Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
4 septembre 2006 1 04 /09 /septembre /2006 06:47

Dans une notre du 17 mai dernier , présentant un texte du Dr Kasimir Bisou « La critique des politiques culturelles à l’aune de la diversité culturelle», le nom du philosophe Jacques Rancière avait été évoqué, notamment à propos d’un de ses derniers ouvrages « La haine de la démocratie »..

L’information qui suit n’est pas de toute première fraîcheur mais je crois qu’elle vaut son poids d’illustration de ce qu’est devenu la communication politique.

Voici donc la note publiée, en avril dernier, par un certain Winston Smith sur le blog Blolitique.

Ségolène Royal et Jacques Rancière ? Et si c'était vrai ?

Ségolène Royal a mis en ligne il y a quelques jours, sur son site, l’ébauche d’un plan, celui du premier chapitre d’un livre à venir, intitulé « désordre démocratique : premier diagnostic ». Jusque là, je me moquais de Royal. Son site présenté comme un blog qui n’en est pas un, la tarte à la crème du forum participatif qui n’a jamais vraiment fonctionné nulle part depuis qu’internet existe, ou à la marge, ou très peu, ou très brièvement (il y aurait beaucoup à dire sur la violence textuelle des pseudo forums du net), ses idées sur les homos et la famille, la vision très conservatrice que j’avais de cette drôle de femme portée par des sondages, maître de sa communication à un point si radical, etc. Et puis j’ai lu, donc, ce plan de chapitre. J’y ai vu la marque énarchique, la vision clinique qu’on enseigne, prendre tous les éléments qu’on connaît, les mettre en ordre, la contrainte de la problématisation si science po… j’avais donc une armée de préjugés dans mes poches. Et puis, et puis… après une lecture rapide de ce style télégraphique, je me suis arrêté sur cette phrase là qui clôt le chapitre et là, mon jugement s’est entièrement retourné.

Jacques Rancière à propos de la démocratie : « il faut redonner à ce mot sa puissance de scandale. Il a d’abord été une insulte : le gouvernement de la canaille, de la multitude, de ceux qui n’ont pas de titre à gouverner ». L’égalité n’est pas le but mais le présupposé de la démocratie comme « pouvoir de n’importe qui » et affirmation que « le plus grand nombre a vocation à s’occuper des affaires communes ».

Jacques Rancière… Je me suis demandé vraiment ce qu’il foutait là, Rancière. Je me suis demandé ce qu’était devenu le désordre démocratique du titre qui semblait à première vue transformé en « dysfonctionnement » (un mot très énarque, là encore) dans l’un des paragraphes du milieu. Et puis, j’ai fait le lien entre les deux, et j’ai voulu accorder le bénéfice du doute à Royal. Son désordre démocratique n’est pas une critique, c’est une compréhension de ce qu’est la démocratie. On aurait pu en douter, mais l’allusion à Rancière vient étayer la thèse. Royal n’est plus conservatrice, elle accepterait même le débord de la politique, la transgression essentielle de la parole démocratique. Et si c’était vrai… ?

Rancière… Un nom qui tourne autour d’une œuvre travaillée depuis longtemps par la question de l’émancipation. Rancière est le complément de Foucault à bien des égards via Althusser. La politique n’est pas une pensée du pouvoir. La politique n’est pas le pouvoir. Si Foucault a tout au long de son œuvre chercher à démasquer le pouvoir, il avait permis de penser que celui qui démasquait ainsi les chausse-trappes de la modernité faisait bien œuvre politique. Rancière fait la même chose. Et il le pose ouvertement, plaçant la politique du côté de la résistance, du débord, du désordre, du disensuel, de la frontière, de la trangression, la trangression de l’ordre, ne serait-ce que pour donner à voir, simplement, l’ordre caché des choses. Rancière, Foucault, et Bataille, voilà d’un coup ce qui a émergé quand j’ai lu les dernières lignes du chapitre du Royal. Une constellation qui me va bien. Un diagnostic du présent qui ferait la part belle aux bords des choses ? Je ne sais pas. J’imagine. J’aimerais bien… Le curseur serait déplacé de manière exemplaire, il frapperait d’obsolescence les trois quarts des combats actuels estampillés du mot politique, les combats pour l’égalité, qui disent que la démocratie n’existe pas encore, les étincelles de liberté qui se manifestent sur les pavés pour dire ce qui pourrait être mais qui n’est pas encore. En une citation, Royal, si elle croit vraiment à ce qu’elle écrit, ouvre la possibilité de quelque chose de neuf. Vraiment neuf. Tellement neuf qu’il est appelé depuis des années par les penseurs français oubliés qui n’ont eu de cesse au milieu du bruit médiatique, isolés, retirés, qu’ils étaient de sauvegarder une forme d’entente politique comme des fous cherchant à préserver les fragments de feu au milieu de la pluie. Rancière fait partie de ces gens là. Indéniablement. Et ne serait-ce que rendre hommage à ce travail est plutôt un bon point.

