Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
26 juin 2008 4 26 /06 /juin /2008 08:35

Thse_dmv

Il s'appelle Damien Malinas Veux et son blog Transmission de données.
Sous ce titre prennent forme et sens quelques éléments qui l'ont amené à la soutenance de sa thèse :

TRANSMETTRE UNE FOIS ? POUR TOUJOURS ? PORTRAIT DES FESTIVALIERS D'AVIGNON EN PUBLIC

sous la direction de Jean-Louis Fabiani (Directeur d'études à l'EHESS) et Emmanuel Ethis (Professeur des Universités UAPV).

Le contexte :

Depuis 1994, un programme d’enquêtes sur les publics du Festival d’Avignon a été mis en œuvre. Les objectifs de ce programme inscrits dans la durée – les enquêtes ont été reconduites régulièrement entre 1994 et 2005 - étaient de mesurer durant chaque saison du festival les effets socio-morphologiques concrets quant à la constitution et à la transformation des publics qui participent à la manifestation. Sous la direction d’Emmanuel Ethis et Jean-Louis Fabiani, la thèse est inscrite dans la ligne générale de ce programme. Elle a eu pour objectif de mieux comprendre ce que sont les rythmes de venues des uns et des autres, mais également de rendre compte ce qui se joue dans la diversité des participations au festival : la conquête d’une certaine autonomie culturelle et certaines modalités de la transmission d’une relation aux arts de la scène

Ce travail a donné lieu à un ouvrage rédigé à trois mains et fraîchement publié aux Editions l'entretemps, dans la collection Le Champ théâtral : Avignon ou le public participant.

Jamais l’on n’avait consacré quinze ans d’enquête, quinze ans à un seul et même terrain d’observation pratiqué et porté par trois générations de sociologues autour d’une volonté commune de comprendre ce que sont les « publics du Festival d’Avignon ». Nombre d’artistes – metteurs en scène, comédiens ou techniciens – décrivent leur passage par « Avignon » comme une expérience relevant presque d’un rituel professionnel. Nous découvrirons ici qu’il en est de même côté « public »… Faire le Festival d’Avignon relève d’une expérience singulière, idéale et idéalisée dans une carrière de spectateur. Et pour cause, le projet du Festival d’Avignon s’est bâti en affichant une volonté originale dans la manière de « fabriquer » son public. Cette part du contrat pensée en direction du « public » constitue, en effet, un des moteurs de la forme festivalière à l’œuvre. Si l’idéologie qui baignait le développement de la culture d’après-guerre l’espère « populaire », le public, lui, n’a eu de cesse de se réinventer au gré des métamorphoses du Festival. L’objectif de départ d’Avignon, revendiqué comme tel par l’équipe Vilar, fut d’attirer dans l’ancienne cité des Papes des spectateurs écartés jusque-là du théâtre, auxquels il s’agissait de rendre le goût du spectacle vivant et de donner des motifs de curiosité pour l’art dramatique. « Un art collectif comme celui du théâtre ne peut témoigner valablement dans l’unique Paris », déclare Vilar. Il faut à cette fin être en mesure de « réunir, dans les travées de la communion dramatique, le petit boutiquier et le haut magistrat, l’ouvrier et l’agent de change, le facteur des pauvres et le professeur agrégé ». C’est ainsi que s’élabore la légende d’Avignon et de son public. En s’évadant des théâtres clos, le théâtre du Festival s’impose comme un fait exemplaire et symbolique de décentralisation culturelle. Construit dans la longue durée, le public d’Avignon est entré dans le XXIe siècle, doté aujourd’hui d’une expertise sans précédent, qui fait de lui, ce public dont Vilar avait rêvé et avec lequel Archambault et Baudriller travaillent désormais : le public participant.

Autre publication, celle de la thèse elle-même :

Portrait des festivaliers d'Avignon. Transmettre une fois? Pour toujours?

Presses universitaires de Grenoble

Collection Arts Cultures Publics, 2008

Livre_dmv_2

Ce sont majoritairement des femmes, mais ce sont aussi des hommes. On les dit vieillissant, on veut les renouveler: ils sont fidèles et assidus tout au long de leur vie.
Ils sont avocat, étudiant à l’université, au conservatoire d’art dramatique, en cinéma, technicien du spectacle en formation, lycéen, comédien, secrétaire administrative, retraité de l’Éducation Nationale, animatrice, éducateur, enseignante de lettres, professeur des écoles, institutrice à la retraite, universitaire, responsable culturel, retraitée-commerciale, gérant d’une SARL dans l’événementiel, chirurgien-dentiste, gérant de société, réputés parisiens, souvent avignonnais, parfois anglais ou encore vivant au Québec. Durant plusieurs mois de juillet, ils ont été les festivaliers d’Avignon, spectateur, professionnel, touriste que nous avons écouté, vivre, se souvenir, raconter leur première fois au Festival d’Avignon, mais laquelle ?

Car si nos expériences culturelles nous permettent de nous raconter, au-delà de ce terrain très particulier, cet ouvrage montre en quoi une première fois doit correspondre à une expérience esthétique, car c’est seulement à cette condition qu’elles se prolongent, se transmettent
.

On trouve un nombre incroyable de choses passionnantes sur ce blog, des analyses épistémologiques et sociologiques comme, entre beaucoup d'autres bijoux, cette très jolie note intitulée Publiquement blonde

où il est très justement affirmé :

Une «fausse blonde» n’est pas une «non brune»

La formule vise cette curieuse notion de « non-public », née, comme l'auteur le rappelle, dans la mouvance de la décentralisation théâtrale

La bizarrerie conceptuelle de cette notion réside dans le fait de penser le non-public en fonction du public comme si l’on pense la non-tomate ou le non-rôti au regard la tomate ou du rôti. Muriel Robin dans un sketch intitulé « le peintre » s’adresse à son mari artiste peintre qui vient de faire un portrait de sa non-présence « Va dans la cuisine et regarde bien au milieu, il y a un non-rôti ». Le public est une catégorie spécifique qui ne peut définir le non-public. Comme « la fausse blonde est une catégorie spécifique, un style à part. Ce que n’est pas la fausse brune. La fausse brune est d’ailleurs improbable, on ne lui voit pas de raison de l’être. Elle ne crée pas l’événement comme peut faire une fausse blonde, qui a choisi sa couleur dans ce seul objectif. Donc la teinture ne scandalise qu’à sens unique ».

