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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 22:06

Juste une anecdote avant les choses sérieuses.

La scène se passe au Printemps de Bourges, il y a quelques années. La ministre de la culture de l'époque fait un tour sur les lieux, flanquée d'une consistante escorte : le Préfet, le Maire (de droite), des élus (de gauche), les agents de sécurité et le DRAC (moi-même, himself).

La foule est dense et majoritairement juvénile.

Soudain un jeune à casquette interpelle le DRAC à cravatte :

- C'est qui celle là?

- Celle là? Mais jeune homme, c'est la ministre de la culture, Madame Catherine Tasca.

Illico, le jeune fend l'escorte :

-C'est vrai alors? C'est toi la soeur de Laetitia Casta?


J'ai miraculeusement évité d'éclater de rire.


Les choses sérieuses, maintenant ; le 24 mars dernier, Catherine Tasca était invitée par le fédération P.S. des Yvelines, à Trappes, pour intervenir sur la politique culturelle.




La Culture, une réponse possible à la crise ?



Pour nous, gens de gauche, faire un lien entre la culture et la réponse à la crise, c'est évoquer la place de la culture dans la cité et la responsabilité politique dans le domaine culturel.

Sans accès à la culture, qui est l'élément fondamental de l'égalité des chances, de la justice, de la capacité à faire des choix, le citoyen est démuni, et plus particulièrement dans les périodes de difficulté.

Il faut faire un peu d'Histoire.



C'est le Front Populaire qui, le premier, et en temps de crise, met la culture au cœur de son projet politique. Cette certitude de la place première de la culture dans la vie et la formation du citoyen, a habité la gauche pendant cette période effroyable qu'a été la deuxième guerre mondiale.

Le choc provoqué par cette guerre a fait comprendre que l'accès de tous à la culture était indispensable. Nos politiques culturelles sont aujourd'hui les héritières de la pensée de la Résistance .



De l'après-guerre à la fin des années 50.



C'est après la deuxième guerre mondiale que se créent les associations d'éducation populaire.

Et c'est cette idéologie de l'Education populaire selon laquelle, dans une démocratie, les citoyens ont besoin, non seulement d'avoir de quoi vivre, d'avoir une formation, un travail, mais aussi de partager la culture, qui va inspirer les pionniers de la politique culturelle : « la culture pour tous »

Se met alors en place un débat sur la décentralisation culturelle au travers de tournées en province d'expositions et de troupes théâtrales, souvent à l'invitation d'associations de spectateurs.Ce sont aussi les militants des associations populaires, éducateurs, animateurs des mouvements de jeunesse qui introduisent les Arts dans leurs pratiques.

La vie culturelle est alors portée par des militants de la culture (La culture, c'est le patrimoine, mais aussi la création vivante, la relation aux artistes et la pratique amateur).

Est alors conçu le premier projet d'implantation de lieux artistiques dans toute la France (Jeanne Laurent). C'est la rencontre avec l'Art, le croisement des publics et des œuvres.

Tout cela suscite des débats, car la culture pour tous, ce n'était pas un projet porté par les libéraux.



(à suivre...)

C'est ici, avec la vidéo intégrale.

 


So long.

 


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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 18:05

 

Damien Malinas a préfacé l'ouvrage de Philippe Henry : Spectacle vivant et culture d'aujourd'hui - Une filière artistique à reconfigurer. Il en parle sur son blog.


 

Philippe Henry, Maître de conférences habilité à diriger des recherches en Études Théâtrales. Il propose ici une analyse qui ne se contente pas d’être d’interdisciplinaire –esthétique, sociologique, économique, communicationnelle -. Elle part de l’objet - monde de la culture- en interrogeant ses tensions, équilibres et déséquilibres depuis la précarité, au soutien et à la politique publics. En regard de cela, il s’intéresse aussi aux modes de gestions et formes juridiques privilégiés dans une véritable volonté d’autonomie face à la grande dépendance aux changements et à leurs orientations que vivent, en ce moment, les structures et formes culturelles. Pour le sociologue que je suis, il s’intéresse au modèle de production d’une œuvre telle que le décrit Howard Becker « en tant que produit d’une action collective : l’œuvre est alors au cœur d’une chaîne de coopération rattachant tous ceux qui participent à l’existence celle-ci ».

