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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 09:10

Eric Piolle, maire de Grenoble (JDD 2 septembre 2016)

A Grenoble, le maire écologiste Eric Piolle fait face aux critiques après la présentation d'un "plan de sauvegarde des services publics". Le JDD a profité des Journées d’été d’EELV à Lorient, la semaine dernière, pour le rencontrer. 

 

(voir ci-dessous, chapitres précédents).

"(…) Après, la question est de savoir si on décide qu’il y a un budget - celui de la culture par exemple - auquel on ne touche pas. Notre priorité est l'éducation. C’est la moitié de notre plan d’investissement. Et ceux qui me disent que la culture est le barrage contre le vote Front national, je leur dis que la région Nord-Pas-de-Calais avait une politique culturelle extrêmement développée, or le FN a fait 40% (au premier tour des régionales de 2015, NDLR).

Ça veut dire qu’il ne faut plus de politique culturelle?
Ce n’est pas ça. Mais il faut se demander comment on sort d’un modèle de démocratisation de la culture, qui a permis beaucoup de choses, mais qui, petit à petit, nie la culture au sens large. C'est cette réflexion que nous avons. Comment s'adresse-t-on aux jeunes? Nous avons rendu le musée gratuit jusqu’à 26 ans, nous sommes sortis de la logique de statut pour une logique de revenu… Il faut aussi avoir une politique pour que la culture vienne titiller, bousculer, chaque citoyen dans l’espace public et qu’il y ait une réflexion autour de cela. Il y a cette politique d’invention où tout est à définir.

Vous estimez donc qu’un mauvais procès vous est fait?
Non. En partant du diagnostic, qui est partagé je crois, que le modèle  était à bout de souffle, la difficulté est d’inventer et de mettre en pratique un nouveau modèle. Comment on permet l’émergence culturelle, si les budgets n’augmentent pas? Un travail sur les subventions a été fait pendant les deux premières années. Ces montants sont figés et ne baisseront plus à l’avenir. On a redéfini le périmètre de la ville. Grenoble porte la métropole a elle toute seule. Les équipes précédentes étaient passées complètement à côté de la métropolisation pour des raisons de divergences ou d’affichage politiques. A Grenoble, on a raté le train de l’intercommunalité il y a quinze ans".


 

© Anne-Charlotte Dusseaulx - JDD.fr 2 septembre 2016

Rappels.

- UN-

Grenoble, la déception de l’écologie culturelle

Par Joel Pommerat, Dramaturge, metteur en scène. — Libération 2 juin 2016

 

 

Le maire a, en effet, un petit souci avec «le logiciel de pensée Malraux-Lang» (comme il dit) des gens de la culture en général et du monde des arts vivants en particulier, synonyme de politique dispendieuse et élitiste. (…) Voilà ce que je retiens de cette politique qui se vante d’en être une et d’avoir de l’ambition. C’est un cocktail, un bazar, un agglomérat de pièces hétéroclites, foutras idéologiques...
(…) 
Un tout finalement compliqué, contradictoire et paradoxal, mâtiné de suffisance et d’arrogance, de naïveté, à la Bouvard et Pécuchet, qui fait honte à ce parti dont je me sentais un proche et un sympathisant. Une politique culturelle qui a cette particularité de se rapprocher tristement de toutes les politiques en vigueur dans notre pays, celles déjà en action, et celles qui aspirent à prendre le pouvoir.

°

Lire la tribune de Joël Pommerat

°

-DEUX-

La réaction de François Deschamps sur Facebook (qui aurait pu être la mienne...)

°

Waouh !... c'est une charge violente assénée par Joël Pommerat, de passage une semaine à Grenoble, contre la politique culturelle actuelle de la ville. 
Sans vouloir m'insérer ni prendre parti dans une situation locale que je ne connais pas assez, le lecteur que je suis aurait aimé que la situation exposée soit mise en perspective avec le fait que les baisses de dotation de l'État touchent toutes les collectivités, qui doivent s'en dépatouiller (avec des choix qu'elles savent justifier...ou non, là est aussi le problème ; et félicitons bien sûr au passage celles qui décident courageusement de ne pas baisser leur budget culturel, ce qui est, au passage, le cas dans ma collectivité) ; avec aussi, dans le cas grenoblois, la problématique d'un nombre important d'équipements culturels structurants dont la charge est encore portée aujourd'hui par la ville-centre (162 780 hab) et non par la Métropole (450 494 h). 
Qu'il faille faire évoluer le modèle culturel actuel est une chose, c'en est une autre que le fait de ne pas savoir comment s'y prendre, savoir l'expliquer, voire laisser à penser que la solution est de jeter le bébé avec l'eau du bain... En tout cas c'est cela qu'a ressenti Pommerat : il voit bien ce qui est remis en cause, sans rien comprendre à ce qui est proposé et au discours qui l'entoure. Et sûrement un certain nombre de grenoblois sont aussi dans l'expectative.
Comme c'est une "tribune" dans la presse, on peut penser que le trait est peut-être un peu poussé, qu'il y a par exemple une marge entre défendre une place pour les amateurs dans la cité sans pour autant les opposer aux professionnels voire laisser penser que tout le monde est artiste ( il devrait y avoir de la place et des locaux pour tout le monde, leurs besoins respectifs ne sont pas les mêmes et ne sont pas comparables). J'attends avec impatience la réponse qui sera faite (je le souhaite) par les élus de la ville.
Cela faisait longtemps en tout cas qu'il n'y avait plus eu de débat sur les politiques culturelles territoriales dans l'espace public, cet article a le mérite de mettre les pieds dans le plat et de le relancer !

F.D.

-TROIS-

Écho aux paroles de Pommerat : L’art et de la culture dans les politiques publiques.

Sur le blog de Jean Caune qui lui, au contraire, connaît bien Grenoble.

 

La déclaration de Pommerat examine ce qui, dans cet ensemble de décisions, en constitue la  signification profonde. Les mots qu’ils utilisent sont autant de jugements de pensée : populisme, pensée libérale, approximations, fatras idéologiques… Le maire de Grenoble s’étonne de les entendre. Ils avaient pourtant été évoqués lors de la dernière réunion des Chantiers de la culture, organisés par l’adjointe aux cultures en septembre 2015 dans une déclaration d’acteurs culturels ... Ces “chantiers”, morts-nés, faute d’avoir été construits avec les acteurs, témoignaient d’une curieuse conception de la démocratie citoyenne.
(...)
Il y a un populisme de droite qui feint de défendre le peuple contre les élites ; il y a un populisme de gauche qui manie l’invective et prétend parler au nom du peuple et de ses besoins. Il y a maintenant un écologie politique populiste qui distingue et oppose des spectacles élitaires destinés à cultiver l’entre soi des artistes et des intellectuels et des spectacles populaires qui ont pour fonction d’animer l’espace urbain, voyez La fête des Tuiles.

 

Lire la rigoureuse analyse de Jean Caune

 

-QUATRE-

A Grenoble, une culture ni populiste ni libérale

La réponse à la charge de Pommerat par Éric Piolle , Maire de Grenoble et Corinne Bernard , Adjointe aux cultures de Grenoble — Libération12 juin 2016

 

L’enjeu politique est que chacun soit reconnu dans sa dignité et son humanité et puisse exprimer ses pratiques et appartenances culturelles, que la liberté d’expression et de création artistique soit assurée, que des espaces de fabrication et d’échange s’inventent.
L’enjeu politique est aussi de s’atteler ensemble à construire du sens dans une société en profond questionnement. Pour cela, les espaces publics sont indispensables. La culture est un formidable espace public. Pour cela, les artistes sont indispensables.

°

- CINQ -

Perplexité.

Les termes de ce «débat » sont (ou devraient être) complexes.

L'artiste Pommerat est dans son rôle et son argumentation auréolée de la splendeur lumineuse de La chose artistique (1).

Les édiles politiques « alternatifs » qui ont ravi la ville aux sociaux-démocrates du PS semblent vouloir démontrer (sans doute malgré eux) que la recherche d'un nouveau référentiel pour les politiques de la culture et le recours aux grands principes ne suffisent pas à fonder une pragmatique de l'action publique qui fasse effectivement bouger les lignes comme c'est le cas dans d'autres contrées (dont il n'est évidement jamais question dans ce genre de polémique compte tenu de l’excellence du modèle français).

 

(1) 

J'ai tenté d'articuler quelques propositions sur ce que je nomme la chose artistique à savoir la place faite à l’artistique (et aux artistes) dans les discours et les pratiques sociales contemporaines, en m’intéressant aux situations concrètes, simples voire banales que produit l’habitus des acteurs du "monde culturel".

Il s'agissait de décrire cette chose en la libérant de l’aura exorbitante qui l’entoure surtout auprès de tous ceux qui vivent dans son intense et mystique clarté (politiques, fonctionnaires, directeurs d’institutions, journalistes, etc.). Avec le souci d’être profondément superficiel, c'est à dire d’interroger la surface des propos et des gestes de telle sorte que la question rebondisse sur le questionnement lui-même et produise une altération de la réflexion, une incertitude quant au sens communément admis des catégories logiques, sociales, esthétiques, politiques à l'aide desquelles nous décrivons ordinairement et commentons quotidiennement ce qu'il est convenu de considérer comme « la réalité ».

°

 

 

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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 08:40
Culture et politique : Péguy, Gramsci, Pasolini

¤

Comme Péguy, Gramsci, Pasolini, et beaucoup d'autres, constatons aussi que la crise d'aujourd'hui est culturelle et que la culture, ou plutôt, pour éviter trop d'ambiguïtés, la question culturelle en est instrumentalisée.

Péguy distingue les « périodes », qui sont comme un temps de « bonace », dit-il, un temps calme où, en apparence, il ne se passe rien, et les « époques », qui sont les temps de crise pendant lesquels le monde se modifie. Pasolini, au début des années 1970 fait un constat analogue, s'appuyant notamment pour cela sur la lecture de Gramsci. On sait par ailleurs que Gramsci était lecteur de Péguy, notamment de L'Argent, et que Péguy, quant à lui, lisait Bergson. Admettons ces filiations entre des œuvres qui, à des époques certes différentes, s'attachent à analyser, à disséquer les crises, crises définies d'abord comme des crises culturelles. Quant à notre temps, il n'est pas hasardeux de prétendre que nous sommes de nouveau - si nous en sommes jamais sortis - dans une « époque », qu'il y a bien crise, et que, pour paraphraser la citation surexploitée de Gramsci, « l'ancien ne veut pas mourir et le nouveau ne peut pas naître ». Gramsci précise que c'est pendant les crises que naissent des monstres. Et l'on constate, ô combien, que notre époque voit naître et agir des monstres particulièrement violents et sordides. Comme Péguy, Gramsci, Pasolini, et beaucoup d'autres, constatons aussi que la crise d'aujourd'hui est culturelle et que la culture, ou plutôt, pour éviter trop d'ambiguïtés, la question culturelle en est instrumentalisée. Il y a les partisans de cet « ancien qui ne veut pas mourir » qui revendiquent pour eux-mêmes la « culture », mieux, qui revendiquent d'être la « culture », aidés et armés en cela par les clercs de tout acabit. Ce sont eux qui prêchent une sorte d'implosion temporelle où le passé deviendrait l'avenir. Et puis il y a les propagandistes écervelés du « nouveau » qui proclament, au nom de ce « nouveau » qu'ils sont eux aussi la culture, pour aujourd'hui et pour demain, et qui passent par dessus bord toutes les vieilleries culturelles qui n'auraient plus cours. Il suffit pour s'en convaincre d'entendre ou de lire certains chantres des technologies, qui sont d'autant plus acculturés qu'ils ignorent même qu'ils le sont et qui partent la fleur au fusil numérique sur les sentiers des technologies balisés par le grand capital. Les deux camps ont chacun leurs monstres, qui peuvent parfois paradoxalement s'entendre quand il s'agit de se partager les profits.

