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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 18:24

 

 

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Message reçu hier de mon ami (et ex-collègue au cab de Jack L. ou en DRAC) Jean-Michel Lucas. Comme d'hab, c'est du solide!



Puisque dix pages, c'est toujours trop long à lire, le Doc Kasimir Bisou tente la formule « Twitter améliorée » en 78 lignes sur le PAP2011 coté culture :

Certains d'entre vous se rappellent peut être que dans mes articles sur la LOLF et le PAP de la mission culture,( notamment sur irma.fr)  j'avais forcément ironisé sur cet indicateur stupide qui voulait que la BNF soit évaluée par le taux de satisfaction des 1500 passants à qui on demandait s'ils étaient "satisfaits" de la noble institution. L'ironie s'imposait car légitimer 507 000 euros d'argent public par jour par la simple "satisfaction" du premier venu avait un coté "j’m'enfoutiste" qui aurait dû choquer même les rédacteurs les plus obtus des PAP de la LOLF !

(j'en connais encore qui ne savent pas ce qu'est le PAP, projet annuel de performances, qui reste le document nécessaire pour que le ministère de la culture obtienne des crédits du Parlement, ce qui n'est quand même pas négligeable dans une démocratie dont la force vient aussi de son formalisme.)

En lisant le PAP 2011, j'ai constaté  que je n'aurai malheureusement plus le plaisir d'ironiser !! Car, enfin, c'est fait  : cet indicateur (de la stupidité évaluative) a disparu.

Vous pensez peut être que je tire un peu de fierté de cette disparition aussi définitive que discrète !! Loin  de moi cette pensée car  dans le PAP 2011, la situation éthique de la BNF est encore pire que ce que je pouvais imaginer !

En effet, la Bibliothèque Nationale de France a changé de mission publique : elle a disparu de la mission "Patrimoine" ! En tout cas, elle n'est pas revendiquée par l'Etat comme le lieu protecteur du  patrimoine écrit universel pour l'Humanité, dont les vertus émancipatrices mériteraient à la Malraux un apport d'argent public permettant de couvrir un cout  atteignant maintenant 514 000 euros par jour !!). Aucune chance d'imaginer cet argument ! Non, pour ce prix là, il faut être sérieux et faire dans le lourd : la BNF est donc maintenant intégrée à la mission 'médias livre et industries culturelles" qui n'a qu'une vérité : faire face à la compétition marchande des cultures !

Les premières lignes du PAP 2011 pour cette mission (programme 180) ne mentent pas : la vérité publique n'est plus dans l'œuvre à valeur universelle, elle est dans la concurrence :


"Dans un environnement de plus en plus concurrentiel et marqué par d’importants bouleversements technologiques, les défis auxquels les médias, le livre et les industries culturelles doivent faire face sont nombreux. Le passage au numérique, la modification des modes de consommation, la concurrence internationale accrue et les besoins nouveaux
de l’audiovisuel public sont autant de gageures auxquelles les différents bénéficiaires des crédits de la mission « Médias, livre et industries culturelles » auront à répondre dans les trois prochaines années."

page 8, signé François Fillon et Frédéric Mitterrand, excusez du peu !
 
Je le sais déjà : les lecteurs de
Frédéric Martel et de ses amis politiques me diront, eux aussi, que c'est la voie du réalisme : la culture, ses acteurs comme ses objets, doivent rapidement s'affronter à la compétition culturelle imposée par tous les marchands du monde. et quand  on lit ces vérités sur la puissance du marché pour l'avenir de la culture, on se croirait effectivement ( private joke pour les "personnes"  habitant la communauté urbaine bordelaise) dans un colloque sur la "Ville Créative" dont même plusieurs villes de gauche sont friandes!

Sans doute, peut-on considérer qu'il est pragmatique de se concentrer sur la vente des services culturels pour qu'ils deviennent  des armes de l'attractivité du territoire, c'est à dire rien moins que des munitions de la guerre culturelle de tous contre tous ! C'est une éthique comme une autre, mais est ce bien raisonnable pour les autorités politiques de réduire leur ambition culturelle à cet exercice de vendeurs, agressifs quoique artistiquement rayonnants, de services culturels compétitifs, comme si l'enjeu culturel n'était qu'un enjeu de secteur économique ?

