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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 09:36

 

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°°°

Je vous prie de m'excuser au cas où vous vous seriez levé ce matin avec un moral d'acier... ou bien décidés à vous recueillir en mémoire du grand Serge, mais je viens de trouver ce qui suit et qui plombe grave l'ambiance!

°°°

 

 

 

 

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 16:34

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            Ce qui suit a été déniché sur le site de l’association l’APRES à Toulouse

 

L’Association « l’APRES » se crée en Octobre 2008. Elle est le prolongement de la démarche d’ouverture à différentes sensibilités militantes d’alternatives sociales, culturelles, écologiques et économiques, suite à la mobilisation autour de l’Autre Liste aux élections municipales de mars 2008.

Ce souci de convergence se conçoit dans des débats où le consensus n’est pas recherché, mais où les multiples engagements individuels pourront s’exprimer dans le respect des différences, dans un lieu collectif non-hiérarchisé qui s’inscrit dans une transformation profonde et durable de la société.

l’APRES souhaite susciter une réflexion sur les alternatives et la diversité des engagements autour de l’intérêt général prioritairement local.

            Trois vecteurs peuvent porter ce projet :

- un « autre » bar : lieu d’échanges dont la vocation n’est pas commerciale mais sociale, avec une presse disponible, des informations sur les différentes associations partenaires ou proches, des rendez-vous et une possibilité de tenues de réunions.

- une « autre » épicerie : relocaliser l’économie induisant l’évolution de nos pratiques de consommation alimentaires, en tissant des liens avec les producteurs locaux de produits naturels (pas exclusivement bio) et amoureux de leur métier.

- une programmation culturelle favorable aux rencontres et à l’ouverture, voire aux débats, autour d’intervenants sensibles à notre démarche.

 

Dans une note du 14 février, ce blog rend compte assez longuement d’une intervention et débat avec Alain Lefebvre autour de la "culture pour chacun", au cours de laquelle il propose son point de vue sur les nouveaux enjeux des politiques culturelles. Plus qu’un point de vue, une analyse éclairée dont je ne donne ici qu’un bref passage.

 

 Après avoir brossé le panorama du contexte et tenté de clarifier les notions d’art, de culture et de créativité, Alain Lefebvre analyse l’actuelle remise en question des politiques culturelles

 

I La remise en question 

 

« Le modèle de la politique culturelle à la française ignore le « citoyen ». Il est construit sur l’idée d’émancipation des individus qu’il faut éclairer par la rencontre avec les oeuvres de l’art et de l’esprit. Dans ce cadre, le citoyen n’est qu’un individu conditionné. Si on fait parler le citoyen, il demandera ce qui lui fait plaisir, il aura comme attente le divertissement alors que la politique culturelle s’est battue pour « l’épanouissement », qui passe par l’exigence artistique et non le plaisir facile. ». Constatation faites par Jean-Michel Lucas dans un texte de 2007 pour Uzeste musical. Dr Kasimir Bizou

 

 

2) La figure du spectateur émancipé ou le récepteur est aussi un producteur. Je reprend ici le titre du dernier ouvrage de Jacques Rancière, mais pas pour en faire l’apologie car je trouve qu’à côté d’une réflexion exigeante et complexe sur l’émancipation mais aussi sur la notion de distance (ce qui relie l’individu au social) le livre comporte un certain nombre de lieux communs. Cela dit on ne peut manquer d’être frappé par la convergence de ses propos avec ceux de Michel de Certeau 30 ans plus tôt. Ce même Michel de Certeau qui a servi de référence à toute une génération d’animateurs culturels et socio-culturels dans les années 70, du moins ceux qui n’étaient pas paralysés par le paradigme althussérien des appareils idéologiques d’Etat ou par le panoptique de Michel Foucault. Quelques extraits de Michel de Certeau dans Les arts de faire :

 

« Les protestations mêmes contre la vulgarisation/vulgarité des médias relèvent souvent d’une prétention pédagogique analogue ; portée à croire ses propres modèles culturels nécessaires au peuple en vue d’une éducation des esprits et d’une élévation des cœurs, l’élite émue par le « bas niveau » des canards ou de la télé postule toujours que le public est modelé par les produits qu’on lui impose. C’est la se méprendre sur l’acte de « consommer ». On suppose qu’ « assimiler » signifie nécessairement « devenir semblable à » ce qu’on absorbe, et non le « rendre semblable » à ce qu’on est, le faire sien, se l’approprier ou réapproprier. Entre ces deux significations possibles, le choix s’impose, et d’abord au titre d’une histoire dont l’horizon doit être esquissé. » (pp.240-241.)

 

Rancière dans une émission radiophonique « Les vendredis de la philosophie » reprenait de façon saisissante le langage de De Certeau : « Il n’existe nulle part d’individus passifs en face des images. Si l’individu est passif, le spectacle n’existe pas, l’image n’est pas vue. En face d’une image, en face d’un spectacle, il y a un travail d’attention, un travail de sélection, un travail de réenchaînement. Un film n’existe que par l’attention du spectateur. Le spectateur fait un peu son propre film avec celui qui est en face de lui, à travers toute une série d’enchaînement avec les spectacles qu’il a déjà vu, les montages d’images et de mots qui l’ont construit lui-même et qui font sa propre aventure intellectuelle. Pas besoin d’être « un intellectuel » pour avoir une aventure intellectuelle.

[…] Il y a comme une ruse du spectateur. On le programme, on lui propose du plaisir, il le prend mais pas forcément comme on veut qu’il le prenne. »

 

Dans Le spectateur émancipé p. 19 Jacques Rancière écrit encore ceci : « L’émancipation commence quand on comprend que regarder est aussi une action qui confirme ou transforme cette distribution des positions. Le spectateur aussi agit, comme l’élève ou le savant. Il observe, il sélectionne, il compare, il interprète. Il lie ce qu’il voit à bien d’autres choses qu’il a vues sur d’autres scènes, en d’autres sortes de lieux. Il compose son propre poème avec les éléments du poème en face de lui. »

 

Nul besoin, dans la perspective du spectateur émancipé, de faire appel à une intelligence collective qui ne serait rendue possible que par la main invisible de la Toile.

