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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 15:07


Mcc 

quand Frédéric Mitterrand, le nouveau ministre de la culture s'adresse aux DRAC ça décoiffe sévère...  

Cours Politiques culturelles


Rappel : plan du cours.


Bibliographie : Téléchargement Bibliographie-politiques-culturelles-2



La mise en oeuvre de la poltique culturelle de l'Etat.

Déconcentration.

Les relations entre l'administation centrale et les services déconcentrés (DRAC)


Directive nationale d'orientation pour 2009-2011.

Bulletin officiel du Ministère de la Culure (page 18 et suivantes) : Téléchargement Bulletin officiel n 169



L'action des DRAC

autour des trois programmes inscrits dans la LOLF


Bilan 2008 de la DRAC Rhône-Alpes : Téléchargement Bilan DRAC Rh A 2008

Bilan 2008 de la DRAC Pays de la Loire : Téléchargement Bilan DRAC P Loire 2008



Discours de rentrée du nouveau ministre aux DRAC (s).

Extrait :


  • Comme vous le savez, nous sommes en train de mettre en place une réforme de ce ministère. J’en profite d’ailleurs pour remercier les « préfigurateurs » des nouvelles directions générales de leur présence parmi nous.


  • Vous savez aussi que cette réforme correspond à une exigence d’efficacité de l’Etat. Et vous savez que grâce à l’action résolue de ma prédécesseure, les DRAC ont été maintenues et confirmées et qu’elles ont réussi l’examen de la Réforme Générale des Politiques Publiques, ce qu’on appelle la « RGPP » (on se demande parfois si je ne suis pas Ministre des acronymes…), ce dont chacun se félicite car les DRAC en sortent renforcées.


  • Vous savez que là encore, nous agissons en miroir et nous devons agir ensemble.

  • De notre côté, sans sacrifier – j’y insiste – aucune de nos missions ou de nos disciplines, nous avons recentré l’administration centrale, qui avait tendance à s’éparpiller en raison d’une conception un peu simpliste de l’accumulation, en 4 grandes directions. Nous avons, par exemple, créé un pôle patrimonial fort qui repose sur le rapprochement des archives, de l’architecture, des musées et du patrimoine.


  • De votre côté, vous avez votre propre RGPP, ce que l’on appelle les « projets de service ».


  • Ne vous y trompez pas, cette grande réforme n’est pas purement comptable. Elle n’est pas inspirée par une caricature de législateur « libéral » qui ne cherche qu’à amincir, à émincer l’Etat en raison d’une idéologie. Si c’était le cas, le Président de la République ne tiendrait pas les positions qu’il tient dans cette période de crise mondiale. Si c’était le cas, je n’aurais pas rejoint le gouvernement.


  • Cette réforme vise à l’efficacité, dans tous les domaines. Les « projets de service », en dynamisant votre action, en la rendant plus réactive encore à ce qui se fait, à ce qui se crée, doivent vous donner les moyens d’être pour nous ces interlocuteurs dont nous avons besoin.


  • Ces structures plus légères et plus souples doivent vous permettre de me faire des propositions. De rompre avec les habitudes. Avec les routines, même celles d’une rupture qui n’a de rupture que le nom.


  • Bien sûr, je n’ai pas l’intention de défaire tout ce qui existe et qui marche déjà très bien, mais j’attends de vous que vous soyez des « interlocuteurs », avec toute la force du préfixe : qui implique un échange et une réciprocité « à haut débit ».


  • J’attends de vous que vous soyez à l’affût des nouvelles tendances, sans faire du nouveau pour le nouveau et surtout pas pour le plaisir du « divertissement » que je n’ose dire « pascalien ». C’est-à-dire que vous soyez capable, encore et toujours, de repérer les tendances forces d’une création d’aujourd’hui qui sera le patrimoine de demain. Une sorte de création durable,de patrimoine in progress, de patrimoine anticipé.