On aurait préféré que les  rédacteurs du PAP  soumettent cette "éthique du rentable" à l'impératif culturel premier pour la responsabilité politique, à savoir la construction du  vivre ensemble de cultures à facettes multiples, nécessairement solidaires les unes des autres en tant que contribuant chacune à la construction de l'Humanité...  Sans se contenter d'inverser la donne en mettant le marché en premier et, à la traine, les valeurs culturelles. On comprendrait mieux si les députés rappelaient que la construction de l'Humanité, avec  l'extraordinaire hétérogénéité des libertés ( Amartya SEN) qui l'enrichit, ne pouvait se réduire à transformer la BNF en concurrent de Google ! Car j'ai  bien lu page 9 du programme 180 :

 

"Le budget de la Bibliothèque Nationale de France sera recentré sur ses missions stratégiques et notamment la mise en place d'une bibliothèque numérique de référence".

Pour penser le futur  du monde dans ses complexités interculturelles, il  n'y aurait rien eu d'indécent à considérer que l'enjeu culturel national relevait d'abord de la nécessité de revendiquer le "respect de droits culturels" des personnes, comme premier des droits humains, pour mieux élaborer, à chaque échelle de territoire, la part de culture commune qui rend la vie ensemble vivable.

C'est manqué, c'est cruel car cette éviction de l'éthique culturelle humaniste se lit dans un texte où l'exécutif soumet ses intentions politiques aux élus de la nation, donc dans un texte qui devrait faire honneur à la démocratie dans son formalisme salvateur.

A vrai dire, tout ceci n'a pas d'importance car le PAP qui engage la république n'est lu par personne. Trop long et trop copieux et moins rigolo que le
"Mainstream" de Martel qui sait, lui, nous distraire en nous donnant même la couleur des triporteurs de Mumbai ( jaune et noir page 237).

Pourtant quand le PAP 2011 se vante de développer une "nouvelle politique de la lecture publique" pour annoncer que l'Etat y consacre 31,5  millions d'euros ( en cherchant bien)  alors que la vérité du texte est de recycler la BNF  en concurrente de Google bis pour une somme totale de 206 millions d'euros, on se dit que le rédacteur s'est un peu perdu dans la hiérarchie des arguments !!

Mais comme on n'a pas le temps de tout lire, me disait récemment un député d'opposition, le PAP ne prend guère de risque à manier la langue de bois. Tant pis pour le débat public, tant pis pour la démocratie, tant pis pour l'éthique de la politique culturelle.

 


Quant au genre Twitter, ce n'est pas encore pour aujourd'hui, mille excuses,
 
A la prochaine fois, peut être aux "Métallos" le lundi 11 octobre, avec une rencontre sur "la bataille de l'imaginaire" et un rappel des enjeux de l'éthique de la dignité comme fondement pour reconstruire une politique de la culture en société de liberté.

Bien respectueusement pour ceux qui ont été jusqu'au bout
le doc KB et Jean Michel Lucas
.

 

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 08:51

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Avec ce titre, j'espère bien augmenter considérablement la fréquentation de ce blog.

 

L'idée m'en a été inspirée à la lecture de la dernière livraison de Médium, la remarquable revue de l'excellent Régis Debray

 

Il y propose, sous le titre Pense-Bête, une petit journal d'observations sur l'air du temps dont celle-ci :

 

Indiscrétion

Qu'il me soit permis de dévoiler, spécialement pour les lecteurs de Médium et leur famille (qui méritent ce passe-droit), l'un des trois sujets du baccalauréat de l'année prochaine (section L).

