Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 09:18

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Parmi les grandes inquiétudes culturelles du nouveau siècle, celle qui concerne la lecture n’est pas la moindre. Elle mobilise les esprits, elle meuble les conversations, elle surgit au droit de la plupart des analyses de l’époque. Parlera-t-on de crise de la lecture, de désaffection radicale, de mutation ? C’est le parti pris de cet ouvrage, d’un ouvrage sur les ouvrages (lus, à lire) en quelque sorte, d’un appel à la lecture portant sur la lecture, ses modalités, et le nombre de lecteurs.

Un parti pris qui s’ouvre d’ailleurs sur une difficulté, puisque chacun a remarqué depuis longtemps que, dans les débats portant sur un tel thème, on confond allègrement la lecture avec la lecture du livre, et la lecture du livre avec la lecture du livre littéraire. Débats faussés, alors ? C’est à lire.


Sous le beau titre Lire, objet de quel désir ? et sur nonfiction.fr, Christian Ruby rendait compte (il y a déjà un certain temps) de l'ouvrage

LES MUTATIONS DE LA LECTURE

Sous la direction d’Olivier Bessard-Banquy 
Pessac, Presses universitaires de Bordeaux.

 

LIRE LA RECENSION de Christian RUBY

 


Même ouvrage analysé sur le Bulletin des bibliothèques de France sous la plume alerte de Tristan Ermakoff.


À l’âge quasi cacochyme où nous écrivons ces lignes, nous ne sommes pas équipés de toutes ces prothèses techniques, nous nous méfions (un peu) du discours sans recul sur ces prouesses. Mais, proches des travaux des sociologues, pour les avoir (un peu) lus, des universitaires, on ne peut que s’étonner de cette sorte de mépris qui ferait que tout lecteur qui n’a pas lu Proust, Céline, serait une sorte d’handicapé, que Marc Lévy et Guillaume Musso enfonceraient ou maintiendraient leur lecteur dans la fange de la sous-culture. Rejoignons Martine Poulain : « nous sommes pris dans une tension permanente », écrit-elle en faisant allusion à Richard Hoggart, auteur anglais du fameux 33 Newport Street, « car il faut continuer à satisfaire nos publics habituels ou traditionnels, et nous avons l’impérieuse nécessité de promouvoir la lecture sous toutes ses formes ». Rejoignons Olivier Donnat : « N’oublions pas qu’il existe aujourd’hui des esprits raffinés qui encore une fois s’intéressent aux séries télévisées ou à d’autres productions de la culture de masse qu’on aurait tort de considérer comme vulgaires ou sans contenu culturel. C’est assez impressionnant de voir aujourd’hui le nombre de thésards qui se penchent sur les séries télévisées. » Rejoignons enfin Bernard Lahire : « Le sociologue peut aussi considérer qu’il n’y a pas d’étanchéité parfaite entre ces deux univers, sous-culture de divertissement d’un côté, les “grandes œuvres” de l’autre. » Alors, écrire comme Olivier Bessard-Banquy : « N’est-il pas possible de préférer Bach au rap parce que c’est tout simplement plus facile à l’oreille ? », il faut parfois oser.

 

 

LIRE LA RECENSION de THIERRY ERMAKOFF


 

Bien plus récent, sur l'excellent site ActuaLitté, le compte rendu d'une intervention

de l'historien Roger Chartier

Nos rapports avec la culture écrite sont profondément transformés”

 

Mais la plus grande transformation du numérique est liée au fait que « pour la première fois, un support de l’écrit et de l’image n’est plus support d’un texte ou d’une série de textes particuliers. » Le numérique bouleverse les rapports entre la matérialité de l’objet et l’identité du texte, ce qui influe sur la relation entre fragments et totalité. En nous attachant à des fragments successifs qui apparaissent sur l’écran, notre perception de la totalité est rendue plus difficile, alors que dans le domaine imprimé, même si le lecteur ne souhaite pas lire toutes les pages, « la forme matérielle lui impose l’idée d’une totalité et d’une relation entre les éléments qui composent cette totalité. » 

 

« C’est pour ça que pour moi c’est une différence radicale et non une question de valeurs, avec un monde que nous aurions perdu, ou l’utopie extraordinaire de l’ère digitale », estime Roger Chartier. Il faut « reconnaître que les rapports que nous entretenons avec la culture écrite sont profondément transformés. »

 

ACCEDER à L'INTERVENTION de ROGER CHARTIER

 

 


 

Du même auteur, sur La Cité des sens : CE QUE LE NUMERIQUE FAIT A LA CULTURE

 


 

 

Votre blog a donné lieu à une création de notice bibliographique dans le catalogue de la Bibliothèque nationale de France.

Il lui a été attribué un numéro international normalisé

ISSN : 2270-3586

Type : document électronique, publication en série
Auteur(s) : Pompougnac, Jean-Claude (1946-.... ). Auteur du texte
Titre clé : La Cité des sens

Titre(s) : La Cité des sens [Ressource électronique] : le blog de Jean-Claude Pompougnac
Type de ressource électronique : Données textuelles et iconographiques en ligne
Publication : [Fresnes] : [Cité des sens], 2006-

Note(s) : Blogue. - Notice rédigée d'après la consultation de la ressource, 2013-11-14
Titre provenant de l'écran-titre
Périodicité : Mise à jour en continu
Indice(s) Dewey : 020.5 (22e éd.) ; 301.094 4 (22e éd.)
ISSN et titre clé : ISSN 2270-3586 = La Cité des sens
ISSN-L 2270-3586
URL : http://cite.over-blog.com/. - Format(s) de diffusion : HTML. - Accès libre et intégral. - Consulté le 2013-11-14

Notice n° : FRBNF43711075

http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb43711075f/PUBLIC

Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

Votre blog a donné lieu à une création de notice bibliographique dans le catalogue de la Bibliothèque nationale de France.

Il lui a été attribué un numéro international normalisé

ISSN : 2270-3586

Type : document électronique, publication en série
Auteur(s) : Pompougnac, Jean-Claude (1946-.... ). Auteur du texte
Titre clé : La Cité des sens

Titre(s) : La Cité des sens [Ressource électronique] : le blog de Jean-Claude Pompougnac
Type de ressource électronique : Données textuelles et iconographiques en ligne
Publication : [Fresnes] : [Cité des sens], 2006-

Note(s) : Blogue. - Notice rédigée d'après la consultation de la ressource, 2013-11-14
Titre provenant de l'écran-titre
Périodicité : Mise à jour en continu
Indice(s) Dewey : 020.5 (22e éd.) ; 301.094 4 (22e éd.)
ISSN et titre clé : ISSN 2270-3586 = La Cité des sens
ISSN-L 2270-3586
URL : http://cite.over-blog.com/. - Format(s) de diffusion : HTML. - Accès libre et intégral. - Consulté le 2013-11-14

Notice n° : FRBNF43711075

http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb43711075f/PUBLIC

Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

Consultez aussi ces pages sur La Cité des sens.

Liens conseillés.

Lecture et bibliothèques.

Actualités des politiques culturelles.

Politiques culturelles (mon fil d’actualités sur Scoop'IT)

Création sociale et innovations culturelles

Politiques culturelles : ressources et documents

Votre blog a donné lieu à une création de notice bibliographique dans le catalogue de la Bibliothèque nationale de France.

Il lui a été attribué un numéro international normalisé

ISSN : 2270-3586

Type : document électronique, publication en série
Auteur(s) : Pompougnac, Jean-Claude (1946-.... ). Auteur du texte
Titre clé : La Cité des sens

Titre(s) : La Cité des sens [Ressource électronique] : le blog de Jean-Claude Pompougnac
Type de ressource électronique : Données textuelles et iconographiques en ligne
Publication : [Fresnes] : [Cité des sens], 2006-

Note(s) : Blogue. - Notice rédigée d'après la consultation de la ressource, 2013-11-14
Titre provenant de l'écran-titre
Périodicité : Mise à jour en continu
Indice(s) Dewey : 020.5 (22e éd.) ; 301.094 4 (22e éd.)
ISSN et titre clé : ISSN 2270-3586 = La Cité des sens
ISSN-L 2270-3586
URL : http://cite.over-blog.com/. - Format(s) de diffusion : HTML. - Accès libre et intégral. - Consulté le 2013-11-14

Notice n° : FRBNF43711075

http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb43711075f/PUBLIC

Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

Consultez aussi ces pages sur La Cité des sens.

Liens conseillés.

Lecture et bibliothèques.

Actualités des politiques culturelles.

Politiques culturelles (mon fil d’actualités sur Scoop'IT)

Création sociale et innovations culturelles

Politiques culturelles : ressources et documents

Votre blog a donné lieu à une création de notice bibliographique dans le catalogue de la Bibliothèque nationale de France.

Il lui a été attribué un numéro international normalisé

ISSN : 2270-3586

Type : document électronique, publication en série
Auteur(s) : Pompougnac, Jean-Claude (1946-.... ). Auteur du texte
Titre clé : La Cité des sens

Titre(s) : La Cité des sens [Ressource électronique] : le blog de Jean-Claude Pompougnac
Type de ressource électronique : Données textuelles et iconographiques en ligne
Publication : [Fresnes] : [Cité des sens], 2006-

Note(s) : Blogue. - Notice rédigée d'après la consultation de la ressource, 2013-11-14
Titre provenant de l'écran-titre
Périodicité : Mise à jour en continu
Indice(s) Dewey : 020.5 (22e éd.) ; 301.094 4 (22e éd.)
ISSN et titre clé : ISSN 2270-3586 = La Cité des sens
ISSN-L 2270-3586
URL : http://cite.over-blog.com/. - Format(s) de diffusion : HTML. - Accès libre et intégral. - Consulté le 2013-11-14

Notice n° : FRBNF43711075

http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb43711075f/PUBLIC

Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Actualité Lecture et biblis
commenter cet article
27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 08:50

 

Trois textes déjà signalés ici (ou sur Scoop'It) pour vos révisions sur la plage, à la montagne, à la campagne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

VERS LA DÉMOCRATIE CULTURELLE.

Une nouvelle saisine de la section des affaires européennes et internationales du Conseil économique, social et environnemental.

Depuis la création du Ministère de la Culture à la fin des années 1950, la politique culturelle française -initiée par André Malraux- a été fondée sur trois piliers : soutenir la création, préserver le patrimoine, démocratiser la culture. 