 

Diégèse  Pierre Oudart.


Si vous savez lire, vous ne pouvez manquer d'entendre qu'il est grand temps pour moi de signaler un travail au long cours, bien antérieur au mien, et dont je n’ai fâcheusement jamais parlé ici ?


 

Ce travail est commencé depuis 6045 jours (863semaines),
et son auteur est en vie depuis
 20498 jours (20498 = 2 x 37 x 277 jours)
Ce travail court ainsi sur une période qui représente 29,4907% de sa vie.


Il s’agit donc de Diégèse dont l’auteur est Pierre Oudart.

 


Qu'est-ce que « diégèse - l'Atelier du texte » ?

 

La diégèse, c'est un rapport de tension entre le réel et la fiction. C'est donc le réel puisque, aussi bien, il n'y a de réel que par interprétation... 

 

Diégèse est un protocole d'écriture quotidienne. Le protocole change chaque année. Diégèse commence en 2000.

Diégèse est une fiction qui joue avec le temps. C'est un seul texte et c'est un hypertexte. 

Diégèse, c'est le rapport entre le temps qui passe, le temps réel, le temps de la vie et le temps du récit, le temps de la fiction. 

De ce rapport naît le texte. Il s'agit donc d'imaginer ce que peut être la diégèse d'un hypertexte. 
Le protocole permet d'écrire tous les jours. 

En 2000, c'est un faux journal intime. Le site s'appelait alors Demain 2000 car les textes quotidiens étaient écrits avec un jour d'avance.  

En 2001, c'est la même chose, mais chaque jour, un mot est lié avec le même mot dans un des deux textes du même jour, un an auparavant. La barre de titre affichait 2001 = 2000 + 1. Le temps de 2001 est un bégaiement. 
Entre 2000 et 2001, des images ont été perdues. Ne subsistent parfois que les textes sous les images. 

En 2002, c'est un faux carnet de voyage, qui reprend chaque jour une phrase de 2000 et une phrase de 2001. L'itinéraire est construit à partir de cartes informatiques sur le Web. Un moteur de recherche fournit les images. Depuis 2002, les sites qui contenaient certaines de ces images ont disparu ou ont changé d'adresse et les liens sont rompus et ont été enlevés. 

En 2003, l'idée était d'abord de reprendre des notes prises à Lisbonne pour écrire un texte de fiction. Mais le temps porte ensuite vers le thème de l'éclipse, qui se déploiera dans un texte qui n'existe que sur papier et dont les fragments sur le site constituent le matériau de construction. A la place du texte qui n'a pas encore été écrit, j'ai mis des photos de Lisbonne. 

En 2004, je recopie phrase par phrase, du début jusqu'à la fin, Les Méditations métaphysiques de Descartes et les commente très librement, sans bien évidemment aucune prétention de faire de la philosophie. 

En 2005, une image, un texte. L'image est d'abord prise avec mon téléphone mobile, jusqu'en juillet, puis par un appareil numérique plus perfectionné. Ce ne sont cependant pas des images "de qualité", des photographies photogéniques. Ce sont des fragments de réel pixelisés. C'est tout. Le texte à côté de l'image est une chronique qui commence par la révolte contre les commentaires médiatiques et politiques après le Tsunami asiatique. C'est Charles Péguy et son pamphlet Notre jeunesse qui reviennent, qui rappellent que tout commence en mystique et tout finit en politique. Je marche en 2005 une main dans celle de Louis Massignon et l'autre dans celle de Charles Péguy. Je râle. 

En 2006, je tente, comme en 2003, mais sous la tutelle littéraire et politique de Monsieur Harold PINTER, d'écrire un texte. Diégèse est l'atelier du texte. Je reprends un mot, une phrase, un bout de phrase des années précédentes, des mêmes dates des années précédentes. Ce sont les matériaux. Puis je fais trois colonnes. La colonne de gauche, c'est avant le texte, c'est ce qu'il y a dans ma tête avant le texte. La colonne du milieu, c'est le texte, qui continue d'un jour sur l'autre. La colonne de droite, c'est après le texte, déjà le commentaire du texte. Chaque semaine, le texte est rétabli sous forme de séquences, notées S01, S02, S03... On peut accéder aux séquences par la page du calendrier 2006. 

En 2007, je reprends le prélèvement d'images. Ce sont ainsi chaque jour une image et une phrase. On peut supposer que les phrases sont prononcées par les personnages de 2006. D'ailleurs, ce sont parfois, exactement, des phrases déjà prononcées en 2006. Cependant, certains jours, les mots ou les phrases viennent de plus loin, et viennent de 2000 ou de 2001 ou de 2002 ou de 2003 ou de 2004 ou encore de 2005... Ce n'est pourtant pas comme si tous les mots avaient été prononcés, si tout avait été dit. C'est juste un parcours, une permanence et aussi une diégèse. 

En 2008, les personnages de 2006, Gustav, Mathieu et Noëmie, reviennent. Avec eux un quatrième personnage nommé D. 
Les quatre partent en voyage en suivant les traces du narrateur de 2002, en accomplissant donc exactement le voyage de 2002. Les personnages répètent en les agençant et parfois en les détournant des phrases déjà prononcées, déjà écrites les années précédentes, reprises en liens labyrinthiques. Gustav est perdu. Mathieu essaye de l'aider. Noëmie cite Descartes et D. est l'auteur d'un texte que l'on ne connaît pas. 

En 2009, en hommage à Monsieur Harold PINTER, décédé le 24 décembre 2008, je prolonge la méthode "Pinter" entreprise en 2006. Chacun des personnages apparus en 2006 et voyageurs en 2008 dispose de 91 jours de textes et de sons et peut reprendre, ou non, les phrases qu'il a prononcées les années précédentes. Ce sera d'abord Noëmie, puis Mathieu, puis Gustav et enfin D.  

En 2010, je tente d'allier la méthode "Pinter" à une nouvelle méthode, qui est en fait pour moi une première méthode, et qui serait la méthode "Barthes". Je reprends les cours de Roland Barthes au Collège de France de 1978-1980 sur La préparation du roman, cours auxquels, pour certains d'entre eux, j'ai assisté. Cette méthode Barthes, qui commence par le constat et la définition de ce qui serait le "milieu de la vie", ou ce que Péguy aurait appelé "le point de non retournement", et qui commence aussi par la nécessité d'accepter sa propre mort et même de prendre conscience que l'on est mortel, pose d'emblée l'écriture comme une salvation. Et, comme Pinter, de ce que cela dit et de ce que cela fait, je ne sais rien. Les cours de Roland Barthes au format mp3, deux CD, sont disponibles chez Livraphone, 119-121 rue Blomet, Paris 15ème et peuvent être commandés en ligne à l'adresse suivante :http://www.livraphone.com/product_info.php?products_id=128 

En 2011, je choisis chaque jour une maxime de François de La Rochefoucauld, puis je choisis une photographie ou un film publicitaires. Je produis ensuite une forme brève en rapport avec l'image ou le film publicitaires. Les personnages de 2006, 2008 et 2009, participent dans leur distance. 

En 2012, les personnages apparus en 2006, Gustav Mathieu et Noëmie, accompagnés de Daniel, leur auteur, reprennent le voyage de 2002, de 2008 et de 2009. Ils s'éloignent de Paris, y reviennent, en repartent. Il leur arrive de commenter le monde. Leur exercice cependant demeure un exercice littéraire. Quand ils le peuvent, les personnages publient leurs lignes sur le réseau à partir d'un compte à leur nom. Ils sont amis les uns avec les autres, et aussi avec l'auteur.

En 2013 chaque jour, un des personnages, selon l'ordonnancement défini en 2011, s'adosse aux Maximes de La Rochefoucauld pour tenter de décrypter les travers de ces humains qui sont aussi des personnages. Cela constitue leur "statut" de leur compte sur le réseau. Les images sont celles de 2012 extraites des images panoptiques de "Google View".

En 2014, les personnages écrivains tressent du roman et du romanesque avec des romanciers du 19ème siècle. En janvier, Daniel Diégèse commence par La Fortune des Rougon, d'Émile Zola, premier roman des 20 romans naturalistes des Rougon-Macquart. C'est un exercice de littérature augmentée. L'hypertexte se régénère, le texte matériau des années précédentes étant presque épuisé et saturé.

En 2015, Mathieu Diégèse reprend la Fortune des Rougon et en fait un texte compressé. Selon le découpage institué en 2014, il émet un message de moins de 140 caractères, qui peut ainsi alimenter son compte "Twitter" ; tandis que Gustav Diégèse, reprend le même roman, comme un guide et le décalque en plaçant les personnages dans la ville syrienne d'Alep, en 2011, au moment du soulèvement syrien contre le régime baathiste, réprimé violemment. Le roman décalqué vient alimenter son compte "Facebook".

En 2016, je rapproche dans une lecture continue et alternative deux auteurs qui se côtoient peu, voire même qui ne se côtoient pas : Charles Péguy et Pier Paolo Pasolini. Je juxtapose leurs textes politiques en prose, leur critique commune de la modernité. Cette juxtaposition s'effectue par la publication quotidienne de l'un et de l'autre et par quelques fragments que j'écris et qui doivent fonctionner comme un lien lectoral entre les deux textes. Les fragments cependant forment eux aussi des textes qui sont consolidés et publiés en tant que textes autonomes. Ensemble, ils forment recueil.

Pierre OUDART

 

 

 

 

Voila, vous ne pouvez pas dire que vous n'avez pas été prévenus !

Diégèse

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 08:40

Mon dernier post, à propos de Grenoble, renvoyait au nouveau blog de Jean Caune.

Retour en arrière sur une note de La Cité des sens vieille de 3 ans mais toujours vive, me semble-t-il.


 

Jean Caune n’y allait pas de main morte, sur son (ancien) blog, Affinités électives, dans un billet en date du 28 avril 2013 :

 Misère de la pensée, défaite de la politique

Dans une interview à la revue Mouvement, la ministre de la culture, Aurélie Filippetti, déclare vouloir « inscrire la culture dans un projet politique global ».

