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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 10:21

Rozeaupoint La note d'aujourd'hui mélange tout et n'importe quoi...

A.

Circulaire n°2008/006 du 29 août 2008 relative à la mise en oeuvre de la loi n°2002-6 du 4 janvier 2002 relative à la création d'établissements publics de coopération culturelle modifiée par la loi n°2006-723 du 22 juin 2006...

B.

Plein de rose(s) et de vidéos sur Transmission de données (Damien Malinas; Avignon).

De quoi vous distraire et vous instruire.

La guerre des Deux-Roses désigne une série de guerres civiles qui eurent lieu en Angleterre entre la maison royale de Lancastre et la maison royale d'York. La guerre prit fin en 1485, quand le dernier des rois Plantagenêt Richard III d'Angleterre mourut au champ d'honneur, et qu'Henri VII devint roi.

C.

Joli nom pour une pièce de théâtre de boulevard.

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"Sur le plan comique, la réussite, une distribution des plus efficaces." Le Figaroscope

"Aussi drôle que rythmée. La réussite repose sur une distribution impeccable, les répliques déclenchent des avalanches... de rires." Télérama

"Cette comédie nous fait dévaler les pistes du rire et on s'en donne à coeur joie. Un vrai bonheur !" Pariscope

" Que du bonheur ! Un vrai régal. On rit de bon coeur au texte d'Eric Delcourt." Paru Vendu

"Une comédie hors pair. Quand Eric Delcourt monte un projet, j'y vais. Parce qu'il a la capacité de faire rire toute une salle. C'est ce qu'il y a de plus beau au monde!" Elle

"Comédie loufoque. Hors piste est un bonbon acidulé à consommer sans modération." Directsoir

"Irrésistibles. Comédie parfaitement huilée, bien enlevée et fort jubilatoire, des réparties incisives qui fusent, des jeux de mots percutants." www.sortiz.com

-Pas très fin, mais quand même divertissant

-
Côté humour, on est plus proche de Jean-Marie Bigard que de Woody Allen. Les gags sont souvent pesants, les répliques pas très fines et les situations un peu lourdingues. Heureusement, il y a du rythme, les acteurs ont la patate (Marie Montoya joue une mémorable nunuche !), et l'histoire est suffisamment délirante pour nous faire rire ! A voir donc si vous aimez l'humour un brin balourd, sans prise de tête, façon "Les visiteurs" ou "Camping".

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 00:57

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Quand le courrier des Yvelines se prend pour Charlie Hebdo...

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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 08:58

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Entendu ce matin sur France Culture comment Xavier D. cogne fort, très fort sur la Ligue de l'enseignement en faisant « renter au bercail » les quelques enseignants qui y restaient détachés.

Il cogne par lettre recommandée adressée à la centenaire fédération d'éducation populaire, sans la moinde concertation préalable.

Il a déjà oublié les propos rassurants et passablement démagos de Nicolas S. qui, lui, croit à l'éducation populaire. C'est ce qu'il avait proclamé cet été à Batz-sur-Mer. 

Il cogne : il n'a pas l'air d'être au courant du flamboyant discours que vient de prononcer François F. à Avignon.

Notre projet culturel, c’est la préservation d’une Education nationale pour tous et de haut niveau. Cette Education nationale a un coût : nous voulons qu’elle soit performante, mais nous refusons qu’elle abdique ses ambitions humanistes et ses contenus artistiques. Depuis la rentrée 2008, un plan ambitieux met l’accent sur le développement de l’éducation artistique et culturelle. Il fait de l’histoire des arts un enseignement à part entière ; il multiplie par quatre le nombre des classes à horaires aménagés au profit des pratiques artistiques, il prévoit que chaque établissement met en place un partenariat avec une institution culturelle pour favoriser un meilleur contact avec les œuvres.

(...)

C’est pourquoi notre projet culturel repose aussi sur le partenariat avec les collectivités locales, et au premier rang d’entre elles les mairies. A ces collectivités locales, nous avons décidé de transférer progressivement et en fonction de leurs attentes et de leurs demandes, une partie du patrimoine monumental de l’Etat. Une loi de 2004 en avait ouvert l’occasion à titre ponctuel. Une proposition de loi récente en relance et en élargit la possibilité.

