Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 15:32

 CG

 

Tandis que ma dernière note évoquait l’intervention d’une élue écologiste lors du débat budgétaire au Conseil régional de Haute-Normandie, celle du jeudi 9 décembre sur le blog de mon ami Jean-Gabriel Carasso était consacrée au rapport de Mme Marie-Odile Bouillé, députée et rapporteure pour avis de la Commission des affaires culturelles, relatif au budget de l’éducation artistique.

 

En contrepoint, Cécil Guitart postait un commentaire à cette note qu’on pourra lire ci-dessous.



C’était donc peu de temps avant sa brutale disparition, peut-être l’une des dernières choses publiées par cet homme du livre et de l’écrit que j’ai eu la chance de croiser à plusieurs reprises au cours de ma trajectoire militante et professionnelle.

  

La notice de Livre Hebdo

 

La mort soudaine de Cécil Guitart, connu et apprécié des bibliothécaires mais aussi du monde politique et associatif grenoblois, provoque l’émotion.

Sur son blog, le député-maire de Grenoble, Michel Destot rend hommage à Cécil Guitart, mort soudainement le dimanche 12 décembre : “Nous lui devons de pouvoir proposer aujourd’hui aux Grenoblois un formidable réseau de bibliothèques, présent dans tous les quartiers de notre ville.”

Conservateur général, Cécil Guitart a en effet été l’un des premiers artisans du bond en avant de la lecture publique avec la création, dans les années 1970, de l’exemplaire réseau de lecture publique de Grenoble qui comprenait notamment l’innovante bibliothèque Grand’Place.

Avant de devenir en 1986 responsable des bibliothèques au côté du directeur du livre Jean Gattegno, il est l’un des cinq premiers conseillers pour le livre à la Drac de Lyon et à l’origine de l’Agence de coopération documentaire et de l’Office Rhônes-Alpes du livre.

En 1989, il travaille au pôle européen universitaire de Grenoble puis devient quelques années l’adjoint au maire Michel Destot tout en continuant de travailler avec le monde associatif  dans lequel il était reconnu comme un infatigable militant de l’éducation populaire.

“Cécil Guitart était un homme de conviction et de passion mais aussi un homme qui savait parler aux élus et qui a beaucoup contribué au développement des relations entre l’Etat et les collectivités locales dans le contexte de la décentralisation”,  se souvient Georges Perrin, qui lui succéda au poste de conseiller du livre à Grenoble en 1986

  

Le commentaire de Cécil Guitart suite à la note La culture à l’Assemblée. 



Pour faire un joli contrepoint (à la note de J.G. Carasso sur le budget 2011 de l’éducation artistique NDLR) voici le texte intégral du discours prononcé par Victor Hugo où il est question de préférer budgétairement la culture à l'ignorance.

 

QUESTION DES ENCOURAGEMENTS AUX LETTRES ET AUX ARTS

10 novembre 1848.
M. LE PRÉSIDENT.-L'ordre du jour appelle la discussion du budget rectifié de 1848.
M. VICTOR HUGO.-Personne plus que moi, messieurs ( Plus haut! plus  haut! ), n'est pénétré de la nécessité, de l'urgente nécessité d'alléger le budget; seulement, à mon avis, le remède à  l'embarras de nos finances n'est pas dans quelques économies chétives et détestables; ce remède serait, selon moi, plus haut et ailleurs, il serait dans une politique intelligente et rassurante, qui donnerait confiance à la France, qui ferait renaître l'ordre, le travail et le crédit ... ( agitation ) et qui permettrait de diminuer, de supprimer même les énormes dépenses spéciales qui résultent des embarras de la situation. C'est là, messieurs, la véritable surcharge du budget, surcharge qui, si elle se prolongeait et s'aggravait encore, et si vous n'y preniez garde, pourrait, dans un temps donné, faire crouler l'édifice social.
Ces réserves faites, je partage, sur beaucoup de points, l'avis de votre comité des finances. J'ai déjà voté, et je continuerai de voter la plupart des réductions proposées, à l'exception de celles qui me paraîtraient tarir les sources mêmes de la vie publique, et de celles qui, à  côté d'une amélioration financière douteuse, me présenteraient une faute politique certaine.
C'est dans cette dernière catégorie que je range les réductions proposées par le comité des finances sur ce que j'appellerai le budget spécial des lettres, des sciences et des arts.
Ce budget devrait, pour toutes les raisons ensemble, être réuni dans une seule administration et tenu dans une seule main. C'est un vice de notre classification administrative que ce budget soit réparti entre deux ministères, le ministère de l'instruction publique et le ministère de l'intérieur. Ceci m'obligera, dans le peu que j'ai à dire, d'effleurer quelquefois le ministère de l'intérieur. Je pense que l'assemblée voudra bien me le permettre, pour la clarté même de la démonstration. Je e ferai, du reste, avec une extrême réserve. Je dis, messieurs, que les réductions proposées sur le budget spécial des sciences, des lettres et des arts sont mauvaises doublement. Elles sont insignifiantes au point de vue financier, et nuisibles à tous les autres points de vue. Insignifiantes au point de vue financier. Cela est d'une telle évidence, que c'est à peine si j'ose mettre sous les yeux de l'assemblée le résultat d'un calcul de proportion que j'ai fait. Je ne voudrais pas éveiller le rire de l'assemblée dans une question sérieuse; cependant, il m'est impossible de ne pas lui soumettre une comparaison bien triviale, bien vulgaire, mais qui a le mérite d'éclairer la question et de la rendre pour ainsi dire visible et palpable.
Que penseriez-vous, messieurs, d'un particulier qui aurait 1,500 francs de revenu, qui consacrerait tous les ans à sa culture intellectuelle, pour les sciences, les lettres et les arts, une somme bien modeste, 5 francs, et qui, dans un jour de réforme, voudrait économiser sur son intelligence six sous? ( Rire approbatif .)
Voilà, messieurs, la mesure exacte de l'économie proposée. ( Nouveau rire .) Eh bien! ce que vous ne conseilleriez pas à un particulier, au dernier des habitants d'un pays civilisé, on ose le coneiller à la France. ( Mouvement .)
Je viens de vous montrer à quel point l'économie serait petite; je vais vous montrer maintenant combien le ravage serait grand.
Pour vous édifier sur ce point, je ne sache rien de plus éloquent que la simple nomenclature des institutions, des établissements, des intérêts que les réductions proposées atteignent dans le présent et menacent dans l'avenir.
J'ai dressé cette nomenclature; je demande à l'assemblée la permission de la lui lire, cela me dispensera de beaucoup de développements. Les réductions proposées atteignent:
Le collège de France,
Le muséum,
Les bibliothèques,
L'école des chartes,
L'école des langues orientales,
La conservation des archives nationales,
La surveillance de la librairie à l'étranger ... (Ruinecomplète de notre librairie, le champ livré à la contrefaçon!)
L'école de Rome,
L'école des beaux-arts de Paris,
L'école de dessin de Dijon,
Le conservatoire,
Les succursales de province,
Les musées des Thermes et de Cluny,
Nos musées de peinture et de sculpture,
La conservation des monuments historiques.
Les réformes menacent pour l'année prochaine:
Les facultés des sciences et des lettres,
Les souscriptions aux livrés,
Les subventions aux sociétés savantes,

Les encouragements aux beaux-arts.
 En outre,-ceci touche au ministère de l'intérieur, mais la chambre me permettra de le dire, pour que le tableau soit complet,-les réductions atteignent dès à présent et menacent pour l'an prochain les théâtres. Je ne veux vous en dire qu'un mot en passant. On propose la suppression d'un commissaire sur deux; j'aimerais mieux la suppression d'un censeur et même de deux censeurs. ( On rit .)

