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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 16:44

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Les colporteurs du XXI ème siècle

Note publiée le 14 février 2010

 

Belle découverte sur Global Voices qui sélectionne, traduit et diffuse en 18 langues des billets publiés sur les blogs du monde entier pour offrir de nouveaux éclairages sur des lieux, événements et personnes peu couverts par les médias traditionnels.

 

 

 

Les bibliothèques mobiles telles que les bibliobus sont devenues monnaie courante dans beaucoup de systèmes de prêts de livres et permettent d'apporter les livres à ceux qui n'ont pas accès à une bibliothèque. Cependant, dans beaucoup d'endroits, des routes en mauvais état, ou bien un manque de moyens, ne permettent pas de mettre en place ce système traditionnel des bibliobus. C'est ainsi que des biblio-char à bœufs, des bibliothèques à dos d'ânes et des biblio-motos ont fait leur apparition et se sont imposées comme des solutions viables pour apporter des livres à des communautés isolées.

[Les liens des blogs et les vidéos sont en espagnol ou en anglais] Sur le blog Bilingual Library, nous pouvons voir des exemples de ces bibliobus alternatifs. D'abord, parlons des bibliothèques à dos d'ânes. Il semble que l'exemple le plus souvent cité soit le “biblioburro” en Colombie, géré par l'instituteur Luis Soriano qui charge son âne avec une table de pique-nique pliable ornée du sigle Biblioburro, monte sur l'âne et voyage pendant plus de quatre heures, à l'aller comme au retour, pour apporter des livres à des enfants qui n'y ont pas accès. Il leur lit des histoires, les aide pour leurs devoirs d'école, et fait tout pour leur donner la possibilité d'apprécier les livres qu'ils n'ont pas chez eux. Il l'explique que pour lui, grâce aux livres, les enfants découvrent d'autres endroits, d'autres personnes, et peuvent être informés de leurs droits, leurs obligations, de ce qu'ils peuvent faire au sein de la société, et grâce à cette connaissance, ils peuvent refuser la violence et la guerre.

LIRE LA NOTE…

 

 

 

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 17:37

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Ne pas baisser la garde

Note publiée le 6 février 2010

 

 

 Comme moi, vous n’étiez peut-être pas présent à la Biennale internationale du spectacle de Nantes le 21 janvier dernier.

Vous avez manqué plénières, tables rondes, ateliers, discussions de couloirs, amicales retrouvailles et banquet entre professionnels avisés.

Qu’à cela ne tienne. Une mienne connaissance, fort aimable au demeurant, a bien voulu me communiquer le discours d’ouverture du sénateur Ivan Renar qui, bien entendu, fait écho aux inquiétudes évoquées dans ma précédente note.

Bonne lecture.

 

 

 

Comment ne pas s'interroger à la fois en tant que citoyen et en tant qu'élu face à un projet de réforme des collectivités qui se révèle être une véritable re-centralisation et une régression de la démocratie? C'est 30 ans de décentralisation qui sont balayés. La réforme est complexe et scindée en pas moins de sept projets de loi dont l'examen a déjà démarré avec la loi de finance 2010 et sera étalé jusque cet été. Le gouvernement en fait un véritable puzzle.

Si Sarkozy s'est récemment engagé à ce que les collectivités locales conservent leurs prérogatives en matière de culture, ne baissons pas la garde :

-  la mobilisation du monde culturel, des élus et de l'opinion publique reste indispensable,

- impossible de revenir sur cette clause de compétence générale sauf à anéantir tout le paysage culturel français patiemment construit ces dernières décennies.

- la complémentarité des co-financements a démontré toute sa pertinence en terme de gage d'autonomie et de liberté des projets culturels et artistiques.

- la culture n'est pas une compétence comme une autre. Comme pour les droits de l'homme, elle est de la responsabilité de tous et chacun. C'est le partage même de cette responsabilité qui a permis le succès de la décentralisation culturelle et la vitalité impressionnante de la vie culturelle de notre pays.

Si le Président de la République a annoncé le dégel du budget de la culture et le maintien de la clause de compétence dans le domaine culturel, les problèmes subsistent avec la diminution des moyens humains et financiers et la redéfinition de la fiscalité locale avec pour conséquence une triple régression :

- régression financière avec la suppression de la taxe professionnelle, le désengagement de l'État, et le transfert de charges budgétivores (RSA),

- régression institutionnelle qui organise une re-centralisation,

- régression démocratique du fait du nouveau mode de scrutin.

Les marges de manœuvres des collectivités territoriales qui jonglent avec des budgets de plus en plus contraints sont réduites : on leur retire le droit et aussi les moyens de s'administrer librement. A quoi va servir la clause de compétence générale dans le domaine culturel, si les collectivités n'ont plus les moyens de financer leurs politiques?

Les arbitrages sont d'autant plus difficiles en cette période de crise financière, économique et sociale et c'est trop souvent le budget de la culture qu'on sacrifie. 

Alors que l'on vient de fêter ses 50 ans, le Ministère de la culture est fragilisé. Après la refonte de l'intermittence qui précarise les artistes, maintenant la RGPP s'attaque aux établissements nationaux, avec la volonté de supprimer 1 fonctionnaire sur 2 partant à la retraite. On instaure la gratuité pour les jeunes dans les musées, mais les conditions d'accueil, d'accompagnement et de médiation sont rognées, voire supprimées.

« On pousse à de bien maigres économies pour de bien grands dégâts,!» comme le disait Victor Hugo.

La culture n’est ni un luxe, ni un superflu, elle est de première nécessité. Elle est aussi nécessaire à l’homme que le travail, la nourriture, le logement, la santé. C'est pourquoi elle est une dimension capitale de l’intervention publique à tous les niveaux. Elle est un droit essentiel car elle apporte les outils critiques indispensables à la construction de la citoyenneté et au libre arbitre. Elle est un élément déterminant pour humaniser la mondialisation qui uniformise l'imaginaire, abolit les singularités, standardise la pensée.

