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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 09:40

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Merci à l'internaute qui, en cherchant je ne sais quoi sur Google, est arrivé jusqu'à cette note de La Cité des sens publiée (comme le temps passe) le 10 septembre 2007 et dont j'ai la faiblesse de penser qu'elle mérite d'être exhumée juste avant une pause estivale...

 

Qu’est-ce qu’être intelligent ? demandent aujourd’hui Juliette Chiche et Gilles Blanc-Brude sur leur blog  Qu'en disent les philosophes ?

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Hélas, ce blog jadis hébergé par Le Monde semble avoir disparu. Mais j'ai pisté ses auteurs et trouvé un autre site où ils publient des citations de philosophes.


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Ce couple de blogueurs se présente ainsi : par deux jeunes professeurs de philosophie, familiers des philosophes et les voulant accessibles. J’aime ce « jeunes professeurs de philosophie ». Leurs photos d’ailleurs l’attestent, l'attestaient fort agréablement. Comme j’aime à dire, et je l’ai déjà écrit ici, l’expression « philosophe de formation » m’en rappelle une autre : « curé défroqué ».

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Bon, mais alors qu’est-ce qu’être intelligent ? Je cite :

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Pourquoi certains, si doués pour manier les nombres, sont-ils aussi maladroits avec leurs semblables ? A l’inverse, comment se fait-il que d’autres, si perspicaces en société, se rebutent dès qu’on parle mathématiques et sciences ? Il arrive que les deux talents soient réunis, mais le fait qu’ils soient souvent dissociés montre qu’il s’agit de capacités distinctes qui, sans être incompatibles, se cultivent différemment.
Il y a des esprits qui comprennent seulement ce qui se laisse expliquer au moyen de définitions et d’axiomes. De là ils tirent aisément toutes sortes de conséquences. A ceux-là conviennent l’algèbre et la géométrie, car les principes y sont explicites et peu nombreux, et les preuves suivent un ordre progressif. Mais cette méthode étant peu applicable aux rapports humains, ils y raisonnent ordinairement fort mal.
D’autres en revanche savent saisir les nuances d’une situation ; ils embrassent d’un coup d’œil tous les éléments en jeu et prennent judicieusement la décision qui s’impose. Ils seraient incapables de démontrer par ordre ce qu’ils sentent, car les facteurs sont innombrables, et pourtant ils pensent juste. Mais cette sorte de tact ne les aide guère dans les questions techniques.
Cette différence entre esprit de géométrie et esprit de finesse, comme disait
Pascal, souligne l’inconvénient de séparer formation littéraire et scientifique. Ceux qui ne sont que géomètres seront naïfs et sans délicatesse pour conduire les hommes ; et ceux qui ne sont que fins manqueront de précision pour manier efficacement les réalités. N’est-ce pas manquer de finesse que de vouloir cultiver l’un sans l’autre ?

 

¤

 

La question est redoutablement redoublée : cette distinction entre les deux intelligences est-elle stupide ou intelligente? Aussi stupide, par exemple, que l'abondante littérature sur l’intelligence émotionnelle?

 Sans aller comme Carmen Montserrat (de l’Université Autonome de Barcelone) jusqu’à affirmer que « la paranoïa est la continuation de l’intelligence par d’autres moyens » -elle n’a pas complètement tort : voyez Jean-Jacques Rousseau- je tiens qu’il n’y a en nous qu’une seule et unique source d’énergie cognitive qui nous rend tantôt stupides, tantôt intelligents ou, pour le dire autrement, que nous sommes intelligents et stupides d'une manière inversement proportionnelle qui relève d'un guichet unique.


C’est pourquoi, lorsque les Inrocks avaient lancé la fameuse pétition anti-Raffarin stigmatisant « La guerre contre l’intelligence », je n’avais pu la signer, traversé que je suis depuis toujours par la ligne de front des hostilités.

 

 

J'ajoute le commentaire fort bienvenu qu'avait bien voulu m'adresser à l'époque  L'Oizeau Rare. :

 

Je ne sais plus où j'avais lu cette définition de l'intelligence, proposée par Edgar Morin : une capacité à "faire le lien" (étymologie: inter ligere). Y compris entre notre stupidité et notre finesse?
A+

A propos d'Edgard Morin, et pour ne pas mourir idiot... Comprendre la simplexité

 

 

 

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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 09:00
Quel avenir pour les droits culturels ?

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Dans la note précédente, j'évoquais l'entretien avec Emmanuel Négrier publié il y a peu par La Gazette des communes

 


 

Quelle conception des politiques culturelles porte la loi NOTRe ? (1)

Tout d’abord, il faut noter que cette loi laisse aux différents niveaux de collectivités la liberté de s’engager dans la culture. Ce, dans un contexte budgétaire où cet engagement est compté. Certains élus voulaient en faire une obligation. Ils n’ont pas obtenu satisfaction, pour des raisons qui ne sont pas toujours mauvaises : une compétence obligatoire, pour un pouvoir local qui ne serait pas convaincu de la nécessité de cet engagement, peut être contre-productive. De même que l’accès à la culture doit être garanti, sans comporter une obligation de pratique culturelle, l’engagement des collectivités dans la culture est une ardente obligation – c’est-à-dire l’expression d’une volonté – mais pas une obligation légale, sauf rares exceptions.

(...)


Il y a aussi la reconnaissance des droits culturels…

Effectivement, c’est l’autre élément majeur de ce texte. A la surprise générale, cette notion a finalement été adoptée, alors qu’elle constituait un point de désaccord entre les députés et les sénateurs.
Deux scénarios sont possibles : soit cette notion reste purement rhétorique ; soit les élus s’en emparent pour ouvrir le débat sur les politiques culturelles.