Ou encore une tonique mise au point sur la notion de transmission culturelle

Et aussi, une superbe collection de photos du festival et des festivaliers (cela faisait partie du protocole de l'enquête) dont certaines de l'édition 2003 de triste mémoire.

Festival_2003

Vous pouvez utiliser ces photos en les citant :
« Enquête sur les publics du Festival d’Avignon » Emmanuel Ethis, Jean-Louis Fabiani, Damien Malinas-Veux – photo prise par Christophe De Saint Denis.
Veuillez nous signaler leur utilisation : damien.malinas@univ-avignon.fr Merci.

Et en plus, le festival d'Avignon dans les archives de l'INA

un authentique procès verbal de soutenance de thèse,

une imoposante bibliographie de sociologie de la culture et des publics

et ce très beau fragment de journal (réel ou fictif, peu importe) :

Jeudi 25 juillet 1956 -

Hier, avec maman, je suis allée au festival d’Avignon voir jouer « Dom Juan » qui était fort bien rendu par Jean Vilar. Il y avait de jolies toilettes, des robes habillées, des costumes de villes, des blues jeans, des duffle-coats, cette ambiance me plaît beaucoup.
J’ai revu avec plaisir les rues d’Avignon, les boutiques illuminées, j’ai croisé des camarades, des figures connues, la rue de la « Ré » regorge plus que jamais de jeunes, de gaîté. Hier, encore je me disais : « Au fond, si tu restais tranquillement à Roquemaure avec tes parents » mais en revoyant Avignon et ses rues, la petite vie de village et de popotte ne m’a plus rien dit ».

Journal de Mireille V.

Si vous allez au festival, avant de partir, laissez tomber le Guide du routard et promenez vous dans Transmission de données. Vous festivalerez moins idiot.

bas de page

* * * * * *

Arcadi_77

* * * * * *

YAKINO audience en temps réel real time audience measurement

* * * * * *

  *

 

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Les politiques culturelles en débat
commenter cet article
23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 09:50

Blog_pompougnac_23_06

# 1.

Les directeurs des EPCC “Livre” et “Spectacle vivant” de la région Bretagne prennent leurs fonctions

Les deux centres de ressources pour le livre et la lecture et le spectacle vivant en Bretagne sont aujourd'hui opérationnels. Alors qu'ils s'installeront prochainement sur le site Guy Ropartz, dans le quartier de Maurepas à Rennes, la Région et la DRAC présentent leurs présidents et directeurs respectifs, nouvellement nommés.

Afin de permettre au secteur artistique et culturel de s'adapter aux mutations économiques et sociales actuelles et de disposer d'outils appropriés à ses spécificités, l'État et la Région, en lien étroit avec les acteurs culturels bretons, ont décidé de créer deux Établissements publics de coopération culturelle (EPCC).

Ainsi, les associations COopération des Bibliothèques de Bretagne (COBB) et Centre Régional du Livre (CRL) ont fusionné pour devenir l'EPCC Livre et lecture en Bretagne, et Théâtre's en Bretagne et Musiques et danses en Bretagne ont été réunies au sein de l'EPCC Spectacle vivant en Bretagne

Nouveau fonctionnement et nouvelles missions, les deux EPCC sont aujourd'hui opérationnels ; Sylvie Robert, vice-présidente de la Région, et Jean-Yves Le Corre, directeur régional des Affaires culturelles, invitent la presse à rencontrer, le mardi 24 juin à Rennes, leurs nouveaux présidents et directeurs qui viennent d'être nommés.

Agence Bretagne Presse, le 22 juin 2006

# 2.

Développement culturel. Un projet de fusion en janvier

Jusqu’à présent, il y avait l’ODDC d’un côté, et l’ADDM de l’autre... Deux sigles jumeaux, et obscurs (Office départemental de développement culturel des Côtes-d’Armor et Association pourle développement de la danse et de la musique en Côtes-d’Armor).

Mais deux organismes qui apportent beaucoup à la vie culturelle du département. Le premier, voué au spectacle vivant et aux arts visuels, travaille surtout avec des artistes professionnels ; le second oriente davantage son action vers les amateurs. Les deux multiplient les initiatives pour diffuser la vie culturelle jusque dans les plus petites communes du département, en partenariat avec les collectivités. Par exemple, l’ODDC est à l’origine des festivals éclatés « Petits Riens » et « Paroles d’Hiver ».

Recherche d’une meilleure efficacité

Or, les deux organismes doivent fusionner le 1 e r janvier prochain, en vertu d’une décision de leurs dirigeants, appuyés sur les conclusions d’un audit. Il s’agirait de rechercher une meilleure efficacité et sans doute de faire, au passage, quelques économies. Les assemblées générales n’ont pas encore validé le projet, mais les conseils d’administration l’ont déjà adopté. Sans être hostiles à un rapprochement, salariés et bénévoles de l’ODDC, leurs partenaires et certains artistes qui travaillent avec eux ont manifesté leur inquiétude jeudi soir, lors d’une assemblée générale à Binic. Les conséquences de la fusion sur l’organisation interne et sur le personnel ne sont pas connues.

Projets en cours assurés

Christian Provost, président des deux structures au titre de vice-président du conseil général chargé de la culture, s’est montré rassurant, quoique ferme. « Tous les projets en cours seront menés à bien », a-t-il promis. Ensuite, les choix appartiendront à la nouvelle direction. Pas de raison, a priori, qu’elle veuille casser ce qui existe. Mais les participants ont insisté sur leur désir d’êtres associés aux décisions. En 2007, l’ODDC a travaillé dans 109 communes, et rencontré un public de plus 53.000 personnes. Il a présenté 250 représentations de spectacle vivant, douze expositions, et aussi apporté une aide à la création à de nombreux artistes.