Le partage des connaissances, l'éducation, l'investissement dans la matière grise n'ont jamais été aussi maltraités; les intellectuels, les artistes, les professionnels de la culture, les intermittents autant méprisés.

Reconnaître le rôle de la culture dans la société reste bien un combat! A ceux qui déclarent qu’il y a trop de théâtres, d'orchestres, de musées, etc,... pour trop peu de public, je réponds : imagine t-on quelqu’un trouvant qu’il y a trop de suffrage universel parce qu’il y aurait trop d’abstentions?

Et comment s’étonner de la persistance des inégalités culturelles quand les inégalités sociales et économiques ne font que s’accentuer? Le non partage de l’art, c’est comme une bombe «anti-personnelle», ça fait des mutilations terribles !

Et si les collectivités locales se sont fortement impliquées dans la vie culturelle, elles n’en réclament pour autant pas moins d’État. En tant que parlementaire, je le constate : si l’état hésite, on voit vite les collectivités bégayer. Les soustractions d’en haut encouragent les soustractions d’en bas. Il y a besoin d'un État assurant la solidarité, garant du maintien d’un développement culturel équilibré sur l’ensemble du territoire national.

 L’art et la culture se portent donc bien à condition qu’on les sauve !

Appuyons nous résolument sur le rapport de Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie, qui montre avec sa commission, combien la seule prise en compte du Produit intérieur brut, de la productivité, le culte de l'argent, du chiffre et de la performance n'ont pas beaucoup de sens pour évaluer la richesse et le bien-être d'un pays. Par contre les services publics, le niveau d'éducation, les critères sociaux et environnementaux, la culture et le lien social qu'elle génère, constituent de véritables richesses, essentielles à la qualité de la vie et du vivre ensemble! Voilà qui donne des perspectives même si ce rapport risque bien d'être abandonné à la critique rongeuse des souris.

Ce serait si simple de remplacer le B de PIB par un B comme Bonheur, un bonheur qui reste bien une idée neuve!

 

 

               Conclusion

Si certains experts et comptables arrogants et glacés nous parlent toujours du coût de la culture, on ne répétera jamais assez que ce n’est pas la culture qui coûte cher mais bien l’absence de culture.

Miser sur la culture, c'est miser sur l'homme, ses potentialités, sur l'Intelligence agissante.

Je repense à PASCAL, « l’homme est fait pour penser, c’est toute sa dignité ». Et l’Intelligence est la première ressource de notre pays qui l'oublie peut-être trop souvent.

Vous, les professionnels qui intervenez de façon remarquable dans le champ de la musique, du théâtre, de la danse ou des arts plastiques, vous savez bien que l'art et la culture sont des armes de construction massive!

Le mot « désespoir » n'est pas politique et le mot « respect » n'a pas à connaître la pénurie.

 

En attendant, merci à vous de faire entendre pendant trois jours le murmure culturel dans le vacarme marchand!

 

Ivan Renar 

 

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 13:27

 

 

 

 

 

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Bonne fin d'année à toutes et à tous.

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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 16:10

 

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J'ai ici donné à lire la Directive nationale d'orientation 2011-2013 (on ne la trouve pas sur le site du ministère ou alors j'ai mal cherché... ce n'est pourtant pas un document confidentiel).

 

L'affaire de la prime de fin d'année des Recteurs ou celle du salire des dirigeants de la SACEM  (reportez vous à votre source d'information habituelle) m'a remis en mémoire un passage de cette directive qui devrait, à mon sens, susciter l'intérêt des amoureux de la chose publique.

 

DNO.

Programme 131

Action 1 : Spectacle vivant

 

Un travail conjoint sur la rémunération des directions des institutions sera lancé, afin de mieux appréhender la situation actuelle et de mettre à votre disposition et à celle des collectivités que vous conseillez un outil permettant une meilleure harmonisation des pratiques.

 

 

On attend donc le résultat du travail conjoint (entre qui et qui, au fait ,) avec intérêt. Que les gros salaires lèvent le doigt. Tel était le titre d'une note de ce blog publiée en février 2007

 Le sel s'en est-il affadi? A vous d'en juger.

 

 

Billet du 27 février 2007.

 

 

Voila une loi que j’avais à peine vu passer :

 

 

  Loi n°2006-586 du 23 mai 2006

 

Loi relative au volontariat associatif et à l'engagement éducatif

 

Article 20

Les associations dont le budget annuel est supérieur à 150 000 Euros et recevant une ou plusieurs subventions de l'État ou d'une collectivité territoriale dont le montant est supérieur à 50 000 Euros doivent publier chaque année dans le compte financier les rémunérations des trois plus hauts cadres dirigeants bénévoles et salariés ainsi que leurs avantages en nature.

 

  D’où cette question écrite dont la réponse a été publiée au JO le 02/01/2007 (page : 155)

M. Pascal Terrasse (député PS de l’Ardèche) souhaite attirer l'attention de M. le ministre de la jeunesse, des sports et de la vie associative sur l'article 20 de la loi n° 2005-586 du 23 mai 2006 relative au volontariat. Cet article dispose que « les associations dont le budget annuel est supérieur à 150 000 euros et recevant une ou plusieurs subventions de l'État ou d'une collectivité territoriale dont le montant est supérieur à 50 000 euros doivent publier chaque année dans le compte financier les rémunérations des trois plus hauts cadres dirigeants bénévoles et salariés ainsi que leurs avantages en nature ». Ce seuil de 50 000 euros semble se prêter à diverses interprétations. Certaines associations se demandent si ce seuil doit s'apprécier par année civile et s'il est calculé en faisant la somme de toutes les subventions de l'État et des collectivités territoriales versées à une seule et même association. Si le calcul ne porte que sur les subventions de l'État pour une seule association, il semble nécessaire de préciser si l'on cumule les subventions versées par un même et seul ordonnateur ou toutes les subventions de l'État, quel qu'en soit l'ordonnateur. De la même manière, s'agissant des collectivités territoriales, il faut préciser si le seuil se calcule en faisant la somme des subventions versées par toutes collectivités territoriales ou en cumulant les subventions d'une même et seule collectivité. En conséquence, il lui demande de bien vouloir apporter des précisions concernant ces différentes interrogations.

