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16 octobre 2006 1 16 /10 /octobre /2006 23:35

Les EPCC crées à ce jour:

Abbaye de Saint Savin sur Gartempe et vallée des fresques (Vienne)

Arcadi (Ile-de-France)

Arc’Antique (Nantes)

Arteca (Lorraine)

Art 276 (ex-Octobre en Normandie)

Chateau de la Roche-Guyon (Ile-de-France)

Chemins du patrimoine en Finistère

Cité de l’image en mouvement (Annecy)

Commission du film d’Ile-de-France

Cirque-théâtre d’Elbeuf

EPCC de la Nièvre

EPCC du Pont du Gard

Espace des Arts (Châlons-sur-Saône)

Issoudun (l’EPCC gère les structures culturelles de la ville)

La Condition publique (Roubaix)

Maison de la Culture d’Amiens

Maison de la Culture de Grenoble "MC2"

Mémorial national de la France d’Outre-Mer (Marseille)

Musée d’art moderne de Céret (Pyrénées Orientales)

Onyx/La Carière (Scène conventionnée de Saint Herblain)

Opéra de Rouen

Pôle culturel La Mégisserie. EPCC Vienne Glane

Théâtre de Bourg en Bresse

Théâtre Le Quai d’Angers

***

*

***

Parmi les projets plus ou moins avancés dont j’ai connaissance :

CRL de Bretagne

Office de la langue bretonne

EPCC consacré au spectacle vivant, toujours en Bretagne

Martinique (regroupement de l’Atrium et de la  scène nationale que j’ai déjà évoqué);

Saint Laurent du Maroni, EPCC gérant les projets culturels de la ville

Scène nationale de Bayonne;

APCVL (Région Centre);

Abbaye de Clairvaux;

Site de Tautavel (Languedoc-Roussillon);

La Rose des vents à Villeneuve d'Asq

Abbaye de Fontevraud

Mémorial national de la France d’Outre-Mer (Marseille)

Cité des arts de la rue (Marseille)

Ecole municipale des Beaux-Arts, (Marseille)

Ecole municipale des Beaux-Arts (Perpignan)

***

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***

(actualisation au 8 novembre2006).

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Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Les EPCC
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9 octobre 2006 1 09 /10 /octobre /2006 21:02

Sur le site du Théâtre 71 (Malakoff, Hauts de Seine), on peut  lire ce billet d'humeur signé de son directeur, Pierre Ascaride.

J’AI SERRÉ LA MAIN
DE CHRISTINE ANGOT



Avignon, un pince-fesses chic sous des platanes séculaires pendant le Festival.
Une amie qui me veut vraiment du bien :
- « Christine, je vous présente Pierre Ascaride »
L’autre me regarde comme si j’étais un étron ; style :
« qui est ce ringard ? mais faut-il tous les connaître ?
Moi, Christine, je dois serrer tout ça ? »

J’attrape à contre-cœur la main qu’elle me tend. Froide, sèche, regard dur et méprisant, un physique de prof de fac dirigeant un DESS de management culturel (c’est comme ça que je les imagine).

Après le gros Bébert me dit :
- « Alors, tu lui as serré la main qu’elle a touché la queue du comédien E*** ? Qu’avec, elle s’est homosexualisée avec Madame Marie-Christine et que avec son père, tu m’as compris ?
- Mais, Bébert, tu es bien con, elle se lave ! Je te serre pas la main quand tu as dormi chez Janine ?
- Eh oui, comme toujours, tu as raison, je suis con ! »

Et je m’en vais en me disant : Pourquoi mon père ne m’a t-il jamais sodomisé ? Avec le petit brin de plume que j’ai, j’aurais pu être sélectionné pour le Goncourt…
En fait, je ne me dis pas ça : même si la douleur doit être infinie, se faire un fonds de commerce littéraire glauque avec l’inceste, ça me débecte.

Ah ! Je l’ai dit… ça va mieux !



