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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 21:50

Etats généraux de la culture de Quimper 2008
Vidéo envoyée par kemperlecologieagauche

Table ronde « la culture en questions à Quimper »
Débat animé par Lionel Buannic (journaliste) en présence de Gilbert Gramoullé, adjoint au maire chargé des affaires culturelles, Jean Michel Lucas, président de Trempolino, maître de conférences à l'université Rennes 2 Haute-Bretagne, Ricardo Basualdo, concepteur et directeur artistique de projets inscrits au cœur du rapport art/territoire, Jean-Claude Pompougnac, directeur de l'action culturelle de la Ville de Bondy (93)

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3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 21:28

Blog_jeanclaude_pompougnac_3_12

Dans Libération, ce matin

Jean-Louis Brossard, 55 ans, et Béatrice Macé, 50 ans, sont les deux codirecteurs des Rencontres transmusicales de Rennes. Alors étudiants, ils créent en 1979 le festival pour soutenir l’association rennaise Terrapin. Depuis, la ligne n’a pour ainsi dire pas varié. Ce sera cette année la 30e édition, pour le public, comme pour eux. Rencontre croisée.

A quoi servent les Transmusicales?

Béatrice Macé. A faire état d’une création artistique et à raccourcir le délai entre le moment où elle se fait et le moment où elle est présentée aux publics. A rester curieux.

(…)
Quels sont aujourd’hui les meilleurs canaux pour élaborer la programmation ?

J.-L.B. De bonnes oreilles ! Il faut savoir jongler avec tous les outils à disposition: le relationnel, les disquaires, YouTube, MySpace, les dos de pochettes et bien sûr la presse française et anglaise, que je lis beaucoup. On est aussi très sollicités par les groupes eux-mêmes, les agents et certaines maisons de disques.

Le fait d’avoir tout à disposition sur Internet représente-t-il un formidable progrès ou un miroir aux alouettes ?

J.-L.B. Un progrès. Ecouter un groupe de manière immédiate est très excitant. Comprendre très vite son univers via les amis/influences/vidéo, voir ce que peut donner la formation sur scène. Même si cela ne remplace pas le disque ou le live, ça donne une idée. L’ordinateur reste un outil. Ce ne sera jamais une platine, ni même une discothèque. C’est de la consommation rapide. Comme on pouvait le faire chez un disquaire en écoutant des vinyles. Après, il faut prendre le temps de réécouter le disque, de se l’approprier.

A SUIVRE dans LIBE…
* * * * * *

La question du jour :

Avec moins d'argent public, la culture est-elle menacée?

Le tableau d'honneur du jour :

Bilan d'étape de la RGPP au Ministère de la Culture

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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 20:09

Blog_jeanclaude_pompougnac_2_12 Y-a-t-il encore un ministère de la culture?

Dans son commentaire d'hier Reunig Kozh m'informe :

J'ai mis en ligne une première vidéo, l'intervention de Jean-Michel Lucas lors l'ouverture des états généraux de Quimper le 29/11/2008, découpée et annotée par mes soins
Ce découpage partial, partiel et non objectif m'aura permis au moins de comprendre les différentes conceptions des politiques culturelles et de leurs enjeux
En résumé j'ai compris qu'il existe trois conceptions :
- Première, centrée sur l'oeuvre d'art, est menée par les professionnels qui disent ce qui est "beau" et le propose au public

- Deuxième est toujours menée par les mêmes professionnels qui disent toujours ce qui est "beau" mais là on est républicain. On veut réduire les inégalités culturelles. On va chercher les habitants 'ahuris' pour leur montrer ce qui est "beau"

- Troisième, fondé sur l'agenda 21, met le citoyen au coeur de la politique culturelle pour que les diverses identités culturelles interagissent et là plus de professionnels ou de minorité qui définissent ce qui est le "beau" mais des citoyens qui participent à l'élaboration, l'exercice et l'évaluation des politiques culturelles.

Merci pour cette contribution à la réflexion citoyenne sur les politiques culturelles.

Voici la vidéo.

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Jean-Michel Lucas à Quimper (29/11/08)
Vidéo envoyée par kemperlecologieagauche

Ouverture des Etats généraux par Jean-Michel Lucas, président de Trempolino, docteur d'Etat ès sciences économiques et maître de conférences à l'université Rennes 2 Haute-Bretagne.