La finalité de ce dernier volet était simple : donner à tou.te.s un accès à la culture –et plus tardivement à son sens, à son esthétique, à son histoire–, en mettant l’accent sur la valeur civilisatrice et éducative des arts. Mais cet axe induisait également, dans sa conception, la définition et la mise en application d’une politique publique par un seul type d’acteur – la puissance publique – suivant une logique verticale descendante ainsi qu’un choix a priori des œuvres culturelles qu’il fallait connaître et aimer. Le mérite de cette politique est d’avoir posé les fondations d’un grand programme d’action publique, d’y avoir insufflé une forte ambition de progrès social pour notre pays et d’avoir permis une vraie dynamique de création artistique. Cependant, force est de constater que cette politique a produit des résultats mitigés en matière d’accès de tous à la culture.

Au fil des décennies, cette vision et cette méthode ont été remises en question. Idéologiquement, la critique de la « démocratisation culturelle » a porté sur son parti pris élitiste d’homogénéisation « du haut vers le bas » et sur la minoration voire la négation d’une culture plurielle.

 

Lire la suite.

 

REFONDER LES POLITIQUES CULTURELLES PUBLIQUES

JEAN-LOUIS SAGOT-DUVAUROUX

Une grosse fatigue s’est abattue sur l’appareil culturel public français, si prometteur à ses débuts, si abondant. Par quelle alchimie un système pensé et financé pour répandre les joies de l’esprit dans toutes les classes de la société s’éloigne-t-il si opiniâtrement de son objectif originel ? A moins qu’il soit devenu récif et que l’histoire, les histoires s’en soient allées ailleurs. Des politiques culturelles accordées aux mondes qui naissent ? Des outils propices à la rencontre des imaginaires plutôt qu’à la célébration nostalgique du vieil art ? Les réseaux remplaçant les podiums ? Le bouleversement est souhaitable. Le naufrage est possible.  
 
 
LIRE LA SUITE
 


 

LES CHEMINS DE LA TRANSITION.

Actions alternatives, changement systémique, raisons de vivre et d’agir : 

trois chemins de la transition nécessaires et complémentaires

 

Au printemps dernier, le Collectif des associations citoyennes a entrepris une réflexion sur les chemins de la transition. Un séminaire a rassemblé le 19 mars 2016 une cinquantaine de participants, parmi lesquels un certain nombre de représentants de réseaux se situant dans la construction d’alternatives la logique dominante : Alternatiba, Cap ou pas Cap, Villes et territoires en transition, Mouvement des communs, mouvements d’éducation populaire, etc.

En effet, face à une situation de plus en plus critique, les prises de conscience et les actions se multiplient. Certains multiplient des alternatives, d’autres misent sur le changement de système, d’autres enfin sur la révolution des consciences et le bien vivre.

Ces 3 dimensions sont nécessaires et complémentaires. Pour mettre en synergie la multiplicité des actions, il faut approfondir leur fondement commun, préciser ce que l’on entend par transition, par alternatives, et organiser la convergence des actions, seule à même de parvenir à un changement de système.

La synthèse de cette réflexion, qu’on trouvera ci-dessous, prend aujourd’hui encore plus d’actualité dans le contexte d’une radicalisation du système néolibéral et de la nécessité de repenser la totalité du cadre politique, économique et éthique de l’action collective.

 

Une situation inacceptable et mortifère

Le monde est aujourd’hui dominé par des puissances économiques et financières pour lesquelles l’obtention d’un profit privé par tous les moyens est devenue l’objectif principal et la mesure de tout succès. L’Europe, la plupart des États et des collectivités publiques se sont progressivement soumis à cette logique et adoptent une construction juridique dans laquelle le droit de la concurrence prime sur les droits fondamentaux. La stimulation de la consommation sans limite est liée à une philosophie qui continue de penser que les ressources sur terre sont illimitées, que le pouvoir de chacun est également sans autre limite que des rapports de forces ou de propriété, que chacun est à lui-même sa propre référence. Tous ces éléments sont aujourd’hui en interaction et se renforcent l’un l’autre. En ce sens, ils constituent bien un système.

L’aggravation de la crise climatique et écologique ajoute cependant une dimension supplémentaire. Elle fait courir à brève échéance un risque mortel à l’ensemble de l’humanité et de la planète. L’absence de décisions réelles conduit un basculement incontrôlable et irréversible, qui peut conduire à la disparition de l’humanité d’ici 2 ou 3 générations. Mais pour rendre la terre, notre maison commune, habitable par tous ses habitants, on ne peut pas préserver l’environnement sans réduire les inégalités, abandonner la logique de croissance et d’accumulation qui domine aujourd’hui le monde, respecter les droits fondamentaux et la diversité des cultures, restaurer une éthique dans la conduite des affaires publiques et plus de démocratie participative, promouvoir d’autres raisons d’agir et de vivre ensemble. Tout est lié.

 

 

Accéder au TEXTE complet EN PDF ICI

 


 

Votre blog a donné lieu à une création de notice bibliographique dans le catalogue de la Bibliothèque nationale de France.

Il lui a été attribué un numéro international normalisé

ISSN : 2270-3586

Type : document électronique, publication en série
Auteur(s) : Pompougnac, Jean-Claude (1946-.... ). Auteur du texte
Titre clé : La Cité des sens

Titre(s) : La Cité des sens [Ressource électronique] : le blog de Jean-Claude Pompougnac
Type de ressource électronique : Données textuelles et iconographiques en ligne
Publication : [Fresnes] : [Cité des sens], 2006-

Note(s) : Blogue. - Notice rédigée d'après la consultation de la ressource, 2013-11-14
Titre provenant de l'écran-titre
Périodicité : Mise à jour en continu
Indice(s) Dewey : 020.5 (22e éd.) ; 301.094 4 (22e éd.)
ISSN et titre clé : ISSN 2270-3586 = La Cité des sens
ISSN-L 2270-3586
URL : http://cite.over-blog.com/. - Format(s) de diffusion : HTML. - Accès libre et intégral. - Consulté le 2013-11-14

Notice n° : FRBNF43711075

http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb43711075f/PUBLIC

Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Ressources Les politiques culturelles en débat Actualité
commenter cet article
21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 08:40
Culture et politique : Péguy, Gramsci, Pasolini

¤

Comme Péguy, Gramsci, Pasolini, et beaucoup d'autres, constatons aussi que la crise d'aujourd'hui est culturelle et que la culture, ou plutôt, pour éviter trop d'ambiguïtés, la question culturelle en est instrumentalisée.

Péguy distingue les « périodes », qui sont comme un temps de « bonace », dit-il, un temps calme où, en apparence, il ne se passe rien, et les « époques », qui sont les temps de crise pendant lesquels le monde se modifie. Pasolini, au début des années 1970 fait un constat analogue, s'appuyant notamment pour cela sur la lecture de Gramsci. On sait par ailleurs que Gramsci était lecteur de Péguy, notamment de L'Argent, et que Péguy, quant à lui, lisait Bergson. Admettons ces filiations entre des œuvres qui, à des époques certes différentes, s'attachent à analyser, à disséquer les crises, crises définies d'abord comme des crises culturelles. Quant à notre temps, il n'est pas hasardeux de prétendre que nous sommes de nouveau - si nous en sommes jamais sortis - dans une « époque », qu'il y a bien crise, et que, pour paraphraser la citation surexploitée de Gramsci, « l'ancien ne veut pas mourir et le nouveau ne peut pas naître ». Gramsci précise que c'est pendant les crises que naissent des monstres. Et l'on constate, ô combien, que notre époque voit naître et agir des monstres particulièrement violents et sordides. Comme Péguy, Gramsci, Pasolini, et beaucoup d'autres, constatons aussi que la crise d'aujourd'hui est culturelle et que la culture, ou plutôt, pour éviter trop d'ambiguïtés, la question culturelle en est instrumentalisée. Il y a les partisans de cet « ancien qui ne veut pas mourir » qui revendiquent pour eux-mêmes la « culture », mieux, qui revendiquent d'être la « culture », aidés et armés en cela par les clercs de tout acabit. Ce sont eux qui prêchent une sorte d'implosion temporelle où le passé deviendrait l'avenir. Et puis il y a les propagandistes écervelés du « nouveau » qui proclament, au nom de ce « nouveau » qu'ils sont eux aussi la culture, pour aujourd'hui et pour demain, et qui passent par dessus bord toutes les vieilleries culturelles qui n'auraient plus cours. Il suffit pour s'en convaincre d'entendre ou de lire certains chantres des technologies, qui sont d'autant plus acculturés qu'ils ignorent même qu'ils le sont et qui partent la fleur au fusil numérique sur les sentiers des technologies balisés par le grand capital. Les deux camps ont chacun leurs monstres, qui peuvent parfois paradoxalement s'entendre quand il s'agit de se partager les profits.

 

Diégèse  Pierre Oudart.


Si vous savez lire, vous ne pouvez manquer d'entendre qu'il est grand temps pour moi de signaler un travail au long cours, bien antérieur au mien, et dont je n’ai fâcheusement jamais parlé ici ?


 

Ce travail est commencé depuis 6045 jours (863semaines),
et son auteur est en vie depuis
 20498 jours (20498 = 2 x 37 x 277 jours)
Ce travail court ainsi sur une période qui représente 29,4907% de sa vie.


Il s’agit donc de Diégèse dont l’auteur est Pierre Oudart.

 


Qu'est-ce que « diégèse - l'Atelier du texte » ?

 

La diégèse, c'est un rapport de tension entre le réel et la fiction. C'est donc le réel puisque, aussi bien, il n'y a de réel que par interprétation... 

 

Diégèse est un protocole d'écriture quotidienne. Le protocole change chaque année. Diégèse commence en 2000.

Diégèse est une fiction qui joue avec le temps. C'est un seul texte et c'est un hypertexte. 

Diégèse, c'est le rapport entre le temps qui passe, le temps réel, le temps de la vie et le temps du récit, le temps de la fiction. 

De ce rapport naît le texte. Il s'agit donc d'imaginer ce que peut être la diégèse d'un hypertexte. 
Le protocole permet d'écrire tous les jours. 

En 2000, c'est un faux journal intime. Le site s'appelait alors Demain 2000 car les textes quotidiens étaient écrits avec un jour d'avance.  

En 2001, c'est la même chose, mais chaque jour, un mot est lié avec le même mot dans un des deux textes du même jour, un an auparavant. La barre de titre affichait 2001 = 2000 + 1. Le temps de 2001 est un bégaiement. 
Entre 2000 et 2001, des images ont été perdues. Ne subsistent parfois que les textes sous les images. 

