sont désormais en téléchargement ICI 

 

 

On pourra ainsi mesurer les progrès de la réflexion et de l’expérimentation depuis l’initiative un peu similaire prise par ARCADI en…  juin 2006 (comme le temps passe…)

 

 

 

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 08:39

escalier_3.jpg

Pour faire suite à ma récente note La culture saisie par l’Etat, une leçon documentée et rigoureuse sur les fondamentaux (comme on dit aujourd’hui) de la politique culturelle à la française.

 

Politiques de la création

 

Un cours de Marie-Christine Bordeaux (22 février 2011)

 

La politique culturelle de la France, telle qu’elle résulte de la mise en place d’un ministère de la Culture en 1959, est en tension entre trois axes : le soutien à la création artistique, la protection et la mise en valeur du patrimoine, la régulation de l’activité des industries culturelles. Malgré l’importance des acquis constatés dans l’axe patrimonial, et quelles que soient les limites des actions conduites dans celui des industries culturelles, il convient de s’interroger sur la prééminence de la notion de création et du vocabulaire qui lui est associé dans le fond discursif commun des politiques culturelles et dans celui de leur critique. Depuis la dénonciation d’un mécénat d’État jusqu’à la mise en évidence d’une crise structurelle dans un processus de démocratisation culturelle essentiellement fondé sur la diffusion d’une culture légitime, de quelles pratiques de création est-il question ?

Cet enseignement a été donné dans le cadre de la Maison de la création : l’université Stendhal de Grenoble organise un séminaire de recherche annuel (ouvert à tous, enseignants, étudiants, chercheurs et doctorants) consacré à la création. Cette activité scientifique se situe dans la continuité des travaux déjà engagés par les laboratoires de recherche de l’université Stendhal et leurs partenaires. Elle s’inscrit dans les logiques de développement de ces problématiques sur le site Grenoblois autour de la Maison de la création. Le séminaire aboutira à des publications scientifiques et à un colloque international sur la création en 2012.

 

 

 

 

 

 

 

Le site

 

 

 

Petit complément sur l’actualité du débat politique sur l’action publique en matière de culture, trois contributions récentes :

 

David Kessler ---- Jérôme Clémént --- Le Front de Gauche  

 

 

 

 

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 09:30

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C'était il y a quelques temps, lors d'un de ces forums dont Libération a le secret, deux anciens ministres dissertaient sur la liberté de création, sous le titre : L’artiste doit-il être irrespectueux ?

 

Dans son Lisez Flaubert, parfait parangon de la littérature irrespectueuse, Roger Vailland dit tout : «L’engagement particulier de l’artiste, c’est de descendre aux entrailles des choses…» Etre «irrespectueux» (peu importe les nuances sémantiques, l’évidente relativité du mot), apparaît comme attitude consubstantielle à la qualité d’artiste. Des concessions avec soi-même devant les risques de censure ? Un artiste qui recule ne trahit pas : il se trahit (Jean Cocteau).

 

 Lire la tribune de Jack Lang 

 

 

Et l'un de ses successeurs d'affirmer :

 

Pour ma part, je considère que c’est à l’artiste seul à rester le maître de ses choix et à ceux qui ont la responsabilité de présenter ses œuvres dans l’espace public d’évaluer ce qui est compatible avec l’état des sensibilités qu’elles rencontreront. J’aimerais en tout cas qu’on sache échapper à la désinvolture et à la censure à la fois, y compris à l’autocensure qui est la pire, et que l’on évite de sombrer dans la judiciarisation de la vie culturelle à laquelle invitent les initiatives désormais trop fréquentes de saisine des tribunaux par des individus ou des associations qui s’estiment lésées par la présentation de telle ou telle œuvre qui ne leur convient pas ou qui les choque.



Lire la tribune de Jean-Jacques Aillagon

 

 

Voir aussi le verbatim de la confrontation entre les deux ministres-esthètes par Mathilde BOIREAU,  Master II Journalisme, reportage, enquête Science Po Rennes, sous le titre Une question Pyquante – (car telle était la petite polémique de l'époque).

 

 

 

Digression sur cette déjà lointaine polémique printanière

 

 

Les directeurs des théâtres nationaux occupent le sommet de la pyramide du monde artistique. Ils sont nommés directement par le ministre de la Culture et entretiennent des liens étroits avec le pouvoir central. (Il n’est pas rare que le ministre leur téléphone directement et leur confie son numéro de portable.) Cette petite élite est donc très intégrée dans les rouages du pouvoir d’Etat. Par comparaison, je rappellerai que les présidents d’université sont élus par leurs pairs (par le conseil d’administration de l’université, qui est composé de représentants des enseignants-chercheurs, du personnel administratif, etc.) et non pas nommés par le ministre. La dépolitisation du milieu artistique, dont témoigne le consensus journalistique sur l’affaire Py, s’explique en bonne en partie par cette dépendance à l’égard du pouvoir d’Etat.