LIRE L'INTEGRALE : Téléchargement Discours Ministre aux DRAC 8 sept

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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 16:48

Bourbon

Bravo aux heureux gagnants.

Le discours fictif publié ici (voir la note précédente) était donc extrait de :

Pas de Grenelle pour Valois, le dernier livre de Claude Patriat que son éditeur présente ainsi :





« CULTURE(S) n. f. Mot considérable aux contours très flous, délibérément non susceptible d’une définition. Il est rarement utilisé seul, le plus souvent intégré à une expression. Par exemple : “culture pour tous”, “adjoint à la culture”, “culture populaire”, “démocratisation de la culture”. On utilise de plus en plus fréquemment le pluriel, par exemple “dialogue des cultures”, “préserver nos cultures”. »

Où va la culture ? Comment redonner un sens au ministère du même nom, noyé qu’il est dans l’univers consumériste ? L’heure n’est plus à la rareté des biens culturels, mais à leur profusion hétéroclite : plus que jamais, il y a besoin d’une parole pour rendre la vie à ce ministère dont la vocation, définie par Malraux voilà cinquante ans, est d’opposer aux forces du marché les forces de l’esprit.



Sur le site de Carnets Nord, le dit éditeur, on trouvera quelques bonnes feuilles de l'ouvrage et un lien vers sa recension par Antoine Perraud sous le titre Culture : debout la morte! sur Mediapart.



 

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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 17:24

Bl 30 09 09


 

Mon métier m'a donné l'occasion d'entendre un certain nombre (un nombre certain) de discours. Parfois presque semblables à celui qui suit, trop savoureux, certes, dans sa rhétorique convenue et son génie dans l'art d'enfiler les perles et les clichés, pour être vraiment réel.

Mais presque,quand même.


La scène se passe dans un beau département, riche en patrimoine et en traditions diverses : le cadre en est un gros bourg rural, lors d’un comice agricole. Le président du conseil général, député de surcroît, fait l’honneur de sa présence. La quarantaine légère, la mèche rebelle, la chemise blanche au col ouvert, l’allure dégagée de quelqu’un habitué aussi bien aux salons parisiens qu’aux promenades dans les champs, il s’avance vers la tribune improvisée, en serrant chaleureusement les mains.

Il prend la parole, le geste ample et le verbe fleuri, et après les propos convenus sur les difficultés du temps, la nécessaire solidarité avec nos territoires ruraux, le voilà qui surprend son monde :

« Cher amis, je vais maintenant vous parler de culture. Non, n’ayez pas peur, ne sursautez pas : la culture, c’est la vie, telle que nous la souhaitons pour chacun, faite de dignité et de beauté. Bien sûr, je n’entends pas vous parler de cette culture de quelques privilégiés : il s’agit de cette culture de tous, de cette culture que nous voulons pourtous. Une culture que nous voyons populaire, exigeante et festive. Populaire, parce qu’elle renforcera notre désir d’être ensemble ; exigeante, car nous allons faire appel à des grands artistes, offrant ainsi l’élitisme pour tous ; festive, puisque rien de grand ne se fait sans la joie. En un mot, une culture citoyenne. L’objectif de notre politique culturelle, à laquelle nous consacrons d’importants moyens, c’est de réaliser la démocratisation culturelle. En même temps, nous avons le sentiment de contribuer au développement économique de nos territoires, si riches de leur diversité, adossée à nos identités plurielles. Notre magnifique patrimoine en témoigne déjà : nousallons l’enrichir d’un nouveau lieu. Car, je vous l’annonce, nous allons réaliser la restauration promise de l’ancienne conserverie désaffectée de cornichons. Ce sera l’occasion d’organiser, lors des fêtes d’inauguration, un grand colloque international, sur le thème “Conserve ou conservatoire. Faut-il tout conserver ?” Pour cet été, j’allais oublier, merci monsieur le vice-président à la culture, ce festival des arts populaires qui mariera nos musiques traditionnelles et ces musiques actuelles que prisent ardemment nos jeunes. Car c’est pour nous un devoir de souder notre jeunesse autour de nos valeurs : elle est l’avenir de nos pays. On prête au président Herriot cette boutade : “La culture, c’est ce qui reste quand on a tout oublié.” Permettez-moi de croire irrévérencieusement que la culture, c’est avant tout de ne rien oublier. Je vous remercie de votre attention. »

(Applaudissements nourris pendant qu’éclate le bruit des bouchons).


