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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 21:49

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# 1.De la culture populaire.

Présentation du dossier central du N° 33 de la revue de l'Observatoire des politiques culturelles.

Comment mettre en débat la notion de culture populaire aujourd'hui ? Les représentations contenues dans l'expression elle-même laissent difficilement augurer de la possibilité d'une lecture consensuelle. L'histoire de la culture populaire se confond avec celles des conflits et des malentendus qu'elle a suscités et brasse des sentiments d'exaltation autant que de mépris.

La notion de culture contient des extensions infinies entre son acception la plus étroite qui la réduit à l'univers des beaux-arts, à son acception la plus large qui la confond avec tout ce qui fait société. Les qualificatifs de peuple et de populaire posent des problèmes non moins difficiles à dénouer. Le peuple apparaît toujours dans l'histoire comme une valeur disputée. Dans sa version la plus républicaine, celle d'un Michelet, il est l'incarnation de la nation, toutes classes confondues. Rapporté au combat politique, il est souvent associé à une seule partie de la cité, de droite ou de gauche… Parfois, il désigne les plus démunis. Tantôt aussi le peuple est assimilé à la foule, au vulgaire, tantôt à la convivialité. Mais on dit rarement des quartiers déshérités que ce sont des quartiers « populaires ». On les défi nit plutôt comme les quartiers en « difficulté ».

P. Bourdieu considérait que la culture populaire était une notion sans fondement. Curieusement c'est sur ce présupposé que les politiques culturelles se sont construites en France, en séparant l'éducation populaire du champ classique de la culture. Cette hiérarchisation des valeurs de la culture perdure-t-elle ? Est-ce qu'au fond culture cultivée et culture populaire s'opposent ontologiquement ? Qu'est-ce qui est populaire en culture qu'est-ce qui ne l'est pas ? Le Pop Art ? La culture de masse ? La contre-culture ? La culture issue des nouveaux territoires de l'art ? L'art doit-il être populaire ? Comment rendre la culture plus populaire à distance de tout populisme ?

C'est à ce questionnement qu'est consacré ce dossier, librement inspiré du colloque « Faire la culture populaire » organisé par la Région Nord-Pas-de-Calais, Valenciennes Métropole, la Ville de Valenciennes et l'Observatoire en novembre 2007.

REMARQUE :

Dans cette même livraison, on trouvera la synthèse d'une étude commandée à l'OPC par un établissement public de coopératon culturelle situé en Ile-de-France.

Les régions ont progressivement développé leurs interventions dans le champ culturel en cherchant le plus souvent à les articuler autour de leurs compétences de base : la formation, l'aménagement du territoire et le développement économique. Avançant à des rythmes différents, elles se dotent progressivement de politiques culturelles régionales, de stratégies territoriales et de programmes de soutien à la création et à la diffusion artistique dans le domaine des arts vivants notamment.

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# 2. Emmanuel Négrier, deux fois.

Nonfiction.fr rend compte de l'ouvrage publié par les (excellentes) Editions de l'attribut.

Culture et société : un lien à recomposer

Jean-Pierre Saez (dir.)

Éditeur : L'Attribut

Cet ouvrage est probablement une des meilleures publications parues sur la politique culturelle et sur la place de la culture dans la société depuis plusieurs années. Il rassemble une quinzaine d’articles d’acteurs, de juristes, d’économistes, de sociologues et de philosophes invités dans le cadre d’un cycle de conférences organisé par le Conseil Général de Loire-Atlantique en partenariat avec l’Observatoire des Politiques culturelles tout au long de l’année 2007.

(...)

L’excellent article de Philippe Teillet et d’Emmanuel Négrier analyse la "territorialisation" des politiques culturelles, résultante de l’érosion de l’approche jacobine de l’action publique en France. "Territorialiser, c’est donner un sens politique à l’espace" : il s’agit de construire un projet public en tenant compte des spécificités d’un territoire. La montée en puissance des collectivités territoriales, principaux financeurs de la culture dans notre pays a accru ce phénomène, même si le magistère intellectuel du ministère de la Culture s’exerce encore fortement et standardise les modèles d’intervention publique. Les deux auteurs préconisent un effort d’analyse et de diagnostic territorial afin de tenir compte des richesses et de l’identité du territoire.

Pacte - Politiques publiques, Action politique, Territoires - est une Unité Mixte de Recherche rattachée à l’Institut d’études politiques de Grenoble.

Catherine Morel y présente l'ouvrage suivant :

Les politiques culturelles à l’épreuve de la diversité, sous la direction de Lluís Bonet , Emmanuel Négrier. Paris : La Découverte, 232 p. (Recherches / Territoires du politique)

La diversité culturelle prétend au statut de nouvelle norme des politiques publiques, dans un contexte de globalisation accélérée des économies et des sociétés. Elle semble remettre en question le caractère national des politiques culturelles qui se sont développées au cours du XXe siècle. Le rapport entre globalisation, culture et politiques publiques, alimente un premier débat, pluridisciplinaire, sur la réalité des changements en cours : qu’est-ce que la globalisation, du point de vue des politiques culturelles ? Un cheval de Troie de la standardisation commerciale, ou une nouvelle façon d’aborder les identités au sein d’une société multiculturelle ? Quant à la pratique de la diversité dans les politiques culturelles, elle s’interprète de façon différente selon les contextes nationaux : les cas anglais ou hollandais contrastent avec ceux de l’Italie, de l’Espagne ou de la France.