(…)


 

Comme le savent ses fidèles lecteurs, le feuilleton de l'inscription ou non de la notion de « droits culturels » a été suivi avec attention par La Cité des sens.

L'aboutissement heureux pour les partisans de leur reconnaissance ouvre une nouvelle étape dont on peut souhaiter qu'elle contribue à sortir le « monde la culture » de son entre-soi, de ses complicités corporatistes et technocratiques et de ses routines grandiloquentes.

C'est un peu ce que suggère Emmanuel Négrier en réponse à la question :


 

N’est-ce pas une perspective plutôt positive pour les artistes ?

Cela ne fait pas forcément l’affaire de ceux qui sont en place et qui bénéficient déjà des politiques culturelles. Eux aimeraient qu’on en reste là. Pour ceux qui revendiquent le soutien des politiques publiques sans l’avoir obtenu jusqu’à présent, ce débat peut avoir le mérite de leur faire comprendre les contraintes que cela implique.


 

Retrouver l'intégralité de l'entretien avec Emmanuel Négrier

 


 

Mais c'est surtout à l'inspirateur de cette avancée juridique, l’infatigable agitateur culturel qui s'avance masqué sous le pseudonyme de Dr Kasimir Bisou qu'il faut demander les éclaircissements indispensables sur la thème : ce n'est qu'un début, continuons le débat... Et, fort heureusement pour nous, il les a généreusement fournis !


 

La loi portant Nouvelle Organisation de la République dite loi NOTRe a introduit une nouvelle conception des politiques publiques de la culture. A l'initiative de sénatrices, puis du Sénat, le texte affirme dans l'article 28A que : "La responsabilité en matière culturelle est exercée conjointement par les collectivités territoriales et l'État dans le respect des droits culturels énoncés par la convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles du 20 octobre 2005. " Il n'est pas tout à fait certain que tous les acteurs professionnels de la culture saisissent la portée de cet article de loi. On a pu observer, en effet, lors des discussions préalables, des réactions qui révélaient des interprétations erronées du référentiel des droits culturels. Il m'est donc apparu nécessaire de proposer un guide pratique de lecture de l'article 28A.

Je retiens 6 points explicatifs

(…)

 

Accéder à la note de Jean-Michel Lucas, sur le site de l'IRMA :


 

PETIT GUIDE PRATIQUE POUR METTRE EN ŒUVRE L'ARTICLE 28A DE LA LOI NOTRe APPELANT RESPECT DES DROITS CULTURELS

 


 

N.B. : Les férus d'histoire de France ne manqueront pas de relever ce détail à propos de cette note de J.M.L.  :

...V3 diffusé le 14 juillet 2015


 

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 10:54

 

Lire face au rythme

Nous vivons de façon trépidante, la langue pendante, toujours à la course,  sans même un instant pour reprendre haleine. C’est l’époque, disent-ils, qui nous est échue : des jours à frénétiquement faire et défaire, d’épuisement chronique et de vitesse sans trêve.

Des jours où il n’y a pas de temps pour que le mouvement cesse, pour l’arrêt, la quiétude : regarder comme les feuilles jaunissent et tombent des arbres, voir comme le vent les emporte, palpiter au coucher du soleil, s’assoir dans la rue et sentir comme le froid s’enfonce dans la peau. Sentir, regarder, s’arrêter.

Face au rythme précipité des jours, lire se convertit en un acte de révolte : s’assoir et ouvrir un livre c’est arrêter la montre, c’est ouvrir une porte qui donne sur un autre temps, sur d’autres jours, sur d’autres vies.

Lire est un acte insolite de révolte, un bâton dans les roues de l’engrenage incessant, une torpille dans la ligne de flottaison de la machine qui alimente le tapis roulant sans fin sous nos pieds.

Lire c’est rompre le miroir, le briser en mille morceaux et passer de l’autre côté.

 

Lire l'intégralité du texte de Pep Bruno.


 

 

Cité par Michèle Petit Lire le monde, page 69


 

Rappel :

J'ai déjà évoqué ici à plusieurs reprises un très beau texte de Proust sur la lecture qui est, de fait, une profonde réflexion sur ce que l'on nomme la culture...

 

par exemple :

Sur la lecture, juillet 2012

C'est en prison que l'on comprend Proust

 

Belle occasion proposée dimanche dernier par France Inter, une lecture des extraits de cet ouvrage par Guillaume Galienne

A l'occasion de "Radio France fête le Livre", Guillaume Gallienne lira des extraits de l'essai "Sur la lecture" de Marcel Proust, et sera accompagné au piano par Philippe Bianconi, grand interprète de Debussy.

 

C'est ici, en podcast..

 

 

Rappel : 

La lecture, sur La Cité des sens :
 

L'éditeur, le diffuseur et le libraire

Urgence de la librairie

Le lecteur, une figure littéraire.

C'est en prison que l'on comprend Proust.

L'amour de la lecture.

Ce serait beau, une bibliothèque, la nuit.

Sur la lecture

Lectures pour tous.

A la recherche du sens perdu

 

 

 

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 10:44


Nouveau fil d'actualités, pour ceux qui pratiquent Facebook ; le groupe public Revue de presse des politiques culturelles.

 

L'omniprésent Dr K. Bisou y signale ainsi une contribution branchée :

Si vous voulez comprendre comment l'approche de la culture comme secteur d'activités conduit tout droit à la fin de la responsabilité culturelle publique spécifique, ( et donc seulement à des politiques de régulation des marchés type CNV ou CNC), si vous voulez voir comment la relation culturelle de personnes à personnes se réduit une relation d'achat et de vente de produits contre l'équivalent général qu'est la monnaie, ..alors, lisez l'étude dirigée par Michèle Rioux et intitulée : "Pour une culture en réseaux diversifiée : Appliquer la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles (CDEC) à l'ère du numérique". L'humanité et ses cultures réifiées en étals de marchandises ! sans un mot pour l'enjeu humain des droits culturels !!! c'est bizarre mais c'est ici et c'est triste pour l'avenir du monde...