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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 22:31

Dans son éditorial de ce jour, François Deschamps revient sur les Etats Généraux de Quimper et les Assises de Toulouse ( voir ma note d'hier).

A propos de la rencontre de Quimper, Ouest-France écrit :

Le débat a été de haut niveau, parfois abscons, mais c'est la loi du genre
lorsque l'on invite des personnalités intellectuelles.

Dois-je me sentir visé? Peu importe. La réflexion collective avance.

Lorsque j'ai crée Arcadi à partir d'une commande politique assez maigre, j'avais avancé la notion de développement culturel durable.

Grâce à Cultural Engineering Group Weblog, j'apprends aujourd'hui que ce qui n'étaient peut être que des mots creux prend une consistance prometteuse..

L'Agence régionale de l’environnement et des nouvelles énergies en Ile-de-France organise un cycle de trois débats, Les Utopiades, sur le thème Culture et développement durable, dont le premier se tiendra le 15 décembre, à 17h30, au théâtre du Rond-Point, à Paris.

Le développement durable témoigne des questions que la civilisation se pose aujourd’hui, et tente de promouvoir un nouveau modèle. La culture reste le parent pauvre des démarches de développement durable. Or, celui-ci mérite d’être interrogé du point de vue de la culture, car il remet en cause l’action, la création et les politiques culturelles.

Lire la suite

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30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 22:13

Hier, alors que j'étais à Quimper, à l'invitation de son maire, Bernard Poignant,

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en compagnie de Jean-Michel Lucas (alias Dr. Kasimir Bisou) et Ricardo Basualdo dont j'ai fait la connaissance (un être exceptionnel), Jean-Gabriel Carasso (alias L'Oizeau rare ) était à Toulouse, à peu près pour les mêmes raisons ou, si l'on préfère, la même mission.
Paris et l'Etat rament, les entretiens de Valois s'enlisent. 

C'est dans les villes en région comme en banlieue que ça bouge.

Assises de la culture à Toulouse
Hier avait lieu à Toulouse la dernière rencontre publique des "Assises de la culture", processus de démocratie participative engagé depuis juin dernier pour élaborer les projet culturel de la ville. Plusieurs milliers de participants ont ainsi nourri l'écriture d'un texte après de très nombreuses rencontres, à la fois thématiques et dans les quartiers. Une première version a été présentée par Pierre Cohen, maire de Toulouse, et Nicole Belloubet, sa première adjointe chargée de la culture. On trouvera très prochainement ce document sur le site dédié : Assises de la culture à Toulouse.

Le texte définitif sera en ligne fin décembre ou début janvier.
J'ai été invité à suivre ce travail en tant qu'observateur extérieur,
participant à de nombreuses réunions et essayant, en fin de rencontre,
d'apporter un point de vue différent, plus général, inscrit dans le temps et l'espace, l'histoire et les autres territoires... Exercice intellectuel parfois osé mais toujours stimulant et je l'espère, finalement utile.
En vérité, à Toulouse comme dans de très nombreux autres lieux, collectivités ou associations, institutions ou structures culturelles, on s'interroge sur la meilleur manière de mener désormais une action culturelle cohérente, tenant compte des acquis du passé mais répondant avec plus de pertinence aux enjeux du moment. A Toulouse, la culture sera plus solidaire, créative,équilibrée et participative. Ainsi en ont décidé les nouveaux élus.
Trois éléments auront marqué à mes yeux cette démarche originale des Assises de la Culture.

D'abord l'authenticité de l'engagement de chacun. Grosse participation aux débats, prises de paroles sérieuses, pas trop corporatistes, quelques empoignades très limitées et finalement une attitude très constructive. Ensuite, l'importance accordée au temps : temps de la réflexion - six mois d'assises - mais aussi inscription du projet dans la durée (on travaille pour les années qui suivent, pour la jeunesse, pour les artistes en devenir.) Enfin, la mise en avant de la notion de diversité - diversement interprétée - qui a vu se croiser dans les réflexions à la fois des professionnels de la culture, mais aussi des
universitaires, des travailleurs sociaux, des éducateurs, des responsables économiques... De tout cela il sortira un projet culturel "pour" la ville, un cadre de référence commune, mais également une très forte envie exprimée de poursuivre la réflexion sur le sens-même de tout ce travail. A Toulouse, un air nouveau souffle désormais sur le monde des arts et de la culture... On gardera un oeil sur la Garonne !