Pierre Ascaride
lundi 25 septembre 2006

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Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans La chose artistique
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21 septembre 2006 4 21 /09 /septembre /2006 06:48

Après Cassandre (n° 63, automne 2005), c’est l’hebdomadaire Politis qui consacre aujourd’hui un supplément à l’éducation populaire.

Pour ma part, je me réjouis que le sujet connaisse une nouvelle actualité, un regain d’intérêt. Non sans craindre quelques malentendus.

L’expression n’est pas une marque déposée et tout le monde peut s’en réclamer (comme Attac). Je reviendrai probablement sur la question. Mais comment faire pour clarifier le concept ?

On procède en général par un recours à l’histoire, aux origines.

D’où l’intérêt de l’initiaive prise par l’association « Les amis de Jean Zay » (damned, je ne suis plus à jour de ma cotisation !) :

L’oeuvre éducative et culturelle du Front Populaire

Conférence-débat le 10 octobre à la Sorbonne

L’Association des Amis de Jean ZAY (ministre de l’Education Nationale de 1936 à 1939 vous invite, pour le soixante-dixième anniversaire du Front Populaire, à une conférence-débat sur L’ŒUVRE EDUCATIVE ET CULTURELLE DU FRONT POPULAIRE.

Avec Pascal ORY, Professeur à l’Université de Paris I : "L’œuvre culturelle", et Antoine PROST, Professeur émérite à l’Université de Paris I : "L’œuvre éducative".

En SORBONNE, Salle Louis LIARD, le mardi 10 OCTOBRE 2006, de 17 h 30 à 20 h.

Jeanclaude_pompougnac

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14 septembre 2006 4 14 /09 /septembre /2006 05:33

Bovary

 

Dénichée, une fois de plus sur le site territorial.fr (voir colonne de gauche), cette information passionnante.

La lecture est-elle une activité réservée aux adolescentes ?

Toutes les enquêtes sur la lecture mettent en évidence une féminisation du lectorat et une différenciation à la fois qualitative et quantitative des pratiques de lecture selon le sexe. À l’inverse de ce qui se passait il y a vingt ans, les femmes devancent les hommes pour toutes les pratiques qui concernent le livre, comme la fréquence d’achat, l’intensité de lecture, l’inscription en bibliothèque ou la place accordée dans les loisirs. Comment peut-on expliquer les écarts constatés entre les pratiques de lecture des filles et des garçons au moment de l’adolescence ? En quoi les raisons de lire des jeunes gens et des jeunes filles divergent-ils, et quels usages différenciés font-ils des écrits mis à leur disposition ? En quoi la lecture contribue-t-elle à la construction d’une identité sexuée ?

 

Le développement de l’édition pour la jeunesse et la féminisation des professions du livre contribuent-ils à perpétuer cet état de fait ? La production éditoriale destinée aux jeunes et l’orientation des pratiques professionnelles des divers médiateurs du livre entérinent-elles cette différenciation sexuée des pratiques de lecture ou visent-elles à la modifier ?

Lire la suite : http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=2481

Du coq à l’âne, cette perle cueillie dans la salle d’attente d’un médecin. Un vieux numéro du Point (juin 2006), la chronique de Bernard-Henri Lévy consacrée au vingtième anniversaire de la mort de Simone de Beauvoir et cette formule :

"ce livre capital, séminal, et véritablement révolutionnaire que fut Le Deuxième sexe » .

Séminal le deuxième sexe ? Fichtre ! (pour ne pas dire plus).
Lisez BHL et prenez en de la graine.

 

 

 

 

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12 septembre 2006 2 12 /09 /septembre /2006 07:13

Atrium_martinique referencement google

C’est au détour d’une annonce de recrutement que l’on découvre ce qui sera, à ma connaissance, le premier EPCC crée hors de la métropole.

Le Conseil général de la Martinique recrute un administrateur délégué (h/f) chargé du regroupement au sein d’un EPCC du centre culturel départemental de l’Atrium et du CMAC, scène nationale de la Martinique. (deux  salles de 1000 et 300 places) et trois studios de répétition.

Le contrat de travil expirera au terme de la mise en place de l’EPCC ou au plus tard le 31 août 2008.