La décentralisation, ce n’est pas le recul de l’action culturelle publique, c’est la redistribution des responsabilités et des moyens vers les territoires, c’est-à-dire vers l’initiative, vers la légitimité politique locale ; c’est l’appel à de nouveaux intervenants, c’est la conséquence naturelle de l’accent mis depuis le début de mon propos sur le respect des identités culturelles originales. Voilà le paysage culturel dans lequel l’Etat vous invite aujourd’hui à prendre votre place. La culture au service de la croissance demande que nous assurions la protection des marchés et des droits culturels, la valorisation des patrimoines matériels et immatériels, le développement de l’emploi dans les métiers de la conservation, du tourisme, des loisirs, du spectacle, et dans tous les secteurs qui y sont associés.

Le texte du discours sur Transmissions de données le blog de Damien Malinas.

Lire aussi :

L'avenir des associations périscolaires est en péril

Où va l'éducation? éditorial du secrétaire général de la Ligue de l'enseignement.

L'éducation populaire est dans le couloir de la mort.

Mais la résistance s'organise : l'argumentaire et la pétition des fédérations d'éducation populaire sur le blog de l'Oizeau rare.

Ah! Au fait, c'est quoi l'éducation populaire ?

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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 19:14

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Suite du cours précédent Les collectivités territoriales

L'impossible clarification des compétences?

Procédant à l’audition des représentants des associations d’élus locaux et de l’administration ainsi que d’experts, la mission a pu constater rapidement que l’enjeu de la clarification des compétences s’imposait à tous. Afin de le relever, il est nécessaire d’analyser l’enchevêtrement des compétences, d’en comprendre les causes et d’en examiner les conséquences négatives (partie I).

Le problème posé par la distribution actuelle des compétences est dès lors apparu indissociable de celui de l’architecture territoriale actuelle et du trop grand nombre d’échelons d’administration territoriale. Pour répondre concrètement à ce double problème, la mission a formulé deux séries de propositions, les unes relatives aux corrections qu’il serait souhaitable d’apporter à la distribution actuelle des compétences (partie II), les autres relatives aux mécanismes qu’il serait possible de mettre en oeuvre pour favoriser le regroupement des structures territoriales (partie III).

Télécharger le rapport d'information de la mission parlementaire (8 octobre 2008)

Les réseaux du spectacle vivant

Les réseaux soutenus par la Ministère de la Culture.

Télécharger le document : Téléchargement reperes3_rseaux.pdf

L'aménagement culturel du territoire : éléments de problématique.

Toutes les organisations culturelles importantes sont dans le centre-ville. Il n’y a presque aucune activité culturelle dans les périphéries. Ce qui produit une déchéance remarquable au niveau social. 1

Le constat de pauvreté en équipements culturels dans les territoires qui relèvent de la politique de la Ville oblige les pouvoirs publics à remédier à une disparité qui est manifeste. 2

Il faut étendre le territoire de la culture. Il faut aussi étendre la culture du territoire. 3

Les plus graves disparités d’accès à la culture sont d’abord sociales. En regard, les inégalités géographiques apparaissent au second rang. 4

Il ne s’agit pas d’exiger “ des équipements culturels partout où ce serait souhaitable “ (car insuffisance de moyens, de chefs de projets et, souvent, de publics). 5

La ville n’est pas la ville si le patrimoine (la mémoire) et la création vivante (le projet) en sont absents. Les quartiers défavorisés sont privés de l’un et de l’autre. 6

Une culture de proximité signifierait [...] que l’artiste serait replié sur un territoire local clos où il jouerait le rôle de l’aiguille du gramophone, celui qui capte et reproduit. Or, le rôle de l’art n’est pas d’enfermer chacun dans son propre territoire social ou mental mais d’ouvrir vers une terra incognita. 7

L’espace habité (ou approprié) fonctionne comme une sorte de symbolisation spontanée de l’espace social. 8

61 % des Français considèrent que l’endroit où ils habitent est plutôt bien situé en matière d’équipements culturels, 22 % jugent même qu’il est très bien situé. 9

Les budgets culturels de nos villes et le taux d’équipement par habitant n’ont jamais été aussi élevés. 10

10 Fabrice Raffin,” Du nomadisme urbain aux territoires culturels” in Jean Métral, Cultures en villes, éditions de l’Aube, 2000, p. 66.