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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 23:45

Politiques_culturelles_28_11 Mairie de Quimper - Le programme des Etats généraux de la culture

9 h 30 : Ouverture

  Ouverture des Etats généraux par Gilbert Gramoullé, adjoint au maire, chargé

  des affaires culturelles, et Jean-Michel Lucas, président de Trempolino,

  docteur d'Etat  ès sciences économiques et maître de conférences à

  l'université Rennes 2 Haute-Bretagne. En présence des partenaires publics :

  Conseil Régional, Drac, Conseil Général.

  De 10 h 15 à 12 h 30 : Ateliers

Atelier 1 : Quelle politique culturelle pour le livre et l'écrit ?

Atelier 2 : Pourquoi des pôles culturels dans les villes ?

   

Atelier 3 : Comment construire une véritable démocratie culturelle ?

 

Atelier 4 : Quelle politique d'éducation artistique et d'accompagnement aux pratiques amateurs ?

L'éducation artistique est essentielle pour favoriser l'accès à la culture, à la découverte des œuvres d'art, à la pratique artistique. Les acteurs  culturels de Quimper, chacun dans son domaine d'intervention, mènent tous des actions allant de la simple sensibilisation aux pratiques plus approfondies d'éducation à l'art. Une réflexion collective doit être menée pour favoriser un accès de tous les enfants à l'éducation artistique, pendant le temps scolaire et hors du temps scolaire.

Intervenant : Jean-Claude Pompougnac

Directeur de l'action culturelle de la ville de Bondy (93). Il a créé et dirigé l'établissement public de coopération culturelle Arcadi (Action régionale pour la création et la diffusion en Ile-de-France).

Atelier animé par Armelle Huruguen, adjointe au maire chargée de la jeunesse,

  de la cohésion sociale et urbaine et Denise Cariou, ajointe au maire chargée

  de l'enfance et des affaires sociales.

   

  12 h 30 : Pause déjeuner

  14 h à 14 h 30 : Restitution des ateliers

  14 h 30 à 16 h 30 : Table ronde « la culture en questions à Quimper »

  Débat animé par Lionel Buannic (journaliste) en présence de Gilbert Gramoullé,

  adjoint au maire chargé des affaires culturelles, Jean Michel Lucas, président

  de Trempolino, maître de conférences à l'université Rennes 2 Haute-Bretagne,

  Ricardo Basualdo, concepteur et directeur artistique de projets inscrits au

  cœur du rapport art/territoire, Jean-Claude Pompougnac, directeur de l'action

  culturelle de la Ville de Bondy (93).

  17 h : clôture des Etats généraux par  Bernard Poignant, maire de Quimper,

  député européen.      

Les ateliers

En savoir plus

Le forum sur le site de la ville

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Pascal Petit - États généraux de la culture Quimper
Vidéo envoyée par kemperlecologieagauche

Le point de vue de Pascal Petit sur la culture à Quimper en vue des États généraux de la culture qui se tiendront le 29 novembre.

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C'est quoi la culture à Quimper ?
Vidéo envoyée par ReunigKozh

Contribution au débat pour les États Généraux de la Culture qui se tiendront le 29 novembre 2008 à Quimper

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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 09:15

C'est quoi la culture à Quimper ?
Vidéo envoyée par ReunigKozh

Contribution au débat pour les États Généraux de la Culture qui se tiendront le 29 novembre 2008 à Quimper

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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 23:22

Joker_plus

A l'heure des impasses budgétaires, du désenchantement, des menaces qui pèsent sur la culture et le financement de la création...

par exemple, sous le titre : Réforme de l'Etat, les bons et les mauvais élèves, Le Figaro (26/11) écrit

Certaines réformes sont encore très loin de voir le jour. Le document de synthèse (préparé par le ministre du Budget) liste quelques-unes parmi la soixantaine de décisions qui patinent : la redéfinition des modalités d'intervention de l'État en faveur du spectacle vivant (Culture)

à l'heure où il n'est question que du bon usage de l'argent public (entendez, des révisions à la baisse), il y a des nouvelles qui font chaud au cœur comme la création de nouveaux dispositifs.

C'est ainsi qu'on trouve cette actu sur le site d'Arcadi (Action régionale pour les arts de la scène et de l'image en Ile-de-France) :

Hors Pistes : un nouveau dispositif

Tributaires de médias enclins à se concentrer sur quelques noms, bon nombre d’artistes de chanson ont du mal à se faire connaître. Afin de renforcer l’intérêt du public pour une chanson peu médiatisée, la Région Ile-de-France a chargé Arcadi de créer un site web consacré à la scène chanson francilienne.