 

La réponse est claire

 

L'honorable parlementaire appelle l'attention sur les conditions d'application de l'article 20 de la loi n° 2006-586 du 23 mai 2006 relative au volontariat associatif et à l'engagement éducatif. Selon cet article « les associations dont le budget annuel est supérieur à 150 000 euros et recevant une ou plusieurs subventions de l'État ou d'une collectivité territoriale dont le montant est supérieur à 50 000 euros doivent publier chaque année dans le compte financier les rémunérations des trois plus hauts cadres dirigeants bénévoles et salariés ainsi que leurs avantages en nature ». L'objectif du législateur, pour reprendre l'exposé des motifs de l'amendement parlementaire à l'origine de cette disposition, est de renforcer « la transparence de la gestion des fonds publics ». Une disposition analogue oblige, d'ores et déjà, les associations qui décident de verser une rémunération à leurs dirigeants, dans les conditions prévues au d du 1° du 7 de l'article 261 du code général des impôts, d'inscrire le montant des rémunérations versées à chacun des dirigeants concernés « dans une annexe aux comptes de l'organisme ». L'article 20 de la loi n° 2006-586 du 23 mai 2006 concerne exclusivement, d'une part, l'État et les collectivités territoriales et d'autre part, les associations du régime de la loi du 1er juillet 1901 ou celles (dont le siège se trouve en Alsace et Moselle) qui relèvent du code civil local, qui remplissent un double critère fondé d'une part sur le montant de leur budget annuel et d'autre part sur le montant de la ou des subventions versées. Ces subventions s'entendent comme des contributions financières directes sous forme monétaire de personnes publiques à des opérations justifiées par l'intérêt général, mais qui sont initiées et menées par des tiers. Ce texte n'a pas pour objet d'opérer une distinction fondée sur l'origine de la ou des subventions versées, qu'il s'agisse de l'État ou d'une autre collectivité publique. Si l'on considère, comme l'a fait le législateur, que le respect de l'exigence de transparence des fonds publics justifie que soit donnée une publicité aux rémunérations des dirigeants d'association, il serait peu cohérent, et surtout source de rupture d'égalité devant la loi, de considérer que l'obligation serait fonction de la qualité ou de la nature de la personne publique ayant versé la subvention, alors que, quelle que soit la collectivité à l'origine de la subvention, ces subventions ont le même caractère. Le critère tiré de la nature de la personne publique à l'origine de la subvention est en réalité sans pertinence au regard de l'objectif recherché. Concernant le calcul du montant de la ou des subventions, une lecture attentive du texte de l'article 20 précité doit conduire à écarter d'emblée une interprétation selon laquelle l'appréciation de ce seuil pourrait s'effectuer subvention par subvention. Ainsi, pour l'application de ce texte, il convient de considérer qu'une association doit publier, dans une annexe de ses comptes, « les rémunérations des trois plus hauts cadres dirigeants bénévoles et salariés ainsi que leurs avantages en nature », dès lors qu'elle dispose d'un budget annuel supérieur à 150 000 euros et bénéficie, de la part d'une ou plusieurs collectivités publiques, d'une subvention ou de plusieurs subventions dont le montant cumulé est supérieur à 50 000 euros. S'agissant, enfin, de la détermination de l'année de référence visée à l'article 20 de la loi précitée, il convient de prendre en compte l'exercice au cours duquel le versement de la ou des subventions a été effectué.

Quant on sait que nombre de structures et institutions du spectacle vivant (ou autre, d’ailleurs) qui bénéficient de subventions publiques supérieures à 50 000 euros sont des associations loi de 1901, donc relevant de cette loi récente, on est en droit de se demander si ça va turbuler dans la transparence ? On prend les paris ?

 

Fin de citation de la note de 2007.

 

= = = = = = = = = = = = =

 

 

Plus de trois ans après, on peut constater que si les "tutelles" (comme on dit) ont oeuvré pour faire respecter cette loi de la République, ça s'est fait dans la plus grande discrétion.

 

J’ajoute ces références plus récentes qui ne modifient pas l’esprit général de la doctrine exposée ci-dessus.

 

 

Décret n° 2009-540 du 14 mai 2009 portant sur les obligations des associations et des fondations relatives à la publicité de leurs comptes annuels

 

 

 

Quant à la circulaire du 18 janvier 2010, elle expose avec clarté en quoi cette obligation de transparence découle de la philosophie européenne sur le financement public des activités économiques même lorsqu’elles ne sont pas lucratives.

Cette réglementation dite des « aides d'Etat » ( Régime défini par les articles 86 à 88 du Traité instituant la Communauté européenne, complété et interprété par l'arrêt de la CJCE « Altmark » du 24 juillet 2003 et par le paquet « Monti-Kroes » du 28 novembre 2005) s'applique à toute « entreprise » recevant un financement public, dès lors qu'elle exerce une activité « économique » d'intérêt général, et ce quel que soit son statut juridique (associatif ou autre) ou la façon dont elle est financée par la collectivité publique. Ainsi, une association sans but lucratif exerçant une activité économique d'intérêt général et sollicitant un concours financier public sera qualifiée d'entreprise au sens communautaire et soumise à la réglementation des aides d'Etat pour la partie de son activité qui est « économique ». Les règles d'encadrement des aides ne s'appliqueront pas en revanche à sa part d'activité qui serait qualifiée de non économique.

 

Circulaire du 18 janvier 2010 relative aux relations entre les pouvoirs publics et les associations : conventions d'objectifs et simplification des démarches relatives aux procédures d'agrément

 

 

Il en découle donc une obligation générale de transparence financière qui s’applique au rémunération perçues par les dirigeants de ces associations.