La manière dont les pays appréhendent la diversité est d’abord fonction de leur propre rapport historique à l’altérité. Elle est aussi fonction de l’évolution des politiques culturelles contemporaines, depuis le rôle qu’elles assignent à l’intervention publique jusqu’à leur degré de centralisation autour de l’État. Prendre au sérieux la diversité culturelle, c’est la soumettre à une critique fondée sur une analyse comparée. Dans cet ouvrage qui réunit les meilleurs spécialistes de la question dans huit pays différents, cette critique se tient à distance des idées reçues, des plus généreuses aux plus rigides, sur les identités culturelles.

Enfin, le blog transculturalismes reproduit la recension par Robet Solé dans Le monde des livres de l'ouvrage de Bonet et Négrier ainsi que de deux autres non moins intéressants, semble-t-il.

La fin des cultures nationales, sous la direction de Lluis Bonet et Emmanuel Négrier
La Découverte, 230 p., 22 €.

Pour un nouveau cosmopolitisme, de Kwame Appiah
Ed. Odile Jacob, 262 p., 25,50 €.

Transculturalismes, sous la direction de Claude Grunitzky
Grasset, 210 p. illustré
es, 21 €.

# 3. L'impitoyable constat du jour :

L’affaiblissement conceptuel et financier du ministère de la culture ces toutes dernières années accroît de manière inédite la marge de définition des politiques culturelles par les collectivités territoriales. Ainsi, la période qui s’ouvre devrait voir se structurer des projets artistiques et culturels de territoires spécifiques, garants d’une réelle diversité culturelle sur notre territoire.

Retrouvez le contexte...

# 4. La « Une » à laquelle vous avez échappé.

Faux_libe_5   

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17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 18:47

Reines

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Trop souvent les rapports commandés par les autorités politiques ou administratives restent sans suites concrètes. Fort heureusement, tel n'est pas le cas de celui de Reine Prat, - Pour l'égal accès des femmes et des hommes aux postes de responsabilité, aux lieux de décision, à la maîtrise de la représentation si l'on en croit la relation que propose Mathieu Potte-Bonneville (sur le site MediaPart) de certaines interventions à la fois postiches et féministes lors du forum « Vive le Culture », organisé par le quotidien Libération, le week-end dernier.

Le groupe d'action féministe "la Barbe", dont j'ai déjà parlé ici, a frappé de nouveau, au coeur du forum Libération consacré à la culture. Récit, par les intéressées.

Samedi 14 juin 2008 au Théâtre des Amandiers, les femmes à barbe crèvent le plancher : surgissant à trois reprises derrière les orateurs de ce forum censé « révolutionner la Culture », les féministes du groupe La Barbe ont témoigné leur admiration aux grands hommes de la Scène Culturelle Française, réunis ce jour-là au théâtre des Amandiers.

Le matin elles bondissaient barbues derrière Jacques Ralite et Jérôme Deschamps, au beau milieu d’un débat animé par Jean-Louis Martinelli, le directeur du théatre, intitulé « Savez-vous évaluer le spectacle vivant », pour dénoncer les chiffres clefs du sexisme de ce secteur. Les extraits du rapport dit "Reine Prat"- mandaté par le Ministère de la Culture dans le cadre de la Mission Egalités – sont accablants : LA BARBE félicite les organisateurs de ce "Forum de la culture", soucieux de faire "émerger des pistes d'avenir" - qui ont veillé à ne convier que 12 femmes sur les 88 intervenants.

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CIBLES EMOUVANTES.

J'évoquais hier l'étrange formule du nouvau DMDTS (rapportée sur le site de l'lRMA):

Georges-François Hirsch préfère prendre son temps, considérant que les entretiens de Valois sont "une fenêtre de tir qui ne se représentera pas dans les 20 ans qui viennent".

Qui donc se trouverait dans la ligne de mire de la fenêtre de tir?

Sous le titre Qui veut la peau du spectacle vivant? Rue 89 apportait hier quelques éléments de réponse.

La logique paraît étrange. Dans sa lettre de mission à Christine Albanel, cet été, Nicolas Sarkozy blâmait "l’échec du projet de démocratisation culturelle" de ses prédécesseurs. Or quelques semaines plus tard, à la rentrée, sa ministre annonçait une baisse sans précédent des moyens destinés à ce même projet: moins 14 millions d’euros pour 2008… Quel bilan pour la nouvelle politique culturelle du gouvernement? Autre paradoxe, cette perte touche d’abord les activités qui, non rentables par nature, ne peuvent se passer d’aides: ateliers, rencontres ou manifestations artistiques en zone rurale, dans les quartiers, auprès des jeunes… Ainsi, la dotation des "actions en faveur de l’accès à la culture" a chuté de 68 à 56 millions d’euros. Cette ligne budgétaire ainsi allégée de 20% était pourtant censée couvrir deux programmes qui viennent d’être fusionnés: l’action "en faveur des publics", et le soutien aux "politiques territoriales". "Comme s’il suffisait de mélanger des lignes comptables pour camoufler les baisses", soupire la conseillère "danse" d’une Direction régionale pour l’action culturelle (DRAC). De fait, les DRAC ont perdu cette année plus d’un tiers de leurs pouvoirs d’"action en faveur de l’accès à la culture". Autant dire qu’il a fallu "simplifier" bien des projets.

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31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 13:55

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Anthropmorphisme

Avis_3 

Cette affiche est placardée dans le hall du bâtiment B. Quand j'ai lu :

Vous avez la possibilité de vous séparer de vos encombrants

j'ai éprouvé une certaine gène

Je ne sais pas vous, mais selon moi, on se sépare d'un collaborateur, d'un conjoint, d'un associé et on se débarasse d'une machine à laver hors service ou d'un sommier défoncé.