Le Télégramme de Brest, lundi 23 juin 2008

* * * * * *

Arcadi_77

* * * * * *

YAKINO audience en temps réel real time audience measurement

* * * * * *

  *

 

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Actualité
commenter cet article
22 juin 2008 7 22 /06 /juin /2008 10:41

B36g_6xx3_3

Une entrée.

lu sur le site Toulouse 7 news , l'annonce d'un nouveau projet d'EPCC

Accompagné d’un public nombreux, le chef d’orchestre Tugan Sokhiev était présent parmi les spectateurs du Conseil municipal du vendredi 20 juin 2008. Sur la centaine de sujets discutés dans l’ordre du jour, une délibération le concernait au premier chef : la débat sur la transformation du statut de l’Orchestre National du Capitole. Le passage de la gestion en régie directe à celle, plus souple, et pouvant faire intervenir d’autres collectivités, de l’Etablissement Public à Caractère Culturel EPCC. Il s’agit selon les termes même de Pierre Cohen de “la nécessite de penser un certain nombre d’institutions culturelles de manière plus collective”.

Une sortie.

lu sur le site de l'Humanité, en date du 20 juin les motifs pour lesquels le SYNAVI claque la porte des Entretiens de Valois.

Nous partons parce que le Grenelle de la culture que nous demandions, avec l’ensemble des organisations d’employeurs du spectacle vivant en décembre 2007, s’est réduit en entretiens, en un simple espace de dialogue et boîte à propositions. Toute la profession voulait un espace de concertation et d’évaluation permettant d’ouvrir des négociations, non seulement à l’ensemble des acteurs concernés, mais aussi à d’autres ministères très directement impliqués - tels ceux de l’Éducation nationale, de l’Emploi, de la Santé, de la Ville, du Budget et des Finances -, à d’autres secteurs comme l’éducation populaire, les hôpitaux, la recherche.

Un bonus.

lu sur AlternativeForge.net, cette contribution au 34ème congrès.

La culture, c’est quoi pour qui ? Et quel travail opérer sur elle, dans cette société capitaliste aujourd’hui même, en vue de l’émancipation humaine mondiale ?

Francis Bréfort (Isère), section PCF de Grenoble, demeurant à Echirolles. Le 15 juin 2008

Pour moi, la culture recouvre toute l’activité humaine. C’est à la fois la somme des connaissances acquises, le mouvement en cours en tous domaines, activités collectives et individuelles dans le travail et la création, et la rencontre de cultures plurielles à l’infini. L’évolution de la culture est liée à l’organisation de la société. On ne peut séparer culture, politique, information, économie, formation. Or l’humanité est vite entraînée à sa perte par le capitalisme, dont l’oppression s’appuie sur une entreprise forcenée de déculturation et d’isolement des individus, méprisant leur travail et leur vie même.

*

* * * * * *

Arcadi_77

* * * * * *

YAKINO audience en temps réel real time audience measurement

* * * * * *

  *

 

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Actualité
commenter cet article
20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 17:31

Pluie_4

Démocratisation culturelle ?

Trouvé sur l'excellent blog écho-culture, cette référence à une publication récente :

A partir de l’expérience - de l’exemple ? - des musées en matière de gratuité, ce dossier étudie précisément la question de la démocratisation culturelle. Un ensemble d’auteurs, hommes politiques, chercheurs, acteurs du monde culturel, s’expriment sur les politiques culturelles. Le rôle de l’action locale est clairement dessiné.
Une publication qui se situe à la frontière entre périodique et livre.

Accéder à la présentation sur le site de l’éditeur, La Documentation française

Ministère : ça déménage !

Signalé par François Deschamps sur territorial.fr Le grand chambardement de la culture, une intéresante note critique sur le site nonfiction.fr

Et pourtant, en matière de politique culturelle, c’est effectivement d’une vision que la France aurait besoin, d’un cap, incarné par un ministère fort. Si cette refonte des institutions n’est peut-être pas mauvaise (il est encore trop tôt pour le savoir), elle renvoie, selon Emmanuel Wallon, professeur de sociologie politique à l’université Paris-X interrogé par téléphone, l’administration à des problèmes d'organisation interne, au lieu de lui permettre de réfléchir aux actions à mener en direction du public et à son rôle stratégique dans un paysage culturel complexe. Les services du ministère ne savent plus comment travailler, le climat n’est pas assez stable pour pouvoir se concentrer sur des problématiques plus profondes, plus essentielles : mieux gérer le réseau décentralisé, assumer correctement un rôle de tutelle sur les établissements publics (théâtre, opéra, musées)... Pour lui, cette restructuration manque d’esprit de continuité, et ne s’appuie pas assez sur des bilans.

Lire la note

Libé,je 'aime moi non plus.

L'Oizeau rare était au GRAND forum »Vive la culture »organisé par le quotidien Libération. Il en est revenu!

Tirs au but (ou Raymond Domenech aimerait pouvoir en dire autant).

Le nouveau DMDTS annonce que les Entretiens de Valois se poursuivront au delà du 15 juin, le délai fixé était trop court. On jouera donc les prolongations car Georges-François Hirsch préfère prendre son temps, considérant que les entretiens de Valois sont "une fenêtre de tir qui ne se représentera pas dans les 20 ans qui viennent". Ils devraient au moins se poursuivre jusqu’en décembre.

Questions sur la lecture publique

1. Sur le site du Bulletin des Bibliothèques de France :

En organisant une conférence-débat le 15 mai 2008, à la fondation Lagardère à Paris, sur «l’accès aux produits culturels numériques en bibliothèques», les sociétés Bibliomédias (à l’origine de cette initiative) et Charles et Compagnie, qui en étaient les organisateurs, ont su proposer un véritable moment d’échanges et de confrontation des points de vue, et c’est sans réserve qu’on leur décernera le titre trop souvent galvaudé d’ «entreprise citoyenne» pour cette contribution à l’avancée du débat public. La matinée était parrainée par le BBF et l’Association des bibliothécaires de France. En introduisant les débats, Dominique Arot, président de l’ABF, a rappelé les inquiétudes de la communauté professionnelle et la nécessité d’une politique nationale dans le domaine du numérique.

Lire la suite...

2. Un article de fond (s) : référence trouvée sur le blog bibliobsession.net

Lire ou voir Thierry Giappiconi est toujours un choc! Nombreux sont ceux qui ne se souviennent de l’avoir vu, même une fois, même il y a longtemps en formation… Le pourfendeur du “catalogouillage” et le promoteur de l’évaluation (voir son livre sur le sujet) signe l’article liminaire du dossier “Evaluation et prospective” dans le BBF de ce mois-ci. (très bon dossier par ailleurs)

Il s’intitule justement : Les dimensions politiques et stratégiques de l’évaluation en bibliothèque

Un article qui demande de la concentration. Alors imprimez-le ou prennez le BBF, fermez votre ordinateur, fermez la porte du bureau et concentrez-vous.