Alors ? Est-ce un habillage destiné à rassurer une partie des gauchistes ?

Le fait est que c’est écrit, c’est public : Royal s’avance maintenant armée de cette tâche là. Si elle l’oublie comme Chirac a toujours oublié ce qu’il avait pu dire avant d’être élu, alors elle sera vouée aux gémonies de la lumière publique, on pourra la contrer, ouvertement, et retourner vers les sages, garder le feu, avec eux, en attendant encore…. Mais ce n’est pas encore le moment. Le moment est plutôt d’être soulagé, on comprend presque l’effacement des idées chez cette femme, peut-être simplement parce qu’elle ne veut pas être une maîtresse d’école, parce qu’elle a vraiment lu Rancière, qu’elle sait les travers d’une position de domination et la sape démocratique que cela signifie : elle aurait compris l’oxymore qu’est la démocratie représentative…

Je suis trop optimiste ?

Quelques commentaires en réaction à cette note dont celui-ci, du même Winston Smith :

Rapidement, là, tout de suite : je ne suis pas convaincu que Rancière ne soit pas qu'une posture malheureusement, et beaucoup de choses m'exaspère dans la posture Royal (depuis que j'ai écrit cette note d'ailleurs, en partie). Cela dit, il y a un risque qui est pris pour un acteur politique à user d'une référence comme Rancière : on n'est pas à un coup de la fracture sociale près c'est évident. Evidemment aussi, le "coup" de l'ordre juste est assez problématique quand on veut citer Rancière, et dégage une volonté de syncrétisme très énarque, très plan de première de la classe avec ouverture sur la fin. Cela dit, je ne suis pas certain que la référence ne soit pas aussi un piège pour son auteur. C'est à voir, d'où la question : et si c'était vrai? qui n'est qu'une question. J'utilise d'ailleurs beaucoup le conditionnel dans cette note.

Ce qui m'a positivement frappé en fait, c'est que certains passages de ce chapitre semblent effectivement écrits à plusieurs niveaux, et que la critique de la démocratie représentative y est assez claire. Maintenant, j'ai posé la question sur le site, mais pas de réponse (il n'y en a jamais) : comment sortir de la démocratie représentative actuelle? J'ai aussi posé la question lors de son "chat" sur LCI, mais la question n'a pas été reprise...

Doc Gyneco avec Sarkozy et Rancière avec Royal, que demande le peuple? Merci à Blolitique et à Winston Smith. A suivre pour vérifier qu’on vit vraiment une époque formidable !

Jacques Rancière sur Wikipédia

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Archives
commenter cet article
2 septembre 2006 6 02 /09 /septembre /2006 18:27

Arcadi_46 referencement google Dans une note du 29 juin, j’ai signalé l’existence de l’évaluation par contrat de confiance (EPCC). Le 23 août, il a été question du Programme européen en matière de changement climatique (EPCC)

Troisième homonymie qui vient cette fois-ci du Canada.

Au début d'avril 1993, le projet de loi C-113 a apporté deux modifications au régime canadien d'assurance-chômage. Les prestations de la plupart des personnes sont passées de 60 à 57 p. 100 de la rémunération assurable. Mais elles ont été supprimées dans le cas des personnes qui, selon Développement des ressources humaines Canada, quittaient volontairement leur emploi sans raison valable ou étaient congédiées. Le présent exposé a pour objet d'étudier l'effet de ces modifications sur le recours à l'aide sociale et sur le réemploi. Il s'inspire d'une étude antérieure de Crossley et Kuhn (1994) sur le recours à l'assurance-chômage (a.-c.) à la suite du dépôt du projet de loi C-113. L'exposé comprend deux études sur les deux éléments clés d'une évaluation des interactions de l'a.-c. et de l'aide sociale.

