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2 décembre 2006 6 02 /12 /décembre /2006 18:53

Arcadi_38

Sur son blog loizorare et sous le titre Culture et politique, je t’aime, moi non plus, Jean-Gabriel Carasso rend compte du colloque organisé par Arte et France Culture vendredi dernier.

Hier, vendredi 1er décembre, Cinémathèque de Paris. Arte et France Culture tenaient colloque sur le thème « La culture est-elle encore un enjeu politique ? » On aurait pu dire : « La culture est-elle encore un enjeu POUR LES politiques ? »  La vraie question était en effet, « Pourquoi les politiques ont-ils déserté la question culturelle ? » ou encore « Pourquoi ce silence assourdissant des politiques sur la question culturelle dans cette première phase de la campagne présidentielle, après le même silence dans les campagnes précédentes ? » Bref, le sentiment d’un désamour manifeste entre les « culturels » et les «politiques »…

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1 décembre 2006 5 01 /12 /décembre /2006 08:05

Arcadi_37

Hier jeudi, je me suis rendu là :

Rencontre-débat
30 novembre 2006, 10h-13h

Le Forum Culture Europe

Dans la perspective de la présidence française de l'Union européenne en 2008, le Relais Culture Europe, Arteca et l'Observatoire des politiques culturelles mettent en place le Forum Culture Europe, espace national de réflexion sur l'Europe et la Culture. Ce Forum vise à identifier, débattre et contribuer au lien entre l'Europe et la culture. Fondé sur une démarche participative, il s'adresse aux acteurs culturels, acteurs politiques et acteurs du monde de la recherche et s'appuie sur l'organisation d'un temps annuel de débat public.

Le Forum 2006

La première de ces rencontres se tiendra le 30 novembre 2006, de 10 heures à 13 heures, au Centre Wallonie Bruxelles (Paris). Elle sera co-présidée par :
Catherine Lalumière, Présidente du Relais Culture Europe,
Catherine Trautmann, Députée européenne,
Laurent Hénart, Député de Meurthe-et-Moselle,

Elle a pour objectif de poser, éclairer et mettre en perspective deux chantiers culturels européens majeurs et leur impact sur les pratiques des acteurs culturels français.

Logo_forum

Ca se passait donc au Centre Wallonie Bruxelles, juste en face du Centre Pompidou devant lequel je suis passé avec un souvenir ému autant qu’hivernal. J’ai travaillé pendant trois ans à la Bibliothèque publique d’information avant de me retrouver rue de Valois. D’ailleurs une des premières personnes que j’ai rencontrées était une responsable de la BPI qui s’est empressée de m’inviter au 30ème anniversaire qui aura lieu en janvier. (Séquence nostalgie).

La salle était bondée avec plein de gens assis dans les escaliers. Ca a duré 3 heures et demie d’affilée, sans pause (bon, c’est vrai, je suis sorti me dégourdir les jambes une fois ou deux). Dois-je l’avouer, en général, dans ce genre de colloque ou de table-ronde, j’ai tendance à m’ennuyer assez vite? En plus, bien qu’européen convaincu, la rhétorique eurocratique me gave léger. Et bien là,  pas du tout.

Bernard Stiegler, philosophe, qui dirige le département du développement culturel de Centre Pompidou (décidément !) a fait une introduction d’une grande clarté et de haute volée ouvrant des perspectives décalées sur la culture dans notre monde contemporain. C'est-à-dire qu’il est revenu sur le passé, le productivisme, la crise de 39, la baisse tendancielle du taux de profit (Marx) et la surproduction qui fait du marketing une urgence « culturelle » : le cinéma hollywoodien comme garant artistique de la balance du commerce extérieur de l’Oncle Sam. En conclusion, on assisterait aujourd’hui, selon lui, à une baisse tendancielle de la libido (déficit de sublimation et retour du pulsionnel). J’ai pensé à la manière dont j’avais dévoré Extension du domaine de la  lutte de Michel Houellebecq, mais c’est une autre histoire…

Tout le monde a été bon de l’universitaire de service au fonctionnaire européen et jusqu’au député lorrain et radical-valoisien Laurent Hénart, dans le style la droite aussi est intelligente.

Et le public comme au théâtre : une écoute attentive qui vient en écho aux orateurs. Et les applaudissements. 

Mention spéciale à Catherine Trautman, en forme olympique, cultivée, théoricienne,  politique et militante…(ne me dite pas que c’est à cause de toutes ces qualités qu’elle a eu autant de succès auprès des professionnels et des artistes quand elle a été ministre de la culture !).

