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11 août 2008 1 11 /08 /août /2008 15:13

Blog_pompougnac_11_08_2 referencement google

Dès le départ, il y a eu un malentendu sur le rock. Le rock était une musique de noirs faite par des blancs pour des blancs. La protestation n’était qu’apparente. En réalité, cette analyse est à la fois vraie et fausse. S’il est difficile de ne pas voir dans la fabrication d’Elvis Presley une formidable ruse de l’Histoire, il serait de la même manière réductible de ne voir dans l’apparition du rock qu’une entreprise commerciale. La musique ne vaut que dans ses appropriations.

Depuis les années 50, la jeunesse a utilisé le rock pour protester. Contre ses parents ou contre la société. Faire du rock’n’roll, c’est meubler son ennui par la danse. Et puis, le rock a vieilli épousant l’évolution physique et musicale du King. Les protest songs étaient plutôt à chercher du côté de la musique folk et des grands concerts contre la guerre du Vietnam. Et puis, le punk a son tour pris le relais de la protestation. Mais le rock, et c’est sa force, n’en finit jamais de ressusciter.

La musique fonctionne comme un éternel retour, un genre chassant l’autre. Aujourd’hui, on sait fusionner tous les styles à la fois, pour le meilleur et rarement le pire, à la façon de la bastard pop. On dit le rock mort et il renaît, à chaque fois plus nerveux et plus protestataire. Et c’est tant mieux car il n’y a rien de pire que d’écouter des gardiens du temple habillés en vieux perfecto.

Le rock a aujourd’hui l’âge de la retraite. Mais qu’on se le dise : le retraité a de beaux restes et n’a pas fini de payer ses annuités. On n’est pas prêt d’arrêter d’y puiser la bande-son de ses révoltes. Comme le dit Neil Young dans sa chanson Hey hey, my my :«Rock and roll will never die. It’s better to burn out than to fade away». Le rock and roll ne mourra jamais. Mieux vaut s’exploser que de s’effacer doucement.

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25 juillet 2008 5 25 /07 /juillet /2008 14:31

Bl_25_07

Big BazArt

Article publié sur CLICANOO.COM (le journal de l'ile de La Réunion) le 23 juillet 2008

http://www.clicanoo.com/index.php?page=article&id_article=186885

Il est question d’orchestration, dans cet intitulé à la Fugain qui ouvre ici le carnet de bal des “chaises musicales” présidant au ballet des rumeurs de mutations dans le bouillon de culture. Avec aller-retour, parfois, à de premières amours. Potins de saison.

Il devrait y avoir du changement, très prochainement, chez les acteurs de la culture. Non pas les artistes, mais ceux qui sont censés travailler pour eux. A commencer par la Drac. Après le départ de Poulhès (qui a rempilé au même poste de direction mais en Bourgogne) elle devrait toucher son nouveau patron, un certain Boyer (bien dans le contexte pays), entend-on dire ici et là mais lequel ? Jean-Marc ? Le responsable du service national des travaux (SNT) ? Ou un homonyme qui fut, comme Prosper Mérimée, inspecteur général des monuments historiques ? Wait and see. Pas encore dans nos tuyaux. Le représentant de la rue de Valois devrait en tout cas apporter dans ses valises un nouveau conseiller en arts plastiques dont il se dit qu’il pourrait bien débarquer tout droit d’Aubusson (Olivier Lerch, ancien directeur de l’école nationale supérieure d’art et de design de ce haut lieu de la tapisserie). Plus localement, côté recrutement, il se pourrait bien que l’on assiste à des valses à l’envers ou à des chassés croisés entre les assemblées. Chez Léon Dierx, où la place de manager est froide, une fois de plus, (la dernière conservatrice n’ayant pas duré un an, ce qui, avec les précédents no-show à la tête du musée, totalise au moins quatre ans de vacance au bas mot en dix ans) il se murmure, assez fort pour que ça ne soit pas seulement un bruit de couloir, (mais qui sait ?) que c’est Bernard Leveneur qui va décrocher le cocotier. Pas un conservateur certes, mais au moins un historien qui sait de quoi il parle, ce qui n’est pas anodin vu le profil de l’emploi, d’autant que l’homme a fait ses preuves dans la même chapelle (...)

FILIP BARRET À SAINT-PAUL

Le Département en question, pour x raisons (mais on a une petite idée) a l’air de s’être décidé à se passer des services de Caroline de Fondaumière, aux manettes de l’artothèque. Il est vrai que l’art contemporain n’est pas la tasse de thé du Palais de la Source, il suffit de voir les tableaux choisis au fil des années pour en orner les étages pour s’en persuader. L’histoire ne dit pas encore où et dans quel registre vont s’exercer désormais les talents de cette professionnelle qui a su malgré les obstacles et les chausse-trappes attirer à la Réunion, pour la gloire du conseil général, des personnalités planétaires comme Gilles Clément, Hyber ou Orlan… On parle de placard à son sujet, ce qui ne risque pas de relever le niveau culturel de la collectivité précitée. Comme les copains, Fondaumière aurait pu changer d’assemblée et rentrer dans le giron Région où le FRAC (fonds régional d’art contemporain), assassiné par Sully Fontaine, devrait renaître (enfin) de ses cendres sous forme d’un EPCC (établissement public de coopération culturelle) dont Caroline de Fondaumière connaît fort bien les arcanes (au point que la Région l’a même consultée avant de statuer sur le projet). Mais si elle a postulé, elle n’a pas gagné. C’est Nathalie Gonthier qui l’a enlevé, ça, c’est confirmé. Un nouveau bond en avant dans les réserves du Fonds pour celle qui, avant de développer le rayon expo et photo de la mairie de Saint-Denis, a fait ses classes, notamment, comme emploi-jeune à la Maison Serveaux saint-pauloise où le Frac était installé du temps de Tavé. Retour à la case départ en ayant pris du galon, c’est ça l’évolution dans le bouillon.

