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24 septembre 2006 7 24 /09 /septembre /2006 20:48

Arcadi_un_epcc10 refrencement google

On entend dire ici ou là que l’art et la culture sont absents du débat de la pré-campagne présidentielle.

Et la table-ronde organisé par le Syndeac lors du festival d’Avignon n’était pas franchement rassurante sinon les pré-promesses sur le thème du « on va s’y mettre et vous allez voir ce que vous allez voir »..

Venus du diable vauvert, les « Jeunes Radicaux » (si, si, ça existe... moi je ne savais pas mais de la part d’un type qui a longtemps cru que les « radicaux libres » était un groupuscule extrémiste, alternatif et libertaire, c’est pas franchement étonnant) soufflent la politesse à leurs aînés.

Sur leur site on trouve ce communiqué, assez radical dans la convivialité républicaine.

Gràce à Stéphane FRADET, dynamique responsable départemental de l'indre et loire, les Jeunes Radicaux  ont l'opportunité de rencontrer Renaud Donnedieu de Vabres,  le Ministre de la Culture.

Cette rencontre aura lieu le 21 septembre prochain, à 17h00, au Ministère de la Culture et de la Communication…

Le nombre de places étant limité, merci de nous faire par de votre inscription à cet événement à jeunes.radicaux.37@neuf.fr, en nous précisant les thèmes que vous souhaiteriez aborder.

A la suite de la rencontre avec monsieur le ministre de la culture et de la communication, nous vous proposons de nous retrouver au Royal Valois pour un dîner républicain et … culturel

C’est du sérieux puisqu’on trouve aussi sur le même site 14 propositions pour une politique culturelle globale.

*

Avec en exergue, cette formule de Jean Zay :

« Les hommes qui ne rêvent point la nuit perdent un tiers de leur existence. »

Jean Zay

Souvenirs et solitude.

Le texte qui ne fait pas moins de 37 pages et se compose de 4 chapitres :

Diversité culturelle

La culture au service de la cohésion sociale

La culture, nouvelle étape de la construction européenne

Associer la francophonie à la culture

A la lecture on révisera utilement son histoire de France et singulièrement celle de la IVème République (tout n’a quand même pas commencé avec Malraux !)

De 1905 à 1912, le député radical de l’Aude, Henri Dujardin-Beaumetz, réussit

l’exploit de se maintenir sous-secrétaire d’Etat aux Beaux-Arts sous cinq gouvernements

différents. Cet ancien élève de Cabanel réorganise les musées et le Conservatoire de musique,

reste bienveillant pour les artistes indépendants et soutient les artistes. Il se montre un grand

administrateur des richesses artistiques de la France. Il s’efforce de constituer des ensembles

décoratifs et d’y introduire l’unité de conception. Il prend souvent des initiatives heureuses,

telle l’instauration d’une Exposition annuelle des achats nationaux.

En 1912, Joseph Paul-Boncour propose l’esquisse d’un ministère des arts, ce qui est

caractéristique, après 1900, de l’importance nouvelle que la « République radicale » accorde à ce qu’on nommerait aujourd’hui l’action culturelle.

De 1936 à 1939, Jean Zay est ministre de l’Education nationale. Les Beaux-Arts étant

rattachés à l’Education nationale, il crée la réunion des théâtres nationaux, le Musée d’art

moderne et celui des arts et traditions populaires. Jean Zay jette les bases d’une définition

légale du droit d’auteur. Il lance le premier festival de cinéma qui aurait dû se tenir à Cannes

en septembre 1939.

En 1947, Pierre Bourdan devient ministre de la Jeunesse, des Arts et des Lettres,

chargé des services de l'information. Il élabore un projet de loi sur le statut de la presse, plaide

pour la suppression de « l'autorisation préalable » qui régissait la presse. Dans le domaine des

arts et des lettres, il institue l'aide à la première pièce, en faveur des auteurs dramatiques.

En 1956, le sénateur radical Jacques Bordeneuve est appelé par Guy Mollet aux

fonctions de secrétaire d’État aux Arts et aux Lettres, fonction qu’il conserve dans le

gouvernement Maurice Bourgès-Maunoury. Son action gouvernementale tend à la sauvegarde

du patrimoine (notamment le Château de Versailles) et à la construction d’une Cité

universitaire des arts à Paris. Il crée l’Ordre national des Arts et des Lettres.

Créé par André Malraux en 1959, le ministère des Affaires Culturelles… (tout le monde connaït la suite).

Bref, ça donne une impression assez singulière (en particulier le rapprochement entre la loi DAVSI de RDDV et un extrait du livre de Jean Zay où il exposait les fondements de la politique française du droit d’auteur).
Française et de gauche, version Front populaire.

Ils sont si jeunes ces radicaux (qui soutiennent sans réserves la candidature de M. Sarkosy, voir leur site). Ils arriveraient presque à nous faire oublier la différence entre radicaux de gauche et valoisiens. Ainsi nommés parce que leur siège se situe sous les fenêtres du ministère de la Culture, rue de Valois, avec une salle de réunion plus grande, je le jure, qu’une cabine téléphonique. Mais pas beaucoup plus.

Une nouvelle minorité agissante?

