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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 14:01

Ressources et fils d'actualités dans le domaine du livre et de la lecture.

 

(aucune prétention à l'exhaustivité, cela va de soi...)

 

 

Le site ActuaLitte par exemple :

Ces habitudes de lecture qui font les jeunes rats de bibliothèque.

 

agoraBib, le forum des professionnels des bibliothèques et de la documentation (ABF), par exemple

un ensemble d'articles de fond sur les rapports entre bibliothèques et politique :

 

Le site de l'enssib, (Ecole nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques)

Par exemple : résultats de recherche sur ce site autour de la notion de tiers lieux 

 

Le fil d'actualités du Bulletin des bibliothèques de France

 

Le fil d'actualités : La vie des bibliothèques 

 

Le fil d'actualités de Languedoc-Roussillon Livre et lecture 

 

Les fiches actions de Bibliothèques dans la cité (BPI)

 

Le fil d'actualités Trucs de bibliothécaires

 

 

Voir aussi sur ce blog : Actualités des politiques culturelles

 

 

Votre blog a donné lieu à une création de notice bibliographique dans le catalogue de la Bibliothèque nationale de France. Il lui a été attribué un numéro international normalisé (ISSN) :


 Titre : La Cité des sens

 ISSN : 2270-3586

 

 

  

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 09:30

Ce billet viendra compléter la page Création sociale et innovations culturelles

 

Aujourd'hui : le site Bibliothèques dans la cité est une initiative de la Délégation à la coopération nationale et internationale de la Bibliothèque publique d'information (Bpi).

 

Nombreuses sont les bibliothèques publiques proposant des actions de médiation permettant aux usagers de se rencontrer, de discuter, de partager. Tant hors les murs qu’intra muros, ces services, souvent menés avec des partenaires extérieurs, visent à restaurer, maintenir ou développer la cohésion sociale.

Bibliothèques dans la cité c'est :  des objectifs, une structure, un fonctionnement, une équipe, un cycle de journées d'étude, une participation à des évènements nationaux et internationaux, des outils de valorisation et de diffusion.
 

  • Deux objectifs : échanger des bonnes pratiques en matière de cohésion sociale et créer un réseau

Le site Bibliothèques dans la cité permet aux professionnels des bibliothèques et du secteur social d’échanger des expériences, de communiquer des savoir-faire en matière de cohésion sociale.

  • Une structure sous forme de fiches de capitalisation d'expérience

Le cœur du site Bibliothèques dans la cité est constitué de fiches actions. Ces fiches présentent de façon synthétique des animations soulignant le rôle social des bibliothèques : aspects concrets de la mise en oeuvre, moyens nécessaires, difficultés rencontrées et succès obtenus. 

 

Lire la suite

 

Accéder aux fiches actions

 

Voir aussi sur ce blog : Actualités des politiques culturelles

 

 

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 09:30
L'éditeur, le diffuseur et le libraire.

Ce pourrait être le titre d'une fable. Mais c'est une histoire vraie (hélas, serais-je tenté de dire) qui s'est déroulée en moins de 48 heures chrono. Qu'en en juge par cet échange de courriels.

En le publiant, La Cité des sens reste fidèle à sa vocation d'édifier les jeunes générations ou les «non-professionnels » peu au fait des complexités et des difficultés à concilier les intérêts des uns et des autres dans le « monde de la culture » qu'il serait fallacieux de considérer comme un long fleuve tranquille.

 

 

 

le 28/01

message reçu par Jean-Claude Pompougnac

Bonjour,

 

Vous souhaitiez commander l’ouvrage [titre de l'ouvrage] . J’ai eu l’éditeur au téléphone ce jour.

Ce dernier n’étant pas en région parisienne, il faudra compter 3 euros de frais de port pour obtenir ce livre.

Souhaitez-vous maintenir votre commande ?

Merci de nous recontacter par mail ou par téléphone.

 

Librairie [Nom de la librairie]}

 

 

Suite à la réception de ce message, je me rends sur le site de l'éditeur où je constate que je peux lui commander directement l’ouvrage et le recevoir moyennant 1 € de fais d'envoi.

Je lui téléphone afin de comprendre pourquoi mon libraire devrait payer 3 €. Il me semble perplexe et me communique les coordonnées de son diffuseur. Je consulte le site de ce dernier et constate que les particuliers peuvent lui commander l'ouvrage moyennant 3,5 € de frais d'envoi  (que les libraires peuvent égalemnt commander en ligne mais je n'ai pas accès à cet onglet) Il diffuse dans un certain nombre de librairies en France, à Paris mais pas dans ma banlieue.

 

29/01

de Jean-Claude Pompougnac à [nom de l'éditeur]

 

Les pratiques commerciales de votre diffuseur me semblent très discutables !

 

[Liens vers le site du diffuseur]

 

 

29/01

De [nom de l'édteur] à Jean-Claude Pompougnac.