Ce bel exercice de style est extrait d'un ouvrage qui paraîtra demain jeudi 1er octobre (ce blog est vraiment une machine à scoop!).

J'ai croisé son auteur, jadis... (microcosme, quand tu nous tiens...)

Alors cherchez bien... sinon rendez-vous bientôt pour la réponse.

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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 15:48

Friche-culturelle-L-1-175x130


Lu dans La Gazette des communes

Culture - 24/09/2009


Ile-de-France. Le CESR invite la région à intensifier son engagement en faveur des «nouveaux espaces culturels»

La commission culture et communication du conseil économique et social (CESR) d’Ile-de-France demande «la continuité de l’engagement de la région dans le soutien au spectacle vivant» dans un avis faisant suite à un rapport de la commission, présenté le 23 septembre par Guy Atlan, membre de la commission. L’avis sera discuté en séance plénière le 29 octobre, avec, selon la commission, toutes les chances d’être adoptées.

Ce rapport s’inscrit dans une réflexion sur «la démocratie culturelle et la culture pour tous», et dressent un état des lieux des 19 espaces émergents franciliens, installés dans des friches industrielles et réunis au sein du réseau Acte IF.


«Trois points caractérisent ces espaces, précise Guy Atlan. Ils sont pluridisciplinaires, ils travaillent dans une logique de cogénération avec les publics, et ils sont gérés par des structures associatives. Par ailleurs, ils se réclament de l’économie sociale et solidaire, c’est-à-dire qu’ils se situent en dehors des règles de marché tout en en acceptant certains aspects comme la billetterie ».

Selon le rapporteur, les actions de la région en faveur de ces structures doivent être renforcées, à commencer par les «conventions de permanence artistique culturelle». La région en a d’ores et déjà signé 223 pour un montant global de dix millions d'euros.

Cette forme de soutien, d’une durée d’environ trois ans, vise à laisser du temps aux structures pour démontrer la pertinence de leur projet artistique.

Missions d'Arcadi.

De même, Guy Atlan souhaite voir renforcer les missions dévolues à Arcadi, le centre de ressources artistiques francilien géré en EPCC, qui accompagne les artistes, notamment dans les domaines administratif et logistique.

«Arcadi devrait aussi aider à la professionnalisation des structures, dans les différentes composantes de la fonction entrepreneuriale. Il aurait également vocation à permettre une meilleure connaissance du spectacle vivant en Ile-de-France, à travers la constitution d’une sorte d’observatoire», observe le rapporteur.

En revanche, le document ne dit mot des articulations souhaitables entre les interventions de la région et celles des autres collectivités franciliennes. De même, les financements croisés ne sont pas évoqués. Interrogés par «La Gazette» sur ce point, le rapporteur et le président du CESR, Jean-Claude Boucherat, ont estimé qu’il était «prématuré» pour eux de se prononcer, compte tenu du débat en cours sur la réforme territoriale.
«Néanmoins, il est clair que les financements croisés correspondent au sens normal de l’histoire, a précisé Jean-Claude Boucherat. A l’avenir, des préconisations en faveur de l’intercommunalité ne sont pas à exclure.»

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 12:50


Politiques culturelles (Plan du cours)



Légitimité de l'action publique et objectifs de la politique culturelle.

Perspective historique.  <-- CLIQUER ICI

L'action de l'Etat. L'organisation du ministère de la culture et de la communication (administration centrale, services déconcentrés, établissements publics).