Le site horspistes.net, qui verra le jour début 2009, sera alimenté par un collectif regroupant divers partenaires.
Arcadi, pour sa part, organisera et filmera chaque année plusieurs concerts en Ile-de-France, auxquels seront conviés les professionnels ; certaines de ces soirées comporteront une rencontre thématique. Après une préfiguration en novembre 2007 (David Lafore à l’Européen), première soirée Hors Pistes le 9 décembre 2008 à l’Européen, avec le Maxi Monster Music Show, cabaret rock acoustique du Maximum Kouette ; en première partie, le solo insolite et très musical de Mariscal.

Medium_gainsbourg_billet Et on y trouve encore l'appel d'offres pour un marché public dont la clôture était fixée au 7 novembre dernier à 16 heures.

Objet du marché et caractéristiques principales

Réalisation, conception graphique et technique d’un site internet désigné « horspistes.net » autour de la chanson en Île-de-France.

« Horspistes.net » a pour objet la valorisation des artistes de la scène chanson en Île-de-France. Les orientations du site seront de fournir des informations sur les artistes et leurs dates de concerts, de susciter l’envie d’aller au spectacle et de présenter des extraits vidéos de spectacles.

S’agissant des artistes de la scène chanson, force est de constater que les médias ne mettent l’accent que sur quelques chanteurs, généralement issus des gros groupes de l’industrie musicale. Les autres accèdent difficilement à la scène car les professionnels

s’intéressent d’abord à ceux « qui ont une actualité discographique » ; leurs disques, quand ils en enregistrent, sont produits par des labels indépendants, qui n’ont guère de moyens pour les promouvoir.

Dans ce contexte, Arcadi crée un site dédié à la scène chanson en Ile-de-France, l’objectif étant d’inciter les internautes à aller voir sur scène des artistes peu médiatisés et peu produits.

On peut lire dans le cahier des charges techniques

Objectif et positionnement du site

Le site internet horspistes.net a pour objet la valorisation des artistes de la scène chanson en Ile-de-France. Ses grandes orientations : fournir des informations sur les

artistes et leurs dates de concerts, susciter l'envie d'aller au spectacle, présenter des extraits vidéos de spectacle.

Ce site doit être identifié à la Région Ile-de-France. Il doit se démarquer d'autres services à forte présence de vidéos comme daylimotion, youtube, par sa spécificité chanson et la qualité des images et du son. Les artistes présents seront des artistes non encore mis en avant par les médias généralistes et classiques.

Ses poins forts et son originalité résident dans la diffusion d'informations ne concernant que la chanson en Ile-de-France, dans la possibilité de création de listes de morceaux à regarder à la suite et dans une personnalisation élevée.

Quelques considérants qui justifient l'urgence de la création de ce dispostif mériteraient discussion comme « une chanson peu médiatisée », (c’est l'image de fabrique d'Arcadi en ce domaine) ou « ce site doit être identifié à la Région Ile-de-France », symptôme de l'obsession du retour d'image de l'exécutif régional et du précepte qui paye commande.

« Ses poins forts et son originalité résident dans la diffusion d'informations ne concernant que la chanson en Ile-de-France » : on se demande pourquoi les Corses, les Bretons, les Alsaciens n'y ont pas pensé avant!!!

Quant à l'impératif : « Il doit se démarquer d'autres services à forte présence de vidéos comme daylimotion, youtube, par sa spécificité chanson et la qualité des images et du son".», il a de quoi laisser pantois dans son approximation et son peu de bonne foi. Il y a quand même d'autres plates-formes que celles citées (pourquoi les minuscules?) dont certaines gérées par des regroupements d'artistes qui on fait le choix de la captation numérique et de la diffusion sur internet (et qui aimeraient sans doute être aidés dans leurs initiatives).

Un précédent CA d’Arcadi avait eu à connaître de ce projet et une des personnalités qualifiées qui y siègent se trouvait être l’auteur d’un rapport sur le numérique commandé par la ministre. Il n’avait pas manqué de noter le caractère passablement discutable de la dépense envisagée alors.

* * * * *

Sp_21851_g_2

Mais soyons positifs.