 

Merci pour votre mail… Je vais en discuter avec lui…

 

Bien cordialement,

 

29/01

de [nom du diffuseur]à Jean-Claude Pompougnac

 

Bonjour Monsieur,

Je viens de recevoir un mail de [nom de l'éditeur] des éditions [nom de la maison d'édition]où vous contestiez nos pratiques commerciales...
Est-il possible de connaître plus précisément vos griefs sur notre structure ?
Il s'agit avant tout de pouvoir améliorer notre travail
cordialement
[Nom du diffuseur]

 

29/01 vers 20 h

de Jean-Claude Pompougnac

 

Bonsoir,

 

J'ai écrit "discutables" et merci de poursuivre la discussion.

J'ai commandé dans ma librairie de banlieue parisienne un ouvrage édité par [nom de la maison d'édition] et j'ai reçu la réponse suivante. :

Vous souhaitiez commander l’ouvrage [...]. J’ai eu l’éditeur au téléphone ce jour.

Ce dernier n’étant pas en région parisienne, il faudra compter 3 euros de frais de port pour obtenir ce livre.

Souhaitez-vous maintenir votre commande ?

Merci de nous recontacter par mail ou par téléphone.

J'ai consulté le site de l'éditeur qui propose d'envoyer l’ouvrage à son prix public (et unique : loi sur le prix unique du livre) avec des frais d'envoi de 1 euro.

 

Je lui ai téléphoné  en lui expliquant que, fervent défenseur des librairies, je ne souhaitait pas commander directement à l’éditeur (pas plus qu'à FNAC ou Amazon) et je lui ai demandé qui diffusait sa production.

 

Je suis allé sur votre site et j'ai constaté que vos frais d'envoi aux particuliers étaient de 3,5 euros. 

 

J'ai également compris que votre diffusion était assurée dans un certain nombre de librairies (à Paris, pour ce qui me concerne) et j'ai supposé que vous facturiez des frais d'envoi aux autres.

Je sais que les libraires paient des coursiers lorsque le diffuseur n'est pas situé trop loin. Je suppose donc que vous êtes situé loin de Paris et que vous souhaitez récupérer les frais d'envoi... je ne comprends pas la différence entre ceux de l'éditeur et les vôtres.

 

Bien cordialement.

 

 

Le 29 janv. 2015 à 22:18,

[Nom du diffuseur] a écrit :

 

Bonjour,

Effectivement, Je dois reconnaître que la situation peu sembler ubuesque...
Une situation qui révèle également les difficultés que nous rencontrons, petites structures indépendantes, dans ce vaste marché du livre !
L'association  [nom de la structure de diffusion] a vocation de rendre accessible au plus grand nombre, les inventions et les expérimentations issues de ce laboratoire qu’est la micro édition. 
Elle soutient la création et la réflexion des éditeurs dits « de taille restreinte » (à la différences des gros éditeurs, car on peut être petit et grand dans l’édition) en leur donnant accès à leur lectorat. 

[Titre de l'ouvragede [Nom de l'auteur] a été tiré à moins de 1000 exemplaires. Nous sommes loin des chiffres d'un Merci pour ce moment (sic)

Etant basé à [nom d'une ville située en région], notre structure ne bénéficie pas du service de coursier et devons envoyer par La Poste, les ouvrages commandés par les libraires.
En raison du coût, pour toute commande d'un ouvrage, nous facturons les frais de port au libraire mais sachez qu'à partir du deuxième ouvrage commandé (tout titre confondu), les frais ne sont plus que de un euro par commande !
Un libraire avisé et respectueux de notre travail trouvera facilement un ouvrage pour compléter sa commande. Ne serait-ce que de prendre un deuxième exemplaire de la commande client.
Un libraire avisé et respectueux de ses clients trouvera facilement, pour cette commande unique, dans sa marge (35%) de quoi assumer les frais de port et ainsi fidéliser le lecteur.
Il est tout de même surprenant que certains libraires tout en revendiquant haut et fort leur indépendance, s'abaissent (pour un profit à court terme) à favoriser ce qu'ils condamnent en particulier AMAZON.

Malheureusement, de nombreux libraires ne peuvent pas ou ne veulent pas prendre le temps de découvrir notre travail et faire l'effort (il est vrai, s'en est un) de s'informer sur les lisières de la création contemporaine.
Mais comment pouvons nous avoir le même fonctionnement que Le Seuil ? Comment rémunérer des commerciaux avec des tirages de 500 parfois 1000 exemplaires d'une publication...
Malgré ce constat au goût amer, nous défendons nous aussi la librairie indépendante. Toute commande sur notre site est majorée de 3,5 euros. Ne pouvant adapter le frais postaux réels en fonction du poids de chaque commande, nous avons pris le coût moyen... L'éditeur a choisi 1 euros. Tout en respectant la librairie, puisque là aussi l'achat est moins avantageux que chez un libraire (avisé et respectueux...), il est heureux, qu'une petite structure éditrice puisse ainsi constituer une fragile  trésorerie.