II est vrai, néanmoins que certains patrons se débarassent de leurs salariés comme on traite un objet.

Allez savoir ce qu'on fait d'un encombrant quand ce n'est pas une chose?

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Cheveux longs, idées courtes.

Shampoing

Vieille sentence mysogine qui s'est ensuite étendue aux garçons de la fin des années 60 qui trouvaient élégant de se les laisser pousser.

Tout cela est dépassé. La cosmétique n'a plus de limites. Un shampoing intelligent pour muscler mon QI, quel aubaine!

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Qui a bu boira.

Lait_solidaire

Je connaissais l'apéro convivial, l'expresso qui réveille et le rouge qui tache. Voilà le lait solidaire en attendant le jus de tomate citoyen, le diabolo menthe fraternel et le gaspacho durable.

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La question du 26 mai 2008 :

Révision générale de la pensée prolétarienne (RGPP)

Qui a dit ?

Là où le balai ne passe pas, la poussière ne s'en va pas d'elle même.

La réponse

" Le peuple, c'est à nous de l'organiser. C'est à nous de l'organiser pour abattre la réaction en Chine. Tout ce qui est réactionnaire est pareil: tant qu'on ne le frappe pas, impossible de le faire tomber. C'est comme lorsqu'on balaie: là où le balai ne passe pas, la poussière ne s'en va pas d'elle même."

La Situation et notre politique après la victoire dans la Guerre de Résistance contre le Japon (13août 1945), Oeuvres choisies de Mao Tétoung, tome IV

Le lot pour les heureux gagnants

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Pub-mao-zedong
Vidéo envoyée par hitsugaya-toshiro

 

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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 10:18

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Roger Fajnzylberg, ancien maire de gauche de Sèvres (92) tient un blog

Il nous y apprend que François Kosciusko-Morizet (le nouveau maire, de droite) lui a fait savoir qu'il souhaitait proposer son nom pour sièger au conseil d'administration d'un nouvel EPCC en qualité de personnalité qualifiée.

En le remerciant sincèrement, je lui ai fait part de mon acceptation.

La note qu'il consacre à cet événement consitue une intéressante leçon de choses sur la mise en place d'un EPCC. En outre, c'est le premier cas de figure, en Ile-de-France, d'un EPCC crée entre deux communes.

Depuis plusieurs années, la municipalité de Sèvres s’est interrogée et a étudié l’évolution du mode de gestion du Sèvres Espace loisirs (SEL), principal équipement culturel de la ville de Sèvres.
Depuis son ouverture, le SEL était géré par une association régie par la loi de 1901, avec laquelle la commune de Sèvres a signé une convention de délégation de gestion le 26 mai 1988.
Dans ses observations définitives sur la gestion de la commune de Sèvres entre 1998 et 2003, la Chambre régionale des comptes, tout en reconnaissant la sincérité et la régularité des comptes de
l’association, et par voie de conséquence le bon emploi des subventions versées par la ville de Sèvres, a attiré l’attention de la municipalité de Sèvres sur le risque de voir qualifier l’association
« d’association transparente » et a recommandé une révision des statuts afin de consacrer une autonomie de ses organes de direction.
Trois hypothèses se présentaient alors : celle de la révision des statuts de l’association afin d’essayer d’éviter toute critique sur le mode de gestion, celle de la création d’une société d’économie mixte (SEM), celle de la création d’un établissement public de coopération culturelle en application de la loi n°2002-6 du 4 janvier 2002 .
C’est la dernière hypothèse qui a été privilégiée par la ville de Sèvres, en raison de l’opportunité créée par la loi de 2002 de revenir à une gestion sous statut public, solution d’autant plus réaliste que
le législateur est venu préciser et assouplir en 2006 (loi n°2006-723 du 22 juin 2006) le dispositif initialement prévu par la loi de 2002, notamment dans le cas d’une reprise d’activités gérées jusque là par une association.
Sur proposition du Maire de Sèvres, l' établissement public de coopération culturelle entre la commune de Sèvres et la commune de Chaville pour la reprise des activités de l’association « Sèvres Espaces Loisirs » et la gestion du SEL.
L’EPCC a été créé sous la forme d’un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC).
L’ensemble des salariés de l’association, à l’exception du directeur, devaient été repris dans les conditions fixées par leurs contrats de travail à durée indéterminée et rester salariés de droit privé.
Seul le directeur avait vocation à devenir agent public et poursuivre son activité dans le cadre d’un contrat de droit public d’une durée déterminée de 3 ans. Par ailleurs, un comptable public sera nommé par le trésorier payeur général.
Les actifs de l’association, une fois sa dissolution prononcée, ont été affectés à l’EPCC.
L’EPCC sera administré par un conseil de 20 membres : le Maire de Sèvres, 10 représentants de la ville de Sèvres, 2 représentants de la ville de Chaville, 5 personnalités qualifiées et 2 représentants élus par le personnel de l’établissement.
Enfin, l’EPPC dont la comptabilité sera tenue conformément à la comptabilité communale, bénéficiera d’un apport initial des deux collectivités de 42 000 € (35 000 € pour Sèvres, 7 000 € pour Chaville) lui servant en quelque sorte de fonds de roulement. La réglementation l’autorise, par ailleurs, à percevoir des subventions d’équipement et d’exploitation de la part des collectivités territoriales fondatrices.
Le projet de statuts a été adopté par délibérations concordantes des deux conseils municipaux, et le
Préfet des Hauts-de-Seine a crée l’EPCC par voie d’arrêté

L'autre intérêt de cette note, c'est l'auto portait et le parcours de Roger Fajnzylberg qui se présente comme « un homme de gauche engagé dans la nouvelle majorité présidentielle qui dit ce qu'il pense et qui pense ce qu'il dit .» Extraits :

J'ai exercé des mandats électifs dans le syndicalisme étudiant entre 1966 et 1972, à la Mnef section de Paris, et à l'Unef, où j'ai été de 1969 à 1972, secrétaire national de l'Unef Renouveau.