9 Olivier Donnat, Les pratiques culturelles des Français, La Documentation Française, 1997, p. 229

8 Pierre Bourdieu, La misère du monde, Seuil, 1993, p. 160 -

7 Jacques Blanc, Libération, 17 septembre 2002

6 Bernard Latarjet, ibid., p. 61

5 Bernard Latarjet, ibid., p. 21

4 Bernard Latarjet, ibid., p. 20

2 et 3 Bernard Latarjet, L’aménagement culturel du territoire, La Documentation Française, 1992, p. 79

1 Irène Buonazia, Marc Perelman, Giulio Carlo Argan, De la passion, 1999, p. 16 -

Extrait de Médiation culturelle et politique de la ville par Yves Jammet, coordinateur
Association de Prévention du Site de La Villette

Un Vade Mecum du projet culturel de territoire

Le programme européen Leader+ à pour objectif de soutenir des “ stratégies intégrées de développement rural “. Concrètement, les territoires engagés dans ce programme tentent de mettre en oeuvre des actions pilotes, essaient des méthodes nouvelles... En toute modestie, ces territoires tentent d’apporter leur contribution à la question récurrente de “ comment mieux faire du développement rural “. Parmi ces réflexions, celle sur la place de la Culture dans le développement des territoires ruraux est centrale.

Plusieurs Groupes d’Action Locale Leader de Provence-Alpes Côte d’Azur, de la Corse et de Rhône-Alpes ont souhaité mettre en commun leurs questions, leurs réflexions et leurs expériences. C’est ainsi que l’idée de ce Vade Mecum est née.

Celui-ce se veut, avant tout, un outil pratique et utile, qui soit autant à destination des décideurs, des “ facilitateurs “ que des porteurs de projets culturels de territoires, eux-mêmes.

Sans prétendre à une quelconque exhaustivité ni vouloir inventer de nouvelles théories ou méthodologies sur l’aménagement culturel des territoires, le Vade Mecum a été pensé comme un rappel d’éléments fondamentaux, voir fondateurs, à conserver en mémoire en permanence. Chaque élément fait référence à des travaux, expérimentations, réflexions, exemples ou ouvrages cités permettant ainsi au lecteur de pouvoir approfondir, si il le souhaite, les informations proposées.

Ainsi, comme le lecteur l’aura compris, l’idée de ce Vade Mecum n’est pas d’apporter LA REPONSE mais les éléments permettant la réalisation du projet culturel d’un territoire. De manière à enrichir au mieux les propos, de exemples très concrets de projets culturels de territoire ayant été mis en place viennent étayer le texte, permettant ainsi au lecteur d’illustrer avec de bonnes pratiques.

Réfléchit en trois parties distinctes mais intimement liées, le Vade Mecum permet de poser les éléments fondamentaux définissant un projet culturel de territoire. Il propose ensuite les points essentiels de la méthode permettant une élaboration concrète et réussie de ce projet. Enfin, le projet culturel de territoire, se posant évidemment dans le cadre d’un environnement spécifique, la troisième partie a pour objectif de rappeler les principaux axes de cet environnement tant institutionnel, juridique que professionnel.

En aucun cas, il ne s’agit d’être simpliste mais de répondre, le plus simplement possible, à une question complexe, de décrypter, pour des élus, des décideurs et des professionnels, ne disposant que d’un temps limité, des données complexes et de les leur présenter avec pour objectif un usage pratique.

Téléchargeable ICI

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14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 16:28
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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 22:43

Blog_pompougnac_18_11

17 novembre.

Les collectivités territoriales. 

L'organisation des collectivités territoriales en France.

L'intercommunalité.

Télécharger le document : Téléchargement 2008-5interco.pdf

La décentralisation et le "partage" des compétences.

Sur et sous la décentralisation culturelle, l'analyse d'Alain Lefebvre

Le site de la FNCC

La RGPP : de quoi s'agit-il?

Les incidences de la RGPP sur les collectivités territoriales.

La mise en oeuvre des politiques culturelles dans les collectivités et le rôle des Directeurs des affaires culturelles :

Alors que la modestie de l’État dans l’accompagnement des collectivités territoriales est devenue manifeste (quand bien même son rôle d’impulsion, de régulation et d’évaluation devrait rester essentiel), alors que ces collectivités exercent des responsabilités de plus en plus importantes en matière culturelle, les élus chargés de la culture ont maintenant compris l’intérêt de pouvoir s’appuyer (y compris dans les petites villes) sur des professionnels compétents et formés dans ce qu’il est convenu d’appeler l’ingénierie des politiques culturelles. D’autant qu’il arrive que certains de ces élus se trouvent isolés (voire délaissés) au sein de leur propre collectivité.

