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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 08:31

Blog pompougnac 9 9 9

Des actualités. Ca bouge? Allez savoir!

Je cite mes sources : l'excellente Lettre d'information d'Arcadi, d'abord... elle en est à son numéro 29.

Si vous n'êtes pas abonné, vous retrouverez toutes ces informations sur la page Actualités du site.


J'ai retenu celle-ci



Fabrique du commun

Avec la Fabrique du commun, Relais Culture Europe et le collectif kom.post vous invitent à mettre au travail ensemble le projet européen. Une proposition pour ouvrir ensemble un champ d’expérimentation, de partage et de mise au travail de ce projet européen variant dans ses formes, rassemblant praticiens ou chercheurs issus des champs les plus divers (création artistique, sciences, sciences sociales, philosophie, économie, géographie et urbanisme, droit, pratiques du social, etc.).



Nombreuses sont en effet aujourd’hui les expériences qui s’emparent d’ores-et-déjà de l’Europe comme d’un tiers espace où inventer de nouveaux modes de création, de solidarités, de vivre ensemble. Il s’agit ainsi de dresser la carte des opinions et engagements, d’en souligner les tensions, de qualifier les termes du débat et de sonder la profondeur du travail à faire.
C’est donc à une première étape de ce processus que vous êtes invité les 26, 27 et 28 mai au CENTQUATRE à Paris.



Les 26, 27 et 28 mai 2010, le Relais Culture Europe organise avec le collectif kom.post (www.kompost.me) au CENTQUATRE (www.104.fr) à Paris un temps de réflexion sur le projet européen.

Lire le manifeste et l'appel à contribution.



Ensuite, la non moins excellente Lettre d'informations du Réseau Culture 21.

Site internet collaboratif édité par l’Observatoire des politiques culturelles, reseauculture21.fr souhaite contribuer à la promotion de l’Agenda 21 de la culture et au développement des démarches associant culture et développement durable. À travers l’échange de bonnes pratiques, cette plateforme d’information et de ressources invite les collectivités, les acteurs professionnels et les citoyens à témoigner, mutualiser leurs expériences et débattre des enjeux. Cette lettre bimestrielle en est le relai d’actualité.

Dans son numéro 5, mai 2010, elle propose pas moins de 3 entretiens vidéo.



La culture, ressource et levier du projet européen
Entretien avec Pascal Brunet, directeur du Relais Culture Europe, Paris
La place de la culture dans la construction européenne est aujourd’hui débattue au regard d’enjeux nouveaux, transversaux et faisant écho à la définition d’un projet politique et social européen. Relais Culture Europe propose d’ouvrir ensemble un champ d’expérimentation, de partage et de mise au travail de ce projet européen.
> Voir la vidéo

Les habitants, premiers créateurs de leur territoire
Entretien avec Elisa Dumay, directrice/fondatrice de l’association De l’aire, Crest (26)

Depuis 2002, De l'aire imagine ou accompagne des projets culturels pour développer des actions coopératives et créatives autour d'enjeux locaux, convaincu que la culture peut contribuer à activer ou ré-activer un territoire, un village ou un quartier.

> Voir la vidéo


Les politiques culturelles au cœur de plusieurs paradigmes

Entretien avec Jean-Pierre Saez, directeur de l’Observatoire des politiques culturelles, Grenoble
La problématique culture et développement durable est l'un des axes de travail majeurs de l'Observatoire des politiques culturelles depuis plusieurs années. Elle s'annonce aujourd'hui comme une des thématiques centrales de la refondation des politiques culturelles.

<="<" a="A" style="DISPLAY: inline">> Voir la vidéo


 





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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 21:33

Facabook 

Ca se passera à Paris, en plein Paris.


En savoir plus : Téléchargement Apéro géant

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 18:18

Concert 9

Le nouvelle journée de mobilisation pour défendre l'art et la culture (6 mai) approche à grands pas.


A cette occasion, Armelle Heliot, Madame « Culture » au Figaro, se livre à un bel exercice d'objectivité en citant quasi intégralement sur son blog les texte des deux recours déposés par le SYNDEAC auprès du Conseil d'Etat afin de réclamer la dissolution du Conseil de la création artistique.