En 2002, c'est un faux carnet de voyage, qui reprend chaque jour une phrase de 2000 et une phrase de 2001. L'itinéraire est construit à partir de cartes informatiques sur le Web. Un moteur de recherche fournit les images. Depuis 2002, les sites qui contenaient certaines de ces images ont disparu ou ont changé d'adresse et les liens sont rompus et ont été enlevés. 

En 2003, l'idée était d'abord de reprendre des notes prises à Lisbonne pour écrire un texte de fiction. Mais le temps porte ensuite vers le thème de l'éclipse, qui se déploiera dans un texte qui n'existe que sur papier et dont les fragments sur le site constituent le matériau de construction. A la place du texte qui n'a pas encore été écrit, j'ai mis des photos de Lisbonne. 

En 2004, je recopie phrase par phrase, du début jusqu'à la fin, Les Méditations métaphysiques de Descartes et les commente très librement, sans bien évidemment aucune prétention de faire de la philosophie. 

En 2005, une image, un texte. L'image est d'abord prise avec mon téléphone mobile, jusqu'en juillet, puis par un appareil numérique plus perfectionné. Ce ne sont cependant pas des images "de qualité", des photographies photogéniques. Ce sont des fragments de réel pixelisés. C'est tout. Le texte à côté de l'image est une chronique qui commence par la révolte contre les commentaires médiatiques et politiques après le Tsunami asiatique. C'est Charles Péguy et son pamphlet Notre jeunesse qui reviennent, qui rappellent que tout commence en mystique et tout finit en politique. Je marche en 2005 une main dans celle de Louis Massignon et l'autre dans celle de Charles Péguy. Je râle. 

En 2006, je tente, comme en 2003, mais sous la tutelle littéraire et politique de Monsieur Harold PINTER, d'écrire un texte. Diégèse est l'atelier du texte. Je reprends un mot, une phrase, un bout de phrase des années précédentes, des mêmes dates des années précédentes. Ce sont les matériaux. Puis je fais trois colonnes. La colonne de gauche, c'est avant le texte, c'est ce qu'il y a dans ma tête avant le texte. La colonne du milieu, c'est le texte, qui continue d'un jour sur l'autre. La colonne de droite, c'est après le texte, déjà le commentaire du texte. Chaque semaine, le texte est rétabli sous forme de séquences, notées S01, S02, S03... On peut accéder aux séquences par la page du calendrier 2006. 

En 2007, je reprends le prélèvement d'images. Ce sont ainsi chaque jour une image et une phrase. On peut supposer que les phrases sont prononcées par les personnages de 2006. D'ailleurs, ce sont parfois, exactement, des phrases déjà prononcées en 2006. Cependant, certains jours, les mots ou les phrases viennent de plus loin, et viennent de 2000 ou de 2001 ou de 2002 ou de 2003 ou de 2004 ou encore de 2005... Ce n'est pourtant pas comme si tous les mots avaient été prononcés, si tout avait été dit. C'est juste un parcours, une permanence et aussi une diégèse. 

En 2008, les personnages de 2006, Gustav, Mathieu et Noëmie, reviennent. Avec eux un quatrième personnage nommé D. 
Les quatre partent en voyage en suivant les traces du narrateur de 2002, en accomplissant donc exactement le voyage de 2002. Les personnages répètent en les agençant et parfois en les détournant des phrases déjà prononcées, déjà écrites les années précédentes, reprises en liens labyrinthiques. Gustav est perdu. Mathieu essaye de l'aider. Noëmie cite Descartes et D. est l'auteur d'un texte que l'on ne connaît pas. 

En 2009, en hommage à Monsieur Harold PINTER, décédé le 24 décembre 2008, je prolonge la méthode "Pinter" entreprise en 2006. Chacun des personnages apparus en 2006 et voyageurs en 2008 dispose de 91 jours de textes et de sons et peut reprendre, ou non, les phrases qu'il a prononcées les années précédentes. Ce sera d'abord Noëmie, puis Mathieu, puis Gustav et enfin D.  

En 2010, je tente d'allier la méthode "Pinter" à une nouvelle méthode, qui est en fait pour moi une première méthode, et qui serait la méthode "Barthes". Je reprends les cours de Roland Barthes au Collège de France de 1978-1980 sur La préparation du roman, cours auxquels, pour certains d'entre eux, j'ai assisté. Cette méthode Barthes, qui commence par le constat et la définition de ce qui serait le "milieu de la vie", ou ce que Péguy aurait appelé "le point de non retournement", et qui commence aussi par la nécessité d'accepter sa propre mort et même de prendre conscience que l'on est mortel, pose d'emblée l'écriture comme une salvation. Et, comme Pinter, de ce que cela dit et de ce que cela fait, je ne sais rien. Les cours de Roland Barthes au format mp3, deux CD, sont disponibles chez Livraphone, 119-121 rue Blomet, Paris 15ème et peuvent être commandés en ligne à l'adresse suivante :http://www.livraphone.com/product_info.php?products_id=128 

En 2011, je choisis chaque jour une maxime de François de La Rochefoucauld, puis je choisis une photographie ou un film publicitaires. Je produis ensuite une forme brève en rapport avec l'image ou le film publicitaires. Les personnages de 2006, 2008 et 2009, participent dans leur distance. 

En 2012, les personnages apparus en 2006, Gustav Mathieu et Noëmie, accompagnés de Daniel, leur auteur, reprennent le voyage de 2002, de 2008 et de 2009. Ils s'éloignent de Paris, y reviennent, en repartent. Il leur arrive de commenter le monde. Leur exercice cependant demeure un exercice littéraire. Quand ils le peuvent, les personnages publient leurs lignes sur le réseau à partir d'un compte à leur nom. Ils sont amis les uns avec les autres, et aussi avec l'auteur.

En 2013 chaque jour, un des personnages, selon l'ordonnancement défini en 2011, s'adosse aux Maximes de La Rochefoucauld pour tenter de décrypter les travers de ces humains qui sont aussi des personnages. Cela constitue leur "statut" de leur compte sur le réseau. Les images sont celles de 2012 extraites des images panoptiques de "Google View".

En 2014, les personnages écrivains tressent du roman et du romanesque avec des romanciers du 19ème siècle. En janvier, Daniel Diégèse commence par La Fortune des Rougon, d'Émile Zola, premier roman des 20 romans naturalistes des Rougon-Macquart. C'est un exercice de littérature augmentée. L'hypertexte se régénère, le texte matériau des années précédentes étant presque épuisé et saturé.

En 2015, Mathieu Diégèse reprend la Fortune des Rougon et en fait un texte compressé. Selon le découpage institué en 2014, il émet un message de moins de 140 caractères, qui peut ainsi alimenter son compte "Twitter" ; tandis que Gustav Diégèse, reprend le même roman, comme un guide et le décalque en plaçant les personnages dans la ville syrienne d'Alep, en 2011, au moment du soulèvement syrien contre le régime baathiste, réprimé violemment. Le roman décalqué vient alimenter son compte "Facebook".

En 2016, je rapproche dans une lecture continue et alternative deux auteurs qui se côtoient peu, voire même qui ne se côtoient pas : Charles Péguy et Pier Paolo Pasolini. Je juxtapose leurs textes politiques en prose, leur critique commune de la modernité. Cette juxtaposition s'effectue par la publication quotidienne de l'un et de l'autre et par quelques fragments que j'écris et qui doivent fonctionner comme un lien lectoral entre les deux textes. Les fragments cependant forment eux aussi des textes qui sont consolidés et publiés en tant que textes autonomes. Ensemble, ils forment recueil.

Pierre OUDART

 

 

 

 

Voila, vous ne pouvez pas dire que vous n'avez pas été prévenus !

Diégèse

Votre blog a donné lieu à une création de notice bibliographique dans le catalogue de la Bibliothèque nationale de France.

Il lui a été attribué un numéro international normalisé

ISSN : 2270-3586

Type : document électronique, publication en série
Auteur(s) : Pompougnac, Jean-Claude (1946-.... ). Auteur du texte
Titre clé : La Cité des sens

Titre(s) : La Cité des sens [Ressource électronique] : le blog de Jean-Claude Pompougnac
Type de ressource électronique : Données textuelles et iconographiques en ligne
Publication : [Fresnes] : [Cité des sens], 2006-

Note(s) : Blogue. - Notice rédigée d'après la consultation de la ressource, 2013-11-14
Titre provenant de l'écran-titre
Périodicité : Mise à jour en continu
Indice(s) Dewey : 020.5 (22e éd.) ; 301.094 4 (22e éd.)
ISSN et titre clé : ISSN 2270-3586 = La Cité des sens
ISSN-L 2270-3586
URL : http://cite.over-blog.com/. - Format(s) de diffusion : HTML. - Accès libre et intégral. - Consulté le 2013-11-14

Notice n° : FRBNF43711075

http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb43711075f/PUBLIC

Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Actualité Divergences La chose artistique
commenter cet article
19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 09:58
Mieux faire culture, ensemble #2

¤

On a annoncé, ici même, la rencontre qui s'est déroulée hier à la Maison Jean Vilar, à Avignon.

Comme il l'avait indiqué, l’Institut de coopération pour la culture à mis en ligne la version complète du fruit des travaux qu'il a conduit depuis 2012.

 


 

Mieux faire culture, ensemble.

Une perspective en vue de refonder l’intervention publique en faveur des pratiques artistiques et culturelles


 

Face à la mutation productive et sociale contemporaine, une reconfiguration globale du système d’intervention publique en faveur des pratiques artistiques et culturelles s’avère nécessaire. Sur quels principes politiques et fonctionnels la fonder ? Il devient en effet chaque jour plus évident que les dispositifs politiques, juridiques et administratifs de l’action publique en faveur de la culture, qui se sont ajoutés les uns aux autres au fil du temps, sont désormais de moins en moins pertinents. De nouvelles approches sont à inventer qui permettraient à la puissance publique de prendre plus clairement ses responsabilités en étant mieux attentive aux dynamiques artistiques, culturelles et citoyennes contemporaines.


 

Cette contribution très dense de 23 pages, fruit de quatre années de travail collectif identifie

dix enjeux auxquels tant la puissance publique que la société civile sont désormais confrontées.

Elle détaille ensuite de contenu de sept chantiers concernant un projet politique pour demain.


 

1 – L’accompagnement des parcours d’identité culturelle du plus grand nombre

2 – L’entrepreneuriat et les logiques économiques dans le domaine artistique et culturel

3 – Les compétences artistiques et culturelles et la professionnalisation

4 – Les équipements artistiques et culturels

5 – La prise en compte des processus artistiques et culturels élémentaires

6 – Le soutien public aux structures et aux projets artistiques et culturels

7 – La dynamique des responsabilités publiques dans le domaine artistique et culturel .