Entre mars 1977 et mars 1989, j'ai été élu municipal à Sèvres, comme conseiller municipal, adjoint au Maire et Maire de 1978 à 1983.

Entre mars 86 et septembre 90, j'étais Conseiller Régional d’Ile de France, Vice-Président de la Commission des Affaires Scolaires et de l’Université.

J'ai été membre et responsable au sein du parti communiste français, que j'ai quitté en 1981, en même temps que Henri Fiszbin, avec qui j'avais fondé le groupe Rencontres Communistes, qui se prononçait pour une transformation démocratique du parti dans le cadre d'une vision réformatrice de la société et d'une critique du socialisme soviétique.

J'ai adhéré au Parti socialiste en 1986, dont j'ai été membre du Conseil National.
J'ai choisi de soutenir la candidature de Nicolas Sarkozy à l'occasion des présidentielles de 2007. Je me situe dans le pôle de gauche en formation pour participer à la majorité présidentielle nouvelle.

J'avais crée l'association Sèvres Demain qui visait à rassembler les sévriens de gauche. j'en ai quitté la présidence en mai 2007.

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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 16:10

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#1

Révision générale de la pensée prolétarienne (RGPP)

Qui a dit ?

Là où le balai ne passe pas, la poussière ne s'en va pas d'elle même.

# 2

Lu sur Rumeurs du net, le blog de Musee, cette information scientifique :

L'institut bulgare de recherche contre le cancer, deuxième centre mondial d'étude en cancérologie, vient de rendre publique une étude plutôt surprenante, longtemps gardée confidentielle.
Cette étude, entamée il y a 7 ans portait sur une éventuelle corrélation entre le régime politique d'un pays, et le nombre de cancers du sein qui y étaient recensés.

Lire la suite...

# 3

Répliques

Sur Mediapart, la note de Jean-Louis Fabiani Un samedi ordinaire avec Monsieur Finkielkrault a recuelli 101 commentaires.

Samedi 9 mai. Le programme de France-Culture annonce un débat intéressant entre Serge Audier, auteur de la Pensée anti-68 (la Découverte) et de Jade Lindgaard (Mediapart) sur le thème : Mai 68. Quel héritage et pour qui ? L'émission s'appelle Répliques : elle est animée par Alain Finkielkraut. Les choses commencent bien : les deux invités peuvent exprimer leur point de vue. L'un et l'autre ont des choses à dire. Ils les disent posément. L'animateur a une fâcheuse tendance à tirer la couverture à lui, et à dire "je" à tout bout de champ.

Lire la suite et les commentaires

# 4

A nos anciens combattants, la note d'Yves Michaud sur son blog Traverses a suscité 29 commentaires.

J'éprouve un curieux sentiment à lire tous ces retours à Mai 1968. Pas de nostalgie mais parce que c'est toujours des mêmes qu'il est question, des maoïstes, ceux qui précisément furent absents de 1968 mais en devinrent ensuite les exégètes et les bénéficiaires.

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# 5

Nonfiction.fr, le portail des livres et des idées présente le nouveau think tank Terra Nova

La volonté de la nouvelle Fondation est de constituer un camp progressiste capable d’agir et de formuler des "propositions concrètes au profit des leaders politiques" afin de "contribuer à faire émerger une doctrine progressiste européenne". Présidé par Olivier Ferrand, ancien conseiller de Lionel Jospin et proche de Dominique Strauss-Kahn, Terra Nova regroupe responsables politiques, intellectuels et personnalités de la société civile dans un camp progressiste allant des réformistes du PCF au Modem. Marc-Olivier Padis, rédacteur en chef de la revue Esprit, occupe, par exemple, la place de directeur éditorial. On retrouve aussi Michel Rocard, l’ancien Premier ministre socialiste, à la présidence du conseil d’orientation scientifique

A la suite de cette note une intéressante liste des think tanks français

# 6

Sur Territorial.fr, François Deschamps fait le point sur la situation présente de l'éducation populaire.

L'histoire des mouvements d'éducation populaire est parsemée de crises (crises institutionnelles, identitaires, de générations), notamment de la fin des années 60 aux débuts des années 90. Elles sont à relier à une évolution rapide et fondamentale de leur mode de relation avec l'Etat. Alors que l'éducation populaire tirait ses forces de l'initiative privée que l'Etat se contentait d'encourager, au pire d'ignorer, elle a été rattrapée d'abord par le développement de « l'éducation permanente » (loi de 71), qui était une initiative publique.

Puis par l'animation « socio-culturelle » qui peut être considérée, toujours selon Geneviève Poujol, comme l'institutionnalisation par l'équipement et la professionnalisation du champ de l'éducation populaire.