En espérant avoir répondu à votre question,
je vous souhaite une excellente année 2015

Cordialement
[nom du diffuseur]

 

le 30/01 à 8 h 53

De l'éditeur à Jean-Claude Pompougnac

Bonjour et merci à [prénom du diffuseur] pour sa réponse très argumentée.

 

Pour ma part, je sais que je n'existerais pas sans les libraires mais ils ne sont pas tous aussi à plaindre qu'ils le disent… Les libraires avec lesquels je travaille en direct dans ma ville [nom d'une ville située en région] gagnent beaucoup mieux leur vie que moi (il suffit de comparer leurs appartements au mien) et pourtant ils ne me font pas de cadeau même s'ils savent à quel point mon activité est fragile (je dépose des livres chez eux en direct, ils exigent 40% de remise et mettent au minimum 6 mois à me régler…).

 

Bref, je me dis que votre libraire pourrait peut-être comprendre que les conditions de vente sont un peu moins intéressantes pour lui quand il commande un livre d'un petit éditeur en passant par un petit diffuseur… Même s'il gagne un peu moins d'argent, il en gagne un peu quand même et il vous fidélise…

 

Bonne journée,

[nom de l'éditeur]

 

 

le 30/01 à 10 h 17

de Jean-Claude Pompougnac à [nom de la librairie]

Bonjour,

Suite à ma commande et à votre réponse :

Vous souhaitiez commander l’ouvrage  [...]. J’ai eu l’éditeur au téléphone ce jour.

Ce dernier n’étant pas en région parisienne, il faudra compter 3 euros de frais de port pour obtenir ce livre.

Souhaitez-vous maintenir votre commande ?

Merci de nous recontacter par mail ou par téléphone.

 

j'ai pris contact avec l'éditeur et le distributeur. Je crois utile de vous faire part de leurs éclaircissements.

 

[suivent copies des messages ci-dessus]

 

Jean-Claude Pompougnac

 

à 10 h 30

de [nom de la libraire]


 

Bonjour Monsieur Pompougnac

 

Je trouve indigne ce que vous répond cet éditeur.

Les frais de port en l’occurrence représentent 20% du prix du livre soit plus de la moitié de notre marge ;

La marge nette d’un libraire après paiement de toutes les charges qui lui incombent est dans

Le meilleur des cas 1.5% (moyenne nationale et au bout de 12 ans d’activité je n’ai toujours pas atteint cette marge).

Par ailleurs, j’ai en librairie 120000 euros de stock, ce qui est très lourd pour une structure comme la mienne ;

Je défends autant que faire ce peut la création mais comment voulez-vous qu’à chaque demande d’un client,

je commande un exemplaire supplémentaire pour faire plaisir à l’éditeur ?

Vous  pouvez lui faire suivre ma réponse si vous le souhaitez, et merci de nous préciser si vous maintenez ou non votre commande.

Bien cordialement

 

[nom de lé gérante]

 

30/01 à 10 h 38

de Jean-Claude Pompougnac

 

Bonjour,

Merci de votre réponse.
Par chance, je connais un peu les complexités de ce que l'on appelle parfois la "chaîne du livre" (qui n'est pas franchement marquée par un grand élan de solidarité) pour m'abstenir de porter un jugement sur tel ou tel de ses acteurs.

C'est le second "petit" éditeur qui me suggère implicitement de commander directement après de lui puisque ses 1 € de frais d'envoi sont nettement inférieurs aux 3,5 € de son distributeur pour un particulier (c'est ubuesque) et 3 € pour un libraire.
Pour mémoire 2,99 € de frais d'envoi chez Amazon.

Bien entendu je maintiens ma commande (17 + 3 €)

Bien cordialement

 
Jean-Claude Pompougnac

 

 

Voir aussi sur ce blog : Actualités des politiques culturelles

 

 

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 09:45

Les amoureux des livres le savent : leur bonheur n’est complet que s’il passe par une visite à cette antre douce et magique qui s’appelle une librairie.

Urgence de la librarie.

 

Pascal Ory, digne successeur d'Alexandre Vialatte tient La chronique du temps présent dans La Montagne et Le Populaire

 

Celle du 16 novembre dernier s'intitulait Adieu à la librairie ?

 

Les amoureux des livres le savent : leur bonheur n’est complet que s’il passe par une visite à cette antre douce et magique qui s’appelle une librairie

Or ce que nous avons dit dans la précédente chronique sur les menaces qui planent sur le livre se retrouve comme décuplé quand il est question de l’avenir des librairies. Au risque technique d’obsolescence du « support papier » se surajoute en effet une autre tendance, proprement économique, celle-là : celle qui fait des sites électroniques des concurrents redoutables du commerce de proximité. 