Au passage elle a rendu perceptible la manière passablement interloquée dont nos partenaires nous voient défendre l’exception culturelle alors que nous ne faisons que servir le thème réchauffé de  l’exception française qui se limite, en fait, à gérer le vieux fonds de commerce du rayonnement de la culture française, des créateurs français dans le monde, vieille lune de la diplomatie hexagonale,

Ca s'est passé au Centre Wallonie-Bruxelles à 12 h 21 exactement, Catherine Trautman  a dit : « La culture est l’impensé politique de nos sociétés actuelles ».

Vivement la transcription que je puisse remettre cette formule (qu’elle a répété deux fois… c’est ça une réplique !) dans son contexte. Merci Madame l’eurodéputée d’avoir démenti le découragement qu’on éprouve parfois, quand on exerce nos métiers, devant la « classe politique ».

Tout le monde est sorti élogieux devant la qualité de cette rencontre, avec légère euphorie, cette sorte de sentiment positif qu’on peut encore faire quelque chose. Sentiment qui devient, ces temps-ci, une denrée très rare.

En plus, j’étais invité au déjeuner des intervenants dans un  restaurant, pas trop loin. J’ai salué Madame la Ministre en lui rappelant que j’avais eu le plaisir d’être placé à côté d’elle à la table de Pierre Mauroy à Lille (il y a un bail). Elle s’en souvenait parfaitement m’a-t-elle dit (ce qui me scie, moi qui ai tant de mal, si souvent, à mettre un nom sur un visage, ce qui m’impressionne avec les hommes et les femmes politiques c’est la mémoire qu’il gardent de tant de gens rencontrés ; c’est pour ça qu’on dit les éléphants ?)

J’étais invité mais des resquilleurs s’étaient infiltrés. Avec deux collègues, on a levé le camp et libéré trois places pour se retrouver à la terrasse chauffée d’un restaurant qui a vue sur le Centre Pompidou.

La boucle était bouclée.

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29 octobre 2006 7 29 /10 /octobre /2006 15:20

Le centre régional du livre en Bretagne : EPCC ou pas ?

(voir notre précédente du 25 août 2006)

Ploemeur le 2/10/06: Dépêche de Agence de Presse Bretonne

Jean-Yves Le Drian : Pas de politique du livre sans la Loire-Atlantique

Depuis plusieurs semaines, le projet de confier toute la politique régionale en Bretagne dans le domaine du livre - soutien à la création littéraire, promotion de l'édition, soutien à la librairie et développement de la lecture publique (les bibliothèques), etc. - à une nouvelle structure qui aurait la forme d'un EPCC (établissement public à caractère culturel) suscite une vive émotion chez beaucoup de responsables du monde du livre : écrivains, éditeurs, correcteurs, libraires, bibliothécaires... Beaucoup y voient le risque d'une mainmise administrative (voire bureaucratique), d'esprit dirigiste et jacobin, sur un domaine dont la vitalité repose d'abord sur le dynamisme de nombreux acteur individuels ainsi que sur la richesse de la vie associative à travers la Bretagne.

Ces craintes ont été encore accrues par la rédaction par l'Administration d'un projet de statuts pour le futur EPCC excluant totalement la Loire-Atlantique, alors que pratiquement tout ce qui se fait en Bretagne dans le domaine du livre, se fait depuis de nombreuses années sur l'ensemble des cinq départements bretons.

Samedi dernier, dans la cadre d'une journée d'étude organisée par l'Institut culturel de Bretagne à Plœmeur, près de Lorient, le président du Conseil régional, Jean-Yves Le Drian, a dit très clairement devant près de 300 participants et des représentants de la presse, que ce texte n'avait pas son accord, mais qu'il fallait naturellement obtenir l'accord du Conseil général de Loire-Atlantique avant de le faire figurer dans un document. Il a insisté sur sa détermination profonde d'associer la Loire-Atlantique aux autres départements bretons à chaque fois que cela était possible, en particulier dans les domaines de la culture et du tourisme. Il a affirmé aussi sa volonté qu'aucune manifestation importante en Bretagne, dans le domaine du sport et dans d'autres - et il a cité comme exemple le Tour de Bretagne à la voile - n'ait lieu sans la Loire-Atlantique.

Sur la même affiaire, voir le communiqué du Collectif breton pour la démocratie et les droits de l’homme (11 octobre 2006)

http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=4910&title=HOLD%20UP%20SUR%20LA%20DEMOCRATIE%20ET%20LA%20VIE%20ASSOCIATIVE

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24 octobre 2006 2 24 /10 /octobre /2006 07:19

Marseille_3 Dans la précédente note, je prétendais fournir un liste « à peu près complète » des EPCC existant. On n’est jamais trop prudent, en effet.