 

Se rafraîchir la mémoire sur la forte analyse de Gérard Noiriel, sur son blog  

 

 

C'était il y a plus longtemps encore (fin 2010), Yves Michaud était invité à participer à l'un de ces forums dont Libération a le secret et, dans une table ronde intitulée : L'artiste a-t-il un avenir? livrait une fort utile mise au point sur la situation de l'art dans la sphère sociale et culturelle

 

On était habitué à une distinction assez claire entre la culture haute et la « pop culture ».

(…)

Cette distinction est en grande partie vestigiale et battue en brèche sur de nombreux fronts.

Je diagnostique en effet l’apparition récente d’un nouveau paradigme dans notre relation à l’art et à la culture.

En voici les traits principaux sans les nuances qui seraient nécessaires.

- Cette relation est une relation de divertissement et d’hédonisme, pas d’exemplarité morale ou politique. Au demeurant, on constate un affaiblissement net de l’engagement artistique, voire sa disparition.

- La relation du spectateur-usager-consommateur est une relation d’immersion dans des "ambiances" et des "atmosphères" synesthésiques : plusieurs sens sont concernés qui participent à une expérience diffuse et enveloppante, fortement marquée par le partage d’émotions.

- La créativité au sein de cette culture et de ces formes d’art est individuelle ou tribale mais en tout cas non canonique. Culture et arts sont pratiqués, goûtés, produits au sein de réseaux. Ils sont porteurs de marquages identitaires, individuels ou de groupe, forts - par opposition à la quête d’universalité de l’art moderne.

- Les prescripteurs-connaisseurs sont en position de faiblesse et le primat va à la communication sur l’évaluation.

Ces changements de notre relation à la culture et à l’art vont de pair avec un mouvement d’esthétisation grandissante de la vie sociale en général.


Lire ce texte (et son contexte) sur le blog d'Yves Michaud.  

 

 

Dans la même rubrique :

 

 

La chose artistique (un)

 

   

La chose artistique (deux)

 

 

La chose artistique (trois)

 

   

La chose artistique (quatre)

 

 

 

 

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 19:04

pompougnac_464.jpg

 

C'est sans doute dans les propos tenus sur ce qu'on appelle désormais la culture, que l'affirmation de Paul Valéry selon laquelle : « Il n'est nullement nécessaire de connaître ce dont on parle pour en parler avec justesse », trouve sa plus pertinente vérité.

 

Ce nest rien de plus qu'un constat  mais j'entends par « ce qu'on appelle désormais la culture » les formes de la soumission commune aux effets directs et collatéraux des politiques publiques de la culture.

 

Après plus de 50 ans (pour ne s'en tenir qu'au court terme) d'action(s) publique(s) successivement inventées et empilées en la matière, la politique culturelle part dans tous les sens.

 

D'où l'inquiétante question de savoir si elle a tout simplement un sens. Il n'est pas inutile avant de tenter désespérément d'y répondre de clarifier autant que faire se peut les dimensions et les formes que prend le « gouvernement de la culture » (selon le titre de louvrage de Maryvonne de Saint Pulgent, Gallimard, 1999).

 

« Vers une typologie des objets et des formes de l'intervention culturelle étatique »

Gabriel Dussault

Recherches sociographiques, vol. 23, n° 3, 1982, p. 347-355.

 

 

Sans nous cacher le caractère sommaire et extrêmement provisoire des lignes qui suivent, nous voudrions tenter ici de dresser, et d'illustrer par quelques exemples empiriques, un inventaire typologique des objets et des formes de l'intervention culturelle étatique, dont nous avons cherché, dans un précédent article, à préciser la notion et à montrer l'actualité. Ne serait-ce qu'en remémorant certains objets et certains modes d'intervention trop souvent ignorés ou négligés, nous voudrions ainsi donner un aperçu de l'ampleur et de la complexité d'un pareil sujet d'étude, suggérer les difficultés des comparaisons interétatiques en cette matière et faire pressentir l'extrême relativité d'analyses de l'intervention culturelle étatique qui ne prendraient en considération qu'une partie de ses objets ou de ses formes (par exemple, le mécénat à l'égard des beaux-arts et des belles-lettres). L'intervention de l'État en matière de culture se pluralise, en effet, en raison de la diversité de ses objets : secteurs, champs ou domaines de la culture sur lesquels elle porte, d'une part, et, d'autre part, fonctions spécifiques de l'action culturelle (ou processus culturels) qu'elle vise à l'intérieur de chacun de ceux-ci. Mais ses formes ou modalités se diversifient également selon qu'elle relève de l'une ou l'autre fonction, de l'un ou l'autre « pouvoir » (législatif, exécutif ou judiciaire) ou « niveau de contrôle » de l'État : «l'impératif (législation et gouvernement) et l'exécutif (administration et juridiction) ».