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24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 07:22

LA FRANCE EST EN NOUS
Vidéo envoyée par fdouhane

Les paroles de cette chanson sont issues du texte de la contribution « La France est en nous », rédigée par Bariza KHIARI et Fayçal DOUHANE soutenue par un millier de militants et responsables politiques dans le cadre du congrès du Parti Socialiste qui se tiendra à Reims du 14 au 16 novembre 2008. L’artiste interprète auteur de la composition musicale est Weeta.
Participants au tournage du clip vidéo : Najat AZMY, Lynda BELHADI, Tony BELLITY, Nathalie BELLITY, Philippe BLANCHOT, Beatrice BUGUET, Jean Jacques DRET, Raphaëlle DUFOUR, Fayçal DOUHANE, Anne ESAMBERT, Moncef JENDOUBI, Bariza KHIARI, Hélène LEDOUX, Naza MOKHTARI, Séverine TESSIER, Louis Georges TIN, Jean Claude TCHIKAYA, Fatima YADANI, Ali ZAHI

http://www.lafranceestennous.com

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23 juillet 2008 3 23 /07 /juillet /2008 10:15

Blog_pompougnac_424

J'ai déjà signalé ici, le blog de Roger Fajnzylberg, l'ancien Maire de gauche de Sèvres qui dit ce qu'il pense, s'inscrit au sein de la Majorité présidentielle et propose aux citoyens de Sèvres une alternative progressiste .

Choisi par le nouveau maire de droite pour sièger en tant que personnalité qualifiée au sein de son Conseil d'adminstration, il tient la chronique de la création d'un nouvel EPCC dans les Hauts de Seine.

"Le lundi 7 juillet a eu lieu la première réunion du conseil d'administration de l'établissement public de coopération culturelle SEL.
C'est la prmière fois que je retournais dans cette salle du conseil municipal de Sèvres que j'avais dirigé de 1978 à 1983. Puis dans laquelle je me suis retrouvé comme chef de file de l'opposition jusqu'en 1989. Je ne vous cacherai pas que ce n'est pas sans émotion.
Tous les membres étaient présents ou représentés et cette première réunion a permis de mettre en place les organes executifs. Le Maire de Sèvres,
François Kosciusko-Morizet en a été élu Président et Jean-Jacques Guillet, Maire de Chaville, le Vice -président. Le trésorier principal de Meudon, Michel Vauguet a été proposé comme comptable".

Lire la suite

Blog_pompougnac_421

Il faut se mettre à l'heure de la modernité, C.E.G. ça ne signifie plus Collège d'enseignement général depuis belle lurette.

Philippe Gimet est à l'initiative d'un nouveau weblog qu'il présente ainsi :

Les décideurs et les citoyens sont souvent submergés d’information. Ce dont ils ont besoin, c’est de connaissances et d’informations synthétisées, analysées et interprétées, décrivant les véritables possibilités qui s’offrent aux problématiques et aux défis d’aujourd’hui et de demain.

Cultural Engineering Group (C.E.G.) propose des services et ressources en ingénierie culturelle, à la croisée des industries créatives (prises au sens large) et des stratégies d’innovation des secteurs publics et privés, permettant de savoir où les trouver, comment les organiser, comment les traiter et comment les diffuser dans des politiques, des stratégies, des services et des projets.

C.E.G. se base sur une approche de type LINKS (Learning Innovating Networking Knowing Sharing) pour étudier, analyser, planifier, développer, mettre en ?uvre et gérer tout type de demande relevant des secteurs mentionnés ci-dessus.

C.E.G. a pour objectif de diffuser et partager les connaissances et les informations pour développer,via l’ingénierie culturelle, une connaissance mutuelle et ouverte des enjeux politiques, professionnels, organisationnels et financiers, enjeux auxquels sont confrontés nos sociétés alors que nous devons trouver les moyens, ici et maintenant, de créer des conditions d’un développement équitable et durable.

Ce blog est un de ses outils de veille et est ouvert à toutes et à tous.

Parmi ses premiers posts, un utile retour en arrière :

Parmi les textes fondateurs de la réflexion et de l’action en matière de développement culturel, la déclaration d’Arc et Senans est probablement le plus important.

En effet, il est assez stupéfiant de constater que si ce texte date de 1972, il n’est reste pas moins d’actualité, et ce à double titre : actualité de la problématique et des enjeux posés, mais aussi et surtout actualité de la nécessité de mettre en oeuvre des politiques volontaristes capables de modifier le cours des choses.

C.E.G. a choisi de mettre en exergue la déclaration finale du colloque européen qui s’est réuni du 7 au 11 avril 1972 en France, au Centre du Futur qui est installé dans les Salines royales d’Arc et Senans, pour établir une analyse qui sera réalisée en vue d’être confrontée aux résultats de l’étude actuellement en cours sur la prospective du ministère de la Culture et de la Communication.