L’annonce ne dit pas qui seront les autres coopérateurs culturels.

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Les notes sont désormais classées en sept catégories:

Actualités (comme son nom l'indique)

Archives (idem)

Débats et réflexions (sur les politiques culturelles et la démocratie)

Hors sujet (tout sauf les EPCC)

Humeurs (tout sauf le devoir de réserve)

Les EPCC (ceux qui existent et les projets de création)

Lois et réglements (suivi de la loi et autres délices juridiques et administratifs)

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11 septembre 2006 1 11 /09 /septembre /2006 07:06

Arcadi0911 referencement google

Dans son édition du 8 septembre, la Lettre du Spectacle pose la grave question :

Un directeur d’EPCC peut-il adhérer au Syndeac ?

L’organe central du monde du spectacle revient, en effet, sur la table ronde organisée par le Sénat à la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon (voir ma note du 17 juillet) et sur l’interpellation du président du Syndeac :

"Francis Péduzzi, le nouveau président du Syndeac , trouverait lui aussi logique de les voir adhérer puisqu’ils seront tenus, en tant qu’employeurs, d’appliquer la convention collective négociée par son syndicat."

J’étais là aussi et j’ai causé

"Jean-Claude Pompougnac, président d’Arcadi, relève là une évolution de la position du Syndeac."

Je ne suis président de rien du tout. Ceci explique-t-il cela ? Mais quand je participe à un débat, je ne ne mâche pas mes mots. En l’occurrence, la Lettre du spectacle pratique ici le grand art de l’euphémisme. Depuis que je tiens ce blog, en effet, je stigmatise la position des lobbies professionnels qui s’opposent à l’application d’une loi de la République (voir notes de l’automne 2004). C’est pourquoi j’ai relevé, de manière ironique, que les mêmes qui réclamaient un moratoire dans la mise en œuvre de la loi sur les EPCC (comme d’autres pour le voile islamique) se soucient aujourd’hui de l’affiliation syndicale  des directeurs d’EPCC (ces « grenades dégoupillés mises entre les mains de soldats inexpérimentés », attention la formule n’est pas du Syndeac… mais de qui au fait ?)

Mais revenons au fond de l’affaire :

Jacques Valade, président de la Commission des affaires culturelles du Sénat, estime qu’il revient au conseil d’administration de l’EPCC de se prononcer sur l’adhésion, lorsque son directeur la propose.

Je me suis permis d’ajouter, à l’adresse du président du Syndeac, que si j’étais un jour le  chef d’une entreprise privée (chose fort peu probable, j’en conviens) je ne me croirais pas obligé d’adhérer au Medef »

Je regrette aujourd’hui cet écart de langage. Et je remercie sincèrement la Lettre du Spectacle de corriger mon image de marque, contribuer à me rendre plus présentable et m’attribuer les bonnes manières d’un président.

*

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Post-sciptum :

La bonne réponse à  la question  du 7 septembre a été trouvée (voir les commentaires). Chapeau Jean Gabriel !

 

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4 septembre 2006 1 04 /09 /septembre /2006 21:11

Vive le hasard objectif!

Au moment même ou le sociologue Bernard Lahire publie une étude sur la condition des écrivains (si précaires pour la majorité d’entre eux qu’ils seraient fondés à envier les intermittents du spectacle - voir colonne de gauche la rubrique Lectures), la loi du 1er août 2006 relative au droit d'auteur et aux droits voisins dans la société de l'information reconnaît aux agents publics (Etat, collectivités territoriales et établissements publics à caractère administratif) la qualité d'auteur

Sous le titre « Les nouveaux droits des fonctionnaires créateurs », le portail localtis.fr nous apprend que :

La loi Dadvsi reconnaît aux agents publics (Etat, collectivités territoriales et établissements publics à caractère administratif) la qualité d'auteur. Un régime spécifique est toutefois mis en oeuvre pour permettre à l'administration qui les emploie de continuer à assurer sa mission de service public sans être entravée.