 

Télécharger la contribution de l'I.C.C.

 


 

L'Institut de coopération pour la culture sur La Cité des sens.


 

Institut de coopération pour la culture.

 

Oser d'autres possibles dans les politiques culturelles.

 

Quel (s) référentiel (s) pour les politiques culturelles ?

 

Institut de coopération pour la culture #5

 

De la clarté des principes à l'incertitude des réformes.

 

Politiques culturelles : éloge de la complexité.

 

L'économie des biens symboliques.

 

Scène nationale et droits culturels.

 

L'Institut de coopération pour la culture à Avignon.

 

Mieux faire culture, ensemble.

 

 

 


 


 


 


 


 


 


 


 

Votre blog a donné lieu à une création de notice bibliographique dans le catalogue de la Bibliothèque nationale de France.

Il lui a été attribué un numéro international normalisé

ISSN : 2270-3586

Type : document électronique, publication en série
Auteur(s) : Pompougnac, Jean-Claude (1946-.... ). Auteur du texte
Titre clé : La Cité des sens

Titre(s) : La Cité des sens [Ressource électronique] : le blog de Jean-Claude Pompougnac
Type de ressource électronique : Données textuelles et iconographiques en ligne
Publication : [Fresnes] : [Cité des sens], 2006-

Note(s) : Blogue. - Notice rédigée d'après la consultation de la ressource, 2013-11-14
Titre provenant de l'écran-titre
Périodicité : Mise à jour en continu
Indice(s) Dewey : 020.5 (22e éd.) ; 301.094 4 (22e éd.)
ISSN et titre clé : ISSN 2270-3586 = La Cité des sens
ISSN-L 2270-3586
URL : http://cite.over-blog.com/. - Format(s) de diffusion : HTML. - Accès libre et intégral. - Consulté le 2013-11-14

Notice n° : FRBNF43711075

http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb43711075f/PUBLIC

Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Actualité Les politiques culturelles en débat Ressources
commenter cet article
8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 08:50

La médiation culturelle, comme le rappelle la Charte déontologique rédigée par l'association éponyme, se trouve «au milieu» des «tissages et circulations» entre les «trois pôles symboliques» que constituent les «personnes», les «structures culturelles» et les «objets matériels ou immatériels».

Depuis 2005, dans l'agglomération lyonnaise, une fédération d'éducation populaire, les Francas du Rhône, anime un réseau associant, dans la réflexion comme dans l'action, des médiateurs œuvrant au sein des principales institutions culturelles de la métropole et des animateurs socio-éducatifs issus de ce même territoire.



Conçu par ce réseau, l'ouvrage Au beau milieu : médiateurs culturels, animateurs socio-éducatifs : comment agir ensemble ? revient sur certains des projets menés en commun et rassemble les réflexions qu'ils ont inspirées à leurs protagonistes.

Structuré à partir des trois notions-clés de territoire, d'expérience et d'alliance, il témoigne de l'obsolescence de la vieille scission entre culture et éducation populaire, et souligne la fécondité d'une telle coopération, si atypique au pays d'André Malraux.


Au moment où les politiques culturelles - avec la territorialisation croissante de l'action publique et l'essor de la notion de droits culturels - connaissent une mutation historique, il montre aussi que la mise en œuvre d'une démarche transversale et interprofessionnelle constitue, pour un territoire, un atout certain autant qu'un enjeu démocratique.


 

Extraits de l’avant propos de Thierry Renard et Michel Kneubuhler .


Un enjeu démocratique

«Un projet politique qui prend au sérieux l'art et la culture doit dépasser la séparation culture / éducation populaire et les articuler dans une démarche conjointe et transversale».



Certains termes gagnent à être analysés au prisme de leur étymologie. Ainsi de médiation ou de médiateur : ils sont issus, nous dit Alain Rey, du verbe latin mediare, «être au milieu». De fait, la médiation culturelle, comme le rappelle la Charte déontologique rédigée par l'association éponyme, se trouve «au milieu» des «tissages et circulations» entre les «trois pôles symboliques» que constituent les «personnes», les «structures culturelles» et les «objets matériels ou immatériels». Mais cette même médiation culturelle se trouve également au coeur - «au beau milieu» - des changements de paradigme qui affectent de nos jours les politiques culturelles... d'où l'inscription du présent ouvrage dans cette collection «Politiques culturelles et territoires».

(…)

«Au beau milieu» des enjeux contemporains
Dans ce contexte, la médiation culturelle - entendue comme «l'ensemble des initiatives et démarches visant à faciliter l'accès à la culture, la rencontre des créateurs, l'appropriation des œuvres et la participation à la vie culturelle par tous les individus et les groupes» - en vient à occuper une place centrale et les médiateurs se retrouvent investis de missions éminentes : «faciliter dans l'espace public la circulation du sens entre toutes [l]es identités culturelles [...] permettre aux personnes d'être un peu plus acteurs de leur propre culture dans leurs relations avec les autres»].


En savoir plus

 

Rappel

 

Deux communication faites lors du séminaire La démocratisation culturelle au fil de l'histoire contemporaine. (décembre 2012)

 


 

Voir aussi sur La Cité des sens.

De la médiation culturelle.

Catherine Bertho-Lavenir.

Deux ou trois choses que je sais d'elle... sur la médiation culturelle

Jean Caune, EmmanuelWallon, Médiation culturelle association, Jean-Michel Lucas, Isabelle Mathieu, Crhistian Ruby.

 


 


 

Votre blog a donné lieu à une création de notice bibliographique dans le catalogue de la Bibliothèque nationale de France.

Il lui a été attribué un numéro international normalisé

ISSN : 2270-3586

Type : document électronique, publication en série
Auteur(s) : Pompougnac, Jean-Claude (1946-.... ). Auteur du texte
Titre clé : La Cité des sens

Titre(s) : La Cité des sens [Ressource électronique] : le blog de Jean-Claude Pompougnac
Type de ressource électronique : Données textuelles et iconographiques en ligne
Publication : [Fresnes] : [Cité des sens], 2006-

Note(s) : Blogue. - Notice rédigée d'après la consultation de la ressource, 2013-11-14
Titre provenant de l'écran-titre
Périodicité : Mise à jour en continu
Indice(s) Dewey : 020.5 (22e éd.) ; 301.094 4 (22e éd.)
ISSN et titre clé : ISSN 2270-3586 = La Cité des sens
ISSN-L 2270-3586
URL : http://cite.over-blog.com/. - Format(s) de diffusion : HTML. - Accès libre et intégral. - Consulté le 2013-11-14

Notice n° : FRBNF43711075

http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb43711075f/PUBLIC

Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Ressources Actualité Les politiques culturelles en débat
commenter cet article
6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 08:35

 

Dans une note du 28 septembre dernier, Démocratisation culturelle, le retour ?,

je portais à la connaissance des lecteurs de ce blog une initiative du Secrétariat général pour la modernisation publique , installé auprès du Premier ministre.

Ce dernier écrivait à celle qui occupait alors les bureaux de la rue de Valois :

Madame Ia ministre,

Le gouvernement s'est fixé une ambition forte pour une action publique plus efficace, plus économe et plus juste.

 (…)

J'ai décidé de retenir votre proposition d'engager une évaluation de Ia politique de démocratisation culturelleVous en assurerez la maîtrise d'ouvrage dans le cadre et selon les modalités que vous avez précisées dans la fiche ci-jointe...

 

On attend les conclusion de cette mission dans les plus brefs délais (c'est à dire avec un certain retard voire un retard certain).

Entre temps, la Fondation Jean Jaurès publiait : LA CULTURE POUR TOUS. DES SOLUTIONS POUR LA DÉMOCRATISATION, étude réalisée par Jean-Michel Tobelem

 

A-t-on vraiment tout tenté pour accueillir un public plus diversifié dans des institutions culturelles encore réservées à des privilégiés ? Jean-Michel Tobelem répond en formulant des propositions concrètes et nouvelles. Oui, une plus grande démocratisation culturelle est possible !

 

On peut télécharger le rapport à cette adresse.

 

Or, le 27 juin dernier, le Conseil économique, social et environnemental, publiait sur son site le texte d'une nouvelle saisine, intitulée : Vers la démocratie culturelle.

 

 

Argumentaire :

Depuis la création du Ministère de la Culture à la fin des années 1950, la politique culturelle française -initiée par André Malraux- a été fondée sur trois piliers : soutenir la création, préserver le patrimoine, démocratiser la culture. 

La finalité de ce dernier volet était simple : donner à tou.te.s un accès à la culture –et plus tardivement à son sens, à son esthétique, à son histoire–, en mettant l’accent sur la valeur civilisatrice et éducative des arts. Mais cet axe induisait également, dans sa conception, la définition et la mise en application d’une politique publique par un seul type d’acteur – la puissance publique – suivant une logique verticale descendante ainsi qu’un choix a priori des œuvres culturelles qu’il fallait connaître et aimer. (...) Cependant, force est de constater que cette politique a produit des résultats mitigés en matière d’accès de tous à la culture.

Au fil des décennies, cette vision et cette méthode ont été remises en question. Idéologiquement, la critique de la « démocratisation culturelle » a porté sur son parti pris élitiste d’homogénéisation « du haut vers le bas » et sur la minoration voire la négation d’une culture plurielle. D’autres évolutions d’ordre politique, sociétal, économique et technologique sont venues s’ajouter avec le temps : le pouvoir, les connaissances et l’influence ont été disséminés entre des acteurs multiples et hétérogènes (la société civile a pris une place inédite, la mondialisation s’est accélérée, l’Etat s’est décentralisé) ; incorporée dans la consommation de masse, la culture est devenue un bien marchand ; la capacité d’action et le budget de l’Etat alloué à la culture se sont amoindris alors que, dans le même temps, le concours financier des collectivités territoriales s’est accru et que de nouvelles sources de financement (mécénat, sponsoring, financement participatif) ont émergé ; les structures culturelles publiques se sont parfois « rigidifiées » ; les pratiques culturelles et les publics se sont diversifiés et enrichis ; la participation du public à la création et à la diffusion des œuvres s’est démultipliée avec l’avènement du numérique ; les droits culturels ont été reconnus au plan international ; enfin, la démocratie participative a connu un regain d’intérêt avec l’apparition de structures de co-construction politique. Pour toutes ces raisons, il est devenu difficile pour la puissance publique d’assumer à elle seule toutes les fonctions qu’elle remplissait jusqu’alors.