En voici un qui nous avait échappé, le Théâtre de Bourg en Bresse.

Unique scène de l'Ain, le théâtre de Bourg-en-Bresse est un pôle culturel d'importance pour le Département. C'est pourquoi, la Ville et le Département ont souhaité lui donner une envergure nouvelle : grâce au statut d'EPCC (Établissement public de coopération culturelle) qu'il a acquis en 2005, le théâtre de Bourg jouit aujourd'hui d'un tout nouveau rayonnement culturel. Cette restructuration vient compléter la réhabilitation qui s'est déroulée de 1997 à 2002. Reconstruit entièrement de l'intérieur, le « nouveau théâtre » a conservé sa façade et sa toiture classées ainsi que ses deux escaliers intérieurs.
Intra-muros, tout a changé. Le théâtre s'est plié à sa nouvelle exigence d'excellence artistique. Confort optimisé, visibilité améliorée, accessibilité renforcée : il joue la modernité !

C’est à Marseille que j’ai rencontré le directeur administratif de ce théâtre à l’occasion d’une formation sur les EPCC organisée par l’Observatoire des politiques culturelles.

A ce stage était invité le sénateur Yvan Renar pour parler de la démarche originale qui a accompagné le vote de la loi de 2002 ouvrant la possibilité aux collectivités publiques qui le souhaitaient de créer un nouveau type de structure, les établissements publics de coopération culturelle. La mise en oeuvre de cette loi a en effet fait l’objet d’un suivi parlementaire puis d’un rapport (rédigé par le même Yvan Renar) et enfin d’un révision (votée, en 2006 comme en  2002, à l’unanimité au Sénat comme à l’Assemblée)  destiné à régler les difficultés d’application.

Toute cette histoire est racontée sur le présent blog.

Mais ce fut un plaisir d’entendre le sénateur exposer sans langue de bois toutes les résistances passées et présentes, tous les malentendus, toutes les embûches qui compromettent la réalisation concrète d’une idée malgré tout assez simple : rendre compatible le principe de libre administration des collectivités territoriales avec leur éventuelle volonté politique de coopération; consolider  la décentralisation en garantissant le rôle de l’Etat.

Tout bien pesé, le service public de la culture est encore une idée neuve.

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16 octobre 2006 1 16 /10 /octobre /2006 23:35

Les EPCC crées à ce jour:

Abbaye de Saint Savin sur Gartempe et vallée des fresques (Vienne)

Arcadi (Ile-de-France)

Arc’Antique (Nantes)

Arteca (Lorraine)

Art 276 (ex-Octobre en Normandie)

Chateau de la Roche-Guyon (Ile-de-France)

Chemins du patrimoine en Finistère

Cité de l’image en mouvement (Annecy)

Commission du film d’Ile-de-France

Cirque-théâtre d’Elbeuf

EPCC de la Nièvre

EPCC du Pont du Gard

Espace des Arts (Châlons-sur-Saône)

Issoudun (l’EPCC gère les structures culturelles de la ville)

La Condition publique (Roubaix)

Maison de la Culture d’Amiens

Maison de la Culture de Grenoble "MC2"

Mémorial national de la France d’Outre-Mer (Marseille)

Musée d’art moderne de Céret (Pyrénées Orientales)

Onyx/La Carière (Scène conventionnée de Saint Herblain)

Opéra de Rouen

Pôle culturel La Mégisserie. EPCC Vienne Glane

Théâtre de Bourg en Bresse

Théâtre Le Quai d’Angers

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Parmi les projets plus ou moins avancés dont j’ai connaissance :

CRL de Bretagne

Office de la langue bretonne

EPCC consacré au spectacle vivant, toujours en Bretagne

Martinique (regroupement de l’Atrium et de la  scène nationale que j’ai déjà évoqué);

Saint Laurent du Maroni, EPCC gérant les projets culturels de la ville

Scène nationale de Bayonne;

APCVL (Région Centre);

Abbaye de Clairvaux;

Site de Tautavel (Languedoc-Roussillon);

La Rose des vents à Villeneuve d'Asq

Abbaye de Fontevraud

Mémorial national de la France d’Outre-Mer (Marseille)

Cité des arts de la rue (Marseille)

Ecole municipale des Beaux-Arts, (Marseille)

Ecole municipale des Beaux-Arts (Perpignan)

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(actualisation au 8 novembre2006).