Sur Territorial.fr, François Deschamps revient sur le rapport du Comité Balladur déjà évoqué ici à travers la contribution de Jean-Michel Lucas

 

Ce dernier me signale que le rapport de Christelle Blouët L'Agenda 21 de la culture en France. État des lieux et perspectives est téléchargeable sur le site officiel de l'Agenda 21 pour la culture.

 



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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 18:21

Les chercheurs en sciences sociales et la légitimation du jugement esthétique


« La fonction d'expertise conférée par l'Etat culturel français à l'enquête sociologique a favorisé la conversion contemporaine de la sociologie en une ressource de justification culturelle d'une action. La sociologie n'apporte pas aux acteurs culturels contemporains que des connaissances (sur les publics existants, l'état des marchés, les différents types d'enjeux) utiles à l'ajustement pratique de leur action à un contexte déterminé. Elle leur fournit en même temps des arguments intellectuels de la justesse de cette action, et du soutien moral et financier qu'elle mérite. Mais ce n'est encore là qu'un aspect superficiel de l'engagement du savoir sociologique dans la construction professionnelle d'une action culturelle. Comme le montre la lecture des enquêtes sociologiques produites à la demande des pouvoirs publics, le sociologue est aujourd'hui professionnellement impliqué dans cette construction, en soutenant publiquement par ses travaux l'existence de mondes de l'art, et en contribuant à la valorisation sociale de l'action de ses membres. » (JM. Leveratto,
La mesure de l'art, Sociologie de la qualité artistique, La Dispute, 2000, pp. 176-177)


Vers « une conception non élitiste de l'expertise culturelle »


« On réduit souvent l'expertise de l'oeuvre d'art à l'identification par des spécialistes des objets qui sont véritablement dignes de l'admiration collective et qui mérite, à ce titre, d'être conservés dans les musées pour l'enseignement des générations futures. C'est oublier une autre dimension de l'expertise : la mesure que nous opérons couramment de la valeur artistique des objets (disque, livre, film, tableau, pièce de théâtre, concert, musée) qui nous servent à occuper notre loisir, sur la base de la satisfaction esthétique qu'ils nous procurent. Reconnaître cette capacité d'expertise culturelle des usagers s'impose aujourd'hui à tous les professionnels de la culture soucieux d'assurer la qualité des services qu'ils proposent, comme à tous les citoyens désireux de mieux comprendre l'évolution contemporaine de l'art. » (JM. Leveratto,
La mesure de l'art, Sociologie de la qualité artistique, La Dispute, 2000, p. 7-8)
« De ce point de vue, considérer l'activité artistique comme un loisir et reconnaître le corps comme un instrument de mesure sont deux moyens précieux pour promouvoir une conception non élitiste de l'expertise culturelle. » (JM. Leveratto,
La mesure de l'art, Sociologie de la qualité artistique, La Dispute, 2000, p. 400)


La construction du jugement esthétique chez l'individu ordinaire

« Apprécier la valeur artistique d'une action n'est pas une compétence réservée à des professionnels, qu'ils s'agissent des critiques ou des artistes. On ne pourrait comprendre, sinon, la possibilité de l'innovation artistique et de sa reconnaissance sociale. Adopter le point de vue du spectateur pour analyser les situations d'évaluation artistiques est donc la caractéristique fondamentale de la sociologie de la qualité artistique. Ceci impose au sociologue de s'inscrire dans le cadre du loisir quotidien et de reconnaître l'épreuve qu'il constitue pour tous les individus, qu'il s'agisse des producteurs ou des consommateurs, de la justesse de la qualification artistique des objets qui servent à enrichir ce loisir. Une telle perspective offre l'intérêt de ne pas réduire l'incertitude inhérente à toute création artistique, au nom de la capacité de l'acteur - l'artiste ou le public- de garantir la qualité artistique d'un objet indépendamment de l'action du spectateur. Elle nous propose d'étudier la manière dont les spectateurs ordinaires déterminent, au cas par cas, la qualité artistique de l'action à laquelle ils participent, en mettant leur corps à la disposition de cette action. » (JM. Leveratto, La mesure de l'art, Sociologie de la qualité artistique, La Dispute, 2000, pp. 13-14)


Une critique du modèle bourdieusien

La mesure de l'art, Sociologie de la qualité artistique, La Dispute, 2000, pp. 9-10)