(…)

Le champ de ruines laissé par la présidence de Sarkozy aurait dû donner à la gauche « l’ardente obligation » de restaurer l’action culturelle publique. La préférence donnée à l’homme d’Église au détriment de l’instituteur pour forger un sentiment d’appartenance ; l’abandon d’une politique de démocratisation culturelle, évaluée comme un échec ; la priorité donnée à une politique de l’offre et du spectaculaire, en lieu et place d’une action sur les territoires de vie… ont été les marques de la disparition d’une volonté politique en matière culturelle.

Les questions nouvelles qui se posent dans cette triple crise, économique, sociale et politique ne peuvent être abordées, comme le fait la ministre, en considérant la culture comme un atout pour « le redressement du économique ». Une telle perspective exprime un point de vue philistin qui, comme le rappelle Hannah Arendt, relève d’une « mentalité exclusivement utilitaire, d’une incapacité à penser et à juger une chose indépendamment de sa fonction ou de son utilité ».

(…)

Est-il judicieux de devoir justifier la politique culturelle de l’État par les richesses créées dans le secteur des industries culturelles ? Que peut bien signifier cet agacement qu’elle exprime en déclarant « en avoir assez que la culture soit perçue comme non-marchande », alors qu’elle est « au cœur dur de l’économie française » ? À qui s’adresse cette saillie ? « À ceux qui véhiculent le mythe de la culture comme supplément d’âme », précise-t-elle. Mais qui, aujourd’hui, peut encore soutenir cette idée d’une dimension désincarnée de la culture réduite à sa spiritualité ? Cette conception qui date des années soixante ne correspond à aucune expérience concrète. Les phénomènes culturels s’inscrivent dans un monde vécu ; ils ne sont pas séparés des formes de loisir, des supports qui les diffusent, des conditions socio-économiques dans lesquelles les produits culturels et les œuvres artistiques sont reçus. Qui peut croire à ce récit naïf et déconnecté de la réalité où la culture serait « le moyen de notre aspiration au bonheur » et le modèle spécifiquement français « un modèle efficace dans la mondialisation » ?
L’essentiel du propos de la ministre reprend les illusions développées, dans les années quatre-vingt, par Jack Lang et Jacques Attali, sur la convergence entre le développement économique et le progrès culturel . Si la politique culturelle ne peut ignorer les transformations profondes générées par le numérique, dans la production, la diffusion et la réception des produits culturels, elle ne peut, pour autant, se situer à la remorque des industries culturelles. Au-delà de la régulation des conditions techno-économiques de la production et de la diffusion artistiques, la politique de l’État doit s’opposer de manière permanente et volontaire, aux appropriations abusives des processus de création et à l’hégémonie du marché. Elle doit viser à mettre en place des dispositifs correcteurs des inégalités, non au bénéfice des gens mais des plus défavorisés. Elle doit libérer les forces et les espaces de la prise de parole artistique et de l’usage des formes symboliques.

(…)

© Jean Caune

La suite ?

Elle est consacrée à la priorité « éducation artistique » (Mais cette question peut-elle s’aborder dans les termes institutionnels des années soixante où l’École et les institutions culturelles étaient l’objet d’une séparation de nature. Et s’agit-il seulement de faire une place à l’art dans le système éducatif ? Et cette place peut-elle être occupée par l’Histoire de l’art ? ) et elle est du même tonneau, de la même redoutable pertinence.

Il faut donc lire l’article de Jean Caune

 

Convergence ?

On en jugera.

Une des dernieres chroniques de Jacques Bertin dans Policultures (16 avril 2013) :

OUI, LA CRISE.

La crise. Oui, la crise. Ca va mal.

Tout le monde sait maintenant et tout le monde dit et répète que “ Ca va mal ! ” Et que la société française est en crise. Economique ? Oh oui, mais oh non ! Ce serait trop simple : dix ans de misère pour les classes inférieures et ça repart ! Mais une crise sociétale, culturelle, une crise de foi ; la fin d’un monde.

(…)

Je pense à cela en repliant le grand quotidien national plein d’assurance, de mépris à l’égard du peuple ringard, et tout entier occupé à la lutte contre la frilosité (qui handicape notre économie). J’ai lu aujourd’hui dix fois le mot populisme. Observez l’emploi de ce mot dans les bons médias : c’est atterrant. Il en est de même pour le mot “ Etat-providence ”. Quel mépris ! Comme si le cantonnier n’était pas l’Etat-providence pour le PDG dans sa limousine... (Mon père et ma mère, au boulot à treize ans ; ils ont vécu de l’Etat-providence...)

(…)

Bon. Mais la culture ? L’intelligentsia ? Les artistes ? Ils nous aident, dans cette crise ? Ne sont-ils pas habitués à parler, donner des directions, des mots de passe ?

Non. Ils ne m’aident pas du tout.

C’est que la culture et l’art arrivent à la fin d’un cycle (la rupture, la rébellion, le dépassement des formes etc.). Les cultureux continuent ce train-train et n’ont surtout rien à dire sur l’homme dans l’époque : l’homme, ça n’existe pas, on n’est pas naïf.

Trop occupés dans l’expression de leurs génies individuels, dans la religion de la novation, toute cette lourdinguerie contemporaine. Les “révolutions”. A quoi servent ces “révolutions” ? A l’argent et au commerce. Dans certains cas (l’art plastique), elles servent carrément à fonder un nouveau secteur de placements financiers. Dans d’autres cas (la “ mode ”) elles peuvent même servir, en brisant les codes du beau, à aider les industriels à vendre n’importe quoi très vite... Souvenez-vous comme il y a cinquante ans chaque costume était ajusté au millimètre selon les critères de l’élégance. L’élégance, aujourd’hui, c’est d’être “ décalé ”. Belle victoire, grande cause.

Donc, la culture “ bouscule mes conformismes ”, elle “ remet en question mes croyances ”... Ca va durer combien de temps encore ce gag triste ? Le dérangeant ? Arrête donc de me déranger, mon garçon, la vie s’en charge tous les jours.

(…)

©Jacques Bertin, Policultures

 

 Lire : Oui,  la crise, par Jacques Bertin

 

 

 

 

 

 

 

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 08:45

Le maire a, en effet, un petit souci avec «le logiciel de pensée Malraux-Lang» (comme il dit) des gens de la culture en général et du monde des arts vivants en particulier, synonyme de politique dispendieuse et élitiste. (…) Voilà ce que je retiens de cette politique qui se vante d’en être une et d’avoir de l’ambition. C’est un cocktail, un bazar, un agglomérat de pièces hétéroclites, foutras idéologiques...
(…)
Un tout finalement compliqué, contradictoire et paradoxal, mâtiné de suffisance et d’arrogance, de naïveté, à la Bouvard et Pécuchet, qui fait honte à ce parti dont je me sentais un proche et un sympathisant. Une politique culturelle qui a cette particularité de se rapprocher tristement de toutes les politiques en vigueur dans notre pays, celles déjà en action, et celles qui aspirent à prendre le pouvoir.

°

Lire la tribune de Joël Pommerat

°

-DEUX-

La réaction de François Deschamps sur Facebook (qui aurait pu être la mienne...)

°

Waouh !... c'est une charge violente assénée par Joël Pommerat, de passage une semaine à Grenoble, contre la politique culturelle actuelle de la ville. 
Sans vouloir m'insérer ni prendre parti dans une situation locale que je ne connais pas assez, le lecteur que je suis aurait aimé que la situation exposée soit mise en perspective avec le fait que les baisses de dotation de l'État touchent toutes les collectivités, qui doivent s'en dépatouiller (avec des choix qu'elles savent justifier...ou non, là est aussi le problème ; et félicitons bien sûr au passage celles qui décident courageusement de ne pas baisser leur budget culturel, ce qui est, au passage, le cas dans ma collectivité) ; avec aussi, dans le cas grenoblois, la problématique d'un nombre important d'équipements culturels structurants dont la charge est encore portée aujourd'hui par la ville-centre (162 780 hab) et non par la Métropole (450 494 h). 
Qu'il faille faire évoluer le modèle culturel actuel est une chose, c'en est une autre que le fait de ne pas savoir comment s'y prendre, savoir l'expliquer, voire laisser à penser que la solution est de jeter le bébé avec l'eau du bain... En tout cas c'est cela qu'a ressenti Pommerat : il voit bien ce qui est remis en cause, sans rien comprendre à ce qui est proposé et au discours qui l'entoure. Et sûrement un certain nombre de grenoblois sont aussi dans l'expectative.
Comme c'est une "tribune" dans la presse, on peut penser que le trait est peut-être un peu poussé, qu'il y a par exemple une marge entre défendre une place pour les amateurs dans la cité sans pour autant les opposer aux professionnels voire laisser penser que tout le monde est artiste ( il devrait y avoir de la place et des locaux pour tout le monde, leurs besoins respectifs ne sont pas les mêmes et ne sont pas comparables). J'attends avec impatience la réponse qui sera faite (je le souhaite) par les élus de la ville.
Cela faisait longtemps en tout cas qu'il n'y avait plus eu de débat sur les politiques culturelles territoriales dans l'espace public, cet article a le mérite de mettre les pieds dans le plat et de le relancer !

FD

-TROIS-

Écho aux paroles de Pommerat L’art et de la culture dans les politiques publiques.

 Sur le blog de Jean Caune qui lui, au contraire, connaît bien Grenoble. 

 


 

La déclaration de Pommerat examine ce qui, dans cet ensemble de décisions, en constitue la  signification profonde. Les mots qu’ils utilisent sont autant de jugements de pensée : populisme, pensée libérale, approximations, fatras idéologiques… Le maire de Grenoble s’étonne de les entendre. Ils avaient pourtant été évoqués lors de la dernière réunion des Chantiers de la culture, organisés par l’adjointe aux cultures en septembre 2015 dans une déclaration d’acteurs culturels ... Ces “chantiers”, morts-nés, faute d’avoir été construits avec les acteurs, témoignaient d’une curieuse conception de la démocratie citoyenne.
(...)
Il y a un populisme de droite qui feint de défendre le peuple contre les élites ; il y a un populisme de gauche qui manie l’invective et prétend parler au nom du peuple et de ses besoins. Il y a maintenant un écologie politique populiste qui distingue et oppose des spectacles élitaires destinés à cultiver l’entre soi des artistes et des intellectuels et des spectacles populaires qui ont pour fonction d’animer l’espace urbain, voyez La fête des Tuiles.

L’enjeu politique est que chacun soit reconnu dans sa dignité et son humanité et puisse exprimer ses pratiques et appartenances culturelles, que la liberté d’expression et de création artistique soit assurée, que des espaces de fabrication et d’échange s’inventent.
L’enjeu politique est aussi de s’atteler ensemble à construire du sens dans une société en profond questionnement. Pour cela, les espaces publics sont indispensables. La culture est un formidable espace public. Pour cela, les artistes sont indispensables.