À la limite, on pourrait imaginer que le livre survive –comme nous l’avons postulé dans cette chronique- mais qu’il n’y ait plus de librairie : on se pourvoirait exclusivement sur internet, et basta. Souvent présentés depuis un siècle comme notre « futur obligatoire » les Etats-Unis, où est née l’entreprise la plus tentaculaire en la matière, offrent à cet égard un spectacle inquiétant : aux dernières nouvelles ce grand pays de trois cent seize millions d’habitants ne compterait guère plus de librairies que la France, pourtant près de cinq fois moins peuplée. 

(…)

Car, loi Lang ou pas, ce qui frappe aujourd’hui ceux qui fréquentent les librairies et, pour commencer, les librairies qui font mieux que survivre, qui vivent et se développent, c’est que, déjà lieux de conseil, elles sont devenues aussi des lieux de rencontre, de dialogue, de débat, où le lecteur en puissance aura envie de venir et de revenir pour écouter un auteur, entendre lire un texte –comme il se bouscule encore dans ces « salons du livre » qui ont fleuri sur tout le territoire national.

(...)

 

 

© Pascal Ory, Le Populaire.fr 16-11-2014

 

Lire la chronique de Pascal Ory

 

Et, comme de bien entendu, tout se discute (car comme disait Vialatte : " et c'est ainsi qu'Allah est grand!") :

 

Le nombre de librairies indépendantes augmente aux Etats-Unis, et les jeunes lisent davantage

 

 

 

A propos de la libraire sur La Cité des sens

 

 

Le lecteur, une figure littéraire.

 

Urgence de la transmission

 

Défendre la librairie indépendante

 

et plus généralement, sur la lecture...

 

 

Post scriptum : sur Slate.fr ce 30 novembre 2014  : « Vos élèves lisent beaucoup trop »

 

 

 

 

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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 08:38

Il n'y a pas de rendez-vous plus urgent, plus capital que celui que nous avons avec nous-mêmes

En préparant une intervention sur le thème de la lecture, je retrouve un bien vielle recension de l'ouvrage de Jean Zay Souvenirs et solitude

La prison ne laisse pas le choix, il faut être vainqueur du temps ou vaincu par lui. Il n'y a de salut que dans un usage méthodique de soi : « il faut apprendre à placer désormais sa vie, non dans la compagnie des hommes, mais dans le souvenir et dans l'attente de l'avenir, dans l'imagination et dans la méditation ». C'est par son emploi réglé qu'on peut échapper à l'obsession du temps et écouter ce que Herriot nommait la plus belle de toutes les musiques : « l'accord de la solitude et du silence ». D'où cette formule de J. Zay: «C'est en prison que l'on comprend Proust ». Des pages du même ton, empreintes de ferveur dans la méditation et de pudeur dans l'expression, ponctuent ce document saisissant qui témoigne pour une double expérience de l'écriture et de l'histoire.

Tantôt chronique du temps de l'Occupation (dont le prisonnier perçoit les échos assourdis : il lit la presse, reçoit des visites, entend les informations que gardiens et prisonniers font circuler), tantôt évocation de la vie politique et culturelle de la IIIe République, page d'histoire déjà réécrite dans la propagande qui suit la capitulation, tantôt journal des lectures et des méditations du reclus, le livre articule des temporalités hétérogènes. Ceux à qui leur nature ou les circonstances ont révélé « qu'il n'y a pas de rendez-vous plus urgent, plus capital que celui que nous avons avec nous-mêmes » (formule de Proust citée par J. Zay) peuvent parcourir les jours comme les automobiles en disposant de « vitesses » différentes. À l'expérience du temps épurée par la solitude et la réclusion, dont témoignent les notations sur le retour des saisons ou la compagnie d'un oiseau, font écho des méditations sur la politique, l'histoire et la condition humaine.

Télécharger le compte rendu de l'ouvrage (publié dans Histoire de l'éducation, INRP, N. 42, 1989)

 


 

Voir aussi Lisez et relisez « SOUVENIRS ET SOLITUDE » de Jean Zay

sur Europe , mon beau souci, le blog de Noëlle Lenoir.

 

 

Rappel : 

La lecture, sur La Cité des sens :

 

 

L'amour de la lecture, juillet 2014

 

Ce serait beau, une bibliothèque, la nuit, août 2012

 

Sur la lecture, juillet 2012

 

Lectures pour tous, janvier 2012

 

A la recherche du sens perdu, septembre 2011

 

 

Actualités des politiques culturelles

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Politiques culturelles, 

 

mon fil d’actualités sur Scoop'It

 

 

 

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 09:22

Chez Boulinier (près du Stade Charlety), pour 50 centimes d'euros j'ai fait l'acquisition de Le sanatorium, un roman de David Vogel, traduit de l'hébreu par Gabriel Roth (Mercure de France, 2000).

