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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 11:27

 

Rien ne remplace tout à fait la présence humaine et c’est pourquoi en ce jour anniversaire, nous nous sommes réunis devant le théâtre de l’Odéon (théâtre de l’Europe) pour vous parler Monsieur Malraux. Nous sommes peu nombreux, mais en dedans de nous, il y a Athènes et cet amour singulier pour la démocratie, la culture et la philosophie. C’est donc, un à un, que nous allons, avec vous, l’espace d’un instant, questionner à haute voix : Où en sont aujourd’hui les missions premières du Ministère des Affaires culturelles que vous aviez mises en œuvre, avec votre équipe inventive, il y a un demi siècle ?

Force est de constater l’échec de vos ambitions Monsieur Le Ministre et c’est aussi cela que nous sommes venus vous dire. Vous, qui avez cru profondément en la nécessité d’un engagement fort de l’Etat afin de propulser l’art et la culture au cœur de la société, seriez, en ce début de XXIème siècle, confondu devant l’effritement des objectifs premiers de votre Ministère. 

Le fabuleux mouvement en faveur de la décentralisation que vous avez eu le courage de poursuivre, suivant les traces de Jean Zay, de Léo Lagrange et les efforts du front populaire, a progressivement été étouffé. Les lieux de culture ont de plus en plus de difficultés à mettre en place cette confrontation entre l’œuvre et le citoyen que vous appeliez de vos vœux. Ils sont de plus en plus dirigés dans un esprit « d’entreprise » où la gestion et l’administration prennent le pouvoir sur l’inédit et l’invention. Cet esprit, vous en conviendrez avec nous, sied très mal à la liberté de création des mondes de demain…En province, certains artistes ont aujourd’hui comme seul recours tragique à la lutte contre la fermeture de lieux, d’entamer des grèves de la faim…C’est vous dire, Monsieur le Ministre, la surdité de nos représentants au plus haut niveau de l’Etat.

Plus que jamais aujourd’hui « la culture ne s’hérite pas, elle se conquiert ».

 

La lettre en entier : Téléchargement LETTRE à ANDRE MALRAUX

A l'occasion du 50ème anniversaire du Ministère de la Culture, la cie UN EXCURSUS, avec la complicité d’hommes et de femmes militants et amoureux des arts et de la culture, a rédigé une LETTRE A ANDRE MALRAUX. Cette lettre a été filmée lors d’un « parcours poétique » le lundi 23 novembre 2009, jour-anniversaire de la mort d’André Malraux.

 

Cette adresse à André Malraux a été écrite à plusieurs mains, dans le but de  convoquer l’esprit de ce grand homme de la culture qui inventa en 1959 l’aventure du Ministère français des affaires culturelles. Elle confronte les discours du premier Ministre de la Culture avec ceux de la vie politique et culturelle actuelle.

La lettre à André Malraux a été envoyée ce jour à l’ensemble de la profession « pour signatures ».

C’est pourquoi nous vous invitons à la faire circuler et, si vous le souhaitez, à la signer avec vos noms et prénoms à : lettremalraux@unexcursus.fr

L’actuel Ministre de la Culture, Monsieur Frédéric Mitterrand la recevra quant à lui, le 30 novembre 2009.

… accompagnée d'un parcours poétique…

La lecture à plusieurs voix de LA LETTRE A MALRAUX a été filmée lors d’un « parcours poétique » qui s’est déroulé du ministère de la Culture au Panthéon le 23 novembre 2009 (jour d'anniversaire de la mort d'André Malraux) entre 11H30 et 14H30.

Le texte est disponible dès aujourd’hui,

le reportage photo et un extrait sonore dès mardi 24 novembre au matin,

le film, vendredi 27 novembre…

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Pompougnac 12     

 

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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 00:10

Blog pompougnac 18 11

 


Cours Politiques culturelles

 

Rappel : plan du cours.