 

Introduction de cette étude.

Le numérique, Internet tout particulièrement, transforme fondamentalement l’économie de la création dans toutes ses dimensions, artistiques, sociétales et économiques.

Ces transformations sont accompagnées d’opportunités et de risques pour la diversité des expressions culturelles, que ce soit pour profiter pleinement des opportunités offertes par le numérique ou encore pour faire face aux défis qu’il pose aux acteurs du terrain, aux responsables des politiques publiques ou de la coopération internationale dans le domaine de la culture. L’application de la CDEC dans le contexte du numérique peut permettre aux États Parties de trouver des réponses et des modes d’actions (mesures, politiques ou autres), aux niveaux national et international, susceptibles de créer l’environnement institutionnel requis pour que cette révolution numérique soit un véritable moteur d’innovations et de diversité des expressions culturelles.

Cette étude répond à un appel du MAEDI et du MCC de la France pour répondre aux questions suivantes :

  • Quels sont les enjeux du numérique pour la diversité des expressions culturelles dans l’ensemble des pays, en particulier les pays en développement (PED) ?

  • Quelles sont les mesures/politiques mises en œuvre afin de garantir l’application des principes de la CDEC dans l’environnement numérique, et quelles seraient les conditions de la réplicabilité des bonnes pratiques existantes ?

  • Quelles pourraient être la structure et la valeur ajoutée de directives opérationnelles spécifiques, et quelles pourraient être les modalités d’articulation avec les directives opérationnelles déjà adoptées et les coûts de leur rédaction ?

PRINCIPAUX CONSTATS

  1. Les opportunités qu’offrent le numérique et Internet sont nombreuses et largement reconnues. Toutefois, certaines actions peuvent avoir un impact multiplicateur permettant de tirer le maximum de dividendes du numérique sur le plan de la diversité des expressions culturelles.

  2. Les menaces sont réelles notamment en ce qui concerne le financement, la monétisation, la production et la diffusion de contenus culturels riches et diversifiés, ce qui comporte des pertes plus importantes, pour les créateurs et les artistes. Il existe des incertitudes juridiques et économiques découlant des recombinaisons industrielles inhérentes à la convergence sectorielle et à la prolifération d’accords commerciaux qui affectent les industries culturelles.

  3. Au nord comme au sud, les constats sont les mêmes en raison de la dimension transnationale du numérique. Toutefois, il existe des différences quant aux actions à privilégier et prioriser. Dans les PED, Internet et le numérique sont de puissants vecteurs potentiels de développement susceptibles de permettre un saut technologique. Les risques d’accroissement de la fracture numérique sont aussi importants pour les PED qui souffrent le plus du déséquilibre de l’offre culturelle local/international.

  4. Plusieurs initiatives émergent et les acteurs croient aux opportunités qu’offre le numérique. Cependant, on constate que les actions politiques et autres mesures prolifèrent pour contrer les menaces inhérentes aux transformations induites par le numérique pour la diversité des expressions culturelles. Les politiques comptent !

  5. Si la CDEC n’est pas le seul instrument disponible dans le contexte d’émergence de nouvelles régulations des industries culturelles, elle demeure un instrument important de gouvernance de la culture à l’ère du numérique.

Il est urgent de s’approprier le numérique et de développer une stratégie pour mettre la « culture en réseaux ». Il est nécessaire d’affirmer la neutralité technologique de la CDEC et d’aller même plus loin, en élaborant, par exemple, une directive transversale sur le numérique qui pourrait avoir un impact sur l’ensemble du corpus normatif de la CDEC et des modalités de son application.

L’UNESCO doit, en tant qu’organisation internationale, développer une stratégie proactive pour une « culture en réseaux » qui renforcerait son leadership dans le cadre plus large de la gouvernance de la culture à l’ère du numérique.

[Suite dans les documents joints]

Documents joints

Short english report (PDF - 982.6 ko)

Rapport court en français (PDF - 1013.4 ko)

Rapport complet en français (PDF - 2.6 Mo)

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 10:55

woody.jpg

 

 

Les travaux d’étudiants de l’ENSSIB constituent un passionnant filon pour l’étude des politiques publiques mais aussi des pratiques culturelles.

Soit ce  mémoire :  

Fais pas ci, fais pas ça : les interdits en  bibliothèque

Adèle Spieser sous la direction de Christine Détrez (Sociologue, Maitre de conférence à l’ENS Lettres et Sciences Humaines Lyon 2).

 

On trouve dans la bibliographie d’ Adèle Spieser un bel aperçu d’une pratique culturelle fort cultivée parait-il dans les lieux organisés en faveur du développement de la lecture publique et du travail universitaire.

Il me plait de penser que ces ressources érudites intéresseront les studieux lecteurs de La Cité des sens.

 

Pornographie et séduction en bibliothèque

CLARK-FLORY TRACY, Should we allow porn in libraries? - Pornography - Salon.com,

http://www.salon.com/2011/04/29/library_porn/, consulté le 16 décembre 2011.

Comment draguer à la bibliothèque? Forum au Féminin,

http://forum.aufeminin.com/forum/couple1/__f131717_p2_couple1-Comment-draguera-la-bibliotheque.html, consulté le 15 décembre 2011.

Drague: quels lieux? - Célibat et vie en solo - FORUM psychologie,

http://forum.doctissimo.fr/psychologie/celibat/drague-quels-lieux-sujet_156103_1.htm,

consulté le 15 décembre 2011.