Les collectivités territoriales.


L'organisation financière des politiques culturelles.

La création.


Le patrimoine.


L'action culturelle.


Politiques du livre et de la lecture.


La question des territoires.


Démocratisation culturelle et service public de la culture.


Les enseignements spécialisés et l'éducation artistique.


Nouveaux médias, nouveaux enjeux, nouvelles pratiques.


L’action culturelle extérieure.


Exception ou diversité culturelle?


Une nouvelle économie pour l'art et la culture?


De l'Europe « culturelle ».

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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 18:05

Blog pompougnac 21 09 09


 

Vient de paraître la dernière livraison de la Lettre d' Echanges électronique de la FNCC (N° 33; sept 2009).


En contrepoint de l’audition par la FNCC de Jean-Michel Lucas, cet été à Avignon, nous revenons ici sur deux concepts que le sociologue a largement cités – la reconnaissance et l’émancipation.

Ces notions sont en effet d’actualité, dans la mesure où l’une comme l’autre permettent de mieux penser les politiques publiques en accord avec le principe de la diversité culturelle.


Vincent Rouillon propose donc deux notes de lecture autour des ouvrages :


La Société du mépris d’ Axel Honneth


Le Spectateur émancipé de Jacques Rancière


L’idée de reconnaissance (Axel Honneth) suggère que c’est en deçà des mots, par l’attitude du corps, le sourire, que se construit la base première de l’entente sociale. Donc une dimension d’immédiateté, que tout un chacun maîtrise et qui peut trouver une prolongation naturelle dans les arts.


J'y reviendrai fort probablement... en attendant voici LE LIEN pour télécharger la Lettre d' Echanges électronique de la FNCC.


 


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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 23:10

Guignol

Encore quelques billets d’humeur sur les propositions du « bidule » présidentiel pour la création artistique (voir, sur ce blog, les notes d'hier et avant hier).


Marin Karmitz, un autre qui murmure aux oreilles du locataire de l’Elysée, vient quant à lui de sortir de son silence, il faut dire qu’il réfléchissait depuis six mois, le Président l’ayant nommé, prenez votre souffle « Secrétaire Général du Conseil pour la création artistique ». Probablement le seul à être épaté par les dix propositions qu’il vient de formuler pour inventer de nouveaux modes d’animation de la vie artistique, Karmitz tenait en fin de semaine dernière une conférence de presse au Musée du Quai Branly. Jusque là, me direz-vous, rien d’extraordinaire. En effet depuis quelques mois on ne compte plus ceux qui en échange d’un retournement de veste publient rapports, s’installent dans des organismes, ce qui fait avant tout la fierté de leur famille, sont bombardés ambassadeurs ou sous-secrétaire d’Etat. Que voulez-vous tous ne sont pas aussi indispensables qu’Eric Besson qui lui, n’est pas passé, rappelons-le de Mao à Sarko mais de Vivendi à l’UMP, via le Parti socialiste. Revenons donc à Marin Karmitz, celui qui se rêvait Ministre de la culture et qui n’est en fait qu’une fort modeste boîte à idée dans un domaine tout à fait subalterne pour le pouvoir actuel. Karmitz tenait donc conférence jeudi dernier. Pour distiller son génial propos, notre homme à tout bonnement interdit Libération d’un point presse protégé par un cordon de CRS afin que les syndicats, qui exigent la dissolution du machin dirigé par Karmitz, ne puissent troubler la réunion.

Karmitz, comme certains autres, à donc fait un sacré chemin depuis son film « Coup pour coup » au pedigree « Mao-Spontaneiste » clairement revendiqué qui se voulait une ode à la révolte ouvrière. Maintenant, il a besoin de CRS pour passer quelques plats à Sarkozy, avouez que c’est un drôle de voyage.