C'est sûrement en très grand nombre que les amoureux de la chanson francilienne peu médiatisée se précipiteront sur horspiste.net. Attention toutefois à ce que vos doigts ne dérapent pas sur les touches de votre clavier. Vous risquez de vous retrouver à la montagne chez un loueur de matériel de ski ou au sommet du Pic du Midi.

C'est tout pour aujourd'hui.

A suivre... peut-être.

Pardon... j'oubliais. J'ai reçu une invitation pour la première soirée Hors Piste le 9 décembre à l'Européen. Je l'envoie à la première personne qui m'adresse un mail comportant l'énoncé suivant : j'adore la chanson fancilienne peu médiatisée.

YAKINO audience en temps réel real time audience measurement

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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 14:32

Blog_pompougnac_20_11

Publics/Service public

A. Citations

Il nous faut remettre et réunir dans les travées de la communion dramatique, le petit boutiquier de Suresnes et le haut magistrat, l’ouvrier de Puteaux et l’agent de change, le facteur des pauvres et le professeur agrégé...

Jean Vilar, “ Petit manifeste de Suresnes “, écrit à l’occasion du lancement du TNP en 1951, in Le théâtre, service public, Gallimard, 1975, p. 147

Il dépend de celui qui passe / que je sois tombe ou trésor / que je parle ou me taise / ceci ne tient qu’à toi/ ami n’entre pas sans désir.

Paul Valéry, Palais du Trocadéro (fronton)

C’est le regardeur qui fait le tableau.

Marcel Duchamp

Le spectateur doit inventer, avancer à tâtons. Inventer son chemin presque autant que l’artiste lui-même tente de trouver le sien. Devenir son collaborateur par la pensée.

Daniel Buren, A force de descendre dans la rue, l’art peut-il enfin y monter ?, Sens & Tonka, 1998.

Le spectateur dépourvu du code spécifique se sent submergé [...].

Pierre Bourdieu, La distinction, Minuit, 1979, p. 2

L’âme du spectateur s’élève, transportée au-dessus d’elle-même et se remplit d’une espèce de joie orgueilleuse comme si elle avait produit ce qu’elle vient d’entendre.

Louis Jouvet, Prestiges et perspectives du théâtre français, Gallimard, 1945, p. 52

On ne peut “ comprendre “ un Pollock (ou tout autre oeuvre d’art contemporain) que si et seulement si, on a dans la tête (condition sine qua non) ce que l’artiste qui l’a faite avait dans la tête (main, oeil), c’est-à-dire toute l’histoire de l’art, donc l’ensemble des possibles picturaux passés et contemporains.

Pierre Bourdieu in Daniel Buren, Mot à Mot, Centre Georges-Pompidou, Editions Xavier Barral, de la Martinière, 2002, c. 84

La qualité d’un projet n’est pas nécessairement liée au degré d’élitisme de son public.

Bernard Latarjet, L’aménagement culturel du territoire, La Documenation Française, 1992, p. 19

L’art est loin du public. Mais surtout l’art est loin de la société. Ce n’est pas en partant du public qu’il faut travailler avec les artistes, c’est en partant d’une analyse, avec eux, des aspirations de la société.

Un responsable de centre d’art cité par Bernard Latarjet, ibid., p. 19

L’organisation (de la diffusion) mise en place en France [...] a calibré la production, en même temps, qu’elle calibrait les publics.

Fabrice Lextrait, Une nouvelle époque de l’action culturelle, ministère de la Culture et de la Communication, 2001, vol. 2, p.30

Coupeau s’arrêta devant la Joconde, à laquelle il trouva une ressemblance avec une de ses tantes. Boche et Bibi-la-Grillade ricanaient, en se montrant du coin de l’oeil les femmes nues...

Emile Zola, L’Assommoir, [1ère édition 1877], Gallimard, Folio, 1978, p. 98.

B. Définitions.

1 - Etymologie

Public : du latin Pubes, pubis, (poil, puberté), d’où un probable pubicus , qui donne publicus : “ population mâle adulte en âge de porter les armes et de prendre part aux délibérations de l’assemblée “. Qui concerne le peuple : “ Res publica “, “ Res populi “.

2 - Le public au sens général. Synonymes : l’homme de la rue, le promeneur, le visiteur (de villes, de sites...), le touriste, le consommateur, la foule des grands jours...

3 - Le public au sens restreint : le spectateur, le visiteur (d’un musée, d’une exposition...), l’assistance, l ’auditeur, l’audience, l’audimat. On retiendra les néologismes : “ particip’acteur “, “ consomm’acteur “, spect’acteur “.