«  Alain Delon s'est vu confier, en 2010, par notre gouvernement, le parrainage officiel du pavillon français à l'Exposition universelle de Shangaï. En 1867, pour l'Exposition universelle de Paris, ce rôle fût rempli par Victor Hugo, avec l'aveu de Napoléon III. Quelles réflexions vous inspire ce passage de flambeau? »

 

Voila. Vous savez tout !

 

 

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 18:42

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Mais dans quel pays vivons-nous?

 

Je recopie ci-dessous le message reçu ce matin de François Deschamps (Culture et départements; Territorial.fr).

 

 

Chers amis,

Lié aux récents événements concernant la présence dans notre pays d'européens - qui ont le culot d'être Roms et plutôt pauvres-, le cirque tzigane Romanès  se voit menacé car on refuse des permis de travail aux musiciens qui participent à ce spectacle. Un spectacle de cirque poétique, festif et chaleureux qui tourne dans toute l'Europe !

Je ne suis pas un inconditionnel des pétitions, mais il me semble qu'il faut réagir à cette situation pour faire en sorte que notre pays retrouve un peu de sa dignité !

Cordialement,
François Deschamps



- Lire l'article du Nouvel Obs : Alexandre Romanes : "Ils veulent nous mettre dans l'avion"

- Mon édito sur la Lettre d'info du Réseau Culture du 1er septembre.

Voir une petite vidéo du Cirque Romanès : ici ou

Pétition de soutien au Cirque Romanes :

 

 

Dans un autre registre et après l'adoption en deuxième lecture par l'Assemblée de la « réforme » (sic) des collectivités territoriales cette histoire on ne peut plus édifiante sur les mœurs de l'État et de certains milieux « culturels »

 


 

Tout est parti d'une remarque de Daniel Dewalle (PC), hier, en plein débat sur la participation du conseil général aux frais de fonctionnement du Louvre-Lens. ... « J'étais à l'époque au conseil régional, et les élus n'avaient pas choisi le cabinet Sanaa. Il était même arrivé troisième. » C'est pourtant ce cabinet d'architectes que le président Daniel Percheron a présenté lors d'un vote plus que serré à la Région. Sa voix avait permis aux partisans du projet de l'emporter.

 Une affirmation aussitôt confirmée par Dominique Dupilet. « Les élus n'avaient pas choisi ce projet-là, mais les spécialistes du Louvre ont estimé que le choix des élus n'était pas assez artistique. C'était eux les Parisiens, nous des habitants du Pas-de-Calais. Ils voulaient, avec la construction, créer un événement architectural. C'était soit le cabinet Sanaa, soit ils ne venaient pas à Lens ! » Les élus, selon Daniel Dewalle, avaient été effrayés par la structure même du futur musée.

 « Au départ, on prévoyait même sept structures de verre finalement regroupées en une seule pour créer un cheminement. On voulait des surfaces vitrées de 6,5 m de haut, mais aucune entreprise au monde ne voulait s'aventurer dans leur construction. Nous sommes maintenant loin du projet initial et quels seront les coûts au final ? » Les élus communistes craignent surtout que les frais de fonctionnement n'explosent.

Fonctionnement : entre 12 et 15 ME par an

Les conseillers généraux devaient, hier, se prononcer sur la constitution d'un établissement public de coopération culturelle (EPCC). La structure qui portera le musée. Dans cette convention le Département apportera chaque année 10 % des frais de fonctionnement estimés à ce jour entre 12 et 15 M E. Soit à la charge de l'assemblée départementale entre 1,2 et 1,5 ME par an. Si dans l'hémicycle on ne trouve personne pour critiquer l'arrivée du Louvre-Lens, dans les rangs communistes (et chez certains socialistes) on se demande si dans l'état actuel de la réforme territoriale et sans garanties pour les financements futurs, il n'est pas suicidaire de s'engager sur un pourcentage plutôt que sur une somme maximale. Les élus communistes s'apprêtent à s'abstenir, quand le président Dupilet fait une proposition : «  Si vous en êtes d'accord, nous pourrions ajouter un paragraphe disant que nous nous engageons à payer notre part du fonctionnement dans la mesure de nos finances et selon l'évolution de la réforme des collectivités. Ainsi, si nous ne pouvons plus payer, nous pourrons nous retirer. » Les communistes, qui demandent une suspension de séance, ne trouvent finalement plus rien à redire. La convention est adoptée à l'unanimité. Dominique Dupilet glisse quand même qu'il trouve « la Région courageuse de s'engager dans une telle dépense sans avoir de recettes si ce n'est les dotations de l'État. Mais Daniel Percheron s'est engagé à négocier avec l'État sa participation financière en 2012 ». Soit après la présidentielle ! Dans ce futur EPCC, le financement du Louvre-Lens sera assuré par la Région pour 8/10e, le Département pour 1/10e, autant que l'agglo Lens-Liévin. L'État apporte les oeuvres du Louvre. •