 

Alain Lefebvre confronte ensuite valeur d’échange et valeur d’usage des activités artistiques et culturelles, pour conclure :

 

Valeur d’usage, valeur d’échange, culture descendante/culture ascendante, des tensions à gérer plus que des oppositions frontales. La tension est forte. Ainsi les responsables culturels sont très fortement sollicités pour défendre les valeurs extrinsèques de la culture. C’est un devoir social, accompagné d’une nécessité financière qui oblige à rechercher des sources de financement dans d’autres lignes budgétaires.

 

Tout est à lire de cette clarifiante intervention : -à C’est ICI. 

 

 

  

 

 

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Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Les politiques culturelles en débat
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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 08:55

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Ce blog ne sera pas actualisé pendant une semaine. Consultez les fils d'actualité en bas de page.

 

 

Jean-Michel Lucas en vidéo sur le site du Réseau Culture 21

 

La notion de droits culturels ne fait malheureusement pas partie du référentiel des politiques culturelles et le refus de les prendre en compte conduit à de lourdes discriminations. Leur promotion devrait conduire à renouveler profondément nos politiques publiques d’intervention culturelle. L’Agenda 21 de la culture pourrait, de ce point de vue, être un outil excellent pour les collectivités à la condition préalable, pour Jean-Michel Lucas, que soit affirmé l’attachement prioritaire des signataires aux droits culturels de la personne et pas uniquement au destin particulier du secteur culturel.

 

 

 

Accéder à l'entretien réalisé lors du Forum « Ready to change » les 3 et 4 décembre 2010 à Ljubljana, proposé dans le cadre du projet européen Sostenuto « Penser la culture comme facteur d’innovation sociale et économique ».--> PAR ICI

° ° ° 

 

L'intervention de J.M.L. lors de ce forum est en cours de publication sur Cultural engineering group weblog : --> PAR ICI. 

 

Rappelons, par ailleurs, que dans le cadre du plan J.M.L. pour chacun, la plupart de ses textes sont accessibles sur le site de l'IRMA. --> PAR ICI.  

 

° ° ° °

 

L'Oizeau rare vient de publier La Culture pour qui? retour sur un débat. --> PAR ICI 

° ° ° ° °

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 16:07

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La salle du théâtre de la Maison des Métallos était archi-comble hier soir pour la 3ème rencontre : La culture pour qui ? : pour tous, pour chacun ?  

En un sens, c’est un paradoxal succès sur l’agenda politique du Ministère, que d’avoir réussi à déplacer le débat (si peu consistant fut-il) sur son terrain, autour de son « étendard » selon le mot du conseiller du Ministre.

 

Parmi de nombreux propos fort pertinents, la secrétaire nationale du P.S. a, quant à elle, insisté à juste titre sur le caractère essentiel de la « transmission culturelle » tandis qu’un  autre intervenant s’inquiétait de la moyenne d’âge de la tribune (pour la salle, c’était à peine mieux, la preuve j’y étais!).

 

La question cruciale est, en effet, moins celle de l’étendard (ou de la « défense de nos professions ») que du passage de témoin.

 

Aujourd’hui donc, sans céder au présentisme ou au jeunisme, La Cité des sens fait place à lé génération montante et emprunte le titre de cette note à l'initiative des étudiants du Master 2 de développement culturel de la ville de L’Université de La Rochelle (et, sans doute, de leurs excellents professeurs).

 

 

 

 

La culture en mauvais Etat ?

Vendredi 25 mars, 10h00 - 12h30 / 14h15 - 16h15

Faculté de Lettres, Langues, Arts et Sciences Humaines

Université de La Rochelle, 1 parvis Fernand Braudel.

Dans notre pays, l’Etat a joué un rôle important en faveur du développement culturel. Ce rôle d’impulsion et de modélisation a été décuplé par la volonté des collectivités locales de s’engager fortement dans cette politique.

Aujourd’hui, le rôle de l’Etat en matière culturelle est discuté. Certains affirment qu’il amorce un retrait volontaire - qu’il se désengage -, d’autres soulignent que ce relatif effacement est plutôt la conséquence d’une montée en puissance des collectivités locales qui amoindrit son rôle historique.

Ces interrogations surviennent au moment où notre pays connaît, comme beaucoup d’autres, des difficultés majeures de financement public, consécutives à la crise financière, puis à la crise économique.

Nos rencontres interviennent également après l’adoption d’une loi portant réforme des collectivités locales qui a préservé pour la culture une compétence partagée entre toutes les collectivités publiques mais qui incite les collectivités locales et l’Etat à mieux organiser leurs financements croisés.

Le Master Tchat 2011 intitulé : La culture en mauvais Etat ? (avec un E majuscule, s’il vous plaît !) aborde ces questions avec sérieux et parfois malice. Il est conçu comme une série de conversations ouvertes à la participation du public.

Jérôme Bouet, inspecteur général des affaires culturelles, auteur d’un rapport remis au Ministre de la culture intitulé : « 21 propositions pour relancer le partenariat entre l’Etat et les collectivités territoriales », débutera cette journée.

Il sera rejoint par Maxime Bono, Député-maire de la Rochelle et Dominique Ducassou, Adjoint à la culture de la mairie de Bordeaux, pour une première conversation autour de la question : « De quel Etat les politiques culturelles locales ont-elles encore besoin ? »

En fin de matinée, Laurence Brunet-Hunault, sémiologue-linguiste et Jérôme Rouger, comédien, s’empareront du langage utilisé en matière de politique culturelle - des relations entre partenaires - pour traiter de la question : « La posture et le discours des acteurs politiques ont-ils un sens ? »

Nous débuterons l’après-midi en compagnie de Marie-Odile Bouillé, Députée de la Loire-Atlantique, Catherine Morin-Desailly, Sénatrice de la Seine-Maritime et Yves Beaunesne, directeur du centre dramatique de Poitiers, auxquels nous poserons la question : « A-t-on encore besoin d’une grande politique nationale en faveur de la culture ? »

Puis nous recevrons Marie-France Garaud, Présidente de l’institut international de géopolitique. Nous prendrons alors une nécessaire distance par rapport à notre sujet en lui posant une question plus cruciale : « Y a-t-il encore un Etat ? »

Organisé par le Master 2 Développement Culturel de la Ville

Courriel : promo.m2dcv@gmail.com

 

 

Marie-France Garaud, si, si...vous avez bien lu! Ces jeunes gens n’ont décidemment peur de rien ni de personne.