Sans connaître par coeur toute l'histoire du ministère de la culture et de la vie de l'administration culturelle, il semble que la procédure introduite par le SYNDEAC soit une première. En effet, non content d'avoir souligné, dès sa création, les ambiguités de ce "conseil", le Syndicat National des Entreprises Artistiques et Culturelles vient de saisir le Conseil d'Etat de deux requêtes.

La première entend obtenir l'abrogation du décret portant création de ce conseil aux motifs que :

(et là nous transmettons le communiqué, sans commenter)

-le décret du 11 novembre 2009, portant organisation de l'administration centrale du ministère de la Culture, adopté après le décret attaqué, confie à celui-ci des atrtibutions similaires à celle du Conseil de la création artistique, devenu dès lors sans objet...


(...)


L'autre requête a pour objectif d'obtenir l'annulation du décret portant composition du Conseil de la création artistique. Elle repose sur les arguments suivants :

-le décret n'a pas été contresigné par le Premier Ministre, comme la Constitution l'impose ; 

-la nomination des membres de ce Conseil ne semble pas avoir été précédée du rapport du Ministre de la Culture, contrairement aux règles que le Président de la République s'est lui-même imposées ;

- certains membres de ce Conseil, par ailleurs agents publics, paraissent placés en situation de cumul illégal d'activités ;

- certains des projets identifiés par le Conseil de la création artistique favorisent des structures dirigés par des membres dudit Conseil.

Lire la suite



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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 20:36

Bouclier 2 

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Manif 3 

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Lectrice 2 

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 23:59

Le Centquatre est un peu l’illustration de ce que fabriquent ces politiques culturelles sans âme, sans corps, essentiellement gestionnaires et qui dominent désormais le champ culturel, à l’exemple de ce qui se produit dans le champ social… Si nous laissons nos sociétés exister sur ces modèles délétères, nous serons noyés d’ici
peu dans un monde dystopique digne des fictions d’anticipations, radicalisant l’anesthésie générale, marginalisant uniformément tous ceux qui ne suivent pas l’esprit léger cet air du temps. Il est impératif de réagir tous ensemble afin de trouver enfin des avenues plus réjouissantes et de faire émerger d’autres mondes possibles!
Alors bravo à vous, qui investissez le 104 et repensez le principe même de ce que doit être une démocratie vivante. 

Sonia LEONTIEFF, artiste-documentariste québécoise.

On a déjà signalé ici l’initiative prise par la revue indisciplinaire Mouvement, d’organiser une action d'occupation  pour un autre 104.

A cette occasion, un blog recueille les propos et interventions des occupants ou des passants (comme l’extrait ci-dessus).

C’est ici

On devrait connaître prochainement les résultas de l’appel à candidatures pour une nouvelle direction. La preuve ? Les réponses négatives parviennent à leurs destinataires, dont Jean-Gabriel Carasso qui diffuse le message suivant.

Madame, monsieur,
Cher(e)s ami(e)s
Vous le savez peut-être, un collectif de 17 responsables et professionnels de la culture, soutenus par plus de 350 signataires,
ont déposé auprès de la Ville de Paris un projet d'évolution du "Centquatre" pour en faire un lieu principalement dédié aux relations de l'art et de l'enfance dans la capitale.
Cette proposition a été déposée en février dernier dans le cadre de l'appel à candidature et viens de recevoir une fin de non recevoir en quelques lignes sèches :
"Je vous remercie de l'attention que vous avez portée à l'appel à candidatures pour le poste de direction du Centquatre.
Malgré l'intérêt de votre dossier, j'ai le regret de vous informer que votre candidature n'a pas été retenue..."
Avouons-le, compte-tenu de l'absence de tout débat public sur ces questions,
nous n'avions pas la naïveté de croire qu'une telle proposition serait reçue aisément dans le contexte actuel.
Mais enfin... une rencontre, un échange de points de vue, quelques arguments auraient pu être partagés...
L'ébauche d'un débat sur la question de l'art et de l'enfance à Paris aurait pu se tenir...
Mais non. Rien ! Silence radio ! Trois lignes ! Et basta !
Nous sommes évidemment blessés de cette manière de faire, aussi brutale que mérpisante,
et en même temps soucieux de faire connaître et de mettre en débat les arguments qui nous ont poussés à prendre cette initiative.
Il ne s'agissait pas pour nous de prendre la direction de cet établissement, plutôt de la donner...
Alors que le "Centquatre" se trouve désormais "occupé" à l'initiative de la revue Mouvement,
afin de permetrtre à chacun d'en juger, nous rendons donc public le dossier remis à la Ville de Paris,
désormais téléchargeable ici
Ce document est diffusable et discutable.
Nous restons à disposition pour toute précision sur le sens de cette démarche
Merci de votre attention et de l'écho que vous pourrez donner à cette intiative.
Bien cordialement