°

Perplexité.

Les termes de ce «débat » sont (ou devraient être) complexes.

L'artiste Pommerat est dans son rôle et son argumentation auréolée de la splendeur lumineuse de La chose artistique (1).

Les édiles politiques « alternatifs » qui ont ravi la ville aux sociaux-démocrates du PS semblent vouloir démontrer (sans doute malgré eux) que la recherche d'un nouveau référentiel pour les politiques de la culture et le recours aux grands principes ne suffisent pas à fonder une pragmatique de l'action publique qui fasse effectivement bouger les lignes comme c'est le cas dans d'autres contrées (dont il n'est évidement jamais question dans ce genre de polémique compte tenu de l’excellence du modèle français).

 

(1) 

J'ai tenté d'articuler quelques propositions sur ce que je nomme la chose artistique à savoir la place faite à l’artistique (et aux artistes) dans les discours et les pratiques sociales contemporaines, en m’intéressant aux situations concrètes, simples voire banales que produit l’habitus des acteurs du "monde culturel".

Il s'agissait de décrire cette chose en la libérant de l’aura exorbitante qui l’entoure surtout auprès de tous ceux qui vivent dans son intense et mystique clarté (politiques, fonctionnaires, directeurs d’institutions, journalistes, etc.). Avec le souci d’être profondément superficiel, c'est à dire d’interroger la surface des propos et des gestes de telle sorte que la question rebondisse sur le questionnement lui-même et produise une altération de la réflexion, une incertitude quant au sens communément admis des catégories logiques, sociales, esthétiques, politiques à l'aide desquelles nous décrivons ordinairement et commentons quotidiennement ce qu'il est convenu de considérer comme « la réalité ».

°

-CINQ-

°

Mais la ville de Grenoble qu'ils dirigent a bien de la chance.

°

Forum des lucioles n°5

°

Devoir de Culture : Diversité culturelle, Droits culturels

 Culture, éducation populaire : les politiques publiques face aux droits culturels

Avec

Luc Carton

Philosophe, inspecteur au Ministère de la Culture de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Jean-Michel Lucas

économiste, universitaire, acteur critique des politiques culturelles

Patrice Meyer-Bisch

Coordonnateur de l’Institut interdisciplinaire d’éthique et des droits de l’Homme (IIEDH)

 

Rencontre avec trois des principaux acteurs de la pensée des droits culturels dans une confrontation unique.

Les droits culturels sont désormais inscrits dans la loi. Comment vont-ils s’appliquer ? Quelles responsabilités devons-nous partager ? Quelles conséquences sur les politiques publiques ?

 Ce 5ème forum se veut un point d’étape, de réflexion et de propositions, qui prolonge les précédents. Il s’inscrit dans une perspective d’action citoyenne et de co-construction des politiques publiques.

Nous avons choisi de faire appel à trois témoins de référence qui ont nourri et orienté  la démarche du Forum des lucioles.

 

 

Je ne manquerai pas de clouer le bec au premier gros malin qui s’amusera à déclarer que les droits culturels ont désormais leur Sainte trinité!, à la militante qui nous fera le coup de H/F ou au "décolonisateur des arts" qui trouvera que nos trois principaux acteurs sont des visages pâles.  

Non. Mais  l’essentiel est ailleurs.

 

Le Forum des lucioles est une structure implantée dans cette « bonne » ville de Grenoble qui a une longue et belle histoire en matière d'action culturelle. Si vous ne l'avez jamais fait, attardez vous un moment sur leur site.

Prenez connaissance de leur appel :

La nécessaire intervention des pouvoirs publics dans le domaine de la culture ne peut se faire sans la participation des acteurs culturels, des artistes, des citoyens. La dimension culturelle doit porter l’action politique. Les mutations de notre société lors de ces trente dernières années nécessitent de conjuguer transformation sociale et innovation culturelle. C’est pourquoi un changement de conception des politiques culturelles s’impose aujourd’hui. Celles-ci doivent nécessairement prendre en compte la personne et sa capacité d’expression, d’action et de décision. En ce qui concerne la vie dans la Cité, il s’agit d’un devoir de culture.

 L’action culturelle* doit redonner à l’art sa dimension relationnelle. Il appartient aux pouvoirs publics et aux institutions de construire les conditions de rencontres et d’échanges entre les équipes artistiques et les populations. L’enjeu est de permettre à chacun de se construire et de se reconnaître, individuellement et collectivement, dans une relation sensible et active au sein de l’espace public*, c’est à dire là où les hommes et les femmes peuvent agir en tant que citoyen-nes.

 

Lire la suite.

 

Prenez aussi connaissance  de leur glossaire.

 

Exemple : 

Espace public, notion de philosophie politique, construite par le philosophe allemand J. Habermas, dans sa thèse, L’espace public. Archéologie de la publicité comme dimension constitutive de la société bourgeoise, est fondée sur la distinction entre privé et public.
L’espace public se constitue comme médiation entre l’État et la société sous la forme d’une opinion publique susceptible de s’opposer à la pratique du secret du pouvoir absolu.

Pour Habermas, la publicité — le fait de rendre public — constitutive de l’État moderne, s’est transformée en processus de formatage de l’opinion et désamorçage de ses fonctions critiques. L’espace public s’est fractionné en de multiples espaces : espace public politique, espace public culturel, espace public scientifique, etc.

La notion d’espace ne peut évidemment pas se limiter à sa dimension d’espace territorial et doit se rapporter au processus de débat raisonné et argumenté.

 

 

Tout cela est de la belle ouvrage.

 

 

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 08:25

Les lecteurs de La Cité des sens rectifieront d'eux mêmes : ce qui suit n'est guère qu'une digression... mais c'est du lourd ! La guerre n'est qu'une prolongation de la politique par d'autres moyens.

 

 

φ

Chapitres précédents

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Droits culturels : continuons le débat.

 

Le mérite des contributions évoquées dans cette note est de constituer un appel à la vigilance : la récente inclusion des droits culturels dans l’article 103 de la loi NOTRe, désormais une loi de notre République, ne saurait en aucune manière clore le débat.

 

Droits culturels : une longue histoire

 

Il est peut-être utile de situer le débat récent sur l’inscription ou non dans la législation française du concept de droits culturels dans un horizon historique plus large que celui de la signature par la France, dans les années 2000, de conventions internationales portant sur la nécessité de reconnaître, protéger et promouvoir la diversité culturelle.

 

Des droits culturels (1968) aux droits culturels (2015)

Je voudrais continuer le parcours engagé dans ces notes précédentes, de façon à attirer l’attention sur l’histoire des notions successives ou sédimentées qui ont fondé et légitimé l’intervention publique dans les affaires culturelles.Toutefois, je ne suis en aucune manière historien. Il ne s’agit que « d’arrêts sur image » et, pour des approches mieux fondées et documentées, il conviendrait, par exemple, de se reporter aux travaux de Pascal Ory et Laurent Martin.

 L’Entre-deux-mai : Histoire culturelle de la France (mai 1968-mai 1981), Paris, Le Seuil,? 1983, Pasccal Ory

L’Enjeu culturel. La réflexion internationale sur les politiques culturelles, Paris, La Documentation française, 2013. Laurent Martin.

 

Droits culturels : débat public ou théâtre d'ombres ?

 

Le défi lancé est tout autre : penser, ensemble, la différence par laquelle toutes les sociétés (en des modalités variables) ont séparé et séparent du quotidien ordinaire, un domaine particulier de l'activité humaine, et les dépendances qui inscrivent (de diverses manières) l'invention esthétique et intellectuelle dans ses conditions de possibilité et d'intelligibilité.

(Roger Chartier, 1991)

.

φ

 

Appel d'offres lançé par le Ministère de la Défense.

Objet du marché :

 

Objet du marché

Le présent marché a pour objet la réalisation de l’Etude Prospective & Stratégique (EPS) n°2016-31 intitulée : « Conséquences de la diversification des références culturelles sur la liberté de conduire les opérations »

 

Désignation des prestations

Le titulaire (ou les cotraitants) s’engage(nt) à réaliser les prestations décrites à l’annexe 1 : « Annexe technique ».

 

ANNEXE 1

 ANNEXE TECHNIQUE

 

1. Expression du besoin et problématique

 

Depuis quelques décennies, les rapports de force entre les zones géographiques ont évolué (USA-Europe/Asie-Extrême-Orient, par exemple), avec des conséquences sur les capacités d’influence culturelle et politique.

Il en résulte que de plus en plus de pays ou de communautés ont tendance à remettre en cause le « caractère universel » des « valeurs occidentales ».

En Occident même, ce qui est acceptable par l’opinion, et le cadre juridique correspondant, évoluent rapidement (problèmes de société, protection de l’environnement, acceptation des pertes humaines, …).

Il en résulte, entre autres, des disparités, voire des possibilités de remises en cause par certains pays ou organisations, de la manière de gérer les crises, des armements qu’il est acceptable ou légitime d’utiliser dans un contexte donné, ainsi que des règles qui sont officiellement ou légalement admises par la « communauté internationale ».  Cette situation peut conduire à des déséquilibres dans la manière d’opérer, de représenter le contexte comme, par exemple, entre la Russie ou la Chine et les pays de l’OTAN mais aussi à des ruptures totales comme avec les structures combattantes islamistes.

Ce peut être une source de risques mais aussi d’opportunités qu’il conviendra d’analyser.

L’objectif de l’étude est, en particulier, de rechercher comment les restrictions ou les opportunités d’emploi des matériels, la manière de conduire la guerre ou de gérer les crises pourraient évoluer et être modifiées, selon le contexte, la zone géographique, les types de crises et de « belligérants » possibles (armées, milices, terroristes, crime organisé, communautés ou groupes d’intérêts, …), à quelles échéances, en fonction de l’évolution prévisible du rapport de force entre les principales puissances économiques, culturelles, militaires, …

 

  1. Résultats escomptés :

 

La première partie de l’étude définit ce que peut représenter la notion « d’Occident », (l’Occident est-il « homogène », par exemple, le Japon en fait-il partie ?). Elle décrit les principaux acteurs à considérer (peuples, pays, organisations internationales, ONG, groupes industriels, opinions publiques, …), leurs positions, objectifs, capacités d’action et les évolutions possibles avec leurs causes et leurs conséquences prévisibles.

La deuxième partie présente quels aspects de « l’Occident » sont critiqués ou combattus par certains de ces acteurs, pourquoi, comment et avec quel succès.

Elle expose et justifie ce qui peut évoluer et ce qui doit être préservé de cette représentation de l’Occident.

Elle peut également fournir des éléments pour indiquer comment agir ou sur qui s’appuyer (pays ou organisations dont les intérêts sont communs, divers moyens d’influence, législation, diplomatie, media, organisations internationales, …) pour éviter que la situation évolue d’une manière qui nous soit défavorable

La troisième partie recherche les conséquences que cela pourrait avoir sur la manière d’aborder les crises, gérer les conflits et conduire les opérations militaires.

