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15 avril 2007 7 15 /04 /avril /2007 18:01

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Quelle politique culturelle demain? Suite et fin du texte publié dans le magazine La Scène, (numéro 44, mars 2007) sous le titre Le citoyen doit être au coeur de la politique culturelle.(voir mes deux notes précédentes)

2- Clarifier les concepts et la place des acteurs

La perte de sens de l’action publique se mesure à l’aulne des approximations du vocabulaire employé depuis une vingtaine d’années pour échapper à l’idée simple et concrète de la démocratisation culturelle.

La logique de développement culturel, on le sait, a principalement encouragé une nouvelle  géographie des institutions de la culture. Elle a échoué pour ce qui concerne la transmission sociale. Les élites régionales ont été parfaitement servies par une politique d’aménagement culturel du territoire qui leur a permis de disposer à domicile d’une offre propre à conforter leur capital culturel. Cette politique a été poursuivie par tous les gouvernements successifs, de droite et de gauche, depuis la création du ministère.

L'action de Jack Lang a contourné l'obstacle de la démocratisation en opérant deux ouvertures. L’une consista à élargir le champ de la légitimation culturelle à des disciplines et des pratiques plus populaires [musiques actuelles, bande dessinée par exemple], l’autre entreprit de repérer des publics dits spécifiques et de développer à leur profit des actions ciblées. ( ruraux, prisonniers, handicapés, jeunes) Les évènements «grand public» [fête de la musique, journée du patrimoine] ont contribué aussi à estomper l’inégalité sociale face à l’offre culturelle.

La terminologie inaugurée pendant ces années là témoigne d’un certain embarras idéologique. La démocratisation est remisée pour ne pas trop heurter les élites artistiques. On y a substitué un sabir étonnant : «élargir le public de la culture». On n’a jamais trop su quels étaient l’épicentre et le périmètre de cet «élargissement», mais cette phraséologie  a survécu, à l’exception notable de la parenthèse ouverte par Catherine Trautmann en 1997  qui paya cher, on le sait, son retour aux fondamentaux de la démocratisation.

En réalité l’institution culturelle abandonne l’objectif de démocratisation car elle ne veut  pas remettre en cause la place des acteurs.         

Par la confusion entre artistes et diffuseurs, on veut faire croire que ces deux entités auraient les mêmes objectifs, donc les mêmes responsabilités. Or si les politiques culturelles doivent garantir  la liberté de création, elles n’exigent pas des artistes un investissement social qui ne relève que de leur propre volonté. L'éventuel engagement social de l'artiste est second; l’œuvre a une valeur en soi.

Il en va autrement des diffuseurs. Ils ne peuvent se dérober à leurs missions de service public, le plus souvent clairement identifiées dans les contrats ou les conventions qui cadrent l’objet du financement public dont ils bénéficient.

Mais lorsque le ministère de la culture veut produire du sens, il soulève d'étranges oppositions parmi les professions artistiques et culturelles. Tout se passe comme si la majorité des professionnels, entraînée par les plus influents d'entre eux renvoyaient alors aux pouvoirs publics une seule réaction: «faites en sorte de nous donner les moyens de notre existence, ne vous occupez pas des raisons de notre existence». En dernière analyse, cette réaction ressoude les instincts corporatistes.

Dans ce contexte, le ministère a perdu son magistère. Désormais, le ministre qui veut durer est apparemment celui qui ne touchera plus à rien dans le fragile équilibre du jeu triangulaire institué entre les professionnels, les collectivités locales et l'Etat. Dans ce jeu fermé sur ses seuls acteurs institutionnels, un grand absent n’est plus jamais sollicité: le citoyen. 

3- Les priorités d’une politique de gauche

Les politiques culturelles sont aujourd’hui principalement affectées par trois problèmes : une  démocratisation qui n’a jamais été mise en pratique; une décentralisation qui n’a pas été menée à son terme; une réalité économique et sociale qui n’est pas rigoureusement analysée et maîtrisée.

Démocratiser

Dans cet objectif, les pouvoirs publics doivent prendre des décisions qui requièrent une volonté sans faille:

- tous les partis de gouvernement conviennent aujourd’hui du fait que l’éducation artistique doit faire l’objet d’un projet ambitieux.

Mais si l’école de la république n’est pas mobilisée au cœur de ses programmes et de ses cursus, le thème de l’éducation artistique ne restera toujours qu’un ornement du discours politique. C’est pourquoi il ne sera pas aisé d'atteindre cet objectif sans  réunir l’éducation nationale et la culture, pour surmonter les pesanteurs des administrations de l'Etat. Si la solution d'un ministère unique n'est pas retenue, il faudra alors promouvoir une structure administrative inédite qui ait les moyens d'imposer ses directives.    