De plus en plus de fonctionnaires contribuent à la création d'oeuvres mises à disposition du public, en ligne sur des sites conçus sous la direction d'une collectivité ou sous la forme de CD-Rom. Ils pourront désormais prétendre à une compensation financière au titre des créations relevant des domaines de la propriété intellectuelle comme c'est déjà le cas pour les inventions brevetables qu'ils réalisent.

La loi du 1er août 2006 relative au droit d'auteur et aux droits voisins dans la société de l'information (dite loi Dadvsi) modifie le régime qui leur est applicable. Celui-ci résultait auparavant d'un avis du Conseil d'Etat rendu il y a plus de trente ans (avis 309.721 "Ofrateme" du 21 novembre 1972) qui déniait aux fonctionnaires tout droit sur les oeuvres réalisées dans le cadre de leurs fonctions et avec les moyens du service. Ils ne pouvaient être auteur que si la création était "détachable" du service. L'évolution technologique a remis en cause le caractère binaire du principe dégagé en 1972. La loi organise désormais un régime plus compatible avec les principes régissant le droit d'auteur des salariés. Ainsi, elle reconnaît expressément aux agents publics la qualité d'auteur pour les oeuvres réalisées dans le cadre de leurs fonctions, sous la seule réserve qu'elles n'aient pas la nature d'oeuvres collectives au sens de l'article L.113-2 du Code de la propriété intellectuelle (CPI).

Lire la suite sur le site localtis.fr

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4 septembre 2006 1 04 /09 /septembre /2006 06:47

Dans une notre du 17 mai dernier , présentant un texte du Dr Kasimir Bisou « La critique des politiques culturelles à l’aune de la diversité culturelle», le nom du philosophe Jacques Rancière avait été évoqué, notamment à propos d’un de ses derniers ouvrages « La haine de la démocratie »..

L’information qui suit n’est pas de toute première fraîcheur mais je crois qu’elle vaut son poids d’illustration de ce qu’est devenu la communication politique.

Voici donc la note publiée, en avril dernier, par un certain Winston Smith sur le blog Blolitique.

Ségolène Royal et Jacques Rancière ? Et si c'était vrai ?

Ségolène Royal a mis en ligne il y a quelques jours, sur son site, l’ébauche d’un plan, celui du premier chapitre d’un livre à venir, intitulé « désordre démocratique : premier diagnostic ». Jusque là, je me moquais de Royal. Son site présenté comme un blog qui n’en est pas un, la tarte à la crème du forum participatif qui n’a jamais vraiment fonctionné nulle part depuis qu’internet existe, ou à la marge, ou très peu, ou très brièvement (il y aurait beaucoup à dire sur la violence textuelle des pseudo forums du net), ses idées sur les homos et la famille, la vision très conservatrice que j’avais de cette drôle de femme portée par des sondages, maître de sa communication à un point si radical, etc. Et puis j’ai lu, donc, ce plan de chapitre. J’y ai vu la marque énarchique, la vision clinique qu’on enseigne, prendre tous les éléments qu’on connaît, les mettre en ordre, la contrainte de la problématisation si science po… j’avais donc une armée de préjugés dans mes poches. Et puis, et puis… après une lecture rapide de ce style télégraphique, je me suis arrêté sur cette phrase là qui clôt le chapitre et là, mon jugement s’est entièrement retourné.

Jacques Rancière à propos de la démocratie : « il faut redonner à ce mot sa puissance de scandale. Il a d’abord été une insulte : le gouvernement de la canaille, de la multitude, de ceux qui n’ont pas de titre à gouverner ». L’égalité n’est pas le but mais le présupposé de la démocratie comme « pouvoir de n’importe qui » et affirmation que « le plus grand nombre a vocation à s’occuper des affaires communes ».