EMMANUEL CRÉPELLE



Publié sur le site La Voix du Nord mardi 21.09.2010, 

 

Pour achever de vous miner le moral en ce premier jour de l'automne, cette brève déprimante relevée sur le site Scèneweb :

 

 

Le théâtre Paris Villette n’ouvrira pas ses portes comme tous les ans depuis 25 ans cet automne. Son directeur, Patrick Gufflet ne proposera qu’une demi-saison à partir de janvier 2011. Subventionné par la Ville de Paris, la DRAC, la Région Ile de France, le Paris Villette souffre plus encore que d’autres structures des réductions de budgets dans la culture et de la frilosité des collectivités locales à continuer d’investir dans les politiques culturelles. Alors en réduisant de manière drastique sa saison Patrick Gufflet lance un véritable cri d’alarme sur le site du théâtre : « Je ne doute pas et pourtant je suis dans cette hésitation, celle de continuer aveuglément ou bien celle de tout arrêter et de mettre fin à notre histoire scénique. Notre mission est bien celle d’accompagner cette relation entre les artistes et leurs publics, en saisissant, en produisant, et en diffusant les œuvres, et ceci au service de la pensée pour une culture possible, c’est-à-dire réelle. Mais de quelle manière pouvons-nous ensemble partager cette « amitié artistique » dans la situation actuelle ? Puisque, sans oublier les difficultés que rencontrent nombre de personnes à l’heure d’aujourd’hui, et donc sans hiérarchiser, je voudrais questionner les politiques locaux et nationaux à propos des moyens notoirement insuffisants qui nous sont octroyés. Je leur pose la question : « que représente pour vous un théâtre comme le Paris-Villette, qui va bientôt fêter ses 25 ans d’existence ? Quel avenir lui prêtez-vous ? »

 

 

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 19:17

 

Rappel du chapitre précédent :

 

La crise économique et sociale que nous traversons pose à nouveaux frais la question du « faire société ensemble » alors même que s’accentue l’individualisation des pratiques, y compris les pratiques culturelles. Face à ce constat, la « Culture pour chacun » se veut une mobilisation des acteurs non seulement pour l’élargissement des publics mais aussi pour une adaptation de l’offre aux évolutions de notre société et au numérique. Je veux diriger résolument les efforts du ministère vers une culture partagée et diversifiée qui ne laisse à l’écart aucun territoire, aucun groupe social, aucune classe d’âge.

 

Frédéric Mitterrand, ministre de la culture.

 

Vient de paraître, en forme de contre-pied ?

 

Comme tout est devenu culture, il ne sert plus à rien de se cultiver. Dix ans après sa création, le ministère de la Culture est pris à parti, et Malraux voit son action contestée. L’état qui jusque-là était un vecteur d’entraînement, paraît à la traîne, pire même, il semble entériner aujourd’hui un retrait généralisé au profit des industries culturelles. Pourquoi en sommes-nous arrivés à de telles confusions à l’heure où la démocratisation culturelle, cette belle utopie de porter la culture à tout un chacun, ne veut plus rien dire ?



C'est extrait de l'ouvrage de Serge Chaumier : L’INCULTURE POUR TOUS. La nouvelle utopie des politiques culturelles.