 

 

 

 

Lien vers le texte intégral de l’article sur le site québécois Erudit.org  

 

 

 

 Politique d’utilisation des services d’Erudit.org  

 

 

 

 

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 15:00

 

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Complément  (15 mai 2011).

 

 

On trouve sur le site de l’Université Paul Valéry de Montpellier des notes de cours assez développées sur

 

 

L’évolution historique de l’intervention publique dans les arts  et la culture

 

et sur

Les institutions culturelles

 

 

Bibliographie (s)


Bib P C
 

Approche  historique

 

Etat de Révolution à1959 (Article de Pascal Ory)
chronologie ministere-culture[1] Chronologie du Ministère de la culture 
L'invention de la politique culturelle (Philippe Urfalino)

50ans-extrait (article d'Antoine Compagnon)

 

 

Le service public de la culture ?

 

Intérêt général et service public
La charte des missions de service public.

 

Les objectifs du minsitère détaillés dans la Directive nationale d'orientation adressée aux DRAC.


Note aux DRAC

 

La question de la démocratisation

 

 
EN FINIR (VRAIMENT) AVEC LA «DÉMOCRATISATION DE LA CULTURE (article Olivier Donnat)

Democratisation-CF348 (article d'Emmanuel Wallon)

 

 

  

 

La décentralisation

 

article a151 Alain lefebvre  (Article d'Alain Lefebvre)


Les collectivités territoriales et la question de l'art.

 

 


Chiffres clés

 

 

minicc2011fr 

Statistiques du Ministère de la culture.

 

 

 

 

 

 

Rappel :

 

 

= = = AU COMMENCEMENT... = = = =

 

Ce qu'on appelle « La Culture » c'est l'ensemble des réponses mystérieuses que peut se faire un homme, lorsqu'il regarde dans une glace, ce que sera son visage de mort. 

(...)

Le grand combat intellectuel de notre siècle a commencé. Mesdames et Messieurs, cette Maison y convie chacun de vous, parce que la Culture est devenue l'autodéfense de la collectivité, la base de la création et l'héritage de la noblesse du monde.

 

André MALRAUX

 

 = = L'AGE DU DEVELOPPEMENT CULTUREL = =

 

La mutation culturelle que nous constatons se traduit par une remise en question généralisée de la notion de culture qui a perdu son ancienne clarté pour devenir insaisissable.

 

De là provient une première difficulté pour l'élaboration d'une politique culturelle : comment définir une politique dans un domaine qui n'a pas été préalablement défini, cerné, circonscrit?

(…)

Le développement culturel n'est donc plus pour les sociétés et les individus un luxe dont ils pourraient se passer, l'ornement de l'abondance; il découle des besoins profonds des sociétés aux prises avec leur transformation.

 

Jacques DUHAMEL, Discours à la Première conférence des ministres européens de la culture, Helsinki, 9 juin 1972.

 

 

  = DE LA CULTURE LÉGITIME À L’ÉCLECTISME CULTUREL =

 

 

Pour définir la culture, la plupart des commentateurs utilisent la proposition de l’anthropologue britannique Edward Burnett Tylor (1832-1917) dans son livre Primitive Culture (1871) : « Culture, pris dans son sens ethnologique le plus étendu, est ce tout complexe qui inclut la connaissance, la croyance, l’art, les choses morales, la loi, la coutume, et toutes les autres aptitudes et habitudes acquises par l’homme en tant que membre de la société. »

 

(…)

 

Edgar Morin a bien résumé cette situation un peu bancale [l'ambiguïté du terme « culture »] : « Il est clair que nous avons un sens restreint et un sens ample du mot “culture”.

Le sens restreint, c’est la culture cultivée, la culture des productions esthétiques, artistiques, intellectuelles, et le sens ample, qui est en même temps un sens très profond, c’est un sens anthropologique, c’est l’ensemble des normes, des comportements, des prescriptions, des tabous qui en quelque sorte ordonnent notre “vivre” dans une société donnée. Évidemment, nous sommes ballottés entre ces deux sens et nous faisons sans cesse le va et vient, nous sautons d’un code à un autre, d’une façon tout à fait inconsciente »

 

(Intervention orale d’Edgar Morin dans « Prospective du développement culturel

», Analyse et Prévision, Futuribles, octobre 1973, p. 32 (actes du colloque du

même titre, Arc-et-Senans, avril 1972).