- toutes les structures subventionnées doivent être soumises à une obligation de résultat  contractualisée et rigoureusement évaluée concernant leur action culturelle, la diversification de leurs publics et leur impact  territorial. Dans ce même objectif de démocratisation les structures subventionnées doivent développer des activités de formation continue des publics. Prenant le relais de l’école, elles doivent, en particulier à l’égard des adultes, assurer la permanence d’une éducation artistique tout au long de la vie.

- les pratiques artistiques en amateur doivent être traitées comme le sont les pratiques sportives, ni plus, ni moins. C’est à dire: fédérer si nécessaire ces pratiques, reconnaître et financer les fédérations déjà existantes, assurer les moyens matériels d’une pratique de qualité, encadrer ces pratiques par une offre effective de formations et de stages de qualité, et mobiliser toutes les structures professionnelles dans cet objectif

Le ministère de la culture doit sortir de sa tour d’ivoire sur ce sujet.  Un plan pluriannuel pour améliorer les conditions d’exercice de ces pratiques artistiques en amateur devrait être engagé. 

Décentraliser

Les critiques  des nouveaux exécutifs territoriaux concernant les transferts de charges de l’Etat sont évidemment justifiées. Mais avec l’assurance que des transferts de moyens puissent être justement effectués par l’Etat, il faut poursuivre et approfondir la décentralisation culturelle. L’objectif étant de  confier la gestion concrète des politiques et des structures culturelles à ceux qui sont chargés de leur mise en oeuvre.

Une décentralisation globale peut concerner rapidement:

- toutes les activités patrimoniales qui ne relèvent pas de l’exercice d’une compétence légale de l’Etat : la restauration, l’entretien et la mise en valeur des sites et des monuments n’appartenant pas à l’Etat.

- toutes  les structures de diffusion et d’action culturelle pour lesquelles les collectivités locales  sont évidemment expertes  pour  définir et mettre en œuvre des activités  dans une approche territoriale des publics.

Si le projet d’inscrire dans une loi les responsabilités des pouvoirs publics à l’égard du spectacle vivant peut voir le jour, cela doit être l’opportunité pour le législateur de délimiter soigneusement le rôle de chaque collectivité publique et de désengager l’Etat de la cogestion des structures de diffusion ou d’action culturelle.

Quant aux politiques de soutien à la création, elles  pourraient être gérées globalement à l’échelle des régions par des établissements publics de coopération culturelle dans lesquels l’Etat serait toujours présent et auxquels il continuerait à apporter un financement direct. Il faut rappeler que les EPPC peuvent parfaitement être expérimentés pour la mise en œuvre d'une politique et pas seulement pour la gestion d'un établissement culturel. Toutes les collectivités intéressés à la politique de soutien à la création pourraient y participer. (départements, agglomérations)

Sans méconnaître les difficultés de mise en oeuvre d'une telle réforme, l’intérêt de ces EPPC serait de rationaliser les pseudos vertus des financements croisés et  fournir un cadre solide à la définition de politiques partenariales publiques. Ces EPCC pourraient employer des cadres culturels en provenance des administrations concernées (Etat, collectivités locales). Les structures de création proprement dites pourraient conserver des statuts relevant du droit privé, si l’on considère que ces statuts leur garantissent une plus grande indépendance à l’égard du politique.

Maîtriser l’économie du spectacle vivant

Une nouvelle approche économique doit être explorée:

- sortir de la démagogie et proposer une réforme «donnant-donnant»: rétablir les droits initiaux des intermittents mais contre une stricte régulation de l’entrée dans le régime. C’est à dire une période probatoire de réelle professionalisation des ayants droit.

- les activités artistiques et culturelles du secteur doivent faire l’objet d’une évaluation économique et sociale à l’échelle du pays : réalité des coûts, chiffrage prospectif d’une pérennisation des emplois dans les structures homogènes du secteur, projection sur dix ans et à périmètre constant des besoins en financements publics pour le secteur du spectacle vivant.

A partir de cette réalité, les pouvoirs publics devront prendre leurs responsabilités financières. La pérennisation des emplois et le moindre recours aux annexes 8 et 10 ont inévitablement un coût qu’il faut évaluer et affronter sans hypocrisie.

- des expérimentations pourraient être mise en œuvre sous la forme d’appels d’offre territorialisés afin de mutualiser les interventions artistiques sur l’ensemble d’un territoire donné (une agglomération, un pays, une communauté de communes). L’idée est de définir ou de recenser les besoins en interventions artistiques aujourd’hui dispersés  (en milieu scolaire, dans les ateliers des structures socio-culturelles, en milieu contraint) et de procéder à un appel d’offre global aux fins de contractualiser sur trois ans les interventions d’une ou plusieurs équipes artistiques.