Post ci-dessus trouvé sur le blog de Jean-Yves Sécheresse, conseiller municipal à Lyon

Voir aussi le blog de Jean-Jacques Queyranne

 

Et Jacques Livchine sur le site Micro Cassandre

Ah, Karmitz a pondu son rapport

Donc ils se sont mis à 11, avec une subvention de 200 000 € , et un budget réalisation de 10 millions d’euros. pour nous faire dix propositions :

Alors que le ministère de la Culture devrait être à l’écoute des artistes et savoir ce que les artistes fomentent, désirent, inventent, là c’est le contraire.

On nous indique des chemins à prendre.

Bon c’est comme ça maintenant. L’Europe de la culture, c’est 100 cases, tu tentes de rentrer dedans, sinon, tant pis pour toi.

Ma première impression c’est que les propositions ne sont pas exaltantes du tout, pour la plupart ne sont pas nouvelles, ne font pas rêver, et surtout nient les milliers de projets refusés régulièrement par le ministère de la Culture.

Aller voir la retransmission d’un opéra sur grand écran dans un théâtre pas loin de chez moi, c’est toute la négation du spectacle vivant.
Je crois que cette proposition c’est la pire de toute. Carrément révoltante. Au début j’avais cru qu’il voulait sortir l’opéra de l’opéra.

(…)

Franchement, je suis effondré par la pauvreté de toutes ces propositions ;

Ma contre-proposition, c’est que nous envoyions tous à la commission tous nos projets de création avortés depuis des années, par manque d’écoute des pouvoirs publics, et des multiples barrages à toute innovation.

Et là on pourra écrire un magnifique projet pour le ministère de la Culture…

LIRE LA SUITE

Sur le même site, le communiqué de la Fédération des Arts de la rue :

Au vu des 10 propositions faites récemment par Conseil pour la Création Artistique, la Fédération des Arts de la Rue se réjouit de l’engagement  et de l’inventivité manifestées dans ces propositions -même si les Arts de la Rue n’y sont pas mentionnés -et félicite le conseil pour le dynamisme admirable dont il fait preuve ici.
Nul doute que ces dix propositions inédites vont enfin résorber  l’isolement des banlieues, la désintégration du lien social, le fossé grandissant entre culture de l’excellence et animation populaire si
chère à notre Président.
Même si l’on peut légitimement s’interroger sur la façon dont ces initiatives seront mises en oeuvre et sur l’adéquation des solutions préconisées au regard des problématiques soulevées…
Même si certaines de ces initiatives pourraient passer, aux yeux de certaines mauvaises langues, pour de la récompense à une allégeance…
Nous ne saurions ratiociner ni sur la légitimité des unes ni sur l’inventivité des autres.
Tant de réflexions et de trouvailles nous prouvent que la nomination du Conseil de la Création fut une nécessité et que les 200000€ alloués à ses promoteurs sont justement employés.
Pour autant, nous remarquons que le périmètre couvert par ces initiatives exemplaires ne représente qu’un petite partie de celui que labourent quotidiennement les activités des associations d’Education populaire et des différentes structures qui se consacrent à la création artistique et à sa diffusion sur tout le territoire – et on nous pardonnera de citer à ce propos les compagnies de théâtre de rue, leurs diffuseurs et les collectivités territoriales qui les soutiennent-.
Or, nous remarquons que les budgets dédiés aux différents organismes qui en assurent le fonctionnement année après année sont en baisse conséquente, plongeant les dites-structures et autres collectivités dans des affres pénibles et contre-productives, les poussant à interrompre leurs activités de terrain, privant la population de l’ensemble du territoire national d’une production artistique que les citoyens européens nous enviaient jusqu’alors.
Il est dit que 8 ministères seront impliqués dans le financement  (10 millions d’euros) et l’animation des dix mesures du conseil, ministères dont une grande partie et non des moindres (Culture, Education Nationale entre autres) voient leur budget se rabougrir année après année.
Il est parfois difficile de trouver une cohérence dans tout cela.
En conséquence, et malgré notre intérêt certain pour les initiatives du Conseil pour la Création Artistique, nous devons manifester notre crainte que l’énergie consacrée à ces dernières ne se fasse au détriment de la politique culturelle générale de l’Etat et de ses devoirs en la
matière.