 

Bibliographie : Téléchargement Bibliographie-politiques-culturelles-2

Après avoir présenté et analysé les missions et le fonctionnement du ministère et des services de l'Etat, présentation du rôle et du poids financier des collectivités territoriales. 

L'organisation des collectivités territoriales en France.

L'intercommunalité.

Télécharger le document : Téléchargement 2008-5interco.pdf

La décentralisation et le "partage" des compétences, on peut lire :

Sur et sous la décentralisation culturelle, l'analyse d'Alain Lefebvre

Voir, par ailleurs, Le site de la FNCC

 

Les chiffres clés du financement de la culture : Téléchargement Minichiffrescles2009[1]

 

Les dépenses culturelles des collectivités territoriales : Téléchargement Dépenses collectivités

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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 17:37

Théâtre rond deux 
Cahors. Pôle Emploi réclame 26 000 € à un artiste

Justice. Il a perçu 26 600 € en mêlant des faux à ses délarations d'heures de travail.

Source : B.H. Saint-Paul, La Dépêche du midi, 7/11/2009

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Un ancien intermittent du spectacle de 57 ans comparaissait, jeudi, devant le tribunal correctionnel de Cahors pour « Fausse déclaration pour être inscrit sur la liste des demandeurs d'emploi ». En 2006, les Assedic (aujourd'hui Pôle Emploi) avaient effectué des contrôles auprès de particuliers, employeurs réguliers ou d'un jour (fête familiale, association...). Un particulier, interrogé sur plusieurs dates de spectacles qu'il aurait déclarées, indiquait que seul un spectacle pour un mariage avait été commandé à l'artiste mais avait été annulé en raison d'un décès. Des vérifications approfondies mettaient en évidence neuf cachets déclarés par de faux documents en 2004 et 2005. Aussi, les Assedic suspendaient leurs allocations, et déposaient plainte en demandant le remboursement de 26 686 € d'allocations chômage perçus indûment.

Venu sans avocat et s'exprimant aisément en dépit d'un certain stress, Gérard se justifie et plaide la bonne foi : « Avant 2004, j'avais un carnet à souche. Désormais, c'est au particulier de contacter le Guso (lire en encadré ). Le temps que les feuillets arrivent et comme ils ont d'autres préoccupations liées à leur fête, ils laissent de côté l'administratif et souvent même me le confient. Et si je n'ai pas le feuillet, je ne peux pas déclarer ma soirée. Pour peu que je ne puisse pas joindre le particulier, s'il est en voyage de noces ou parti ailleurs, elle est perdue. C'est pourquoi, j'ai utilisé le double de feuillets d'autres personnes en laissant leur nom associé au numéro du Guso. D'ailleurs, à chaque fois je paie des charges. Et si je ne déclare pas, je peux être radié. Là, j'avais assez d'heures. Et si ce n'est pas le cas, Pôle Emploi recherche jusqu'au dernier contrat de travail. J'ai amené un calcul de mes droits qui m'ont été refusés en 2007 et 2008, la situation étant bloquée par la procédure. Aujourd'hui, je ne suis plus intermittent, je suis commercial ».

Absence de preuve

Françoise Chappert, avocate de Pôle Emploi, regrettait que le document apporté à l'audience ne lui ait pas été préalablement communiqué. Pour elle, cela ne change rien : Gérard a tout simplement fraudé, puisqu'il n'a jamais apporté la preuve de ses cachets. Elle demandait donc le remboursement de la somme de 26 686 € et 1 000 € pour frais de justice.

Le procureur de la République, éric Seguin émettait également de sérieux doutes : « Il est étonnant que vous soyez aussi organisé sur l'administratif, mais pas pour tenir à jour un agenda, ni pouvoir apporter la preuve de ces cachets. Quant aux charges payées, on pourrait penser qu'il s'agissait d'une mise de départ ». Et de requérir une peine d'amende de 500€. Le jugement a été mis en délibéré au 3 décembre.



Le GUSO, qu'es aquo?