 

Culture, « culture » (7) : le malentendu

Cette définition de la culture en deux entités distinctes n’est pas entièrement satisfaisante : c’est le mariage de la carpe et du lapin. Sous prétexte d’homographie (« culture » = Culture), la ressemblance entre les signifiants a imposé une équivalence sémantique entre deux approches foncièrement divergentes. Tout se passe comme si la Culture « au sens anthropologique » était une assiette au centre de laquelle trônerait la culture académique ou savante (« cultivée », « légitimée ») présentant à son tour la création artistique comme le joyau de sa couronne. On assisterait à un empilement des cultures, de la plus basse, mais la plus large,

à la plus élevée mais la plus rare. Le problème est que Culture est générique, et « culture » spécifique. Redisons-le : la première englobe tous les aspects de la vie collective en tant qu’ils appartiennent à un système social considéré a priori comme cohérent, où les arts ont leur place, ni plus ni moins, à côté des Arts de faire (8) comme les manières de cuire, de partir à la cueillette ou de faire son marché.

La seconde « culture » s’intéresse à ce que la société définit, par l’intermédiaire d’un corps compétent, comme « culturel » : surtout les arts, les créations et leurs publics (cf. la « réception » des oeuvres). Elle ne se réduit pas à la pure contemplation. La vie sociale l’interpelle par l’éducation artistique, les pratiques en amateur, la fréquentation des équipements culturels, la « culture d’appartement » (audiovisuel, achats culturels...) et d’autres réalités appréhendées par les enquêtes sociologiques et par la vie économique. On a agrandi son domaine en lui attribuant, à juste titre, la culture scientifique et technique, ou bien des activités de loisirs (bricolage, jardinage, tourisme, sports, télévision...). Mais, quoi qu’on dise, son centre de gravité reste animé par le souci fondateur de faciliter le contact entre les oeuvres à exposer, à visiter, à entendre, à lire, quelles qu’en soient la nature et l’origine, et « les gens » (publics, populations). La culture a soit le sens passif de ce qui est reçu et fixé à jamais, soit le sens actif d’une oeuvre à faire hic et nunc. La Culture anthropologique résulte de la sélection, dans son histoire, des éléments symboliques du savoir être et matériels des savoirs et des savoir-faire, qui la valorisent actuellement aux yeux des vivants. D’où l’importance des « mythes fondateurs », scientifiques, religieux, moraux ; des coutumes et des règles qui expriment les codes du savoir-vivre ; et des apprentissages (pour cueillir, chasser, combattre, pactiser, construire...) éprouvés par les Anciens et transmis de générations en générations. D’où aussi

son caractère fixiste, opposé aux nouveautés et aux interprétations personnelles qui tenteraient de contourner la loi générale. La « culture » dite académique, elle, entre de plain-pied dans l’échange généralisé des oeuvres d’art (par exemple les expositions temporaires et itinérantes du grand patrimoine), des groupes d’artistes (les tournées), des manières de consommer comme acheter des disques ou des journaux, etc. Ces activités privilégient les parcours culturels individualisés, favorisant « les goûts et les couleurs » au détriment des repères collectifs sur lesquels, croit-on, cette « culture » fondait autrefois sa légitimité.

 

 

Extrait de l'article de Pierre MAYOL

DE LA CULTURE LÉGITIME À L’ÉCLECTISME CULTUREL

 

Ville-Ecole-Intégration Enjeux, n° 133, juin 2003.

 

 

 

 

LIRE L'ARTICLE de PIERRE MAYOL

 

 

 

= = = = =

 

 


 

 

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 17:41

  vilar béjart

  

 

Trois informations, un peu en vrac : le mécénat, la fabrique du social, la mémoire de Jean Vilar

  UN-copie-2.jpg

 

Bonjour,

L'INSET d'Angers (ex-ENACT) m'a invitée à concevoir et à animer une journée d'information sur le thème : Le financement par le mécénat : quel intérêt ? quels enjeux ?
Elle aura lieu le mercredi 1er juin à Angers.
Trois collectivités (Reims, Pont-Aven, Baugé) viendront témoigner des initiatives qu'elles ont prises dans ce domaine (voir programme ci-joint).

Au plaisir de vous y rencontrer.... Et merci de faire passer !