 

° ° ° ° °

 

 Autre contribution du jour, elle a pour titre :

Pour une politique d’autonomie culturelle.

Le ministère de la Culture paraît connaître une crise latente que la gauche au pouvoir devra enrayer. Pour ce faire, il conviendra de modifier le cadre au sein duquel est pensée l’intervention même de l’Etat en matière culturelle.

Une politique de gauche en matière culturelle ne doit pas simplement se tourner vers l’ambition de la création, mais également vers une égalité réelle en matière d’accession à la culture. Pour ce faire, l’attention du professionnel doit se tourner vers celui à qui s’adresse la culture : le spectateur.

Nous proposons une politique d’autonomie culturelle, qui vise à placer le spectateur au centre du système.

La politique d’autonomie culturelle sera une politique d’acquisition de compétences culturelles dont l’ambition est de créer des habitudes en matière culturelle.

Elle sera également une politique de décentralisation culturelle, visant notamment à faire émerger des temples de la culture en différents endroits du territoire. Télécharger le texte. 

 

Oui, c’est frais, on aimerait bien nuancer ou amender ici où là.  Mais ne boudons pas le plaisir d’entendre d’autres voix, celles de nouveaux venus. .On les trouve sur le site du club Changer la gauche, qui mérite qu’on s’y attarde. Un seul exemple de l’aplomb de ces jeunes gens (et jeunes filles… normaliens et normaliennes pour la plupart) :

 

La prochaine victoire de la gauche doit être une victoire culturelle. Reconnaissons enfin qu’il est inutile de réfléchir à quelque mesure précise si ce n’est pas, préalablement, tout le socle des valeurs dans lesquelles elle s’ancre qui a été repensé.

Avec sa candidate, le parti socialiste a défendu cent propositions lors de la dernière campagne présidentielle : une seule aurait suffi, si elle avait été seulement mûrie.

 

Royal, non ?

 

° ° ° ° ° °

 

 

 

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Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Les politiques culturelles en débat
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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 14:57

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Le rapport commandé à Jérôme Bouet est enfin disponible. Toujours pas sur le site du Ministère qui l’a commandé. Mais, après l’analyse de François Deschamps, c’est La Gazette des communes qui offre d’en télécharger les 36 pages  

 

 

Je reviendrai peut-être sur le caractère « novateur » des 21 PROPOSITIONS POUR RELANCER LE PARTENARIAT ENTRE L'ETAT ET LES COLLECTIVITES TERRITORIALES DANS LE DOMAINE CULTUREL.

 

Mais la proximité de cette publication (officieuse) avec le passionnant débat sur la culture pour tous, chacun et partagée… (et avec le débat de ce soir organisée par les Rencontres d’Archimède et la Maison des Métallos) me conduisent à quelques considérations inactuelles c'est-à-dire à un retour de près de quatre ans en arrière dans l’intention, paradoxale, j’en conviens, de remettre un peu les pendules à l’heure.

Il s'agit d'un texte rédigé, en son temps, par des homologues (voire des collègues!) de l'Inspecteur Général Bouet.

  

 

Le citoyen doit être au coeur de la politique culturelle.

Texte publié dans le magazine La Scène, (numéro 44, mars 2007)

 

Ce texte commençait ainsi :

La culture ne compte pas parmi les priorités de l'élection présidentielle. Faut-il le déplorer? Non, à moins de considérer que notre pays ne connaît pas une crise sociale majeure : logement, emploi, précarité…. Après tout, si le secteur culturel pouvait traverser une période de banalisation et de modestie, cela romprait avec le discours impérieux du «tout culturel».

 

A la place de la signature, le magazine La Scène précise :

 

par un groupe de fonctionnaires du ministère de la Culture et de la Communication et des collectivités territoriales… et en note : soumis à l’obligation de réserve, ces fonctionnaires ne peuvent pas signer ce texte sous leur patronyme. La Scène a accepté cette règle du jeu permettant la publication du présent texte.

 

 

1- Pour une politique culturelle de gauche

Les politiques culturelles menées depuis la création du ministère de la culture ont été souvent étrangères aux préoccupations et aux aspirations populaires. On sait aujourd’hui que l’ambition décentralisatrice d’André Malraux fut une mythification démocratique basée sur un volontarisme d’Etat dont la pertinence sociale ne s’est jamais vérifiée.

Cette ambition s’essouffle aujourd’hui dans la gestion de l’héritage d’une multitude hétéroclite de structures artistiques et culturelles et l'organisation des carrières d'une petite fraction des professionnels dans une méprise fondamentale au sujet de la transmission de la culture.

Ces constats n’enlèvent évidemment rien à la pertinence de beaucoup des réalisations structurelles depuis la création du ministère de la culture, rien à la nécessité des politiques publiques de soutien à la création sous toutes ses formes ou rien encore à l’action utile de plusieurs milliers de professionnels du secteur de la culture.

Mais il faut souligner, n'en déplaise, l’échec patent de cette politique: démocratisation zéro.

La gauche ne doit pas oublier une donnée fondamentale de son histoire: l’ambition d’émancipation individuelle et collective par la culture. A maints égards, elle peut aussi retrouver une légitimité populaire au travers de ses propositions de politique culturelle.

Or, tout concourt aujourd’hui à réitérer les mêmes méthodes d’analyse, donc les mêmes erreurs politiques:

- la fascination à l’égard de la figure du créateur au détriment de la démocratisation culturelle

- l’écoute exclusive des acteurs professionnels de la culture qui pèsent dans le sens de l’immobilisme

- la priorité donnée à l’augmentation de la dépense budgétaire avant toute remise en cause des structures existantes.