Fin de la circulaire du 18 janvier 2010 :

·        Les critères formant le tronc commun d'agrément sont les suivants :
1. L'association répond à un objet d'intérêt général :
― l'association ne défend pas des intérêts particuliers et ne se borne pas à défendre les intérêts de ses membres ;
― l'association doit être ouverte à tous sans discrimination et présenter des garanties suffisantes au regard du respect des libertés individuelles ;
― l'association doit poursuivre une activité non lucrative, avoir une gestion désintéressée (note 42) (être gérée et dirigée à titre bénévole), ne procurer aucun avantage exorbitant à ses membres et ne pas agir pour un cercle restreint ;
― l'association doit faire preuve de sa capacité à travailler en réseau avec d'autres partenaires, notamment associatifs.
2. L'association a un mode de fonctionnement démocratique :
― réunion régulière des instances ;
― renouvellement régulier des instances dirigeantes ;
― assemblée générale accessible avec voix délibérative à tous les membres tels que définis dans les statuts, ou à leurs représentants de structures locales ;
― l'assemblée générale élit les membres de l'instance dirigeante ;
― pour les documents sur lesquels ils seront amenés à se prononcer, les membres devront en disposer suffisamment à l'avance par tout moyen (courrier, internet, consultation sur place...) précisé dans le règlement intérieur ou les statuts ;
― les modalités de déroulement des différents votes devront être précisées dans les statuts ou le règlement intérieur.
3. L'association respecte la transparence financière :
― les comptes doivent être accessibles à tous les membres ;
― les comptes sont publiés au Journal officiel ou adressés annuellement à toutes les administrations avec lesquelles l'association a des relations financières, administratives (cf. agrément...) ; dans le cas d'une publication au Journal officiel, l'association se bornera à donner la date de cette publication ;
― la pérennité de l'association ne doit pas dépendre exclusivement d'un même financeur. La proportion des fonds publics ne doit pas être de nature à qualifier l'association d'association para-administrative.
Obligations :
― publicité des comptes (note 43), pour les associations ayant plus de 153 000 € de dons ou de subventions publiques, sur le principe du
décret n° 2009-540 du 14 mai 2009 ;
― transmission chaque année des comptes rendus d'activités au préfet du siège social ou à l'administration centrale du ministère qui a délivré l'agrément ;
― respect des obligations déclaratives (cf. art. 5 de la loi du 1er juillet 1901 et art. 3 du décret du 16 août 1901) (transmission à la préfecture de la mise à jour des données concernant la composition des instances dirigeantes et des modifications de statuts si nécessaire) et de la loi de 1991 pour les associations faisant appel à la générosité publique au plan national (transmission à la préfecture du compte d'emploi des ressources).

(42) L'indemnisation des administrateurs de l'association à un montant au maximum des 3/4 du SMIC ne remet pas en cause le caractère désintéressé tel que précisé dans l'instruction fiscale du décembre 2006. De même, la rémunération des dirigeants est autorisée sous certaines conditions indiquées à l'article 261-7-1 du code général des impôts (200 000 € de fonds d'origine privée annuellement, pour rémunérer un dirigeant, 500 000 € pour en rémunérer deux et 1 000 000 € pour trois).

(43) Dans ces conditions, les comptes font l'objet d'une publication au Journal officiel. Les comptes comprennent les pièces suivantes : comptes de résultat, bilan, annexe et compte d'emploi des ressources le cas échéant.

 

 

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 16:40

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Suite de ma note du 21 décembre : Enrichissez votre vocabulaire.  

 

Dans l’édition du 20 décembre de La Nouvelle République la journaliste Marion Valière Loudiyi revient sur  la polémique qui entoure la nomination récente du directeur du Centre dramatique Poitou-Charentes (CDPC), Yves Beaunesne, qui prendra ses fonctions le 1 er janvier.

Elle donne assez longuement la parole à la directrice partante Claire Lasne Darcueil qui commente le départ de 6 salariés sur 7 de la structure.

Il ne m'appartient pas de comprendre pourquoi tant de personnes, au plus haut niveau du pouvoir, sont à présent désarmées et inquiètes devant leur propre choix. Il m'appartenait de protéger cette structure et de faire entendre la parole de ses salariés.

Je n’ai pas d’informations  particulières sur ce dossier, mis à part le communiqué déjà cité ici, très bel exemple de rhétorique profil bas/langue de bois du Préfet de Région chargé de marquer à la culotte (si j’ose m’exprimer ainsi) la présidente de la Région Poitou Charente. Ce qui m’intrigue, c’est le peu de commentaires à l’intérieur de l’hexagone et par exemple, l’absence de réactions de la FNSEA du spectacle qu'on dit vivant. Mais ce qui m’intéresse aussi c’est le contraste entre une unilatérale décision de l’appareil d’Etat et une ambiance locale.

Arrivée il y a douze ans en Poitou-Charentes, débarquant de la Goutte d'Or et de la Seine Saint-Denis, j'ai été frappée par l'entente qui y régnait entre personnes d'opinions différentes, la liberté de parole, l'équilibre entre une vie citoyenne libre et une forme de paix.

La future ex-directrice décrit la configuration  particulière du territoire sur lequel elle a œuvré pendant plus de dix ans :

« Je n'avais jamais vu - ce qui se produisait alors - des policiers accompagner des manifestations étudiantes, de loin, avec bienveillance. Je n'avais jamais vu un archevêque soutenir la construction d'une mosquée. Je n'avais jamais vu un maire rendre visite à des sans-papiers grévistes de la faim et les déclarer citoyens d'honneur, je n'avais jamais vu des logements sociaux installés dans des monuments classés. Je n'avais jamais vu des spectateurs quitter volontiers le centre-ville pour se rendre au théâtre. Je n'avais jamais vu ce talent, propre à cette ville et à cette région, à éviter la violence des rapports de force, à la rejeter comme si elle était ici incongrue, une invitée indésirable. »

J’attire l’attention sur le fait que cette configuration, marquée par le souci de l’humain et des droits culturels de chacun, n’est pas sans rappeler ce que disait de la ville d’Angers un article publié il y a peu et signalé ici sous le titre railleur et passablement désenchanté de Chacun sa Croix et le paradis pour tous ! Ce rapprochement symptomatique des lectures diagonales que propose La Cité des sens, je le livre aux spécialistes des politiques culturelles et autres sociologues de la domination culturelle (voir note  ci-dessous).