En conclusion , la politique culturelle aura besoin pour la prochaine législature d’un ministre courageux qui entreprenne des réformes radicales pour  un objectif clairement identifié: démocratiser et décentraliser, c'est à dire remettre au coeur des politiques de l'éducation et de la culture le projet de l'émancipation individuelle et collective.

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Autres contributions au débat pour une nouvelle politique culturelle

Dr Kasimir Bisou

La critique des politiques culturelles à l’aune de la diversité culturelle.

Pascal Le Brun-Cordier

La crise de la politique culturelle française

Dr Kasimir Bisou

POLITIQUE CULTURELLE : DERRIERE LE RIDEAU MAGIQUE DE LA CULTURE UNIVERSELLE SURGIT LE DROIT CULTUREL ET SES CONTRATS.

Jean-Baptiste Barrière

Les gribouilles de la culture

Noël Burch

L’auteurisme en question.

Franck Lepage

Culture et capitalisme

Couac

Economie et nouveaux territoires

Frédéric Martel

La diversité culturelle ou l’hypocrisie du modèle français

Cécil Guitart

Pour une vraie décentralisation culturelle

Culture Critique

Lien social, société de la connaissance : la culture dans la campagne présidentielle

Pierre Bastogne

Les cultureux

Laurent Grandguillaume (secrétaire de la section de Dijon du Parti socialiste et membre de sa commission nationale)

Pour une nouvelle politique culturelle : je signe !

CultureCom

Nous les femmes

Loizorare

L’éducation artistique et culturelle, pourquoi ? comment ?

Frédéric Martel

Pour une nouvelle politique culturelle : 25 propositions

Cinq questions au Dr Kasimir Bisou que ses amis ne lui ont pourtant pas posées avant de signer des pétitions (trouvé sur le site Uzeste Musical)

Téléchargement CinqQuestionsAuDocKasimirBisouFev07.pdf

Pierre Bastogne

Dialogue du ministre (de la culture) et du technocrate

Jacques Bertin

L'éducation populaire, peut-être?

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13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 07:00

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J'évoquais hier un texte publié dans le magazine La Scène, (numéro 44, mars 2007 sous le titre Le citoyen doit être au coeur de la politique culturelle.

Il commençe ainsi :

La culture ne compte pas parmi les priorités de l'élection présidentielle. Faut-il le déplorer? Non, à moins de considérer que notre pays ne connaît pas une crise sociale majeure : logement, emploi, précarité…. Après tout, si le secteur culturel pouvait traverser une période de banalisation et de modestie, cela romprait avec le discours impérieux du «tout culturel».

A la place de la signature, le magazine La Scène précise :

par un groupe de fonctionnaires du ministère de la Culture et de la Communication et des collectivités territoriales… et en note : soumis à l’obligation de réserve, ces fonctionnaires ne peuvent pas signer ce texte sous leur patronyme. La Scène a accepté cette règle du jeu permettant la publication du présent texte.

Comme promis,voici la suite :

1- Pour une politique culturelle de gauche

Les politiques culturelles menées depuis la création du ministère de la culture ont été souvent étrangères aux préoccupations et aux aspirations populaires. On sait aujourd’hui que l’ambition décentralisatrice d’André Malraux fut une mythification démocratique basée sur un volontarisme d’Etat dont la pertinence sociale ne s’est jamais vérifiée.

Cette ambition s’essouffle aujourd’hui dans la gestion de l’héritage d’une multitude hétéroclite de structures artistiques et culturelles et l'organisation des carrières d'une petite fraction des professionnels dans une méprise fondamentale au sujet de la transmission de la culture.

Ces constats n’enlèvent évidemment rien à la pertinence de beaucoup des réalisations structurelles depuis la création du ministère de la culture, rien à la nécessité des politiques publiques de soutien à la création sous toutes ses formes ou rien encore à l’action utile de plusieurs milliers de professionnels du secteur de la culture.

Mais il faut souligner, n'en déplaise, l’échec patent de cette politique: démocratisation zéro.

La gauche ne doit pas oublier une donnée fondamentale de son histoire: l’ambition d’émancipation individuelle et collective par la culture. A maints égards, elle peut aussi retrouver une légitimité populaire au travers de ses propositions de politique culturelle.

Or, tout concourt aujourd’hui à réitérer les mêmes méthodes d’analyse, donc les mêmes erreurs politiques:

- la fascination à l’égard de la figure du créateur au détriment de la démocratisation culturelle

- l’écoute exclusive des acteurs professionnels de la culture qui pèsent dans le sens de l’immobilisme

- la priorité donnée à l’augmentation de la dépense budgétaire avant toute remise en cause des structures existantes.