Mais avant…

Rappelons si besoin qu’il est l’un des principaux introducteurs en France (et au niveau international à l’AFNOR et la norme 11620 “Mesure de la performance dans les bibliothèques“) de l’évaluation publique dans le domaine des Bibliothèques et des Politiques documentaires aux cotés de Bertrand Calenge.

Il est à l’origine (il y a 15 ans, quand l’idée de mutualisation était neuve…quand elle apparaissait comme une belle parole) de la possibilité de récupération de Notices de la Bnf (sans avoir jamais travaillé à la Bnf!)

* * * * *

= = = = = =

Arcadi_77

***

YAKINO audience en temps réel real time audience measurement

= = = = = = =

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Les politiques culturelles en débat
commenter cet article
19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 21:49

* * * * *

# 1.De la culture populaire.

Présentation du dossier central du N° 33 de la revue de l'Observatoire des politiques culturelles.

Comment mettre en débat la notion de culture populaire aujourd'hui ? Les représentations contenues dans l'expression elle-même laissent difficilement augurer de la possibilité d'une lecture consensuelle. L'histoire de la culture populaire se confond avec celles des conflits et des malentendus qu'elle a suscités et brasse des sentiments d'exaltation autant que de mépris.

La notion de culture contient des extensions infinies entre son acception la plus étroite qui la réduit à l'univers des beaux-arts, à son acception la plus large qui la confond avec tout ce qui fait société. Les qualificatifs de peuple et de populaire posent des problèmes non moins difficiles à dénouer. Le peuple apparaît toujours dans l'histoire comme une valeur disputée. Dans sa version la plus républicaine, celle d'un Michelet, il est l'incarnation de la nation, toutes classes confondues. Rapporté au combat politique, il est souvent associé à une seule partie de la cité, de droite ou de gauche… Parfois, il désigne les plus démunis. Tantôt aussi le peuple est assimilé à la foule, au vulgaire, tantôt à la convivialité. Mais on dit rarement des quartiers déshérités que ce sont des quartiers « populaires ». On les défi nit plutôt comme les quartiers en « difficulté ».

P. Bourdieu considérait que la culture populaire était une notion sans fondement. Curieusement c'est sur ce présupposé que les politiques culturelles se sont construites en France, en séparant l'éducation populaire du champ classique de la culture. Cette hiérarchisation des valeurs de la culture perdure-t-elle ? Est-ce qu'au fond culture cultivée et culture populaire s'opposent ontologiquement ? Qu'est-ce qui est populaire en culture qu'est-ce qui ne l'est pas ? Le Pop Art ? La culture de masse ? La contre-culture ? La culture issue des nouveaux territoires de l'art ? L'art doit-il être populaire ? Comment rendre la culture plus populaire à distance de tout populisme ?

C'est à ce questionnement qu'est consacré ce dossier, librement inspiré du colloque « Faire la culture populaire » organisé par la Région Nord-Pas-de-Calais, Valenciennes Métropole, la Ville de Valenciennes et l'Observatoire en novembre 2007.

REMARQUE :

Dans cette même livraison, on trouvera la synthèse d'une étude commandée à l'OPC par un établissement public de coopératon culturelle situé en Ile-de-France.

Les régions ont progressivement développé leurs interventions dans le champ culturel en cherchant le plus souvent à les articuler autour de leurs compétences de base : la formation, l'aménagement du territoire et le développement économique. Avançant à des rythmes différents, elles se dotent progressivement de politiques culturelles régionales, de stratégies territoriales et de programmes de soutien à la création et à la diffusion artistique dans le domaine des arts vivants notamment.

* * * * *

# 2. Emmanuel Négrier, deux fois.

Nonfiction.fr rend compte de l'ouvrage publié par les (excellentes) Editions de l'attribut.

Culture et société : un lien à recomposer

Jean-Pierre Saez (dir.)

Éditeur : L'Attribut

Cet ouvrage est probablement une des meilleures publications parues sur la politique culturelle et sur la place de la culture dans la société depuis plusieurs années. Il rassemble une quinzaine d’articles d’acteurs, de juristes, d’économistes, de sociologues et de philosophes invités dans le cadre d’un cycle de conférences organisé par le Conseil Général de Loire-Atlantique en partenariat avec l’Observatoire des Politiques culturelles tout au long de l’année 2007.

(...)

L’excellent article de Philippe Teillet et d’Emmanuel Négrier analyse la "territorialisation" des politiques culturelles, résultante de l’érosion de l’approche jacobine de l’action publique en France. "Territorialiser, c’est donner un sens politique à l’espace" : il s’agit de construire un projet public en tenant compte des spécificités d’un territoire. La montée en puissance des collectivités territoriales, principaux financeurs de la culture dans notre pays a accru ce phénomène, même si le magistère intellectuel du ministère de la Culture s’exerce encore fortement et standardise les modèles d’intervention publique. Les deux auteurs préconisent un effort d’analyse et de diagnostic territorial afin de tenir compte des richesses et de l’identité du territoire.

Pacte - Politiques publiques, Action politique, Territoires - est une Unité Mixte de Recherche rattachée à l’Institut d’études politiques de Grenoble.

Catherine Morel y présente l'ouvrage suivant :

Les politiques culturelles à l’épreuve de la diversité, sous la direction de Lluís Bonet , Emmanuel Négrier. Paris : La Découverte, 232 p. (Recherches / Territoires du politique)

La diversité culturelle prétend au statut de nouvelle norme des politiques publiques, dans un contexte de globalisation accélérée des économies et des sociétés. Elle semble remettre en question le caractère national des politiques culturelles qui se sont développées au cours du XXe siècle. Le rapport entre globalisation, culture et politiques publiques, alimente un premier débat, pluridisciplinaire, sur la réalité des changements en cours : qu’est-ce que la globalisation, du point de vue des politiques culturelles ? Un cheval de Troie de la standardisation commerciale, ou une nouvelle façon d’aborder les identités au sein d’une société multiculturelle ? Quant à la pratique de la diversité dans les politiques culturelles, elle s’interprète de façon différente selon les contextes nationaux : les cas anglais ou hollandais contrastent avec ceux de l’Italie, de l’Espagne ou de la France.