Dans la première étude nous faisons appel à des données recueillies peu après la cessation d'emploi pour établir si l'inadmissibilité des « départs volontaires » (DV) à l'a.-c. a entraîné une augmentation correspondante du recours à l'aide sociale. Dans la seconde étude, faite à partir de données obtenues plus tard durant les périodes de chômage, nous cherchons à établir si les effets incitatifs et la générosité relative des programmes d'assistance sociale influent sur les transitions (au moment de l'épuisement des prestations d'a.-c.) du chômage à l'emploi et à l'aide sociale.

Dans la première étude nous examinons les taux de recours à l'a.-c. et à l'aide sociale d'après les données de l'Enquête par panel auprès des chômeurs canadiens (EPCC). Nous avons constaté que, de février à mai, le recours à l'a.-c. a fortement diminué chez les DV qui ont eu du mal à retrouver un emploi et que, dans le même groupe, le recours à l'aide sociale a augmenté en même temps dans une proportion égale, sinon supérieure. Ce résultat a peu changé lorsqu'on s'est servi comme variables de condition des différences entre les cohortes dans la période écoulée depuis la cessation d'emploi jusqu'à la première interview ainsi que dans d'autres variables personnelles et économiques. On peut en déduire que pour ce groupe les programmes canadiens d'a.-c. et d'aide sociale peuvent se substituer assez facilement l'un à l'autre, que les effets du projet de loi C-113 au plan des incitatifs et de la répartition du revenu ont pu être atténués par l'existence d'un programme de remplacement et que l'examen de l'a.-c. sans égard aux autres programmes sociaux pose de grandes difficultés (...)

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Les EPCC
commenter cet article
1 septembre 2006 5 01 /09 /septembre /2006 08:39

Plan

Il vous arrive d'être perdu (e), déboussolé (e).

Copiez l'image ci-dessus et conservez là précieusement.

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Divergences
commenter cet article
10 juillet 2006 1 10 /07 /juillet /2006 09:12

Renaud Donnedieu de Vabres annonce la nomination de Roger Le Roux à
la direction de l’EPCC (établissement public de coopération culturelle) Cirque –
Théâtre d’Elbeuf Pôle régional pour les arts du cirque.

vendredi 7 juilet 2006

Le conseil d’administration de l’EPCC Cirque – Théâtre d’Elbeuf a désigné, après un appel à candidatures et sur la base de propositions d’orientations artistiques et culturelles, Roger Le Roux à la direction de cet EPCC pour un mandat de trois ans renouvelable.

Le ministère de la culture et de la communication, le Conseil régional de Haute-Normandie, le Conseil général de Seine-Maritime et la communauté d’agglomération Elbeuf Boucle de Seine se sont réunis pour créer, le 1er juillet 2006, un EPCC, afin de doter le Cirque – Théâtre d’Elbeuf – Pôle régional pour
les arts de la piste, du statut juridique, des outils et des moyens nécessaires à la mise en œuvre d’un projet artistique et culturel fort et rayonnant.

L’EPPC Cirque – Théâtre d’Elbeuf a pour mission de constituer un pôle de création et de production de spectacles de cirques contemporains, de diffusion et d’accueil à vocation régionale, nationale et internationale, et d’action culturelle. Le projet artistique et culturel de cet établissement prévoit notamment la couverture la plus large possible de la création dans le domaine des arts de la piste, la présence permanente d’artistes, et une politique dynamique d’action culturelle et d’élargissement des publics. Ses missions s’exercent en cohérence avec les projets portés par les principaux acteurs culturels du territoire régional.

Le Cirque – Théâtre d’Elbeuf réouvrira ses portes au public à l’automne 2007, après plus de deux ans de travaux de réhabilitation. Construit en 1892, ce bâtiment est l’un des huit derniers cirques en dur de France et le seul à posséder un espace scénique composé d’une piste et d’une scène de théâtre. Il a été inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1998.