Quels acteurs pourraient éventuellement être avantagés et pourquoi ? Quelles règles ou conventions pourraient être remises en cause et comment ? Quels sont les modes d’action ou les systèmes d’armes dont les possibilités de mise en œuvre pourraient évoluer dans un sens ou un autre ? (Le travail doit permettre d’expliquer quels méthodes et types d’armement, dont l’utilisation est actuellement interdite ou restreinte, ou sur le point de l’être, pourraient être utilisés ouvertement par certains belligérants dans le futur, en analysant les arguments qu’ils pourraient utiliser pour le justifier). 

 

  1. Réunions

 

L’ensemble des réunions est organisé par l’administration et se déroule dans les locaux de la personne publique en île-de-France et principalement à Paris à l’adresse suivante : ETAT MAJOR DE L’ARMEE

Centre Interarmées de Concept de Doctrine et d’Expérimentations (CICDE)

Sous-Direction Prospective Opérationnelle (SDPO)

 

 

(…)

 

EN SAVOIR PLUS

 

 

 

 

 

 

 

 

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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 08:45

« Monde de la culture » et harcellement sexuel : rien à envier aux pires beaufs.

 

A propos d’affaires qui reviennent sur le devant de la scène et qui concernent le « monde politique », ce post de Carole Thibaut (directrice de CDN) sur Facebook. (16 mai 2016)

 

 

Non, il n'y a pas qu'en politique. On raconte, en culture, dans notre beau milieu artistique? Allez zou, je commence. Je ne donne pas de noms, pour ne pas lancer de chasse aux sorcières, et puis les dénonciations sur FB, ça pue. Mais ceux à qui il est fait allusion se reconnaitront s'ils passent par ici. Et d'autres se diront que ce ne sont peut-être pas des comportements tout à fait normaux ni de toute impunité... Donc... ....Quand à ton premier engagement professionnel d'actrice, le metteur en scène, qui a presque trois fois ton âge, alors que tu déclines poliment pour la énième fois sa proposition de l'accompagner à son hôtel, te dit : "Tu crois que je t'ai engagée pourquoi? Pour ton talent peut-être? Je ne t'ai pas engagée pour ton talent, je t'ai engagée pour ton cul" ... Quand à ta première pré-sélection pour la direction d'un Centre Dramatique National (à l'époque les short lists ne sont pas encore obligatoirement paritaires, la plupart des candidatEs étaient seules contre 3 à 5 mecs), le directeur sortant te dit : " Tu ne vas pas t'emmerder à faire le dossier, tu sais bien que tu n'as aucune chance, que tu n'e.s là que pour le quota." ...

Quand un responsable théâtre du ministère de la culture, à qui tu exposes que tu voudrais candidater à la direction d'un Centre Dramatique National, te répond : "Un Centre Dramatique National, pour l'avoir, il faut y penser tous les matins en se rasant. Ah ah ah. Je dis ça, je dis rien". ...

Quand à un autre pré-sélection à la direction d'un théâtre, un des membres du jury te dit qu'il est furieux d'avoir du écarter des artistes brillants et méritants, tout ça pour respecter des quotas ineptes de bonnes femmes. ... Quand un haut responsable politique d'une collectivité territoriale importante te coince à la fin d'une réunion en te disant "Vous êtes conventionnée par la "(collectivité territoriale importante)", vous, non? Vous êtes en renouvellement cette année, non? Venez déjeuner avec moi ce midi et vous serez re-conventionnée direct." Et qu'il te faut 10 bonnes minutes pour t'en débarrasser, tandis que les autres participants se marrent tout autour. ... Quand un directeur d'un gros théâtre te dit "Mais pourquoi vous vous obstinez à vouloir faire de la création, quand vous avez à votre portée la plus belle des créations" en te tapotant le ventre au passage d'un geste pseudo paternalisto-pervers. ...Quand, lors d'un montage dans une Scène Nationale, le régisseur général, à qui tu viens de demander de faire bouger le réglage de deux projecteurs, te dit "eh bien elle va elle-même monter à l'échelle la petite dame, et nous on va rester en bas et se régaler." (Tu es en jupe ce jour-là). Et que tous les abrutis qui l'accompagnent ricanent, et même ceux de ton équipe de l'époque, parce que tu comprends, entre mecs, on est solidaires. ... Quand, alors que tu en es à ta vingtième mise en scène, un autre gros directeur de gros théâtre te dit : "C'est mieux. C'est beaucoup mieux. Je pense que pour le prochain tu seras au point." (Nous les filles on dit souvent Merci à tous nos papas, jusque tard dans nos vies) ...Quand un comédien te traite de mal baisée parce que tu refuses de "mettre la langue" dans le baiser que tu dois échanger sur scène avec lui. ...Quand un metteur en scène te traite de pute qui s'est tapée toute la planète théâtre parce que tu décroches une coprod qui lui est passée sous le nez. ... Quand un technicien te traite de mal baisée parce que tu lui dis qu'il y a eu des problèmes de conduite ce soir et qu'il faut faire attention à l'avenir. ... Quand un artiste te traite de pute qui s'est tapée toute la planète théâtre parce que tu arrives à la direction d'un CDN. ...Quand tu les emmerdes et que tu leur redis, à tous, ici.

Retour sur une déjà ancienne note de ce blog (avril 2011)…

Dans une récente livraison, le magazine La Scène a publié un dossier « La Culture au masculin » à partir de ce même rapport de Reine Prat

 

A l’appui de l’analyse d’Anne Quentin, en encadré, un témoignage « malheureusement anonyme car il est impossible de dénoncer encore aujourd’hui les auteurs de telles pratiques qui bien entendu ne se laissent jamais aller à de tels propos publiquement ».

 

Lors d’une fête de fin de saison en Ile-de-France, réunissant directeurs de lieux, compagnies et acteurs culturels, tous un verre à la main, l’occasion de se rencontrer, de prendre des contacts, de discuter. Je me retrouve nez à nez avec le directeur d’un CDN dans lequel j’ai travaillé deux mois auparavant. On se salue. Je lui fait part de mon intention de l’appeler à la rentrée, pour prendre rendez-vous afin de lui parler de mon projet en cours (une pièce à moi que je veux monter). Il recule, gêné, me dit qu’il a beaucoup de dossiers à gérer. J’insiste un peu en lui disant que tout cela je le sais, mais que venant de travailler dans le lieu qu’il dirige (un lieu public) il me semble logique et légitime de lui demander ne serait-ce qu’un rendez-vous. La réponse arrive : "Je sais que tu as un beau cul mais je ne connais pas ton travail ». Ce qui s’est passé dans ma tête, dans mon corps, dans mon cœur à ce moment-là est difficile à décrire. Un coup de poignard. La honte aussi. Honte d’avoir été déshabillée sans l’avoir choisi, de voir mon cul, ni, posé sur la table, comme dit Genet – oui, les mots ont ce pouvoir-là, de faire exister les choses. Il y a la colère aussi et le chagrin. Je me souviens que mes mâchoires se sont serrées. J’ai répondu sèchement, une pauvre réponse raisonnable : "Eh bien justement, tu peux lire. Il y a une pièce et un dossier ? Au moins tu connaîtras mon travail ».

Choquée, je suis aussitôt allée voir les copains. Je leur raconte la scène, à chaud, de plus en plus outrée. Au-delà de ma blessure de femme, je répète : « C’est un directeur de lieu public qui parle comme cela à une artiste défendant son travail ». Les copains compatissent, sans plus. Beaucoup me disent : « ben oui, c’est bien connu dans le métier, on sait qu’il est comme ça, un peu libidineux ». Et la fête continue.

 

 

Voir aussi sur La Cité des sens, la catégorie Le genre et la culture.

 

 

 

 

 

 

 

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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 08:40

 

Il y aura bientôt un mois, dans un post de ce blog intitulé Culture : labels, nominations et entre soi, je citais un billet publié dans La Tribune par Jérôme Impellizzieri :

Culture, pour en finir avec les ravages de l'entre soi.


 

La reproduction socio-culturelle a rarement été aussi forte qu'aujourd'hui. Les enfants de, les cousins de, les nièces et neveux de.... Les groupes de copains de lycée... forment la plupart du personnel politique, culturel... et même enseignant. Pour caricaturer, on pourrait dire que le monde du travail se divise en deux catégories : ceux qui peuvent être cooptés, et ceux qui sont condamnés à chercher.

(…)

Prenons la culture. Les organigrammes des lieux de fabrique et/ou de diffusion, particulièrement ceux qui sont labellisés, les organigrammes ministériels, d'office publics, les plateaux des théâtres, les génériques des films, sont remplis de cette endogamie, de cet entre-soi.

Lire l'intégralité de cette tribune dans La Tribune.


 

Il y a une semaine avait lieu, au Théâtre de l’Épée de Bois la Rencontre « État d’urgence culturelle : on continue à parler ? »

Débattre, échanger des idées, rencontrer des acteurs culturels et artistiques avec lesquels mener des actions, rechercher ensemble des solutions pour l’avenir et construire de nouveaux outils : une grande conversation sur les enjeux actuellement portés par l’art et la culture.
Organisée par Cassandre/Horschamp en partenariat avec Arcadi Île-de-France.


 

Sur son blog, l'une des responsables historiques de Cassandre/ Hors Champ, Valérie de Saint Do revient, non sans une certaine amertume sur la façon dont s’est déroulée cette rencontre.

On continue à parler… Et à gémir, monologuer, radoter.

Ou pourquoi les anciens combattants de l’art et la culture sont totalement largués. 

(…) Mauvaises habitudes et réflexes conditionnés reviennent vite, hélas (…) la majorité des orateurs se révèlent incapables, dans une conversation, de renoncer aux numéros d’étalage des ego et de la juxtaposition de monologues préformatés dès qu’on les place sur la scène d’un théâtre, en l’occurrence celui, magnifique de l’Épée de bois à la Cartoucherie de Vincennes. 

(...)

Las, dès qu’on rassemble des acteurs de la culture, le réflexe coryphée des pleureuses tend à prendre le dessus. Doit-on s’étonner d’être isolé et incompris, quand on en est encore à pleurnicher sur les portes fermées de l’Institution théâtrale, en invoquant les mânes de Jeanne Laurent et des jours heureux aussi faussement mythifiés que les Trente glorieuses ? (au moment où ce sont les lieux et festivals où quelque chose se passe vraiment artistiquement et politiquement  qui ferment leurs portes les uns après les autres, comme va le faire le Chêne à Villejuif en juillet).

(...)

« Sortez de votre coquille, de vos jargons, de vos chapelles, de vos corporatismes, de vos égo, de votre timidité, sortez-en pour une fois et venez parler ensemble, ou dire avec votre langage, venez faire connaissance et construire un mouvement. Faisons connaissance. C’est, comme on dit, le moment ou jamais », disait l’invitation.