La territorialisation des politiques publiques rend nécessaire, aujourd’hui plus qu’hier, la construction de partenariats entre les différentes collectivités, pour une connaissance mutualisée des territoires et une vision partagée des questions culturelles. Les collectivités, dont les marges de manœuvre financières diminuent au gré des transferts de compétences, sont soumises à de nouvelles problématiques : la prise en compte de l’emploi artistique et culturel ; l’éducation artistique et culturelle ; la question de l’accessibilité gratuite aux œuvres qui interpelle le droit d’auteur ; la frontière de plus en plus étroite entre services privés et service public territorial (cf. l’attaque de groupes privés envers des cinémas d’art et essai aidés par des collectivités). L’émergence de pratiques sociales et culturelles nouvelles (les arts de la rue et de la piste, Internet et l’avènement de nouveaux supports numériques) interpellent par ailleurs les logiques prévalant jusqu’alors, qui faisaient des équipements le moteur des politiques de démocratisation culturelle…

Lire le texte de François Deschamps, président de Culture et départements.

La charte des DAC d'Ile-de-France

Le financement de la culture par l'Etat et les collectivités (chiffres 2002) :Téléchargement dpenses_culturelles.pdf

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8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 23:37

Torchon_brule_2

LETTRE OUVERTE A Mme LA MINISTRE DE LA CULTURE

Pour une application immédiate de l’article 1 de la constitution dans le domaine des arts vivants

" Il y a des citoyens, il n’y a pas de citoyennes. C’est là un état violent ; il faut qu’il cesse. "
Victor Hugo. Extrait de la Lettre du 8 juin 1872 à Léon Richer.

Madame la Ministre,

Le 21 juillet 2008, le Parlement, réuni en congrès à Versailles, a adopté le projet de loi constitutionnelle de modernisation de la Vème république.

Nous, femmes exerçant nos métiers dans le domaine du spectacle vivant, en avons pris connaissance. Nous remercions chaleureusement celles et ceux qui, dans l’ombre, ont permis la modification de l’article 1 dont la teneur suit :

« La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales.»

Il est de notre devoir aujourd’hui de prendre le relais, pour demander publiquement et fortissimo, que l’application de cet article devienne effective dès cette saison 2008-2009 dans le domaine culturel.

Pour quelles raisons devrions-nous encore attendre ?
Ce qui est inscrit dans notre constitution l’est, nous le savons toutes, grâce à de longues luttes menées au XXème siècle pour la reconnaissance des droits et de l’expression libre des femmes dans la cité. Nous ne verserons pas aujourd’hui notre plume dans le sermon du féminisme. Nous laissons volontiers ce terme à ceux et celles qui croient encore que la lutte pour les droits des femmes se résume en l’unique revitalisation d’un mot, galvaudé par d’autres qui, pour étouffer de légitimes revendications citoyennes, savent depuis toujours fabriquer « les ghettos des minorités ». Nous n’accepterons cependant pas d’être insultées, parce que « créatures présomptueuses », nous avons l’audace, en ce début de XXIème siècle de nous mêler de politique et du respect dû à notre constitution. Il ne s’agit pas là de démocratie, Madame la Ministre ; la démocratie est née sans les femmes et poursuit, hélas souvent, son chemin sans elles.

Il s’agit d’une totale reconnaissance de la légitimité constitutionnelle.

Citoyennes responsables, nous pensons donc que la « non-application » d’un premier article de la constitution rendrait caduc l’ensemble des autres articles de la constitution de notre république. L’ensemble de ce texte fondateur deviendrait, à nos yeux, une couveuse artificielle d’articles invalides.

Voici ce que nous exigeons :

- L’égalité entre hommes et femmes des postes de responsabilités (artistiques, administratifs et techniques) sur l’ensemble du champ culturel.
- Une programmation plus féminine dans nos théâtres (textes et mises en scène). Uneprogrammation qui reflète la réalité du vivier culturel de notre pays.