Lire la suite

 

# 7

Fragment sur l'imposture (1)

Les Français reprochent à Nicolas Sarkozy l'hyperpersonnalisation du pouvoir, mais aussi l'écart entre les promesses et les réalisations. Bien sûr, dans un contexte de crise et d'angoisse, la posture un peu machiste consistant à annoncer qu'on allait régler tous les problèmes a d'abord rassuré. Mais c'est une imposture qui, aujourd'hui conduit à une déception cruelle.

Ségolène Royal. Débat avec Jacques Julliard Faut-il donner le pouvoir aux « gens »? (Marianne n° 576, page 72)

#8

Question de genres (suite)

Mathématiques et différence sexuelle, un rebond de Denis Guedj, Libé du 15 avril 2008.

Je n’ai jamais pensé, dit ou écrit que les femmes avaient moins d’aptitude que les hommes à faire des maths. J’ai dit : certaines caractéristiques des mathématiques sont ressenties comme violentes par une partie importante de la population. J’ai émis l’hypothèse que cette «violence» pourrait expliquer pourquoi les femmes sont moins nombreuses que les hommes dans les filières mathématiques, alors que leur niveau général est au moins égal à celui des hommes. Je dis aussi que ne pas aimer les maths n’est pas une tare ni un signe d’infériorité.

Ne pas confondre différent et supérieur. La différence et la hiérarchie sont deux notions distinctes, les mathématiques, qui ont défini deux notions et créé deux signes distincts, le savent bien. Différent, qui signifie «pas le même» et «>» qui signifie supérieur. Le premier, à l’instar du signe égal, son contraire, existe partout, le second n’existant que dans certains ensembles, les ensembles ordonnés.

Le vrai «deux» est la prise en compte d’une paire (2), dont aucun des membres ne peut être défini par l’autre, comme c’est le cas si l’un d’eux est défini comme «le contraire de l’autre». C’est cela la vraie différence, ne pas dépendre de l’autre pour se définir. Comment faire qu’une différence ne produise pas une hiérarchie ? Comment faire que les différences n’interdisent pas l’universel et comment faire que l’universel ne se construise pas sur la mort des différences ? Les groupes dominants ont toujours utilisé ces différences pour «légitimer» la hiérarchisation de la société à leur profit. L’Histoire n’a cessé de le montrer. Je n’ai jamais pensé, dit ou écrit que les femmes avaient moins d’aptitude que les hommes à faire des maths. J’ai dit : certaines caractéristiques des mathématiques sont ressenties comme violentes par une partie importante de la population. J’ai émis l’hypothèse que cette «violence» pourrait expliquer pourquoi les femmes sont moins nombreuses que les hommes dans les filières mathématiques, alors que leur niveau général est au moins égal à celui des hommes. Je dis aussi que ne pas aimer les maths n’est pas une tare ni un signe d’infériorité.

Ne pas confondre différent et supérieur. La différence et la hiérarchie sont deux notions distinctes, les mathématiques, qui ont défini deux notions et créé deux signes distincts, le savent bien. Différent, qui signifie «pas le même» et «>» qui signifie supérieur. Le premier, à l’instar du signe égal, son contraire, existe partout, le second n’existant que dans certains ensembles, les ensembles ordonnés.

Le vrai «deux» est la prise en compte d’une paire (2), dont aucun des membres ne peut être défini par l’autre, comme c’est le cas si l’un d’eux est défini comme «le contraire de l’autre». C’est cela la vraie différence, ne pas dépendre de l’autre pour se définir. Comment faire qu’une différence ne produise pas une hiérarchie ? Comment faire que les différences n’interdisent pas l’universel et comment faire que l’universel ne se construise pas sur la mort des différences ? Les groupes dominants ont toujours utilisé ces différences pour «légitimer» la hiérarchisation de la société à leur profit. L’Histoire n’a cessé de le montrer.

# 9

L'Ile-de-France s'offre une pleine page de pub dans Marianne avec un jeu de mots digne de l'Almanach Vermot.

Cridf_7_4 

Je ne suis pas le mieux placé pour confirmer que le Conseil régional aime vraiment les différences

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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 06:40

Scf948

Remarques sur les probables nouvelles orientations de ce blog.

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Lire en diagonale, penser de travers, écrire à bâtons rompus.

(Germaine Destrigaux, Des horizons dérisoires, Calmann Levy,1936)

Tous ceux qui voudront traiter séparément de la lutte des classes et de la guerre des sexes ne comprendront jamais rien, ni à l'une, ni à l'autre.

(Kurt Schlumberger, Contribution à une sociologie de la radicalité, trad. française Félix Alcan, 1912).

Croire dure comme faire.

(Bienheureuse Solange de la Sainte Trinité, Lettre à son directeur spirituel Editions du Cerf, 1958)

Jamais je ne voudrais faire partie d'un club qui accepterait de m'avoir pour membre.

(Groucho Marx - Cité par Arthur Sheekman dans The Groucho Letters).

 

 

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La rédaction de ces notes a commencé le 20 septembre 2004.

Elles ont été consacrées, pour l'essentiel, à la mise en oeuvre des deux lois (2002 et 2006) permettant aux collectivités publiques de créer des établissements publics de coopération culturelle (EPCC).

Ces informations ont suscité l'intérêt de quelques personnes; elles restent donc ici archivées de même que quelques considérations sur les politiques culturelles, les débats autour d'icelles et certains aspects de la vie administrative (sans oublier quelques traits d'humeur ou d'humour).

Il n'est pas exclu que ce blog se consacre désormais à de nouveaux centres d'intérêt.