UN MEMBRE.-Il n'y a plus de censure!
UN MEMBRE, à gauche.-Elle sera bientôt rétablie!
M. VICTOR HUGO.-Enfin le rapport réserve ses plus dures paroles et ses menaces les plus sérieuses pour les indemnités et secours littéraires. Oh! voilà de monstrueux abus! Savez-vous, messieurs, ce que c'est que les indemnités et les secours littéraires? C'est l'ex
istence de quelques familles pauvres entre les plus pauvres, honorables  entre les plus honorables.
Si vous adoptiez les réductions proposées, savez-vous ce qu'on pourrait dire? On pourrait dire: Un artiste, un poëte, un écrivain célèbre travaille toute sa vie, il travaille sans songer à s'enrichir, il meurt, il laisse à son pays beaucoup de gloire à la seule condition de donner à sa veuve et à ses enfants un peu de pain.
Le pays garde la gloire et refuse le pain. ( Sensation .)
Voilà ce qu'on pourrait dire, et voilà ce qu'on ne dira pas; car à coup sûr, vous n'entrerez pas dans ce système d'économies qui consternerait l'intelligence et qui humilierait la nation. ( C'est vrai! )
Vous le voyez, ce système, comme vous le disait si bien notre honorable collègue M. Charles Dupin, ce système attaque tout; ce système ne respecte rien, ni les institutions anciennes, ni les institutions modernes; pas plus les fondations libérales de François Ier que les fondations libérales de la Convention. Ce système d'économies ébranle d'un seul coup tout cet ensemble d'institutions civilisatrices qui est, pour ainsi dire, la base du développement de la pensée française.
Et quel moment choisit-on? C'est ici, à mon sens, la faute politique grave que je vous signalais en commençant; quel moment choisit-on pour mettre en question toutes ces institutions à la fois? Le moment où elles sont plus nécessaires que jamais, le moment où, loin de les restreindre, il faudrait les étendre et les élargir.
Eh! quel est, en effet, j'en appelle à vos consciences, j'en appelle à vos sentiments à tous, quel est le grand péril de la situation actuelle? L'ignorance. L'ignorance encore plus que la misère. ( Adhésion .)
L'ignorance qui nous déborde, qui nous assiége, qui nous investit de toutes parts. C'est à la faveur de l'ignorance que certaines doctrines fatales passent de l'esprit impitoyable des théoriciens dans le cerveau confus des multitudes. Le communisme n'est qu'une forme de l'ignorance. Le jour où l'ignorance disparaîtrait, les sophismes s'évanouiraient. Et c'est dans un pareil moment, devant un pareil danger, qu'on songerait à attaquer, à mutiler, à ébranler toutes ces institutions qui ont pour but spécial de poursuivre, de combattre, de détruire l'ignorance!
Sur ce point, j'en appelle, je le répète, au sentiment de l'assemblée. Quoi! d'un côté la barbarie dans la rue, et de l'autre le vandalisme dans le gouvernement! ( Mouvement .) Messieurs, il n'y a pas que la prudence matérielle au monde, il y a autre chose que ce que j'appellerai la prudence brutale. Les précautions grossières, les moyens de police ne sont pas, Dieu merci,
 le dernier mot des sociétés civilisées.

 

Commentaire n°2 posté par cecil GUITART il y a 4 jours à 09h49

 

* * * * * * 

 

 

   

fleche.jpg 

Consulter les fils d'actualités

 

 

 

 

 

Mon profil sur Diggons.com

compteur pour blog

Moteur de blogs NEToo Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

 

 

La cité des sens

Blog Culture générale

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Actualité
commenter cet article
13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 11:18

  referencement_google_2.jpg

 

 

Elle se nomme Laure Leforestier.

 

Comme seule indication biographique en tête de son blog on peut lire ceci :

 

un ton pas toujours sérieux n'empêche pas de traiter de sujets parfois graves

 


Et, en le lisant on comprend qu'elle est élue au Conseil régional de Haute-Normandie.

 

Qui délibère en ce moment sur son budget 2011 (à première vue ça se passe mieux qu'en Ile-de-France !).

 

D'où son intervention, au nom d'Europe-Ecologie-les-Verts (ils s'appellent comme ça désormais).

Extrait :

Budget Culture 2011

Ci-dessous, mon intervention en séance plénière du Conseil Régional Haute-Normandie de ce jour concernant le budget de la Culture.

 

Monsieur le Président, cher(e)s collègues,

Le budget de la culture que nous allons voter aujourd’hui, amène de la part du groupe Europe Ecologie Les Verts quelques remarques.

Depuis 40 ans, ce sont toujours les mêmes catégories sociales qui fréquentent les théâtres, salles de concerts, musées, bibliothèques. Celles qui bénéficient déjà dans leur contexte familial de cette ouverture au monde de la culture, la fréquentation par d’autres publics restant toujours à la marge.

C’est pourquoi nous proposons plutôt que la démocratisation, de placer la démocratie culturelle davantage au centre des problématiques. Cette réflexion autour d’un autre positionnement de l’intervention publique émerge depuis quelques années, au sein de quelques collectivités. Ainsi les départements du Nord ou de Seine Saint Denis ont entrepris une démarche de ce type par le biais d’un agenda 21 de la culture. Qui dit agenda 21 implique aussi de faire appel à la démocratie participative. C’est une démarche salutaire dans un secteur où en matière de décisions, il n’y a plus qu’un face-à-face entre des professionnels et la sphère politique, les habitants ont été évacués du dialogue. La démocratie participative représente ainsi une part de la méthode pour re-légitimer l’action publique en la matière, et incarner les politiques.



LIRE LA SUITE sur le blog de Laure Leforestier.

 

 

 * * * * * * * * * * *

 

Autre sujet.