Le moins que l’on puisse dire est qu’elle a été ignorée. « Moi Je cause toujours »  est la réponse implicite de nombre de participants. Comme la vieille politique, la vieille culture impose les monologues interminables des ego dans ce qui était censé être une conversation, hélas parasitée par un défilé de « paroles autorisées »


 

LIRE CE TEXTE sur Débords, le blog de Valérie de Saint Do (dans lequel il est aussi question de l'appel Décoloniser les arts, de Jean-Michel Lucas et des droits culturels -sujets également abordés ici même)et penser à cliquer sur les commentaires

 


Certes, de nouveaux visages apparaissent, de nouvelles voix tentent de se faire entendre (par exemple : Christelle Fritz, Steven Hearn, Jérélie Lachal, Eric Petrotto) et de rompre avec les liturgies de l'entre-soi.

Mais avec quel argumentaire ?

 

Le monde de la culture se divise en deux catégories : d’un côté celui de la création artistique, peu rentable mais noble, et de l’autre celui de l’économie du divertissement, véritable industrie guidée avant tout par sa performance économique. C’est du moins la vision caricaturale qui semble se dégager de l’opinion publique, laquelle repose en réalité sur un panorama incomplet. Car cette vision dichotomique occulte le large champ des possibles qu’offre la culture en matière d’insertion sociale, d’attractivité territoriale, et de rayonnement extérieur du pays. Des entrepreneurs ne cessent de s’investir aujourd’hui pour dépasser cette dualité, et imaginer de nouveaux dispositifs, plaçant la création de valeur économique au service des artistes et de leurs œuvres, et de l’accès à ce bien fondamental qu’est la culture. Prenant acte du contexte économique contraignant la puissance publique, partenaire historique du secteur de la culture, et défrichant un tout nouveau pan de l’économie, source d’innovations sociales et d’emplois, ces entrepreneurs culturels sont à la croisée des chemins et sont bien décidés à tracer leur propre voie.

Les UP Conferences, en partenariat avec le programme Idée² du Carreau du Temple, vous proposent d’en rencontrer des ambassadeurs emblématiques, qui contribueront sans doute demain à continuer de faire rayonner l’art made in France.


 

Lire l'intégralité de la présentation et du programme de la rencontre Le Futur de la culture, organisée par UP Conférences – Inspirer l'innovation sociale.


J'ai trouvé, sur une page Facebook qui relayait l'information sur cette rencontre, le commentaire suivant :

 

Christian Berger Difficile de commenter un tel article sur Facebook ! Mais les idées-forces qui s’en détachent méritent quelques remarques : le titre interroge sur le futur de la « culture », la dernière phrase questionne le futur des « industries culturelles » en passant par la « culture pour tous » et la « valeur ajoutée » comme « outil d’insertion ». Si je devais en dégager une phrase je citerai : « l’industrie culturelle est…sommée de se réinventer pour poursuivre sa mission sociale ». La rapidité de l’exposé omet de différencier ce qui relève d’une part de la circulation des biens et produits culturels, qui participe d’une économie et qui en relève, et d’autre part ce qui relève des pratiques sociétales d’échange des valeurs symboliques qui fondent ce qui fait culture dans un groupe humain.

 

Je ne saurais mieux dire...

 

 

 

 

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 14:56

C’est la diversité des diversités, celle qui compte, qui est à respecter et à valoriser, sans cesse. Et c’est la liberté des personnes de choisir de se référer à cette diversité de ressources, à ne pas être enfermées à une seule, que les droits culturels, en tant que droits humains, défendent.

Patrice Meyer-Bisch

 


 

A propos du manifeste Décoloniser les arts et du débat sur la diversité et les droits culturels.

 

Je dois le reconnaître, je n'avais ni signalé, ni commenté l'appel et le questionnaire intitulé Décoloniser les arts.

 

Avec la présente note c'est donc chose faite dès lors que je relaie l’interrogation qui était un peu la mienne (et mieux formulée sans doute que je n'aurais su le faire) par Patrice Meyer-Bisch


 

France, le 1er février 2016

Aux directeurs et directrices, de théâtre, ou de festival,

Aux responsables culturels,

 Nous sommes un collectif d’artistes et de professionnels des Arts et de la Culture, porteurs et porteuses de Cultures minorées. Nous agissons au quotidien contre les discriminations ethniques dans le spectacle vivant et les arts. Nous sommes convaincu-e-s de partager nombre de valeurs démocratiques avec la plupart d’entre vous, et c’est pour cela qu’aujourd’hui, nous décidons de vous faire part de certaines de nos réflexions. Celles-ci se construisent à partir du constat d’une réalité alarmante qu’il nous appartient, désormais, de réorienter ensemble.

 Afin de parfaire les présentations, vous trouverez en pièce jointe la charte de notre association nommée Décoloniser les arts.

 Les nombreux débats sur la diversité qui se sont tenus pendant le dernier festival d’Avignon et un peu partout depuis témoignent de la prise de conscience des questionnements du milieu culturel sur le manque de représentation des populations « non-blanches » sur les plateaux de France.

 La réalité nous invite à une réflexion en profondeur dans nos pratiques : pouvons-nous continuer à affirmer une Culture qui ne ressemble plus à la population française d’aujourd’hui ? Si la Culture est le moyen de lutter contre les replis identitaires, une Culture qui exclut et ne considère pas prend le risque de contribuer à l’apparition de certains identitarismes, nationalismes ou extrémismes religieux de tous crins.

(...)

 

 

Je renvoie aussi au questionnaire adressé par les auteurs de l'appel Décoloniser les arts, aux responsables de lieux culturels.

 

Chers directeurs et directrices de théâtre ou de festival, de lieux culturels... Poursuivons ensemble notre parcours dans l'analyse de nos lieux de culture... Ces quelques questions peuvent aider :

Analysons les équipes :

- Connaissez-vous des non-blancs, non-blanches directeur ou directrice d’institution culturelle publique ?

 - Si oui, dans des  Scènes nationales ?

 - Ou des CDN ?

- En France métropolitaine ou en outre-mer ?

- Dans des Théâtres nationaux ?

- Avez-vous des collaborateurs non-blancs dans votre équipe permanente ?

- Si oui, à quels postes ?

- Partagez-vous ce sentiment que la France est construite et nettoyée par une infra-société invisible et non-blanche ?

 Observons les artistes associés :

- Avez-vous des artistes associé.e.s dans votre théâtre ?

- Quelle est leur couleur de peau ?

 Observons les plateaux

- Pourquoi n’y a-t-il que des blanc.he.s dans la plupart des spectacles français ?

- Quel est le sens dramaturgique recherché ?

- La couleur de la peau est-elle d’ailleurs dramaturgiquement signifiante ?

Lire la suite.

 

Voir aussi le LEXIQUE de Décoloniser les arts.

 

 

 

L’appel « Décoloniser les arts » qui circule depuis quelques semaines dans les médias interpelle les institutions nationales et internationales à propos de la nécessité de garantir une juste visibilité de la diversité culturelle sur nos scènes, sur nos écrans, afin de lutter contre les discriminations dans le spectacle vivant et les arts à l’encontre « des populations minorées et post-coloniales ». L’argument proposé dans l’appel prend également appui sur la récente inclusion des droits culturels dans l’article 103 de la loi NOTRe.

Patrice Meyer-Bisch, coordonnateur de l’Institut interdisciplinaire d’éthique et des droits de l’homme de Fribourg (IIEDH), a réagit à l'appel « Décoloniser les arts » en apportant des précisions sur ce qui fait « diversité culturelle » selon une approche basée sur les droits de l’homme.

 

" Il n’est pas possible, mais vraiment pas possible de réduire la diversité aux couleurs de peaux. Cette réduction est non seulement une erreur, mais un piège grossier. Des personnes sont en effet « racisées » (entendons, discriminées selon un motif de race), mais les races n’existent pas. Non seulement des Français de seconde ou troisième génération peuvent, tout en étant noirs ou bruns ou aux yeux bridés, être plus parisiens républicains que bien des français, mais surtout, il y a toutes sortes de diversités culturelles, d’origines géographiques (pas seulement noir-blanc), mais aussi de conditions sociales variées impliquant des références culturelles très diverses.

C’est l’ensemble des diversités qu’il faut considérer, car elles croisent les diversités de peaux. Votre démarche les thématise, risquant de ré-édifier ce que vous voulez contrer. Ce n’est pas la couleur de la peau qui fait principalement l’identité pour beaucoup, c’est un grand nombre de références culturelles (langue, famille, religion, disciplines apprises, modes de vie, métier, arts, religion, sport,…). C’est la diversité des diversités, celle qui compte, qui est à respecter et à valoriser, sans cesse. Et c’est la liberté des personnes de choisir de se référer à cette diversité de ressources, à ne pas être enfermées à une seule, que les droits culturels, en tant que droits humains, défendent."

 

Lire l'intégralité de la réponse de Patrice Meyer-Bisch,

 

Le mérité de ce débat, me semble -t-il est de constituer un appel à la vigilance sur le fait que la récente inclusion des droits culturels dans l’article 103 de la loi NOTRe, désormais une loi de notre République, ne saurait en aucune manière clore le débat.


 

Pour ne prendre qu'une illustration de l’ardente obligation de ce débat : Abraham Bengio s’exprime sur le sujet dans le numéro 2 de l’excellente revue Nectart où son analyse est confrontée avec celle de Mylène Bidaut

 


 


 

L’irruption des droits culturels dans le débat sur les politiques publiques de la culture a représenté une bouffée d’air frais, peut-être même un véritable changement de paradigme. Au cœur de la réflexion, à l’avant-garde du combat, on s’attendait à trouver les artistes et les opérateurs culturels. Par un curieux paradoxe, ils en sont absents et tout se passe comme si les défenseurs des droits culturels se méfiaient d’eux et les tenaient pour responsables de l’échec de la démocratisation culturelle. Comme toujours, les torts sont partagés. Sous peine de voir les droits culturels n’accoucher que d’une gesticulation vide de sens et la création artistique s’épuiser en une stérile célébration de l’entre-soi, il est urgent de lever ce malentendu : on n’en finirait pas d’énumérer les chantiers passionnants qui naîtront de ce dialogue.


 

 

 


 

 


 


 


 

Fidèle à sa vocation, La Cité des sens reviendra sans tarder sur le contexte historique des questions liées à la diversité, aux droits culturels et à la décolonisation.

Droits culturels : continuons le débat !

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 15:49

"J'appelle à des Andalousies toujours recommencées, dont nous portons en nous à la fois les décombres amoncelés et l'inlassable espérance."

Jacques Berque cité par J.C. Guillebaud

Je citais, dans mon dernier post,  et j'invitais à lire le texte « Attentats de Bruxelles : les responsabilités du monde culturel », publié par l'écrivain belge Giuseppe Santoliquido

 

Évoquant les attentats de Paris et de Bruxelles, il écrivait :

°

Ils ont engendré une mobilisation empathique et affective remarquable au sein des populations concernées. Mais également un flot de commentaires sans précédents. Intellectuels, artistes, écrivains, journalistes, experts, chroniqueurs, humoristes, tous ou presque se sont exprimés.