( Quatrième de couverture proposée par son éditeur l'Harmattan )

 

 

 

On trouve également une analyse de cet ouvrage sur le blog Option Culture de Jean-Michel Tobelem, (docteur en gestion, enseignant à l’Ecole du Louvre ainsi que dans plusieurs universités et écoles de commerce, auteur de nombreuses publications, il dirige la collection « Gestion de la culture et du secteur non lucratif » chez l’Harmattan). Bonne occasion de faire la connaissance de CE BLOG   

Il cite quelques passages dont ceux-ci :

 

  • Finalement ce sont les objectifs de fréquentation et de développement économiques et touristiques qui prennent le dessus dans la mise en œuvre de projets culturels” (p. 183).

  • Les résistances au discours de la marchandisation de la culture se sont effondrées dans le milieu culturel lui-même, pourtant longtemps rétif car parce qu’encore imprégné d’une culture humaniste” (p. 198).



A suivre...

 

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 17:20

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Le modèle des politiques culturelles est aujourd’hui à la fin d’un cycle. Cette situation se caractérise notamment par l’essoufflement des méthodes et dispositifs classiques d’intervention publique dans un contexte de complexité croissante du jeu des acteurs et une tendance au reflux des financements publics. Conséquence ou évolution sociétale, l’intérêt général autrefois assumé symboliquement par l’État et relayé par les collectivités territoriales s’ouvre aujourd’hui à la société civile et plus particulièrement aux différents intervenants du champ artistique et culturel.

 

Ce n’est pas moi qui le dit mais l’Observatoire des politiques culturelles et le Réseau Culture 21 dans le texte de présentation d’un séminaire national de formation (de trois fois trois jours de janvier à mars 2011) qu’ils co-organisent Renouveler l’action publique : comment travailler ensemble autrement ?VOIR ICI.

  

 De mon point de vue, cet essoufflement ne date pas d’hier mail il explique pourquoi l’actuel locataire de la rue de Valois a besoin d’un nouvel oriflamme, d’un nouveau leitmotiv.

Il y a quelques mois déjà, il avait lancé l’expression « la culture pour chacun » et je n’y avais pas trop prêté attention estimant un peu vite que ça sentait la formule creuse et sans lendemain, lancée par un courtisan à court d’idées ou un conseiller un peu fatigué.

Erreur… il  y revient l’obstiné, par exemple lors de da rencontre avec les Préfets de Région que j’ai déjà évoquée ici même.


Je souhaite maintenant aborder les enjeux culturels prioritaires pour les territoires, au premier rang desquels se situe l’ambition de la « Culture pour chacun ». La crise économique et sociale que nous traversons pose à nouveaux frais la question du « faire société ensemble » alors même que s’accentue l’individualisation des pratiques, y compris les pratiques culturelles. Face à ce constat, la « Culture pour chacun » se veut une mobilisation des acteurs non seulement pour l’élargissement des publics mais aussi pour une adaptation de l’offre aux évolutions de notre société et au numérique. Je veux diriger résolument les efforts du ministère vers une culture partagée et diversifiée qui ne laisse à l’écart aucun territoire, aucun groupe social, aucune classe d’âge. Il ne peut y avoir de démocratisation culturelle sans créer les conditions pour une appropriation des oeuvres par le public.


Au-delà d’actions fortes réalisées depuis plusieurs années, - l’éducation artistique et culturelle ou la gratuité pour les jeunes dans les musées - j’entends mener un travail de fond. Vous êtes au coeur de cette ambition, car vous êtes les chefs d’orchestre sur le territoire de l’ensemble des politiques de l’Etat. La culture doit être reconnue comme un facteur essentiel du développement local, comme l’a rappelé le Président de la République à Metz récemment. C’est grâce à vous que les expériences les plus novatrices pourront être valorisées.
Un Forum national de la culture pour chacun sera organisé en début d’année prochaine, dont le contenu sera nourri des forums régionaux que je souhaite voir organisés en région cet automne. Je vous remercie par avance de l’appui que vous apporterez à leur réalisation, qui permettra de reconnaître et de mettre en réseau ceux qui font de la culture un horizon partagée et une ambition collective.
J’ajoute qu’un plan d’action pour le monde rural est en cours de réalisation dans le cadre du Conseil des collectivités territoriales pour le développement culturel que je préside.