« Il importe donc de rompre avec une vision trop déterministe du jugement esthétique, qui le définit comme un équipement incorporé une fois pour toutes par l'individu et indépendant de l'action des objets qu'il rencontre pendant son loisir. S'il est vrai qu'il existe des différences significatives, en matière de consommation culturelle, entre les groupes sociaux, il est faux que les individus soient définitivement condamnés, du fait de leur origine sociale, à rester prisonniers du goût qui leur a été inculqué et à demeurer insensible à l'efficacité esthétique des objets qui ne correspondent pas à ce goût. Il faut tenir compte de notre capacité à modifier nos choix de consommation sous l'effet de l'expérience, et à nous passionner pour des choses ou des personnes qui nous paraissent, avant d'entrer en contact avec elles, totalement étrangères à notre goût. C'est cette possibilité d'auto formation des individus que mésestiment les analyses sociologiques déterministes du jugement esthétique. D'une part, elles valorisent encore très fortement l'action de la famille et de l'école sur la formation de la personnalité de l'individu, et l'inégalité qu'elle entraîne en termes d'exercice de ce jugement. D'autre part, elles dévalorisent corrélativement l'action de l'industrie culturelle, qu'elles considèrent comme un vecteur de dépersonnalisation du jugement esthétique, qui renforce les effets du manque d'éducation artistique. Elles opèrent, de la sorte, une double réduction, qui entraîne une mésestimation de la compétence intellectuelle des gens ordinaires. Elles n'appréhendent les médias que comme des moyens de captation de l'attention du spectateur, dont ils exploitent l'ignorance artistique, et auquel ils imposent une fausse image de l'art. » (JM. Leveratto,



Leveratto Jean-Marc

Professeur de sociologie. Enseignant-chercheur à l'université Paul Verlaine - Metz.

Directeur de l'Equipe de Recherche d'Anthropologie et de Sociologie de l'Expertise (ERASE)

Jean-Marc Leveratto travaille depuis quelques années sur la sociologie de l'art, de la culture et des pratiques culturelles des français.



Visionner la conférence


 


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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 21:24

Petite excursion hors de ma profession de DAC cet après-midi.

A l'Université de Nanterre, dans une UFR encore en grève et à l'invitation d'étudiants de l'Institut d'études théâtrales.

Très intéressante intervention d'une doctorante qui prépare une thèse sous la direction d'Emmanauel Wallon sur la critique de gauche et d'extrême gauche de la politique culturelle et théâtrale dans les années 1960-1970.

J'ai répondu à quelques questions relatives au fonctionnement de l'État, à son désengagement dans le financement du spectacle vivant, à la LOLF, la RGPP, j'ai évoqué le rapport de la "commission Balladur", la déclaration de l'UNESCO sur la diversité culturelle et l'Agenda 21 pour la culture.

Car pendant le voyage entre Bondy et Nanterre j'ai pris connaissance de la dernière contribution de l'excellent Jean-Michel Lucas sur l'impensé aussi politique que culturel qui fonde les préconisations de la  dite "commisson Balladur".


 

Le Comité pour la réforme des collectivités locales, présidé par Monsieur Balladur, a rendu son rapport au Président de la République en date du 5 mars 2009.

Les propositions de ce Comité ont été largement commentées, surtout à propos du « redécoupage » des régions, du « Grand Paris », des « métropoles » ou de la suppression de la compétence générale de certaines collectivités.

Le milieu culturel, quant à lui, a accordé un regard distrait à ces propositions, à juste raison d'ailleurs puisque aucune formulation ne semble modifier profondément l'ordre acquis de la politique culturelle des collectivités.

Toutefois, l'interrogation ne manque pas de surgir lorsque le premier regard croise des mots dont le sens est curieusement erroné ou indéterminé. Il devient alors manifeste que pour le Comité Balladur, de haute compétence par ailleurs, la politique publique de la culture est « invisible » dans les enjeux qu'elle porte. Le regard du lecteur devient nécessairement critique et oblige l'ensemble des acteurs culturels à s'interroger sur la part qu'ils doivent prendre pour que la République décentralisée ré-écrive autrement cette mauvaise copie sur les compétences publiques en matièred'arts et de cultures.


Ca me servira aussi vendredi matin où j'interviens devant le Groupe national d'action culturelle de la Ligue de l'enseignement qui portera justement sur la RGPP et la redistribution des cartes et des territoires de l'éducation et de la culture.