Bien à vous,


___
Fabienne Huré | Conseil et Formation en stratégie mécénat
Rue des Fontaines - Lieudit Le Moulin L'Abbé
27 190 Conches en Ouche | Tel : 06 09 12 61 31
| N° SIRET : 50313551900026 | Code APE : 7021Z
Pages professionnelles sur Facebook : Facebook | Fabienne Huré


Conseil et formation en stratégie mécénat (auprès des collectivités territoriales et des porteurs de projet artistiques)

Formatrice | Mécénat culturel | Communication et marketing publics et culturels | Techniques d'écriture | Management



DEUX.jpg
 

La journée d'étude "Pour l’appropriation sociale des sciences" s'est déroulée le 16 mars 2011. Les communications de quelques intervenants sont désormais en ligne, en vidéos ou documents PDF, sur le site de la Fabrique du Social en rubrique "actualités" :
http://www.lafabriquedusocial.fr/actu.html

La recherche-action La Fabrique du Social, initiée par le CCB (Collège Coopératif en Bretagne), s'appuie sur l'hypothèse de l'émergence d’un « tiers secteur scientifique ». De nouvelles pratiques de productions de connaissances sont portées à la fois par les chercheurs et les acteurs de la société civile. Il s'agit d’observer et d’analyser ces processus collectifs de croisements des savoirs dans la construction de nouvelles réponses à des questions sociales. Dix études de terrain sont réalisées en mobilisant la méthodologie de la recherche-action coopérative (participative ou collaborative) qui induit une implication des acteurs dans l’analyse partagée de leurs expérimentations.

Collège Coopératif en Bretagne

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Courrier du réseau recherche-action « espaces populaires de création culturelle » animé par le Laboratoire d'Innovation Sociale par la Recherche-Action

TROIS-3.jpg 

Annonçant les initiatives qu’elle prendra ou coordonnera durant l’année 2012 à l’occasion du Centenaire de la naissance de Jean Vilar dans le cadre des « célébrations nationales », la Maison Jean-Vilar, à Avignon, rendra hommage dès juillet prochain à celui dont elle porte le nom et qui nous quittait le 28 mai 1971.

 

Une maison pour Jean Vilar

Installation permanente des collections de l’Association Jean-Vilar de 10 h 30 à 18 h 30, entrée libre.

Inauguration le 6 juillet, à 18 heures.

Biographie, lignes de force de l’action et de la pensée du fondateur du Festival d’Avignon (1947), présentation de maquettes et de costumes, manuscrits, correspondances, notes de mises en scène et de service, affiches, dossiers de presse, photos, projections audiovisuelles…

 

Héros/héraut du « théâtre service public », Jean Vilar, par ses authentiques vertus, nourrit la réflexion sur la place du spectacle dans la société. Il contribue aujourd’hui encore à définir les enjeux politiques du théâtre populaire et oblige à une élévation morale faite de désintéressement.

 

Une proposition de Jacques Téphany, Rodolphe Fouano et Frédérique Debril, scénographie de Violette Cros.

 

« 24 heures pour Jean Vilar »

11 juillet 2011, à partir de 19 heures, jusqu’au lendemain. Entrée libre.

Lectures et performances non-stop, une nuit durant, par les « Auteurs dans l’espace public » et plus de 200 participants en l’honneur de Jean Vilar dont on lira de nombreux extraits dans la calade de la Maison Jean-Vilar (avec le concours de la S.A.C.D.). L’occasion de (re)découvrir les bonnes feuilles du Théâtre, service public, du Mémento, de Chronique romanesque ou des Notes de service, mais aussi d’écrits de jeunesse ou même d’inédits.

 

Association Jean Vilar

Bibliothèque nationale de France

Ville d’Avignon

 

Le programme complet de la Maison Jean-Vilar durant le Festival d’Avignon 2011 (expositions, lectures, spectacles de théâtre et de danse, rencontres, débats, enregistrements d’émissions de radio en public, projections vidéo…) sera prochainement disponible sur le site internet :

www.maisonjeanvilar.org

et sur Facebook http://www.facebook.com/maisonjeanvilar

 

 

 

Information publiée par le site Les trois coups.

 

 

 

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 16:21

 

 

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Manifeste de la campagne européenne pour les Arts et la Culture

We are more Agir pour la culture en Europe

 

Nous sommes nombreux à défendre les cultures européennes contemporaines et à leur donner forme. We are more : nous ne sommes pas seulement des producteurs et des consommateurs ; nous défendons les droits culturels, l’éducation et une citoyenneté active.

 

Culture Action Europe est une association défendant le rôle des arts et de la culture dans le développement du projet européen. Notre objectif est d'influencer les politiques européennes dans le but d’améliorer l'accès à la culture au sein et au-delà des frontières européennes. Nous informons les acteurs culturels sur l'Union européenne. Nous leur offrons un espace où échanger et élaborer des positions communes. Nous formulons des demandes concrètes adressées aux décideurs européens

 

Culture Action Europe est un réseau européen animé par un secrétariat basé à Bruxelles. Le Comité Exécutif, composé de représentants élus par et parmi nos membres, se réunit au moins quatre fois par an. Nos organisations membres se rencontrent une fois par an à l’occasion de l'Assemblée Générale de l’organisation.