Draguer à la bibliothèque : Bibliothèque Sainte Geneviève,

http://www.ciao.fr/Bibliotheque_Sainte_Genevieve_Paris__Avis_483982, consulté le 15 décembre 2011.

Draguer en bibliothèque universitaire - Forum Drague et Séduction,

http://www.forumseduction.fr/topic/4806-draguer-en-bibliotheque-universitaire/, consulté le 15 décembre 2011.

Les amoureux de la bibliothèque : Callyrhoé,

http://callyrhoe.hautetfort.com/archive/2010/07/22/les-amoureux-de-labibliotheque.html, consulté le 15 décembre 2011.

VASSEUR AURELIE, Pornographie en bibliothèque : dernière séance pour New York ,

http://www.actualitte.com/actualite/monde-edition/bibliotheques/pornographie-enbibliotheque-derniere-seance-pour-new-york-26165.htm, consulté le 16 décembre 2011.

 

Photo : Wooody Allen embrasse Romy Schneider (Paris 1964).

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 08:30
Réforme du collège et prise de parole.

°°°

On débat ces derniers temps (et une fois de plus) de l'école, des savoirs et aptitudes fondamentaux que tous les élèves devraient pouvoir acquérir faute de quoi le système scolaire français serait inefficace, anti-démocratique et, en réalité, une machine à reproduire les inégalités de positions sociales et culturelles.

 

 

Les lignes qui suivent on été écrites le 1er septembre 1943 par Jean Zay en sa prison de Riom.

 

Réforme du collège et prise de parole.

°°°

Lire le texte intégral de la note du 1er septembre 1943.

 

Combien, aujourd'hui, parmi les nombreuse voix « autorisées » qui s'élèvent pour ou contre « la réforme », combien de défenseurs de la maîtrise par tous les petits français de la parole en public , de l'argumentation, de la capacité à prendre part à l'échange d'idées » et au débat public ?

 

Avec malice, Antoine Prost, artisan de cette première édition des souvenirs de Jean Zay précise en note :

 

Réforme du collège et prise de parole.

°°°

Lire ma recension de

Jean Zay, Souvenirs et solitude, Le Rœulx, (Belgique), Éditions

Talus d'Approche, 1987

In: Histoire de l'éducation, N. 42, 1989. 

 

Au risque de sembler pédant, je rappelle en outre que Jean Zay ce grand et intègre politique a aussi inventé le festival de Cannes. Ça n'a rien à voir ? Est-ce si sûr?

 

La France ressent dès l'exposition universelle de 1937 le désir de consolider son prestige culturel en organisant une compétition internationale de films. À la fin des années 1930, choqués par l’ingérence des gouvernements fascistes allemand et italien dans la sélection des films de la Mostra de Venise — inaugurée en août par le docteur Joseph Goebbels —, Philippe Erlanger (directeur de l'Association française d'action artistique) et les critiques de cinéma Émile Vuillermoz et René Jeanne(tous trois membres du jury international de la Mostra) soumettent à Jean Zay, ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts, l'idée d'un festival international de cinéma, politiquement indépendant, en France6Jean Zay, intéressé par la proposition, donne une réponse favorable le 26 décembre 19387 et est encouragé par les Américains et les Britanniques qui ont boycotté la Mostra de Venise : Harold Smith, représentant à Paris de la Motion Picture Association of America et Neville Kearney, délégué officiel du cinéma britannique en France, s'engagent à soutenir ce « festival du monde libre » et à y amener des vedettes8. Le festival se veut un partenariat franco-américain qui crée le plus grand marché du film mondial9. Plusieurs villes sont candidates, notamment VichyBiarritzLucerneOstendeAlger et Cannes, dont Henri-Georges Clouzot apprécie l’agrément et l’ensoleillement. Le comité de coordination composé des représentants des différents ministères concernés par le festival, après avoir étudié les atouts de chaque ville et envoyé ses représentants sur place, retient finalement Cannes. Deux personnalités cannoises, les directeurs de palaces Henri Gendre, propriétaire du Grand Hôtel, et Jean Fillioux, propriétaire duPalm Beach, ont en effet mis en avant leurs chambres, leurs équipements ainsi qu’une salle de projection pouvant accueillir un millier de spectateurs. De plus, la ville de Cannes s'est engagée à augmenter sa participation financière à 600 000 francs, à mettre à la disposition du comité ses salles de réception et a promis de construire un palais spécialement dédié au festival10.

Philippe Erlanger est le premier délégué général du Festival11.

En juin 1939Louis Lumière accepte d'être le président de la première édition du Festival qui doit se dérouler du 1er au 20 septembre. Il avait alors déclaré vouloir « encourager le développement de l’art cinématographique sous toutes ses formes et créer entre les pays producteurs de films un esprit de collaboration ». La sélection française est arrêtée et comprend L'Enfer des anges de Christian-JaqueLa Charrette fantôme de Julien DuvivierLa Piste du nord de Jacques Feyder etL'Homme du Niger de Jacques de Baroncelli.

Parmi les films étrangers, on retrouve Le Magicien d'Oz de Victor FlemingPacific Express (Union Pacific) de Cecil B. DeMilleAu revoir Mr. Chips (Goodbye Mr Chips) de Sam Wood et Les Quatre Plumes blanches (The Four Feathers) de Zoltan Korda.

Le peintre Jean-Gabriel Domergue, cannois par adoption, crée la célèbre affiche du 1er Festival12.