Je fais bref pour que vous preniez le temps de lire la très fine analyse du Dr Kasimir Bisou :  Téléchargement Doc KBanalyse_rapport_Balladur




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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 14:07

Suite de la notre précédente

Les instruments de mesure des inégalités culturelles


« Agir pour modifier la mauvaise image culturelle que donnent d'eux-mêmes, par leur mode d'occupation du loisir, les individus à faible revenu et faible éducation artistique est ainsi faire oeuvre d'utilité publique. Et l'enrichissement personnel qu'entraîne, pour les membres de publics défavorisés, la fréquentation d'objet culturel les plus estimés contribue également à corriger l'inégalité sociale que représente leur manque d'éducation, lequel explique leur faible degré de considération sociale.
La vulgate industrielle rencontre cependant les limites inhérentes au caractère grossier de la mesure de la qualité artistique d'un objet par l'image sociale de son public. Certains produits destinés à un public populaire peuvent satisfaire un public éduqué, et certains produits conçus pour un public éduqué peuvent acquérir une grande popularité (…) C'est dire que la mesure de la qualité artistique d'un objet culturel par son public est très relative, puisqu'elle ne prend pas en compte l'usage différent que les individus peuvent faire d'un même loisir. » (JM. Leveratto, La mesure de l'art, Sociologie de la qualité artistique, La Dispute, 2000, p. 91)




Leveratto Jean-Marc

Professeur de sociologie. Enseignant-chercheur à l'université Paul Verlaine - Metz.

Directeur de l'Equipe de Recherche d'Anthropologie et de Sociologie de l'Expertise (ERASE)

Jean-Marc Leveratto travaille depuis quelques années sur la sociologie de l'art, de la culture et des pratiques culturelles des français.


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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 23:01

 

A coup sûr, vous connaissez déjà Canal-U, la vidéothèque numérique de l'enseignement supérieur.


On y trouve tout, comme dans une vraie université.

Et par exemple, une intéressante intervention sur la question des inégalités culturelles que je livre ici en complément à mon cours sur les politiques culturelles.

La question sociologique du public



« Le public est un acteur collectif indispensable à la réalisation de toute activité artistique, mais son rôle est difficile à établir, parce qu'il dépend de la manière dont nous l'identifions.
La sociologie française a largement contribué à la construction d'outils d'identification du public de la culture, au sens de l'ensemble des consommateurs effectifs des produits et services culturels proposés par les entreprises culturelles. Cette sociologie vise à apporter aux décideurs politiques et aux citoyens une meilleure compréhension des obstacles à la consommation de certains produits et services culturels considérés comme des d'intérêts publics dont les pouvoirs publics se doivent d'assurer une répartition équitable. Mais la reconnaissance et la diffusion intellectuelle de la sociologie des publics ont contribué en même temps à la valorisation du public, au sens de groupe de consommateurs qu'une entreprise culturelle vise à satisfaire; cette possibilité de convertir le public national, c'est à dire l'audience potentielle formée par l'ensemble des citoyens français, en un argument de la qualité artistique d'une action culturelle explique la complexité actuelle des débats publics sur la culture. Acceptable dans un contexte sociocognitif qui reconnaît l'impossibilité pour certains citoyens d'accéder à certains genres d'art, dont ils n'ont pas l'expérience, et la nécessité d'agir pour faire respecter leur droit à bénéficier de cette expérience, il ne l'est pas dans un contexte qui reconnaît aux individus la capacité à déterminer par eux-mêmes le loisir qui leur convient, et leur droit de choisir le genre d'art qui les intéresse. » (JM. Leveratto, La mesure de l'art, Sociologie de la qualité artistique, La Dispute, 2000, pp. 231-232)


Leveratto Jean-Marc

Professeur de sociologie. Enseignant-chercheur à l'université Paul Verlaine - Metz.

Directeur de l'Equipe de Recherche d'Anthropologie et de Sociologie de l'Expertise (ERASE)

Jean-Marc Leveratto travaille depuis quelques années sur la sociologie de l'art, de la culture et des pratiques culturelles des français.


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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 21:46

Les villes, de plus en plus, songent à consulter les citoyens sur leur politique culturelle.

Après Quimper, Niort et Brest, dont on a déjà parlé ici (voir catégorie Les politiques culturelles en débat) ou l'initiative des CEMEA, on revient sur les assises culturelles de Toulouse qui se sont déroulées l'an dernier.