Relire ses classiques.

C.E.G. , bien entendu, traite aussi de l'actualité la plus vive, par exemple :

Suite aux Premières assises nationales des directeurs des affaires culturelles des collectivités territoriales, qui se sont tenues en novembre 2007 à Annecy et deux mois après la sortie de la nouvelle formule, les quatre associations à l’origine de cette rencontre ont sollicité l’Observatoire des politiques culturelles pour rendre compte des échanges de ces journées. De là est née l’idée de la confection d’un hors-série doté d’une maquette à l’image de la revue, mais remodelée pour la publication d’actes. Une publication destinée à diffuser des comptes-rendus de colloques, de séminaires, de rencontres, vouée à récolter, valoriser la matière de ces manifestations.

Blog_pompougnac_422

objectif-culture.com est un site consacré aux réseaux d’informations, à l’emploi et à la veille informative dans les secteurs de la culture et des ntic. Créé en 2005, objectif-culture.com est une initiative associative qui mise sur le développement d’un Internet favorisant la mise en réseau des savoirs et des compétences au service d’une communauté d’intérêt : veille sur l’emploi culturel, annuaire de liens sélectionnés et commentés, librairie, etc.

On y trouve un des plus complets annuaires de liens vers les sites et blogs consacrés à la culture dans toutes ses dimensions.

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Sur le blog de la revue Tausend Augen créée en 1995 à Lille - à l'origine essentiellement par des étudiants du Département d'études Cinématographiques de l'Université de Lille III, qui a toujours été et reste indépendante, on trouve un article de Mehdi Derfoufi A la fin, il ne peut en rester qu’un.

La fragilité de l’action culturelle en France n’est pas nouvelle ; mais le gouvernement actuel a décidé de passer à la vitesse supérieure, assumant le rôle du chauffard grisé par son impunité. Ecraser tout sur son passage, même si derrière l’herbe ne repousse pas ? On nous rétorque que, malheureusement, il est impossible de faire autrement. Tout cela se fait bien entendu au nom de la rationalisation de politiques publiques jugées inefficientes et (trop) coûteuses.

(...)

Les pratiques évaluatives, développées à la faveur de la décentralisation, sont conçues comme un des outils de domestication de l’action culturelle. Des critères d’expertise faussement rationnels pervertissent le partenariat, ramenant le porteur de projet au rôle de prestataire. Face à l’offensive, que peut l’action culturelle ? Elle doit tout d’abord gagner en cohérence et en représentativité (un syndicat ?), oser associer aux revendications générales (diversité culturelle, soutien à la création et à la diffusion…) la défense des emplois menacés par les restrictions budgétaires, refonder sa légitimité et ses objectifs, rendre plus compréhensible son discours, encore très technique. Depuis le Front Populaire on a à la fois avancé et stagné (5). Les structures et les actions se sont multipliées, grâce au dynamisme et à l’engagement du secteur associatif et aux soutiens publics, mais la démocratisation culturelle n’est pas un acquis

Lire l'article.

Disney

 

L'oizeau rare et Libé : je t'aime moi non plus

« Cher Libé,
Voici de nombreuses années que je suis abonné (n° JO106977) à tes pages matinales, heureux souvent de cette lecture liée à mon petit déjeuner, aux biscottes et au jus d’orange ! Plus sérieusement, je suis de la génération qui t’a vu naître, grandir, tomber, te relever, souffrir, retrouver souffle à nouveau, etc… Bon an mal an, j’ai suivi ton parcours, me reconnaissant pour l’essentiel dans l’esprit et la forme du journal, pestant parfois de tes incohérences et de tes dérives, mais néanmoins fidèle lecteur. Mais voilà ! Trop, c’est trop ! La coupe est pleine. Je m’explique.

Découvrir l'objet du coup de gueule de L'oizeau rare.

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21 juillet 2008 1 21 /07 /juillet /2008 16:20

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Lu sur Localtis.infro

Décentralisation : le Sénat veut sortir les enseignements artistiques de l'impasse.

Un rapport du Sénat dresse un constat sans appel sur l'échec du transfert des enseignements artistiques opéré par l'acte II de la décentralisation. Pour sortir de l'impasse, il propose de donner davantage de marges de manoeuvre aux collectivités et de procéder à une "légère adaptation consensuelle" de la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et aux responsabilités locales.

Une bonne intention qui ne s'est pas concrétisée faute d'ambition : ainsi peut se résumer le constat établi par Catherine Morin-Desailly, sénatrice de la Seine-Maritime, dans son rapport présenté le 17 juillet au nom de la commission des affaires culturelles. Le titre choisi pour ce document - "Décentralisation des enseignements artistiques : orchestrer la sortie de crise" - illustre bien l'impasse actuelle.
Le volet consacré aux enseignements artistiques dans la loi du 13 août 2004 entendait notamment clarifier la répartition des rôles entre l'Etat et les différents niveaux de collectivités territoriales. Sans procéder à proprement parler à un nouveau transfert de compétences - le rôle des collectivités en matière d'enseignements artistiques ayant été posé par les lois de décentralisation de 1983 - la loi de 2004 organisait cependant un transfert aux départements et aux régions de crédits gérés jusqu'alors par l'Etat.