La rupture avec le déterminisme de cet héritage exige :

- que le soutien à la création artistique ne remplisse pas tout l’espace symbolique de l’action publique. Si ce soutien à la création est fondamental, l'action publique doit surtout gérer l'inévitable tension entre la création et le citoyen, pour éviter son exclusion.

- que la transmission égalitaire devienne la priorité absolue de l’action publique. La diffusion et surtout l’éducation doivent devenir les objectifs centraux de la politique culturelle.

- que la capacité d’écoute et de compréhension des aspirations citoyennes en matière culturelle  se substitue à la proposition surannée de «l’élitaire pour tous».

A SUIVRE

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11 avril 2007 3 11 /04 /avril /2007 21:11

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Plus que 10 jours.

Bien qu’on ne puisse rien exclure dans cette campagne qui n’est pas franchement marquée par la suite dans les idées, il est fort peu probable qu’un des postulants aux plus hautes fonctions de l’Etat fasse des déclarations fracassantes sur ses projets en matière de politique culturelle.

Comme de bons élèves, ils ont tous répondu aux questionnaires des « acteurs du monde de la culture », appliqués et sans surprise.
J’ai tenu ici la chronique d’autres propos et d’autres voix qui portent moins haut et moins loin (voir ma note du 15 mars). 

J'ai fait place aux diagnostics, aux analyses et aux propositions de ceux qui estiment que la machine est encalminée et le dispositif à bout de souffle et qu’il serait temps  de faire preuve de courage  et d’imagination.

J’annonçais alors un texte à venir (le dernier ?).

Il a enfin été publié, dans le magazine La Scène, (numéro 44, mars 2007 sous le titre Le citoyen doit être au coeur de la politique culturelle.

Il paraît en bonne place après un entretien avec le nouveau président du Syndeac et une tribune du directeur de l’Onda.

Le premier affirme :

Le prochain ministre de la Culture devra être audacieux.

Le second :

Le futur ministre ne pourra pas dire qu’il ne savait pas.

Froid dans le dos.

Revenons à ce texte, un excellent texte. Il commence ainsi :

La culture ne compte pas parmi les priorités de l'élection présidentielle. Faut-il le déplorer? Non, à moins de considérer que notre pays ne connaît pas une crise sociale majeure : logement, emploi, précarité…. Après tout, si le secteur culturel pouvait traverser une période de banalisation et de modestie, cela romprait avec le discours impérieux du «tout culturel».

A la place dévolue au nom de l’auteur agrémenté de sa photo, le magazine La Scène précise :

par un groupe de fonctionnaires du ministère de la Culture et de la Communication et des collectivités territoriales… et en note : soumis à l’obligation de réserve, ces fonctionnaires ne peuvent pas signer ce texte sous leur patronyme. La Scène a accepté cette règle du jeu permettant la publication du présent texte.

Attention,  ce texte collectif et anonyme n’a rien à voir avec la démarche des Spartacus. Son premier paragraphe est clairement titré : 

Pour une politique culturelle de gauche

Et affirme tout aussi clairement :

La gauche ne doit pas oublier une donnée fondamentale de son histoire: l’ambition d’émancipation individuelle et collective par la culture. A maints égards, elle peut aussi retrouver une légitimité populaire au travers de ses propositions de politique culturelle.

Or, tout concourt aujourd’hui à réitérer les mêmes méthodes d’analyse, donc les mêmes erreurs politiques:

- la fascination à l’égard de la figure du créateur au détriment de la démocratisation culturelle

- l’écoute exclusive des acteurs professionnels de la culture qui pèsent dans le sens de l’immobilisme

- la priorité donnée à l’augmentation de la dépense budgétaire avant toute remise en cause des structures existantes.

A SUIVRE...

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26 mars 2007 1 26 /03 /mars /2007 21:55

Bitru

Vous cherchez les réponses ? Nous avons les questions.

Tel était le slogan de La Cité des sens,  une émission consacrée à la philosophie diffusée au milieu des années 80 sur une radio libre parisienne et animée par deux profs de philo, Sophie  S. et Jean-Claude P .

Nulle nostalgie dans cette accroche. Simplement cette idée que le profil philosophique de chacun d’entre nous se dessine dans le contraste entre les réponses qu’il n’a pas renoncé à trouver et les questions qu’il préfère ne pas (ne plus) se poser. Et la variété de ces profils explique en partie (en partie seulement, car il y a aussi la lutte des classes et la guerre des sexes) pourquoi la Cité n’est pas un dîner de gala et trop rarement une partie de plaisir. Le sens commun n’est pas interdit mais il est assez souvent giratoire comme un dialogue de sourds qui tourne en rond.