(…)

Mais le fait qu'une partie importante de nos sociétés, essentiellement de confession musulmane, en grande partie parmi nos jeunes, rejette ouvertement, au profit de comportements relevant d'une conception rétrograde de leur religion, une modernité que nous pensions communément admise ne trahit-il pas, tout autant, l'échec du monde culturel ?

Accéder au texte intégral de cette tribune.

°

 

 

 

"Mais est-ce qu'on a le droit POUR UNE FOIS d'être un petit peu stratégiques? Je ne peux m'empêcher de voir une extrême intelligence chez les prédicateurs, et une bêtise stratégique insondable dans ceux qui prétendent les combattre".

 

Le 7 avril à 11:04, Joan Sfar a publié ce long billet sur Facebook qu'il me semble essentiel de reproduire ici.

 

Je suis d'accord avec TOUS mes amis qui ne savent plus comment lancer l'alarme d'un retour du religieux en France. Bien entendu que les 500 000 personnes dans la rue contre le mariage gay, puis la multiplication des voiles saoudiens dans nos rues, c'est une catastrophe. Bien entendu qu'à chaque fois qu'un citoyen de ce pays se recroqueville dans son identité réelle ou supposée il quitte le terrain commun et enlève un peu de fraternité et d'énergie à l'utopie d'un monde où l'on partagerait davantage qu'un territoire. Mais est-ce qu'on a le droit POUR UNE FOIS d'être un petit peu stratégiques? Est ce qu'on a le droit de se demander si la façon dont on parle du voile musulman a jamais convaincu UNE SEULE JEUNE FEMME de retirer son voile? Notre exécutif accumule depuis trente ans des erreurs stratégiques et sémantiques désastreuses pour contrer l'entrisme des prédicateurs du Golfe sur notre jeunesse. Il y a trente ans Jospin, face à sept jeunes femmes qui faisaient du chantage au voile, ne trouvait rien d'autre à répondre que "qu'est ce que vous voulez que ça me fasse si la France s'islamise". Quelques temps après, avec la bonne volonté dont est pavé l'enfer, Nicolas Sarkozy réduisait les citoyens français venus du Maghreb à leur identité religieuse, en s'adressant aux "musulmans de France"? ce faisant il créait cette horreur qu'est le CFCM et qui sert depuis de cheval de Troie aux éléments qui font tout pour radicaliser notre jeunesse. Et maintenant, depuis les attentats, on dirait que notre exécutif fait tout pour attaquer frontalement et en permanence la jeunesse de ce pays, au risque de la pousser encore plus loin dans les bras des barbus. Lorsque je dis que je suis "moins clair que mes amis du Printemps Français" en ce qui concerne le voile, ça ne signifie pas que je suis favorable à la religion!!! Je pense que la revendication religieuse est toujours mauvais signe lorsqu'elle déborde dans l'espace public. je prétends simplement que la stratégie est mauvaise et que chaque prise de parole, de notre premier ministre pour ne pas le nommer, crée davantage de conversions au salafisme. Un exemple? je n'ai jamais porté la kippa je n'en ai rien à foutre de la kippa et si j'étais religieux ça se saurait. Et si on m'interrogeait sur le mal que je pense du fanatisme religieux, fut-il juif, j'aurais de quoi parler pendant des jours, sur la façon dont ça peut séparer la jeunesse. Mais imaginez que dans mon pays on s'en prenne dix fois par jour et sur toutes les télés à la kippa, je crois que je me mettrais à la porter juste pour faire chier. On n'est pas naïfs. On a tous TRES BIEN VU que le voile que portent beaucoup de jeunes filles ne vient ni du Maghreb ni de l'Islam que nous connaissons. On sait tous TRES BIEN que Ramadan d'un côté et les salafistes de l'autre font tout pour pousser notre jeunesse vers une religiosité rétrograde. ce que je demande juste à notre exécutif, c'est qu'ils cessent, par leur attitude si peu stratégique, d'aider les salafismes à fanatiser notre jeunesse. Non, la plupart des français de religion musulmane ne sont pas salafistes! Non, la plupart des jeunes femmes qui portent un foulard ne sont pas abruties. je le déplore, qu'elles portent un foulard. Je rêve du jour où tous ces signes religieux disparaîtront, car ça sera le symptôme d'un surcroît de bien être dans notre jeunesse. Oui il faut être très fermes lorsque des irresponsables comme Esther Benbassa ont l'aplomb de dire qu'une mini-jupe est aussi grave qu'un voile. Oui tout ça est dégueulasse. Oui une partie de notre gauche, pour des motifs électoraux, s'est vendue aux barbus. Mais ce n'est pas Esther Benbassa qui donne envie aux gamines de porter un voile. Ce qui peut susciter ce réflexe, c'est le sentiment qu'elles ont, réel ou pas, que le gouvernement les attaque en permanence. J'aurais rêvé de moins de mots et plus d'action. J'aurais rêvé que plus personne, parmi nos élites, n'aille poser son cul dans les tribunes de stades de foot financés par Arabie Saoudite et Qatar. J'aurais aimé que l'état d'urgence dont on nous rebat les oreilles serve à empêcher Ramadan d'un côté, et les salafistes de l'autre, de plus jamais disposer d'une seule salle dans notre pays. Ramadan est indésirable aux USA. Il ,'a simplement pas le droit d'y foutre les pieds. Ça ne fait l’objet d'aucun grand débat là bas. Il n'y va pas et c'est très bien. Qu'il reste en Suisse. Ça oui, ça m'aurait plu, qu'on agisse plus et qu'on parle moins, et qu'on s'en prenne spécifiquement aux prédicateurs au lieu de cibler par les mots l'ensemble de la jeunesse musulmane. Aller expliquer chaque jour à la télé que les jeunes filles qui portent le voile sont dans l'erreur, c'est peut être vrai, mais ça ne fait qu'aider ceux qui leur répètent qu'elles ne seront jamais chez elles dans ce pays. Je ne peux m'empêcher de voir une extrême intelligence chez les prédicateurs, et une bêtise stratégique insondable dans ceux qui prétendent les combattre.Là où nous sommes, la bonne volonté ne suffit pas, l'inefficacité du discours de notre exécutif devrait inciter à une totale remise en question stratégique. Mais peut-être que l'objectif n'est pas vraiment de sauver notre jeunesse de cette peste fanatique? Peut-être qu'il s'agit juste de dire des phrases qui ne servent à rien. Si c'est ça, bravo, mission accomplie. Sur la religion, le fanatisme, tous ces trucs moyen âgeux, je ne pense qu'une chose: ce sont des attitudes qui disent le repli, la peur et le malaise. tant que nos ministres, par leurs éléments de langage et l'inefficacité de leur action, augmentent le niveau de malaise, ils participent à la multiplication des barbes. Je reviens à mon cheval de bataille, le un pour cent culturel!!! C'est notre culture qu'on attaque. Et depuis le 13 Novembre je n'ai pas entendu que l'éducation ou la culture seraient des priorités. C'est dommage. Car les livres, ça aide à raccourcir les barbes, et à retirer son voile. Parce que grâce à eux on se sent mieux.

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Pour ceux qui s'affichent sur FB, c'est ici.

 

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Comment interpréter le terrorisme djihadiste ? Est-il une "maladie" de l'islam, une nouvelle expression de l'extrémisme révolutionnaire (le "radicalisme") : soit une "radicalisation de l'islam"  ou bien "islamisation de la radicalité" .


 

Dans un éditorial La guerre froide des islamologues, publié sur le site téléobs, Jean-Claude Guillebaud analyse la querelle médiatique qui divise les experts de la question.

°

Elle porte sur l'interprétation qu'on peut donner du terrorisme djihadiste. Est-il le produit pathologique de l'islam, une "maladie" de ce dernier, comme l'écrivait le regretté Abdelwahab Meddeb ? S'agit-il au contraire d'une nouvelle expression de l'extrémisme révolutionnaire (le "radicalisme") qui ressurgit périodiquement dans l'Histoire, comme ce fut le cas en Allemagne et en Italie dans les années 1980 ? L'univers médiatique adorant les petites phrases, ce désaccord interprétatif se ramène à deux formules opposées. Certains assurent, comme Gilles Kepel, qu'on a affaire à une "radicalisation de l'islam" , d'autres estiment, avec Olivier Roy, qu'il est plus pertinent de parler d'une"islamisation de la radicalité" .

Qu'est-ce à dire ? L'un pense que la matrice est d'abord religieuse (le salafisme venu d'Arabie saoudite) ; l'autre explique - exemples à l'appui - que, paradoxalement, le facteur religieux ne joue qu'un rôle assez secondaire dans ces ralliements à Daech et ces départs adolescents pour la Syrie. Il eût été passionnant que soit conduit, avec calme et respect, ce débat interprétatif. Hélas, les hommes étant ce qu'ils sont, c'est déjà l'invective qui prévaut.

(...)

Derrière cette bataille d'ego un peu cocasse, ce qui est en jeu, c'est notre rapport avec l'islam français. Or, faut-il le rappeler, la France bénéficia dans les années 1980 d'une "école" d'islamologie réputée. Qu'il nous suffise de citer les noms de Jacques Berque, Louis Massignon, Maxime Rodinson, Bruno Etienne, Mohammed Arkoun.

(...)

Ces "orientalistes", n'étaient pas des "notables" en quête de popularité. Leurs travaux participaient d'une sensibilité d'abord anticolonialiste. En mettant au jour la richesse de la civilisation musulmane, ils combattaient - avec l'arme du savoir - le mépris culturaliste du discours colonial. C'était surtout vrai pour Corbin et la culture islamo-persane, et pour Jacques Berque à qui l'on doit ce bouleversant appel à la coexistence confessionnelle : "J'appelle à des Andalousies toujours recommencées, dont nous portons en nous à la fois les décombres amoncelés et l'inlassable espérance." Qui parle ainsi aujourd'hui ?

 

© Jean-Claude Guillebaud Journaliste sur le site teleobs.nouvelobs.com

 

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"Un dernier point  : cessons de penser que la compréhension de cette sauvagerie s’apparente à sa justification. On ne doit pas s’attaquer aux seuls effets mais aussi aux causes en Syrie, à l’intérieur du monde musulman, et, pour cela, dire que c’est notre politique occidentale de vainqueurs de la première guerre mondiale, puis notre politique coloniale, puis néocoloniale qui a depuis un siècle créé le chaos. Nous avons taillé les territoires, vendu des armes et des centrales nucléaires, acheté du pétrole et du gaz, fait et défait des gouvernements jusqu’à cette dernière guerre en Irak et l’occupation du pays, d’où est né ce prétendu Etat islamique. Et nous sommes des amis de l’Arabie saoudite et du Qatar, qui financent les intégristes de tout acabit. N’aurait-il pas fallu manifester contre la récente vente d’armes à l’Arabie ou boycotter le PSG, propriété du ­Qatar ?"