Dès le mois d'août, les vedettes affluent et la Metro-Goldwyn-Mayer affrète un paquebot transatlantique pour amener les stars d'Hollywood : Tyrone PowerGary CooperAnnabellaNorma Shearer et George Raft. On prévoit des fêtes ; inspirés par le film Quasimodo, les Américains projettent de construire une réplique deNotre-Dame de Paris sur la plage de Cannes11. Le 1er septembre, jour de l'ouverture, les troupes allemandes pénètrent en Pologne, et le Festival est annulé.

 

(source Wikipedia)

 

 

 

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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 18:14

 A plusieurs reprise j'ai relayé ici les initiatives du Collectif des associations citoyennes.

Je continue... grâce à eux, je viens de découvrir (ma vigilance à tendance à baisser!) un nouveau visage de l'emprise de l'économie sur le social.

 

 

Les social impact bonds (SIB) sont une famille de produits de financement de type « impact investing », basés sur les résultats. Ces investissements à impact social allient explicitement retour social et retour financier sur investissement (Source : « Comment et pourquoi favoriser des investissements à impact social ? », Comité Français sur l’investissement à impact social – septembre 2014).

 

A vos agenda et ne pas manquer ci-dessous la DERNIERE MINUTE.

 

Journée de travail et de formation

Lundi 8 juin 2015 - 9h30/17h

 

Les Social Impact bonds, innovation financière

ou projet de société marchande totale ?

 

ICI VERSION PDF pour impression

 

Bonjour,

 

En novembre dernier, nous avons  été alertés par l'arrivée en France d'un projet de financement des besoins sociaux par des financeurs privés, sous le nom d'« Investissements à Impact Social » (IIS) avec comme cœur du projet les « Social Impact Bonds » (SIB). Depuis lors, une multitude de messages prépare insensiblement la société toute entière à adopter sans méfiance les « SIB », vantant la nécessité « d'innovations financières », les soi-disant « opportunités de financement que représentent les investissements sociaux », « la nécessité d'améliorer la gouvernance des associations face aux exigences des  financeurs », sans expliquer réellement le contenu de ces expressions.

 

Aussi, le CAC et ATTAC ont décidé d'unir leurs efforts pour montrer que ce projet constitue une solution ruineuse pour les finances publiques (comme l'ont été les partenariats public-privé) et asservissante pour les projets associatifs. Il est en effet nécessaire d'alerter largement les citoyens et les associations sur le contenu des mesures envisagées et de demander au gouvernement d'y renoncer.

 

Afin de préparer une campagne d'action commune, une journée de travail et de formation est organisée :

 

Lundi 8 juin 2015 de 9h30 à 17h

à l'AGECA, 177 rue de Charonne 75011 Paris (métro Charonne ou Alexandre Dumas)

 

Vous trouverez ci-dessous le programme de cette journée.

  • Merci de nous confirmer votre participation sur ce lien d'inscription (cliquez), ou d'y signaler votre souhait de participer à la suite de ce travail commun (même sans participer à cette journée).

Si d'autres organisations souhaitent être partenaires de la démarche, elles sont évidemment les bienvenues.

 Solidairement,

 

Jean-Claude Boual pour le CAC

Elen Riot pour ATTAC

 

NB. : à midi, un pique-nique "auberge espagnole" est prévu avec mise en commun de ce que chacun apportera.

 

****************************************************************************************************

 

Programme de la journée de formation et de travail du 8 juin :

Les Social Impact Bonds, innovation financière ou projet de société marchande totale ?

 

Objectifs

Cette journée, co-organisée par le Collectif des Associations Citoyennes et ATTAC, poursuit quatre objectifs :

- partager beaucoup plus largement l'information relative au projet d'investissement à impact social et aux « Social Impact Bond » (SIB ou obligations à impact social en français) afin que les militants puissent eux-mêmes rediffuser l'information ;

- croiser les analyses du CAC avec celles d'ATTAC et d'autres mouvements ;

- expliciter en quoi ce projet est porteur d'un choix de société au niveau mondial ;

- préparer une campagne d'action commune pour alerter l'opinion et les organisations sur le sens et la portée de ce projet.

Déroulement

09h 30 Conférence gesticulée : extrait de la conférence gesticulée sur l'Economie Sociale et Solitaire d'Iréna Havlicek

10h 00 Introduction globale : historique et évolution du projet par Jean-Claude Boual et Elen Riot

10h 45 Ateliers :

Explication du mécanisme des SIB et réflexion sur les conséquences pour les finances publiques et pour les associations (celles qui seront amenées à souscrire de tels contrats et celles qui ne le feront pas) ;

Partenariats public-privé et stratégie des banques. En quoi les « Social Impact Bond » comme les « développement impact bonds », sont dans la logique des partenariats public-privé et constituent un élément important de la stratégie des banques et des investisseurs au niveau national et international ?

SIB et loi ESS : quels changements apporte la loi ESS ? Comment les SIB prennent place parmi les outils financiers mis en place par la loi ESS. La loi ESS a-t-elle été récupérée ? Quelles propositions alternatives ?

Un choix de société ? Quels choix de société apparaissent à travers l'analyse des textes fondateurs du projet et de la rhétorique développée par ses promoteurs, quelle conception alternative leur opposer à partir des pratiques associatives citoyennes ?

12h 30 Repas (pique-nique auberge espagnole)

13h 45 Compte rendu des ateliers

14h 30 Table ronde d'introduction au débat : comment agir ensemble pour amplifier un mouvement d'opposition à ce projet ? Quels liens à faire avec TAFTA, CETA, etc. ? Quelles propositions alternatives ?

15h 30 Débat général

16h 15 Programme de travail et appel aux volontaires pour élargir le groupe de travail et poursuivre l'analyse, la veille, l'information, répondre aux demandes d'intervention en régions et lancer une campagne médiatique.