Jean-Gabriel Carasso
104paris@loizorare.com

Toujours à propos de ce grand paquebot passablement ingérable et sur projet de la Ville de Paris de faire du site gigantesque des anciennes pompes funèbres un lieu « culturel » on lira avec intérêt la réponse d’Emmanuel Wallon à une question de la revue Mouvement.

C’est ici.

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 18:09
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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 14:57

Le budget de la Culture 2010 de notre département est donc un budget qui ne renonce à rien, un budget qui traduit notre volonté de combattre des réformes injustes, un budget de résistance à la fin programmée de 50 années de décentralisation culturelle.

Le message électronique ci-dessous a été reçu par un certain nombre d’acteurs culturels de Seine-Saint-Denis à la suite du débat budgétaire au Conseil général qui a connu un certain retentissement :

Madame, Monsieur,

 

Vous m'avez alerté, par mail ou indirectement, sur la situation de la culture en Seine-Saint-Denis.

 

Pour votre information, vous trouverez ci-joint mon intervention lors de la séance du Conseil Général consacrée au budget prévisionnel 2010, ce jeudi 8 avril.

 

Bien cordialement

 

Emmanuel Constant

Vice-Président chargé de la culture

 

Séance budgétaire. 8 avril 2010.

Monsieur le Président, mes chers collègues, Mesdames, Messieurs,

Il est quand même paradoxal, au moins paradoxal, que ce soit ce Conseil général, celui de la Seine Saint Denis qui, finalement, soit en première ligne pour défendre et maintenir les 50 ans de politique culturelle imaginée et construite par André MALRAUX !

 50 ans pendant lesquels, patiemment, s’est construit une politique donnant aux collectivités le soin de construire des théâtres, de financer des compagnies, de monter des expositions, de bâtir des bibliothèques, d’aider les artistes, les écrivains, les plasticiens, les cinéastes…

50 ans pendant lesquels, tous héritiers d’André MALRAUX, nous avons défendu cette idée d’une culture qui se pense et se joue ailleurs qu’à Paris, qui s’affranchit de la volonté du Prince et du Jacobin et qui tisse peu à peu une toile si fine et si vaste que partout en Seine-Saint-Denis, presque partout en France il est désormais possible d’aller au théâtre, d’assister à un concert, d’aller voir une exposition ou de rencontrer un écrivain.

En Seine Saint-Denis, le choix d’accompagner ce mouvement a été fait il y a bien longtemps par Georges VALBON et la majorité de gauche de cette Assemblée. Depuis, il a été constamment réaffirmé. Cette persistance, cette insistance, cette volonté de promouvoir une politique culturelle dans ce département n’est pas le fait du hasard. Elles s’expliquent par la croyance profonde et partagée par tous les exécutifs depuis 1968 que, dans un département populaire où la naissance et les conditions d’existence pèsent lourd dans le devenir des femmes et des hommes, la culture est un puissant moyen d’émancipation, de liberté et finalement de démocratie. Elle permet le plaisir, la réflexion, le partage. Elle est une des conditions qui permet de vivre ensemble dans une société parfois brutale. Elle est une source d’épanouissement individuel et collectif. En bref, la culture aide à vivre.

Financer une politique culturelle s’explique aussi par un attachement fidèle aux artistes et aux créateurs qui ont toujours trouvé en Seine Saint-Denis un territoire pour s’exprimer et permettre l’émergence d’une culture toujours vivante, souvent ambitieuse, parfois dérangeante mais systématiquement guidée par le désir et le besoin d’affirmer un propos esthétique.

L'intégrale du discours : Téléchargement Séance budgétaire CG 93

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 09:30

Le budget de

la Culture

2010 de notre département est donc un budget qui ne renonce à rien, un budget qui traduit notre volonté de combattre des réformes injustes, un budget de résistance à la fin programmée de 50 années de décentralisation culturelle.