Nous avons bien noté la reconnaissance accordée par l’ « Adami » à deux jeunes femmes chefs d’orchestre, lauréates du prix « Talents chef d’orchestre » cette année mais à quand pour elles et pour d’autres, la direction musicale ou technique des orchestres de ce pays ? Nous avons bien noté que la parité était devenue effective dans les théâtres nationaux, avec les récentes nominations (Comédie Française, Théâtre de Chaillot et TNS) mais qu’en est-il des directions des scènes nationales, des écoles supérieures d’enseignement artistique et des opéras ?

Il devient aujourd’hui hors la loi, et le texte adopté le 21 juillet 2008 nous autorise cette formule, que sur les 42 directeurs de Centres Dramatiques Nationaux et Régionaux, on ne compte que 7 femmes (dont trois en co-direction) ; Il devient hors la loi que 80% d’hommes dirigent des festivals subventionnés par les institutions de notre pays ; Il devient hors la loi, que le quartet qui dirige la DMDTS (direction et délégations) soit entièrement masculin et que les Directions Régionales des Affaires Culturelles de ce pays soient dirigées en majorité par des hommes.

Nous savons que notre société reste toujours patriarcale mais nous restons médusées quand parlent les chiffres. Oui, Madame la Ministre, quand parlent les chiffres, notre secteur, qui devrait être à la pointe des questions d’égalité et d’équilibre semble réellement à la traîne. (Afin de visualiser l’ensemble des statistiques sexuées dans le secteur des arts vivants, vous pouvez vous reporter au rapport de 2006 rédigé par une de vos expertes de la DMDTS (1).

Analysons quelques évènements récents :
Hormis vous-même, Madame la Ministre, 9 femmes sur 105 personnalités ont été invitées lors du forum sur la culture organisé par le journal Libération, entre le 13 et le 15 juin 2008, au théâtre Nanterre Amandiers, pour parler des enjeux culturels de notre pays. Sérieusement, nous avons ri… D’autant que dans ce même théâtre, sur 12 spectacles programmés cette saison, un seul sera mis en scène par une femme et un seul texte de femme (celui de Marguerite Duras) sera proposé au public. L’écriture de Marguerite Duras sera également présente au Théâtre de la Colline et sur 12 spectacles programmés cette année, 3 seront réalisés par des femmes ; tous présentés dans la petite salle !
Pire, dans le théâtre parisien qui se doit de célébrer l’Europe, tel qu’il est indiqué sur son fronton(Théâtre de l’Odéon) et qui en 1968 avait été occupé par des étudiants en quête d’un monde plus juste, aucune mise en scène et aucun texte écrit par une femme ne seront programmés cette saison. Pas plus que la saison passée !

Nous comptons sur votre plus grande vigilance, Madame la Ministre, pour que dans nos théâtres nationaux la parité soit également effective dans les programmations et pour inciter les Centres Dramatiques Nationaux et régionaux à programmer, enfin, des textes écrits par des femmes.

Il est temps pour nous, femmes-artistes, d’acquérir l’habitude d’écrire, de représenter, de communiquer nos idées à l’extérieur, de réinventer des esthétismes, et de rendre visibles aux publics nos visions des mondes de demain. Longtemps, parce que nous devions accepter sagement d’être les détentrices de l’espace -clos et domestique -du privé, l’Etat nous a refusé l’espace -ouvert et citoyen -du public.
Au cours des siècles passés, volontairement exclues de la vie de la Cité, nous avons pris l’habitude de nous taire. Il n’est pas si aisé de sortir de l’espace du silence et de mettre en valeur sur la scène publique la vaste sphère du domaine féminin, de nous dévoiler, avec ou sans pudeur, pour donner à voir et à entendre ce qui nous habite intérieurement, individuellement.

Ce n’est pas chose aisée mais nous allons nous y atteler, Madame la Ministre :

Dès cette année, plusieurs d’entres nous se présenteront à la direction de nos théâtres, de nos orchestres et de nos institutions culturelles ; plusieurs d’entre nous proposeront leurs projets aux responsables des programmations.

De votre côté, respectueuse de la loi, vous veillerez, Madame la Ministre, à ce que s’ouvrent enfin les portes légales du vaste domaine des arts et de la Culture.

Notre démarche est soutenue par certains de nos collègues hommes ainsi que par tous ceux et toutes celles qui n’exercent pas dans le domaine culturel mais soutiennent notre action (Voir liste de nos soutiens).