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2 mai 2008 5 02 /05 /mai /2008 09:19

On se souvient peut-être du soulagement collectif, au lendemain de l'élection présidentielle, lorsque s'était confirmé le maintien d'un ministère de la culture, un temps menacé de rattachement à un autre département ministériel par le candidat finalement victorieux.

Sous le titre « Nous sommes sauvés »  j'y avais consacré une note un peu (trop?) véhémente.

Le temps passe.

Est-ce que les temps changent? Là est la question.

François Deschamps sur Territorial.fr signale deux manifestes récents qui visent cette fois non plus à sauver un ministère mais la culture, elle-même. Rien de moins.

Sauvons la culture, tel est le titre du premier.

Manifeste d’intérêt général pour l’art et la culture

mardi 22 avril 2008

La remise en cause brutale de nombreux financements liés au soutien à la création, à la démocratisation de l’accès à la culture, à la politique de la ville, à l’éducation, l’enseignement supérieur et la formation professionnelle artistiques ou encore aux actions internationales, suscite inquiétude, indignation et colère [1] chez tous ceux qui œuvrent au quotidien pour l’art et la culture.

Cinquante ans de politiques culturelles innovantes et audacieuses ont permis la création d’un maillage culturel territorial quasiment unique au monde. Des salles de cinéma, des théâtres, des bibliothèques, des lieux de spectacles et d’expositions, des orchestres, des artistes de toutes formes d’expression artistique (théâtre, danse, musique, cinéma, arts visuels, arts du cirque et de la rue…) qui se déplacent sur tout le territoire, des associations, des festivals et manifestations liés à tous les arts, permettent partout en France, à un vaste public de rencontrer des œuvres, leurs auteurs et interprètes.

Aujourd’hui, cette richesse collective est mise en péril.

Lire la suite...

La liste des organisations signataires de ce premier manifeste renvoie aussi à un Appel des fédérations d’éducation populaire pour les arts et la culture au quotidien

On n'est donc pas loin du Front unitaire. Je note d'ailleurs que cette dénomination de manifeste d'intérêt général  rappelle celui du Forum permanent pour l'éducation artistique (étrangement absent de la liste des initiatives dréssée par les initiateurs de cet appel).

Sous le titre Ne laissons pas mourir l'action culturelle et solidaire sous Sarkozy, le second manifeste est lancé par les Editions de l'attribut.

Il existe en France un secteur d’activité d’une incroyable diversité et d’une effervescence continue, menacé de précarité et de disparition par la politique du président de la République. Créateur de lien social et d’emplois, le tissu associatif culturel contribue à l’épanouissement des individus, encourage leur créativité et leur émancipation en plaçant l’humain au centre de ses préoccupations. Ce secteur de l’action artistique et culturelle déploie, sur tous les territoires où il agit, des visions sensibles et solidaires du monde.

Plusieurs organisations signataires, dont l'UFISC et quelques personnalités.

On notera que dans les deux cas, l'accent est mis sur l'intérêt général et la dimension solidaire de l'action culturelle et non sur la défense de la création (ou de l'artistique), genre « sauvons les bébés phoques». (Les artistes, en France, sont-ils une espèce en danger?).

Ce qui rappelle la prise de position singulière d'Arianne Mnouchkine...

Mais comment éviter le piège du corporatisme, qui semblait planer au début du rassemblement de l’Odéon, où le public n’était pas convié ?
Nous devons nous inscrire dans un mouvement national large. Ce qui nous arrive ne touche-t-il pas aussi d’autres secteurs, comme celui de la justice, de la santé, des universités, de la recherche ?


Comment ?
Il faut réussir à clarifier pour tous le rôle des artistes dans la société. Nous devons réussir à faire dire aux citoyens ce qu’ils estiment être nos droits et nos devoirs. Ce qu’ils attendent de nous. Les écouter. Et en discuter avec eux. Puis établir, rédiger une sorte de charte, un pacte à mettre en œuvre entre le public… non… pas seulement le public, entre les citoyens et nous, artistes ou artisans d’art de toutes sortes et de toutes disciplines.


Est-ce réalisable ?
Je ne sais pas. Je le souhaite ardemment depuis longtemps. J’aimerais pour cela que se réunissent des groupes d’hommes et de femmes de théâtre, des écrivains, des musiciens, des danseurs, des circassiens, des économistes et de nombreux simples citoyens, public ou non public. Ces derniers nous diraient quelle est, selon eux, notre utilité. Ainsi, elle ne serait pas toujours auto-proclamée par nous-mêmes.

Propos recueillis par Fabienne Pascaud, publiés sur le site de Télérama le 29 février. (Voir aussi un exemple de Charte des artistes signalé par l'Oizeau rare).

Je rappelle à cette occasion l'intelligente problématique dessinée par le groupe de réflexion de La Forge (think tank indépendant mais néanmoins de gauche) « Culture et liberté , pour une société du libre-arbitre».

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Lire en diagonale, penser de travers, écrire à bâtons rompus.

(Germaine Destrigaux, Des horizons dérisoires, Calmann Levy,1936)

Tous ceux qui voudront traiter séparément de la lutte des classes et de la guerre des sexes ne comprendront jamais rien, ni à l'une, ni à l'autre.

(Kurt Schlumberger, Contribution à une sociologie de la radicalité, trad. française Félix Alcan, 1912).

Croire dure comme faire.

(Bienheureuse Solange de la Sainte Trinité, Lettre à son directeur spirituel Editions du Cerf, 1958)

Jamais je ne voudrais faire partie d'un club qui accepterait de m'avoir pour membre.