Afin d'ouvrir de nouveaux, droits, les intermittents du spectacle doivent justifier de 507 heures sur 10 mois pour les techniciens et 10 et demi pour les artistes. à défaut, le calcul est basé sur le dernier contrat de travail (jusqu'à 304 jours antérieurs) et au-delà, l'avant-dernier contrat. Depuis 10 ans, les particuliers ayant occasionnelement recours à des artistes du spectacle vivant sont considérés comme les employeurs. Pour ce faire, ils doivent adhérer gratuitement au GUSO (guicher unique spectacles occasionnels). Un numéro d'affiliation leur est attribué et une notification envoyée. Pour chaque spectacle il faut remplir une déclaration préalable à l'embauche, et un formulaire unique simplifié (dans les 15 jours après la fin du contrat de travail). Une attestation récapitulative mensuelle est adressée par le GUSO à l'employé. Gérard pensait-il avoir trouvé la faille, ou a-t-il seulement voulu contourner une difficulté?



Source : B.H. Saint-Paul, La Dépêche du midi, 7/11/2009




 

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 18:45

 

 

Cours Politiques culturelles

 

 

 

Rappel : plan du cours.

 

Bibliographie : Téléchargement Bibliographie-politiques-culturelles-2

 

 

Prolongement de la séance consacrée aux « Pratiques culturelles des français »

 

 

 

La dernière livraison de cette enquête se trouve ICI

 

 

Accéder aux remarques de Gaël Bouron (sociologue) sur ces résultats.

 

 

 

Ecoutez le diaporama sonore réalisé par Sylvain Bourmeau dans lequel Olivier Donnat (responsable de cette enquête) comment les principaux résultats.

 

 

 

 

Les observations de Jean-Gabriel Carasso (sur son blog L’oizeau rare) et de Françoise Benhamou (sur son blog En pleine culture).

 

 

 

Sur la manière de construire l’objet « pratiques culturelles » et les précautions que réclame la lecture de « faits » qui ne sont que les artefacts d’un certaine méthodologie, le texte de référence reste « De la culture légitime à l’éclectisme culturel » de Pierre Mayol (alors chargé d’études au Département des études et de la prospective du ministère de la culture et de la communication, le service qui réalise régulièrement la dite enquête sur les pratiques culturelles des français) ; texte publié dans Ville-Ecole-Intégration Enjeux, n° 133, juin 2003.

 

Évoquer les activités culturelles, c’est, désormais, parler de « pratiques culturelles ». Cette locution a beaucoup évolué en trente ans. Dans son sens anthropologique, elle dénote « les systèmes de valeurs sous-jacents structurant les enjeux fondamentaux de la vie quotidienne, inaperçus par la conscience des sujets, mais décisifs pour leur identité individuelle et de groupe ». Dans un sens plus récent, elle « signifie la description statistique de comportements en rapport avec une activité préalablement déterminée comme culturelle, par exemple : aller ou non au théâtre et, si oui, combien de fois ? Regarder ou non la télévision, combien de temps ? Lire ou non, et quoi ?, etc. ». Dès le départ (vers 1970), on a choisi « pratiques culturelles » pour au moins trois raisons.

 

Quelles sont ces trois raisons ? : Téléchargement Article Pierre Mayol 2003

 

Il s’agit d’un texte majeur pour la compréhension des contradictions des politiques culturelles et la complexité de ce que l’on nomme « pratiques culturelles » ; il est accompagné en outre d’une très riche bibliographie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 21:36

Additifs aux chapitres précédents

 Jean_vilar

J’ai évoqué la figure de Jean Vilar  dans le parcours historique destiné à éclairer l’émergence des politiques culturelles et singulièrement de celles qui se sont construites autour de la décentralisation théâtrale.

Damien Malinas, professeur à l’Université d’Avignon (qui a conduit des études sociologiques sur le festival crée dans cette ville par le même Jean Vilar) à l’occasion d’un audacieux rapprochement avec la sortie du film Hôtel Woodstock (dont il donne des extraits) à la bonne idée de publier un large extrait du « Petit manifeste de Suresnes », texte fondateur du TNP.