Vient de paraître,à la Documentation française

Cinquante ans après : culture, politique et politiques culturelles. Ministère de la culture

Cet ouvrage publie les actes du colloque organisé à l'occasion du cinquantième anniversaire du ministère de la culture et de la communication. Frédéric Mitterrand, ministre de la culture, livre sa vision de la politique culturelle ; Antoine Compagnon met en question " le modèle français " ; des tables rondes réunissent des intervenants de vingt pays sur les thèmes présentés dans les communications de Jean-François Chougnet, Jean-Noël Jeanneney, Pierre-Michel Menger, Pierre Nora, Krzysztof Pomian, Jacques Revel et Hubert Védrine, d'anciens ministres de la culture apportent leur contribution et leur témoignage - Renaud Donedieu De Vabres, Jack Lang, Jean-Philippe Lecat, Catherine Tasca, Jacques Toubon. Les annexes comprennent le programme de ces journées, une biographie de chaque intervenant et le résumé en français et en anglais de quelques unes des contributions.

 

* * * * * * *

 

 





fleche.jpg 

Consulter les fils d'actualités

 

 

 

Mon profil sur Diggons.com

compteur pour blog

Moteur de blogs NEToo Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

 

 

La cité des sens

Blog Culture générale

 

 

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Les politiques culturelles en débat
commenter cet article
5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 16:57

Dans un éditorial publié le 11 novembre dernier sur La Lettre du cadre.fr, sous le titre : La « culture pour chacun », ou comment lutter contre "l'intimidation sociale" ? François Deschamps donne son point de vue sur des textes déjà évoqués ICI MEME  qui alimentent la nouvelle frontière de la politique culturelle de l’Etat : la culture pour chacun.

 

Le 15 mars dernier, Elise Longuet (1) remettait un Rapport au Ministre de la culture pour étudier et proposer des actions en faveur de l'accès de chacun à la culture, et principalement des populations qui en sont éloignées (jeunes, habitants des banlieues  défavorisées, habitants de l'espace rural). Ce Rapport mettait notamment en avant une politique de soutien à la demande notamment par la création d'une carte culture nationale et d'un chèque cadeau culture pour les jeunes. Elle proposait aussi des stages culture pour les jeunes (des quartiers prioritaires et des zones rurales) dans les établissements culturels. Elle prônait l'introduction d'un volet culture dans le livret de compétences de l'élève (passerelle avec les activités culturelles extrascolaires). La suite de ce Rapport concerne une meilleure présence des arts et de la culture dans l'espace public (numérique et physique), ainsi que la participation des populations à certains « temps » publics. Un chapitre est enfin consacré au mécénat (des projets labellisés culture pour chacun seraient éligibles à un mécénat bonifié) et à la création de mesures d'incitation à l'attention des PME/TPE et des particuliers.

En septembre, Francis Lacloche, un proche du Ministre, Conseiller pour le mécénat, la photographie et le programme Culture pour chacun, remettait  une note au Ministre de la culture pour lui proposer un programme et des perspectives  autour de la notion, mise au goût du jour, de « la culture pour chacun » (André Malraux l'avait déjà  mise en avant lors de la présentation du budget de la culture à l'Assemblée nationale  le 27 octobre 1966, cf. ici son discours).

Je crois avoir contribué à l’information sur ces (passionnantes) questions en publiant ici même la note du cabinet au Ministre (avant Télérama !).

Je continue donc…

Le  ministre,  a décidé de mettre la culture pour chacun, ce nouveau paradigme de l’action publique (de l’Etat, s’entend… celui de la RGPP et de la réforme des collectivités territoriales) en tête de la DNO (directive nationale d’orientation) adressée aux Préfets de Région et aux DRAC pour la période 2011-2013.

 

En voici donc le texte intégral (si ça ne vous donne pas envie d’être DRAC, c’est à désespérer…) : Note aux DRAC Note aux DRAC

 

Mais il y a mieux encore pour comprendre (ou tenter de le faire) la logique de « management des services déconcentrés », (c’est comme ça qu’on dit)…

 

Par note du 20 mai 2010, le directeur du cabinet a demandé à l'inspection générale des affaires culturelles (IGAC) que l'évaluation  qu'elle mène annuellement auprès de l'ensemble des directions régionales des affaires culturelles (DRAC) porte spécifiquement en 2010 sur les débuts de la mise en oeuvre de la priorité que le Ministre entend donner à l'action du ministère à « la culture pour chacun ».

 

Il était demandé d'examiner cette mise en oeuvre dans le cadre de deux thèmes de la directive nationale d'orientation (DNO) pour 2010 qui pouvaient être considérés comme une déclinaison au moins partielle de cet objectif, « la promotion de la culture sociale » et « le défi de la transmission ».

 

Par ailleurs, il convenait d'analyser les perspectives du déploiement de cet objectif dans l'action des DRAC, notamment dans sa déclinaison régionale au regard des besoins des territoires, des efforts éventuellement déjà consentis par les collectivités territoriales, de l'évolution des leurs finances  et des partenariats envisageables avec elles.

 

En préambule de la présente synthèse, il paraît indispensable de signaler une difficulté intrinsèque à cette évaluation demandée à l'ensemble de l'IGAC. Le concept de « culture pour chacun » n'avait, jusqu'à récemment,  pas fait l'objet d'un document de la part du Cabinet ou du Secrétariat général visant à en préciser l'acception, qui aurait été adressé aux DRAC. Le projet de plan stratégique que le cabinet a diffusé le 16 septembre dernier constitue, à cet égard, un document de première importance.

 

 

Ceux qui ricanent prennent la porte (pour moi, merci, c’est déjà fait, merci).

 

Les autres (ceux qui ont le cuir tanné et qui gardent le moral dans l’adversité) pourront prendre connaissance de la prose de l’Inspection générale.  

SYNTHESE DES ÉVALUATIONS

PAR L'INPECTION GÉNÉRALE DES AFFAIRES CULTURELLE

DE LA MISE EN OEUVRE

PAR LES DIRECTIONS RÉGIONALES DES AFFAIRES CULTURELLES

DE LA PRIORITÉ « LA CULTURE POUR CHACUN »

EN 2010

 

 

 

Post scriptum : voir également les (pertinentes) rféflexions de Jean-Gabriel Carasso sur son blog L'Oizeau rare.

 

 

 

   

* * * * * * * * *





 

fleche.jpg 

Consulter les fils d'actualités

 

 

 

Mon profil sur Diggons.com

compteur pour blog

Moteur de blogs NEToo Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

 

 

La cité des sens

Blog Culture générale

 

 

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Humeurs
commenter cet article
5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 14:30

*** * * * ***

Le Monde d'hier, sous la plume de Nathaniel Herzberg, ressortait la belle invention de notre bon ministre la culture pour chacun de l'injuste oubli où elle sommeillait.