Illustrations.

Première question.

A partir de quand le rédacteur d’un blog sort-il de la légalité et s’expose-t-il à des poursuites ?

Vous, je ne sais pas mais moi je ne m’étais pas posé la question jusqu’à ce matin où j’ai rendu une visite de courtoisie à Aimzon qui tient le blog CultureCom. (voir colonne de gauche)

Si vous voulez continuer à blogger en toute innocence, l’innocence de ceux qui  ignorent la loi, ne cliquez pas ! En revanche si vous aimez la poésie hermétique des considérants juridiques, vous serez  comblés.

Deuxième question.

Pourquoi  Madame Plumeau a-t-elle récemment supplanté Mr Bitru ?

Le piéton de Berlin, le blog de Jean-Louis Fabiani est de tous ceux que je signale, le plus régulièrement alimenté en notes, chroniques et réflexions. Celle qui concerne Madame Plumeau démontre que l’exercice de la sociologie (Jean-Louis Fabiani est sociologue) n’interdit pas une sagacité psychanalytique très développée et une grande clairvoyance sur les situations politiques. Vous auriez tort de ne pas vous interroger sur la disparition de Monsieur Bitru. Les réponses sont loin d’être anodines.

Troisième question

Qu’est-ce qu’un événement ?

Je sais, ça fait un peu sujet de dissertation. Et aussi effet de génération (le numéro de la revue Communications titré L’événement en pleine période structuraliste puis les analyses de l’irruption de mai 68 dans une France qui s’ennuyait).

Je vous parle d’un temps…

Alors, aujourd’hui, un événement ?

Il faut savoir que ma curiosité me conduit à chercher comment les gens qui débarquent sur ce blog on fait pour arriver jusqu’à lui (oui, c’est possible, regardez en bas de la page, ça s’appelle Yakino).

Donc hier, un quidam a abordé ici en tapant dans Google, tenez vous bien : Jean-Marc Adolphe soutient Bayrou. Faites comme moi, vérifiez… ça marche. On trouve l’éditorial du dit soutien publié dans la revue qu’il dirige, mis en ligne. Repris par le site de la coordination des intermittents qui font, il faut le dire, preuve d’une grande ouverture d’esprit. Et mon blog (mais pas Le Monde que je me contentais de citer). Pour The Word Google Company, Jean-Marc Adolphe soutient Bayrou, c’est un événement. Google n’est qu’un robot, je sais bien. Mais quand même.

Vous cherchez d’autres réponses, je finirai bien par trouver les questions.

Pour finir, un exercice d’application.

Qui a dit :

"Dès qu'un groupe, une caste, une couche sociale réussit à occuper une position élitaire stable et à vivre à l'écart de la masse, tout en subissant des pressions d'en bas et parfois aussi d'en haut, le simple fait d'en faire partie a, pour les personnes qui en font partie, dans une mesure plus ou moins totale, le caractère d'une valeur absolument autonome, d'une fin en soi. Le maintien des distances est donc le mobile décisif de leur comportement et le moule où il se forme." 

La réponse est dans un des sites qui figurent dans la colonne de gauche (bougez vous un peu, ça vous permettra de découvrir un blog particulièrement intelligent…)

Arcadi_77

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21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 21:54
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Présidentielle: la culture doit être un "élément majeur" du débat (Villepin)

Dominique de Villepin a souhaité mardi que la culture soit "un élément majeur du débat et du choix proposés aux Français" pendant la campagne présidentielle.

"Depuis plus de 25 ans, la volonté politique, à son plus haut niveau, a placé sans discontinuité la culture au coeur de l'action de l'Etat", a déclaré le Premier ministre en visitant le site de la future Philarmonie de Paris, au Parc de la Villette (XIXè).

"La culture a sans cesse représenté un enjeu essentiel pour la France, en particulier au moment des grands rendez-vous républicains. Aujourd'hui, je souhaite que la culture demeure un élément majeur du débat et du choix proposés aux Français", a-t-il dit.

M. de Villepin a jugé "essentiel pour lui" de montrer "avec éclat à nos concitoyens et au reste du monde que la France est un grand et vivant foyer de création".

Plaidant pour "une politique culturelle profondément active au cours des prochaines années", il a estimé qu'il fallait "maintenir un engagement très fort de l'Etat", "encourager à la fois l'excellence et la diffusion la plus large possible" et "donner une place essentielle à l'éducation artistique".

"Je regrette que nous n'ayons pas eu le temps d'aller plus loin" dans ce dernier domaine et "cela doit être l'un des grands chantiers du prochain quinquennat", a poursuivi le chef du gouvernement.