Nous comptons à ce jour plus de 100 membres, représentant à leur tour plus de 50.000 acteurs culturels actifs dans plus de 14 disciplines artistiques. Nos comptons parmi nos membres une grande diversité d’acteurs culturels tels que des associations d’orchestres, de plasticiens et d’artistes multimédias, d’écrivains, de théâtres, de conservatoires, des instituts de recherche, des Points de Contact Culture, des réseaux culturels internationaux, des opérateurs culturels indépendants, ou encore des organisations travaillant dans le domaine socioculturel. Nous les rassemblons tous autour d'un même credo : la coopération culturelle est indispensable à l'Europe.

 

 

Les politiques et financements publics pour la culture – au niveau local, régional, national ou européen - doivent répondre aux besoins de tous ceux qui apprécient et produisent la culture d'aujourd'hui et de demain. Nous sommes convaincus qu'il est possible et nécessaire de réimaginer l'engagement public pour qu'il contribue au développement du capital humain, culturel et social qui sont les véritables richesses de l'Europe.

Concrètement, la campagne vise à un soutien accru aux activités culturelles qui bénéficient à tous les citoyens européens et qui stimulent leur accès et participation à la culture. We are more (2010-2013) est une campagne européenne pour les arts et la culture pilotée par Culture Action Europe. Elle a pour ambition de développer, à l'occasion d'actions de plaidoyer dans le contexte des négociations politiques qui mèneront à l'adoption du budget européen 2014-2020, nos arguments pour les arts et la culture. L'objectif premier de la campagne est de contribuer au renforcement de la reconnaissance du rôle des arts et de la culture dans nos sociétés européennes.

Site de la campagne 

 

 

Télécharger la traduction française du Manifeste de la campagne européenne pour les Arts et la Culture We are more agir pour la culture en Europe .

 

 logo_cultureaction_en-gb.gif

SIGNER le manifeste :

Sign the campaign manifesto NOW: www.wearemore.eu/manifesto

Culture Action Europe
Rue de la Science 10
B-1000 Brussels
T. +32 2 534 4002
F. +32 2 534 1150
www.wearemore.eu
www.cultureactioneurope.org

° ° ° ° ° ° ° ° °

 

Note pour les étudiants du cours Politiques culturelles : retrouvez les documents sur CETTE PAGE.

  

 

 

 


 

 

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 09:55

No-fict.jpg

Non, il ne s’agit pas ici de la célébration du 10 mai 1981.

Mais d’une suite possible du cours sur les politiques culturelles…

Suite qui se limite à signaler un dossier critique et très documenté, publié ce 4 mai sur le site Non Fiction, sous le titre La politique obsolète de Frédéric Mitterrand

Depuis sa nomination au ministère de la Culture, nous avons, à nonfiction.fr, été bienveillants sur la politique de Frédéric Mitterrand et nous avons suspendu notre jugement. Nous attendions de voir. Et de juger sur pièce. L'homme est brillant, atypique. Il aime sincèrement l'art. Ses discours sont profonds et son style, qui dérange parfois, s'inscrit dans la lignée de ses prestigieux prédécesseurs, Malraux et Lang. L'originalité et la singularité font partie du maroquin.  

(…)

L'heure du bilan est maintenant venue et il est malheureusement décevant. Quand Sarkozy est arrivé aux affaires, l'évaluation des ministres a été sa priorité : on allait "mesurer" les "résultats" et avoir recours aux "méthodes" d"évaluation des firmes de "consulting américaines"... Depuis, plus rien. nonfiction vous propose donc son évaluation de la politique du ministre de la culture, Frédéric Mitterrand.

Avec Frédéric Mitterrand - l'immobiliste -, le monde de la culture et des idées aura perdu trois précieuses années. Avec Nicolas Sarkozy - l'agité compulsif -, il en aura perdu cinq. Pour cesser de perdre son temps, il est maintenant urgent de tourner cette double page.

Extraits de l’éditorial de Frédéric Martel  

 

Nonfiction.fr publie aujourd'hui un dossier sur la politique culturelle du gouvernement, qui comprend :

* Ce dossier a été coordonné par Charlotte Arce, Lilia Blaise, Quentin Molinier et Pierre Testard. 

- Une brève histoire de la notion de culture pour chacun, par Pierre Testard.