Ceci reviendrait à -qu’on nous pardonne l’expression- « déshabiller Pierre pour revêtir Paul d’une seule chaussette » et constituerait un condamnable tour de passe-passe, d’assez mauvaise facture « artistique » en l’occurrence, et une rupture brutale avec le contenu des entretiens de Valois.
L’Etat peut-il se renier à ce point ?

Voir encore le blog de Pascal Chevereau, secrétaire national du Syndicat des musiques actuelles et Président de la Ligue d’Auvergne de Badminton.

 

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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 17:47

Blog pompougnac 14 09 09

Les propositions du Conseil pour la création artistique continuent de faire des vagues, ce n'est toujours pas moi qui le dit (voir la note d'hier).

C'est François Deschamps dans son dernier éditorial sur Territorial.fr



Le Ministère de la Culture avait choisi Rhône-Alpes (et plus précisément l'Opéra de Lyon) pour lancer les « Conférences régionales du spectacle vivant », actées dans les conclusions des Entretiens de Valois en décembre 2008 (mais dont le principe avait déjà été avancé dans le Rapport Latarjet d'avril 2004, cf. page 157). Le choix de Rhône-Alpes n'est peut-être pas un hasard. La région a en effet été pionnière dans l'aventure de la décentralisation théâtrale et chorégraphique, et compte un nombre important d'institutions, de festivals mais aussi d'artistes (1 000 ensembles et Cies professionnelles, 12 000 intermittents, 3 600 permanents).

Prévue initialement début juillet en présence de Christine Albanel, cette instance de concertation entre l' Etat, les collectivités territoriales et les professionnels avait été reportée au 10 septembre en raison du remaniement ministériel. Las ! Le Conseil de la création artistique (Marin Karmitz) remettait le même jour à Paris ses premières propositions au chef de l'Etat (cf. revue de presse) en présence du Ministre de la culture...Celui-ci avait donc boudé Lyon et chargé Georges-François Hirsch, le Directeur de la Musique, de la Danse, du Théâtre et des Spectacles (DMDTS), d'animer la réunion.

Mais l'annonce le matin même, par ce Conseil de la création, de financements pour des expérimentations très parisiennes, avant même que les Conférences régionales du spectacle vivant ne se soient mises au travail, a jeté un froid et occupé la scène. Ainsi Jean-Jack Queyranne, président de la Région Rhône-Alpes, a émis « de sérieuses réserves sur ces opérations ponctuelles et événementielles, toutes pilotées de la Capitale ». Pour lui, c'est « l'avènement du bling bling culturel ! ».



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C'est Patrice Béghain (ancien DRAC, ancien maire-adjoint à la culture de Lyon), sur son blog, le 10 septembre 2009.

M. Karmitz "complémentaire"de M. Mitterrand, supplétif ou ... simple bouffon du roi?

Enfin! La révélation aujourd'hui des propositions de M.Karmitz va permettre de "mettre en oeuvre une politique culturelle d'envergure pour le temps présent et l'avenir"; même Jack Lang n'aurait pas osé! Oublions le fait qu'on se demande ce que fait le ministère de la culture et mettons entre parenthèses ce que font depuis tant d'années les régions et les villes ; allons y voir! 1)"Rendre visible l'inventivité de la jeunesse": c'est le temps de la parousie; la "jeunesse" va révéler sa créativité, car la "jeunesse" porte en soi la créativité, il suffit de lui donner les moyens de la manifester. On attendait M. Karmitz et M. Hirsch. Chaque jour des dizaines de grandes écoles artistiques forment de jeunes artistes - ce qui est différent de la "jeunesse", des dizaines de lieux de spectacles et d'exposition les accueillent, avec ou sans l'aide de l'Etat. Mais ne boudons pas notre plaisir, s'il y a de l'argent en plus de l'Etat, ce sera toujours cela de pris! 2)"Faire de Paris la capitale mondiale de l'art": s'il suffit de "mettre en synergie" quelques musées autour de Chaillot, l'ambition est limitée! Et n'oubliez pas Lille, Nantes et... Lyon, car pour Paris on a déjà donné!