 

En réalité, cette ambition de la « culture pur chacun », d’une originalité stupéfiante (il ne peut y avoir de démocratisation culturelle sans créer les conditions pour une appropriation des oeuvres par le public -SIC) c’est du lourd à tel point que comme me le signalait au début de l’été, un ami qui  travaille toujours au ministère, la cabinet de Frédéric Mitterrand a lancé la chasse aux références théoriques et aux argumentaires qui viendraient appuyer cette lumineuse intuition qui entend substituer la « culture pour chacun » à la « culture pour tous ».

Le même ami aurait d’ailleurs suscité des sentiments assez mitigés au sein dudit cabinet en en fournissant une,  de référence,  à la « culture pour tous »… et pas des moindres. Je cite :

 

La maison de la culture est en train de devenir – la religion en moins – la cathédrale, c'est-à-dire le lieu où les gens se rencontrent pour rencontrer ce qu'il y a de meilleur en eux.

Comprenons bien que chaque fois que nous faisons dans une ville moyenne, une maison de la culture, nous changeons quelque chose d'absolument capital en France.

Alors, je sais que tout ce que nous faisons ne dépend pas que de vous, mais comme nous serons amenés à le faire ensemble, il est bon que vous le sachiez.

Vous aurez, nous dit-on, quatre, cinq ou six maisons de la culture avec le Ve Plan. Mais il ne s'agit pas du tout d'avoir quatre, cinq ou six maisons de la culture. Il ne s'agit pas d'avoir une jolie maison à Amiens où nous mettons des Fragonard. Il s'agit de faire ce que la IIIe Républi­que avait réalisé, dans sa volonté républicaine, pour l'enseignement ; il s'agit de faire en sorte que chaque enfant de France puisse avoir droit aux tableaux, au théâtre, au cinéma, etc., comme il a droit à l'alphabet.

Tout cela doit être conçu fortement ! Il y a deux façons de concevoir la culture : l'une, en gros, que j'appellerai « soviétique », l'autre « démocratique », mais je ne tiens pas du tout à ces mots. Ce qui est clair, c'est qu'il y a la culture pour tous et qu'il y a la culture pour chacun.

Dans l'un des cas, il s'agit, en aidant tout le monde, de faire que tout le monde aille dans le même sens - dans l'autre cas, il s'agit que tous ceux qui veulent une chose à laquelle ils ont droit puissent l'obtenir.

Je le dis clairement : nous tentons la culture pour chacun.  

André Malraux : Présentation du budget de la culture à l’Assemblée nationale  (27 octobre 1966).

 

 

A suivre ...

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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 09:42

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Enfin, Frédéric Mitterrand a invité les préfets de région à répercuter auprès des élus locaux et des acteurs culturels deux affirmations fortes. D'une part, conformément à l'engagement du chef de l'Etat, "la clause générale de compétence des collectivités territoriales dans le domaine culturel est et sera préservée", comme l'a montré l'amendement déposé par le gouvernement en juin dernier afin de "spécifier cette exception culturelle". D'autre part, à quelques semaines de la présentation du projet de loi de finances pour 2011, il a indiqué pouvoir "d'ores et déjà affirmer que le budget de la culture sera globalement épargné".



Ainsi s'achève le compte rendu publié ce jour sur Localtis Infos de cet événement :

Le 3 septembre 2010, Frédéric Mitterrand a reçu les préfets de région au ministère de la Culture et de la Communication afin d'"échanger [...] sur les grands enjeux culturels de nos territoires".