La rupture avec le déterminisme de cet héritage exige :

- que le soutien à la création artistique ne remplisse pas tout l’espace symbolique de l’action publique. Si ce soutien à la création est fondamental, l'action publique doit surtout gérer l'inévitable tension entre la création et le citoyen, pour éviter son exclusion.

- que la transmission égalitaire devienne la priorité absolue de l’action publique. La diffusion et surtout l’éducation doivent devenir les objectifs centraux de la politique culturelle.

- que la capacité d’écoute et de compréhension des aspirations citoyennes en matière culturelle  se substitue à la proposition surannée de «l’élitaire pour tous»

 

 

2- Clarifier les concepts et la place des acteurs

La perte de sens de l’action publique se mesure à l’aulne des approximations du vocabulaire employé depuis une vingtaine d’années pour échapper à l’idée simple et concrète de la démocratisation culturelle.

La logique de développement culturel, on le sait, a principalement encouragé une nouvelle  géographie des institutions de la culture. Elle a échoué pour ce qui concerne la transmission sociale. Les élites régionales ont été parfaitement servies par une politique d’aménagement culturel du territoire qui leur a permis de disposer à domicile d’une offre propre à conforter leur capital culturel. Cette politique a été poursuivie par tous les gouvernements successifs, de droite et de gauche, depuis la création du ministère.

L'action de Jack Lang a contourné l'obstacle de la démocratisation en opérant deux ouvertures. L’une consista à élargir le champ de la légitimation culturelle à des disciplines et des pratiques plus populaires [musiques actuelles, bande dessinée par exemple], l’autre entreprit de repérer des publics dits spécifiques et de développer à leur profit des actions ciblées. ( ruraux, prisonniers, handicapés, jeunes) Les évènements «grand public» [fête de la musique, journée du patrimoine] ont contribué aussi à estomper l’inégalité sociale face à l’offre culturelle.

La terminologie inaugurée pendant ces années là témoigne d’un certain embarras idéologique. La démocratisation est remisée pour ne pas trop heurter les élites artistiques. On y a substitué un sabir étonnant : «élargir le public de la culture». On n’a jamais trop su quels étaient l’épicentre et le périmètre de cet «élargissement», mais cette phraséologie  a survécu, à l’exception notable de la parenthèse ouverte par Catherine Trautmann en 1997  qui paya cher, on le sait, son retour aux fondamentaux de la démocratisation.

En réalité l’institution culturelle abandonne l’objectif de démocratisation car elle ne veut  pas remettre en cause la place des acteurs.         

Par la confusion entre artistes et diffuseurs, on veut faire croire que ces deux entités auraient les mêmes objectifs, donc les mêmes responsabilités. Or si les politiques culturelles doivent garantir  la liberté de création, elles n’exigent pas des artistes un investissement social qui ne relève que de leur propre volonté. L'éventuel engagement social de l'artiste est second; l’œuvre a une valeur en soi.

Il en va autrement des diffuseurs. Ils ne peuvent se dérober à leurs missions de service public, le plus souvent clairement identifiées dans les contrats ou les conventions qui cadrent l’objet du financement public dont ils bénéficient.

Mais lorsque le ministère de la culture veut produire du sens, il soulève d'étranges oppositions parmi les professions artistiques et culturelles. Tout se passe comme si la majorité des professionnels, entraînée par les plus influents d'entre eux renvoyaient alors aux pouvoirs publics une seule réaction: «faites en sorte de nous donner les moyens de notre existence, ne vous occupez pas des raisons de notre existence». En dernière analyse, cette réaction ressoude les instincts corporatistes.

Dans ce contexte, le ministère a perdu son magistère. Désormais, le ministre qui veut durer est apparemment celui qui ne touchera plus à rien dans le fragile équilibre du jeu triangulaire institué entre les professionnels, les collectivités locales et l'Etat. Dans ce jeu fermé sur ses seuls acteurs institutionnels, un grand absent n’est plus jamais sollicité: le citoyen. 

 

3- Les priorités d’une politique de gauche

Les politiques culturelles sont aujourd’hui principalement affectées par trois problèmes : une  démocratisation qui n’a jamais été mise en pratique; une décentralisation qui n’a pas été menée à son terme; une réalité économique et sociale qui n’est pas rigoureusement analysée et maîtrisée.

Démocratiser

Dans cet objectif, les pouvoirs publics doivent prendre des décisions qui requièrent une volonté sans faille:

- tous les partis de gouvernement conviennent aujourd’hui du fait que l’éducation artistique doit faire l’objet d’un projet ambitieux.

Mais si l’école de la république n’est pas mobilisée au cœur de ses programmes et de ses cursus, le thème de l’éducation artistique ne restera toujours qu’un ornement du discours politique. C’est pourquoi il ne sera pas aisé d'atteindre cet objectif sans  réunir l’éducation nationale et la culture, pour surmonter les pesanteurs des administrations de l'Etat. Si la solution d'un ministère unique n'est pas retenue, il faudra alors promouvoir une structure administrative inédite qui ait les moyens d'imposer ses directives.    

- toutes les structures subventionnées doivent être soumises à une obligation de résultat  contractualisée et rigoureusement évaluée concernant leur action culturelle, la diversification de leurs publics et leur impact  territorial. Dans ce même objectif de démocratisation les structures subventionnées doivent développer des activités de formation continue des publics. Prenant le relais de l’école, elles doivent, en particulier à l’égard des adultes, assurer la permanence d’une éducation artistique tout au long de la vie.

- les pratiques artistiques en amateur doivent être traitées comme le sont les pratiques sportives, ni plus, ni moins. C’est à dire: fédérer si nécessaire ces pratiques, reconnaître et financer les fédérations déjà existantes, assurer les moyens matériels d’une pratique de qualité, encadrer ces pratiques par une offre effective de formations et de stages de qualité, et mobiliser toutes les structures professionnelles dans cet objectif

Le ministère de la culture doit sortir de sa tour d’ivoire sur ce sujet.  Un plan pluriannuel pour améliorer les conditions d’exercice de ces pratiques artistiques en amateur devrait être engagé. 