Au milieu du gué

Quatre ans après la loi, le rapport dresse un premier bilan "en demi-teinte" et évoque "une réforme restée au milieu du gué" en raison de "blocages préoccupants". Côté positif, le rapport met en exergue l'instauration d'une dynamique en faveur des enseignements artistiques, une forte implication des professionnels dans la réforme du contenu des enseignements ou encore l'engagement des conseils généraux dans l'élaboration et la mise en oeuvre des schémas départementaux pour le développement des enseignements artistiques (SDEA). Mais les aspects négatifs l'emportent largement.
Le rapport évoque en premier lieu "l'épineux problème financier dans un contexte politique tendu". Celui-ci résulte en particulier du manque de transparence sur les modalités du transfert de crédits de l'Etat, en l'absence de critères de répartition explicites entre les régions et entre ces dernières et les départements qui les composent. Il tient aussi à la question du différentiel entre le coût prévisionnel de mise en place des cycles d'enseignement professionnel initial (CEPI), tel qu'évalué par les régions, et les crédits susceptibles de leur être transférés à cet effet. L'accroissement du niveau d'exigence des textes réglementaires régissant les formations artistiques publiés depuis 2004 contribue à creuser cet écart.
Les responsabilités dans l'échec de la mise en oeuvre de la loi de 2004 sont toutefois partagées. Le rapport pointe ainsi "la position prudente, voire attentiste, des régions". A ce jour, une seule région (Poitou-Charentes) a ainsi intégré un volet consacré aux enseignements artistiques dans son plan régional de développement des formations (PRDF). Cette situation de blocage s'est notamment traduite par le report du transfert de 28,8 millions d'euros de crédits de l'Etat qui devait intervenir le 1er janvier 2008.
De façon plus large, le rapport estime que les élus n'ont pas été suffisamment présents dans l'accompagnement de cette réforme. Davantage préoccupés par d'autres aspects de la loi du 13 août 2004 et rebutés par la technicité du dossier, "les élus, et notamment les maires, ne se sont que trop rarement, ou faiblement - voire pas du tout - impliqués sur la question", laissant ainsi le dossier aux mains des techniciens et des professionnels de la formation.

Sortir de la crise

Soucieux d'organiser la sortie de l'impasse, le rapport du Sénat se veut cependant prudent et réaliste. Il veille en particulier à ne proposer aucune prépondérance d'un niveau de collectivités sur les autres, mais à améliorer plutôt la coordination des interventions. Il formule pour cela vingt propositions qui s'inspirent pour partie du rapport remis en décembre 2007 par Eric Gros, inspecteur général de l'éducation nationale, à la demande des ministres de la Culture et de l'Education nationale.
Certaines propositions relèvent surtout de l'affichage d'une volonté politique, comme la sensibilisation de l'ensemble des élus et des professionnels aux enjeux de la réforme ou le recrutement de personnels compétents pour la mettre en oeuvre. La première priorité reste cependant de clarifier et de conforter le volet financier de la réforme, quitte à se donner davantage de temps en prolongeant d'une année le dispositif actuel. Le rapport suggère en particulier de procéder à une "évaluation partagée" du coût de mise en oeuvre de la réforme à partir d'une fourchette coût/élève des CEPI, mais aussi de définir une clé de répartition des crédits à transférer entre régions et départements, sur la base de "critères transparents". Un "coup de pouce" budgétaire de l'Etat serait particulièrement bienvenu pour débloquer la situation, même s'il semble peu réaliste en ces temps de rigueur budgétaire. Le rapport préconise aussi de favoriser la structuration intercommunale des enseignements artistiques, notamment par le biais de "primes" accordées par les départements dans le cadre des SDEA. Sans oublier le désormais traditionnel appel à la diversification des sources de financement (mécénat, partenariats privés, financements transfrontaliers...).

La région chef de file

Côté gouvernance, le rapport propose de "reconnaître, sous certaines conditions, un rôle de 'chef de file' à la région", ce qui semble un peu contradictoire avec le souci affiché d'éviter toute prééminence. La création de "commission de coordination régionale" devrait en revanche soulever moins de réticences.
Du côté des outils, les principales propositions concernent les établissements publics de coopération culturelle (EPCC), qui pourraient devenir "à géométrie variable" afin de mieux intégrer les différents niveaux de collectivités et de favoriser une logique de réseaux. La vocation et les objectifs des CEPI devraient être clarifiés, tandis que les conservatoires pourraient se voir confier un rôle de "pôles ressources" au niveau des territoires, en en faisant les têtes de pont de réseaux intégrant des établissements spécialisés, les maisons des jeunes et de la culture (MJC), les lieux de diffusion du spectacle vivant, les établissements scolaires...
Autant de propositions qui pourraient contribuer à une mise en oeuvre effective des dispositions de la loi de 2004. A une condition toutefois : que "les élus se réapproprient un dossier qui a trait à un enjeu majeur pour l'avenir de nos enfants et [qu]'ils le reconnaissent comme une véritable priorité pour assurer la cohérence et la vitalité de leur action culturelle".

Pour en savoir plus
Consultez
le rapport et sa synthèse 

Voir aussi le blog de Catherine Morin-Desailly

A noter aussi, à propos d'éducation et d'école, la parution du prochain ouvrage de Philippe Merieu signalée par l'excellent think tank (de gauche) La Forge.