La manière dont les pays appréhendent la diversité est d’abord fonction de leur propre rapport historique à l’altérité. Elle est aussi fonction de l’évolution des politiques culturelles contemporaines, depuis le rôle qu’elles assignent à l’intervention publique jusqu’à leur degré de centralisation autour de l’État. Prendre au sérieux la diversité culturelle, c’est la soumettre à une critique fondée sur une analyse comparée. Dans cet ouvrage qui réunit les meilleurs spécialistes de la question dans huit pays différents, cette critique se tient à distance des idées reçues, des plus généreuses aux plus rigides, sur les identités culturelles.

Enfin, le blog transculturalismes reproduit la recension par Robet Solé dans Le monde des livres de l'ouvrage de Bonet et Négrier ainsi que de deux autres non moins intéressants, semble-t-il.

La fin des cultures nationales, sous la direction de Lluis Bonet et Emmanuel Négrier
La Découverte, 230 p., 22 €.

Pour un nouveau cosmopolitisme, de Kwame Appiah
Ed. Odile Jacob, 262 p., 25,50 €.

Transculturalismes, sous la direction de Claude Grunitzky
Grasset, 210 p. illustré
es, 21 €.

# 3. L'impitoyable constat du jour :

L’affaiblissement conceptuel et financier du ministère de la culture ces toutes dernières années accroît de manière inédite la marge de définition des politiques culturelles par les collectivités territoriales. Ainsi, la période qui s’ouvre devrait voir se structurer des projets artistiques et culturels de territoires spécifiques, garants d’une réelle diversité culturelle sur notre territoire.

Retrouvez le contexte...

# 4. La « Une » à laquelle vous avez échappé.

Faux_libe_5   

* * * * * *

Arcadi_77

* * * * * *

YAKINO audience en temps réel real time audience measurement

* * * * * *

  *

 

Mon titre
Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Les politiques culturelles en débat
commenter cet article
17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 18:47

Reines

* * * * *

Trop souvent les rapports commandés par les autorités politiques ou administratives restent sans suites concrètes. Fort heureusement, tel n'est pas le cas de celui de Reine Prat, - Pour l'égal accès des femmes et des hommes aux postes de responsabilité, aux lieux de décision, à la maîtrise de la représentation si l'on en croit la relation que propose Mathieu Potte-Bonneville (sur le site MediaPart) de certaines interventions à la fois postiches et féministes lors du forum « Vive le Culture », organisé par le quotidien Libération, le week-end dernier.

Le groupe d'action féministe "la Barbe", dont j'ai déjà parlé ici, a frappé de nouveau, au coeur du forum Libération consacré à la culture. Récit, par les intéressées.

Samedi 14 juin 2008 au Théâtre des Amandiers, les femmes à barbe crèvent le plancher : surgissant à trois reprises derrière les orateurs de ce forum censé « révolutionner la Culture », les féministes du groupe La Barbe ont témoigné leur admiration aux grands hommes de la Scène Culturelle Française, réunis ce jour-là au théâtre des Amandiers.

Le matin elles bondissaient barbues derrière Jacques Ralite et Jérôme Deschamps, au beau milieu d’un débat animé par Jean-Louis Martinelli, le directeur du théatre, intitulé « Savez-vous évaluer le spectacle vivant », pour dénoncer les chiffres clefs du sexisme de ce secteur. Les extraits du rapport dit "Reine Prat"- mandaté par le Ministère de la Culture dans le cadre de la Mission Egalités – sont accablants : LA BARBE félicite les organisateurs de ce "Forum de la culture", soucieux de faire "émerger des pistes d'avenir" - qui ont veillé à ne convier que 12 femmes sur les 88 intervenants.

Lire la suite

* * * * *

CIBLES EMOUVANTES.

J'évoquais hier l'étrange formule du nouvau DMDTS (rapportée sur le site de l'lRMA):

Georges-François Hirsch préfère prendre son temps, considérant que les entretiens de Valois sont "une fenêtre de tir qui ne se représentera pas dans les 20 ans qui viennent".

Qui donc se trouverait dans la ligne de mire de la fenêtre de tir?

Sous le titre Qui veut la peau du spectacle vivant? Rue 89 apportait hier quelques éléments de réponse.

La logique paraît étrange. Dans sa lettre de mission à Christine Albanel, cet été, Nicolas Sarkozy blâmait "l’échec du projet de démocratisation culturelle" de ses prédécesseurs. Or quelques semaines plus tard, à la rentrée, sa ministre annonçait une baisse sans précédent des moyens destinés à ce même projet: moins 14 millions d’euros pour 2008… Quel bilan pour la nouvelle politique culturelle du gouvernement? Autre paradoxe, cette perte touche d’abord les activités qui, non rentables par nature, ne peuvent se passer d’aides: ateliers, rencontres ou manifestations artistiques en zone rurale, dans les quartiers, auprès des jeunes… Ainsi, la dotation des "actions en faveur de l’accès à la culture" a chuté de 68 à 56 millions d’euros. Cette ligne budgétaire ainsi allégée de 20% était pourtant censée couvrir deux programmes qui viennent d’être fusionnés: l’action "en faveur des publics", et le soutien aux "politiques territoriales". "Comme s’il suffisait de mélanger des lignes comptables pour camoufler les baisses", soupire la conseillère "danse" d’une Direction régionale pour l’action culturelle (DRAC). De fait, les DRAC ont perdu cette année plus d’un tiers de leurs pouvoirs d’"action en faveur de l’accès à la culture". Autant dire qu’il a fallu "simplifier" bien des projets.

Lire la suite

= = = = = =

Arcadi_77

***

YAKINO audience en temps réel real time audience measurement

= = = = = = =

  *

 

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Le genre et la culture.
commenter cet article
31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 13:55

* * * * *

Anthropmorphisme

Avis_3 

Cette affiche est placardée dans le hall du bâtiment B. Quand j'ai lu :

Vous avez la possibilité de vous séparer de vos encombrants

j'ai éprouvé une certaine gène

Je ne sais pas vous, mais selon moi, on se sépare d'un collaborateur, d'un conjoint, d'un associé et on se débarasse d'une machine à laver hors service ou d'un sommier défoncé.

II est vrai, néanmoins que certains patrons se débarassent de leurs salariés comme on traite un objet.

Allez savoir ce qu'on fait d'un encombrant quand ce n'est pas une chose?