 

Rappel des chapitres précédents sur ce blog :

 le 14 septembre   le 16 septembre  

 

 

 

Toujour soucieux d'offrir à ceux qui lui font l'honneur de cliquer au bon endroit, La Cité des Sens leur offre (gratuitement, comme on dit en ce moment même au Forum d'Avignon, la cité des papes de la finance culturelle) la version intégrale de la note rédigée par le cabinet de Frédéric Mittérrand dont Le Monde ne donnait que quelques extraits coupés de leur contexte.

Ils retrouvent ici toute leur saveur d'origine...   chacun en jugera.

Télécharger la note

 

 

En prime, le rapport commandé il y a un an (déjà!) à (une certaine ?) Elise Longuet

 _______

Culture pour chacun : Étude et propositions d’actions

en faveur de l’accès de chacun à la culture,

et principalement de trois populations qui en sont

éloignées, les jeunes, les habitants des banlieues

défavorisées, et les habitants de l’espace rural.

 

 

* * * *

 

fleche.jpg 

Consulter les fils d'actualités

 

 

 

Mon profil sur Diggons.com

compteur pour blog

Moteur de blogs NETooPaperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

 

 

La cité des sens

Blog Culture générale

 

 

 

.

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Humeurs
commenter cet article
27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 17:09

Lecture

 

 

 

 

 

Blog pompougnac 17 11

 

 

 

 

 

 

 

 

Plan du cours

 

 

  

 

Bibliographie

 

 

 

 

 

 

 

 

 = = = AU COMMENCEMENT... = = = =

 

Ce qu'on appelle « La Culture » c'est l'ensemble des réponses mystérieuses que peut se faire un homme, lorsqu'il regarde dans une glace, ce que sera son visage de mort. 

(...)

Le grand combat intellectuel de notre siècle a commencé. Mesdames et Messieurs, cette Maison y convie chacun de vous, parce que la Culture est devenue l'autodéfense de la collectivité, la base de la création et l'héritage de la noblesse du monde.

 

André MALRAUX

 

 = = L'AGE DU DEVELOPPEMENT CULTUREL = =

 

La mutation culturelle que nous constatons se traduit par une remise en question généralisée de la notion de culture qui a perdu son ancienne clarté pour devenir insaisissable.

 

De là provient une première difficulté pour l'élaboration d'une politique culturelle : comment définir une politique dans un domaine qui n'a pas été préalablement défini, cerné, circonscrit?

(…)

Le développement culturel n'est donc plus pour les sociétés et les individus un luxe dont ils pourraient se passer, l'ornement de l'abondance; il découle des besoins profonds des sociétés aux prises avec leur transformation.

 

Jacques DUHAMEL, Discours à la Première conférence des ministres européens de la culture, Helsinki, 9 juin 1972.

 

 

  = DE LA CULTURE LÉGITIME À L’ÉCLECTISME CULTUREL =

 

 

Pour définir la culture, la plupart des commentateurs utilisent la proposition de l’anthropologue britannique Edward Burnett Tylor (1832-1917) dans son livre Primitive Culture (1871) : « Culture, pris dans son sens ethnologique le plus étendu, est ce tout complexe qui inclut la connaissance, la croyance, l’art, les choses morales, la loi, la coutume, et toutes les autres aptitudes et habitudes acquises par l’homme en tant que membre de la société. »

 

(…)

 

Edgar Morin a bien résumé cette situation un peu bancale [l'ambiguïté du terme « culture »] : « Il est clair que nous avons un sens restreint et un sens ample du mot “culture”.

Le sens restreint, c’est la culture cultivée, la culture des productions esthétiques, artistiques, intellectuelles, et le sens ample, qui est en même temps un sens très profond, c’est un sens anthropologique, c’est l’ensemble des normes, des comportements, des prescriptions, des tabous qui en quelque sorte ordonnent notre “vivre” dans une société donnée. Évidemment, nous sommes ballottés entre ces deux sens et nous faisons sans cesse le va et vient, nous sautons d’un code à un autre, d’une façon tout à fait inconsciente »

 

(Intervention orale d’Edgar Morin dans « Prospective du développement culturel

», Analyse et Prévision, Futuribles, octobre 1973, p. 32 (actes du colloque du

même titre, Arc-et-Senans, avril 1972).

 

Culture, « culture » (7) : le malentendu

Cette définition de la culture en deux entités distinctes n’est pas entièrement satisfaisante : c’est le mariage de la carpe et du lapin. Sous prétexte d’homographie (« culture » = Culture), la ressemblance entre les signifiants a imposé une équivalence sémantique entre deux approches foncièrement divergentes. Tout se passe comme si la Culture « au sens anthropologique » était une assiette au centre de laquelle trônerait la culture académique ou savante (« cultivée », « légitimée ») présentant à son tour la création artistique comme le joyau de sa couronne. On assisterait à un empilement des cultures, de la plus basse, mais la plus large,

à la plus élevée mais la plus rare. Le problème est que Culture est générique, et « culture » spécifique. Redisons-le : la première englobe tous les aspects de la vie collective en tant qu’ils appartiennent à un système social considéré a priori comme cohérent, où les arts ont leur place, ni plus ni moins, à côté des Arts de faire (8) comme les manières de cuire, de partir à la cueillette ou de faire son marché.

La seconde « culture » s’intéresse à ce que la société définit, par l’intermédiaire d’un corps compétent, comme « culturel » : surtout les arts, les créations et leurs publics (cf. la « réception » des oeuvres). Elle ne se réduit pas à la pure contemplation. La vie sociale l’interpelle par l’éducation artistique, les pratiques en amateur, la fréquentation des équipements culturels, la « culture d’appartement » (audiovisuel, achats culturels...) et d’autres réalités appréhendées par les enquêtes sociologiques et par la vie économique. On a agrandi son domaine en lui attribuant, à juste titre, la culture scientifique et technique, ou bien des activités de loisirs (bricolage, jardinage, tourisme, sports, télévision...). Mais, quoi qu’on dise, son centre de gravité reste animé par le souci fondateur de faciliter le contact entre les oeuvres à exposer, à visiter, à entendre, à lire, quelles qu’en soient la nature et l’origine, et « les gens » (publics, populations). La culture a soit le sens passif de ce qui est reçu et fixé à jamais, soit le sens actif d’une oeuvre à faire hic et nunc. La Culture anthropologique résulte de la sélection, dans son histoire, des éléments symboliques du savoir être et matériels des savoirs et des savoir-faire, qui la valorisent actuellement aux yeux des vivants. D’où l’importance des « mythes fondateurs », scientifiques, religieux, moraux ; des coutumes et des règles qui expriment les codes du savoir-vivre ; et des apprentissages (pour cueillir, chasser, combattre, pactiser, construire...) éprouvés par les Anciens et transmis de générations en générations. D’où aussi

son caractère fixiste, opposé aux nouveautés et aux interprétations personnelles qui tenteraient de contourner la loi générale. La « culture » dite académique, elle, entre de plain-pied dans l’échange généralisé des oeuvres d’art (par exemple les expositions temporaires et itinérantes du grand patrimoine), des groupes d’artistes (les tournées), des manières de consommer comme acheter des disques ou des journaux, etc. Ces activités privilégient les parcours culturels individualisés, favorisant « les goûts et les couleurs » au détriment des repères collectifs sur lesquels, croit-on, cette « culture » fondait autrefois sa légitimité.