Victor Hugo, que nous avons cité en exergue, a dit un jour à l’Assemblée Nationale :
« Le dix-huitième siècle a proclamé le droit de l’homme ; le dix-neuvième proclamera le droit de la femme. ». Le XXIème siècle verra-t-il enfin l’application des droits et de légale expression des femmes dans la cité ?

Dans cette attente, nous vous prions, Madame la Ministre, de bien vouloir recevoir nos sincères salutations.

Fait à Paris, le 30 septembre 2008

(1) « Pour l'égal accès des femmes et des hommes aux postes de responsabilité, aux lieux de décision, à la maîtrise de la représentation ».Mai 2006. Reine Prat.

Les premièr(e)s signataires

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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 20:54

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Lorsque j’ai préparé les documents à l’appui de mon cours sur l’approche historique des politiques culturelles en France, je n’avais pas connaissance du document présenté ci-dessous

Ce témoignage sur ce que fut l’invention d’une politique culturelle par les communes de la banlieue rouge permet pourtant de tracer un intéressant fil (rouge, bien entendu) entre les fondements de cette action dans les années 60 et la déclaration de Villeurbanne -mai 1968- (dont les effets se prolongeront dans la priorité aux artistes qui a marqué la période Jack Lang).

Si l’on suit l’autre fil qui va de l’émergence du thème du développement culturel (période Jacques Duhamel ; voir la déclaration finale du Colloque d’Arc et Senans ; 1972) à l'Agenda 21 pour la culture on comprendra que rien n’est plus vain que d’opposer Art et Culture si l’on veut comprendre l’évolution, les contradictions et les méandres de l’action conduite par l’Etat dans ses relations complexes avec les pouvoirs locaux.

Recherche sociale : Au cours d’une rencontre organisée par Profession banlieue, vous avez évoqué le comité du PCF en 1966 sur la question des idéologies et de la culture qui, tout en reconnaissant la liberté artistique, a conforté une scission entre le mouvement social et les artistes. Est-ce que vous pouvez

préciser ?

Alain Berestetsky : Il faut revenir un peu en arrière. Dans les années 1950, le PCF, comme le reste de la société, vit une vraie crise de modernité. Il est resté très inféodé à l’URSS, mais de plus en plus de militants issus du monde intellectuel, qui s’étaient rassemblés autour du Parti après-guerre, contestent ses positions radicales.

Il continue à apparaître pour beaucoup comme totalitaire. Il convient de modifier en profondeur cette image.

C’est la tâche que se donne son comité central d’Argenteuil du 13 mars 1966.

Il a pour objet de traiter des « problèmes idéologiques et culturels ». Au-delà d’une série de questions d’influence interne entre notamment Aragon, Althusser, Garaudy… Ce comité central permettra d’adopter une résolution affirmant le principe

de l’indépendance des artistes vis-à-vis du mouvement social et politique.

Désormais, les créateurs ne seront plus inféodés à une culture ouvrière de référence. Cette ouverture du PCF signifie pour les intellectuels et les artistes qu’ils peuvent enfin lui faire confiance, qu’ils peuvent y rester ou y entrer sans risque de sefaire absorber ou exclure. Les maires des villes de la banlieue parisienne seront les plus dynamiques à défendre et animer les idées de ce comité central. Ils ouvriront leurs portes aux créateurs, notamment à Saint-Denis, Malakoff, Aubervilliers,

Nanterre…

Lire l’entretien : Téléchargement berestetsky_action_culturelle.pdf

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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 21:55

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J'ai déjà signalé ici l'excellent Cultural Engineering Group Weblog qui publie très régulièrement des informations qu'on ne trouve pas ailleurs, qui maintient une intéressante veille sur l'actualité extra hexagonale et s'ouvre sur des horizons qui vont au delà du microcosme du "monde de la culture".

Ce qui lui autorise des perspectives singulières même lorsqu'il aborde notre politique intérieure.

Faut-il s’inquiéter du grand brassage d’idées et de propositions dont fait preuve le Comité pour la réforme des collectivités locales ? Les onze membres chargés de réfléchir depuis le 22 octobre dernier à une nouvelle organisation territoriale de la France sont face à un des chantiers les plus difficiles et dont les enjeux sont considérables.

(...)