Je ne l'ai pas encore lu.

J'espère qu'il sera aussi beau que la dédicace découverte en ouvrant le livre dans l'autobus.

L'amour de la lecture...

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 16:00
Le lecteur : une figure littéraire...
Lu aujourd'hui sur FB... c'est trop beau, je publie...

Librairie Les Temps Modernes

17 h · Orléans · 

Parfois, les journées sortent de l'ordinaire, et on n'est pas volontaire;c'est le cas quand on apprend, presque fortuitement, la mort d'un des clients les plus anciens, les plus fidèles (fidèles? mais ça n'a pas vraiment d'importance) en tout cas, un des plus exigeants, un de ceux avec qui l'histoire a été la plus riche, riche d'échanges, de désaccords et d'accords fondamentaux aussi. On appelle pour prendre des nouvelles d'un ennui de santé dont on pressent que c'est bien plus, et c'est ainsi qu'on sait. 
Une librairie, au fond, c'est un réseau social avant l'heure, un réseau quelque chose en tout cas: on parle beaucoup, ou peu, ou pas, mais en tout cas de choses qui même en en ayant l'apparence ne sont pas la pluie et le beau temps, On en apprend beaucoup sans même demander à savoir. Appelons-le Monsieur M. Il vient à la librairie depuis qu'il a 16 ans. On entend son nom depuis qu'on est toute gamine. Autant dire qu'il vient depuis toujours, aux mêmes heures, vers 17 heures tant qu'il travaillait dans cette banque où il fourbissait des statistiques, plus tôt depuis qu'il a pris sa retraite et qu'il se rend compte que la vie peut être vide, les journées, interminables. Il a une tenue de combat: une vieille marinière, ou un tee-shirt Corto Maltese, des chaussures de marche, et un mystérieux sac en plastique. Il aime 
Antoine Volodine, Eric Chevillard, Alain Fleischer, Jean Echenoz, Christian Prigent,, Emmanuel Darley, Patrick Chamoiseau, Edouard Glissant,Frankétienne, il aime Gabrielle Wittkop, Claude Louis-Combet, il aime Georges Didi-Huberman,il achète Sloterdjik et ZIzek, il ne demande qu'à sentir un grand vent nouveau. "Alors, qu'est ce qu'il y a de neuf, de vraiment neuf, de bien? Ca, non. Ca, non. Ca, c'est important." Il a de vieilles amitiés et de vieilles rancoeurs. On discute - il faut trouver en soi les mots de la vérité, convaincre, ou bien en rire. Il ne se laisse pas faire. Il adore découvrir les nouveautés directement dans le cartons d'offices, avant même qu'on en ait pris connaissance,il sait avant nous. Il repart. Il a commandé la revue Cycloscosmia, parlé de Claro, lu les conseils de Ptyx Librairie, Il est fâché contre Inculte qui donne des dates de parution ésotériques. C'est un impatient. On a parfois bu des coups sur la place récemment refaite, au soleil. Il faut deviner. Il n'a pas vraiment fait d'études, croit-on comprendre, mais est allé écouter Deleuze à VIncennes. Des années après, il continue à tout lire, parce que ça aide, parce que parmi les armes qui permettent de continuer (continuer quoi? C'est un autre débat) il y a les livres. Il attendait le dernier volume de Faulkner en PléÏade. Et l'album Duras. Il ne viendra pas chercher "Le pays de la peur", une des commandes passées la semaine dernière chez Bourgois. Les pompiers qui l'ont trouvé vendredi ont trouvé qu'il y avait vraiment beaucoup, beaucoup de livres, chez lui. Pourtant on lui disait souvent: tout lire n'est ni possible, ni souhaitable... Le fait est qu'il n'était pas entièrement d'accord.
On se surprenait à imaginer qu'au fond, la librairie Les Temps Modernes, c'était chez lui qu'elle était, depuis tout ce temps: des piles et des piles, plus de place sur les étagères, des livres et des livres et des livres présents par le seul coup de leur nécessité. celle qu'exige le présent, un moment, même un instant, celui décidé par un seul. Une des dernières fois, il dit: ils ont enfin trouvé à l'hôpital, je suis malade: j'ai le coeur trop gros. - on soupire. Aujourd'hui, chez les amis, au hasard des lectures, on lit la phrase suivante: "Le cinéma substitue à notre regard un monde qui s'accorde à nos désirs". Mentalement, on substitue "littérature" à "cinéma". On va continuer à y réfléchir. En pensant à lui.


 

  • 105 personnes aiment ça.