 

 

Extrait de l'article de Pierre MAYOL

DE LA CULTURE LÉGITIME À L’ÉCLECTISME CULTUREL

 

Ville-Ecole-Intégration Enjeux, n° 133, juin 2003.

 

 

 

 

LIRE L'ARTICLE de PIERRE MAYOL

 

 

 

= = = = =


 

 

fleche.jpg 

Consulter les fils d'actualités

 

 

 

Mon profil sur Diggons.com

compteur pour blog

Moteur de blogs NEToo Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

 

 

La cité des sens

Blog Culture générale

 

 

 

Bibliographie

 

Bibliographie

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Ressources
commenter cet article
10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 18:24

 

 

312_retro_1.jpg

 

Message reçu hier de mon ami (et ex-collègue au cab de Jack L. ou en DRAC) Jean-Michel Lucas. Comme d'hab, c'est du solide!



Puisque dix pages, c'est toujours trop long à lire, le Doc Kasimir Bisou tente la formule « Twitter améliorée » en 78 lignes sur le PAP2011 coté culture :

Certains d'entre vous se rappellent peut être que dans mes articles sur la LOLF et le PAP de la mission culture,( notamment sur irma.fr)  j'avais forcément ironisé sur cet indicateur stupide qui voulait que la BNF soit évaluée par le taux de satisfaction des 1500 passants à qui on demandait s'ils étaient "satisfaits" de la noble institution. L'ironie s'imposait car légitimer 507 000 euros d'argent public par jour par la simple "satisfaction" du premier venu avait un coté "j’m'enfoutiste" qui aurait dû choquer même les rédacteurs les plus obtus des PAP de la LOLF !

(j'en connais encore qui ne savent pas ce qu'est le PAP, projet annuel de performances, qui reste le document nécessaire pour que le ministère de la culture obtienne des crédits du Parlement, ce qui n'est quand même pas négligeable dans une démocratie dont la force vient aussi de son formalisme.)

En lisant le PAP 2011, j'ai constaté  que je n'aurai malheureusement plus le plaisir d'ironiser !! Car, enfin, c'est fait  : cet indicateur (de la stupidité évaluative) a disparu.

Vous pensez peut être que je tire un peu de fierté de cette disparition aussi définitive que discrète !! Loin  de moi cette pensée car  dans le PAP 2011, la situation éthique de la BNF est encore pire que ce que je pouvais imaginer !

En effet, la Bibliothèque Nationale de France a changé de mission publique : elle a disparu de la mission "Patrimoine" ! En tout cas, elle n'est pas revendiquée par l'Etat comme le lieu protecteur du  patrimoine écrit universel pour l'Humanité, dont les vertus émancipatrices mériteraient à la Malraux un apport d'argent public permettant de couvrir un cout  atteignant maintenant 514 000 euros par jour !!). Aucune chance d'imaginer cet argument ! Non, pour ce prix là, il faut être sérieux et faire dans le lourd : la BNF est donc maintenant intégrée à la mission 'médias livre et industries culturelles" qui n'a qu'une vérité : faire face à la compétition marchande des cultures !

Les premières lignes du PAP 2011 pour cette mission (programme 180) ne mentent pas : la vérité publique n'est plus dans l'œuvre à valeur universelle, elle est dans la concurrence :


"Dans un environnement de plus en plus concurrentiel et marqué par d’importants bouleversements technologiques, les défis auxquels les médias, le livre et les industries culturelles doivent faire face sont nombreux. Le passage au numérique, la modification des modes de consommation, la concurrence internationale accrue et les besoins nouveaux
de l’audiovisuel public sont autant de gageures auxquelles les différents bénéficiaires des crédits de la mission « Médias, livre et industries culturelles » auront à répondre dans les trois prochaines années."

page 8, signé François Fillon et Frédéric Mitterrand, excusez du peu !
 
Je le sais déjà : les lecteurs de
Frédéric Martel et de ses amis politiques me diront, eux aussi, que c'est la voie du réalisme : la culture, ses acteurs comme ses objets, doivent rapidement s'affronter à la compétition culturelle imposée par tous les marchands du monde. et quand  on lit ces vérités sur la puissance du marché pour l'avenir de la culture, on se croirait effectivement ( private joke pour les "personnes"  habitant la communauté urbaine bordelaise) dans un colloque sur la "Ville Créative" dont même plusieurs villes de gauche sont friandes!

Sans doute, peut-on considérer qu'il est pragmatique de se concentrer sur la vente des services culturels pour qu'ils deviennent  des armes de l'attractivité du territoire, c'est à dire rien moins que des munitions de la guerre culturelle de tous contre tous ! C'est une éthique comme une autre, mais est ce bien raisonnable pour les autorités politiques de réduire leur ambition culturelle à cet exercice de vendeurs, agressifs quoique artistiquement rayonnants, de services culturels compétitifs, comme si l'enjeu culturel n'était qu'un enjeu de secteur économique ?

On aurait préféré que les  rédacteurs du PAP  soumettent cette "éthique du rentable" à l'impératif culturel premier pour la responsabilité politique, à savoir la construction du  vivre ensemble de cultures à facettes multiples, nécessairement solidaires les unes des autres en tant que contribuant chacune à la construction de l'Humanité...  Sans se contenter d'inverser la donne en mettant le marché en premier et, à la traine, les valeurs culturelles. On comprendrait mieux si les députés rappelaient que la construction de l'Humanité, avec  l'extraordinaire hétérogénéité des libertés ( Amartya SEN) qui l'enrichit, ne pouvait se réduire à transformer la BNF en concurrent de Google ! Car j'ai  bien lu page 9 du programme 180 :

 

"Le budget de la Bibliothèque Nationale de France sera recentré sur ses missions stratégiques et notamment la mise en place d'une bibliothèque numérique de référence".

Pour penser le futur  du monde dans ses complexités interculturelles, il  n'y aurait rien eu d'indécent à considérer que l'enjeu culturel national relevait d'abord de la nécessité de revendiquer le "respect de droits culturels" des personnes, comme premier des droits humains, pour mieux élaborer, à chaque échelle de territoire, la part de culture commune qui rend la vie ensemble vivable.

C'est manqué, c'est cruel car cette éviction de l'éthique culturelle humaniste se lit dans un texte où l'exécutif soumet ses intentions politiques aux élus de la nation, donc dans un texte qui devrait faire honneur à la démocratie dans son formalisme salvateur.