4 - Le public au sens technique

Les quatre démarches...

* Sortir de chez soi pour aller vers un “ ailleurs “

* Sortir de chez soi pour aller dans un lieu spécialisé, ou du moins approprié (cinéma, cirque, galerie, musée...)

* Sortir de chez soi pour voir une oeuvre originale, “ en vrai “

* Sortir de chez soi en acquittant le plus souvent un droit d’entrée

Et leurs obstacles

* La concurrence d’autres sorties, d’activités domestiques et intimes, de l’âge, de la fatigue, du “ cycle de vie “

* Le problème de la distance, du confort d’accès, de l’accueil, de la durée (du déplacement, du spectacle, de la visite...)

* L’opportunité de l’activité culturelle proposée : “ cela vaut-il vraiment la peine ? “

* Le prix, surtout à plusieurs (problème des sorties culturelles en famille et en groupe).

5 - Importance des réseaux (le bouche à oreille, fans-clubs, passionnés).

6 - Modifications des comportements des publics par rapport aux espaces culturels.

Plusieurs typologies de publics existent. Elles prennent généralement en compte des variables quantitatives et/ou qualitatives :

- Fidélisés / Nouveaux (jeunes, ruraux, hospitalisés, handicapés, prisonniers...).

- Indifférents / Curieux / Intéressés / Amateurs /

Experts. 1

1 Pierre Mayol, inédit, 2002.

Tout ce qui précède est tiré de Médiation culturelle et politique de la ville par Yves Jammet, coordinateur Association de Prévention du Site de La Villette

C. Retour sur la déclaration de Villeurbanne (mai 1968) : voir séance 2.

En proposant [...] le terme de non public pour désigner l’ensemble des “ exclus “, je n’imaginais guère les surprenants malentendus auxquels, durant un certain temps, il allait donner lieu.

Mais les efforts que j’ai dû faire pour tenter de les dissiper m’ont permis, je crois, d’en dégager les racines. Pour moi, et sans doute aussi pour bon nombre de mes camarades, le “ non-public “ c’était la grande majorité de la population : tous ceux, hommes ou femmes, auxquels la société ne fournit guère (ou refuse les moyens “ de se choisir librement “. Ce que nous demandions, c’était qu’il puisse “ rompre “ son actuel isolement, sortir du ghetto, en se situant de plus en plus consciemment

dans le contexte social et historique, en se libérant toujours mieux des mystifications de tous ordres qui tendent à le rendre en luimême complice des situations réelles qui lui sont infligées. Ainsi faisons-nous d’emblée de l’actionculturelle “ une entreprise de politisation “.

Francis Jeanson, L’action culturelle dans la cité, Seuil, 1973, p. 30

D. Les publics du spectacle vivant

La question des publics du spectacle vivant peut être abordée sous deux angles complémentaires : d’une part la présentation chiffrée de la fréquentation des structures, et d’autre part une analyse de type sociologique de la composition du public du spectacle vivant.

Il est aujourd’hui impossible de fournir « le » chiffre de la fréquentation du spectacle vivant. En l’état actuel de la statistique dans ce domaine, les remontées d’information ne sont pas exhaustives, ce que ne résoudrait pas l’amalgame de l’information existante, sur la fréquentation des lieux et des équipes, et la fréquentation repérée par les taxes en vigueur sur les spectacles.

Il est cependant important de prendre la mesure des chiffres globaux de fréquentation actuellement disponibles : Il s’agit d’abord des chiffres de fréquentation déclarés par les structures subventionnées par le ministère (direction de la musique, de la danse, du théâtre et des spectacles ; directions régionales des affaires culturelles).

(...)

Quant à l’analyse sociologique à échelle macroscopique, les données proviennent principalement de l’enquête permanente sur les conditions de vie réalisée par l’INSEE grâce à un questionnaire intégré à l’enquête 2003 sur la participation à la vie culturelle et sportive des Français (PCV).

Les enquêtes du département des études du ministère (DEPS) sur les pratiques culturelles des Français, qui permettent une analyse plus pointue par sous-secteur (grâce à la mise à disposition par le DEPS de sa base de données 1997 sur CD-Rom), sont présentées ici pour la comparaison qu’elles permettent de l’évolution des pratiques sur plusieurs années. Leur mise à jour sur l’année 2008 est en cours.