Directeur du Carré magique, scène conventionnée de Lannion, pôle régional des arts du cirque depuis 1990, Roger Le Roux prendra ses fonctions à Elbeuf à l’automne 2006. Son projet répond au cahier des charges rédigé pour le recrutement du directeur de l’EPCC et développe notamment les axes suivants : l’accompagnement, la production et la coproduction de la création contemporaine, une programmation internationale, diverse, pluraliste et ouverte au dialogue entre les cultures, avec une large place pour le jeune public, une politique active de développement culturel et de médiation en direction des publics s’appuyant sur la présence permanente d’équipes artistiques, et enfin la valorisation du patrimoine bâti exceptionnel que constitue le Cirque – Théâtre d’Elbeuf.

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Les EPCC
commenter cet article
9 juillet 2006 7 09 /07 /juillet /2006 23:59

La Servante, lettre d'information de l'ODIA Normandie, publie un dossier
"Les EPCC, le point de vue des administrateurs".
C'est à dire ceux qui ont assumé le changement de statut juridique de leur structure : "c'est à eux qu'incombent la recherche et la mise en place d'outils administratifs permettant l'adaptation de la structure associative à ce nouveau statut juridique tout en assurant la spécificité et la permanence de l'activité".
Témoignages de l'Opéra de Rouen-Haute Normandie, Automne en Normandie, Arcadi, Arts 276.

www.odianormandie.com

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Les EPCC
commenter cet article
1 juillet 2006 6 01 /07 /juillet /2006 09:13

Arcadi_letat_la_region_2 

Arcadi va bien

Une image en dit plus long... soit le char bringuebalant de l'Etat tiré par le fier destrier de la Région.

Au milieu, le directeur porte le chapeau.

Images

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Archives
commenter cet article
28 juin 2006 3 28 /06 /juin /2006 06:56

*****

Pompougnac_26_2 "Les actrices tournant une scène de mariage devront au préalable divorcer de leur conjoint. A l'issue du film, elles divorceront ensuite de l'acteur épousé à l'écran, pour se remarier avec leur ex. Telle est la teneur du projet de loi concocté par un groupe de parlementaires egyptiens. Les unions cinématographiques proclamées solennellement sous le regard des caméras entretiennent une dangereuse confusion entre réalité et fiction, estiment ces députés".

Asharq Al-Awsat, Londres (juin 2001)

Cité dans "Spécial insolite" hors série du Courrier International (juin-juillet-août 2006)

*****

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Archives
commenter cet article
13 juin 2006 2 13 /06 /juin /2006 10:28

On trouvera sur le site de l'Assemblé nationale et au JO du lendemain, le compte-rendu intégral de la séance du 7 juin au cours de laquelle les modifications de la loi sur les EPCC ont été adoptées à l'unanimité.

Dans son interviention, le ministre fait dans la métaphore pontificale et liturgique :

"L’aggiornamento qui vous est proposé aujourd’hui est largement issu des travaux de la commission des affaires culturelles du Sénat et, en particulier, du rapport d’information déposé en son nom, en octobre dernier, par le sénateur Renar qui est à l’origine de la loi de 2002, rapport qu’il a fort justement sous-titré « la loi à l’épreuve des faits ». Cette formule exprime parfaitement l’esprit de la présente proposition de loi et du travail qui a été mené pour améliorer, à la lumière de son application depuis quatre ans, le dispositif de la loi de 2002. Et je me réjouis, monsieur le président, monsieur le rapporteur, que votre commission ait pleinement adhéré à cette méthode de travail, sans doute encore trop rare, qui consiste à associer dans un même mouvement, les deux fonctions essentielles du Parlement, le contrôle et l’initiative législative."

(...)

"Des projets aussi divers que ceux de l’Opéra de Rouen, qui fut, comme vous le rappelez, l’un des tout premiers EPCC ou, par exemple, de l’Agence régionale du Centre pour le cinéma et l’audiovisuel, créée l’an dernier, pour transformer le succès de l’Atelier de production cinématographique Centre Val-de-Loire, que j’avais contribué à porter sur les fonts baptismaux, en tant qu’élu de cette région chère à mon cœur."