 

- Le point de vue de la Coordination des Intermittents et Précaires d'Ile-de-France sur la politique culturelle de Frédéric Mitterrand. 

 

- Une interview d'Antoine de Baecque, historien, sur la démocratisation de la culture, par Pierre Testard. 

 

- Un bilan du Conseil de la Création Artistique, par Pierre Testard. 

 

- Une synthèse du rapport sur les pratiques culturelles des Français, par Charlotte Arce. 

 

- Un compte rendu des affaires de la Maison de l'Histoire de France et de l'Hôtel de la Marine, par Charlotte Arce. 

 

- Une critique des actes de colloque Cinquante ans après. Culture, politique et politiques culturelles, par Christian Ruby. 

 

- Une interview de Françoise Benhamou, sociologue de la culture, sur la politique culturelle à l'heure de la mondialisation, par Lilia Blaise. 

 

- Une recension du livre de Jean Clair, L'hiver de la culture, par Muriel Berthou Crestey. 

 

- Une analyse des raisons de l'accablement nostalgique devant la culture contemporaine, par Christian Ruby. 

 

- Une réflexion sur une politique culturelle de l'émancipation, par Chistian Ruby. 

 

- Une proposition philosophique d'émancipation par la "culture de soi", par Christian Ruby

 

- Un tour d'horizon des dossiers sensibles du ministre de la Culture, par Quentin Molinier

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 19:24

Documents à télécharger

 

Bibliographie (s)


Bib P C
 

Approche  historique

 

Etat de Révolution à1959 (Article de Pascal Ory)
chronologie ministere-culture[1] Chronologie du Ministère de la culture 
L'invention de la politique culturelle (Philippe Urfalino)

50ans-extrait (article d'Antoine Compagnon)

 

 

Le service public de la culture ?

 

Intérêt général et service public
La charte des missions de service public.

 

Les objectifs du minsitère détaillés dans la Directive nationale d'orientation adressée aux DRAC.


Note aux DRAC

 

La question de la démocratisation

 

 
EN FINIR (VRAIMENT) AVEC LA «DÉMOCRATISATION DE LA CULTURE (article Olivier Donnat)

Democratisation-CF348 (article d'Emmanuel Wallon)

 

 

  

 

La décentralisation

 

article a151 Alain lefebvre  (Article d'Alain Lefebvre)


Les collectivités territoriales et la question de l'art.

 

 


Chiffres clés

 

 

minicc2011fr 

Statistiques du Ministère de la culture.


 

 

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 16:45

A-FK.jpg

Une fois n’est pas coutume, La Cité des sens attire votre attention sur la prochaine diffusion de la célèbre émission Répliques, conçue, animée et largement « soliloquée » par Alain Finkielkraut.

Samedi 23.04.2011 - 09:10

La culture : état des lieux

Invité(s) :
Pierre Jourde, écrivain, critique et enseignant.
Philippe Coulangeon, sociologue, chargé de recherches en sociologie au CNRS,

 

Un sociologue pour débattre de la culture avec un écrivain, critique et enseignant, Pierre Jourde, qui vient de publier C’est la culture qu’on assassine  dont la quatrième de couverture indique :

Les pouvoirs économique, politique, médiatique se conjuguent pour nous plonger dans une nouvelle barbarie : abandon de l'école publique, transformation des universités en monstres bureaucratiques, télévision avilissante, ruine des instituts culturels français, mépris affiché pour la littérature, journalistes usinant du cliché, promotion de faiseurs au rang de grands écrivains, mort de la culture populaire, disparition de l'esprit critique. Face à cette agression, tous les coups sont permis, notamment ceux de l'ironie.

 

A croire que Pierre Jourde est un pseudo de l’intransigeant vigile hebdomadaire de la barbarie à nos portes et de la Défaite de la pensée qu’est Alain Finkielkraut.

Ils seront donc à deux contre Philippe Coulangeon, qui fera office de sociologue de service au motif, sans doute,  vient de publier Les métamorphoses de la distinction. Inégalités culturelles dans la France d’aujourd’hui.

Attendez-vous donc à entendre ceci :

Mais la réponse aux besoins essentiels de l’homme n’est pas seulement une affaire de chiffres et de statistiques. Dès qu’il est question de culture, les sociologues et les planificateurs interviennent avec une sorte d’arrogance et exercent un  terrorisme qui s’appui sur un vocabulaire de spécialistes et sur des statistiques en apparence irréfutables. Les problèmes complexes et subtils d’épanouissement de la personne humaine sont littéralement vidés de leur contenu. Devant ces fiches, ces graphiques et ces organigrammes, ceux qui sont aux prises avec le drame quotidien de la culture populaire ressemblent aux parents du petit leucémique qui cherchent en vain à saisir la vérité de leur souffrance dans les hiéroglyphes anonymes qu’ils viennent de retirer au laboratoire d’analyses.