Ceux et celles qui croient que les évolutions engagées dans l’Education nationale depuis 2002 vont permettre de revenir à un âge d’or où les élèves maîtrisaient tous parfaitement notre langue, respectaient religieusement les adultes et vivaient au quotidien les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, se trompent et nous trompent gravement. D’une part, parce qu’ils succombent à une illusion rétrospective et ignorent toute la part de «  pédagogie noire « que la République n’était pas parvenue à éradiquer : ils idéalisent un passé qui, certes, avait, de haute lutte, réussi à imposer l’instruction obligatoire, la séparation de l’église et de l’Etat, la formation des maîtres du premier degré…mais qui laissait subsister de graves injustices sociales et de terribles violences institutionnelles.

De plus, les nostalgiques ferment les yeux sur les transformations considérables qui sont intervenues dans nos sociétés : ils ignorent le poids des réalités économiques et urbanistiques, des problèmes culturels, de l’impact des médias. Ils ne voient pas la montée des tensions qui affectent gravement le lien social et compromettent la disponibilité des élèves aux savoirs. Ils imaginent ainsi qu’ils pourront traiter les problèmes d’aujourd’hui avec
les solutions d’hier… Et cela sans avoir à interroger les raisons qui président au délitement de notre société : montée du libéralisme sous toutes ses formes, exploitation débridée de l’enfance et de la jeunesse par les industries marchandes, crise de la parentalité, exhibition, au plus haut sommet de l’Etat, de contre-modèles républicains érigeant le caprice en vertu et remplaçant les valeurs de l’Ecole par celles du showbiz.(…)

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13 juillet 2008 7 13 /07 /juillet /2008 16:53

Blog_pompougnac_12_08

 

 

 

 

 

EPCC : des établissements publics de coopération culturelle peuvent être crées entre au moins deux collectivités publiques (dont l’Etat mais ce n’est pas obligé) au termes d’une loi votée en 2002 et qui modifie certains articles du Code général des collectivités territoriales.

Loi du  janvier 2002, décret et circulaire (sur le site du Ministère de la Culture).

La loi du 22 juin 2006 (qui a modifié la précédente) et l’ensemble des débats préparatoires (sur le site du Sénat).

Le bilan des premières expériences par le sénateur Ivan Renar, grand artisan de la loi :

L'établissement public de coopération culturelle : la loi à l'épreuve des faits

Un analyse synthétique des changements apportés par la loi de 2006

L’EPCC sur Wikipedia

On s’interroge souvent sur les avantages de ce statut par rapport à d’autres (régie, association, délégation de service public…).

Je ne sais pas répondre à cette question sur les "avantages" de l'EPCC .

La loi sur les EPCC est faite pour au moins deux collectivités publiques qui veulent coopérer sur un projet... ce n'est donc pas simplement un mode de gestion de plus.

Il est trop tôt pour qu'une étude fasse le bilan comparatif des différents types de structures réunissant des collectivités qui co-financent un même établissement ou un même projet.

Toutefois, sur le site d'Irma on peut trouverune fiche pratique très bien faite.

Ou sur le site du CNT.

On trouve également en ligne un dossier documentaire assez consistant élaboré par le département de l'action territoriale du Ministère de la culture.
C'est à cette adresse.

Mon avis, quand même!. Sous réserve d’une « étude » à venir et à vue de nez pragmatique et dans le guidon il y a quatre façons de considérer l’EPCC :

- 1. Un mode de gestion à la mode (rationalisation)

- 2. Le « bras armé » d’une collectivité chef de file qui laisse à l’autre un simple strapontin

- 3. Un projet politique partagé de coopération sur des territoires

- 4. Un outil de décentralisation qui permet à l’Etat de ne pas déserter le terrain

 

 

 

 

Nouveau et intéressant.

Il importe de signaler l'heureuse initiative d'un blog intitulé EPCC en France.

En voici la déclaration d'intention.

Qu’est ce qu’un EPCC. Quels sont ceux qui existent en France. Quels avantages, quels inconvénients y a-t-il à en créer un, à y travailler ? Ici nous essayerons de soulever les sujets qui collent à l’actualité des établissements publics de coopération culturelle. Nous nous efforcerons de les recenser et éventuellement de fédérer les salariés présent dans ses établissements.

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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 09:14

Blog_pompougnac_10_07

Question N° : 19390

de M. Bono Maxime (Socialiste, radical, citoyen et divers gauche – Charente-Maritime)

Culture et communication

DRAC. Financement

Question publiée au JO le : 25/03/2008 page : 2503

Réponse publiée au JO le : 10/06/2008 page : 4898

M. Maxime Bono alerte Mme la ministre de la culture et de la communication sur les conséquences des baisses des crédits déconcentrés du ministère de la culture et de la communication pour l'avenir de l'action culturelle conduite par les collectivités territoriales, les structures associatives et fédératives investies dans le service public de la culture. La baisse drastique des moyens octroyés aux directions régionales des affaires culturelles (DRAC) met à mal l'action culturelle territoriale, les actions d'éducation populaire, l'éducation artistique et culturelle conduites sur l'ensemble de nos territoires. Les publics les plus éloignés et les plus fragilisés sont les premiers touchés par ces dispositions. Il lui demande ce qu'elle envisage pour que l'ensemble des acteurs culturels et socio-culturels puissent poursuivre leur mission de service public de la culture, facteur de lien social pour l'ensemble de la population dans le respect de sa diversité sociale, générationnelle et culturelle.