Où en sommes-nous sur le plan des politiques culturelles et vers où allons-nous ? Les professionnels de la culture et des arts ont une idée très claire de la situation sectorielle mais sur le plan structurel, c’est-à-dire celui qui est tributaire de l’organisation des collectivités, ils sont beaucoup plus perplexes voire démunis. Ils relaient cette impression décidément très partagée ces jours-ci qui ne sait pas trop de quoi demain sera fait.

(...)

Nous sommes confrontés pour cela à deux principaux modèles de recomposition. Le premier dédoublonne les deux décentralisations avec leurs deux réseaux administratifs et rationalise leur coopération par des pilotages et des coordinations contractualisées. Le second s’inspire de l’approche anglo-saxonne, considérant que la culture n’a pas à faire l’objet d’une politique culturelle, elle est une dimension de la vie et à ce titre elle est un volet de chaque politique (sociale, internationale, économique, urbaine, etc.). Une approche transversale et globale de la politique en somme. C’est le modèle que l’on connaît déjà avec l’Europe et c’est celui que certaines régions ont commencé à mettre en place.

LIRE LA NOTE.

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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 19:40

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Culture et développement.

Dans le cadre de la 11e semaine de la solidarité internationale, le projet ARCADE réunira, à Lille, artistes, opérateurs culturels, représentants des associations et des collectivités territoriales, chercheurs, étudiants et autres acteurs de la coopération en Europe et dans les pays du Sud pour échanger sur le rôle de la culture comme facteur de développement urbain durable les 13 et 14 novembre 2008 à la Maison Folie de Wazemmes.

Après Barcelone, Zoetermeer (Pays-Bas), Cracovie et Stalowa Wola (Pologne), le projet ARCADE (de sensibilisation en Europe au lien entre culture et développement) a choisi Lille, pôle européen de la culture, pour accueillir le 4e séminaire « Culture et développement urbain dans une perspective Nord/Sud », qui se veut un espace ouvert de rencontres et d’échanges de bonnes pratiques et d’idées innovantes entre acteurs européens et acteurs du Sud.

« Il apparaît ainsi comme une évidence aujourd’hui que tout projet ou programme de développement durable qui exclut la composante culturelle limite ses chances de succès. D’une manière générale, la culture est désormais considérée comme un élément essentiel du développement, qu’il soit personnel, local, national ou international », selon Florent Le Duc, responsable du projet ARCADE.

Ce séminaire ARCADE sera l’occasion de sensibiliser les Lillois et l’ensemble des acteurs associatifs, culturels, artistiques et institutionnels du Nord au rôle de la culture comme facteur du développement durable. Les acteurs français de la coopération décentralisée seront en outre invités à échanger leurs expériences et à rencontrer des responsables d’associations de solidarité qui mettent en œuvre des projets culturels avec des partenaires du Sud et autres acteurs culturels des pays en développement.

En accueillant ce séminaire, Lille, Capitale européenne de la culture 2004, offre un objet d’étude et de comparaison particulièrement opportun autour de l’utilisation du facteur culturel comme élément de dynamisation et du développement durable d’un espace urbain. La présentation de l’expérience culturelle et de développement urbain de Lille doit notamment permettre de tirer des enseignements afin de répliquer cette expérience à d’autres contextes de développement, en Europe et dans les pays en développement.

Organisé en collaboration avec ACTED, l’Institut d’Etudes Politiques de Lille, le CIR, le réseau ENTP et le CNFPT – ENACT de Dunkerque, ce séminaire a pour objectif d’examiner l’usage/le non-usage de la culture dans les stratégies de développement dans les contextes urbains, et viendra conclure deux années de réflexion et de sensibilisation en Europe aux liens entre culture et développement.


Inscriptions ouvertes en envoyant un mail à arcade@acted.org

Plus d’informations sur Arcade

La diversité culturelle en action.

Un classique du jazz, la grande dame du Tour de France, un androgyne anglo-saxon, plus c'est kitsch, plus j'adore.

YVETTE HORNER et BOY GEORGES
Vidéo envoyée par marcelherchuel

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  • : La Cité des sens. Culture et politique.
  • La Cité des sens. Culture et politique.
  • : Les politiques culturelles aujourd'hui et leur histoire. Culture et politique, ressources, documents, analyses et débats par Jean-Claude Pompougnac .
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  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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