[ Groucho Marx ] - Cité par Arthur Sheekman dans The Groucho Letters

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Remarques sur un possible changement d'orientations de ce blog

La rédaction de ces notes a commencé le 20 septembre 2004.

Elles ont été consacrées, pour l'essentiel, à la mise en oeuvre des deux lois (2002 et 2006) permettant aux collectivités publiques de créer des établissements publics de coopération culturelle (EPCC).

Ces informations ont suscité l'intérêt de quelques personnes; elles restent donc ici archivées de même que quelques considérations sur les politiques culturelles, les débats autour d'icelles et certains aspects de la vie administrative (sans oublier quelques traits d'humeur ou d'humour).

Il n'est pas exclu que ce blog se consacre désormais à de nouveaux centres d'intérêt.

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30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 17:34

La chose artistique (suite)...

Sauver la culture?

Mais à quoi bon puisque nous sommes tous des artistes?

tous des artistes.com, c'est le nom choisi pour le site internet qu'Hewlett-Packard consacre à sa nouvelle campagne promotionnelle.

Avec ce slogan Révélez l'artiste qui est en vous.

En fait un banal concours d'amateurs : "votre photo à la une du magazine Photo; vos vidéos diffusées sur la chaîne W9; vos créations graphiques publiées dans Technikart

En prime une série de spots, plus ou moins rigolos

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Puisque je vais désormais m'intéresser à la question de l'imposture, je parlerai peut-être aussi de l'imposture artistique assez bien illustrée par ce coup de pub dans l'air du temps.

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Remarque sur les nouvelles (fâcheuses?) orientations de ce blog

Ce blog a été ouvert le 20 septembre 2004.

Il a été consacré, pour l'essentiel, à la mise en oeuvre des deux lois (2002 et 2006) permettant aux collectivités publiques de créer des établissements publics de coopération culturelle (EPCC).

Ces informations ont suscité l'intérêt de quelques personnes; elles restent donc ici archivées de même que quelques considérations sur les politiques culturelles, les débats autour d'icelles et certains aspects de la vie administrative (sans oublier quelques traits d'humeur ou d'humour).

Il n'est pas exclu que ce journal se consacre désormais à de nouveaux centres d'intérêt.

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Lire en diagonale, penser de travers, écrire à bâtons rompus.

(Germaine Destrigaux, Des horizons dérisoires, Calmann Levy,1936)

Tous ceux qui voudront traiter séparément de la lutte des classes et de la guerre des sexes ne comprendront jamais rien, ni à l'une, ni à l'autre.

(Kurt Schlumberger, Contribution à une sociologie de la radicalité, trad. française Félix Alcan, 1912).

Croire dure comme faire.

(Bienheureuse Solange de la Sainte Trinité, Lettre à son directeur spirituel Editions du Cerf, 1958)

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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 23:20

Blog_pompougnac_24_04

Ce soir, le Président nous parle.

Ce matin, j'ai entendu, sur RFI, un de ses proches amis politiques annoncer qu'il allait lors de cette grande intervention télévisuelle « faire la pédagogie de ses réformes ».

On ne peut mieux signifier l'impasse d'un an de rupture qu'en ressortant cette vieille lune : quand le politique est mal en point, il essaie de se refaire une santé avec la pédagogie.

Cette confusion du politique et du pédagogique est entretenue non seulement par l'empire du scolaire sur le social mais aussi par la façon dont le personnel politique conçoit son action. Quand il s'admoneste lui-même, il emploie comme synonymes ces deux injonctions : « il faut communiquer », il faut faire de la pédagogie ». Qu'une décision puisse être impopulaire, que l'opinion se révèle rétive aux orientations des gouvernants, que le suffrage des citoyens sanctionne ce qui leur semble être une mauvaise politique et on cherche où est le « déficit de communication ». Les politiques se considèrent comme ces professeurs de mathématiques dont parlait Bachelard, qui ne comprennent pas que l'élève ne comprenne pas. Ils veulent un peuple d'écoliers, de préférence pas trop mauvais élèves. Les armes de la politique s'appauvrissent et semblent se réduire au répertoire étriqué de la pédagogie de la séduction.

La confusion du politique et du pédagogique; Illettrisme, tourner la page? Jean-Claude Pompougnac Hachette, 1996.

Du même excellent auteur, voir aussi sur ce thème Citoyen du monde ou conseiller du prince? in A quoi pensent les philosophes?, Autrement n°102, novembre 1988.

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Le Comité de vigilance face aux usages publics de l'histoire publie un ouvrage collectif.

Cvuph

Guy Môquet, Jaurès, les colonies, et tant d’autres… Nicolas Sarkozy en campagne, puis au début de son mandat, n’a cessé d’utiliser et de brandir des références historiques.

Cet usage immodéré a mobilisé autant de mises en scène grandiloquentes que de discours de filiation destinés à dessiner les contours d’une France mythique du candidat puis du président. Comment voir clair dans tous ces personnages et événements sans cesse mélangés et associés les uns aux autres en dehors de tout contexte ? Comment comprendre le brouillage de références qui empruntent autant aux grandes figures de la gauche qu’à celles de la droite ? Quels sont les enjeux et les effets politiques de telles constructions ?