* * * * *

Cheveux longs, idées courtes.

Shampoing

Vieille sentence mysogine qui s'est ensuite étendue aux garçons de la fin des années 60 qui trouvaient élégant de se les laisser pousser.

Tout cela est dépassé. La cosmétique n'a plus de limites. Un shampoing intelligent pour muscler mon QI, quel aubaine!

* * * * *

Qui a bu boira.

Lait_solidaire

Je connaissais l'apéro convivial, l'expresso qui réveille et le rouge qui tache. Voilà le lait solidaire en attendant le jus de tomate citoyen, le diabolo menthe fraternel et le gaspacho durable.

* * * * *

La question du 26 mai 2008 :

Révision générale de la pensée prolétarienne (RGPP)

Qui a dit ?

Là où le balai ne passe pas, la poussière ne s'en va pas d'elle même.

La réponse

" Le peuple, c'est à nous de l'organiser. C'est à nous de l'organiser pour abattre la réaction en Chine. Tout ce qui est réactionnaire est pareil: tant qu'on ne le frappe pas, impossible de le faire tomber. C'est comme lorsqu'on balaie: là où le balai ne passe pas, la poussière ne s'en va pas d'elle même."

La Situation et notre politique après la victoire dans la Guerre de Résistance contre le Japon (13août 1945), Oeuvres choisies de Mao Tétoung, tome IV

Le lot pour les heureux gagnants

= = = = =

Pub-mao-zedong
Vidéo envoyée par hitsugaya-toshiro

 

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Divergences
commenter cet article
28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 10:18

Blog_pompougnac_28_05_2 referencement google

Roger Fajnzylberg, ancien maire de gauche de Sèvres (92) tient un blog

Il nous y apprend que François Kosciusko-Morizet (le nouveau maire, de droite) lui a fait savoir qu'il souhaitait proposer son nom pour sièger au conseil d'administration d'un nouvel EPCC en qualité de personnalité qualifiée.

En le remerciant sincèrement, je lui ai fait part de mon acceptation.

La note qu'il consacre à cet événement consitue une intéressante leçon de choses sur la mise en place d'un EPCC. En outre, c'est le premier cas de figure, en Ile-de-France, d'un EPCC crée entre deux communes.

Depuis plusieurs années, la municipalité de Sèvres s’est interrogée et a étudié l’évolution du mode de gestion du Sèvres Espace loisirs (SEL), principal équipement culturel de la ville de Sèvres.
Depuis son ouverture, le SEL était géré par une association régie par la loi de 1901, avec laquelle la commune de Sèvres a signé une convention de délégation de gestion le 26 mai 1988.
Dans ses observations définitives sur la gestion de la commune de Sèvres entre 1998 et 2003, la Chambre régionale des comptes, tout en reconnaissant la sincérité et la régularité des comptes de
l’association, et par voie de conséquence le bon emploi des subventions versées par la ville de Sèvres, a attiré l’attention de la municipalité de Sèvres sur le risque de voir qualifier l’association
« d’association transparente » et a recommandé une révision des statuts afin de consacrer une autonomie de ses organes de direction.
Trois hypothèses se présentaient alors : celle de la révision des statuts de l’association afin d’essayer d’éviter toute critique sur le mode de gestion, celle de la création d’une société d’économie mixte (SEM), celle de la création d’un établissement public de coopération culturelle en application de la loi n°2002-6 du 4 janvier 2002 .
C’est la dernière hypothèse qui a été privilégiée par la ville de Sèvres, en raison de l’opportunité créée par la loi de 2002 de revenir à une gestion sous statut public, solution d’autant plus réaliste que
le législateur est venu préciser et assouplir en 2006 (loi n°2006-723 du 22 juin 2006) le dispositif initialement prévu par la loi de 2002, notamment dans le cas d’une reprise d’activités gérées jusque là par une association.
Sur proposition du Maire de Sèvres, l' établissement public de coopération culturelle entre la commune de Sèvres et la commune de Chaville pour la reprise des activités de l’association « Sèvres Espaces Loisirs » et la gestion du SEL.
L’EPCC a été créé sous la forme d’un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC).
L’ensemble des salariés de l’association, à l’exception du directeur, devaient été repris dans les conditions fixées par leurs contrats de travail à durée indéterminée et rester salariés de droit privé.
Seul le directeur avait vocation à devenir agent public et poursuivre son activité dans le cadre d’un contrat de droit public d’une durée déterminée de 3 ans. Par ailleurs, un comptable public sera nommé par le trésorier payeur général.
Les actifs de l’association, une fois sa dissolution prononcée, ont été affectés à l’EPCC.
L’EPCC sera administré par un conseil de 20 membres : le Maire de Sèvres, 10 représentants de la ville de Sèvres, 2 représentants de la ville de Chaville, 5 personnalités qualifiées et 2 représentants élus par le personnel de l’établissement.
Enfin, l’EPPC dont la comptabilité sera tenue conformément à la comptabilité communale, bénéficiera d’un apport initial des deux collectivités de 42 000 € (35 000 € pour Sèvres, 7 000 € pour Chaville) lui servant en quelque sorte de fonds de roulement. La réglementation l’autorise, par ailleurs, à percevoir des subventions d’équipement et d’exploitation de la part des collectivités territoriales fondatrices.
Le projet de statuts a été adopté par délibérations concordantes des deux conseils municipaux, et le
Préfet des Hauts-de-Seine a crée l’EPCC par voie d’arrêté

L'autre intérêt de cette note, c'est l'auto portait et le parcours de Roger Fajnzylberg qui se présente comme « un homme de gauche engagé dans la nouvelle majorité présidentielle qui dit ce qu'il pense et qui pense ce qu'il dit .» Extraits :

J'ai exercé des mandats électifs dans le syndicalisme étudiant entre 1966 et 1972, à la Mnef section de Paris, et à l'Unef, où j'ai été de 1969 à 1972, secrétaire national de l'Unef Renouveau.

Entre mars 1977 et mars 1989, j'ai été élu municipal à Sèvres, comme conseiller municipal, adjoint au Maire et Maire de 1978 à 1983.

Entre mars 86 et septembre 90, j'étais Conseiller Régional d’Ile de France, Vice-Président de la Commission des Affaires Scolaires et de l’Université.