Jacques Rancière… Je me suis demandé vraiment ce qu’il foutait là, Rancière. Je me suis demandé ce qu’était devenu le désordre démocratique du titre qui semblait à première vue transformé en « dysfonctionnement » (un mot très énarque, là encore) dans l’un des paragraphes du milieu. Et puis, j’ai fait le lien entre les deux, et j’ai voulu accorder le bénéfice du doute à Royal. Son désordre démocratique n’est pas une critique, c’est une compréhension de ce qu’est la démocratie. On aurait pu en douter, mais l’allusion à Rancière vient étayer la thèse. Royal n’est plus conservatrice, elle accepterait même le débord de la politique, la transgression essentielle de la parole démocratique. Et si c’était vrai… ?

Rancière… Un nom qui tourne autour d’une œuvre travaillée depuis longtemps par la question de l’émancipation. Rancière est le complément de Foucault à bien des égards via Althusser. La politique n’est pas une pensée du pouvoir. La politique n’est pas le pouvoir. Si Foucault a tout au long de son œuvre chercher à démasquer le pouvoir, il avait permis de penser que celui qui démasquait ainsi les chausse-trappes de la modernité faisait bien œuvre politique. Rancière fait la même chose. Et il le pose ouvertement, plaçant la politique du côté de la résistance, du débord, du désordre, du disensuel, de la frontière, de la trangression, la trangression de l’ordre, ne serait-ce que pour donner à voir, simplement, l’ordre caché des choses. Rancière, Foucault, et Bataille, voilà d’un coup ce qui a émergé quand j’ai lu les dernières lignes du chapitre du Royal. Une constellation qui me va bien. Un diagnostic du présent qui ferait la part belle aux bords des choses ? Je ne sais pas. J’imagine. J’aimerais bien… Le curseur serait déplacé de manière exemplaire, il frapperait d’obsolescence les trois quarts des combats actuels estampillés du mot politique, les combats pour l’égalité, qui disent que la démocratie n’existe pas encore, les étincelles de liberté qui se manifestent sur les pavés pour dire ce qui pourrait être mais qui n’est pas encore. En une citation, Royal, si elle croit vraiment à ce qu’elle écrit, ouvre la possibilité de quelque chose de neuf. Vraiment neuf. Tellement neuf qu’il est appelé depuis des années par les penseurs français oubliés qui n’ont eu de cesse au milieu du bruit médiatique, isolés, retirés, qu’ils étaient de sauvegarder une forme d’entente politique comme des fous cherchant à préserver les fragments de feu au milieu de la pluie. Rancière fait partie de ces gens là. Indéniablement. Et ne serait-ce que rendre hommage à ce travail est plutôt un bon point.

Alors ? Est-ce un habillage destiné à rassurer une partie des gauchistes ?

Le fait est que c’est écrit, c’est public : Royal s’avance maintenant armée de cette tâche là. Si elle l’oublie comme Chirac a toujours oublié ce qu’il avait pu dire avant d’être élu, alors elle sera vouée aux gémonies de la lumière publique, on pourra la contrer, ouvertement, et retourner vers les sages, garder le feu, avec eux, en attendant encore…. Mais ce n’est pas encore le moment. Le moment est plutôt d’être soulagé, on comprend presque l’effacement des idées chez cette femme, peut-être simplement parce qu’elle ne veut pas être une maîtresse d’école, parce qu’elle a vraiment lu Rancière, qu’elle sait les travers d’une position de domination et la sape démocratique que cela signifie : elle aurait compris l’oxymore qu’est la démocratie représentative…

Je suis trop optimiste ?

Quelques commentaires en réaction à cette note dont celui-ci, du même Winston Smith :

Rapidement, là, tout de suite : je ne suis pas convaincu que Rancière ne soit pas qu'une posture malheureusement, et beaucoup de choses m'exaspère dans la posture Royal (depuis que j'ai écrit cette note d'ailleurs, en partie). Cela dit, il y a un risque qui est pris pour un acteur politique à user d'une référence comme Rancière : on n'est pas à un coup de la fracture sociale près c'est évident. Evidemment aussi, le "coup" de l'ordre juste est assez problématique quand on veut citer Rancière, et dégage une volonté de syncrétisme très énarque, très plan de première de la classe avec ouverture sur la fin. Cela dit, je ne suis pas certain que la référence ne soit pas aussi un piège pour son auteur. C'est à voir, d'où la question : et si c'était vrai? qui n'est qu'une question. J'utilise d'ailleurs beaucoup le conditionnel dans cette note.