A vrai dire, tout ceci n'a pas d'importance car le PAP qui engage la république n'est lu par personne. Trop long et trop copieux et moins rigolo que le
"Mainstream" de Martel qui sait, lui, nous distraire en nous donnant même la couleur des triporteurs de Mumbai ( jaune et noir page 237).

Pourtant quand le PAP 2011 se vante de développer une "nouvelle politique de la lecture publique" pour annoncer que l'Etat y consacre 31,5  millions d'euros ( en cherchant bien)  alors que la vérité du texte est de recycler la BNF  en concurrente de Google bis pour une somme totale de 206 millions d'euros, on se dit que le rédacteur s'est un peu perdu dans la hiérarchie des arguments !!

Mais comme on n'a pas le temps de tout lire, me disait récemment un député d'opposition, le PAP ne prend guère de risque à manier la langue de bois. Tant pis pour le débat public, tant pis pour la démocratie, tant pis pour l'éthique de la politique culturelle.

 


Quant au genre Twitter, ce n'est pas encore pour aujourd'hui, mille excuses,
 
A la prochaine fois, peut être aux "Métallos" le lundi 11 octobre, avec une rencontre sur "la bataille de l'imaginaire" et un rappel des enjeux de l'éthique de la dignité comme fondement pour reconstruire une politique de la culture en société de liberté.

Bien respectueusement pour ceux qui ont été jusqu'au bout
le doc KB et Jean Michel Lucas
.

 

fleche.jpg 

Consulter les fils d'actualités

 

 

 

Mon profil sur Diggons.com

compteur pour blog

Moteur de blogs NEToo Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

 

 

La cité des sens

Blog Culture générale

 

 

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Humeurs
commenter cet article
27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 08:51

debray01.jpg 

 

Avec ce titre, j'espère bien augmenter considérablement la fréquentation de ce blog.

 

L'idée m'en a été inspirée à la lecture de la dernière livraison de Médium, la remarquable revue de l'excellent Régis Debray

 

Il y propose, sous le titre Pense-Bête, une petit journal d'observations sur l'air du temps dont celle-ci :

 

Indiscrétion

Qu'il me soit permis de dévoiler, spécialement pour les lecteurs de Médium et leur famille (qui méritent ce passe-droit), l'un des trois sujets du baccalauréat de l'année prochaine (section L).

«  Alain Delon s'est vu confier, en 2010, par notre gouvernement, le parrainage officiel du pavillon français à l'Exposition universelle de Shangaï. En 1867, pour l'Exposition universelle de Paris, ce rôle fût rempli par Victor Hugo, avec l'aveu de Napoléon III. Quelles réflexions vous inspire ce passage de flambeau? »

 

Voila. Vous savez tout !

 

 

fleche.jpg 

Consulter les fils d'actualités

 

 

 

Mon profil sur Diggons.com

compteur pour blog

Moteur de blogs NEToo Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

 

 

La cité des sens

Blog Culture générale

 

 

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Actualité
commenter cet article
23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 18:42

 Affiche_Romanes_1.jpg

Mais dans quel pays vivons-nous?

 

Je recopie ci-dessous le message reçu ce matin de François Deschamps (Culture et départements; Territorial.fr).

 

 

Chers amis,

Lié aux récents événements concernant la présence dans notre pays d'européens - qui ont le culot d'être Roms et plutôt pauvres-, le cirque tzigane Romanès  se voit menacé car on refuse des permis de travail aux musiciens qui participent à ce spectacle. Un spectacle de cirque poétique, festif et chaleureux qui tourne dans toute l'Europe !

Je ne suis pas un inconditionnel des pétitions, mais il me semble qu'il faut réagir à cette situation pour faire en sorte que notre pays retrouve un peu de sa dignité !

Cordialement,
François Deschamps



- Lire l'article du Nouvel Obs : Alexandre Romanes : "Ils veulent nous mettre dans l'avion"

- Mon édito sur la Lettre d'info du Réseau Culture du 1er septembre.

Voir une petite vidéo du Cirque Romanès : ici ou

Pétition de soutien au Cirque Romanes :

 

 

Dans un autre registre et après l'adoption en deuxième lecture par l'Assemblée de la « réforme » (sic) des collectivités territoriales cette histoire on ne peut plus édifiante sur les mœurs de l'État et de certains milieux « culturels »

 


 

Tout est parti d'une remarque de Daniel Dewalle (PC), hier, en plein débat sur la participation du conseil général aux frais de fonctionnement du Louvre-Lens. ... « J'étais à l'époque au conseil régional, et les élus n'avaient pas choisi le cabinet Sanaa. Il était même arrivé troisième. » C'est pourtant ce cabinet d'architectes que le président Daniel Percheron a présenté lors d'un vote plus que serré à la Région. Sa voix avait permis aux partisans du projet de l'emporter.

 Une affirmation aussitôt confirmée par Dominique Dupilet. « Les élus n'avaient pas choisi ce projet-là, mais les spécialistes du Louvre ont estimé que le choix des élus n'était pas assez artistique. C'était eux les Parisiens, nous des habitants du Pas-de-Calais. Ils voulaient, avec la construction, créer un événement architectural. C'était soit le cabinet Sanaa, soit ils ne venaient pas à Lens ! » Les élus, selon Daniel Dewalle, avaient été effrayés par la structure même du futur musée.

 « Au départ, on prévoyait même sept structures de verre finalement regroupées en une seule pour créer un cheminement. On voulait des surfaces vitrées de 6,5 m de haut, mais aucune entreprise au monde ne voulait s'aventurer dans leur construction. Nous sommes maintenant loin du projet initial et quels seront les coûts au final ? » Les élus communistes craignent surtout que les frais de fonctionnement n'explosent.

Fonctionnement : entre 12 et 15 ME par an

Les conseillers généraux devaient, hier, se prononcer sur la constitution d'un établissement public de coopération culturelle (EPCC). La structure qui portera le musée. Dans cette convention le Département apportera chaque année 10 % des frais de fonctionnement estimés à ce jour entre 12 et 15 M E. Soit à la charge de l'assemblée départementale entre 1,2 et 1,5 ME par an. Si dans l'hémicycle on ne trouve personne pour critiquer l'arrivée du Louvre-Lens, dans les rangs communistes (et chez certains socialistes) on se demande si dans l'état actuel de la réforme territoriale et sans garanties pour les financements futurs, il n'est pas suicidaire de s'engager sur un pourcentage plutôt que sur une somme maximale. Les élus communistes s'apprêtent à s'abstenir, quand le président Dupilet fait une proposition : «  Si vous en êtes d'accord, nous pourrions ajouter un paragraphe disant que nous nous engageons à payer notre part du fonctionnement dans la mesure de nos finances et selon l'évolution de la réforme des collectivités. Ainsi, si nous ne pouvons plus payer, nous pourrons nous retirer. » Les communistes, qui demandent une suspension de séance, ne trouvent finalement plus rien à redire. La convention est adoptée à l'unanimité. Dominique Dupilet glisse quand même qu'il trouve « la Région courageuse de s'engager dans une telle dépense sans avoir de recettes si ce n'est les dotations de l'État. Mais Daniel Percheron s'est engagé à négocier avec l'État sa participation financière en 2012 ». Soit après la présidentielle ! Dans ce futur EPCC, le financement du Louvre-Lens sera assuré par la Région pour 8/10e, le Département pour 1/10e, autant que l'agglo Lens-Liévin. L'État apporte les oeuvres du Louvre. •