Nommé à la direction du Théâtre national populaire (TNP), Jean Vilar entend faire éclater le cadre étroit des théâtres parisiens de l'époque, ouverts à un public d'initiés et de privilégiés. Dans cette déclaration publique et solennelle, écrite à l'occasion de sa prise de fonction en 1951, Vilar expose son programme : faire un théâtre nouveau qui soit un vrai « service public », l'instrument d'une culture populaire au sens noble du terme, en même temps qu'une grande fête civique qui rassemblerait le peuple des banlieues et le peuple parisien.

C’EST ICI.

J’ai également évoqué la déclaration de Villeurbanne (mai 1968) sorte de manifeste anti-Vilar. Son rédacteur, Françis Jeanson, est revenu quelques années plus tard sur la (malheureuse ?) fortune de la notion de "non public".

En proposant [...] le terme de non public pour désigner l’ensemble des “ exclus “, je n’imaginais guère les surprenants malentendus auxquels, durant un certain temps, il allait donner lieu.

Mais les efforts que j’ai dû faire pour tenter de les dissiper m’ont permis, je crois, d’en dégager les racines. Pour moi, et sans doute aussi pour bon nombre de mes camarades, le “ non-public “ c’était la grande majorité de la population : tous ceux, hommes ou femmes, auxquels la société ne fournit guère (ou refuse les moyens “ de se choisir librement “. Ce que nous demandions, c’était qu’il puisse “ rompre “ son actuel isolement, sortir du ghetto, en se situant de plus en plus consciemment

dans le contexte social et historique, en se libérant toujours mieux des mystifications de tous ordres qui tendent à le rendre en luimême complice des situations réelles qui lui sont infligées. Ainsi faisons-nous d’emblée de l’actionculturelle “ une entreprise de politisation “.

Francis Jeanson, L’action culturelle dans la cité, Seuil, 1973, p. 30

 

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 15:07


Mcc 

quand Frédéric Mitterrand, le nouveau ministre de la culture s'adresse aux DRAC ça décoiffe sévère...  

Cours Politiques culturelles


Rappel : plan du cours.


Bibliographie : Téléchargement Bibliographie-politiques-culturelles-2



La mise en oeuvre de la poltique culturelle de l'Etat.

Déconcentration.

Les relations entre l'administation centrale et les services déconcentrés (DRAC)


Directive nationale d'orientation pour 2009-2011.

Bulletin officiel du Ministère de la Culure (page 18 et suivantes) : Téléchargement Bulletin officiel n 169



L'action des DRAC

autour des trois programmes inscrits dans la LOLF


Bilan 2008 de la DRAC Rhône-Alpes : Téléchargement Bilan DRAC Rh A 2008

Bilan 2008 de la DRAC Pays de la Loire : Téléchargement Bilan DRAC P Loire 2008



Discours de rentrée du nouveau ministre aux DRAC (s).

Extrait :


  • Comme vous le savez, nous sommes en train de mettre en place une réforme de ce ministère. J’en profite d’ailleurs pour remercier les « préfigurateurs » des nouvelles directions générales de leur présence parmi nous.


  • Vous savez aussi que cette réforme correspond à une exigence d’efficacité de l’Etat. Et vous savez que grâce à l’action résolue de ma prédécesseure, les DRAC ont été maintenues et confirmées et qu’elles ont réussi l’examen de la Réforme Générale des Politiques Publiques, ce qu’on appelle la « RGPP » (on se demande parfois si je ne suis pas Ministre des acronymes…), ce dont chacun se félicite car les DRAC en sortent renforcées.


  • Vous savez que là encore, nous agissons en miroir et nous devons agir ensemble.

  • De notre côté, sans sacrifier – j’y insiste – aucune de nos missions ou de nos disciplines, nous avons recentré l’administration centrale, qui avait tendance à s’éparpiller en raison d’une conception un peu simpliste de l’accumulation, en 4 grandes directions. Nous avons, par exemple, créé un pôle patrimonial fort qui repose sur le rapprochement des archives, de l’architecture, des musées et du patrimoine.