PARIS, 20 mars 2007 (AFP

Lu sur le blog de Cacambo

Une main facétieuse a corrigé l'affichette "traditionnelle" figurant dans les toilettes des bâtiments annexes de l'hôtel Matignon qui servent notamment de siège à la plupart des réunions interministérielles (en gras, les termes ajoutés par ladite main facétieuse)  :

"Ayez l'amabilité de laisser ces lieux l'Etat aussi propres que vous souhaitiez les trouver en y entrant. courage".

Bien que l'ajout remonte déjà à quelque temps, on va dire que c'est de circonstance...

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19 mars 2007 1 19 /03 /mars /2007 08:19

Collinne_3

Après les « acteurs du monde de la culture », voici le questionnaire du « monde du spectacle vivant » (40 signatures, pour la plupart des directeurs de lieux labellisés par l’Etat, genre scènes nationales, femmes ultraminortitaires).

Lettre ouverte du monde du spectacle vivant aux candidats à l'élection présidentielle.

Pour une République artistique et culturelle

Libération : jeudi 15 mars 2007

Depuis quarante ans, les présidents de la République française ont promu la place et la valeur de l'art et de la culture, pour l'épanouissement des citoyens français et le rayonnement de notre pays dans le monde. La culture est au coeur du projet de société. En tant que candidats à cette haute fonction, vous avez proposé différents programmes qui font une part non visible à ces questions. Vous accordez trop peu de place, dans vos interventions, à l'art et à la culture, comme si vous pensiez qu'ils ne constituent pas un enjeu de notre société et donc de la campagne présidentielle.

Pourtant, nous pouvons observer en France, actuellement, l'émergence de multiples formes d'expression artistique, un formidable élan créateur, l'existence d'un public curieux et nombreux, potentiellement plus nombreux encore. Le rapport Guillot précise d'ailleurs qu'en termes d'emploi, le seul secteur du spectacle vivant, de l'audiovisuel et du cinéma est plus important que le secteur automobile (constructeurs et équipementiers).

La suite... 

Les commentaires des lecteurs sur le site de Libération donnent une idée assez juste de ce que produit ce genre d’appel auprès de ceux qui n'occupent pas les plus hautes places du monde du spectacle vivant.

Reste à attendre qu’une plume railleuse nous propose un pastiche de ces questionnaires catégoriels et auto-centrés.
Sur Bétapolitique, peut-être ?

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15 mars 2007 4 15 /03 /mars /2007 00:34

Thtre_1

Voila des mois qu’on leur reprochait de ne pas en parler (de l’art et de la culture). Ils en ont parlé. Ils en reparleront, promis. La culture va battre la campagne comme Perette et son pot au lait.

Ce blog tient la chronique la plus scrupuleuse possible des voix qui ne parlent pas tout à fait comme il faut (c'est-à-dire comme on parle dans les cercles autorisés à dire que c’est très grave de ne pas parler de la culture dans la campagne présidentielle). Récapitulatif.

Désolé, je commence par un verbatim narcissique.

Le 2 janvier 2007, ici même :

Les mois qui viennent risquent d’être difficiles. Déjà quelques tribunes libres, quelques « Rebonds », un ou deux appels ont stigmatisé l’absence des enjeux artistiques et culturels dans le débat présidentiel.

Et quand ils sont abordés, l’indigence n’est pas loin.

Mais la compétition va s’aiguiser et viendra fatalement le temps des promesses.

Il est toutefois à craindre qu’entre les appels des uns et les engagements des autres, on s’épargne l’effort de l’indispensable diagnostic.

Ca suffit ! Place aux autres.

Dr Kasimir Bisou

La critique des politiques culturelles à l’aune de la diversité culturelle.

Pascal Le Brun-Cordier

La crise de la politique culturelle française

Dr Kasimir Bisou

POLITIQUE CULTURELLE : DERRIERE LE RIDEAU MAGIQUE DE LA CULTURE UNIVERSELLE SURGIT LE DROIT CULTUREL ET SES CONTRATS.

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Pour une nouvelle politique culturelle : 25 propositions

Cinq questions au Dr Kasimir Bisou que ses amis ne lui ont pourtant pas posées avant de signer des pétitions (trouvé sur le site Uzeste Musical)

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Pierre Bastogne

Dialogue du ministre (de la culture) et du technocrate

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à suivre…

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10 mars 2007 6 10 /03 /mars /2007 10:39

Pompougnac_4646

J’ai reçu ce message

Bonjour,

Pour votre information, il semble que les Salines d’Arc et Senans dans le Doubs seront prochainement gérées sous forme d’EPCC (article du 26 novembre dans l’Est Républicain).