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  •  

    Sylvie D. Un beau portrait d'amoureux de la littérature , par une libraire sensible ...

    il y a 17 heures · J’aime · 4

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    Isabelle B. Merci. Et c'est pour ce regard que je continuerais à fuir les grandes enseignes..

    il y a 16 heures · J’aime · 3

  •  

    Chantal L.  Oui très bel hommage !!!

    il y a 16 heures · J’aime · 1

  •  

    Jean M. Waow... Putain, quel TEXTE, mes aïeux! Impressionnant....Archi-évocateur. DONNE à voir. On le VOIT, ce pauvre zigue. 
    Paix à son âme, à ce book-lover Luftmensch...
    Mais quel texte, sur la vie d'ma reum.... Gees....

    il y a 16 heures · J’aime · 3

  • Céline L. Quel bel hommage...

    il y a 16 heures · J’aime

  •  

    Francois P. c'était qui ???

    il y a 15 heures · J’aime

  •  

    Do N. Certes, le grand âge freine certaines activités, mais il n'exerce aucune action nuisible sur celui qui n'a pas négligé d'en entretenir la vitalité." Une ethnologie de soi - Le temps sans âge / Marc AUGÉ (2014)

    il y a 15 heures · J’aime

  •  

    Nadège C. Très touchant.. 

    9 h · J’aime

  •  

    Marie-Dominique G. C'est précieux, un libraire...

    7 h · J’aime · 1

  •  

    Dominique M. Ce beau texte de la part d'un libraire pour un de ses "clients" réchauffe le coeur. D'ailleurs le mot "client " n'est pas approprié mais plutôt "ami". La librairie des Temps modernes, moi aussi je l'ai toujours connue. Même si je ne la fréquente pas aussi assidûment que ce monsieur disparu, je veux qu'elle dure encore très très longtemps. Amitiés

    7 h · J’aime · 1

  •  

    Marguerite D. tout est attachant dans ce texte ... je retiendrai entre autre le regard étonné du pompier. tant de livres! est ce bien raisonnable ? nous dit cette époque déraisonnable.

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  • Yolande R. Pour nous aussi ce coin de rendez vous nous manque depuis que nous avons quitté Orléans pour Beaugency, merci pour cet homme amoureux du mot et à bientôt

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  •  

    Estelas E. Bravo, c'est très beau cet hommage.

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  •  

    Hadrien C. Quel plus bel hommage aurait pu lui être adressé très chère Sophie, que tes mots emplis de sincérité et d'émotion...

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 Titre : La Cité des sens

 ISSN : 2270-3586


 Nous vous recommandons de reporter ce numéro dans la zone du titre pour faciliter son exploitation par les moteurs de recherche.

  Cordialement

 Pour plus d'informations, vous pouvez consulter les pages  du Centre ISSN France :
http://www.bnf.fr/fr/professionnels/issn_isbn_autres_numeros.html

 

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 09:30

 

A tout instant, il se passe quelque chose dans les bibliothèques publiques.

 

J’en veux pour preuve, la dernière livraison du BBF (n° 4 ; 2013)

 

Dossier La règle en bibliothèque

Benoît Tuleu

Contrat sur le lecteur

Les excès de la contractualisation

Résumé

 Reine Bürki

La signalétique et la règle

Petit voyage en territoire balisé

Résumé

 Édith Mercier

Tentative d'épuisement des postures de lecteurs

Galerie de croquis a la bibliotheque publique d'information

Résumé

 Cécile Touitou

Le règlement dans les marges

Règles incertaines et limites floues d'un jeu collectif en bibliothèque

 

Alice Billard

Vers la « bibliothèque ouverte, tolérante, conviviale »

Un bilan des expériences de prêt illimité en bibliothèque municipale

Résumé

Aline Chareyron (collaboratrice), Anne-Christine Collet, Odile Jullien-Cottart (collaboratrice)

Démarche qualité et règlement de bibliothèque

Résumé

Maxime Szczepanski-Huillery

À boire et à manger

La consommation des nourritures terrestres à la bibliothèque universitaire d'Angers, entre tolérance et interdiction

Résumé

 

Mohamed Bouali (collaborateur), Simon-Nicolas Cecchi (collaborateur), Lucie Daudin (collaboratrice), Dominique Deschamps

Règle et règlement en médiathèque

Pourquoi, pour qui ?

Résumé

Émilie Dauphin

La bibliothèque comme lieu de vie et non d'interdits

Exemple de la médiathèque centre social Yves Coppens de Signy-l'Abbaye

Résumé

 Michael Garrett Farrelly

Libérez le Boss qui est en vous !

Résumé

Les beaux dessins qui accompagnent le travail d’Edith Mercier sur les postures corporelles des lecteurs de la BPI.

BBF.jpg

 

©Edith Mercier, Bulletin des bibliothèques de France.

 

 

Tout aussi fort, cette info trouvée sur l’excellent site Actualitté.