Le ministère de la culture et de la communication entend favoriser l'inscription de politiques durables de démocratisation de la culture et de transmission des savoirs, en orientant l'action des structures qu'il soutient. Les actions d'élargissement des publics sont des actions prioritaires pour le réseau soutenu par le ministère. Par ailleurs, le ministère de la culture et de la communication développe un dialogue interministériel avec les ministères en charge de la ville, de la jeunesse, de l'éducation nationale, de l'intégration, et de la justice, afin que les actions de l'État soient mises en cohérence et qu'elles intègrent fortement la dimension culturelle dans une politique gouvernementale concertée. Cette politique interministérielle permet de dégager les domaines d'interventions prioritaires, de prendre en compte les expériences locales exemplaires, de favoriser la constitution de réseau et de poursuivre la mobilisation des institutions culturelles, en liaison avec les collectivités territoriales. Il articule son action en lien avec les politiques conduites par l'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances, afin que la dimension culturelle soit présente dans les contrats urbains de cohésion sociale. En ce qui concerne plus particulièrement les fédérations d'éducations populaires, onze d'entre elles, notamment la Fédération nationale des foyers ruraux, ont signé une convention triennale d'objectifs avec le ministère de la culture et de la communication. Ces conventions triennales permettent de soutenir financièrement les têtes de réseau et de développer des actions de formation et de sensibilisation à la culture. Elles s'achèveront fin 2008 et la tenue prochaine d'un conseil national culture et éducation populaire permettra de définir avec ces fédérations les nouveaux objectifs que nous fixerons ensemble pour une nouvelle convention 2009-2011. Enfin, cette année et dans le cadre de l'année européenne du dialogue interculturel, le ministère de la culture et de la communication soutiendra de nombreuses associations ancrées sur les territoires et porteuses de projets culturels, en lien avec la dynamique du dialogue interculturel et du « vivre ensemble ».

= = = = =

A propos de conseils consultatifs plus ou moins laissés en sommeil pendant des années et réactivés dans un calendrier largement destiné à jouer la montre, on trouve dans l'agenda de la Ministre à la date d'aujourd'hui :

Jeudi 10 juillet
9h00 Installation du Conseil des collectivités territoriales pour le développement culturel.

Cette réunion était annoncée dans ses conclusions lors de la dernière réunion pleinière des "entre siens de Valois".

Chacun a apporté sa pierre à l’édifice, dont la somme ne représente pas une pensée collective.

Il s’agit donc d’un document de travail interne à la profession et aux structures publiques n’ayant pas vocation à être diffusé à ce jour.

La poursuite des travaux devrait permettre de clarifier les responsabilités et positions de l'Etat et des Collectivités Territoriales et de préciser le contexte dans lequel devraient évoluer leurs politiques publiques respectives dans un cadre national, régional et territorial.

A ce titre, nous avons conjointement décidé de réactiver le Conseil des Collectivités territoriales pour la culture qui se réunira le 10 juillet prochain, et nous permettra, je l’espère et je le souhaite, de refonder les conditions d’un dialogue d’égal à égal en matière de politique culturelle.

Le Entretiens de Valois se poursuivront jusqu’à la fin de l’année : ils n’ont pas été et n’ont pas vocation à devenir un espace de négociation, notamment budgétaire : il y a d’autres instances pour cela.

Le dossier complet des Entretiens de Valois sur le site du ministère

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9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 10:35

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Plusieurs organes de presse (dont Le Monde) nous informent que « les élus parisiens ont modifié lundi les statuts du "104" rue d'Aubervilliers (XIXe arr.), en voie d'achèvement, et qui doit devenir un haut lieu de la création artistique dans la capitale sur le site des anciennes pompes funèbres municipales ».

Le conseil de Paris a dû créer un établissement public de coopération culturelle (EPCC) pour répondre aux critiques du préfet de Paris à l'encontre de l'établissement public industriel et commercial (Epic) crée à l'origine.

Le préfet estimait qu'un financement par la Ville serait contestable s'il constituait de "manière permanente" la source de financement principale du "104". "Il s'agit d'une précaution juridique supplémentaire", a-t-on indiqué dans l'entourage de Christophe Girard, adjoint à la Culture à la mairie de Paris.

Ce projet ambitionne de faire, sur près de 35.000 m2, "un lieu de la culture vivante du XXIe siècle".

Le "104", projet culturel phare de Bertrand Delanoë, sera inauguré "le 11 octobre", a annoncé Christophe Girard, la livraison étant prévue mercredi. Elle devait à l'origine avoir lieu en mars dernier après plus de deux ans de travaux. "Les choses avancent. Six projets artistiques ou collectifs ont déjà été retenus", a affirmé M. Girard.

Des mécènes, un restaurant, un bar, une librairie ainsi que la location d'espaces apporteront des subsides complémentaires pour ce lieu ouvert sur son quartier qui accueillera des artistes en permanence.