J'ai été membre et responsable au sein du parti communiste français, que j'ai quitté en 1981, en même temps que Henri Fiszbin, avec qui j'avais fondé le groupe Rencontres Communistes, qui se prononçait pour une transformation démocratique du parti dans le cadre d'une vision réformatrice de la société et d'une critique du socialisme soviétique.

J'ai adhéré au Parti socialiste en 1986, dont j'ai été membre du Conseil National.
J'ai choisi de soutenir la candidature de Nicolas Sarkozy à l'occasion des présidentielles de 2007. Je me situe dans le pôle de gauche en formation pour participer à la majorité présidentielle nouvelle.

J'avais crée l'association Sèvres Demain qui visait à rassembler les sévriens de gauche. j'en ai quitté la présidence en mai 2007.

= = = = = =

Arcadi_77

***

YAKINO audience en temps réel real time audience measurement

= = = = = = =

* * * * *

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Les EPCC
commenter cet article
26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 16:10

Blog_pompougnac_26_05 referencement google

* * * * *

#1

Révision générale de la pensée prolétarienne (RGPP)

Qui a dit ?

Là où le balai ne passe pas, la poussière ne s'en va pas d'elle même.

# 2

Lu sur Rumeurs du net, le blog de Musee, cette information scientifique :

L'institut bulgare de recherche contre le cancer, deuxième centre mondial d'étude en cancérologie, vient de rendre publique une étude plutôt surprenante, longtemps gardée confidentielle.
Cette étude, entamée il y a 7 ans portait sur une éventuelle corrélation entre le régime politique d'un pays, et le nombre de cancers du sein qui y étaient recensés.

Lire la suite...

# 3

Répliques

Sur Mediapart, la note de Jean-Louis Fabiani Un samedi ordinaire avec Monsieur Finkielkrault a recuelli 101 commentaires.

Samedi 9 mai. Le programme de France-Culture annonce un débat intéressant entre Serge Audier, auteur de la Pensée anti-68 (la Découverte) et de Jade Lindgaard (Mediapart) sur le thème : Mai 68. Quel héritage et pour qui ? L'émission s'appelle Répliques : elle est animée par Alain Finkielkraut. Les choses commencent bien : les deux invités peuvent exprimer leur point de vue. L'un et l'autre ont des choses à dire. Ils les disent posément. L'animateur a une fâcheuse tendance à tirer la couverture à lui, et à dire "je" à tout bout de champ.

Lire la suite et les commentaires

# 4

A nos anciens combattants, la note d'Yves Michaud sur son blog Traverses a suscité 29 commentaires.

J'éprouve un curieux sentiment à lire tous ces retours à Mai 1968. Pas de nostalgie mais parce que c'est toujours des mêmes qu'il est question, des maoïstes, ceux qui précisément furent absents de 1968 mais en devinrent ensuite les exégètes et les bénéficiaires.

Lire la suite

# 5

Nonfiction.fr, le portail des livres et des idées présente le nouveau think tank Terra Nova

La volonté de la nouvelle Fondation est de constituer un camp progressiste capable d’agir et de formuler des "propositions concrètes au profit des leaders politiques" afin de "contribuer à faire émerger une doctrine progressiste européenne". Présidé par Olivier Ferrand, ancien conseiller de Lionel Jospin et proche de Dominique Strauss-Kahn, Terra Nova regroupe responsables politiques, intellectuels et personnalités de la société civile dans un camp progressiste allant des réformistes du PCF au Modem. Marc-Olivier Padis, rédacteur en chef de la revue Esprit, occupe, par exemple, la place de directeur éditorial. On retrouve aussi Michel Rocard, l’ancien Premier ministre socialiste, à la présidence du conseil d’orientation scientifique

A la suite de cette note une intéressante liste des think tanks français

# 6

Sur Territorial.fr, François Deschamps fait le point sur la situation présente de l'éducation populaire.

L'histoire des mouvements d'éducation populaire est parsemée de crises (crises institutionnelles, identitaires, de générations), notamment de la fin des années 60 aux débuts des années 90. Elles sont à relier à une évolution rapide et fondamentale de leur mode de relation avec l'Etat. Alors que l'éducation populaire tirait ses forces de l'initiative privée que l'Etat se contentait d'encourager, au pire d'ignorer, elle a été rattrapée d'abord par le développement de « l'éducation permanente » (loi de 71), qui était une initiative publique.

Puis par l'animation « socio-culturelle » qui peut être considérée, toujours selon Geneviève Poujol, comme l'institutionnalisation par l'équipement et la professionnalisation du champ de l'éducation populaire.

Lire la suite

 

# 7

Fragment sur l'imposture (1)

Les Français reprochent à Nicolas Sarkozy l'hyperpersonnalisation du pouvoir, mais aussi l'écart entre les promesses et les réalisations. Bien sûr, dans un contexte de crise et d'angoisse, la posture un peu machiste consistant à annoncer qu'on allait régler tous les problèmes a d'abord rassuré. Mais c'est une imposture qui, aujourd'hui conduit à une déception cruelle.

Ségolène Royal. Débat avec Jacques Julliard Faut-il donner le pouvoir aux « gens »? (Marianne n° 576, page 72)

#8

Question de genres (suite)

Mathématiques et différence sexuelle, un rebond de Denis Guedj, Libé du 15 avril 2008.

Je n’ai jamais pensé, dit ou écrit que les femmes avaient moins d’aptitude que les hommes à faire des maths. J’ai dit : certaines caractéristiques des mathématiques sont ressenties comme violentes par une partie importante de la population. J’ai émis l’hypothèse que cette «violence» pourrait expliquer pourquoi les femmes sont moins nombreuses que les hommes dans les filières mathématiques, alors que leur niveau général est au moins égal à celui des hommes. Je dis aussi que ne pas aimer les maths n’est pas une tare ni un signe d’infériorité.

Ne pas confondre différent et supérieur. La différence et la hiérarchie sont deux notions distinctes, les mathématiques, qui ont défini deux notions et créé deux signes distincts, le savent bien. Différent, qui signifie «pas le même» et «>» qui signifie supérieur. Le premier, à l’instar du signe égal, son contraire, existe partout, le second n’existant que dans certains ensembles, les ensembles ordonnés.