Voici le texte du message électronique que viennent de recevoir les acteurs de la vie culturelle dans le 93 à la suite de la session budgétaire du Conseil général qui a fait grand bruit :

Madame, Monsieur,

 

Vous m'avez alerté, par mail ou indirectement, sur la situation de la culture en Seine-Saint-Denis.

Pour votre information, vous trouverez ci-joint mon intervention lors de la séance du Conseil Général consacrée au budget prévisionnel 2010, ce jeudi 8 avril.

Bien cordialement

 Emmanuel Constant

Vice-Président chargé de la culture

Département de la Seine-Saint-Denis

 

Séance budgétaire. 8 avril 2010.

Monsieur le Président, mes chers collègues, Mesdames, Messieurs,

Il est quand même paradoxal, au moins paradoxal, que ce soit ce Conseil général, celui de

la Seine Saint

Denis qui, finalement, soit en première ligne pour défendre et maintenir les 50 ans de politique culturelle imaginée et construite par André MALRAUX !

 50 ans pendant lesquels, patiemment, s’est construit une politique donnant aux collectivités le soin de construire des théâtres, de financer des compagnies, de monter des expositions, de bâtir des bibliothèques, d’aider les artistes, les écrivains, les plasticiens, les cinéastes…

50 ans pendant lesquels, tous héritiers d’André MALRAUX, nous avons défendu cette idée d’une culture qui se pense et se joue ailleurs qu’à Paris, qui s’affranchit de la volonté du Prince et du Jacobin et qui tisse peu à peu une toile si fine et si vaste que partout en Seine-Saint-Denis, presque partout en France il est désormais possible d’aller au théâtre, d’assister à un concert, d’aller voir une exposition ou de rencontrer un écrivain.

En Seine Saint-Denis, le choix d’accompagner ce mouvement a été fait il y a bien longtemps par Georges VALBON et la majorité de gauche de cette Assemblée. Depuis, il a été constamment réaffirmé. Cette persistance, cette insistance, cette volonté de promouvoir une politique culturelle dans ce département n’est pas le fait du hasard. Elles s’expliquent par la croyance profonde et partagée par tous les exécutifs depuis 1968 que, dans un département populaire où la naissance et les conditions d’existence pèsent lourd dans le devenir des femmes et des hommes, la culture est un puissant moyen d’émancipation, de liberté et finalement de démocratie. Elle permet le plaisir, la réflexion, le partage. Elle est une des conditions qui permet de vivre ensemble dans une société parfois brutale. Elle est une source d’épanouissement individuel et collectif. En bref, la culture aide à vivre.

Financer une politique culturelle s’explique aussi par un attachement fidèle aux artistes et aux créateurs qui ont toujours trouvé en Seine Saint-Denis un territoire pour s’exprimer et permettre l’émergence d’une culture toujours vivante, souvent ambitieuse, parfois dérangeante mais systématiquement guidée par le désir et le besoin d’affirmer un propos esthétique.

Durant toutes ces années, en Seine Saint-Denis comme partout en France, les politiques publiques décentralisées ont montré leur intérêt, leur importance, leurs vertus. Certaines collectivités ont même construit leur renommée sur de grands festivals, de grands événements. En Seine Saint-Denis, on pense évidemment au salon du livre et la presse jeunesse, à Banlieues Bleues ou à 

la MC

93. Dans les autres départements, on peut citer le Printemps de Bourges, le festival d’Avignon, les Eurockéennes de Belfort ou le festival d’Aix en Provence. Toutes ces collectivités, pour une raison ou pour une autre, revendiquent le caractère indispensable d’une politique culturelle territoriale.

Seulement voilà, et c’est là un autre paradoxe, dans ce pays, pour le gouvernement du Président SARKOZY, ce qui est indispensable n’est pas forcément obligatoire.

Je le rappelle pour le public qui est venu nombreux ce matin, mesurant bien le caractère exceptionnel de cette séance, la culture n’est pas un domaine de compétence obligatoire des départements, c’est à dire fixé par

la Loi

, mais un secteur d’intervention librement délibéré par notre Assemblée. Au nom de la clause de compétence générale, dont on nous dit qu’elle sera maintenue même si cela n’est toujours pas écrit dans le projet de Loi, les départements peuvent définir des politiques volontaristes en matière de sports, de développement économique ou de culture. En matière de Culture, je ne connais pas de département qui ne se soit pas emparé de ce domaine. Au-delà des alternances politiques de ces assemblées, aucune n’a jugé bon de remettre en cause cette volonté de mener une politique culturelle sur son territoire. Pourtant, le risque est grand que toutes doivent y renoncer pour tout ou partie, à court ou à moyen terme.