Devant la multiplication des EPCC (encouragée par la loi du 22 juin 2006), je me demande quels sont les avantages de cette formule par rapport à la gestion par une association et plus encore par une société d’économie mixte. Or, je ne trouve nulle part d’étude sur les avantages comparatifs de ce mode de gestion. Pouvez vous me renseigner sur ce point ?

Merci.

F.P.

J’ai répondu.

Merci pour votre message et merci pour l'info.

Je ne sais pas répondre à la question sur les "avantages" de l'EPCC sur d'autres modes de gestion car pour moi, le problème ne se pose pas en ces termes.

La loi sur les EPCC est faite pour au moins deux collectivités publiques qui veulent coopérer sur un projet... ce n'est donc pas simplement un mode de gestion de plus.

Il est trop tôt pour qu'une étude fasse le bilan des différents types de structures réunissant des collectivités qui co-financent un projet.

Toutefois, sur le site d'Irma vous trouverez une fiche pratique très bien faite.

http://crd.irma.asso.fr/article.php3?id_article=63

Cordialement

EP2C

Commentaire. Sous réserve d’une « étude » à venir et à vue de nez pragmatique et dans le guidon il y a quatre façons de considérer l’EPCC :

Un mode de gestion à la mode (rationalisation)

Le « bras armé » d’une collectivité chef de file qui laisse à l’autre un simple strapontin

Un projet politique partagé de coopération sur des territoires

Un outil de décentralisation qui permet à l’Etat de ne pas déserter le terrain

Sur cette quatrième approche, un texte décisif doit bientôt être publié mais je ne peux pas en dire plus. Embargo.

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8 mars 2007 4 08 /03 /mars /2007 07:46

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RENDEZ VOUS

Jeudi 15 mars au Théâtre national de la Colline à Paris à 17h

Entrée libre sans inscriptions dans la limite des places disponibles

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Le Forum Permanent pour l’Education Artistique (FPEA) a adressé un questionnaire aux candidats à l’élection présidentielle concernant l’éducation artistique et culturelle des jeunes. L’esprit de cette démarche est de faire connaître, dès que possible, les propositions des candidats et des partis politiques qu’ils représentent aux acteurs directs de cette mission formatrice en direction des jeunes (enseignants/artistes/ responsables culturels et éducatifs).

Le jeudi 15 mars au Théâtre national de la Colline à Paris lors d’un échange public, les candidats pourront faire état de leurs propositions pour l’avenir, répondre aux questions et échanger avec les acteurs de terrain et des personnalités du monde de l’éducation, des arts et de la culture.

Une interpellation citoyenne !
Le Forum Permanent pour l’Education Artistique (FPEA) regroupe plusieurs associations, structures culturelles, syndicats d’enseignants et d’artistes, syndicats d’employeurs, fédérations de parents d’élèves soucieux du maintien et du développement de l'éducation artistique et culturelle dans notre pays.

L’éducation artistique et culturelle : une cause nationale !
L’éducation artistique et culturelle à l’école semble faire aujourd’hui l’objet d’un consensus national et politique. Pourtant, selon les territoires, la situation est extrêmement contrastée. Et jour après jour, un écart grandissant apparaît d’une part entre textes réglementaires, circulaires interministérielles, notes d’orientations et recommandations nationales pour la mise en œuvre de projets et, d’autre part, la réalité de la vie des classes et des établissements. Il est urgent que les candidats se positionnent sur la question essentielle de l’éducation artistique et culturelle.

Contact : fpea@wanadoo.fr/fpea.over-blog.com
Danièle Naudin : 01 45 26 22 22 /Cyril Seassau : 01 43 58 97 93

Le blog du Forum permanent pour l’éducation artistique

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5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 08:01

Jeanclaue_pompougnac_463

1. Demandez le programme

Le texte suivant date d’octobre 2006 ; Jacques Bertin déjà se préoccupait de « la culture dans la campagne »

On va rire de moi. Il m'est venu l'idée d'écrire sur le programme culturel d'un éventuel candidat à la Présidence. On ne se refait pas, quoiqu'on soit souvent refait…

De gauche, le candidat, ou de droite ? Oh, ça n'a pas d'importance. Les politiques menées depuis longtemps se ressemblent tant ! (...)

Il défendra "la Création". A gauche aussi, on vous dira qu'on veut "défendre la Création". Cela signifie : subventionner. Qui ? Pourquoi ? On ne sait pas ; on ne saura pas. Aborder le problème des critères et des valeurs serait suicidaire. Le candidat défendra donc "les professionnels", abusivement confondus avec la culture. Depuis vingt cinq ans, elle a été mise sous tutelle par les intérêts catégoriels. On gère la pléthore, comme chacun sait, mais on a perdu la grille des valeurs.