  « Que la perte d'un travail de 12 ans pour tous ceux qui furent les artisans, de la directrice aux bénévoles montant le chapiteau, de l'agriculteur à la présidente de Région, que cette perte serve au moins à nous alerter sur ce qui malgré nous, sans nous, peut ici et là, jour après jour, détruire l'héritage humaniste unique de cette ville et de cette région, héritage qui est aussi le nôtre, celui de chaque citoyen, et qu'il nous appartient de défendre. »

 

Contraste entre le peu de réactions du microcosme culturel franco-français de ce côté ci du Lac d’Evian  et le coup de gueule venu des rives du Lac Léman, cité également par La Nouvelle République.

 

'' Pauvre France ''

Sous le titre « Pauvre France », René Gonzalez, « homme libre », directeur du théâtre de Vidy, à Lausanne, a écrit au Centre dramatique Poitou-Charentes : « La France, désormais gérée à nombre d'égards comme une entreprise privée, voit s'effondrer des pans entiers de son histoire républicaine. Le cas, sans précédent de l'arrivée d'un triste liquidateur (une '' lotte pourrie '' disait-on en 1968...), à la tête du Centre dramatique Poitou-Charentes, et ce en plein accord avec le triste représentant à la solde d'un triste gouvernement, fait penser que notre '' république bananière '' a encore de beaux jours devant elle, si l'on n'y met pas enfin un terme. Honte à tous ceux qui se livrent d'une façon ou d'une autre, (même par leur silence), à ce dépeçage en règle, à ce déni de démocratie tristement inédit en matière artistique. Jusqu'où veut-on éradiquer la notion de théâtre service public ? Tout cela est déshonorant, doit être absolument, résolument combattu. [...] »

 

Note  en forme de clin d’œil à mes collègues spécialistes des politiques culturelles et autres sociologues de la domination culturelle (où le lecteur comprend, après-coup, pourquoi l’auteur de ce blog parlait, ci-dessus,  à propos de Poitiers et d’Angers des droits culturels de chacun ).

Le texte sur la Culture pour chacun de Jean-Pierre Vincent publié il y a quelques jours dans Le Monde a suscité deux commentaires qu’il serait fort peu judicieux de ne pas lire sur le blog L’Oizeau Rare de Jean-Gabriel Carasso. (pensez si je suis jaloux, les commentateurs sont rien moins que le Docteur K.B., cinglant autant qu'incisif et Jean-Claude W. l'homme qui n'a pas dépassé le premier acte d'une mauvaise pièce de boulevard montée par la FNSEA du spectacle qu'on dit vivant.

 C’est dit. Par souci d'équilibre, je promets de chercher dans la crèche au moins un commentaire autorisé et néanmoins favorable à la note au Ministre sur la Culture pour chacun.

(Si j’écris ça, bien sûr, c’est que je l’ai déjà trouvé, car , comme le dit l'Eternel : tu ne me checherais pas... C'est encore le temps de l'Avent.… Patience ,donc !)

 

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 09:26

theatredeuxrives.jpgQuan

d la culture pour chacun fait des vagues.

J’emprunte ce beau titre à Philippe Ripoll 

 Dans l’un de ses blogs, il relate sa participation à un événement organisé le 16 décembre dernier.

Le jeudi 16 décembre se tenait au théâtre des Deux Rives, organisé par la Direction régionale des affaires culturelles de Haute-Normandie, un de ces forums régionaux préparatoires à un forum national convoqué par le Ministère de la culture en février 2011, dont le titre est : la culture pour chacun.

Arrivée au Théâtre des Deux rives.

Gérard Marcon, directeur de la Foudre (Scène Nationale de Petit-Quevilly et Mont-saint-Aignan), distribue à l’entrée, dans le froid, le polycopié de l’article de Jean-Pierre Vincent, « Chacun pour soi, ou L’art pour personne » à paraître prochainement dans le Monde (on n’a encore rien vu venir).

 

[Il a été publié depuis, VOIR ICI, note de La Cité des sens].

 

Ce texte, écrit au nom du Syndeac, syndicat national des directeurs de centres dramatiques nationaux, scènes nationales, et autres entreprises artistiques et culturelles subventionnées par l’Etat est une réaction vive au texte « Culture pour chacun, programme d’action et perspectives » servant de base à l’initiative de Frédéric Mitterrand de réorienter les missions du Ministère de la Culture.

Si j’avais été plus attentif à l’invitation qui m’était faite, plus attentif à l’actualité politico-culturelle, j’aurais sans doute refusé.

Mais quitte à être là, dire ce qu’on peut, avec l’énergie qu’on a, et le moins mal possible.

Quitte à être là ? non. Il me fallait bien être là, car les thématiques, les inspirations de ce texte ministériel semblent en proximité avec ce que je fais, comme beaucoup (?) d’autres artistes, acteurs. Semblent. C’est bien tout le problème.

(…)

Philippe Ripoll nous livre donc la teneur de l’intervention qu’il a faite, à Rouen, ce jour là.

 

Mon grand chantier actuel est une résidence d’écrivain entre les quartiers de saint Denis dans le 9.3 et le Théâtre Gérard Philipe, centre dramatique national implanté dans la commune, et actuellement dirigé par Christophe Rauck. (Je précise qu’on peut entendre en ce moment une série d’émissions de France Culture sur la Seine Saint Denis).