(...)

Poursuivant toujours l’objectif de rendre la culture accessible à chacun, mais déployant un potentiel d’action plus important, la démocratie culturelle participe à l’émancipation des citoyens et au renforcement de la cohésion sociale. En invitant chacun à prendre part à la construction d’un projet local ou d’une politique publique nationale, elle transforme et élargit le sens même de la culture : perçue initialement à travers un rapport principalement individuel entre l’œuvre et la personne (créateur ou spectateur / auditeur / lecteur, etc.), la culture, une fois co-construite devient support de lien social et d’inclusion. Ainsi, elle donne à tous un accès au patrimoine et à la possibilité de participer à la vie de la cité.

(...)

Ce faisant, la démocratie culturelle présente un cadre d’action propice à l’intégration et à la coexistence de toutes les cultures ; elle offre ainsi la possibilité pour chacun d’être acteur de sa propre culture, autrement dit de forger son humanité, en réalisant la synthèse d’une histoire à la fois individuelle et collective, dans une logique de continuité temporelle entre passé, présent et avenir. De ce fait, la démocratie culturelle établit un pont entre les deux principales acceptions de la culture : de l’accès aux œuvres « artistiques » (au sens large), jusqu’à notre système de valeurs et de représentations, et donc notre façon d’appréhender le monde.

(…)

Sans déposséder l'élu de sa parole politique ou de son pouvoir décisionnaire, comment impliquer les citoyens à la vie de la cité ? Quelles articulations imaginer entre tous les acteurs ? Comment assurer un processus de concertation équitable et continu, tout en garantissant la prise en compte de l’intérêt général ? Par quels moyens et de quelle manière offrir aux citoyens ce qu'ils attendent en termes de culture, mais aussi ce qu'ils n'attendent pas ? Comment garantir l’absence de toute dérive communautariste (par laquelle la participation de quelques-uns pourrait déboucher sur l’exclusion des autres) ? Voici pour partie les interrogations qui animeront l’élaboration de cette saisine.

(…)

En savoir plus

 

On notera avec intérêt qu'alors qu'il existe au C.E.S.E. une section de l'éducation, de la culture et de la communication, cette saisine Vers la démocratie culturelle émane de la section des affaires européennes et internationales.

Dans le même esprit d'ouverture européenne et internationale, les lecteurs avisés auront remarqué que le titre du présent billet invite à découvrir (ou mieux connaître) l'excellent travail de nos amis belges au sein de Culture et démocratie.

Sur la pertinence de cette opposition démocratisation/démocratie, sur la réelle difficulté d'un débat de fond qui ne fasse pas fi de la complexité de l'histoire des politiques culturelles « à la française - et qui ne soit pas dupe du présentisme dominant - il est vivement conseillé de se reporter aux documents réunis sur le site du Comité d'histoire du ministère de la culture, et en particulier aux très consistantes contributions de Pierre Moulinier.

En particulier à l'ensemble de textes réunis sous le titre Écrits sur la démocratisation culturelle, téléchargeable à cette adresse.

 

Extrait :

Un animateur culturel suisse, Jean-Marie Moekli, explicite le rapport démocratisation/démocratie dans un document de travail destiné à une réunion d’experts sur « le développement des politiques culturelles en Europe » qui se tient en décembre 1980 à Helsinki (Moekli, 1980). Selon lui, la politique de démocratisation culturelle a pour objectif de « garantir au plus grand nombre l’accès à la “culture d’héritage”, à la culture “d’élite”. Une politique de démocratisation consiste donc à veiller que le patrimoine culturel et la création en train de se faire ne soient pas le seul apanage d’un cercle restreint d’initiés, que les investissements publics consentis ne profitent pas à une seule minorité favorisée ». (...)

La conférence définit ainsi la démocratie culturelle :

« Constatant que la culture n’est plus seulement une accumulation d’œuvres et de connaissances qu’une élite produit, recueille et conserve pour les mettre à la portée de tous, ou qu’un peuple riche en passé et en patrimoine offre à d’autres comme un modèle dont leur histoire les aurait privés ; que la culture ne se limite pas à l’accès aux œuvres d’art et aux humanités, mais est tout à la fois acquisition de connaissances, exigence d’un mode de vie, besoin de communication ; qu’elle n’est pas un territoire à conquérir ou à posséder, mais une façon de se comporter avec soi-même, ses semblables, la nature ; qu’elle n’est pas seulement un domaine qu’il convient de démocratiser, mais qu’elle est devenue une démocratie à mettre en marche ».

(...)

on retrouve ici la notion Unesco de « dimension culturelle du développement », car le développement ne saurait être seulement économique, et la notion d’ « identité culturelle », qui « suppose la pluralité des cultures à l’intérieur d’une même société ». Dans les années 1980, une politique de démocratie culturelle doit être attentive aux besoins suivants : la relation au TiersMonde, le « développement global », c’est-à-dire « un type de développement où l’économique n’est qu’une composante à côté d’autres (l’éducatif, le culturel, l’environnement, etc.) » mené par « l’engagement conscient, voulu, actif, lucide, d’une population dans son développement, résultat que seule une politique démocratique peut obtenir », la priorité à la vie quotidienne, les potentiels d’imagination à exploiter, le besoin de créativité, la qualité de la vie dans la relation sociale quotidienne, le développement endogène « porté par les cellules de base », la décentralisation, c’est-à-dire « l’encouragement à l’autonomie des groupes et des personnes », la culture comme communication, c’est-à-dire la maîtrise par chacun de sa communication avec autrui. Dans un numéro de Futuribles (Prospective, 1978) sur la « prospective du développement culturel », Jean-François Collinet plaide pour « la mobilisation des consciences qui permettrait progressivement l’accession à une civilisation de la qualité, de la participation et de la libre formation, autant de conditions nécessaires si l’on veut que le changement ne soit pas vécu comme un traumatisme collectif conduisant à la passivité mais comme un phénomène pris en charge par l’ensemble des acteurs de la vie sociale. Il faut susciter le développement d’une culture qui permette le passage d’une société de la majorité silencieuse à une société de la majorité de la prise de parole, d’une société du pouvoir abstrait et subi à une société du pouvoir vécu et compris » (p. 525). Dans La culture des autres (de Varine,1976), Hugues de Varine s’élève contre l’impérialisme culturel, la culture des riches, « le monopole de quelques-uns », et prône « une politique de libération et de conscientisation, non d’intégration », sur le modèle de Paolo Freire : il demande « la suppression de toute institution culturelle d’Etat et la remise des responsabilités culturelles (avec les moyens de financement correspondants) aux collectivités locales et à l’initiative privée collective, le contrôle étant remis à des organismes coopératifs susceptibles d’apprécier et de réprimer les menaces à la liberté collective et les tentatives d’oppression ».

(...)

 

Écrits sur la démocratisation culturelle

 

L'affaire n'est donc pas nouvelle, comme on l'a déjà expliqué ici même.

 

Opposer démocratisation de la culture à démocratie culturelle sans interroger la notion même de démocratie (et les pratiques politiques qui s'en réclament à plus ou moins bon droit) c'est se condamner à un interminable ressassement.

Ce que signalait déjà Emmanuel Wallon en 2009, en ouverture de son article La Démocratisation culturelle, un horizon d'action (CAHIERS FRANÇAIS, N° 348, LA DOCUMENTATION FRANÇAISE, PARIS, JANVIER-FÉVRIER 2009).

 

Le terme de “démocratisation” a pris une telle résonance dans les controverses sur les politiques culturelles au cours des années 90 que l’on ne prend plus la peine de s’accorder sur une définition qui prête à équivoque. Les lexicographes lui attribuent une double signification : “A) Action de rendre démocratique au point de vue politique, institutionnel ; son résultat. B) Action de mettre un bien à la portée de toutes les classes de la société ; son résultat. ” Cette dualité est bien soulignée par les exemples tirés de la neuvième édition du Dictionnaire de l’auguste Académie française : “La démocratisation d’un régime autoritaire. La démocratisation de l’enseignement. ”

 

Cet article est disponible sur son site.

 

Pour boucler cette note en revenant à la question initiale de l’évaluation des politiques publiques dans le domaine culturel (mais ,pas que...) je me dois de renvoyer à l’excellent dossier documentaire réalisé par ARCADI

C'est ICI

 

 

Votre blog a donné lieu à une création de notice bibliographique dans le catalogue de la Bibliothèque nationale de France.

Il lui a été attribué un numéro international normalisé

ISSN : 2270-3586

Type : document électronique, publication en série
Auteur(s) : Pompougnac, Jean-Claude (1946-.... ). Auteur du texte
Titre clé : La Cité des sens

Titre(s) : La Cité des sens [Ressource électronique] : le blog de Jean-Claude Pompougnac
Type de ressource électronique : Données textuelles et iconographiques en ligne
Publication : [Fresnes] : [Cité des sens], 2006-

Note(s) : Blogue. - Notice rédigée d'après la consultation de la ressource, 2013-11-14
Titre provenant de l'écran-titre
Périodicité : Mise à jour en continu
Indice(s) Dewey : 020.5 (22e éd.) ; 301.094 4 (22e éd.)
ISSN et titre clé : ISSN 2270-3586 = La Cité des sens
ISSN-L 2270-3586
URL : http://cite.over-blog.com/. - Format(s) de diffusion : HTML. - Accès libre et intégral. - Consulté le 2013-11-14

Notice n° : FRBNF43711075

http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb43711075f/PUBLIC

Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Actualité Les politiques culturelles en débat Ressources
commenter cet article
4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 08:40

Dans ma précédente note, j'évoquais la rencontre organisée prochainement à Avignon par l’Institut de Coopération pour la Culture.

 

A cette occasion, sous le titre :

Mieux faire culture, ensemble. Une perspective en vue de refonder l’intervention publique en faveur des pratiques artistiques et culturelles

l'Institut rend publique une synthèse du fruit de ses travaux menés depuis janvier 2012.

 


 

Il devient chaque jour plus évident que le système d’intervention publique en faveur des pratiques artistiques et culturelles peine à répondre aux attentes toujours croissantes tant de nos concitoyens que des professionnels de ces secteurs d’activité, comme aux nécessités accrues de leur coopération avec les collectivités publiques et de celle des collectivités entre elles. Faute d’un cadre législatif suffisamment précisé – au-delà des articles 103 et 104 de la Loi NOTRe –, « la culture » est souvent appréhendée exclusivement comme un secteur d’activités professionnelles et économiques. De nouvelles approches sont à inventer qui permettraient à la puissance publique de prendre plus clairement ses responsabilités en étant mieux attentive aux dynamiques artistiques, culturelles et citoyennes contemporaines.