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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 18:26

Coup de gueule

C'est Valérie de Saint-Do sur Micro Cassandre

Culture: silence, on massacre…

Y-a-t- il encore des voix à gauche pour dire que la culture n’est pas un luxe, mais une nécessité?

Les mails et les mauvaises nouvelles arrivent de partout. Ici, c’est le Volcan, scène nationale du Havre, qui voit diminuer ses subventions de 100000 euros.  En Seine -St-Denis, des compagnies ayant mené un travail remarquable au long cours comme le centre dramatique de La Courneuve,des lieux emblématiques comme les Instants chavirés et de nombreuses autres équipes font les frais d’une nouvelle politique culturelle placée sous le signe des restrictions et d’une conception mesquinement gestionnaire de la culture . A Paris, c’est le Grand Parquet, lieu formidable de brassage de différentes cutlures à Paris, qui perd 30000 euros de subventions municipales.

Et les coups, hélas, ne viennent pas seulement de l’Etat ou des collectivités territoriales gérées par la droite.

LIRE LA SUITE (et ne pas manquer les commentaires...)

C'est Jean-Gabriel Carasso sur L'oizeau Rare

Dix conseils au Conseil de la création artistique...

Eureka ! Le Conseil pour la création artistique, mis en place par le Président de la République en janvier dernier sous la responsabilité de Marin Karmitz, vient de rendre public 10 projets qui visent, en toute modestie, à « mettre en œuvre une politique culturelle d'envergure pour le temps présent et l'avenir". Rien de moins ! Et d’ajouter dans un entretien au Monde « Ce que nous avons fait, le ministère n'aurait pas pu le faire. » Bigre ! La montagne accouche en réalité d’une compilation de souris diverses sans logique aucune, espérant naïvement « passer de l’expérimentation à la généralisation », dont nous savons pertinemment qu’il n’en sera rien ! Reprenons et donnons quelques conseils au Conseil.



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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 18:12

Blog pompougnac 17 11

Une nouvelle plateforme autour de l'Agenda 21 pour la culture dont il a déjà été question ici.


Réseau Culture 21.fr. Culture et développement durable.


Cette plateforme d’information et de ressources éditée par l'Observatoire des politiques culturelles invite les collectivités, les acteurs professionnels et les citoyens à témoigner, mutualiser leurs expériences et débattre des enjeux autour de la culture et du développement durable.


Des actualités, plusieurs contributions et les textes de référence.


A suivre, donc.


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Présentation

  • : La Cité des sens. Culture et politique.
  • La Cité des sens. Culture et politique.
  • : Les politiques culturelles aujourd'hui et leur histoire. Culture et politique, ressources, documents, analyses et débats par Jean-Claude Pompougnac .
  • Contact

Profil

  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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    Suite de la note précédente consacrée aux politiques de développement de la lecture et à un retour sur la journée d'études Livre, lecture et politiques de démocratisation culturelle organisée par l’ENSSIB, la BPI et le Comité d’histoire du ministère de...
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    J’avais déjà signalé ici même la Journée d’études Livre, lecture et politiques de démocratisation culturelle organisée par l’ENSSIB, la BPI et le Comité d’histoire du ministère de la Culture et de la Communication, il y a un peu plus d'un an. Cette journée...
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    Au printemps 1992, au moment où je participais à ce collectif et figurais parmi les premiers signataires de l'appel ci-dessous, Emmanuel Macron avait tout juste 15 ans, Benoît Hamon, 25 ans était assistant parlementaire d'un député PS avant de devenir...