16h 30 Conclusions et fin des travaux

 

 

Collectif des Associations Citoyennes

108, rue Saint-Maur 75011 Paris - contact@associations-citoyennes.net

www.associations-citoyennes.net - Notre page Facebook ICI

 

DERNIERE MINUTE

 

Le Collectif est invité à parler des Social Impact Bonds (SIB) sur Aligre FM 93.1, dans l’émission Liberté sur Paroles, lundi 4 mai de 9h à 10h.

 

Jean Claude BOUAL tentera d’expliquer le changement de paradigme que constitue "l'investissement" financier dans le secteur social, de voir ses traductions concrètes (SIB) et les conséquences pour les structures associatives et les citoyens.

 

Retrouvez l'émission liberté sur paroles sur www.liberte-sur-paroles.org et tous les lundis en direct de 8h à 10h sur Aligre FM 93.1, www.aligrefm.org

 

Ø  Retrouver tous nos outils, documents, compte rendus sur la financiarisation de l’action associative ici :http://www.associations-citoyennes.net/?page_id=5286

Ø  Pour tout savoir et vous inscrire (ou signaler votre intérêt) à la formation du 8 juin sur les SIB c’est ici :http://www.associations-citoyennes.net/?p=6187


 

 

 

 

 

 
 
 
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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 09:00

 

L'innovation sociale consiste à élaborer des réponses nouvelles à des besoins sociaux nouveaux ou mal satisfaits dans les conditions actuelles du marché et des politiques sociales, en impliquant la participation et la coopération des acteurs concernés, notamment des utilisateurs et usagers (…) Elles passent par un processus en plusieurs démarches : émergence, expérimentation, diffusion, évaluation. (Définition du Conseil supérieur de l 'économie sociale et solidaire)

 

Ce qui suit s'adresse à ceux qui travaillent à l'approfondissement, le développement voire la généralisation de ce que l'on nomme éducation artistique et culturelle.

Depuis si longtemps déjà..., sans perdre confiance, malgré toutes les déconvenues. Comme d'autres attendent le Messie.

Et aussi à ceux qui souhaitent comprendre ce que les avatars et les contradictions des politiques culturelles conduites depuis plus d'un demi-siècle doivent à la surdité chronique de notre système éducatif républicain aux idées bien plus anciennes encore de l'éducation nouvelle.

 

On désigne généralement sous le nom de Ratio Studiorum (en français : plan des études) le document qui définit les fondements du système éducatif jésuite, paru en 1598, dont le titre complet est Ratio atque Institutio Studiorum Societatis Iesu. Il est l'œuvre d'un groupe de pédagogues réunis au Collège Romain, qui était à l'époque le collège jésuite de Rome.

 

La Compagnie de Jésus a depuis la Renaissance quadrillé la France de collèges réputés. Qui sont même, comme le rappelle Dominique Salin, jésuite lui-même, «à l'origine du modèle éducatif de l'enseignement secondaire, tel qu'il fonctionne aujourd'hui en Europe, et dans la plupart des pays du monde. Soit des élèves regroupés par niveaux de compétence, en "classes", un temps scolaire fixe et rythmé par la succession des matières, l'alternance de cours magistraux et d'exercices, l'étalonnage de la réussite par un système de notes (emprunté toutefois aux Chinois)».

À leur actif aussi, des pratiques originales, plus ou moins marquées au fil de l'histoire, comme le théâtre en tant qu'école de maîtrise de soi, d'expression et d'élocution, la pratique de l'émulation collective, l'art du débat, l'apprentissage par l'activité et la répétition.

© Guillemette DE LA BORIE , La Croix, 28/04/2009.


Élitisme républicain en deçà des Pyrénées... Et aujourd'hui, au delà, en Catalogne, les jésuites innovent sans complexes.

Finis les devoirs systématiques, les classes magistrales et les examens pour les 800 élèves de trois écoles jésuites sous contrat en Catalogne. Depuis le 1er  septembre, une expérience pilote révolutionne le déroulement du cursus scolaire des élèves de première année de maternelle et celui des enfants de 10 à 12 ans.

Cette dernière période charnière a été bouleversée de fond en comble. Les classes traditionnelles n’existent plus. Deux grands groupes de 60 enfants sont encadrés chacun par trois professeurs. Chaque journée commence par une demi-heure de relaxation. Les professeurs peuvent proposer un texte, une vidéo, une chanson ou simplement le silence. L’ambiance pourrait presque ressembler à celle d’une entreprise.

La réflexion des jésuites de Catalogne a commencé il y a six ans. « Notre mission est de former des personnes pour un “monde global”. Il n’est plus possible de se contenter d’apprendre des leçons comme au XIX  siècle », explique Xavier Argabay, directeur général de la Fundació Jesuïtes Educació. D’où la naissance du projet Horizonte 2020.

Ce responsable aurait pu se contenter d’un comité d’experts pour revoir de fond en comble le système. Il a préféré créer un comité participatif : professeurs, élèves et parents ont proposé 56 000 idées durant deux ans. Les professeurs se sont formés durant neuf semaines pour créer un nouveau programme, entourés par des experts sur l’intelligence multiple.