Décentraliser

Les critiques  des nouveaux exécutifs territoriaux concernant les transferts de charges de l’Etat sont évidemment justifiées. Mais avec l’assurance que des transferts de moyens puissent être justement effectués par l’Etat, il faut poursuivre et approfondir la décentralisation culturelle. L’objectif étant de  confier la gestion concrète des politiques et des structures culturelles à ceux qui sont chargés de leur mise en oeuvre.

Une décentralisation globale peut concerner rapidement:

- toutes les activités patrimoniales qui ne relèvent pas de l’exercice d’une compétence légale de l’Etat : la restauration, l’entretien et la mise en valeur des sites et des monuments n’appartenant pas à l’Etat.

- toutes  les structures de diffusion et d’action culturelle pour lesquelles les collectivités locales  sont évidemment expertes  pour  définir et mettre en œuvre des activités  dans une approche territoriale des publics.

Si le projet d’inscrire dans une loi les responsabilités des pouvoirs publics à l’égard du spectacle vivant peut voir le jour, cela doit être l’opportunité pour le législateur de délimiter soigneusement le rôle de chaque collectivité publique et de désengager l’Etat de la cogestion des structures de diffusion ou d’action culturelle.

Quant aux politiques de soutien à la création, elles  pourraient être gérées globalement à l’échelle des régions par des établissements publics de coopération culturelle dans lesquels l’Etat serait toujours présent et auxquels il continuerait à apporter un financement direct. Il faut rappeler que les EPPC peuvent parfaitement être expérimentés pour la mise en œuvre d'une politique et pas seulement pour la gestion d'un établissement culturel. Toutes les collectivités intéressés à la politique de soutien à la création pourraient y participer. (départements, agglomérations)

Sans méconnaître les difficultés de mise en oeuvre d'une telle réforme, l’intérêt de ces EPPC serait de rationaliser les pseudos vertus des financements croisés et  fournir un cadre solide à la définition de politiques partenariales publiques. Ces EPCC pourraient employer des cadres culturels en provenance des administrations concernées (Etat, collectivités locales). Les structures de création proprement dites pourraient conserver des statuts relevant du droit privé, si l’on considère que ces statuts leur garantissent une plus grande indépendance à l’égard du politique.

Maîtriser l’économie du spectacle vivant

Une nouvelle approche économique doit être explorée:

- sortir de la démagogie et proposer une réforme «donnant-donnant»: rétablir les droits initiaux des intermittents mais contre une stricte régulation de l’entrée dans le régime. C’est à dire une période probatoire de réelle professionnalisation des ayants droit.

- les activités artistiques et culturelles du secteur doivent faire l’objet d’une évaluation économique et sociale à l’échelle du pays : réalité des coûts, chiffrage prospectif d’une pérennisation des emplois dans les structures homogènes du secteur, projection sur dix ans et à périmètre constant des besoins en financements publics pour le secteur du spectacle vivant.

A partir de cette réalité, les pouvoirs publics devront prendre leurs responsabilités financières. La pérennisation des emplois et le moindre recours aux annexes 8 et 10 ont inévitablement un coût qu’il faut évaluer et affronter sans hypocrisie.

- des expérimentations pourraient être mise en œuvre sous la forme d’appels d’offre territorialisés afin de mutualiser les interventions artistiques sur l’ensemble d’un territoire donné (une agglomération, un pays, une communauté de communes). L’idée est de définir ou de recenser les besoins en interventions artistiques aujourd’hui dispersés  (en milieu scolaire, dans les ateliers des structures socio-culturelles, en milieu contraint) et de procéder à un appel d’offre global aux fins de contractualiser sur trois ans les interventions d’une ou plusieurs équipes artistiques.

 

En conclusion, la politique culturelle aura besoin pour la prochaine législature d’un ministre courageux qui entreprenne des réformes radicales pour  un objectif clairement identifié: démocratiser et décentraliser, c'est à dire remettre au coeur des politiques de l'éducation et de la culture le projet de l'émancipation individuelle et collective.

 

 

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 18:04

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« Quand les hommes sont morts, ils entrent dans l'histoire. Quand les statues sont mortes, elles entrent dans l'art. Cette botanique de la mort, c'est ce que nous appelons la culture. »

  

Pour approfondir la mise en question de  ce que nous appelons la culture ,

pour réveiller la mémoire des tensions, des débats, des conflits, des censures qui ont précédé la banalisation de la bonne volonté culturelle,

pour remettre en cause les consensus qui menacent d’anesthésier la vigilance politique des plus cultivés...

 

Retour au début des années 50…

Edouard Glissant est à Paris, où il étudie la philosophie à la Sorbonne et l'ethnologie au Musée de l'Homme.

C'est l'époque des premières publications poétiques, idéologiques et engagées : Un champ d'îles (1953) précède La terre inquiète (1954). Mais c'est le roman La Lézarde (1958), qui permet au jeune écrivain de remporter le prix Renaudot et le propulse sur le devant de la scène littéraire.

 

1953, c’est aussi la « sortie » du film d’Alain Resnais et Chris Marker :  Les Statues meurent aussi.

 

« On nous avait commandé un film sur l’art nègre. Chris Marker et moi sommes partis de cette question : pourquoi l’art nègre se trouve-t-il au Musée de l’Homme, alors que l’art grec ou égyptien est au Louvre ?  »

Alain Resnais

A travers l’art africain et plus spécialement les statues et les masques nègres, Alain Resnais filme une virulente diatribe contre les insoupçonnables méfaits du colonialisme des créations authentiques, liées à la spécificité de la culture panthéiste et magique de ces régions pour la remplacer, petit à petit, par une activité artistique commerciale mercantile et de série…

Le film a fait l'objet d'une interdiction en France durant huit ans.

« Quant à eux, ils savaient tout ce qui se passait en Afrique et nous étions même très gentils de ne pas avoir évoqué les villages brûlés, les choses comme ça ; ils étaient tout à fait d'accord avec le sens du film, seulement (c'est là où ça devient intéressant), ces choses-là, on pouvait les dire dans une revue ou un quotidien, mais au cinéma, bien que les faits soient exacts, on n'avait pas le droit de le faire. Ils appelaient ça du "viol de foule". L'interdiction eut des conséquences très graves pour le producteur. Quant à nous - est-ce un hasard ? - ni Chris Marker ni moi ne reçûmes de propositions de travail pendant trois ans. »

 Alain Resnais

 

 

 

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 20:16

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Evaluation du module CPC-007 « Crise de la culture ou déclin du politique », enseignant : Jean-Claude Pompougnac .