Je voudrais vous en lire comme la « Déclaration », déclaration que j’ai écrite dernièrement à la craie, avec des gens de la maison de la solidarité, sur le perron du théâtre, ce perron qui trône de façon caricaturale au-dessus d’un carrefour :

 

« La vie, l’art nous métamorphosent. Il ne suffit pas de le déclarer, il nous faut le vivre, patiemment, là où nous sommes, là où nous marchons. Que faisons-nous ? un chemin entre « habitants » et « artistes », un chemin, c’est-à-dire un poème. Tout simplement. Qui sommes-nous ? des gens, des « tout-venant », des immigré(e)s, des sans-abri : ce que nous sommes et serons tous bientôt. Que faisons-nous ? connaissance. Rien que ça. Intense, parfois à couper le souffle, parfois à reprendre souffle. »

Bref, c’est un « Chantier d’un livre » : une « Lettre aux acteurs avec portraits d’habitants de Saint Denis, du théâtre, du monde et du temps. »

 

Je choisis de ne pas rentrer dans le détail du dispositif, assez complexe, fait d’ateliers d’écriture, groupes de parole, entretiens, restitutions, performances…

J’ouvre juste une petite fenêtre, avec cet extrait d’un portrait, celui d’un algérien, hébergé d’urgence au F5 de la Maison de la solidarité.  (…)

 

Cette contribution relate Philippe Ripoll entendait faire écho c’est-à-dire déformation, du titre de cette table ronde : Quel sens donner aujourd’hui à la notion de culture populaire ? en demandant, sans prétendre répondre à une telle question, quel sens donner aujourd’hui à la notion de peuple dans l’art et dans la politique ?

Et il témoigne donc de son intervention artistique en citant de bons auteurs : Bruno Latour, Bernard Stiegler, Franck Lepage, Jacques Rancière… dans une analyse aussi sensible que pertinente qu’il faut lire en son entier sur son blog, l’un de ses blogs.

 

Je termine l’intervention sur ces mots :

 

Culture pour chacun : l’expression est au final très malheureuse et très symptomatique. Car derrière elle – et cela est pointé par Jean-Pierre Vincent – en dépit de ses bonnes intentions, et de son ancrage « malin » sur une citation de Malraux, par devers elle, on entend l’impitoyable « tous contre tous » et le malheureux « chacun pour soi » qui est le modus operandi du capitalisme…

 

Or nous entrons dans une ère post-capitaliste et dans une ère post-individualiste, où l’homme a besoin de se recomposer comme espace traversé et force transitionnelle. L’homme est une transition pour l’homme… c’est ce que toutes les grandes œuvres font entendre, ce que les grands artistes clament.

L’individu a été le concept brique de nos sociétés et reste une brique indispensable, mais nous avons besoin d’une nouvelle brique – qui a toujours déjà été là -, une brique post-individuelle qui nous fera sortir du capitalisme, ce dont nous avons tous besoin mais que nous ne savons absolument pas faire, parce que nous sommes encore hantés par les fantômes de la pseudo brique « collectiviste », et que nous sommes cois devant la non-alternative islamiste (islanihiliste ?).

 

L’homme est une transition pour l’homme, il n’est pas un loup pour l’homme. Nous avons faim, oui, mais c’est une faim de l’autre, non une faim de loup – faite pour dévorer, dominer, s’approprier, s’accaparer…

Je n’ai pas ajouté que l’art était la tablée même où mettre en œuvre cette autre façon de se nourrir de l’autre, et que le souci de la démocratie pour l’art s’annule si vous ôtez le souci de l’art pour la démocratie. J’aurais dû.

 

 

Petit complément d’information.

J’ai déjà évoqué ici  les conditions concrètes dans lesquelles les DRAC, sous l’œil vigilant de l’inspection générale de l’administration mettent en oeuvre le nouveau cours de la politique ministérielle. La DRAC Basse-Normandie n’est pas en reste si l’on en croit un article de La lettre de l’Etat en région qui évoque les réunions préparatoires à ce forum. Si vous voulez apprendre comment ré-écrire l’histoire, voilà une belle leçon de choses.

Lire l’article : La « culture pour chacun » à l’ère de la révolution numérique : une priorité pour la DRAC.   

 

Autre complément d’information

CD-ORG signale la publication du rapport d’activités de la DRAC Bretagne

En première page, sous le titre Démocratiser la culture, on peut lire : En 2010, l’action de l’Etat a été marquée par la traduction en région de la priorité ministérielle à la «culture pour chacun».

En tout cas publier le rapport d’activité 2010 avant que le Père Noël ait eu le temps de passer par la cheminée, ça s’appelle performance des services publics. Et ça mérite mieux qu’une prime de recteur. Ne me dites pas que c’est lié au changement de DRAC, je ne vous croirai pas.

 

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Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Les politiques culturelles en débat
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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 10:34

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Bernard Tomasini, préfet de Poitou-Charente, auprès de Ségolène et le mot « tour »

Leçon du jour : une acception du mot « tour » spécifique au monde du théâtre :

tour de faveur, décision du comité des comédiens qui fait passer la représentation d'une pièce avant celle d'autres ouvrages qui la précèdent dans l'ordre du tableau de réception. Sa pièce eut un tour de faveur. Il a obtenu un tour de faveur.

 

Voici donc la relation d’ un bon tour dont j’ai eu connaissance grâce à l’excellent fil d’actualité (voir le lien au bas de chacune de mes notes)

fleche.jpg 

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je disais donc à l’excellent fil d’actualités de formART  

La nomination du nouveau directeur du Centre dramatique Poitou- Charentes crée la polémique. Yves Beaunesne a été imposé par l'État à une commission consultative qui avait préféré deux autres candidats.
En soi, il n'y a pas entorse à la réglementation, puisque l'État est souverain pour le choix définitif du candidat (lire ci-contre les précisions du préfet Bernard Tomasini), mais aller à l'encontre de la consultation est plutôt inhabituel.