  • De votre côté, vous avez votre propre RGPP, ce que l’on appelle les « projets de service ».


  • Ne vous y trompez pas, cette grande réforme n’est pas purement comptable. Elle n’est pas inspirée par une caricature de législateur « libéral » qui ne cherche qu’à amincir, à émincer l’Etat en raison d’une idéologie. Si c’était le cas, le Président de la République ne tiendrait pas les positions qu’il tient dans cette période de crise mondiale. Si c’était le cas, je n’aurais pas rejoint le gouvernement.


  • Cette réforme vise à l’efficacité, dans tous les domaines. Les « projets de service », en dynamisant votre action, en la rendant plus réactive encore à ce qui se fait, à ce qui se crée, doivent vous donner les moyens d’être pour nous ces interlocuteurs dont nous avons besoin.


  • Ces structures plus légères et plus souples doivent vous permettre de me faire des propositions. De rompre avec les habitudes. Avec les routines, même celles d’une rupture qui n’a de rupture que le nom.


  • Bien sûr, je n’ai pas l’intention de défaire tout ce qui existe et qui marche déjà très bien, mais j’attends de vous que vous soyez des « interlocuteurs », avec toute la force du préfixe : qui implique un échange et une réciprocité « à haut débit ».


  • J’attends de vous que vous soyez à l’affût des nouvelles tendances, sans faire du nouveau pour le nouveau et surtout pas pour le plaisir du « divertissement » que je n’ose dire « pascalien ». C’est-à-dire que vous soyez capable, encore et toujours, de repérer les tendances forces d’une création d’aujourd’hui qui sera le patrimoine de demain. Une sorte de création durable,de patrimoine in progress, de patrimoine anticipé.



LIRE L'INTEGRALE : Téléchargement Discours Ministre aux DRAC 8 sept

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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 16:48

Bourbon

Bravo aux heureux gagnants.

Le discours fictif publié ici (voir la note précédente) était donc extrait de :

Pas de Grenelle pour Valois, le dernier livre de Claude Patriat que son éditeur présente ainsi :





« CULTURE(S) n. f. Mot considérable aux contours très flous, délibérément non susceptible d’une définition. Il est rarement utilisé seul, le plus souvent intégré à une expression. Par exemple : “culture pour tous”, “adjoint à la culture”, “culture populaire”, “démocratisation de la culture”. On utilise de plus en plus fréquemment le pluriel, par exemple “dialogue des cultures”, “préserver nos cultures”. »

Où va la culture ? Comment redonner un sens au ministère du même nom, noyé qu’il est dans l’univers consumériste ? L’heure n’est plus à la rareté des biens culturels, mais à leur profusion hétéroclite : plus que jamais, il y a besoin d’une parole pour rendre la vie à ce ministère dont la vocation, définie par Malraux voilà cinquante ans, est d’opposer aux forces du marché les forces de l’esprit.



Sur le site de Carnets Nord, le dit éditeur, on trouvera quelques bonnes feuilles de l'ouvrage et un lien vers sa recension par Antoine Perraud sous le titre Culture : debout la morte! sur Mediapart.



 

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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 17:24

Bl 30 09 09


 

Mon métier m'a donné l'occasion d'entendre un certain nombre (un nombre certain) de discours. Parfois presque semblables à celui qui suit, trop savoureux, certes, dans sa rhétorique convenue et son génie dans l'art d'enfiler les perles et les clichés, pour être vraiment réel.

Mais presque,quand même.


La scène se passe dans un beau département, riche en patrimoine et en traditions diverses : le cadre en est un gros bourg rural, lors d’un comice agricole. Le président du conseil général, député de surcroît, fait l’honneur de sa présence. La quarantaine légère, la mèche rebelle, la chemise blanche au col ouvert, l’allure dégagée de quelqu’un habitué aussi bien aux salons parisiens qu’aux promenades dans les champs, il s’avance vers la tribune improvisée, en serrant chaleureusement les mains.