Télécharger le document Les publics du spectacle vivant (Repères DMDTS n°4; février 2008):Téléchargement reperes4_publics.pdf

E. La Charte des missions de service public (octobre 1998).

Le texte de la charte : Téléchargement charte-2.pdf

Une étude précise et documentée de la Charte des missions de service public :

INSTITUT D'ETUDES POLITIQUES DE LYON Université Lumière Lyon 2 Année universitaire 1999-2000

Entre nouvelle action publique culturelle et rhétorique de solidarité : une étude de la charte des missions de service public du spectacle vivant

JURY : Monsieur le Professeur Olivier IHL, Monsieur le Doyen Claude JOURNES, Monsieur le Professeur Gilles POLLET

Mémoire de D.E.A. de Science Politique, séminaire « Politiques Publiques » de Véronique BERNEX

sous la direction de Monsieur le Professeur Gilles POLLET

On trouvera en annexe du mémoire de Véronique Bernex la transcription de 4 entretiens qui ne manquent pas d'intérêt. Extraits :

(...) Le SYNDEAC réclamait à corps et à cris depuis quelques années une loi. C'est-à-dire que l'on légifère pour mettre en concordance le discours sur l'exception culturelle avec la réalité légale, à savoir que l'on norme beaucoup plus légalement le fait qu'il y avait des réseaux nationaux, qu'il y avait des règles du jeu, des contraintes... On voit à chaque fois qu'il y a une difficulté pour mettre le secteur culturel dans le droit commun. Une loi pour dire qu'on est dans le droit commun, mais qu'il y a des choses particulières. Donc cette loi c'était très compliqué, très lourd et pas du tout sûr que ça passe. La troisième chose c'est la personnalité, le parcours de Catherine Trautmann, c'est-à-dire que Catherine Trautmann est arrivée avec ce Ministère Jospin et avec un discours un petit peu de rigueur, de morale, de recul par rapport à ce paysage du spectacle vivant qui semblait mal organisé, il y avait des abus, des barons... Le réflexe de Catherine Trautmann a été de dire « essayons de faire un espèce de texte-cadre pour savoir à quoi servent les fonds publics dans le domaine du spectacle vivant. » D'où l'idée de faire cette charte qui, au début, s'appelait « charte du service public ». En fait, là ce sont les trois raisons fondamentales mais il y a une sorte de quatrième raison qui est que l'on s'est mis à parler comme une « tarte à la crème » du service public de la culture, ce qui évidement, juridiquement, ne veut pas dire grand chose, en tout cas ne va pas de soi et on en voit extrêmement vite les limites puisque l'on est sur le domaine de l'artistique. Donc on en voyait très vite les limites. En revanche, et c'est pour ça d'ailleurs que c'est ce titre là, oui, il est vrai que les pouvoirs publics délèguent des missions de service public à durée déterminée. A partir du moment où l'on reçoit de l'argent de l'Etat, on doit lui rendre des comptes et on rentre forcément dans quelque chose qui a à voir avec l'intérêt général. Ce sont des questions qui ne sont d'ailleurs pas tranchées. Cette histoire de service public finissait par agiter la moindre compagnie en région ; elles disaient « nous sommes le service public, financez-nous.... ». Donc on a pensé que cette charte aiderait à régler les choses et à dire à partir de quel moment on considérait qu'il y avait service public, ou non.

(Entretien avec Alain Brunsvick, Directeur du service de l'inspection et de l'évaluation à la D.M.D.T.S)