Lire l’article de Marion Valière Loudiyi dans la Nouvelle République

Ca fait tellement mauvais genre cette nomination imposée par la rue de Valois que le représentant de l’Etat en Région a du se fendre d’un communiqué. J’ai bien connu M. Tomasini à l’époque où il était préfet du Cher (nous avons fermé de concert la cathédrale de Bouges au public : des morceaux de nef tombaient sur les prie-dieu). Plus tard, et sans moi,  il a prononcé la fermeture administrative de bars gay en centre ville. Chacun ses ouailles. 

Aurait-il changé au point que ça devient hyper trop facile de causer français plus mieux que lui ou que celui – ou celle- qui lui écrit des communiqués qu’il ne prend pas la peine de relire ?

Interrogé à propos d'une éventuelle entorse à la réglementation concernant la nomination du directeur du Centre dramatique Poitou-Charentes, le préfet de région Bernard Tomasini, explique : « Le 24 novembre dernier, la commission technique chargée d'examiner les candidatures pour ce recrutement s'est réunie à la Direction régionale des affaires culturelles. Cette commission, composée de 5 représentants de l'État, de 3 représentants du conseil régional et de 2 de la ville de Poitiers, a audité les 6 candidats sélectionnés parmi les 43 candidatures reçues. Cette commission technique consultative ne constituant pas un jury, aucun vote n'a été exprimé. A l'issue de cette commission, une concertation a été engagée par l'État auprès des partenaires afin de proposer un nouveau directeur au ministre de la Culture. Cette concertation a conduit à la désignation par le ministre de la Culture et de la Communication de M. Yves Beaunesne le 6 décembre 2010. »

 

Dans la France de Tomasini, Mitterrand (Frédéric) et Sarkozy on n’auditionne pas des candidats présentant un projet artistique et culturel. Non. On les audite. Tout est dit, non ?

Les bonnes places pour les amis du prince, la culture pour chacun et le contrôle comptable pour tous.

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 14:00

Arcadi_un_epcc_99_1

Ce texte a été publié il y a près d’un siècle dans les chroniques quotidiennes  Propos d’un Normand dans La Dépêche de Rouen et de Normandie

Sagesse des électeurs

Comme je déclarais que j'étais radical, l'homme grave me dit : « Qu'est-ce que cela, radical? Un mot, une étiquette, rien de plus. Je comprends que l'on soit monarchiste, ou que l'on soit socialiste ; mais le radicalisme n'est pas. »

Je lui répondis : « Le radicalisme est à mes yeux quelque chose de très précis, et qu'il est aisé de définir ; le radicalisme est essentiellement une doctrine politique ; il n'est qu'accessoirement une doctrine économique, et par là vous pourriez l'attaquer ; au sujet de la propriété, du travail, des impôts, et, en un mot, de l'action réelle du législateur, il est opportuniste. Mais sa doctrine politique est tout à fait ferme, on peut l'appeler : la démocratie pure.

Les hommes, inégaux en fait, sont égaux en droit ; voilà le principe. La loi et les pouvoirs publics doivent lutter perpétuellement contre l'inégalité, qui, par l'effet des lois naturelles, renaît sans cesse, et sous mille formes.

Il est un moyen infaillible d'y remédier toujours et quoi qu'il arrive, c'est d'organiser de mieux en mieux le suffrage universel, c'est-à-dire le gouvernement du peuple par lui-même.

Un peuple instruit, qui délibère et discute ; un peuple éclairé par des spécialistes, éclairé par ses représentants, mais non pas gouverné par eux ; non, gouverné par lui-même : tel est l'idéal. Et cela vaut qu'on y travaille, car nous en sommes encore loin. Toutes les puissances, noblesse, religion, richesse, compétence, presque toujours unies, travaillent à tromper l'électeur, à tromper l'élu, à résister par la ruse aux volontés du plus grand nombre.

Le radical se donne une double tâche ; d'abord savoir le mieux possible, et sur chaque question, ce que veut le plus grand nombre ; ensuite, surveiller les pouvoirs publics, et les rappeler à l'obéissance.

Si maintenant vous demandez au radical où ce système nous mène, vous lui en demandez trop. La République sera ce que le plus grand nombre voudra. Toute autre forme de la Justice est tyrannie. »

 

Alain (Emile Chartier)

Propos 59

11 avril 1906

 

  Arcadi_77_18

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 16:27

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* * * * * * * * *

 

J’évoquais hier le dernier édito de la Fédération  nationale des arts de la rue qui posait ces questions de fond.

 

 Peut-être est-il temps de sortir de l’entre-soi pour provoquer le débat avec les citoyens. Peut-être est-il temps de relancer l’idée des « bouillons de culture ».
Quelle valeur représente un ministère de la Culture s’il ne défend la notion de service public ?
Quelles valeurs peuvent revendiquer des politiques culturelles si elles ne sont d’émancipation ?

Au lieu de quoi, la marchandisation nous parquerait dans nos manies, et c’est en partie ce dont il est question ici.

Peut-être est-il temps de redonner à la culture sa véritable place en amont du politique et non l’inverse.

Pour faire avancer la réflexion et sa mise en acte, nous disposons dores et déjà d’outils précieux qui dépassent le cadre hexagonal : Agenda 21 pour la culture, déclaration de Fribourg, Convention de l’Unesco…


 


C’est l’occasion d’en évoquer quelques autres assez voisines que l’on trouve sur le blog Sisyphe à Elsinore rédigé par un directeur des affaires culturelles. Ainsi, il y a un mois, il écrivait :

 

Une nouvelle réforme de la décentralisation, issue des travaux conduits par la  Commission Balladur, est prochainement attendue.

Cette annonce vient toutefois ajouter une appréhension supplémentaire.