Une vingtaine d’historiens ont disséqué les usages que fait de l’histoire Nicolas Sarkozy, pour permettre de saisir les mécaniques à l’œuvre dans cette vaste entreprise de reconstruction d’un roman national. Sous la forme d’un dictionnaire, un véritable parcours critique dans l’histoire de France revue et corrigée par une droite qui entend refabriquer de l’« identité nationale »…

Toujours sur le site du Comité de vigilance face aux usages publics de l'histoire, on trouvera une contribution de Vincent Chambarlhac Deux ou trois choses que l'histoire des arts suppose à l'école primaire.

Le projet de nouveaux programmes pour l’Ecole primaire, soumis à consultation (20 février 2008) place sous les feux de la rampe l’introduction d’une démarche nouvelle, l’histoire des arts. Par son pluriel, elle semble se démarquer de l’histoire de l’art, discipline canonique inextricablement liée au système des beaux arts ; pour autant, son institutionnalisation présage peut-être à sa fondation comme discipline d’enseignement. L’Histoire des arts, telle qu’elle semble se définir à partir des textes soumis à consultation, ne surgit pas du néant institutionnel. La démarche procède certes du contexte politique, des promesses de campagne – qui témoignaient par ailleurs d’une sidérante méconnaissance des réalités des dispositifs divers de l’art à l’Ecole -, mais elle s’inscrit aussi dans l’horizon de l’option Histoire des arts, enseignée en lycée comme spécialité de la filière littéraire depuis 1991, reconnue comme enseignement pour une part des CPGE (1). On le pressent, l’Histoire des arts telle que déclinée pour l’enseignement primaire annonce pour une grande part ce qu’il en sera en collège. Pour le lycée, rien ne filtre encore, mais tout donne à penser, par la centralité de l’histoire des arts comme point commun de disciplines affines (l’histoire / géographie, les enseignements artistiques, les langues au collège), un redécoupage global. Les propositions pour l’Ecole primaire relèvent d’un dispositif plus ample, dans lequel l’histoire a largement partie liée (ne serait-ce qu’au titre des 25% du volume horaire annuel en collège laissé à l’histoire des arts dans le cadre de l’enseignement d’histoire / géographie).

Ce sont donc deux ou trois choses que l’Histoire des arts suppose, et qu’implique l’effet de seuil franchi d’une option à sa généralisation. Les réflexions qui suivent sont évidemment transitoires, les hypothèses formulées pouvant rapidement se révéler caduques ou au contraire vérifiées, au rythme galopant des déclarations d’intention, des textes prescripteurs.....

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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 16:26

Blog_pompougnac18_04_2

Il y a deux manières de se perde : par ségrégation murée dans le particulier ou par dilution dans l’ « universel ».
Ma conception de l’universel est celle d’un universel riche de tout le particulier, riche de tous les particuliers, approfondissement et coexistence de tous les particuliers.

(Aimé CESAIRE).

Greg a 22 ans, il est diplômé d'un "IEP de province" étudiant en master II de sociologie politique.
Son blog s'appelle ARRETS SUR LES MOTS et aujourd'hui il a la bonne idée de publier une lettre d'Aimé Césaire à Maurice Thorez.

Une lettre du 24 octobre 1956 qui se termine ainsi :

Je sais bien. On nous offre en échange la solidarité avec le peuple français ; avec le prolétariat français, et à travers le communisme, avec les prolétariats mondiaux. Je ne nie pas ces réalités. Mais je ne veux pas ériger ces solidarités en métaphysique. Il n’y a pas d’alliés de droit divin. Il y a des alliés que nous impose le lieu, le moment et la nature des choses. Et si l’alliance avec le prolétariat français est exclusive, si elle tend à nous faire oublier ou contrarier d’autres alliances nécessaires et naturelles, légitimes et fécondantes, si le communisme saccage nos amitiés les plus vivifiantes, celle qui nous unit à l’Afrique, alors je dis que le communisme nous a rendu un bien mauvais service en nous faisant troquer la Fraternité vivante contre ce qui risque d’apparaître comme la plus froide des abstractions. Je préviens une objection. Provincialisme ? Non pas. Je ne m’enterre pas dans un particularisme étroit. Mais je ne veux pas non plus me perdre dans un universalisme décharné.
Il y a deux manières de se perde : par ségrégation murée dans le particulier ou par dilution dans l’ « universel ».
Ma conception de l’universel est celle d’un universel riche de tout le particulier, riche de tous les particuliers, approfondissement et coexistence de tous les particuliers. Alors ? Alors il nous faudra avoir la patience de reprendre l’ouvrage, la force de refaire ce qui a été défait ; la force d’inventer au lieu de suivre ; la force « d’inventer » notre route et de la débarrasser des formes toutes faites, des formes pétrifiées qui l’obstruent. En bref, nous considérons désormais comme notre devoir de conjuguer nos efforts à ceux de tous les hommes épris de justice et de vérité pour bâtir des organisations susceptibles d’aider de manière probe et efficace les peuples noirs dans leur lutte pour aujourd’hui et pour demain : lutte pour la justice ; lutte pour la culture ; lutte pour la dignité et la liberté ; des organisations capables en un mot de les préparer dans tous les domaines à assumer de manière autonome les lourdes responsabilités que l’histoire en ce moment même fait peser si lourdement sur leurs épaules.
Dans ces conditions, je vous prie de recevoir ma démission de membre du Parti Communiste Français.
Aimé Césaire, Paris, le 24 octobre 1956.

Merci Greg.

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  • : La Cité des sens. Culture et politique.
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  • : Les politiques culturelles aujourd'hui et leur histoire. Culture et politique, ressources, documents, analyses et débats par Jean-Claude Pompougnac .
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  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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