 

LIRE L'ARTICLE

 

 

 

 

 

 

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 17:29

 

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* * * * * * *

 

 

 

Pyrénées-Orientales. La création d'un EPCC est nécessaire à la survie du centre de recherches de Tautavel, souligne un rapport interministériel qui relève aussi : "Une région complexe sur le plan politique et un environnement scientifique sensible".

"A terme, le risque c'est la fermeture", concède Henry de Lumley, président du Centre européen de recherches préhistoriques de Tautavel. Le "père" de l'homme de Tautavel ne cache pas ses inquiétudes, même s'il refuse "de polémiquer sur le sujet" . La grosse machine qu'il dirige et qui fonctionne sous le mode associatif doit se structurer pour survivre. Effectivement, un rapport interministériel vient d'être rendu public et souligne la "pertinence" de la création d'un EPCC (Établissement public à caractère culturel). Le projet est sur les rails depuis 2005 mais n'a toujours pas abouti, il était d'ailleurs au coeur de la campagne des dernières élections régionales (lire par ailleurs). "Dans une région complexe au plan politique, dans un environnement scientifique sensible, l'exercice de pérennisation des activités du centre sous forme d'un EPCC (formule qui paraît la plus adaptée) relève d'une grande diplomatie" notent même les inspecteurs des ministères de la Recherche et de la Culture, chargés d'établir ce fameux rapport.

 

Lire l'article sur L'Indépendant.com

 

 

Autre article sur le même sujet et le même site :

 

En janvier 2007, François Goulard , alors ministre délégué à la Recherche se rend à Tautavel. Il annonce alors que l'EPCC est sur les rails et qu'il "faut trouver un accord avant l'élection présidentielle de mai pour le concrétiser". Il ne restait alors qu'à définir les postes au sein du conseil d'administration. Mais la présence de l'université au sein de la structure pose problème et doit entraîner une modification de la loi sur la structure des EPCC. Quelques jours plus tard, Georges Frêche en déplacement dans les Pyrénées-Orientales dénonce "la pétaudière de la droite gouvernementale" qui ne tiendrait pas parole mais défend le projet et annonce même son intention de présider le conseil d'administration. L'élection présidentielle passe et rien ne se produit.

(…)

En février 2008 pourtant, Georges Frêche de nouveau en déplacement dans le département confirme que le projet est en bonne voie. Arrivent alors les élections cantonales. La gauche perd le canton au profit de Guy Ilary (SE soutenu par l'UMP) et la création de l'EPCC de Tautavel ne devient plus une priorité pour la région ou le département. C'est alors que le positionnement change. Georges Frêche estime que les travaux du professeur De Lumley "d'intérêt national et international" relèvent de la responsabilité de l'Etat et préfère donner la priorité aux EPCC de Céret et de Collioure...

 

Lire la suite

 

 

 

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 09:40

Sur son profil Facebook, mon ami Abraham Bengio qui outre ses nombreuses compétences et ses indiscutables qualités est aussi le personnage d’un roman de Jorge Semprun ce qui le rend, à mes yeux, plus immortel que n’importe quel(le) académicien (ne), a pris soin de faire figurer quelques citations bien senties.

 

Je les laisse à votre rumination pendant les deux semaines d’inactivité probable de ce blog. (Probable, car chacun connaît les ravages de l’addiction blogomaniaque).

 

« La culture exige ce pacte paradoxal : faire de la diversité le principe de l’unité, approfondir les différences non pour diviser mais pour l’enrichir encore plus. L’Europe est une culture ou elle n’est pas »

Denis de Rougemont, conférence européenne de la culture, 1949)


...« La culture doit devenir républicaine au sens étymologique du mot, c’est-à-dire qu’elle doit être partie intégrante de la chose publique »

Joanny Berlioz-Berrier, député de la Seine, rapporteur du budget des Beaux-Arts, 1937


"Le droit fondé sur la violence est fatalement condamné à la violence pour se maintenir. La logique veut qu'une société, quelle qu'elle soit, trouve les moyens de se conserver ; quand la société est contraire à la nature, elle ne se peut garder que par des lois contraires à l'humanité. Plus l'obéissance que l'on exige est difficile, plus la peine contre la désobéissance doit être impitoyable."