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Les EPCC
commenter cet article
1 juin 2006 4 01 /06 /juin /2006 10:33

COMMISSION DES AFFAIRES CULTURELLES,
FAMILIALES ET SOCIALES
COMPTE RENDU N° 59
(Application de l'article 46 du Règlement)
Mercredi 31 mai 2006 
(Séance de 16 heures 15)
12/03/95
Présidence de M. Bernard Perrut, vice-président
SOMMAIRE

- Examen de la proposition de loi, adoptée par le Sénat, modifiant le code général des collectivités territoriales et la loi n° 2202-6 du 4 janvier 2002 relative à la création d'établissements publics de coopération culturelle - n°2983 rectifié (M. Dominique Tian, rapporteur)

La commission a procédé à l'examen de la proposition de loi, adoptée par le Sénat, modifiant le code général des collectivités territoriales et la loi n° 2002-6 du 4 janvier 2002 relative à la création d'établissements publics de coopération culturelle, présenté par M. Dominique Tian, rapporteur.
M. Bernard Perrut, président, a rappelé l'importance des établissements publics de coopération culturelle créés par la loi du 4 janvier 2002, même s'ils n'ont pas encore pris l'essor attendu, les dispositions de la loi de 2002 méritant d'être améliorées. La proposition de loi présentée à la commission corrige donc un certain nombre d'imperfections de la loi de 2002.
M. Dominique Tian, rapporteur, a rappelé que les collectivités publiques s'impliquent de plus en plus dans la gestion des politiques culturelles. La coopération culturelle est aujourd'hui une réalité. Jusqu'à la promulgation de la loi du 4 janvier 2002, les tentatives de renforcement de cette coopération s'étaient souvent heurtées à l'absence de structure juridique permettant aux collectivités territoriales et à l'Etat d'assurer la gestion d'activités culturelles dans des conditions d'efficacité et de sécurité juridique suffisantes. Ainsi, une gestion par le biais associatif est peu satisfaisante sur le plan juridique. De même, le groupement d'intérêt public (GIP) est une structure un peu rigide. Un syndicat mixte permet certes de regrouper différentes collectivités autour d'un même projet, mais l'Etat ne peut être associé à une telle structure. La régie directe pose également certains problèmes.
C'est ainsi qu'est née la loi n° 2002-6 du 4 janvier 2002 relative à la création d'établissements publics de coopération culturelle (EPCC), issue d'une proposition de loi sénatoriale. Cette loi a créé un nouveau statut juridique adapté aux structures culturelles gérées en partenariat par plusieurs collectivités publiques.
La création des établissements publics de coopération culturelle répond à un réel besoin des acteurs de la culture dans notre pays.   

(...) 

  _ S'agissant de la présence de l'Etat au conseil d'administration, sa sous-représentation actuelle peut l'amener à limiter ses financements. Avec la modification apportée par la présente proposition de loi, l'Etat ne pourra plus prendre prétexte de cette sous-représentation pour ne pas abonder le budget de l'établissement. Par ailleurs, il s'agit d'une possibilité, non d'une obligation.
_ S'agissant du statut du directeur, il est au contraire souple et très dérogatoire, puisqu'il s'agit d'un contrat spécifique de droit public de trois à cinq ans, renouvelable par période de trois ans.
_ Les collectivités gardent le choix de créer ou non ce type d'établissement. Si elles estiment que la structure est trop rigide, elles pourront opter pour un autre type de structure.

(...)
La commission est ensuite passée à l'examen des articles.

Puis, la commission a adopté l'ensemble de la proposition de loi sans modification.

© Assemblée nationale

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Les EPCC
commenter cet article
24 mai 2006 3 24 /05 /mai /2006 07:11

Le livre 'Le Noir' a été sélectionné dans le cadre du Mai du livre d'art. Lié indissolublement à l'idée de deuil, de nuit (au propre comme au figuré), de désespoir, de folie, le noir se présente dans notre culture comme une couleur néfaste ou tout du moins avec de tristes connotations. Toutefois, dans ses innombrables acceptions, l'histoire du noir en Occident est beaucoup plus complexe et contrastée. Et c'est cette histoire que ce livre entend raconter dans ses grandes lignes. 