Une reconfiguration globale du système d’intervention publique en faveur des pratiques artistiques et culturelles s’avère donc nécessaire. Sur quels principes politiques et fonctionnels la fonder ?

Regroupement de personnes d’horizons et de points de vue divers, l’Institut de Coopération pour la Culture explore depuis 2012 des expériences concrètes qui cherchent chacune, ne serait-ce que localement, à renouveler l’approche de ces questions. Espace coopératif de discussion et de réflexion, le travail de l’ICC se fonde sur une méthodologie particulière d’étude de cas. Celle-ci vise à mieux comprendre les ressorts sur lesquels chaque démarche se construit, à mieux appréhender les motivations de leurs initiateurs et de leurs animateurs, et à dégager autant que possible des éléments de mise en perspective plus générale.

(…)

Prendre le temps de formaliser les tensions.

L’absence d’un débat global ne fait qu’exacerber les tensions actuelles autour de la question des expressions et des équipements artistiques, de l’identité culturelle et de la citoyenneté, des approches sectorielles et transversales. Elle conduit également à reléguer au second plan les logiques sociales et éducatives ou économiques et territoriales pourtant elles aussi constitutives des pratiques artistiques et culturelles. Les difficultés rencontrées par les acteurs ne doivent pas occulter la nécessité de mettre en pensée ces tensions.

En un mot, peut-on prendre le temps de formaliser et de problématiser collectivement les questions auxquelles nous avons tous à répondre avant d’envisager des pistes possibles de résolution ?

(…)

Le texte de l'Institut identifie donc dix enjeux majeurs et sept chantiers prioritaires et appelle à se mobiliser pour de nouvelles perspectives.

Autant la puissance publique que la société civile sont confrontées depuis une quarantaine d’années à une révolution productive et sociale qui modifie profondément nos différents repères de vie, d’action et de symbolisation. Le mode de développement que cette révolution induit se révèle, pour le moins, non spontanément inclusif et solidaire. La nécessité d’inventer un nouveau compromis social d’ensemble s’en fait d’autant plus pressante.

(...)

Le rappel de textes fondamentaux comme la Déclaration universelle des droits de l’homme ou la Déclaration de Fribourg sur les droits culturels s’opère aujourd’hui dans un contexte de recherche vitale de nouveaux moyens financiers. Cette conjonction des contraintes matérielles et des grands principes ne saurait en elle-même conduire à un réel renouveau démocratique et du débat public, à une citoyenneté réaffirmée ou encore à un changement de modèle économique général. Ceux-ci sont pourtant décisifs pour que s’ouvre la perspective de nouveaux agencements porteurs d’avenir pour les relations entre les décideurs publics et la société civile, dont font bien évidemment partie autant les professionnels des secteurs de la culture que l’ensemble de nos concitoyens.

Mieux faire culture, c’est aussi mieux faire démocratie, ensemble !

Lire : Mieux faire culture, ensemble


Institut de Coopération pour la Culture Juillet 2016.

www.institut-culture.eu -

Mail : contact@institut-culture.eu

 

L'Institut de coopération pour la culture sur La Cité de sens.


 

Institut de coopération pour la culture.

 

Oser d'autres possibles dans les politiques culturelles.

 

Quel (s) référentiel (s) pour les politiques culturelles ?

 

Institut de coopération pour la culture #5

 

De la clarté des principes à l'incertitude des réformes.

 

Politiques culturelles : éloge de la complexité.

 

L'économie des biens symboliques.

 

Scène nationale et droits culturels.

 

L'Institut de coopération pour la culture à Avignon.

 

 

 

 


 


 


 

L'Institut de coopération pour la culture à Avignon

¤

L'Institut de coopération pour la culture à Avignon

¤

Votre blog a donné lieu à une création de notice bibliographique dans le catalogue de la Bibliothèque nationale de France.

Il lui a été attribué un numéro international normalisé

ISSN : 2270-3586

Type : document électronique, publication en série
Auteur(s) : Pompougnac, Jean-Claude (1946-.... ). Auteur du texte
Titre clé : La Cité des sens

Titre(s) : La Cité des sens [Ressource électronique] : le blog de Jean-Claude Pompougnac
Type de ressource électronique : Données textuelles et iconographiques en ligne
Publication : [Fresnes] : [Cité des sens], 2006-

Note(s) : Blogue. - Notice rédigée d'après la consultation de la ressource, 2013-11-14
Titre provenant de l'écran-titre
Périodicité : Mise à jour en continu
Indice(s) Dewey : 020.5 (22e éd.) ; 301.094 4 (22e éd.)
ISSN et titre clé : ISSN 2270-3586 = La Cité des sens
ISSN-L 2270-3586
URL : http://cite.over-blog.com/. - Format(s) de diffusion : HTML. - Accès libre et intégral. - Consulté le 2013-11-14

Notice n° : FRBNF43711075

http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb43711075f/PUBLIC

Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Actualité Les politiques culturelles en débat
commenter cet article
1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 15:29

Des nouvelles formes de coopération et de mutualisation sont indispensables. Il faut les inventer. Et il faut le faire maintenant. Car la montée des populismes fait peser sur notre société un risque colossal. Un risque qui pourrait nous entraîner dans une régression d’une violence intercommunautaire et intergénérationnelle dont on n’a pas idée.

L'Institut de coopération pour la culture à Avignon

¤

L’Institut de Coopération pour la Culture, aux travaux duquel je m'enorgueillis de participer présentera les premières avancées de ses réflexions à la Maison Jean Vilar d’Avignon, le 18 juillet prochain.

 

A cette occasion, Le journal La Terrasse à réalisé un focus sur nos travaux de ces quatre dernières années qui visent à faire émerger de nouvelles perspectives pour l'action publique susceptibles de faire face – dans une perspective humaniste – aux mutations de notre société.  Extraits de la présentation de l’Institut de Coopération pour la Culture par deux de ses fondateurs :

 

Le constat

Nous vivons depuis quelques années un mouvement de bouleversement général de notre société. Cette transformation est aussi importante que la deuxième ou la première révolution industrielle. Tout est actuellement en train d’être remis en cause. La culture, bien sûr, n’échappe pas à cela. Partant de ce constat, notre démarche vise à réfléchir à la possibilité de reconfigurer l’action publique et le rapport de cette action avec la société civile.

 

La méthode

L’idée n’est vraiment pas de nous enfermer dans une discussion de laboratoire entre sachants, mais de « faire expérience autour d’expériences » qui sont menées ici ou là. A travers une discussion collective, nous essayons donc de décrypter ces projets à travers leurs tenants et leurs aboutissants. Dans le moment de bascule que nous vivons, plus personne ne prend le temps d’explorer et de problématiser les choses. C’est ce que nous souhaitons faire, afin d’essayer d’enrayer un déficit qui provient pour partie d’une puissance publique qui a de plus en plus de mal à appréhender les différentes réalités des territoires et les initiatives citoyennes qui s’y développent.

 

© propos recueillis par Manuel Piolat Soleymat pour le Journal La Terrasse.

En savoir plus

 

En contrepoint, l'analyse de trois membres de l’Institut de Coopération pour la Culture

Une artiste.

 Il est devenu nécessaire d’investir autrement dans la culture. Cela pour retrouver un lien de cohésion sociale et de culture humaniste. Les travaux que nous effectuons à l’I.C.C. tendent à ouvrir des voies de réflexion pour savoir comment il est possible de réinvestir le champ culturel en recréant du lien, en retrouvant l’idée du bien commun, l’idée du “construire ensemble”. Pour cela, il faut ré-explorer les projets de territoire, redonner une définition à ce que doit être un lieu culturel, recréer les liens artistes/publics…

 

©Propos recueillis par Manuel Piolat Soleymat, pour le journal La Terrasse.

En savoir plus.

 

Un directeur de la Scène nationale

Au moment où l’on assiste à une mutation des pratiques artistiques et culturelles, ce secteur a autant besoin de réflexion et d’opportunités d’expérimentation que de ressources budgétaires diversifiées. C’est aussi le moment pour les Collectivités territoriales et l’Etat de trouver un nouveau cadre de collaboration et de redéfinir des modalités d’intervention. Face aux modes de vie d’aujourd’hui, l’art et la culture sont plus que jamais nécessaires. Parce qu’ils offrent un contrepoint irremplaçable à l’emprise du virtuel sur nos vies. Ils sont le lieu d’une expérience esthétique unique à échelle humaine, dans une proximité précieuse. C’est dans ce contexte de refondation que s’inscrit ma participation aux travaux de l’I.C.C. Je trouve dans cette activité une ressource intellectuelle collaborative supplémentaire, pour de nouvelles dynamiques de réflexions. 

 

©Propos recueillis par Manuel Piolat Soleymat, pour le journal La Terrasse.

En savoir plus.

 

Un directeur général d'une communauté d’agglomération

La première démarche de l’I.C.C. a été de se mettre en situation de pouvoir décoder ce qui se passe. Pourquoi en est-on là ? Qu’est-ce qui se joue aujourd’hui ? Comment peut-on inventer un nouveau système pour régénérer le système actuel, qui s’est épuisé ? L’idée est de sortir du passé regretté d’un âge d’or révolu pour aller vers un futur désirable. Je crois qu’il faut abandonner nos réflexes pavloviens, nos logiques corporatistes pour nous mettre à l’écoute des bruits de la société. A partir du moment où l’on parle d’argent public, il est important que l’on puisse s’interroger sur la notion de partage et que l’on veille à ne pas créer plus d’inégalités qu’il en existe déjà. Ce qui implique de sortir d’un schéma national pour élaborer des politiques diversifiées correspondant aux réalités de chaque territoire. 

 

© Propos recueillis par Manuel Piolat Soleymat pour le journal La Terrasse.

En savoir plus.

 

 

Voir aussi l'Institut de coopération pour la culture sur La Cité de sens.

Institut de coopération pour la culture.

 

Oser d'autres possibles dans les politiques culturelles.

 

Quel (s) référentiel (s) pour les politiques culturelles ?

 

Institut de coopération pour la culture #5

 

De la clarté des principes à l'incertitude des réformes.

 

Politiques culturelles : éloge de la complexité.

 

L'économie des biens symboliques.

 

Scène nationale et droits culturels.