On nous parlera - gauche et droite - de la "démocratisation de la culture". Ce terme avait jadis un sens : accès pour tous à la culture la plus exigeante, celle qui élève l'âme. Il signifie actuellement : consommation massive à pas cher et/ou présentation au grand nombre des créations d'individualités géniales sorties de groupes influents.

Le candidat pourrait parler de "démocratie culturelle". Affirmer que le peuple est le but, la source, le contenu, le sens même de la culture. Qu'il n'est pas là pour seulement applaudir. Que la culture doit fournir de la raison de vivre individuellement et collectivement, et des valeurs pour un humanisme qui, et ça urge, est indispensable. Je crains que le candidat ne se lance pas dans un discours si populiste.

Bon, mais quel programme ?

Le premier axe pourrait être pour notre téméraire de réagir contre la fausse idée qui a consisté à faire du Ministère la maison des artistes, et de la fabrication d'œuvres l'unique but de toute la manœuvre.

(Lassé de la vie politique, il annoncerait ensuite vouloir remettre les industries à leur place ; tant il est vrai que l'alliance entre la culture et les industries culturelles ne devrait jamais aller de soi. Je veux dire : sans confrontation armée.)

Et le malheureux candidat poursuivrait. A d'autres époques, j'aurais dit : relance de l'éducation populaire. Volonté de lui redonner son sens, celui d'une libération, sa place au centre de la politique culturelle. Mais je ne crois pas qu'il y ait actuellement dans ce pays assez de foi dans l'émancipation par la culture pour remplir un congrès. Qui pense encore qu'il faille un peuple pour faire un pays. Il faut des capitaux et des entrepreneurs (dynamiques), non ?

La réhabilitation de la pratique amateur ? Ah, vous prétendez que la professionnalisation n'est pas la fin de tout acte culturel ? Comme vous y allez ! Le candidat se tait, se terre. Il est mort.

Lire en intégral

2. Du rôle des intellectuels en politique.

Sur le blog de loizorare, à propos de l'éducation artistique :

La chose est entendue ! La campagne pour l’élection présidentielle 2007  marquera l’histoire de l’éducation artistique et culturelle dans notre pays. De la gauche à la droite, voire à l’extrême droite, tous les programmes des candidats en matière de politique culturelle reprennent peu ou prou cette problématique (…)

Que des élus de tous bords conviennent enfin qu’il s’agit-là d’une urgente nécessité, que notre système scolaire est hémiplégique et retardataire par rapport à d’autres pays, que les politiques culturelles ne se développeront plus sans un effort considérable de formation des publics potentiels... tout cela est une satisfaction pour les militants que nous sommes. Ainsi n’aurons-nous pas travaillé, expérimenté, formé, écrit et colloqué pour rien. Les mentalités évoluent. Tant mieux !
Mais dans le même temps, un vertige nous saisit. Que cache cette apparente unanimité ? Quels non-dits, malentendus ou contradictions ? Parle-t-on vraiment de la même chose ? Les politiques sont-ils (elles) vraiment convaincu(e)s ou sont-ils seulement sensibles à l’air du temps, aux revendications du moment ? Perçoivent-ils réellement les enjeux et les complexités qui se dissimulent derrière ces propositions ? N’est-il pas temps d’entrer dans le détail des choses et de nous interroger sur la réalité des politiques affirmées ? J’aime cette réflexion d’Umberto Ecco, expliquant le rôle des intellectuels en politique : « Les intellectuels doivent dire aux politiques ce qu’ils doivent faire. Mais quand les politiques font effectivement ce qu’ils ont dit, c’est souvent la catastrophe. Alors les intellectuels doivent revenir pour préciser que ce n’était pas exactement ce qu’ils avaient proposé... » Nous en sommes-là. Voici venu le temps de quelques précisions.

Lire en intégral

3. Sociologie de la culture : une leçon de choses.

Lu sur le socioblog d’Emmanuel Ethis.

LE POMPISTE, un petit conflit de classes cultivées...

Un théâtre en provence, samedi 3 mars, 20h15. Avant que ne commence Les illusions comiques d'Olivier Py, un homme et une femme attirent mon attention. Ils sont à l'extrême gauche du bar. Je m'approche d'eux et tente d'attraper quelques bribes de leur conversation, mais ne parviens à saisir que ce que dit l'homme, visiblement très agité : "Mais qu'est-ce que ce type peut bien fabriquer ici ? Dans le même théâtre que moi ? Pour écouter quoi ? Voir quoi ? La même pièce que moi !

Lire en intégral

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  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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