 

Epreuve de contrôle ; travail à rendre le 15 mai 2011, dernier délai. Coefficient 8.

 

 

Vous procéderez à une analyse de contenu attentive des différents communiqués émis par les organisations professionnelles qui appellent au blocage du Grand Forum National Culture 2011, etc… etc…  (Grande Halle de La Villette le 4 février 2011).

 

Vous trouverez ces documents sur le net, en particulier sur l’excellente veille de CD-Org, sur les sites des différents mouvements concernés ou sur celui du Syndeac qui s’est autorisé à les regrouper – mais pas tous- sur ses propres pages (ce qui pour les plus cliniciens d’entre vous constituera, sans nul doute, une riche source d’interprétations).

 

Liste non limitative de ces organisations : Actes If, la CIP Idf, SUD Culture,le SYNAVI IdF, le Syndicat national des scènes publiques...

 

 Vous serez évalués sur votre capacité à conduire  une analyse critique rigoureuse des arguments avancés contre le (nouveau ?) cadre de référence de l’Etat (Ministère de la culture et de la communication).

 

Pour éviter que le travail qui vous est demandé soit impossible à réaliser, vous êtes autorisés à considérer que les interlocuteurs savent de quoi ils parlent lorsqu’ils prononcent l’expression « la culture ».

 

Vous pouvez fonder cette assurance tranquille dans la très pertinente citation que la Coordination des intermittents et précaires d’Ile de France propose dans sa propre contribution :

 

 « - La question, dit Alice, est de savoir si vous avez le pouvoir de faire que les mots signifient autre chose que ce qu’ils veulent dire.
« - La question, répondit Humpty-Dumpty est de savoir qui sera le maître. Un point c’est tout. »

 Alice au pays des merveilles. Lewis Caroll

 Vous vous demanderez dans quelle mesure les arguments avancés par les uns et les autres et leur hiérarchisation reflètent ou non le niveau de reconnaissance dont ils bénéficient de la part de l’Etat (labels et subventions), leur position sur l’échelle de l’excellence artistique et leur soumission volontaire à la « bienséance artistique » (rappel : ce concept a été avancé lors du cours du 23 novembre de M. Jean-Claude Pompougnac)

Vous demanderez enfin dans quelle mesure il est légitime de parler d’une « culture partagée » par ces divers groupes dont les intérêts ne sont pas nécessairement convergents

 

Vous pourrez appuyer cette investigation sur cet extrait du communiqué de la CGT Spectacle :

 

 

Par contre, (parce que c’est moins « difficile » ?), il [le Ministre] a chargé un « ami de 40 ans », conseiller dans son cabinet, de commettre une agression idéologique contre la création artistique  (…) Trop, c’est trop ! Le Ministre furtif ne règle rien, mais concentre ses rares efforts sur l’agression idéologique de nos professions ! Nous ne pouvons pas ignorer, ni participer calmement à cette opération de propagande : ce forum national ne peut se dérouler tel que prévu par les idéologues du cabinet.

 

Vous devrez donc vous demander dans quelle mesure la  catégorie d’acteurs sociaux représentée par le syntagme « nos professions » a légitimité (pour ne pas dire monopole) à énoncer le sens et les orientations politiques du service public.

 

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 19:26

culture-durable.jpg

 

Ce  n’est certainement pas à moi de vous dire s’il faudra être à la Grande Halle de La Villette le 4 février prochain, date du Forum national Culture 2011 Culture pour tous, Culture pour chacun, Culture partagée.

Et encore moins de quel côté : à l’intérieur (inscription indispensable) ou dehors avec les organisations professionnelles ?

En revanche, ce que je commence à réaliser, c’est qu’il aurait fallu être à Ljubljana, les 3 et 4 décembre 2010 derniers pour participer au  Forum « Ready to change » proposé dans le cadre du projet européen Sostenuto « Penser la culture comme facteur d’innovation sociale et économique ».

 

Le site Cultural Engineering Group Weblog poursuit la publication de la transcription de l’intervention qu’y a fait Jean-Michel Lucas (à C’est par là).

 

Et celui du Réseau Culture 21, de son côté , sous le titre Le développement humain durable, propose la vidéo d’un entretien avec Hélène Combe (déléguée générale de l’Observatoire de la décision publique, chaire « développement humain durable & territoires », École des Mines de Nantes) entretien réalisé lors du même forum.   (--> C'est par là)

 

 

Enfin, et pour laisser les fenêtres de notre cher hexagone grandes ouvertes à l’air venu du large européen je signale  (à la suite de l’excellente liste de diffusion du Bureau formArt ) que l’association Les Rencontres publie le Livre blanc des politiques culturelles des collectivités territoriales en Europe, résultat d’un travail engagé depuis 2007 au sein du réseau européen de l’association. (à C’est par là) 

 

 

 

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Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Les politiques culturelles en débat
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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 14:57

  SGN 4

 

 

Dans une récente livraison de Territorial.fr, François Deschamps, le président de l'association nationale Culture et Départements, s'interroge :

 

A force de ne pas être publié, le Rapport de Jérôme Bouët au Ministre de la Culture : « 21 propositions pour relancer le partenariat entre l'Etat et les collectivités territoriales dans le domaine culturel», daté d'octobre 2010, finit par circuler de plus en plus au sein des DRAC, des associations d'élus et de professionnels.

Est-ce une nouvelle méthode de diffusion de l'information ? Cela bloque-t-il quelque part ? L'analyse de votre chroniqueur culturel préféré, en possession du fameux Rapport (qui n'a rien de révolutionnaire et dont "les mesures peuvent paraitre techniques" s'en excuse presque son auteur), est donc prête. Mais beau joueur, il attendra lui aussi (un peu...) avant de la rendre publique. 