En 2008, la subvention de fonctionnement de la Ville est de 5,5 millions d'euros et le budget de fonctionnement prévu "en régime de croisière" à partir de 2009 sera de 11 M EUR. "Sans partenaire privé, la Ville devrait augmenter sa subvention", a souligné M. Girard.

Un retour en arrière n'est pas inutile, en allant voir, par exemple sur le site des élus communistes au Conseil de Paris (communiqué d'avril 2007) :

Le 104 rue d’Aubervilliers aura une gestion publique avec la création d’un EPIC.

Le 104 deviendra au 1er semestre 2008 un lieu de production exceptionnel avec la création de résidences temporaires dédiées aux artistes de toutes disciplines. Il s’agira d’un véritable pôle de production des arts contemporains. Depuis mars 2006, les travaux ont commencé. Le Conseil de Paris a eu à se prononcer sur le mode de gestion du 104 ainsi que sur ses statuts. Catherine Gégout est revenue sur l’importance d’un mode de gestion publique ainsi que sur la nécessaire représentation des salariés au sein même du futur conseil d’administration.

Catherine Gégout a approuvé la création d’un EPIC pour gérer le 104 puisqu’il assure la présence exclusive de la Ville de Paris, offrant ainsi les meilleures garanties à la municipalité. Elle a toutefois regretté que cet équipement culturel ne soit pas géré sous la forme d’une Etablissement Public de Coopération Culturelle qui avait l’avantage d’introduire une collectivité territoriale comme la Région. Or, cette dernière n’a pas donné suite aux propositions de notre collectivité. Catherine Gégout a souhaité néanmoins que cette possibilité d’un partenariat avec le Conseil Régional ne soit pas définitivement abandonnée. Elle a également tenu à préciser que le groupe communiste optait pour une gestion publique durable dans le temps et qu’en ce sens toute introduction de partenaires privés devait être définitivement écartée et donc par là même toute création de SEM. Catherine Gégout a ensuite proposé et obtenu qu’un représentant des salariés soit prévu au sein du CA. Un amendement de l’Exécutif a donc traduit le vœu du groupe communiste.

Le 27 avril 2007

On peut aussi rappeler qu'un des candidats malheureux (et non des moindres) à la direction du 104 avait en effet proposé que l'établissement prenne la forme d'un établissement public de coopération culturelle entre la Ville de Paris et la Région Ile-de-France et même qu'Arcadi (alors à la recherche de nouveaux locaux) s'installe sur le site des anciennes Pompes funèbres (le directeur de l'époque n'avait rien contre cette hypothèse qui, plus tard, s'est vu à son tour retoquer son projet de second mandat au centre duquel il avait placé la coopération entre la Région et la capitale).

Cette affaire de statut n'est évidemment pas anodine même si l'intransigeance du Préfet conduit à détourner la loi sur les EPCC de son esprit en invitant le maire de Paris à faire de la coopération avec lui-même comme l'illustre la délibération qui crée cet EPCC entre la Ville et le département signée :

Le Maire de Paris

Président du Conseil de Paris

Siégeant en formation de conseil général

Soit un des aspects de l'argumentaire :

Deux solutions étaient envisageables, telles qu’énoncées par le préfet lui même :

1°) La transformation de l’établissement actuel en établissement à caractère administratif ;

2°) La création d’un établissement public de coopération culturelle (EPCC) à caractère industriel et commercial qui viendrait se substituer dans ses droits et obligations à l’établissement actuel ;

Si la première solution a l’avantage d’assurer une continuité avec l’établissement existant, elle présente des rigidités de gestion incompatibles avec la nature intrinsèque des activités ayant cours au 104, en particulier le spectacle vivant, mais aussi toutes les activités commerciales prévues, qu’il s’agisse des commerces et des salons pour lesquels de vastes superficies seront mises à disposition des professionnels.

La seconde solution permet, en revanche, de conserver la souplesse du droit privé dans les relations de travail et autorise le versement régulier de subventions à l’établissement tout en lui conservant son caractère industriel et commercial. Cette dérogation à la règle d’équilibre des recettes et des dépenses du SPIC est en effet explicitement prévue à l’article L.14318.

Cet argumentaire renvoie à la position du groupe communiste, citée plus haut :

Elle (Catherine Gégout ) a également tenu à préciser que le groupe communiste optait pour une gestion publique durable dans le temps et qu’en ce sens toute introduction de partenaires privés devait être définitivement écartée et donc par là même toute création de SEM.

C'est à dire au lien entre financement public (d'un service public) et activités générant des recettes (donc, événtuellement, « argent privé », sans lequel le 104 risque de coûter fort cher à la Ville (ce qui est, en réalité, l'hypothèse la plus probable).

Cet argument, en revanche, écarte la possibilité pour un établissement public à catactère administratif de tenir une comptabilité annexe de type commecial pour certaines de ses activités (ce qui est le cas, par exemple, pour l'EPCC de l'Abbaye de Saint Savin sur Gartempe).

Il est vrai qu'il s'agit, par leurs dimensions et leurs enjeux économiques de deux cas de figure très différents.

La délibération du Département de Paris contient en revanche des considération très intéressantes sur l'articulation entre un projet artistique et culturel et les activités d'insertion par l'économie (et, partant, sur les spécificités induites en matière de gestion du personnel).