Et, dans tous les départements français la crainte est unanime : Avec des dotations d’Etat qui représentent 90% des recettes des départements, des transferts de charges non compensés, un rendement de l’impôt désormais marginal et l’obligation de payer les charges obligatoires, tout le monde fera la même chose : supprimer des actions indispensables…mais pas obligatoires.

A ce stade de la discussion, le risque existe de passer pour un conservateur qui ne veut rien changer. L’argument est simple et il est connu : « le « mille-feuille »  administratif et politique est inefficace et coûteux. Il faut simplifier tout cela. Tous ceux qui disent le contraire sont des frileux qui défendent des positions désuètes. La modernisation de la vie publique passe par là »

Admettons. Mais alors dans ce cas, qui assumera désormais ce que les départements n’auront plus le droit ou les moyens d’assumer ? L’Etat ?

Personne n’y croit et cela pour deux raisons : la première est que le projet politique du gouvernement est, aujourd’hui, de faire reculer la puissance publique dans tous les domaines de l’action publique au nom des déficits budgétaires qu’il a délibérément organisés.

La deuxième raison est encore plus simple : Pourquoi se priver de faire faire le « sale boulot » des coupes budgétaires à ces départements dirigés par des élus hostiles à la politique Gouvernementale ?

La manœuvre est grossière, mais elle ne fonctionne pas.

La récente manifestation nationale, le 29 mars dernier, a montré que les artistes ont clairement identifié qui est le responsable des lourdes menaces qui pèsent sur le financement de

la Culture

en France. Le Président du SYNDEAC, François Le Pillouër, sait qui est à l’origine de ce mouvement de recul des financements publics de

la Cultur

 : c’est l’Etat.

En Seine Saint-Denis, il n’y a pas non plus de méprise. Le 19 décembre dernier, l’appel de

la Culture

en Danger a été lancé depuis

la MC

93 par Claude BARTOLONE et Jack RALITE. Depuis, plus de 30 000 signataires ont signé cet appel. Cette lutte, menée en commun par toute la majorité départementale et en étroite collaboration avec le monde de

la Culture

de 

la Seine Saint-Denis

a permis de populariser les enjeux, de permettre une prise de conscience plus aigue des conséquences possibles des réformes territoriales et fiscales et de donner un écho important que la presse a relayé à de multiples reprises.

Au-delà, je sais que l’implication personnelle de cette assemblée a été accueillie avec intérêt par les artistes dont beaucoup nous ont dit : « Enfin, vous revoilà ! », témoignant ainsi de l’attente de ce monde de la culture à l’égard des politiques.

Cette lutte, il faut la poursuivre et il faut la poursuivre ensemble. C’est utile, c’est même la seule solution. Le 19 décembre dernier, Patrick Sommier, le directeur de

la MC

93 expliquait que le monde de la culture avait l’habitude de travailler avec des moyens contraints, des budgets précaires et que, bon an mal an, on arrivait toujours à bricoler pour qu’au final cela ne se voit pas ; mais que ce qui se préparait avec cette réforme aurait des effets visibles. Et bien nous y sommes !

Oui, cette année, dès cette année, cela va se voir ! Oui, nous avons des difficultés importantes à maintenir le financement de manifestations auxquelles nous tenons beaucoup.

Oui, et pour être encore plus clair, le salon du livre de

la Seine Saint-Denis

est menacé. Vous l’avez tous entendu de la bouche du Président, notre assemblée continuera de soutenir à une hauteur importante ce salon, puisque aux 600 000 euros inscrits dans le Budget Primitif, s’ajoute un million supplémentaire. Mais le compte n’y est toujours pas.