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9 octobre 2006 1 09 /10 /octobre /2006 21:02

Sur le site du Théâtre 71 (Malakoff, Hauts de Seine), on peut  lire ce billet d'humeur signé de son directeur, Pierre Ascaride.

J’AI SERRÉ LA MAIN
DE CHRISTINE ANGOT



Avignon, un pince-fesses chic sous des platanes séculaires pendant le Festival.
Une amie qui me veut vraiment du bien :
- « Christine, je vous présente Pierre Ascaride »
L’autre me regarde comme si j’étais un étron ; style :
« qui est ce ringard ? mais faut-il tous les connaître ?
Moi, Christine, je dois serrer tout ça ? »

J’attrape à contre-cœur la main qu’elle me tend. Froide, sèche, regard dur et méprisant, un physique de prof de fac dirigeant un DESS de management culturel (c’est comme ça que je les imagine).

Après le gros Bébert me dit :
- « Alors, tu lui as serré la main qu’elle a touché la queue du comédien E*** ? Qu’avec, elle s’est homosexualisée avec Madame Marie-Christine et que avec son père, tu m’as compris ?
- Mais, Bébert, tu es bien con, elle se lave ! Je te serre pas la main quand tu as dormi chez Janine ?
- Eh oui, comme toujours, tu as raison, je suis con ! »

Et je m’en vais en me disant : Pourquoi mon père ne m’a t-il jamais sodomisé ? Avec le petit brin de plume que j’ai, j’aurais pu être sélectionné pour le Goncourt…
En fait, je ne me dis pas ça : même si la douleur doit être infinie, se faire un fonds de commerce littéraire glauque avec l’inceste, ça me débecte.

Ah ! Je l’ai dit… ça va mieux !



Pierre Ascaride
lundi 25 septembre 2006

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21 septembre 2006 4 21 /09 /septembre /2006 06:48

Après Cassandre (n° 63, automne 2005), c’est l’hebdomadaire Politis qui consacre aujourd’hui un supplément à l’éducation populaire.

Pour ma part, je me réjouis que le sujet connaisse une nouvelle actualité, un regain d’intérêt. Non sans craindre quelques malentendus.

L’expression n’est pas une marque déposée et tout le monde peut s’en réclamer (comme Attac). Je reviendrai probablement sur la question. Mais comment faire pour clarifier le concept ?

On procède en général par un recours à l’histoire, aux origines.

D’où l’intérêt de l’initiaive prise par l’association « Les amis de Jean Zay » (damned, je ne suis plus à jour de ma cotisation !) :

L’oeuvre éducative et culturelle du Front Populaire

Conférence-débat le 10 octobre à la Sorbonne

L’Association des Amis de Jean ZAY (ministre de l’Education Nationale de 1936 à 1939 vous invite, pour le soixante-dixième anniversaire du Front Populaire, à une conférence-débat sur L’ŒUVRE EDUCATIVE ET CULTURELLE DU FRONT POPULAIRE.

Avec Pascal ORY, Professeur à l’Université de Paris I : "L’œuvre culturelle", et Antoine PROST, Professeur émérite à l’Université de Paris I : "L’œuvre éducative".

En SORBONNE, Salle Louis LIARD, le mardi 10 OCTOBRE 2006, de 17 h 30 à 20 h.

Jeanclaude_pompougnac

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14 septembre 2006 4 14 /09 /septembre /2006 05:33

Bovary

 

Dénichée, une fois de plus sur le site territorial.fr (voir colonne de gauche), cette information passionnante.

La lecture est-elle une activité réservée aux adolescentes ?

Toutes les enquêtes sur la lecture mettent en évidence une féminisation du lectorat et une différenciation à la fois qualitative et quantitative des pratiques de lecture selon le sexe. À l’inverse de ce qui se passait il y a vingt ans, les femmes devancent les hommes pour toutes les pratiques qui concernent le livre, comme la fréquence d’achat, l’intensité de lecture, l’inscription en bibliothèque ou la place accordée dans les loisirs. Comment peut-on expliquer les écarts constatés entre les pratiques de lecture des filles et des garçons au moment de l’adolescence ? En quoi les raisons de lire des jeunes gens et des jeunes filles divergent-ils, et quels usages différenciés font-ils des écrits mis à leur disposition ? En quoi la lecture contribue-t-elle à la construction d’une identité sexuée ?