EMMANUEL CRÉPELLE



Publié sur le site La Voix du Nord mardi 21.09.2010, 

 

Pour achever de vous miner le moral en ce premier jour de l'automne, cette brève déprimante relevée sur le site Scèneweb :

 

 

Le théâtre Paris Villette n’ouvrira pas ses portes comme tous les ans depuis 25 ans cet automne. Son directeur, Patrick Gufflet ne proposera qu’une demi-saison à partir de janvier 2011. Subventionné par la Ville de Paris, la DRAC, la Région Ile de France, le Paris Villette souffre plus encore que d’autres structures des réductions de budgets dans la culture et de la frilosité des collectivités locales à continuer d’investir dans les politiques culturelles. Alors en réduisant de manière drastique sa saison Patrick Gufflet lance un véritable cri d’alarme sur le site du théâtre : « Je ne doute pas et pourtant je suis dans cette hésitation, celle de continuer aveuglément ou bien celle de tout arrêter et de mettre fin à notre histoire scénique. Notre mission est bien celle d’accompagner cette relation entre les artistes et leurs publics, en saisissant, en produisant, et en diffusant les œuvres, et ceci au service de la pensée pour une culture possible, c’est-à-dire réelle. Mais de quelle manière pouvons-nous ensemble partager cette « amitié artistique » dans la situation actuelle ? Puisque, sans oublier les difficultés que rencontrent nombre de personnes à l’heure d’aujourd’hui, et donc sans hiérarchiser, je voudrais questionner les politiques locaux et nationaux à propos des moyens notoirement insuffisants qui nous sont octroyés. Je leur pose la question : « que représente pour vous un théâtre comme le Paris-Villette, qui va bientôt fêter ses 25 ans d’existence ? Quel avenir lui prêtez-vous ? »

 

 

fleche.jpg 

Consulter les fils d'actualités

 

 

 

Mon profil sur Diggons.com

compteur pour blog

Moteur de blogs NEToo Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

 

 

La cité des sens

Blog Culture générale

 

 

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Humeurs
commenter cet article
16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 19:17

 

Rappel du chapitre précédent :

 

La crise économique et sociale que nous traversons pose à nouveaux frais la question du « faire société ensemble » alors même que s’accentue l’individualisation des pratiques, y compris les pratiques culturelles. Face à ce constat, la « Culture pour chacun » se veut une mobilisation des acteurs non seulement pour l’élargissement des publics mais aussi pour une adaptation de l’offre aux évolutions de notre société et au numérique. Je veux diriger résolument les efforts du ministère vers une culture partagée et diversifiée qui ne laisse à l’écart aucun territoire, aucun groupe social, aucune classe d’âge.

 

Frédéric Mitterrand, ministre de la culture.

 

Vient de paraître, en forme de contre-pied ?

 

Comme tout est devenu culture, il ne sert plus à rien de se cultiver. Dix ans après sa création, le ministère de la Culture est pris à parti, et Malraux voit son action contestée. L’état qui jusque-là était un vecteur d’entraînement, paraît à la traîne, pire même, il semble entériner aujourd’hui un retrait généralisé au profit des industries culturelles. Pourquoi en sommes-nous arrivés à de telles confusions à l’heure où la démocratisation culturelle, cette belle utopie de porter la culture à tout un chacun, ne veut plus rien dire ?



C'est extrait de l'ouvrage de Serge Chaumier : L’INCULTURE POUR TOUS. La nouvelle utopie des politiques culturelles.

( Quatrième de couverture proposée par son éditeur l'Harmattan )

 

 

 

On trouve également une analyse de cet ouvrage sur le blog Option Culture de Jean-Michel Tobelem, (docteur en gestion, enseignant à l’Ecole du Louvre ainsi que dans plusieurs universités et écoles de commerce, auteur de nombreuses publications, il dirige la collection « Gestion de la culture et du secteur non lucratif » chez l’Harmattan). Bonne occasion de faire la connaissance de CE BLOG   

Il cite quelques passages dont ceux-ci :

 

  • Finalement ce sont les objectifs de fréquentation et de développement économiques et touristiques qui prennent le dessus dans la mise en œuvre de projets culturels” (p. 183).

  • Les résistances au discours de la marchandisation de la culture se sont effondrées dans le milieu culturel lui-même, pourtant longtemps rétif car parce qu’encore imprégné d’une culture humaniste” (p. 198).



A suivre...

 

fleche.jpg 

Consulter les fils d'actualités

 

 

 

Mon profil sur Diggons.com

compteur pour blog

Moteur de blogs NEToo Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

 

 

La cité des sens

Blog Culture générale

 

 

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Les politiques culturelles en débat
commenter cet article
14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 17:20

  HemicycleAN.jpg

Le modèle des politiques culturelles est aujourd’hui à la fin d’un cycle. Cette situation se caractérise notamment par l’essoufflement des méthodes et dispositifs classiques d’intervention publique dans un contexte de complexité croissante du jeu des acteurs et une tendance au reflux des financements publics. Conséquence ou évolution sociétale, l’intérêt général autrefois assumé symboliquement par l’État et relayé par les collectivités territoriales s’ouvre aujourd’hui à la société civile et plus particulièrement aux différents intervenants du champ artistique et culturel.

 

Ce n’est pas moi qui le dit mais l’Observatoire des politiques culturelles et le Réseau Culture 21 dans le texte de présentation d’un séminaire national de formation (de trois fois trois jours de janvier à mars 2011) qu’ils co-organisent Renouveler l’action publique : comment travailler ensemble autrement ?VOIR ICI.

  

 De mon point de vue, cet essoufflement ne date pas d’hier mail il explique pourquoi l’actuel locataire de la rue de Valois a besoin d’un nouvel oriflamme, d’un nouveau leitmotiv.

Il y a quelques mois déjà, il avait lancé l’expression « la culture pour chacun » et je n’y avais pas trop prêté attention estimant un peu vite que ça sentait la formule creuse et sans lendemain, lancée par un courtisan à court d’idées ou un conseiller un peu fatigué.

Erreur… il  y revient l’obstiné, par exemple lors de da rencontre avec les Préfets de Région que j’ai déjà évoquée ici même.