 

 

L'Institut de coopération pour la culture à Avignon

¤

L'Institut de coopération pour la culture à Avignon

¤

Votre blog a donné lieu à une création de notice bibliographique dans le catalogue de la Bibliothèque nationale de France.

Il lui a été attribué un numéro international normalisé

ISSN : 2270-3586

Type : document électronique, publication en série
Auteur(s) : Pompougnac, Jean-Claude (1946-.... ). Auteur du texte
Titre clé : La Cité des sens

Titre(s) : La Cité des sens [Ressource électronique] : le blog de Jean-Claude Pompougnac
Type de ressource électronique : Données textuelles et iconographiques en ligne
Publication : [Fresnes] : [Cité des sens], 2006-

Note(s) : Blogue. - Notice rédigée d'après la consultation de la ressource, 2013-11-14
Titre provenant de l'écran-titre
Périodicité : Mise à jour en continu
Indice(s) Dewey : 020.5 (22e éd.) ; 301.094 4 (22e éd.)
ISSN et titre clé : ISSN 2270-3586 = La Cité des sens
ISSN-L 2270-3586
URL : http://cite.over-blog.com/. - Format(s) de diffusion : HTML. - Accès libre et intégral. - Consulté le 2013-11-14

Notice n° : FRBNF43711075

http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb43711075f/PUBLIC

Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Les politiques culturelles en débat Actualité
commenter cet article
10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 08:25

Les lecteurs de La Cité des sens rectifieront d'eux mêmes : ce qui suit n'est guère qu'une digression... mais c'est du lourd ! La guerre n'est qu'une prolongation de la politique par d'autres moyens.

 

 

φ

Chapitres précédents

φ

Droits culturels : continuons le débat.

 

Le mérite des contributions évoquées dans cette note est de constituer un appel à la vigilance : la récente inclusion des droits culturels dans l’article 103 de la loi NOTRe, désormais une loi de notre République, ne saurait en aucune manière clore le débat.

 

Droits culturels : une longue histoire

 

Il est peut-être utile de situer le débat récent sur l’inscription ou non dans la législation française du concept de droits culturels dans un horizon historique plus large que celui de la signature par la France, dans les années 2000, de conventions internationales portant sur la nécessité de reconnaître, protéger et promouvoir la diversité culturelle.

 

Des droits culturels (1968) aux droits culturels (2015)

Je voudrais continuer le parcours engagé dans ces notes précédentes, de façon à attirer l’attention sur l’histoire des notions successives ou sédimentées qui ont fondé et légitimé l’intervention publique dans les affaires culturelles.Toutefois, je ne suis en aucune manière historien. Il ne s’agit que « d’arrêts sur image » et, pour des approches mieux fondées et documentées, il conviendrait, par exemple, de se reporter aux travaux de Pascal Ory et Laurent Martin.

 L’Entre-deux-mai : Histoire culturelle de la France (mai 1968-mai 1981), Paris, Le Seuil,? 1983, Pasccal Ory

L’Enjeu culturel. La réflexion internationale sur les politiques culturelles, Paris, La Documentation française, 2013. Laurent Martin.

 

Droits culturels : débat public ou théâtre d'ombres ?

 

Le défi lancé est tout autre : penser, ensemble, la différence par laquelle toutes les sociétés (en des modalités variables) ont séparé et séparent du quotidien ordinaire, un domaine particulier de l'activité humaine, et les dépendances qui inscrivent (de diverses manières) l'invention esthétique et intellectuelle dans ses conditions de possibilité et d'intelligibilité.

(Roger Chartier, 1991)

.

φ

 

Appel d'offres lançé par le Ministère de la Défense.

Objet du marché :

 

Objet du marché

Le présent marché a pour objet la réalisation de l’Etude Prospective & Stratégique (EPS) n°2016-31 intitulée : « Conséquences de la diversification des références culturelles sur la liberté de conduire les opérations »

 

Désignation des prestations

Le titulaire (ou les cotraitants) s’engage(nt) à réaliser les prestations décrites à l’annexe 1 : « Annexe technique ».

 

ANNEXE 1

 ANNEXE TECHNIQUE

 

1. Expression du besoin et problématique

 

Depuis quelques décennies, les rapports de force entre les zones géographiques ont évolué (USA-Europe/Asie-Extrême-Orient, par exemple), avec des conséquences sur les capacités d’influence culturelle et politique.

Il en résulte que de plus en plus de pays ou de communautés ont tendance à remettre en cause le « caractère universel » des « valeurs occidentales ».

En Occident même, ce qui est acceptable par l’opinion, et le cadre juridique correspondant, évoluent rapidement (problèmes de société, protection de l’environnement, acceptation des pertes humaines, …).

Il en résulte, entre autres, des disparités, voire des possibilités de remises en cause par certains pays ou organisations, de la manière de gérer les crises, des armements qu’il est acceptable ou légitime d’utiliser dans un contexte donné, ainsi que des règles qui sont officiellement ou légalement admises par la « communauté internationale ».  Cette situation peut conduire à des déséquilibres dans la manière d’opérer, de représenter le contexte comme, par exemple, entre la Russie ou la Chine et les pays de l’OTAN mais aussi à des ruptures totales comme avec les structures combattantes islamistes.

Ce peut être une source de risques mais aussi d’opportunités qu’il conviendra d’analyser.

L’objectif de l’étude est, en particulier, de rechercher comment les restrictions ou les opportunités d’emploi des matériels, la manière de conduire la guerre ou de gérer les crises pourraient évoluer et être modifiées, selon le contexte, la zone géographique, les types de crises et de « belligérants » possibles (armées, milices, terroristes, crime organisé, communautés ou groupes d’intérêts, …), à quelles échéances, en fonction de l’évolution prévisible du rapport de force entre les principales puissances économiques, culturelles, militaires, …

 

  1. Résultats escomptés :

 

La première partie de l’étude définit ce que peut représenter la notion « d’Occident », (l’Occident est-il « homogène », par exemple, le Japon en fait-il partie ?). Elle décrit les principaux acteurs à considérer (peuples, pays, organisations internationales, ONG, groupes industriels, opinions publiques, …), leurs positions, objectifs, capacités d’action et les évolutions possibles avec leurs causes et leurs conséquences prévisibles.

La deuxième partie présente quels aspects de « l’Occident » sont critiqués ou combattus par certains de ces acteurs, pourquoi, comment et avec quel succès.

Elle expose et justifie ce qui peut évoluer et ce qui doit être préservé de cette représentation de l’Occident.

Elle peut également fournir des éléments pour indiquer comment agir ou sur qui s’appuyer (pays ou organisations dont les intérêts sont communs, divers moyens d’influence, législation, diplomatie, media, organisations internationales, …) pour éviter que la situation évolue d’une manière qui nous soit défavorable

La troisième partie recherche les conséquences que cela pourrait avoir sur la manière d’aborder les crises, gérer les conflits et conduire les opérations militaires.

Quels acteurs pourraient éventuellement être avantagés et pourquoi ? Quelles règles ou conventions pourraient être remises en cause et comment ? Quels sont les modes d’action ou les systèmes d’armes dont les possibilités de mise en œuvre pourraient évoluer dans un sens ou un autre ? (Le travail doit permettre d’expliquer quels méthodes et types d’armement, dont l’utilisation est actuellement interdite ou restreinte, ou sur le point de l’être, pourraient être utilisés ouvertement par certains belligérants dans le futur, en analysant les arguments qu’ils pourraient utiliser pour le justifier). 

 

  1. Réunions

 

L’ensemble des réunions est organisé par l’administration et se déroule dans les locaux de la personne publique en île-de-France et principalement à Paris à l’adresse suivante : ETAT MAJOR DE L’ARMEE

Centre Interarmées de Concept de Doctrine et d’Expérimentations (CICDE)

Sous-Direction Prospective Opérationnelle (SDPO)

 

 

(…)

 

EN SAVOIR PLUS

 

 

 

 

 

 

 

 

¤

 

 

Votre blog a donné lieu à une création de notice bibliographique dans le catalogue de la Bibliothèque nationale de France.

Il lui a été attribué un numéro international normalisé

ISSN : 2270-3586

Type : document électronique, publication en série
Auteur(s) : Pompougnac, Jean-Claude (1946-.... ). Auteur du texte
Titre clé : La Cité des sens

Titre(s) : La Cité des sens [Ressource électronique] : le blog de Jean-Claude Pompougnac
Type de ressource électronique : Données textuelles et iconographiques en ligne
Publication : [Fresnes] : [Cité des sens], 2006-

Note(s) : Blogue. - Notice rédigée d'après la consultation de la ressource, 2013-11-14
Titre provenant de l'écran-titre
Périodicité : Mise à jour en continu
Indice(s) Dewey : 020.5 (22e éd.) ; 301.094 4 (22e éd.)
ISSN et titre clé : ISSN 2270-3586 = La Cité des sens
ISSN-L 2270-3586
URL : http://cite.over-blog.com/. - Format(s) de diffusion : HTML. - Accès libre et intégral. - Consulté le 2013-11-14

Notice n° : FRBNF43711075

http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb43711075f/PUBLIC

 Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Actualité Divergences
commenter cet article
8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 10:21

Sans doute, cet intitulé des responsabilités [des politiques publiques municipales] a l'air aujourd'hui un peu naïf mais c’est lui qui a « élancé » beaucoup de villes, lui qui n'est pas encore partout mis en œuvre. Il mérite bien sûr d’être actualisé car il a perdu de sa « sensibilité fraîche » comme dit Augustin Girard.

Jack Ralite. 1997

70 ans de festival, 70 ans de politiques culturelles. Et maintenant ?

Lieu : Salle des colloques, cloître Saint-Louis, Avignon

 

Le festival d’Avignon s’inscrit dans le paysage artistique avec une particularité, celle d’être aussi un espace de mise en débat des politiques culturelles. Dans un contexte en pleine mutation, tant d’un point de vue de l’organisation territoriale que de la construction des politiques publiques, il est nécessaire de rassembler artistes, professionnels, élus, publics et société civile pour partager et construire une nouvelle pensée.



Le festival d’Avignon, le Comité d’histoire du ministère de la Culture et de la Communication, la FNCC et l’Observatoire des politiques culturelles se saisissent de ce 70ème anniversaire pour revisiter l’histoire du festival et son influence sur la construction des politiques publiques et élaborer une réflexion partagée sur conditions d’une nouvelle ambition pour la culture.
Entre rétrospectives et prospectives, la journée s’articulera autour de dialogues croisant les regards de chercheurs, d’acteurs culturels, d’élus et d’artistes.