Victor Schoelcher

« La reconnaissance de la diversité se fonde sur l’idée que le pluralisme n’est pas un pluralisme temporaire. On n’est pas pluraliste jusqu’à un certain point, on n’est pas pluraliste en attendant que finalement les gens finissent par nous ressembler, on n’est pas pluraliste parce qu’il n’y a pas moyen de faire autrement. Il faut penser, à l’inverse, que le pluralisme est une valeur en soi. On est pluraliste parce que c’est un gain, on est pluraliste parce que nous sommes, ensemble, capables de construire une société, une société qui est ainsi plus riche, plus capable aussi de solidarité et de solidité qu’une société construite uniquement avec ceux qui vous ressemblent. Et au-delà même de notre société, il nous faut penser le pluralisme de l’humanité : le fait que l’humanité soit plurielle n’est pas une gêne, un handicap, une limitation, un défaut de l’humanité. C’est parce que l’humanité est plurielle, c’est parce qu’il existe une pluralité des cultures, des religions, des langues, des civilisations que l’humanité dispose d’une telle richesse. L’humanité progresse parce qu‘il y a de l’échange, du mouvement, de la traduction, du passage, d’une culture à l’autre. Si l’humanité était homogène, elle n’en serait sûrement pas parvenue à son actuel degré de développement »

Joël Roman, « Pluralisme et reconnaissance », in revue Diasporiques n°6 Nouvelle série, juin 2009, pp. 26-27

 

 

Pour faire bonne mesure j’en ajoute une déjà recopiée ici même :

 

 

« Nous sommes dans un pays qui a commencé son action culturelle par la conservation,  la protection des monuments, des institutions. Mais nous avons été très vite empêtres dans l’ambiguïté du mot culture. Durkheim définissait la culture comme les valeurs et les coutumes qui lient un groupe. Il faut rajouter à ce sens, comme Finkielkraut l’y incite, la transformation de l’héritage par la connaissance ou l’éducation. Lukacs a défini la culture comme « l’humanité de l’humain », propos terrible si l’on repense au moment où il a été écrit. A partir de ces définitions, je conçois la culture comme ce processus d’autocréation de l’homme par Ia culture, et j’essaie de travailler sur ce que cela signifie pour la démocratie. Il ne peut pas y avoir de projet de démocratie réelle s’il n’y a pas de place pour la culture et la création. L’Europe est une idée, non pas un territoire, c’est une véritable création qui doit, à mes yeux, se fonder sur ce que dit Lukacs.

Dans nos débats politiques, il faut que nous nous sentions obligés à un devoir d’humanité. La question est donc : quel statut donner à la création, et qu’entend-t-on par culture ? Après viennent les questions techniques de l’organisation du financement ».

 

C Trautmann : Lumière sur l’Europe, in Culture publique, Opus 3, Sens et Tonka éd., 2005

 

 

Enfin et surtout (traduction homologuée de last but not least)… vous ne manquerez pas de lire et de méditer le remarquable travail réalisé pour la FNCC par Vincent Rouillon.

 

J’ai trouvé ce document sur l’excellente veille assurée par François Deschamps.

 

 

La place de l'art et de la culture dans la construction de notre civilisation (04/08/2010)

 

Date de mise en ligne : 04/08/2010.

Rubrique : A lire

Métiers : Culture

Pour préparer la rencontre des associations d'élus du 16 juillet à Avignon, Vincent Rouillon pour la FNCC a recueilli le point de vue de 26 acteurs culturels (élus, directeurs de structures culturelles, un représentant d'une association d'éducation populaire, un spectateur..) sur la « la place de l'art et de la culture dans la construction de notre civilisation » (pdf, 68 pages).

 

Le document en format pdf est à cette adresse : http://www.villesmoyennes.asso.fr/upload/Entretiens_pr__alables_pour_Avignon.pdf

 

 

 

 

 

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 14:38

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 18:06

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  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
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