 

Notons au passage que la même situation prévaut pour le rapport de l’Inspection générale de l’administration des affaires culturelles consacré aux EPCC, livré depuis des mois, toujours pas diffusé officiellement, alors qu’il circule largement.au prix, d’ailleurs, de quelques dégâts collatéraux ! Pour en revenir au commentaire de François Deschamps :

 

Ses propositions, sur lesquelles nous reviendrons donc prochainement, "tiennent compte d'une réalité, la formidable montée en puissance des collectivités, l'importance des moyens qu'elles consacrent à la culture, leur créativité, leur capacité à relier la culture à d'autres enjeux économiques et sociaux", est-il écrit en conclusion. Cela faisait longtemps qu'une parole officielle au sein du Ministère de la Culture n'avait pas replacé le partenariat culturel avec  les collectivités au centre de la responsabilité de l'Etat.

Et si le Ministère de la Culture doit saisir toutes les opportunités d'élargir sa relation avec la population, c'est « sans renoncer bien entendu à la politique de l'offre qui est sa raison d'être ». En ce qui concerne « l'ambition démocratique » (le développement des publics et des pratiques culturelles), il est écrit (p 26) que  « le jugement porté sur le travail accompli en la matière depuis 30 ans parait inutilement sévère. On ne devrait pas sous-estimer les résultats obtenus. Ce qui manque, c'est la circulation d'information sur les bonnes pratiques ».

On sent-là comme une différence d'appréciation avec « d'autres démarches de réflexions et de propositions [qui] sont en cours au sein du ministère à ce sujet ». Seraient-ce celles qui insistent au contraire sur « le résultat décevant des politiques de démocratisation » pour mieux mettre en avant le concept de « culture pour chacun » ? La suite sur Territorial.fr

 

On lira également avec intérêt l’entretien avec Henri Colomb du même François Deschamps publié sur la Lettre du cadre.

 

 

 

La crise économique est maintenant ancrée dans le paysage français depuis plus de deux ans. Qu'est-ce que cela change dans la politique culturelle des collectivités locales ?

La spécificité des politiques culturelles des collectivités est qu'elles dépendent de compétences qui, pour beaucoup, ne sont obligatoires pour personne. Les collectivités peuvent donc tout faire ou ne rien faire. C'est un problème de volonté politique et de moyens budgétaires.

Il y a eu un engouement pour les politiques culturelles et un développement fort depuis le début des années soixante-dix. Aujourd'hui, avec la crise financière, ce domaine de l'action publique en est fragilisé. Il faut dire aussi que les acteurs culturels n'ont pas forcément souhaité qu'il y ait beaucoup de lois et de normes encadrant le secteur culturel. Aujourd'hui ça se retourne un peu contre eux, d'où une crise de ce domaine qui va au delà des autres secteurs. La suite sur la Lettre du cadre


La question du partenariat entre l’Etat et les collectivités territoriales se pose dans un contexte qui évolue assez rapidement ces dernières années à mesure de l’affaiblissement de la capacité de l’Etat à mobiliser autour de ses stratégies. En témoignait, l’été dernier, cette grande première que fut la déclaration d’Avignon  Pour une république culturelle décentralisée : l’engagement solidaire des collectivités territoriales.
En témoigne aujourd’hui ce communiqué d’Europe Ecologie Les Verts, « jeune » formation politique dans le champ clos du débat sur les politiques culturelles.

 

Communiqué de presse  d’Europe écologie / Les Verts du 19.01.2011

A quelques semaines d’un forum national programmé à partir d’une notion lancée à la va-vite, « la culture pour chacun », accompagnée d’une note indigente en septembre 2010, la politique culturelle n’échappe pas à la stratégie de communication démagogique et vide de sens qui rythme la politique de Monsieur Sarkozy et de ses gouvernements ! Après la stupéfaction des artistes et des professionnels à la lecture de « la lettre de mission du Président à Madame Albanel », après l’échec des Entretiens de Valois et la mise en place d’une institution alibi « le Conseil national de la création artistique », le nouveau coup porté aux politiques culturelles est, cette fois encore, inquiétant : alors que de nombreuses structures culturelles et socioculturelles ont vu leurs moyens amputés ces dernières années par le Ministère (sur la ligne budgétaire BOP 224), le Ministère tente sournoisement de récupérer les actions Culture à l’hôpital, Culture en prison ou en direction des personnes en difficulté, pour maquiller un slogan qui prône l’individualisme et la consommation culturelle au détriment des processus d’émancipation et de construction du lien social. Point n’est besoin de longtemps disserter sur le caractère dangereux de l’expression « la culture pour chacun » dans notre société contemporaine : les services de l’Etat eux-mêmes sont embarrassés, les institutions issues de la décentralisation théâtrale et culturelle s’indignent à juste titre du renoncement à la dynamique de la démocratisation culturelle qui a fait consensus depuis Jean Vilar et les mouvements d’éducation populaire sont atterrés du sort fait à la démocratie culturelle ! Le Ministre de la culture ne pouvait pas faire moins consensus que cela ! L’expression n’est pas innocente, elle traduit au fond la volonté de rupture du pacte républicain construit à partir de notre politique culturelle depuis la révolution française. Depuis une décennie, il n’y a plus de pilote dans « l’avion Ministère de la culture » : impasse, essoufflement, malaise, crise qualifient les analyses des intellectuels qui se soucient de notre système culturel national. Pourtant les innovations et les engagements des artistes, des professionnels de la culture, des grandes institutions comme des équipes indépendantes sont nombreuses et fructueuses dans les territoires. Les collectivités locales appelées à soutenir ont augmenté leurs efforts pendant que l’Etat se désengageait sournoisement invoquant des raisons mortifères : compétitivité, efficacité, RGPP, rémunération au mérite, repli national, rayonnement de l’identité nationale … Dans ce monde mondialisé, l’ensemble de la population a soif de sensible, les habitants de nos territoires ont plus que jamais besoin des artistes et des responsables de lieux de partage de culture pour appréhender individuellement et collectivement la société dans laquelle ils vivent. Du côté de l’Etat, encéphalogramme plat ! Il devient urgent de refonder notre contrat culturel ; cela passe effectivement par des concertations au niveau régional qui rassemblent Responsables culturels, Artistes et leurs représentants, Elu(e)s locaux, Citoyen(ne)s et Responsables associatifs autour d’une démarche ouverte qui favorise la diversité des approches, se donne le temps et les moyens de co-construire une nouvelle dynamique nationale qui tienne compte des changements sociétaux et écologiques locaux et globaux, à l’instar des démarches d’Agenda 21 de la culture.  Les écologistes sont aux côtés de celles et ceux qui dénoncent la politique néolibérale, de l’individualisme et du laisser-faire de Monsieur Sarkozy. Le Ministère de la culture tente en dernière instance de rebaptiser son slogan en « culture pour tous, culture pour chacun », mais les militant(e)s et les élu(e)s d’Europe Ecologie – Les Verts ne sont pas dupes et se mobiliseront lors des manifestations prévues à la Grande Halle de la Villette et dans les régions, le 4 février prochain, et être force de nouvelles propositions.