Quand l'Etat fait quelque chose il ne raisonne pas seulement pour lui, il raisonne pour ce que l'on pourrait appeler l'organisation du service public dans toutes les collectivités. Catherine Trautmann disait : « tout ça est fragile parce que au fond, nous ne pouvons pas continuer à soutenir financièrement des structures pour leur seule activité de création et de diffusion, si ces structures ne font pas un effort considérable d'ouverture sociale ». Il y a aux yeux de l'opinion, et plus précisément de la population, des habitants, des attentes et des demandes à satisfaire. C'était une pensée à laquelle j'adhère complètement pour avoir servi cette ministre. C'était l'idée, au fond, pour le dire brutalement qu'il y a souvent dans le dialogue qui s'engage entre l'Etat et les professionnels du spectacle vivant, une arme inégale car les professionnels arguent toujours du fait qu'ils sont là pour servir et soutenir la création artistique, et que au fond, cette seule fonction justifie tous leurs actes, toutes leurs activités. Alors, il y a un grand absent dans tout ça. Je veux dire, personne ne remet en cause le fait que c'est une mission essentielle. Je l'ai dis, c'est une mission de l'Etat. Mais il y a un grand absent toujours, c'est le public. Personne ne va rien demander au créateur, on ne va pas lui demander de mettre ce qu'il fait en conformité avec une politique publique. Mais pour le diffuseur c'est différent, les diffuseurs se cachent d'ailleurs quelques fois derrière les créateurs. Il y a une espèce de confusion dans les rôles parfois, qui est tout à fait évidente. Ce ne sont pas des créateurs mais les diffuseurs. Le directeur de scène nationale, il a des comptes à rendre sur la manière dont il va s'adresser au public. Donc, la légitimation dont vous parlez c'est effectivement non pas de demander aux structures du spectacle vivant tout d'un coup, de programmer des spectacles qui répondraient précisément à la demande des publics, mais c'est dans une totale liberté de programmation de leur dire : « faites-en plus pour vos publics car vos publics, premièrement vieillissent, deuxièmement n'ont pas évolué depuis perpette en ce qui concerne leurs structures sociales, vous n'en faites sans doute pas non plus assez au niveau de l'éducation, et puis vous n'êtes plus insérés pour certains, et pour beaucoup même, dans ce que l'on appelle la « démocratie locale », le mouvement associatif local. Vous êtes enfermés dans vos chapelles, et vous tournez en rond avec toujours les mêmes publics, qui remplissent les salles d'ailleurs, parce qu'il y en a un de public pour ça. Les 10 % de gens qui vont au théâtre, remplissent facilement les salles de France ». Ce qui intéressait Catherine Trautmann c'était les 90 autres. La légitimation dont vous parlez était celle-ci, c'est-à-dire, ne croyez pas que vous êtes assis sur une branche solide, cette branche est fragile.

Q : Cette charte ne s'adresse donc qu'aux diffuseurs ?

R : Tout à fait, ce serait malhonnête intellectuellement de dire le contraire. On dit aux diffuseurs, qu'est ce que vous faites de la création ? et non pas aux créateurs, qu'est-ce que vous faites de vos créations. Ce n'est pas notre problème. Lui, le public, il ne le connaît pas et il n'a pas, au fond, à le connaître. Le diffuseur, lui, c'est son boulot de tous les jours. Après il y a l'artiste qui va se poser des problèmes politiques et sociaux, mais ça c'est une minorité. Il va penser à sa relation au public, au geste artistique dans une société donnée. Mais bon, ça c'est une minorité, faut pas rêver. Mais le diffuseur, lui, il doit s'engager tous les jours. La charte lui dit, voilà dans quel sens vous devez vous engager, voilà ce que vous devez faire et c'est pour cela que vous recevez de l'argent.

(Entretien avec Dominique Chavigny Inspecteur général de l'administration, ancien membre du Cabinet de Catherine Trautmann).

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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 19:17

Une_bonne_blague_2  la prochaine ministre de la culture?

A l'heure où l'on débat au Parlement de la nouvelle télévision publique et à la veille de nouvelles supputations sur un remaniement ministériel, je vous livre (sans l'avoir vérifiée outre mesure), la dernière joyeuseté que je viens d'entendre.

Choisissez une ministre particulièrement impopulaire dans les milieux professionnels sur lesquels elle devrait avoir autorité;

observez qu'elle fréquente plus et mieux les lieux branchés que tel ou telle ministre des artistes;

souvenez vous que le ministère de la culture est aussi celui de la communication;

soupçonnez que le retour à la télé de papa (l'époque de l'ORTF voix de la France) appelle à la tête du futur ministère de la culture et de l'information officielle des compétences sérieuses en matière de censure, donc une certaine connaissance du juridique...

et vous avez la solution de l'équation que la rumeur parvenue jusqu'à mes oreilles (pourtant désormais domiciliées au coeur du 9-3 et loin des palais de la République) prête à notre Grand Timmonier

Sarko_a_craint

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  • Jean-Claude Pompougnac
  • Chercheur à la BPI puis conseiller au cabinet du ministre de la culture, dirige la DDF puis de l'Institut français de Barcelone, DRAC Centre. Crée ARCADI,  puis DAC de BONDY (93). Consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture. Correspondant du Comité d'histoire du MCC.
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