Pré-programme 

 

Matinée (de 10h à 12h30) - Histoire du festival, histoire des politiques culturelles

  • dialogue avec Maryvonne de Saint Pulgent, présidente du Comité d'histoire et Pascal Ory, professeur d'histoire contemporaine à l'Université Paris 1

  • dialogue avec Emmanuel Wallon, professeur de sociologie politique à l'Université de Paris-Ouest Nanterre et Bernard Faivre d'Arcier, ancien directeur du théâtre et des spectacles, ancien directeur du festival d'Avignon

Après-midi (de 14h à 17h30) : Refaire un rêve pour et par la culture


 

À cette occasion, le Comité d’histoire réédite en version numérique La naissance des politiques culturelles et les rencontres d’Avignon sous la présidence de Jean Vilar (1964-1970) présentée par Philippe Poirrier

En savoir plus sur le site du Comité d'histoire



C'est au cours des années 1960 qu'est née la notion de politique publique de la culture en France, au niveau national comme au niveau local. Certes la vision de Malraux ainsi que la dynamique de la planification ont alors fait avancer la réflexion sur les politiques culturelles et leur mise en route. Mais de façon concomitante, en Avignon, Jean Vilar organisait durant chaque festival, de 1964 à 1970, des « Rencontres » où il invitait une quarantaine de personnalités - artistes, professionnels, élus, administrateurs et chercheurs - pour repérer les questions de fond qu'il fallait poser pour construire des politiques cohérentes: « Culture et État » en 1964, « Culture et École » en 1965, « Culture et Région » en 1966, « Culture et Ville » de 1967 à 1970.

La large introduction de Philippe Poirrier (50 p.) nous permet de mieux comprendre le caractère fondateur des Rencontres d'Avignon pour l'histoire des politiques culturelles tant au niveau de l’État que des collectivités locales.

Philippe Poirrier souligne que l'idée de ces Rencontres revient incontestablement à Jean Vilar qui souhaitait en faire un lieu « pour y confronter des expériences et des visions d'avenir ».

 

SOMMAIRE

Préface

par Catherine Trautmann,

ministre de la culture et de la communication . . . . . . . . . . . . . . . . 9

Avertissement

par Augustin Girard . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

Présentation – Un combat pour une égale répartition des biens de culture

par Philippe Poirrier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15

Un « complot » dans l'air du temps . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18

Passants et assidus à la Chambre des notaires . . . . . . . . . . . 29

Expériences en débat . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39

LES RENCONTRES D’AVIGNON 1964-1970

Le développement culturel

Premières Rencontres (Avignon 20-31 juillet 1964) . . . . . . . . . . 53

L'école, institution culturelle ?

Deuxièmes Rencontres (Avignon 21-26 juillet 1965) . . . . . . . . . 115

Le développement culturel régional

Troisièmes Rencontres (Avignon 30 juillet-4 août 1966) . . . . . . 161

La politique culturelle des villes

Quatrièmes Rencontres (Avignon 29 juillet-3 août 1967) . . . . . . 233

La politique culturelle de sept villes françaises

Cinquièmes Rencontres (Grenoble 28-30 mars 1969) . . . . . . . . . 297

Le développement culturel dans les collectivités locales en Europe

Sixièmes Rencontres (Avignon 20-24 juillet 1970) . . . . . . . . . . . 395

Liste des participants (1964-1970) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 481

Trente ans après

Témoignages par Michel Debeauvais, Sonia Debeauvais,

Pierre Jacquier, Bernard Gilman, Paul Puaux, Jack Ralite,

Jean Verpraet, Maurice Imbert, Joffre Dumazedier,

Jean Hurstel, Gabriel Monnet, Augustin Girard . . . . . . . . . . . . . . 487

Index des participants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 561

Index thématique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 565

Table des sigles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 569


 


 

Il est possible d'acquérir cette réédition sous forme électronique à la Documentation française, mais le Comité d'histoire a eut l'heureuse idée de mettre en ligne sur son site un extrait de l'ouvrage, en l'occurrence, le témoignage de Jack Ralite.


 

Extraits :

Spectacle vivant et politiques publiques de la culture.

¤

Spectacle vivant et politiques publiques de la culture.

¤

Spectacle vivant et politiques publiques de la culture.

¤

Spectacle vivant et politiques publiques de la culture.

¤

Peut-on parler d'écosystème culturel?

¤

 

 

 

 

 

 

¤

 

 

Votre blog a donné lieu à une création de notice bibliographique dans le catalogue de la Bibliothèque nationale de France.

Il lui a été attribué un numéro international normalisé

ISSN : 2270-3586

Type : document électronique, publication en série
Auteur(s) : Pompougnac, Jean-Claude (1946-.... ). Auteur du texte
Titre clé : La Cité des sens

Titre(s) : La Cité des sens [Ressource électronique] : le blog de Jean-Claude Pompougnac
Type de ressource électronique : Données textuelles et iconographiques en ligne
Publication : [Fresnes] : [Cité des sens], 2006-

Note(s) : Blogue. - Notice rédigée d'après la consultation de la ressource, 2013-11-14
Titre provenant de l'écran-titre
Périodicité : Mise à jour en continu
Indice(s) Dewey : 020.5 (22e éd.) ; 301.094 4 (22e éd.)
ISSN et titre clé : ISSN 2270-3586 = La Cité des sens
ISSN-L 2270-3586
URL : http://cite.over-blog.com/. - Format(s) de diffusion : HTML. - Accès libre et intégral. - Consulté le 2013-11-14

Notice n° : FRBNF43711075

http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb43711075f/PUBLIC

 Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

Peut-on parler d'écosystème culturel?

¤

 

 

 

 

 

 

¤

 

 

Votre blog a donné lieu à une création de notice bibliographique dans le catalogue de la Bibliothèque nationale de France.

Il lui a été attribué un numéro international normalisé

ISSN : 2270-3586

Type : document électronique, publication en série
Auteur(s) : Pompougnac, Jean-Claude (1946-.... ). Auteur du texte
Titre clé : La Cité des sens

Titre(s) : La Cité des sens [Ressource électronique] : le blog de Jean-Claude Pompougnac
Type de ressource électronique : Données textuelles et iconographiques en ligne
Publication : [Fresnes] : [Cité des sens], 2006-

Note(s) : Blogue. - Notice rédigée d'après la consultation de la ressource, 2013-11-14
Titre provenant de l'écran-titre
Périodicité : Mise à jour en continu
Indice(s) Dewey : 020.5 (22e éd.) ; 301.094 4 (22e éd.)
ISSN et titre clé : ISSN 2270-3586 = La Cité des sens
ISSN-L 2270-3586
URL : http://cite.over-blog.com/. - Format(s) de diffusion : HTML. - Accès libre et intégral. - Consulté le 2013-11-14

Notice n° : FRBNF43711075

http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb43711075f/PUBLIC

 Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

Peut-on parler d'écosystème culturel?

¤

 

 

 

 

 

 

¤

 

 

Votre blog a donné lieu à une création de notice bibliographique dans le catalogue de la Bibliothèque nationale de France.

Il lui a été attribué un numéro international normalisé

ISSN : 2270-3586

Type : document électronique, publication en série
Auteur(s) : Pompougnac, Jean-Claude (1946-.... ). Auteur du texte
Titre clé : La Cité des sens

Titre(s) : La Cité des sens [Ressource électronique] : le blog de Jean-Claude Pompougnac
Type de ressource électronique : Données textuelles et iconographiques en ligne
Publication : [Fresnes] : [Cité des sens], 2006-

Note(s) : Blogue. - Notice rédigée d'après la consultation de la ressource, 2013-11-14
Titre provenant de l'écran-titre
Périodicité : Mise à jour en continu
Indice(s) Dewey : 020.5 (22e éd.) ; 301.094 4 (22e éd.)
ISSN et titre clé : ISSN 2270-3586 = La Cité des sens
ISSN-L 2270-3586
URL : http://cite.over-blog.com/. - Format(s) de diffusion : HTML. - Accès libre et intégral. - Consulté le 2013-11-14

Notice n° : FRBNF43711075

http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb43711075f/PUBLIC

 Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Actualité Ressources Les politiques culturelles en débat
commenter cet article

Présentation

  • : La Cité des sens. Culture et politique.
  • La Cité des sens. Culture et politique.
  • : Les politiques culturelles aujourd'hui et leur histoire. Culture et politique, ressources, documents, analyses et débats par Jean-Claude Pompougnac .
  • Contact

Profil

  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

Recherche

Articles Récents

  • La barbarie au pluriel.
    ¤ Il serait vain de se détourner du passé pour ne penser qu’à l’avenir. C’est une illusion dangereuse de croire qu’il y ait même là une possibilité. L’opposition entre l’avenir et le passé est absurde. L’avenir ne nous apporte rien, ne nous donne rien...
  • Le spectacle de la tragédie et la violence de l'Histoire.
    RETOUR SUR AVIGNON 2016 En juin dernier [juin 2016], j'avais signalé ici-même que l e Festival d’Avignon, le Comité d’histoire du ministère de la Culture et de la Communication, la FNCC et l’Observatoire des politiques culturelles avaient décidé de se...
  • Gauche, fin et suite : les visionnaires de 1992.
    Peut-être avez entendu lundi matin sur France Inter le géographe Jacques Lévy analyser le succès de la démarche d'Emmanuel Macron au lendemain du 1er tour des élections législatives en évoquant le couteau taoïste "C'est Lao-Tseu qui nous a donné la clé",...
  • Portraits de lecteurs (suite)
    Suite de la note précédente... Depuis 1975, date de la création du prix du Livre Inter, Radio France donne à ses auditeurs l’occasion de manifester leur passion pour la lecture et leur intérêt pour l’actualité littéraire. Entre janvier et mars, un appel...
  • Portraits de lecteurs : les jurés du Livre Inter.
    ¤ « J’aime les livres, les couchers de soleil sur la gravure, les livres, les rires de mon bébé, les livres, la Grèce, l’Italie, l’Irlande, les livres, le champagne en apéritif, les livres, la fumée des havanes de mon mari, les livres, les émotions, les...
  • Un historien au cabinet de la nouvelle ministre ?
    Un tout nouveau conseiller technique (au portefeuille bien chargé) serait pressenti pour rejoindre le cabinet de Françoise Nyssen. Il a déjà eu les honneurs (mérités) de ce blog en octobre 2016. Par ailleurs sa nomination ne manquera pas de réjouir les...