© Valérie Demon , La Croix 1/04/2015

 

 

 

 
 
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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 08:30

 

L'innovation sociale consiste à élaborer des réponses nouvelles à des besoins sociaux nouveaux ou mal satisfaits dans les conditions actuelles du marché et des politiques sociales, en impliquant la participation et la coopération des acteurs concernés, notamment des utilisateurs et usagers. Ces innovations concernent aussi bien le produit ou service, que le mode d'organisation, de distribution, dans des domaines comme le vieillissement, la petite enfance, le logement, la santé, la lutte contre la pauvreté, l'exclusion, les discriminations... Elles passent par un processus en plusieurs démarches : émergence, expérimentation, diffusion, évaluation. (Définition du Conseil supérieur de l 'économie sociale et solidaire)

 

Pour une vision élargie de l’innovation

La démarche d’innovation change de nature. Elle est de plus en plus collaborative, de plus en plus rapide et propose des offres en rupture avec l’existant. Au-delà des aspects « technologiques », elle est aussi organisationnelle, sociale, citoyenne, liée aux usages… Elle est de plus en plus co-conçue avec l’usager final dans le cadre d’un processus qui ne se limite plus au couple chercheur/industriel. Toutes ces nouvelles formes d’innovation sont mal prises en compte dans les dispositifs d’accompagnement et de financement de l’innovation. L’innovation sociale se situe dans ce contexte et doit s’associer à toutes les démarches qui plaident pour une vision élargie de l’innovation. Le territoire apparait, en réponse à la mondialisation, comme un espace d’action pertinent pour porter cette vision élargie de l’innovation.

(Rapport de synthèse du Groupe de travail Innovation Sociale. CSESS. Décembre 2011 )

 

°

En savoir plus sur le site de l'AVISE.

 

Oui, fonder et conduire autrement les politiques publiques, c'est possible.

Trouver un exemple d'une telle politique qui consolide et légitime le soutien de la puissance publique à des projets et structures culturels ?

Il suffit de sortir de notre hexagone. Côté nord.

 

SECTION II

Principes généraux

Art. 2

Le présent décret a pour objet le développement et le soutien de l’action des centres culturels afin de contribuer à l’exercice du droit à la culture des populations, dans une perspective d’égalité et d’émancipation.

L’action des centres culturels :

1. augmente la capacité d’analyse, de débat, d’imagination et d’action des populations d’un territoire, notamment en recourant à des démarches participatives ;

2. cherche à associer les opérateurs culturels d’un territoire à la conception et à la conduite d’un projet d’action culturelle de moyen et long termes ;

3. s’inscrit dans des réseaux de coopération territoriaux ou sectoriels. L’action des centres culturels contribue à l’exercice du droit à la culture et plus largement, à l’exercice de l’ensemble des droits culturels par tous et pour tous dans le respect de l’ensemble des droits humains. L’action des centres culturels favorise le plaisir des populations de la découverte culturelle par les pratiques qu’ils déploient.

 

Art. 3 Le Gouvernement peut reconnaître l’action culturelle et octroyer une subvention, dans les limites des crédits budgétaires, au centre culturel qui remplit les conditions et respecte les procédures établies en vertu du présent décret.

 

Lire le Décret relatif aux centres culturels de la communauté Wallonie Bruxelles

 

Mieux comprendre le contexte sur la plate forme ressources du site Art factories Autre(s) parts :

Pour un droit à participer à la vie culturelle (Céline Romainville)

 

A suivre :

Changer, innover c'est possible ; direction le sud

Attention, ce sera du lourd et du pain béni.

 

 

 

 
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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 09:15
Noblesse d'Etat et droits culturels.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Certes, le titre de cette note relève du fort mauvais jeu de mots. Mais on aurait bien tort de ne pas être attentif à son contenu.

 

Le 12 novembre 20144, le Conseil économique, social et environnemental de la Région Midi-Pyrénées délibérait et votait à l’unanimité un avis élaboré sous l’autorité de la Commission « Santé - Social - Culture » intitulé Culture et lien social.

 

En conclusion de la séance, la parole a été donnée au représentant de l’État, directeur régional des affaires culturelles. Parole forte, qu'on en juge. J'avoue avoir été tenté de croire que tous ses collègues, la ministre et son cabinet partagent ses convictions. J'ai du rêver trop fort.

 

Intervention de Laurent ROTURIER

Directeur Régional des Affaires Culturelles de Midi-Pyrénées

Merci beaucoup Monsieur le Président, Monsieur le Président de la Commission, Messieurs les Vice-présidents, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil Économique Social Environnemental Régional de Midi-Pyrénées...

Et vous me permettrez, s’il m’y autorise, d’adresser un amical salut de filiation à Jean-Michel LUCAS qui est présent dans cette salle.

 

Je me garderai bien d’avoir la prétention de conclure vos travaux Monsieur le Président. Mon intervention ne sera qu'une intervention forcément modeste au nom de l’État, dans le respect de l’Assemblée qui est la vôtre et du travail que vous avez mené.

Respect par rapport aux objectifs ambitieux que vous vous étiez fixés.

(…)

Vous avez pris comme premier sujet pratiquement, parmi d’autres tout aussi importants évidemment, les grands enjeux, les grands chantiers, l’aménagement du territoire, la recomposition territoriale, vous vous êtes saisi dès votre installation du sujet culturel qui, pour moi en tant que Directeur régional, était un sujet tout à fait majeur.

(...)

J’entendais tout à l’heure dans les interventions cette question qui est au cœur des préoccupations : y aurait-il une culture élitiste, une culture pour quelques-uns et de l'autre côté une autre culture qui ne serait pas dans cette ambition d’élite ? Je ne vais pas me lancer là dans un grand débat sur la polysémie du terme culture et sur ce que ce terme peut regrouper, mais je ne peux que dire combien j’ai apprécié dans l’avis que vous avez formulé que vous ayez pris ce risque de dire de quoi parle-t-on quand on parle de culture, et d’avoir retenu la définition qui a été celle de la déclaration de Fribourg de 2007. Je trouve que le Conseil Économique a pris un temps d'avance tout à fait conséquent par rapport à l'action publique en général.