 

 

Ce qui précède est extrait d'une tribune de Robert Guédigian, publiée le 25 mars dernier par Le Monde.

°

Je ne suis pas sûr que le titre choisi par la rédaction du Monde soit pertinent : Seule la culture peut combattre les dogmes,

 

D'ailleurs la phrase complète est : « Seule la culture peut combattre les dogmes, quels qu’ils soient, en les précipitant dans des réalités mouvantes, en les historicisant ».


 

Dans cette optique (qui récuse l'angélisme rhétorique, paresseux et parfois, hélas, intéressé, du monde de la culture ) on peut relire ici même La barbarie au pluriel.

 

 

 

 

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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 08:40

C’est une vieille et douteuse plaisanterie de l’auteur de ce blog que d’évoquer la rue de Valois en parlant du « ministère des nominations et des labels au bois dormant ».


 

C’est justement à la question des labels que Jean-Michel Lucas consacre sa deuxième Chronique d'une loi ordinaire à propos de l'article 3 de la loi Création, architecture, patrimoine.

L'article 3 porte sur les labels : le ministère de la culture entend apporter une aide conséquente à 400 structures artistiques au sein « d'une petite douzaine de labels ». Qui s'en plaindrait ?

Pourtant, cette reconnaissance nous ramène au bon temps de la féodalité : un grand seigneur qui choisit d'adouber ses chevaliers et le reste va nu pieds. La vérité est là : hors du label pour les 400, l'Etat ne prévoit rien et refuse même ouvertement que la loi envisage des conventions avec d'autres que les labellisés.

Le ministère de la culture considère, donc, comme négligeable le reste des projets artistiques qui sont, pourtant, reconnus par l'article 2 lequel a allongé encore la liste des projets pertinents pour l'intérêt général. ( Par exemple « les activités de création artistique pratiquées en amateur, » ou « les artistes, les auteurs, les professionnels et les personnes morales et les établissements de droit public ou de droit privé, bénéficiant ou non d’un label, qui interviennent dans les domaines de la création, de la production, de la diffusion, de l’enseignement artistique et de la recherche, de l’éducation artistique et culturelle, de l’éducation populaire et de la sensibilisation des publics » ).

De tout ce tas informe et plébéien, le ministère ne veut reconnaître et protéger que ses chevaliers labellisés ! Avant il le faisait avec discrétion ; avec l'article 3, il veut que la loi républicaine lui accorde ce privilège ! Par conséquent, il ne restera plus pour les autres cultueux que des miettes aléatoires et déconcentrées !

Le Sénat, lui, avait bien compris que ce retour au féodalisme était archaïque et mal adapté aux changements rapides du monde des arts. Il avait inscrit, dans l'article 3, la possibilité de conventionnement durable avec des acteurs culturels répondant aux critères d'intérêt général de l'article 2 ! Rien que de très logique. Dans cette ensemble de conventions, le ministère aurait pu se faire plaisir en décernant des labels aux plus méritants. Au moins, les acteurs ne faisant pas partie des 400 familles auraient eu un peu d'espoir de négocier un minimum de sécurité conventionnelle.

Mais le ministère s'est opposé fermement à cette possibilité. Il a montré sa vraie nature en refusant de sortir des remparts des labels. Non pas par manque d'argent ! Mais en raison de la nature même de sa politique culturelle : prévoir des conventionnements - c'est à dire avoir un œil ouvert sur la diversité des initiatives artistiques et culturelles - déstabiliserait la noblesse artistique de ce pays. Voici le texte de son amendement, d'une cruauté sans nom pour ceux qui ne sont pas adoubés dans la grande famille des 400 ; « la rédaction adoptée par le Sénat en introduisant le principe d’un conventionnement et en supprimant l’agrément du ministre chargé de la culture dénature le cadre de ce qui constitue la politique nationale actuellement en place pour les structures labellisées. Elle est porteuse de déstabilisation pour les structures du spectacle vivant et des arts plastiques bénéficiant actuellement d’un label. » On a tous compris : la nature même de la politique culturelle nationale, ce sont les labellisés « stabilisés » contre les autres qui ne le seront pas, les gros protégés contre les petits faiblards ! Ce texte de la République crée deux catégories d'acteurs culturels : les uns avec des garanties solides données par la loi via le label et les autres,.. rien ! Même pas l'idée de conventionnement ! Cet argument de la déstabilisation des plus gros quand tous les autres - hors des 400 - pataugent dans les difficultés économiques est incroyable. Une forme d'indignité que j'ai toujours mal vécue quand j'étais DRAC. C'est grave de la voir maintenant organisée par une loi de la République.

En adoptant l'article 3, les députés sont-ils à ce point naïfs qu'ils n'aient pas vu qu'en supprimant le conventionnement, d'un coté, le ministère se réservait - en pratique, se repliait - sur la bonne culture d'Etat et laissait, de fait, aux collectivités territoriales tout le reste du menu fretin de l'article 2 !!

J'espère que les labellisés, même au SYNDEAC, ne seront pas complices de cet état de droit qui laisse tomber le tiers-état des cultureux et ne protège que la chefferie labellisée. Curieuse république !

Il faut rétablir, dans l'article 3, le principe du conventionnement, c'est à dire le principe de garantir plus de sécurité pour beaucoup de projets en matière artistique et culturelle et non développer la "flexibilité" pour le plus grand nombre et promouvoir la stabilité pour les seuls privilégiés du prince.

© Jean Michel Lucas

 

Quant à Guillaume Cerutti, c’est aux nominations dont les ministres de la culture ont ou devraient avoir le privilège qu’il consacre sa chronique du 1er avril dernier.

Le pouvoir de nomination est pour tout ministre de la Culture l'un des leviers essentiels permettant de mettre en œuvre sa politique et d'imprimer sa marque. Cette prérogative s'exerce à plusieurs niveaux. Au sein de l'administration centrale du ministère sont notamment concernés le poste de secrétaire général et les trois postes de directeurs généraux (patrimoines, création, médias et industries culturelles). Nommés par décret en Conseil des ministres sur proposition du ministre de la Culture, sans durée de mandat et révocables ad nutum, ces postes ont désormais un fort contenu administratif et gestionnaire.

(…)

Les nominations à la tête des grands établissements culturels sont désormais au centre de nombreuses convoitises et monopolisent l'attention médiatique, comme on l'a vu récemment pour le Centre Pompidou, pour la Villa Médicis ou pour le musée d'Orsay. Pour les postes de ce type, une observation majeure s'impose : les choix ont ces dernières années échappé au ministre de la Culture, pour relever in fine de l'autorité de Matignon ou, plus sûrement, de l'Elysée. Cela n'est pas anormal en soi, car ces nominations doivent être prises par décret présidentiel. Ce qui est plus inquiétant, voire désastreux pour le ministère de la Culture, c'est que ce dernier ait perdu sa capacité de proposition ou que celle-ci ait parfois donné l'impression de s'exercer à contretemps ou de manière totalement factice.

(…)

Non sans paradoxe, le ministre de la Culture reste en revanche un acteur décisif pour les nominations à la tête de certains établissements ne relevant pas de son autorité directe. Ainsi pour les 3 5 centres dramatiques nationaux, dont les directeurs sont nommés par le ministre en concertation avec les collectivités locales impliquées, et pour les 70 scènes nationales, dont les directeurs sont nommés par leur conseil d'administration après agrément du ministère de la Culture, Cette prérogative est un instrument utile lorsqu'elle permet à un ministre - en l'occurrence Aurélie Filippetti - de veiller à ce que ces directions ne deviennent pas des rentes de situation, et s'ouvrent davantage aux jeunes et aux femmes. Pour autant, on souhaiterait que l'implication croissante des collectivités locales dans le domaine culturel leur confère progressivement une autorité plus affirmée en matière de nominations dans les structures locales, tandis que le ministre se consacrerait se consacrerait surtout au choix des dirigeants d'établissements de niveau national.


 

© Guillaume Cerutti. Le Quotidien de l’Art. 1 avril 2016 - N°1035


 

Culture, pour en finir avec les ravages de l’entre soi semble répondre Jérôme Impellizzieri, président (PS) de la commission pour la permanence artistique de la région Ile de France de 2010 à 2015.

 

La reproduction socio-culturelle a rarement été aussi forte qu'aujourd'hui. Les enfants de, les cousins de, les nièces et neveux de.... Les groupes de copains de lycée... forment la plupart du personnel politique, culturel... et même enseignant. Pour caricaturer, on pourrait dire que le monde du travail se divise en deux catégories : ceux qui peuvent être cooptés, et ceux qui sont condamnés à chercher.

(…)

Prenons la culture. Les organigrammes des lieux de fabrique et/ou de diffusion, particulièrement ceux qui sont labellisés, les organigrammes ministériels, d'office publics, les plateaux des théâtres, les génériques des films, sont remplis de cette endogamie, de cet entre-soi. Le pire, dans tout cela, c'est que bien souvent, il n'y a pas d'injustice si l'on considère le niveau (selon le référencement en vigueur, c'est un débat à avoir) : ce sont, bien souvent, les meilleurs. La question de la formation, et du partage de l'information sur les formations, se pose. Celles des parcours aussi, bien sûr. Tout est figé, quasiment dès la naissance. Pourtant, l'univers de la création artistique devrait être ouvert, flottant, bordélique à souhait, joyeux, et même, structurellement désorganisé. C'est tout l'inverse. Je suis entré dans la profession en 1999. 17 ans plus tard, qui peut affirmer que le paysage humain a bougé, si ce n'est à la marge ou en lien avec la pyramide des âges (et encore !).

(…)

Malgré ce constat, je persiste à penser que c'est dans la culture, par la culture, que se trouve certainement la voie vers un horizon plus... humain.


 

Lire cette tribune dans La Tribune du 1er avril 2016

 


 

Le même jour, le politologue et écrivain belge d'origine italienne, Giuseppe Santoliquido publiait une tribune intitulée

« Attentats de Bruxelles : les responsabilités du monde culturel ».


 

Elle se conclut ainsi :

 

Il nous semble donc qu'une des missions essentielles qui incombe au monde de la culture dans les temps à venir est de repenser au plus vite son rapport à la société. De réfléchir à une définition nouvelle de l'engagement culturel, qui est par essence engagement sociétal. À notre présence permanente et peut-être même obligatoire dans les écoles, dans les franges de la société les moins habituées à nos interventions. Et cette réflexion, nous en sommes convaincus, c'est aux artistes et aux intellectuels eux-mêmes de la mener, en toute autonomie, avec le sens de la responsabilité sociale qu'implique le devoir culturel.

°

Lire l’intégralité de cette tribune.

 

Les lecteurs fidèles de La Cité des sens savent le peu de goût que j’ai pour les formules comme  monde culturel  ou monde de la culture. Cette libre opinion mérite toutefois d’être lue, pour pouvoir être discutée.

A l’occasion on peut aussi relire Zola ou Durkheim 


 

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  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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