Je souhaite maintenant aborder les enjeux culturels prioritaires pour les territoires, au premier rang desquels se situe l’ambition de la « Culture pour chacun ». La crise économique et sociale que nous traversons pose à nouveaux frais la question du « faire société ensemble » alors même que s’accentue l’individualisation des pratiques, y compris les pratiques culturelles. Face à ce constat, la « Culture pour chacun » se veut une mobilisation des acteurs non seulement pour l’élargissement des publics mais aussi pour une adaptation de l’offre aux évolutions de notre société et au numérique. Je veux diriger résolument les efforts du ministère vers une culture partagée et diversifiée qui ne laisse à l’écart aucun territoire, aucun groupe social, aucune classe d’âge. Il ne peut y avoir de démocratisation culturelle sans créer les conditions pour une appropriation des oeuvres par le public.


Au-delà d’actions fortes réalisées depuis plusieurs années, - l’éducation artistique et culturelle ou la gratuité pour les jeunes dans les musées - j’entends mener un travail de fond. Vous êtes au coeur de cette ambition, car vous êtes les chefs d’orchestre sur le territoire de l’ensemble des politiques de l’Etat. La culture doit être reconnue comme un facteur essentiel du développement local, comme l’a rappelé le Président de la République à Metz récemment. C’est grâce à vous que les expériences les plus novatrices pourront être valorisées.
Un Forum national de la culture pour chacun sera organisé en début d’année prochaine, dont le contenu sera nourri des forums régionaux que je souhaite voir organisés en région cet automne. Je vous remercie par avance de l’appui que vous apporterez à leur réalisation, qui permettra de reconnaître et de mettre en réseau ceux qui font de la culture un horizon partagée et une ambition collective.
J’ajoute qu’un plan d’action pour le monde rural est en cours de réalisation dans le cadre du Conseil des collectivités territoriales pour le développement culturel que je préside.

 

En réalité, cette ambition de la « culture pur chacun », d’une originalité stupéfiante (il ne peut y avoir de démocratisation culturelle sans créer les conditions pour une appropriation des oeuvres par le public -SIC) c’est du lourd à tel point que comme me le signalait au début de l’été, un ami qui  travaille toujours au ministère, la cabinet de Frédéric Mitterrand a lancé la chasse aux références théoriques et aux argumentaires qui viendraient appuyer cette lumineuse intuition qui entend substituer la « culture pour chacun » à la « culture pour tous ».

Le même ami aurait d’ailleurs suscité des sentiments assez mitigés au sein dudit cabinet en en fournissant une,  de référence,  à la « culture pour tous »… et pas des moindres. Je cite :

 

La maison de la culture est en train de devenir – la religion en moins – la cathédrale, c'est-à-dire le lieu où les gens se rencontrent pour rencontrer ce qu'il y a de meilleur en eux.

Comprenons bien que chaque fois que nous faisons dans une ville moyenne, une maison de la culture, nous changeons quelque chose d'absolument capital en France.

Alors, je sais que tout ce que nous faisons ne dépend pas que de vous, mais comme nous serons amenés à le faire ensemble, il est bon que vous le sachiez.

Vous aurez, nous dit-on, quatre, cinq ou six maisons de la culture avec le Ve Plan. Mais il ne s'agit pas du tout d'avoir quatre, cinq ou six maisons de la culture. Il ne s'agit pas d'avoir une jolie maison à Amiens où nous mettons des Fragonard. Il s'agit de faire ce que la IIIe Républi­que avait réalisé, dans sa volonté républicaine, pour l'enseignement ; il s'agit de faire en sorte que chaque enfant de France puisse avoir droit aux tableaux, au théâtre, au cinéma, etc., comme il a droit à l'alphabet.

Tout cela doit être conçu fortement ! Il y a deux façons de concevoir la culture : l'une, en gros, que j'appellerai « soviétique », l'autre « démocratique », mais je ne tiens pas du tout à ces mots. Ce qui est clair, c'est qu'il y a la culture pour tous et qu'il y a la culture pour chacun.

Dans l'un des cas, il s'agit, en aidant tout le monde, de faire que tout le monde aille dans le même sens - dans l'autre cas, il s'agit que tous ceux qui veulent une chose à laquelle ils ont droit puissent l'obtenir.

Je le dis clairement : nous tentons la culture pour chacun.  

André Malraux : Présentation du budget de la culture à l’Assemblée nationale  (27 octobre 1966).

 

 

A suivre ...

= = = = =

 

fleche.jpg 

Consulter les fils d'actualités

 

 

 

 

 

Mon profil sur Diggons.com

compteur pour blog

Moteur de blogs NEToo Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

 

 

La cité des sens

Blog Culture générale

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Humeurs
commenter cet article

Présentation

  • : La Cité des sens. Culture et politique.
  • La Cité des sens. Culture et politique.
  • : Les politiques culturelles aujourd'hui et leur histoire. Culture et politique, ressources, documents, analyses et débats par Jean-Claude Pompougnac .
  • Contact

Profil

  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

Recherche

Articles Récents

  • Les politiques culturelles en débat : questions de sens.
    Bien rares sont les commentaires publiés sur ce blog consacré aux rapports entre culture et politique ! Et qui plus est, compte tenu de l'ergonomie de cette plate-forme, ils ne sont pas très visibles. Ma note précédent ( Mettre l'artiste au cœur de la...
  • Mettre l'artiste au cœur de la cité ?
    UNE ARCHIVE... Je fouille, je range, je classe... ces dernières semaines, comme vous, j'ai compris de nouveau que le pire n'est pas toujours certain. Mais quand même! Grosse fatigue ! J'essaie de mettre de l'ordre, à défaut de pouvoir le faire dans mes...
  • Institution et formation
    Recension de cet ouvrage collectif, tiré de la thèse de Sébastien Charbonnier : « Quand y a-t-il philosophie ? Apprendre la pratique d'un art de penser » publiée sous le titre : Que peut la philosophie ? , Éd. du Seuil, 2013 Si cet ouvrage figure dans...
  • Équipements culturels, centres d’intelligibilité du monde ?
    Suite de la note précédente consacrée aux politiques de développement de la lecture et à un retour sur la journée d'études Livre, lecture et politiques de démocratisation culturelle organisée par l’ENSSIB, la BPI et le Comité d’histoire du ministère de...
  • L'école et la démocratisation de la lecture.
    J’avais déjà signalé ici même la Journée d’études Livre, lecture et politiques de démocratisation culturelle organisée par l’ENSSIB, la BPI et le Comité d’histoire du ministère de la Culture et de la Communication, il y a un peu plus d'un an. Cette journée...
  • Gauche, fin et suite : les visionnaires de 1992
    Au printemps 1992, au moment où je participais à ce collectif et figurais parmi les premiers signataires de l'appel ci-dessous, Emmanuel Macron avait tout juste 15 ans, Benoît Hamon, 25 ans était assistant parlementaire d'un député PS avant de devenir...