Vous avez retenu cette notion d’une culture qui regroupe les valeurs, les croyances, les convictions, les langues, les traditions, les institutions qui sont parfois décriées mais qui sont aussi les outils du vivre ensemble, les outils de la culture, ces institutions doivent être dans cette dynamique, et les modes de vie par lesquels une personne exprime son humanité. Cette définition doit nous guider et doit guider l’action qui est la vôtre dans votre rôle, mais aussi l’action de l'État dans le champ qui est le sien.

Pour la DRAC, pour le ministère de la Culture, pour l'État, les thématiques que vous avez évoquées nous obligent à revoir les modes d’action traditionnels, à les revoir dans la notion d’un triple respect : le respect que l’on doit aux capacités des personnes, vous l'avez développé longuement dans les avis qui ont été exprimés, le respect des œuvres, le respect des acteurs. C’est cette notion de respect qui aujourd’hui est souvent la plus mise à mal, la plus bafouée, la plus violemment jetée en pâture. On le voit dans le quotidien, on le voit dans les pratiques et on le voit malheureusement dans les comportements de celles et ceux qui ont en charge de guider l’intérêt général. Dans cette époque de frilosité, dans cette époque de repli, dans cette époque d’inquiétude, dans cette époque de fragilité économique, la culture malheureusement se retrouve bien souvent comme étant le premier secteur dans lequel les remises en cause sont effectuées. Au niveau du ministère de la Culture nous accomplissons un travail interministériel qui intègre les questions de politique de la Ville, de Santé et d’Éducation, et nous avons développé ici en Midi-Pyrénées cette dimension des conventions Territoire Culture, qui sont destinées à aller sur des territoires où l’offre traditionnelle de la culture n'est pas la plus répandue.

(…)

Ce qui est important dans le travail que vous avez mené Monsieur le Président, c'est sa concrétisation et comment ce travail va pouvoir ensuite être pris en compte par les différents acteurs. Vous interpellez d’ailleurs dans votre avis le ministère de la Culture et la DRAC. Nous intégrons cet avis dans une période qui, contrairement aux idées reçues, n’est pas une période de recul de l'État ; les moyens d’intervention des services déconcentrés ont été non seulement maintenus, mais en volume légèrement augmentés, ce qui nous permet de pouvoir travailler de manière prévisionnelle sur les exercices qui viennent, en confiance et en partenariat avec les collectivités. L'action des ministres successifs, d’Aurélie FILIPPETTI, de Fleur PELLERIN, du gouvernement de Manuel VALLS, fait que la culture reste au centre des préoccupations.

(..)

Dans les préconisations que vous avez développées, j’en ai retenues plusieurs. La charte des valeurs partagées à l’évidence est une nécessité. Elle l’est d’autant plus que nous avons ici, dans ce territoire comme sur presque tout le territoire national, des équipements qui bénéficient de moyens importants de l’État, des collectivités, et le travail sur la charte des valeurs me paraît une nécessité qui doit s’engager immédiatement. Et je vous confirme, Monsieur le Président, la disponibilité des équipes de la Direction des Affaires Culturelles pour accompagner cette réflexion si l'assemblée délibérante du Conseil régional s’en saisit. Vous avez cette ambition de développer dans la charte la « capabilité » de la personne, de développer la palabre, évidemment ce sont des points dans lesquels on retrouve bien l'esprit de l’UNESCO et l’esprit de Fribourg qui nous intéressent et sur lesquels nous sommes disposés à avancer avec les collectivités. Vous avez également dans les préconisations souhaité que les politiques publiques soient plus transversales, cela rejoint pour moi ce qui est une des priorités de l’État aujourd’hui en matière culturelle, c’est d’instaurer une réelle responsabilité partagée. La culture n'appartient pas à l'État, pas plus qu’elle n’appartient à tel ou tel niveau de collectivité. Cette notion de responsabilité partagée est d’ailleurs au cœur des ateliers que le gouvernement va mener sur les territoires dans les semaines qui viennent dans le cadre de la réforme territoriale, et dans le cadre de la réforme de l’État. Il serait tout à fait intéressant et intelligent que Midi-Pyrénées, et peut-être Languedoc-Roussillon demain, en fassent un champ d’action tout à fait novateur. On trouvera bien les moyens de développer.

(...)

Enfin sur les questions d’évaluation, vous avez émis des préconisations qui ne peuvent qu’intéresser l’État. Non seulement nous agréons l’ensemble de votre avis pour avoir pu en discuter au fur et à mesure qu’il s’élaborait, mais nous en sommes demandeurs parce que la culture n'est pas l'affaire de l'État, la culture est un sujet qui doit nous réunir, qui doit nous rassembler et la responsabilité partagée de la culture est pour nous le vecteur essentiel de l’action qui sera la nôtre demain. En terminant mon propos, Jean-Michel LUCAS ne m’en voudra pas de lui emprunter cette citation, il rappelait dans un petit ouvrage ce mot de Georges PEREC « il n’y a rien d'inhumain dans une ville (ou dans la campagne), sinon notre propre humanité ». Je crois Monsieur le Président, Monsieur le Vice-président, que sur cette réflexion-là nous pouvons ensemble bâtir une meilleure capacité des personnes et faire en sorte que la culture soit au cœur du rassemblement démocratique qui doit être le nôtre.

Je vous remercie.

 

On trouvera l'intégralité de cette noble intervention précédée de l'avis du CESER Midi-Pyrénées, fort bien charpenté, au demeurant, en cliquant ici.

 

Et on comprendra mieux son contenu grâce à cet extrait de la page Remerciements de l'avis en question.

 

 

 

Noblesse d'Etat et droits culturels.

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  • : Les politiques culturelles aujourd'hui et leur histoire. Culture et politique, ressources, documents, analyses et débats par Jean-Claude Pompougnac .
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  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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