Ce qui m'a positivement frappé en fait, c'est que certains passages de ce chapitre semblent effectivement écrits à plusieurs niveaux, et que la critique de la démocratie représentative y est assez claire. Maintenant, j'ai posé la question sur le site, mais pas de réponse (il n'y en a jamais) : comment sortir de la démocratie représentative actuelle? J'ai aussi posé la question lors de son "chat" sur LCI, mais la question n'a pas été reprise...

Doc Gyneco avec Sarkozy et Rancière avec Royal, que demande le peuple? Merci à Blolitique et à Winston Smith. A suivre pour vérifier qu’on vit vraiment une époque formidable !

Jacques Rancière sur Wikipédia

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2 septembre 2006 6 02 /09 /septembre /2006 18:27

Arcadi_46 referencement google Dans une note du 29 juin, j’ai signalé l’existence de l’évaluation par contrat de confiance (EPCC). Le 23 août, il a été question du Programme européen en matière de changement climatique (EPCC)

Troisième homonymie qui vient cette fois-ci du Canada.

Au début d'avril 1993, le projet de loi C-113 a apporté deux modifications au régime canadien d'assurance-chômage. Les prestations de la plupart des personnes sont passées de 60 à 57 p. 100 de la rémunération assurable. Mais elles ont été supprimées dans le cas des personnes qui, selon Développement des ressources humaines Canada, quittaient volontairement leur emploi sans raison valable ou étaient congédiées. Le présent exposé a pour objet d'étudier l'effet de ces modifications sur le recours à l'aide sociale et sur le réemploi. Il s'inspire d'une étude antérieure de Crossley et Kuhn (1994) sur le recours à l'assurance-chômage (a.-c.) à la suite du dépôt du projet de loi C-113. L'exposé comprend deux études sur les deux éléments clés d'une évaluation des interactions de l'a.-c. et de l'aide sociale.

Dans la première étude nous faisons appel à des données recueillies peu après la cessation d'emploi pour établir si l'inadmissibilité des « départs volontaires » (DV) à l'a.-c. a entraîné une augmentation correspondante du recours à l'aide sociale. Dans la seconde étude, faite à partir de données obtenues plus tard durant les périodes de chômage, nous cherchons à établir si les effets incitatifs et la générosité relative des programmes d'assistance sociale influent sur les transitions (au moment de l'épuisement des prestations d'a.-c.) du chômage à l'emploi et à l'aide sociale.

Dans la première étude nous examinons les taux de recours à l'a.-c. et à l'aide sociale d'après les données de l'Enquête par panel auprès des chômeurs canadiens (EPCC). Nous avons constaté que, de février à mai, le recours à l'a.-c. a fortement diminué chez les DV qui ont eu du mal à retrouver un emploi et que, dans le même groupe, le recours à l'aide sociale a augmenté en même temps dans une proportion égale, sinon supérieure. Ce résultat a peu changé lorsqu'on s'est servi comme variables de condition des différences entre les cohortes dans la période écoulée depuis la cessation d'emploi jusqu'à la première interview ainsi que dans d'autres variables personnelles et économiques. On peut en déduire que pour ce groupe les programmes canadiens d'a.-c. et d'aide sociale peuvent se substituer assez facilement l'un à l'autre, que les effets du projet de loi C-113 au plan des incitatifs et de la répartition du revenu ont pu être atténués par l'existence d'un programme de remplacement et que l'examen de l'a.-c. sans égard aux autres programmes sociaux pose de grandes difficultés (...)

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1 septembre 2006 5 01 /09 /septembre /2006 08:39

Plan

Il vous arrive d'être perdu (e), déboussolé (e).

Copiez l'image ci-dessus et conservez là précieusement.

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  • La Cité des sens. Culture et politique.
  • : Les politiques culturelles aujourd'hui et leur histoire. Culture et politique, ressources, documents, analyses et débats par Jean-Claude Pompougnac .
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  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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