Europe Ecologie / Les Verts

 

 

La tension s’accroît donc entre le discours d’un Etat qui abuse paresseusement des artefacts d’une sociologie des inégalités d’accès à la culture et les argumentaires construits à partir de l’action conduite sur des territoires. Le grand risque pour une juste perception de cette situation qui se délite à grande vitesse sous nos yeux serait de croire qu’elle est radicalement nouvelle, d’oublier qu’elle s’inscrit dans une configuration historique et politique. La méconnaissance du passé est un des symptômes de l’inculture, sa falsification un des emblèmes du pouvoir. La pratique du storytelling par les princes qui nous gouvernent repose sur une instrumentalisation de notre histoire collective : on aurait tort d’accepter de débattre sur un terrain balisé par les approximations "théoriques" ou les manipulations du passé.

 

(à suivre)

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 10:44

 

  SGN 14

                    

Le site de la Fédération nationale des arts de la rue publie une  Lettre à l’attention des élus au sujet des appels d’offres qui commence ainsi

 

Depuis quelque temps nous sommes inquiets du recours de plus en plus fréquent à l’appel d’offre pour le secteur culturel et artistique.
Il nous arrive de plus en plus souvent d’être face à des « avis d’appel public à concurrence » lancés par des villes ou des collectivités territoriales, ayant pour objet le « recensement d’organisateurs ou de producteurs de spectacles ou de manifestations musicales, tournée et animation DJ ».
Ou encore des avis de marché avec la demande par « lot de spectacles ou la confections de ballotins de chocolat »…
Ces exemples d’appel d’offre sont révélateurs d’un amalgame égalitaire qui dessert l’art et la culture, de dérives dangereuses auxquelles nous nous opposons.

En tant que Fédération des Arts de la rue en Pays de Loire :
Nous refusons de pratiquer « l’offre économique la plus avantageuse » pour pouvoir répondre aux appels d’offre qui appliquent les lois de la concurrence et les prix de marché aux créations de l’esprit et qui nous obligent à appliquer le smic salarial pour pouvoir y répondre.
LIRE LA LETTRE 

 

 

Cette interpellation rejoint, dans son esprit, le billet incisif et stimulant qu’avait publié le Cultural engineering Group Weblog en octobre dernier sous le titre La Grande braderie

 

Lorsqu’on se penche sur les types et les mécanismes des contrats de gestion déléguée et de partenariat public-privé qui ont été récemment initiés et qui sont en train de se préparer dans le domaine de la culture, on constate l’accentuation d’une tendance particulièrement préoccupante pour l’avenir, tendance que l’on peut qualifier de « grande braderie » de la mission de service public culturel.

(…)

Force est de constater aujourd’hui et depuis peu que ces principes ont tendance à être négligés, d’une manière qui témoigne d’un profond désarroi du politique, désarroi aux conséquences particulièrement néfastes pour la soutenabilité d’une politique culturelle mais aussi pour la fiabilité et la complémentarité du partenariat entre le secteur public et le secteur privé. LIRE LA NOTE. 

 

 

 

Pour une réflexion plus générale sur les termes du débat (un débat plus que jamais aussi urgent que nécessaire), on peut se reporter, avec profit,  à l’article La frontière public-privé, de Maryvonne de Saint-Pulgent publié dans le n° 24-25 de la revue Médium, qui commence ainsi :

 

Au nombre des spécificités françaises, dont nous aimons autant nous glorifier que nous fustiger, je mettrais volontiers la frontière public-privé, au sens de « secteur public » et « secteur privé ». Pour mesurer sa force symbolique, pensons à la bataille parlementaire de 1981 sur les nationalisations et à la conviction de leurs partisans qu’elles faisaient passer la France « de l’ombre à la lumière ». Pour étayer son rôle dans l’identité nationale, pensons à la fréquence des défilés sur le thème de la « défense du service public » et à leur popularité, et pas seulement chez les fonctionnaires. Pour comprendre qu’elle ne va pas de soi, regardons les États-Unis, qui retiennent plutôt l’opposition « profit-non profit », dont j’ai dit ailleurs qu’elle est plus pertinente dans certains domaines, la culture notamment.

 

Un peu plus loin, l’auteur insiste sur les conséquences majeures de la construction européenne :

 

Le règne du droit public dans le service public est de moins en moins absolu ; sous la pression de la Communauté européenne notamment, l’administration doit soumettre ses contrats au droit de la concurrence, fairte évoluer ses règles comptables, s’ouvrir aux ressortissants des aiutres pays membres de l’Europe (…) D’une manière générale, un nombre croissant de normes européennes réduit la champ du service public à la française, sa spécificité et même sa légitimité…

 

 Le site de Régis Debray et de la revue Médium 

 

 

* * * * *

J’aurai très certainement l’occasion d’y revenir et de parler du « paquet Monti-Kroes » (ça s’appelle comme ça, je n’y peux rien.

 

 

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Présentation

  • : La Cité des sens. Culture et politique.
  • La Cité des sens. Culture et politique.
  • : Les politiques culturelles aujourd'hui et leur histoire. Culture et politique, ressources, documents, analyses et débats par Jean-Claude Pompougnac .
  • Contact

Profil

  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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