 

Pour cultiver la sagesse, rien de mieux qu'un petit tour en bibliothèque, et ce n'est pas Voltaire qui aurait dit le contraire. Mais il est désormais possible d'emprunter des graines, du moins dans l'établissement de prêt Akron-Summit, dans l'Ohio : bien entendu, pas de date de retour, mais simplement d'arrivée à maturité...

Pour retirer les graines, la procédure ne diffère pas de celle suivie pour un document : les usagers se servent dans un grainetier, et remplissent une petite fiche pour signaler le retrait de la référence. « Une telle initiative semblait naturelle » souligne avec humour Monique Mason, responsable au sein de la bibliothèque. 

 

L'offre a débuté sur une base de 800 enveloppes, remplies avec les milliers de graines données par deux sociétés spécialisées, High Mowing Organic Seeds et Baker Creek Heirloom Seed Co, ainsi que par les usagers à la main verte de la bibliothèque. Légumes, herbes et quelques fleurs, le choix est aussi vaste que la nature est riche.

 

Jusqu'à 6 « emprunts » sont possible par mois, et les bibliothécaires espèrent bien voir revenir quelques fruits des récoltes, sous forme de graines, leur revenir dans quelques mois : « Mais même si nous ne recevons rien en retour, il s'agit toujours de promouvoir le jardinage et une alimentation équilibrée » explique Mason. 

 

Depuis le lancement de l'initiative en avril, 1/8e de la réserve s'est déjà écoulée. Qui sème les graines... récolte l'enthousiasme ?

Sources Melville House , Ohio.com

 

Et un rappel : c’était sur la Cité des sens le 31 janvier dernier

 

Draguer en bibli ...?

 

 

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 13:52

bibli1 n

 

Deux sociologues, Serge Paugam et Camila Giorgetti, publient les résultats d’une enquête féconde menée à la Bibliothèque publique d’information du Centre Pompidou. Un espace démocratique où se côtoient populations les plus fragiles et élites intellectuelles. A lire absolument.

(…)

Leur enquête commence par une énigme qu’ils explorent dans un livre publié aux Puf. Elle concerne un espace qui porte aujourd’hui encore la marque d’une histoire spécifique. La BPI du Centre Pompidou ne se distingue des bibliothèques universitaires parisiennes ni par sa taille (généreuse), ni par sa géographie (prestigieuse), ni par son fonds (abondant et divers). Mais plutôt par la philosophie qui est la sienne. Le fait est qu’elle fut pensée, en 1977, comme un espace démocratique. Jusque dans sa conception architecturale. Des étudiants y côtoient des personnes en situation de pauvreté, « voire d’extrême pauvreté »

 

Lire la suite sur Regards.fr

 

Ce ne sont pas seulement des catégories sociales qui se côtoient, s’évitent, se rencontrent, se rapprochent dans cet espace public paradoxal qu’est la bibliothèque mais aussi des genres et des sexes…

 

J’évoquais ici même, il y a peu des travaux d’étudiants de l’ENSSIB qui constituent un passionnant filon pour l’étude des politiques publiques mais aussi des pratiques « culturelles ».

Tel ce mémoire :  

Fais pas ci, fais pas ça : les interdits en  bibliothèque

Adèle Spieser sous la direction de Christine Détrez (Sociologue, Maitre de conférence à l’ENS Lettres et Sciences Humaines Lyon 2).

On trouve, écrivais-je, dans la bibliographie d’Adèle Spieser un bel aperçu d’une pratique culturelle fort cultivée parait-il dans les lieux organisés en faveur du développement de la lecture publique et du travail universitaire, à savoir, la drague.

Lire ou relire ce post

Dans un registre moins académique, le site streetpress propose une investigation du sujet dont l’objectif semble plus pressé de « conclure » comme disait un personnage campé par Michel Blanc

 

CRASH-TEST Les techniques, les meilleurs spots, le dress-code : Elodie s’est faite belle pour aller émoustiller du sorbonnard. La jeune célibataire passe 5 bibliothèques au crash-test pour trouver un mec. And the winner is…

 

J’imagine que les doctes lecteurs de la Cité des sens ne manqueront pas de chercher à en savoir plus

 

 Rappel.

C’était hier…

FB-2.jpg


 flêche

Voir aussi les pages :

Sept points clés pour le changement

Création sociale et innovation culturelle

 

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 12:47

 

tolbiac.JPG

 

Louis, 14 ans: Chez moi, dans le couloir, il y a une grande bibliothèque. Je peux prendre le temps de chercher le bon livre. Il y a quelques jours, j’ai pris l’Etranger de Camus. Je viens de le commencer, et je n’ai pas encore rencontré l’étranger.

Camus est souvent étudié pendant la scolarité. Un prof vous l’a conseillé ?

Louis. : Je n’aurais jamais pu le lire si un prof me l’avait conseillé. C’est mon livre. C’est mon parcours. Je n’aime pas qu’on s’octroie le droit de porter un jugement sur ma lecture.