Il prend la parole, le geste ample et le verbe fleuri, et après les propos convenus sur les difficultés du temps, la nécessaire solidarité avec nos territoires ruraux, le voilà qui surprend son monde :

« Cher amis, je vais maintenant vous parler de culture. Non, n’ayez pas peur, ne sursautez pas : la culture, c’est la vie, telle que nous la souhaitons pour chacun, faite de dignité et de beauté. Bien sûr, je n’entends pas vous parler de cette culture de quelques privilégiés : il s’agit de cette culture de tous, de cette culture que nous voulons pourtous. Une culture que nous voyons populaire, exigeante et festive. Populaire, parce qu’elle renforcera notre désir d’être ensemble ; exigeante, car nous allons faire appel à des grands artistes, offrant ainsi l’élitisme pour tous ; festive, puisque rien de grand ne se fait sans la joie. En un mot, une culture citoyenne. L’objectif de notre politique culturelle, à laquelle nous consacrons d’importants moyens, c’est de réaliser la démocratisation culturelle. En même temps, nous avons le sentiment de contribuer au développement économique de nos territoires, si riches de leur diversité, adossée à nos identités plurielles. Notre magnifique patrimoine en témoigne déjà : nousallons l’enrichir d’un nouveau lieu. Car, je vous l’annonce, nous allons réaliser la restauration promise de l’ancienne conserverie désaffectée de cornichons. Ce sera l’occasion d’organiser, lors des fêtes d’inauguration, un grand colloque international, sur le thème “Conserve ou conservatoire. Faut-il tout conserver ?” Pour cet été, j’allais oublier, merci monsieur le vice-président à la culture, ce festival des arts populaires qui mariera nos musiques traditionnelles et ces musiques actuelles que prisent ardemment nos jeunes. Car c’est pour nous un devoir de souder notre jeunesse autour de nos valeurs : elle est l’avenir de nos pays. On prête au président Herriot cette boutade : “La culture, c’est ce qui reste quand on a tout oublié.” Permettez-moi de croire irrévérencieusement que la culture, c’est avant tout de ne rien oublier. Je vous remercie de votre attention. »

(Applaudissements nourris pendant qu’éclate le bruit des bouchons).


Ce bel exercice de style est extrait d'un ouvrage qui paraîtra demain jeudi 1er octobre (ce blog est vraiment une machine à scoop!).

J'ai croisé son auteur, jadis... (microcosme, quand tu nous tiens...)

Alors cherchez bien... sinon rendez-vous bientôt pour la réponse.

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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 15:48

Friche-culturelle-L-1-175x130


Lu dans La Gazette des communes

Culture - 24/09/2009


Ile-de-France. Le CESR invite la région à intensifier son engagement en faveur des «nouveaux espaces culturels»

La commission culture et communication du conseil économique et social (CESR) d’Ile-de-France demande «la continuité de l’engagement de la région dans le soutien au spectacle vivant» dans un avis faisant suite à un rapport de la commission, présenté le 23 septembre par Guy Atlan, membre de la commission. L’avis sera discuté en séance plénière le 29 octobre, avec, selon la commission, toutes les chances d’être adoptées.

Ce rapport s’inscrit dans une réflexion sur «la démocratie culturelle et la culture pour tous», et dressent un état des lieux des 19 espaces émergents franciliens, installés dans des friches industrielles et réunis au sein du réseau Acte IF.


«Trois points caractérisent ces espaces, précise Guy Atlan. Ils sont pluridisciplinaires, ils travaillent dans une logique de cogénération avec les publics, et ils sont gérés par des structures associatives. Par ailleurs, ils se réclament de l’économie sociale et solidaire, c’est-à-dire qu’ils se situent en dehors des règles de marché tout en en acceptant certains aspects comme la billetterie ».