De juin à décembre 2008 se sont tenues à Toulouse les « Assises de la culture », nombreuses rencontres et réunions associant le plus largement possible tous les acteurs concernés par la vie culturelle. Il s’agissait, pour la municipalité récemment élue, de faire à la fois un diagnostic de la vie culturelle dans la ville et de formuler, le plus précisément possible, ce que pourrait être le projet pour les années à venir. Euréka ! Voici le projet rédigé et publié.


On le trouve sur l'incontournable blog de l'Oizeau rare.



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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 19:51

 

Comité national de liaison des EPCC

Un groupement professionnel associant les directeurs et les administrateurs

En 2004, plusieurs séminaires de travail ont réuni les EPCC Arcadi, Arteca, l’Opéra de Rouen et le Pont du Gard . Le nombre croissant de participants nous a conduit à mettre en place un comité national de liaison des EPCC - qu’ils soient à caractère administratif ou à caractère industriel et commercial.

Le comité national de liaison regroupe près de 30 établissements publics de la France entière et représente l’ensemble des secteurs d’activité du champ de la culture. Il est ouvert aux directeurs et administrateurs des EPCC.

Depuis 2004, c’est l’EPCC Arteca qui en assure le Secrétariat Général.

L’objectif du comité de liaison est de mettre en relation les directeurs et les administrateurs de ces équipements en vue d’échanger, de confronter et de mutualiser les méthodes de gestion de ces nouvelles structures.

C’est également l’occasion de nous interroger sur les apports de ce statut dans l’émergence de nouvelles modalités de gouvernance de l’intervention publique en faveur du développement culturel.

Le comité national de liaison fonctionne à partir d’une adhésion annuelle qui permet de couvrir les frais de secrétariat nécessaires à l’organisation des rencontres plénières (sur Paris) et à la circulation de l’information entre les membres.

En 2007, il a été décidé la mise en place d’un Fonds de coopération des EPCC destiné à financer, non pas des opérations événementielles, mais des travaux et des experts pouvant apporter des éléments de réponse à des questions qui aujourd’hui mobilisent l’ensemble des EPCC.

Lors du dernier trimestre 2008, le comité national de liaison a réalisé un travail de capitalisation portant sur les EPCC existants aujourd’hui en France. Loin d’être une étude, cette démarche a cependant permis de les caractériser et de faire un premier bilan. Le power point joint présente quelques extraits de ce travail.



Télécharger la synthèse

 

L'annuaire des EPCC

La version actuelle de l’annuaire des EPCC a été élaboré à partir d’une consultation Internet auprès de l’ensemble des Établissements Publics de Coopération Culturelle, membre ou non du Comité de liaison. Sa réalisation s’est déroulée sur 3 mois (d’octobre à décembre 2008). Les  EPCC Arteca et ARCADI ont coordonné cette opération dont l’animation a été confiée à Melle Delphine MATINCOURT, chargée de mission auprès du Comité de liaison.

Une convention de mise à disposition de données entre le Comité national de liaison et la ministère de la Culture et de la Communication (DAT) a facilité la constitution de ce premier annuaire.

 

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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 09:00

HADOPI - Le Net en France : black-out = = = = =

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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 07:27

 

Pour faire écho (et contraste) à mon précédent post sur la mâle assurance du spectacle vivant, un billet de David Servenay publié dans Rue 89 Grandes écoles : Quand les filles prennent le pouvoir par le savoir





L'idée de cet article m'est venue en me retrouvant face à la 83e promotion des étudiants de l'ESJ de Lille. Un amphithéâtre de 56 étudiants avec seulement 13 pauvres garçons, faciles à compter au milieu de cette marée de filles.

A dire vrai, je me suis tout de suite demandé si l'autre moitié de l'humanité était bien en train de prendre le pouvoir par le savoir... Soulevez le sujet autour de vous et vous aurez droit à deux types de réaction...





Lire la suite



La photo qui n'arien à voir avec le sujet : tout  le monde n'a pas eu la chance...

Blog pompougnac 11 03 09

 

 

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Présentation

  • : La Cité des sens. Culture et politique.
  • La Cité des sens. Culture et politique.
  • : Les politiques culturelles aujourd'hui et leur histoire. Culture et politique, ressources, documents, analyses et débats par Jean-Claude Pompougnac .
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Profil

  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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