Pour être précis, le 22 février dernier, j’ai réuni l’ensemble des partenaires du salon pour faire part de nos difficultés à maintenir notre financement. Je l’ai annoncé à cette occasion et je le redis devant vous ce matin et ceci s’adresse à toutes celles et tous ceux qui sont attachés à cet événement unique :  notre volonté est de « sauver le salon », de faire en sorte qu’il fête son 26ème anniversaire, de permettre aux 150 000 visiteurs de circuler dans les allées l’automne prochain et, plus encore, de continuer à offrir aux 50 000 enfants de

la SSD

qui ont été concernés en 2009 par les actions du CPLJ une politique de lecture publique ambitieuse, innovante, vaste et incroyablement utile dans le département le plus jeune de France, mais aussi celui où l’apprentissage de la langue française est un enjeu d’intégration républicaine.

En SSD, nous tenons au salon du livre et nous maintenons un engagement extrêmement important pour 2010. Aux autres partenaires de montrer qu’ils y sont attachés autant que nous le sommes !

Le 15 avril prochain, le ministère de

la Culture

a convoqué une réunion sur ce sujet. C’est un signe positif. Je serai présent. Mais je compte sur vous, mes chers collègues de Droite, pour relayer auprès de vos amis la nécessité d’une implication beaucoup plus significative de l’Etat dans la tenue du prochain salon du livre. Nous verrons bien alors qui s’engage et qui reste en retrait.

J’ajoute que cet attachement à une politique de lecture publique ambitieuse est également valable pour « Livres au Trésor » dont les missions seront maintenues.

Au-delà, en 2010 dans notre budget, tous les domaines de la création et de

la Culture

sont préservés : le spectacle vivant, la lecture publique, les arts visuels. Tout le réseau culturel du territoire est sauvegardé : les lieux, les compagnies, les festivals, les associations. Toutes nos interventions en matière d’actions culturelles et éducatives dans les collèges sont financées : je pense à

la Culture

et l’Art au Collège ou au dispositif In Situ.

Le budget de

la Culture

2010 de notre département est donc un budget qui ne renonce à rien, un budget qui traduit notre volonté de combattre des réformes injustes, un budget de résistance à la fin programmée de 50 années de décentralisation culturelle.

Je vous remercie.

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 16:24

Comme annoncé lundi dernier, la lettre ouverte des professeurs, artistes et citoyens au Président de la République, qu’on peut signer sur le site du théâtre du Soleil.

Monsieur le Président,

À plusieurs reprises, vous vous êtes publiquement engagé à promouvoir l’éducation artistique et culturelle.
Or, la réforme des lycées qui entrera en vigueur en septembre prochain appauvrit les enseignements artistiques en classe de seconde, ce qui aura inévitablement des conséquences en première et terminale.

Les élèves de seconde pouvaient jusqu’alors choisir un enseignement artistique dit de détermination parmi : théâtre, musique, danse, cinéma-audiovisuel, arts plastiques, arts du cirque, histoire des arts. Il s’agissait d’un cours hebdomadaire de 3h (6 h pour les arts du cirque), centré sur la pratique artistique et l’ouverture culturelle.
En outre, pour les arts du cirque, la danse, le cinéma et le théâtre, le programme établissait qu’un artiste professionnel en lien avec une institution culturelle faisait équipe avec le professeur pour conduire la pratique artistique.
La réforme du lycée supprime ces enseignements de détermination.

Elle instaure à la place des enseignements dits d’exploration. L’horaire hebdomadaire du cours est restreint à 1h30. Le programme réduit la pratique artistique à portion congrue et supprime le travail avec les artistes dans les classes.

C’est un incontestable appauvrissement.
De plus, l’interprétation et la mise en œuvre de cette réforme varient d’une académie et d’une discipline à l’autre, laissant place à l’arbitraire et à l’injustice.

Nous, professeurs, artistes, citoyens, vous demandons, M. le Président, d’intervenir auprès du Ministre de l’Education Nationale et du Ministre de la Culture afin que la réforme du lycée soit amendée et que soient préservés des enseignements artistiques ambitieux dès la classe de seconde, dans lesquels les artistes interviennent aux côtés des professeurs pour initier les élèves au processus de la création
.


Quant au débat sur le devenir des politiques culturelles, la confrontation entre l’Etat et les collectivités, la RGPP, etc… il commence à franchir les frontières des moyens d’information.

Télérama, par exemple, qui aligne le Président du CG 93 à propos du Salon du livre de jeunesse de Montreuil ou France Inter qui a consacré sa session d’information de ce samedi matin à la question des politiques culturelles à l'heure de la RGPP.

La culture: l'abandon?

Emmanuel Wallon,

Professeur de sociologie politique à l’université Paris-Ouest Nanterre.