Selon le rapporteur, les actions de la région en faveur de ces structures doivent être renforcées, à commencer par les «conventions de permanence artistique culturelle». La région en a d’ores et déjà signé 223 pour un montant global de dix millions d'euros.

Cette forme de soutien, d’une durée d’environ trois ans, vise à laisser du temps aux structures pour démontrer la pertinence de leur projet artistique.

Missions d'Arcadi.

De même, Guy Atlan souhaite voir renforcer les missions dévolues à Arcadi, le centre de ressources artistiques francilien géré en EPCC, qui accompagne les artistes, notamment dans les domaines administratif et logistique.

«Arcadi devrait aussi aider à la professionnalisation des structures, dans les différentes composantes de la fonction entrepreneuriale. Il aurait également vocation à permettre une meilleure connaissance du spectacle vivant en Ile-de-France, à travers la constitution d’une sorte d’observatoire», observe le rapporteur.

En revanche, le document ne dit mot des articulations souhaitables entre les interventions de la région et celles des autres collectivités franciliennes. De même, les financements croisés ne sont pas évoqués. Interrogés par «La Gazette» sur ce point, le rapporteur et le président du CESR, Jean-Claude Boucherat, ont estimé qu’il était «prématuré» pour eux de se prononcer, compte tenu du débat en cours sur la réforme territoriale.
«Néanmoins, il est clair que les financements croisés correspondent au sens normal de l’histoire, a précisé Jean-Claude Boucherat. A l’avenir, des préconisations en faveur de l’intercommunalité ne sont pas à exclure.»

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 12:50


Politiques culturelles (Plan du cours)



Légitimité de l'action publique et objectifs de la politique culturelle.

Perspective historique.  <-- CLIQUER ICI

L'action de l'Etat. L'organisation du ministère de la culture et de la communication (administration centrale, services déconcentrés, établissements publics).


Les collectivités territoriales.


L'organisation financière des politiques culturelles.

La création.


Le patrimoine.


L'action culturelle.


Politiques du livre et de la lecture.


La question des territoires.


Démocratisation culturelle et service public de la culture.


Les enseignements spécialisés et l'éducation artistique.


Nouveaux médias, nouveaux enjeux, nouvelles pratiques.


L’action culturelle extérieure.


Exception ou diversité culturelle?


Une nouvelle économie pour l'art et la culture?


De l'Europe « culturelle ».

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Présentation

  • : La Cité des sens. Culture et politique.
  • La Cité des sens. Culture et politique.
  • : Les politiques culturelles aujourd'hui et leur histoire. Culture et politique, ressources, documents, analyses et débats par Jean-Claude Pompougnac .
  • Contact

Profil

  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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    « Monde de la culture » et harcèlement sexuel : la violence masculine n'est pas soluble dans "l'artistique" ou #balayedevantlaportedetoninstitutionlabellisée. Notes publiées une première fois en avril 2011 et mai 2016 (La Cité des sens est une veille...
  • Culture, politique, temps présent : le principe d'incertitude.
    Pour revenir sur ma précédente contribution sur le contemporain je me permets de publier de nouveau une ancienne note de ce blog De la diversité culturelle (ou : de quoi sommes nous contemporains ?) Notre contemporanéité est par définition en cours, c’est-à-dire...
  • Courte note sur la théorie sociologique de l'habitus.
    Cette pénétrante et définitive observation de Stendhal est citée dans une mienne contribution relative à ce que le contemporain fait à la culture. (…) J'ai toujours été saisi par cette formule du Manifeste du Parti Communiste , dans lequel Marx et Engels...
  • Politique, culture, démocratie, actions citoyennes : devoirs de vacances
    ¤¤¤¤¤¤ ¤¤¤¤¤¤¤ ¤¤¤¤¤¤¤ Trois textes déjà signalés ici (ou sur Scoop'It ) pour vos révisions sur la plage, à la montagne, à la campagne. VERS LA DÉMOCRATIE CULTURELLE. Une nouvelle saisine de la section des affaires européennes et internationales du Conseil...