_________________________________________________

______________________

Epcc_1

Gérard-Georges Lemaire, son auteur, a été interviewé sur le site Evene

"Moi j'étais parti d'une idée qui était fausse à savoir que dans la peinture ancienne il y a eu un vrai débat sur le noir, or c'est faux. Le point de départ c'est la mode, c'est par la mode que le noir est entré dans la peinture. La théologie catholique avait banni le noir de toute la liturgie et la représentation, mais le noir réapparaît à la Renaissance simplement parce que les gens s'habillent en noir et qu'il faut mettre en valeur la blancheur des figures. Le noir devient un élément décoratif".

Votre livre marche plutôt bien, à votre avis d'où vient le succès pour ce type de sujet ?

"Le livre sur le bleu de Pastoureau a très bien marché et je crois que ça a été le déclencheur.
Je pense que le noir a aussi répondu à une autre exigence, à savoir que le noir est à la mode. Il y a un engouement généralisé pour cette couleur qui ne se dément pas aussi bien dans la mode, l'ameublement, l'architecture. Partout le noir reste très présent".

______________________________________________

post scriptum : pourquoi cette note ?

Parce qu’à Barcelone, j’ai eu l’occasion de travailler deux ou trois fois avec Gérard-Georges Lemaire (sur les ex-libris ou sur les cafés littéraires, par exemple). C’est un homme très fin et très érudit, d’un abord enrichissant. Son élocution et son registre de parole sont assez rares et tout ce qu’il vous apprend en est éclairé.

Si, par les sombres temps qui courent dans le monde artistique et culturel , on créait un club des gens biens et si j'avais mon mot à dire, je ferai tout pour que G.G.L. en soit.

Voilà tout.

____________________________________

Annuaire Francecity

______________________________________________

Annuaire de France

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Archives
commenter cet article

Présentation

  • : La Cité des sens. Culture et politique.
  • La Cité des sens. Culture et politique.
  • : Les politiques culturelles aujourd'hui et leur histoire. Culture et politique, ressources, documents, analyses et débats par Jean-Claude Pompougnac .
  • Contact

Profil

  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

Recherche

Articles Récents

  • Gauche, fin et suite : les visionnaires de 1992.
    Peut-être avez entendu lundi matin sur France Inter le géographe Jacques Lévy analyser le succès de la démarche d'Emmanuel Macron au lendemain du 1er tour des élections législatives en évoquant le couteau taoïste "C'est Lao-Tseu qui nous a donné la clé",...
  • Portraits de lecteurs (suite)
    Suite de la note précédente... Depuis 1975, date de la création du prix du Livre Inter, Radio France donne à ses auditeurs l’occasion de manifester leur passion pour la lecture et leur intérêt pour l’actualité littéraire. Entre janvier et mars, un appel...
  • Portraits de lecteurs : les jurés du Livre Inter.
    ¤ « J’aime les livres, les couchers de soleil sur la gravure, les livres, les rires de mon bébé, les livres, la Grèce, l’Italie, l’Irlande, les livres, le champagne en apéritif, les livres, la fumée des havanes de mon mari, les livres, les émotions, les...
  • Un historien au cabinet de la nouvelle ministre ?
    Un tout nouveau conseiller technique (au portefeuille bien chargé) serait pressenti pour rejoindre le cabinet de Françoise Nyssen. Il a déjà eu les honneurs (mérités) de ce blog en octobre 2016. Par ailleurs sa nomination ne manquera pas de réjouir les...
  • Politiques de la culture : quand des mots changent de sens.
    La maîtrise du temps, liée à des logiques économiques et libérales, a imprégné le champ artistique et culturel, asservissant le travail culturel et artistique à des temps non-artistiques. Qu’il s’agisse de l’action culturelle passée de la longue durée...
  • Les politiques culturelles en débat : questions de sens.
    Bien rares sont les commentaires publiés sur ce blog consacré aux rapports entre culture et politique ! Et qui plus est, compte tenu de l'ergonomie de cette plate-forme, ils ne sont pas très visibles. Ma note précédent ( Mettre l'artiste au cœur de la...