Alors pourquoi Camus ?

Louis. : J’adore la couverture du Folio : une peinture sur fond jaune et le titre qui n’a rien à voir. Ça m’a intéressé.

Fanny, 20 ans. : J’aime bien griffonner mes livres, et ensuite, je fais beaucoup de recherches, je vais chercher quels auteurs sont admirés par l’écrivain, de qui il est l’interprète, quels sont ses autres livres. Je vais les lire. Je me renseigne sur sa vie…

Louis. : Ce que je ne fais jamais. Je lis Camus, je n’ai pas envie de savoir qui il est. Sa vie privée ne me regarde pas. J’ai besoin d’avoir un accès direct au texte. Déjà, forcément, il y a un rapport entre ce qu’il écrit et ce qu’il est, et j’arrive un peu à cerner sa personnalité. C’est suffisant.

 

Extrait de la remarquable série de portraits de lecteurs publiée par Anne Diatkine dans Libération cet été... c’était le premier article Ecrire la vérité c’est possible.

 

A découvrir aussi Un Robert m’a sauvé la vie (témoignage d’un prisonnier) et Des appels d’air dans ma rumination (propos d’un patient interné en hôpital psychiatrique).

 

Quant aux propos de Louis 14 ans, ils font écho à cette vision radicale de la lecture formulée jadis par Margueritte Duras.

 

Il ne faut pas intervenir, il ne faut pas se mêler des problèmes que chacun a avec la lecture. Il ne faut pas souffrir pour les enfants qui ne lisent pas, perdre patience. Il s’agit de la découverte du continent de la lecture. Personne ne doit encourager ni inciter personne à aller voir ce qu’il en est. Il y a déjà beaucoup trop d’informations dans le monde sur la culture. On doit partir seul vers le continent. Découvrir seul. Opérer cette naissance seul. Par exemple, de Baudelaire, on doit être le premier à découvrir la splendeur. Et on est le premier. Et si on n’est pas le premier, on ne sera jamais un lecteur de Baudelaire. Tous les chefs-d’œuvre du monde devraient avoir été trouvés par les enfants dans des décharges publiques et lus en cachette à l’insu des parents et des maîtres.

Extrait d’un texte publié à l’origine dans le New York Times le 23 juin 1985. et fort heureusement en grande partie mis en ligne par François Bon sur son excellent site/magazine Le Tiers Livre(Ne pas manquer de lire aussi les commentaires).


 Et, justement, puisque Marguerite D. s’interrogeait, dans le même article :

On se demande par quelle aberration les grandes bibliothèques publiques sont fermées la nuit.

je me dois de signaler la mise en ligne  (captation vidéo) des contributions à la rencontre La bibliothèque : faire société (25 et 26 juin 2012)

 

La bibliothèque : faire société  

Rencontre organisée à l'enssib les 25 et 26 juin 2012 dans le cadre des Estivales.
Auteurs : Berthiaume, Guy,  Bertrand, Anne-Marie,  Bret, Jean-Paul,  Charle, Christophe,  Damien, Robert,  Doueihi, Milad,  Kambouchner, Denis,  Melot, Michel,  Pompougnac, Jean-Claude,  Racine, Bruno,  Roubaud, Jacques

 

Thématiques du 25 juin : Bibliothèque, création et mémoire
Thématiques du 26 juin : Bibliothèque, éducation et politique

Comme l’école, après l’école, la bibliothèque peut être un instrument de connaissance du passé, d’analyse du présent et de construction de l’avenir. Qu’est-ce qui rend ce projet possible, légitime, nécessaire ? En quoi la bibliothèque et, plus généralement, les instances de partage du savoir et les institutions culturelles permettent d’être « parmi les hommes » ? Comment, inscrites dans l’épaisseur du temps, elles se nourrissent nécessairement de mémoire et d’histoire ? En quoi elles peuvent/doivent contribuer à la reconstruction d’un espace public, d’un débat public ? Quelle ambition politique, quel projet démocratique peuvent trouver un ancrage une assise, dans ces institutions et fonder leur raison d’être ?

A travers ce colloque et ses intervenants, l’Enssib a souhaité interroger quelques-unes de ses convictions et de ses exigences : la curiosité intellectuelle, la liberté de l’esprit, la mémoire partagée, la passion de la chose publique, le rôle politique de la bibliothèque.
Une éthique de la bibliothèque.

 

 

à C’EST ICI

 

Et, bien sûr, sublime, forcément sublimeProust, Sur la lecture note déjà publiée en ces pages…

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  • : La Cité des sens. Culture et politique.
  • La Cité des sens. Culture et politique.
  • : Les politiques culturelles aujourd'hui et leur histoire. Culture et politique, ressources, documents, analyses et débats par Jean-Claude Pompougnac .
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  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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