En effet, à un moment où la crise financière mondiale et les lourdes gênes pèsent sur les collectivités, la pérennisation des politiques culturelles territoriales est davantage fragilisée.

Les collectivités ont présenté jusqu’à aujourd’hui leur capacité à bâtir de véritables et ambitieuses politiques culturelles incitant, notamment, au développement des territoires.

Une nouvelle étape de la décentralisation peut-elle, aujourd’hui, être reconnue comme une opportunité pour engendrer un nouveau partenariat entre l’Etat et les collectivités territoriales, mais aussi entre les collectivités territoriales elles-mêmes ?

 

-     Quelle nouvelle péréquation des compétences en matière de culture ?

-     Quels seront les financements à venir pour les politiques culturelles et quels seront leurs rôles dans l’inédit « échiquier » territorial qui nous attend ?

-      Comment envisager la coopération des territoires en matière de politiques culturelles ?

-      Quelles nouvelles corrélations se dessineront demain entre la finance et la culture ?

-    Quel partenariat sera à réinventer demain pour la coopération culturelle des territoires en Europe et à l’International ?

 

Vous pouvez exprimer librement ici vos réactions, vos aperçus, vos expectatives ou encore vos craintes, en la matière. 

 

Depuis de nouveaux posts sont venus alimenter ce questionnement, des commentaires sont venus les enrichirs sur ce blog qui est donc à suivre, C’EST ICI.  

 

A propos de la réforme des collectivités territoriales et des trop nombreuses incertitudes qu’elle laisse planer sur l’avenir des marges de manoeuvre des élus locaux, on lira le pont de vue très bien informé d’un expert en la matière,  sur le blog de Philippe Laurent. 

 Extraits :

 

 

 

 

Les maires de France ont ainsi montré que, en dépit « d’appréciations divergentes » sur, en particulier, la réforme des collectivités territoriales qui vient d’être définitivement votée par le Parlement (avec une majorité très étroite au Sénat), ils étaient unis sur l’essentiel : l’importance de l’action publique locale comme réponse aux besoins quotidiens de services publics des habitants, l’identité communale, la sauvegarde des libertés locales, la préservation, comme outil de ces libertés locales, de l’autonomie fiscale et financière.

(...)

En réalité, comme je l’ai déjà écrit et comme je l’ai rappelé lors de mon intervention à la tribune du congrès le 24 novembre dernier (texte disponible sur demande à philippe.laurent@sceaux.fr), la seule réforme d’importance majeure, c’est la quasi disparition de l’autonomie fiscale des régions et des départements issue de la suppression de la taxe professionnelle. C’est d’abord par la contrainte financière que le pouvoir central réduira les libertés locales, non par les réformes institutionnelles ou administratives. La motion finale du congrès y fait d’ailleurs allusion. Le combat, sur ce terrain, sera rude dans les années qui viennent. Pour le moment, c’est Etat 1, pouvoirs locaux .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 15:50

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Le secrétaire de rédaction du quotidien La Croix n’est pas à la page.

Je dis le secrétaire de rédaction… c’est peut-être approximatif. Plus exactement, je vise ici la personne chargée de la rédaction des titres des articles.

Très précisément de celui publié le 10 décembre dernier, sous la signature de Florence Pagneux et qui commence ainsi :

 

Le souci de l’accès à la culture pour chacun tient à une volonté politique forte de solidarité, ancrée dans une longue tradition humaniste de la cité angevine.

 

Le titre ?

Angers fait le choix de la culture pour tous

 

Cherchez l’erreur, l’approximation, l’anachronisme de ce titreur pas à jour, ignorant du changement de paradigme de l’action publique culturelle

C’est d’autant plus dommage que l’article est fort bien fait et ouvre des perspectives pertinentes sur les fondements des orientations des politiques culturelles. Qu’on en juge :

 
« Nous ne croyons pas à la divine révélation du spectateur, renchérit Dominique Prime, sous-directeur d’Angers Nantes Opéra. Il faut forcément créer des passerelles vers l’œuvre d’art. » D’autant que le public isolé socialement ou géographiquement nourrit souvent de fausses représentations. « Il faut casser leur image élitiste de l’opéra, poursuit-il. Le simple fait d’entrer dans une salle de spectacle leur paraît réservé à la bourgeoisie. »
(…)

Cette politique exemplaire vaut à Angers de nombreuses visites d’autres municipalités. Il faut dire qu’elle s’inscrit dans une histoire locale marquée par « une longue tradition humaniste et catholique, rappelle Dominique Prime. Les Angevins sont culturellement à l’écoute des autres. D’ailleurs, la ville est toujours en pointe lors des campagnes d’appels aux dons ». 

 

 
Lire l’article de FLORENCE PAGNEUX, à Angers.

 

* * * *

 

On lira aussi avec profit le dernier édito de la Fédération  nationale des arts de la rue (signé Pierre Prévost) et découvert ce jour grâce à l’excellent CD. ORG

 

 Peut-être est-il temps de sortir de l’entre-soi pour provoquer le débat avec les citoyens. Peut-être est-il temps de relancer l’idée des « bouillons de culture ».
Quelle valeur représente un ministère de la Culture s’il ne défend la notion de service public ?
Quelles valeurs peuvent revendiquer des politiques culturelles si elles ne sont d’émancipation ?

Au lieu de quoi, la marchandisation nous parquerait dans nos manies, et c’est en partie ce dont il est question ici.

Peut-être est-il temps de redonner à la culture sa véritable place en amont du politique et non l’inverse.

Pour faire avancer la réflexion et sa mise en acte, nous disposons dores et déjà d’outils précieux qui dépassent le cadre hexagonal : Agenda 21 pour la culture, déclaration de Fribourg, Convention de l’Unesco…

 

A suivre...

 

 



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  • : La Cité des sens. Culture et politique.
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  • : Les politiques culturelles aujourd'hui et leur histoire. Culture et politique, ressources, documents, analyses et débats par Jean-Claude Pompougnac .
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  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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