Le département soutiendra plus particulièrement, sous la forme d’un conventionnement, deux axes importants de l’activité du 104 : l’insertion par l’économique ;

Inscrite dans les statuts de l’établissement, la politique d’insertion du 104 est conçue en lien étroit avec le plan local d’insertion par l’emploi de Paris (PLIE) voir le projet de délibération.

A l'évidence, une autre approche était possible mais elle relève d'une toute autre logique : celle de l'économie sociale et solidaire à laquelle ne semblent pas encore totalement convertie la classe politique de ce pays (même les socialistes « libéraux ).

Pour finir, rien à voir (encore que)...

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7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 15:12

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De nouveau, une page de pub

La tribu dans la Cité... des Papes

Dans le prolongement du Manifeste pour l'action culturelle et solidaire lancé il y a un mois, les organisations signataires tiennent un débat autour des questions de l'action culturelle et de l'économie sociale et solidaire

le vendredi 18 juillet de 10h à 12h30 au Théâtre des Doms, à Avignon, 1 bis rue Escalier Sainte-Anne,

en présence (sous réserves) des intervenants suivants :
pour les Editions de l'Attribut, les auteurs, Jean-Gabriel Carasso, Marc Le Glatin et Jean-Claude Wallach
pour l'Ufisc, Claude Bernhardt (Synavi)
pour Autre(s)pARTs/ARTfactories, Laurie Blazy, Philippe Foulquié et Joseph Paillard
pour le Couac, Geo Martinez et Fred Ortuno

Il existe en France un secteur d’activité d’une incroyable diversité et d’une effervescence continue, menacé de précarité et de disparition par la politique du président de la République. Créateur de lien social et d’emplois, le tissu associatif culturel contribue à l’épanouissement des individus, encourage leur créativité et leur émancipation en plaçant l’humain au centre de ses préoccupations. Ce secteur de l’action artistique et culturelle déploie, sur tous les territoires où il agit, des visions sensibles et solidaires du monde. Dans des domaines aussi divers que les cultures urbaines (danse hip hop, rap, slam…), les musiques actuelles, les musiques savantes, le cirque, les arts de la rue, les arts plastiques, la danse, le théâtre, la marionnette, la poésie, les arts numériques, le cinéma, la vidéo, la littérature, le conte, etc., une multitude de projets, de lieux et d’organismes favorisent les initiatives de création, diffusent les œuvres, multiplient les démarches d’éducation artistique et culturelle, encouragent les pratiques en amateur, dans un souci constant de concertation et de partage avec la population de leur territoire. C’est ainsi que des catégories sociales, qui restent trop souvent à l’écart des lieux culturels intimidants, se retrouvent impliquées d’une manière ou d’une autre dans des projets qui génèrent de la confiance, accroissent leur capacité à décoder le monde et à agir...

Pour lire la suite

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4 juillet 2008 5 04 /07 /juillet /2008 09:13

Avignon

L’OARA - Office Artistique de la Région Aquitaine, et Arcadi (Action régionale pour la création artistique et la diffusion en Île-de-France), ont le plaisir de vous inviter à une rencontre intitulée

Agences régionales : quelle plus-value pour la création et la diffusion du spectacle vivant ?
animée par Emmanuel Wallon, professeur de sociologie politique à l’Université Paris X - Nanterre

le 15 juillet 2008 de 10 h à 13 h,
Chapelle du Miracle – 13, rue de la Velouterie – Avignon

La plupart des Régions se sont dotés de structures associées, le plus souvent cofinancées par l’État afin d’assurer des missions de soutien et de développement du spectacle vivant, des artistes et des acteurs culturels. Parties intégrantes des politiques culturelles régionales, ces organismes développent des espaces de collaboration et de croisement entre les disciplines, les réseaux et les territoires en région et hors région. Ils permettent d’accroître les moyens dévolus à la création et à la diffusion : intervention très en amont sur les productions, accompagnement à la circulation des projets sur les scènes du territoire, les réseaux interrégionaux et nationaux, mise en place de coopérations et d’outils mutualisés d’information et de réflexion, animation de réseaux, rencontres professionnelles…
Face aux mutations que traverse la filière du spectacle vivant, comment et dans quelles conditions, ces agences peuvent (encore) développer des initiatives susceptibles de répondre « mieux » et « plus » aux besoins des acteurs pour une politique publique de la culture rénovée et au service des citoyens ?

Ils en débattrons avec Karine Gloanec-Maurin, vice-présidente de la FNCC, François Brouat, directeur de la Drac PACA, Fabien Jannelle directeur de l’Onda, Joël Brouch, directeur de l’OARA, Frédéric Hocquard, directeur d’Arcadi, Dominique Lafon, Président d’Arcadi, Francis Parny, vice-président de la région Ile-de-France en charge de la Culture et des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication.

Si vous désirez vous joindre à eux, merci de réserver au 01 55 61 97 61
ou bien directement à www.arcadi.fr/reservation

BONUS

"De toutes les idées préconçues véhiculées par l’humanité, aucune ne surpasse en ridicule les critiques émises sur les habitudes des pauvres par les biens logés, les biens chauffés et les biens nourris"(Hermann Melville)

En savoir plus....

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  • : La Cité des sens. Culture et politique.
  • La Cité des sens. Culture et politique.
  • : Les politiques culturelles aujourd'hui et leur histoire. Culture et politique, ressources, documents, analyses et débats par Jean-Claude Pompougnac .
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  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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