 

Pour être tout à fait juste, si vous entendez exactement ça, c’est que l’un des interlocuteurs a un peu trop fait dans le rétro et copié les propos tenus par Alfred Simon dans la publication du Théâtre de l’Est parisien, propos cités par un certain Jacques Delors, alors conseiller pour les affaires sociales au Commissariat au Plan, dans une intervention intitulée « Le planificateur face aux problèmes culturels » lors du Colloque de Bourges « Recherche scientifique et développement culturel » en novembre 1964.

Comme dirait Alain F. : c’était mieux avant !

J’ai parcouru « Les métamorphoses de la distinction. Inégalités cultuelles dans la France d’aujourd’hui » du sociologue de service samedi matin, prochain.

Il tente d’éclairer de manière rigoureuse « un certain désarroi à l’égard des vertus émancipatrices naguère prêtées à la démocratisation de la culture et de l’éducation ».

Au titre des explications théoriques de cette inefficacité relative du volontarisme politique (qui a pu récemment alimenter un certain discours sur la « culture pour chacun »), la plus connue est celle de Pierre Bourdieu, qui articule les concepts de distinction, de capital culturel, d’habitus…

Elle a été discutée, infléchie, nuancée, notamment par Bernard Lahire (L’homme pluriel  La culture des individus…) que Coulangeon cite dans son chapitre 3, assez joliment intitulé De quel échec celui de la démocratisation de la culture donne-t-il la mesure ?

Comme d’autres, il invite à se défier d’une conception exagérément mécanique des héritages culturels :

Les goûts et les usages se forment ainsi sans la durée, au contact non seulement de l’environnement familial, mais aussi dans les diverses arènes de socialisation scolaire, amicale, amoureuse, professionnelle, etc. qui jalonnent des parcours de vie qui, quelque puisse être la force des phénomènes d’homogamie ou d’homophile sont toujours soumis à des influences hétérogènes. D’où l’importance parfois sous-estimée des différences de genre ou de génération notamment, ainsi que des clivages tout à fat significatifs qu’introduit la diversité des environnements géographiques et des types d’habitat, en particulier en France, où l’opposition Paris/province continue de marquer fortement la différenciation des comportements.

Sur l’importance parfois sous-estimée des différences de genre… je ne suis pas tout à fait d’accord. Il y a belle lurette que la revue Révoltes logiques, animée par Jacques Rancière, articulait la question de l’auto-émancipation des prolétaires et celle des luttes des femmes. Ou qu’un excellent auteur dont mon immense modestie m'oblige à taire le nom abordait la question, trop rarement posée il est vrai…

 Pourquoi-3.JPG

 

 Depuis 1964, depuis  Les héritiers de Bourdieu, depuis la première édition de Répliques (c’est vrai, ça… ça fait combien de temps que ça dure la décadence ?), nos sociétés n’ont cessé d’évoluer et les coups de boutoir du libéralisme n’en finissent pas de brouiller les questions de l’émancipation individuelle et collective comme celle du sens de l’action artistique et culturelle ou celle de la domination masculine. Tous ceux qui prétendent traiter les unes sans se confronter aux autres ont, pour parler comme le faisaient jadis les situationnistes, un cadavre dans la bouche.

Le mouvement se développe (H/F… on en a parlé ici) qui remet en question la prédominance de H sur F dans le « champ culturel ». Mais gare à La tentation de Pénélope !


Belinda Cannone par franceculture

 

Voir aussi la tribune de Geneviève Fraisse : La raison des femmes est l’enjeu de la modernité.

 

 

REMARQUE : ceux qui fréquentent un peu régulièrement La Cité des sens  savent combien cette question de la différence des sexes est un sujet de prédilection de ce blog.

 

 

L'égalité des sexes se lève aussi à l'est. Egalité entre hommes et femmes dans les métiers de la culture--- Question de genres --- Diversité culturelle et stéréotypes sexistes --- Le sexe faible dans la cour des grands --- Du vivant spectacle de la domination masculine --- Où il est mon deuxième sexe ? --- Rois et Reine --- T’as trouvé ça où ? --- Question de genre --- La chose artistique (4) ---Bovary bat don Quichotte par KO debout ---     

 

 

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Présentation

  • : La Cité des sens. Culture et politique.
  • La Cité des sens. Culture et politique.
  • : Les politiques culturelles aujourd'hui et leur histoire. Culture et politique, ressources, documents, analyses et débats par Jean-Claude Pompougnac .
  • Contact

Profil

  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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