Le vrai «deux» est la prise en compte d’une paire (2), dont aucun des membres ne peut être défini par l’autre, comme c’est le cas si l’un d’eux est défini comme «le contraire de l’autre». C’est cela la vraie différence, ne pas dépendre de l’autre pour se définir. Comment faire qu’une différence ne produise pas une hiérarchie ? Comment faire que les différences n’interdisent pas l’universel et comment faire que l’universel ne se construise pas sur la mort des différences ? Les groupes dominants ont toujours utilisé ces différences pour «légitimer» la hiérarchisation de la société à leur profit. L’Histoire n’a cessé de le montrer. Je n’ai jamais pensé, dit ou écrit que les femmes avaient moins d’aptitude que les hommes à faire des maths. J’ai dit : certaines caractéristiques des mathématiques sont ressenties comme violentes par une partie importante de la population. J’ai émis l’hypothèse que cette «violence» pourrait expliquer pourquoi les femmes sont moins nombreuses que les hommes dans les filières mathématiques, alors que leur niveau général est au moins égal à celui des hommes. Je dis aussi que ne pas aimer les maths n’est pas une tare ni un signe d’infériorité.

Ne pas confondre différent et supérieur. La différence et la hiérarchie sont deux notions distinctes, les mathématiques, qui ont défini deux notions et créé deux signes distincts, le savent bien. Différent, qui signifie «pas le même» et «>» qui signifie supérieur. Le premier, à l’instar du signe égal, son contraire, existe partout, le second n’existant que dans certains ensembles, les ensembles ordonnés.

Le vrai «deux» est la prise en compte d’une paire (2), dont aucun des membres ne peut être défini par l’autre, comme c’est le cas si l’un d’eux est défini comme «le contraire de l’autre». C’est cela la vraie différence, ne pas dépendre de l’autre pour se définir. Comment faire qu’une différence ne produise pas une hiérarchie ? Comment faire que les différences n’interdisent pas l’universel et comment faire que l’universel ne se construise pas sur la mort des différences ? Les groupes dominants ont toujours utilisé ces différences pour «légitimer» la hiérarchisation de la société à leur profit. L’Histoire n’a cessé de le montrer.

# 9

L'Ile-de-France s'offre une pleine page de pub dans Marianne avec un jeu de mots digne de l'Almanach Vermot.

Cridf_7_4 

Je ne suis pas le mieux placé pour confirmer que le Conseil régional aime vraiment les différences

* * * * * *

= = = = = =

Arcadi_77

***

YAKINO audience en temps réel real time audience measurement

= = = = = = =

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Divergences
commenter cet article
6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 06:40

Scf948

Remarques sur les probables nouvelles orientations de ce blog.

* * * * *

Lire en diagonale, penser de travers, écrire à bâtons rompus.

(Germaine Destrigaux, Des horizons dérisoires, Calmann Levy,1936)

Tous ceux qui voudront traiter séparément de la lutte des classes et de la guerre des sexes ne comprendront jamais rien, ni à l'une, ni à l'autre.

(Kurt Schlumberger, Contribution à une sociologie de la radicalité, trad. française Félix Alcan, 1912).

Croire dure comme faire.

(Bienheureuse Solange de la Sainte Trinité, Lettre à son directeur spirituel Editions du Cerf, 1958)

Jamais je ne voudrais faire partie d'un club qui accepterait de m'avoir pour membre.

(Groucho Marx - Cité par Arthur Sheekman dans The Groucho Letters).

 

 

* * * * *

La rédaction de ces notes a commencé le 20 septembre 2004.

Elles ont été consacrées, pour l'essentiel, à la mise en oeuvre des deux lois (2002 et 2006) permettant aux collectivités publiques de créer des établissements publics de coopération culturelle (EPCC).

Ces informations ont suscité l'intérêt de quelques personnes; elles restent donc ici archivées de même que quelques considérations sur les politiques culturelles, les débats autour d'icelles et certains aspects de la vie administrative (sans oublier quelques traits d'humeur ou d'humour).

Il n'est pas exclu que ce blog se consacre désormais à de nouveaux centres d'intérêt.

= = = = =

= = = = = =

Arcadi_77

***

YAKINO audience en temps réel real time audience measurement

= = = = = = =

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Divergences
commenter cet article

Présentation

  • : La Cité des sens. Culture et politique.
  • La Cité des sens. Culture et politique.
  • : Les politiques culturelles aujourd'hui et leur histoire. Culture et politique, ressources, documents, analyses et débats par Jean-Claude Pompougnac .
  • Contact

Profil

  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

Recherche

Articles Récents

  • Gauche, fin et suite : les visionnaires de 1992.
    Peut-être avez entendu lundi matin sur France Inter le géographe Jacques Lévy analyser le succès de la démarche d'Emmanuel Macron au lendemain du 1er tour des élections législatives en évoquant le couteau taoïste "C'est Lao-Tseu qui nous a donné la clé",...
  • Portraits de lecteurs (suite)
    Suite de la note précédente... Depuis 1975, date de la création du prix du Livre Inter, Radio France donne à ses auditeurs l’occasion de manifester leur passion pour la lecture et leur intérêt pour l’actualité littéraire. Entre janvier et mars, un appel...
  • Portraits de lecteurs : les jurés du Livre Inter.
    ¤ « J’aime les livres, les couchers de soleil sur la gravure, les livres, les rires de mon bébé, les livres, la Grèce, l’Italie, l’Irlande, les livres, le champagne en apéritif, les livres, la fumée des havanes de mon mari, les livres, les émotions, les...
  • Un historien au cabinet de la nouvelle ministre ?
    Un tout nouveau conseiller technique (au portefeuille bien chargé) serait pressenti pour rejoindre le cabinet de Françoise Nyssen. Il a déjà eu les honneurs (mérités) de ce blog en octobre 2016. Par ailleurs sa nomination ne manquera pas de réjouir les...
  • Politiques de la culture : quand des mots changent de sens.
    La maîtrise du temps, liée à des logiques économiques et libérales, a imprégné le champ artistique et culturel, asservissant le travail culturel et artistique à des temps non-artistiques. Qu’il s’agisse de l’action culturelle passée de la longue durée...
  • Les politiques culturelles en débat : questions de sens.
    Bien rares sont les commentaires publiés sur ce blog consacré aux rapports entre culture et politique ! Et qui plus est, compte tenu de l'ergonomie de cette plate-forme, ils ne sont pas très visibles. Ma note précédent ( Mettre l'artiste au cœur de la...