 

Le développement de l’édition pour la jeunesse et la féminisation des professions du livre contribuent-ils à perpétuer cet état de fait ? La production éditoriale destinée aux jeunes et l’orientation des pratiques professionnelles des divers médiateurs du livre entérinent-elles cette différenciation sexuée des pratiques de lecture ou visent-elles à la modifier ?

Lire la suite : http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=2481

Du coq à l’âne, cette perle cueillie dans la salle d’attente d’un médecin. Un vieux numéro du Point (juin 2006), la chronique de Bernard-Henri Lévy consacrée au vingtième anniversaire de la mort de Simone de Beauvoir et cette formule :

"ce livre capital, séminal, et véritablement révolutionnaire que fut Le Deuxième sexe » .

Séminal le deuxième sexe ? Fichtre ! (pour ne pas dire plus).
Lisez BHL et prenez en de la graine.

 

 

 

 

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12 septembre 2006 2 12 /09 /septembre /2006 07:13

Atrium_martinique referencement google

C’est au détour d’une annonce de recrutement que l’on découvre ce qui sera, à ma connaissance, le premier EPCC crée hors de la métropole.

Le Conseil général de la Martinique recrute un administrateur délégué (h/f) chargé du regroupement au sein d’un EPCC du centre culturel départemental de l’Atrium et du CMAC, scène nationale de la Martinique. (deux  salles de 1000 et 300 places) et trois studios de répétition.

Le contrat de travil expirera au terme de la mise en place de l’EPCC ou au plus tard le 31 août 2008.

L’annonce ne dit pas qui seront les autres coopérateurs culturels.

*

=======

*

Les notes sont désormais classées en sept catégories:

Actualités (comme son nom l'indique)

Archives (idem)

Débats et réflexions (sur les politiques culturelles et la démocratie)

Hors sujet (tout sauf les EPCC)

Humeurs (tout sauf le devoir de réserve)

Les EPCC (ceux qui existent et les projets de création)

Lois et réglements (suivi de la loi et autres délices juridiques et administratifs)

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11 septembre 2006 1 11 /09 /septembre /2006 07:06

Arcadi0911 referencement google

Dans son édition du 8 septembre, la Lettre du Spectacle pose la grave question :

Un directeur d’EPCC peut-il adhérer au Syndeac ?

L’organe central du monde du spectacle revient, en effet, sur la table ronde organisée par le Sénat à la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon (voir ma note du 17 juillet) et sur l’interpellation du président du Syndeac :

"Francis Péduzzi, le nouveau président du Syndeac , trouverait lui aussi logique de les voir adhérer puisqu’ils seront tenus, en tant qu’employeurs, d’appliquer la convention collective négociée par son syndicat."

J’étais là aussi et j’ai causé

"Jean-Claude Pompougnac, président d’Arcadi, relève là une évolution de la position du Syndeac."

Je ne suis président de rien du tout. Ceci explique-t-il cela ? Mais quand je participe à un débat, je ne ne mâche pas mes mots. En l’occurrence, la Lettre du spectacle pratique ici le grand art de l’euphémisme. Depuis que je tiens ce blog, en effet, je stigmatise la position des lobbies professionnels qui s’opposent à l’application d’une loi de la République (voir notes de l’automne 2004). C’est pourquoi j’ai relevé, de manière ironique, que les mêmes qui réclamaient un moratoire dans la mise en œuvre de la loi sur les EPCC (comme d’autres pour le voile islamique) se soucient aujourd’hui de l’affiliation syndicale  des directeurs d’EPCC (ces « grenades dégoupillés mises entre les mains de soldats inexpérimentés », attention la formule n’est pas du Syndeac… mais de qui au fait ?)

Mais revenons au fond de l’affaire :

Jacques Valade, président de la Commission des affaires culturelles du Sénat, estime qu’il revient au conseil d’administration de l’EPCC de se prononcer sur l’adhésion, lorsque son directeur la propose.

Je me suis permis d’ajouter, à l’adresse du président du Syndeac, que si j’étais un jour le  chef d’une entreprise privée (chose fort peu probable, j’en conviens) je ne me croirais pas obligé d’adhérer au Medef »

Je regrette aujourd’hui cet écart de langage. Et je remercie sincèrement la Lettre du Spectacle de corriger mon image de marque, contribuer à me rendre plus présentable et m’attribuer les bonnes manières d’un président.

*

*

Post-sciptum :

La bonne réponse à  la question  du 7 septembre a été trouvée (voir les commentaires). Chapeau Jean Gabriel !

 

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  • : Les politiques culturelles aujourd'hui et leur histoire. Culture et politique, ressources, documents, analyses et débats par Jean-Claude Pompougnac .
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  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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