Spécialiste des politiques culturelles.

Patrick Sommier, metteur en scène. Directeur de la MC93 à Bobigny depuis 2000.

On peut podcaster  à  cette adresse

 

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 17:54

Suite de la note d’hier consacrée à la journée d’action du 29 mars…

Un spectateur/acteur assis dans les hauteurs du théâtre a eu l’heureuse idée de filmer (et de publier) l’intervention de Nicolas Monquaut  (CGT Culture du Ministère de la Culture).


Nicolas Monquaut, CGT Culture, théâtre de l'Odéon
envoyé par Louvre_pour_tous. - L'info internationale vidéo. Nicolas Monquaut, CGT Culture, théâtre de l'Odéon
envoyé par Louvre_pour_tous. - L'info internationale vidéo.

 

 

On trouve aussi l’intervention de Sylvie Robert (PS) A CETTE ADRESSE.

 

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Ce n’est qu’un début… comment continuer ?

Une idée de Jean-Marc Adolphe (revue Mouvement) : investir le grand établissement culturel de la Ville de Paris dont la direction est actuellement vacante ou, comme le dit Martine Silber (qui raconte ICI sa manif en forme de décalage horaire)  Prenons le 104, la Bastille n’est pas libre !

Le CRACC (Comité régional d’action pour la culture et la connaissance en Ile-de-France), créé en novembre 2009, lance ainsi un appel pour écrire collectivement un « manifeste pour une politique culturelle alternative ». Rendez-vous de midi à minuit, le 10 avril, dans divers lieux de la région parisienne (CDN de Montreuil, MAC/VAL à Vitry-sur-Seine, Théâtre de l’Agora à Evry, Théâtre de l’Est Parisien, etc.) (1).
Mouvement, qui apporte son soutien à cette initiative, lance un autre chantier au Centquatre, établissement phare de la politique culturelle de la Ville de Paris, dont les premiers directeurs (Robert Cantarella et Frédéric Fisbach) ont démissionné, et qui se trouve pris aujourd’hui dans une tourmente autant budgétaire qu’existentielle. Nous y avons organisé, le samedi 20 mars, un « atelier des possibles » qui, à partir de la simple volonté de « produire de la rencontre », a soulevé bien des pistes de travail. Pour poursuivre ce chantier, nous avons trouvé un lieu : le Centquatre lui-même ! Considérant que ce lieu restera sans direction d’avril à juin, nous appelons à en prendre collectivement la direction. Rien de plus, rien de moins. Concrètement, une première assemblée générale constituante (d’un 104 « occupé ») a lieu ce jeudi 1er avril à 10 h. Après, on verra bien. Rien n’est programmé. Mais les idées sont là. En clamant « qu’un autre 104 est possible », il s’agit de faire école… Car sans une réappropriation collective, aujourd’hui même, des moyens de l’art et de l’action culturelle, l’impasse actuelle se referma sur nous tous comme une redoutable souricière.

Last but not least, le commentaire de Gaël Bouron à ma note d’hier à propos d’un argument qui appelle discussion :

Je ne comprends pas qu'on persiste à dire que le secteur culturel emploie autant de personnes que le secteur automobile. Il y a toujours des approximations sur ce type de chiffres mais grosso modo 460000 personnes travaillent dans le secteur culturel (acception large : y compris industries culturelles et le secteur marchand de la culture que ne défendent pas vraiment les membres du CRAAC) contre 750000 dans l'industrie automobile (+ 700000 si on prend les emplois liés aux réparations, au carburant, aux auto-écoles...). Dans tous les cas, ce n'est pas comparable et les comparaisons seront toujours en défaveur de la culture. Je ne crois pas ce soit l'argument du quantitatif (contre lequel s'élève par ailleurs ce collectif quand il s'agit d'évaluation) qui compte ici mais bien celui du qualitatif : il s'agit dans la culture d'emplois non délocalisables et qui sont générateurs de lien social. Les externalités positives, comme disent les économistes, sont donc larges et importantes mais qu'on arrête ce type d'argument contre productif.

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Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac
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  • : La Cité des sens. Culture et politique.
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  • : Les politiques culturelles aujourd'hui et leur histoire. Culture et politique, ressources, documents, analyses et débats par Jean-Claude Pompougnac .
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  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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