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Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Notes de 2006
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24 juillet 2006 1 24 /07 /juillet /2006 08:00

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"ADF - Signature d’une convention pour le développement départemental du spectacle vivant

Ce mardi 18 juillet 2006, à l’occasion du 60ème festival d’Avignon, Claudy LEBRETON, Président de l’Assemblée des Départements de France (ADF) et Francis PEDUZZI, Président du SYNDEAC, ont signé une convention pour le développement départemental du spectacle vivant dite convention des 102 .

Au moment où le ministère de la Culture et de la Communication célèbre « 60 années de décentralisation » alors que ses capacités financières - et donc celles de l’Etat - sont insuffisantes pour insuffler une nouvelle politique nécessaire et attendue, la convention des 102 représente indéniablement une étape politique importante.

Elle officialise une réalité : les départements s’impliquent dans le spectacle vivant. C’est la première fois qu’une organisation syndicale comme le SYNDEAC, principal employeur du spectacle vivant, qui regroupe près de 300 entreprises artistiques et culturelles subventionnées, et l’ADF, association d’élus chargée de représenter les 102 départements de France auprès des pouvoirs publics, contractualisent pour traiter de sujets comme la place et le rôle de la création et sa diffusion.

C’est aussi la première fois que ces deux organisations s’engagent sur l’emploi dans le spectacle vivant, secteur fortement touché par la précarité.

Dans un esprit de négociation respectueux de chacune des parties contractantes, les Présidents Claudy LEBRETON et Francis PEDUZZI ont exprimé leur satisfaction de conclure cet accord. Le SYNDEAC et l’ADF disposent désormais d’un socle pour renforcer et clarifier leurs actions dans ces différents domaines tout en prévoyant d’organiser la concertation et le dialogue entre les professionnels et les représentants des départements."

Source News Press

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22 juillet 2006 6 22 /07 /juillet /2006 17:15

                      

Quelques infos glanées ici et là dans la Cité des Papes.

Le 19 juillet, le SYNDEAC organisait une table ronde avec des représentants de tous les partis politiques invités à exposer leurs orientations pour l’horizon 2007.

C’est la représentante des Verts, Marie-Christine Blandin qui s’est chargée de l’attaque rituelle contre les EPCC (atteinte à la liberté des directeurs, reprise en main des institutions par le politique…), celle là même que portait il y a deux ans le même SYNDEAC.

Surprenant. M.C. Blandin est membre de la commission des affaires culturelles du Sénat. A ce titre elle est à l’initiative de la récente proposition de loi, une loi votée à l’unanimité par les deux chambres.

Quelle mouche a piquée les Verts ? Doit-on craindre des commandos d’arrachage des OJM (organismes juridiquement modifiés) ?

La DMDTS a confié à son inspection de la création et des enseignements artistiques une étude sur la formation des directeurs d’institutions (scènes nationales…).

Un groupe de presse privé, spécialisé dans le spectacle vivant envisage de mettre en place une formation d’un an destinée à des professionnels déjà en poste.

Le cabinet a confiée à l’inspection générale de l’administration un rapport sur les activités des conseillers en DRAC.

Le Conseil régional de Bretagne veut créer un EPCC par la fusion de « Théâtre en Bretagne » et « Musique et danse en Bretagne ». J’ai même croisé le chargé de préfiguration.. il sait que des moments difficiles l’attendent. Je lui ai manifesté toute ma sympathie.

Entendu aussi qu’Athéna (Agence régionale Auvergne) devait évoluer et se nommer désormais « Le Transfo ». Ce n’est pas une abréviation de « la transformation sociale ». C’est parce qu’ils vont s’installer dans un ancien transformateur.

Vu sur le web :

Création d'un EPCC à Elbeuf. L'Etat, le Conseil régional de Haute-Normandie, le Conseil général de Seine-Maritime ainsi que la commuanuté d'agglomération Elbeuf-Boucle de Seine, ont décidé de doter le Cirque-théâtre d'Elbeuf du statut d'Etablissement public de coopération culturelle (EPCC), annonce le ministère de la Culture. Roger Le Roux, directeur du Carra magique de Lannion a été nommé directeur à compter de septembre 2006 et pour un mandat de trois ans renouvelable de ce nouvel EPCC-Théâtre d'Elbeuf avec mission de pôle régional de création et d'accueil pour les arts du cirque. Le Cirque-Théâtre d'Elbeuf (construit en 1892 avec piste et scène de théâtre) rouvrira ses portes au public à l'automne 2007 après deux ans de travaux.

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17 juillet 2006 1 17 /07 /juillet /2006 09:30

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15 juillet, 17 heures : proclammation du "Manifeste d'intérêt général pour une politique d'éducation artistique durable et concertée" . Nous sommes repliés dans la chapelle de la Maison Jean Vilar. Dehors l'orage gronde!
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Le 16 juillet matin, 13ème atelier d’Arcadi à l’espace Saint-Louis : « Y a-t-il un producteur dans la salle ? » Près de 80 personnes dans la salle et un échange sans langue de bois, de nombreuses questions. Dont celle-ci, venue d’une compagnie indépendante adressée au directeurs de théâtre présents sur la tribune : « on dit que les compagnies ont intérêt à adhérer au SYNDEAC parce que ça leur permet de rencontrer des programmateurs, ce qui peut être utile pour améliorer les diffusion de leurs spectacles. C’est vrai ? »

L’après midi, dans une petite salle de la Chartreuse, quatre sénateurs (UMP,PS,PC,UDF) invitaient à échanger sur la révision de la loi sur les EPCC. Quelques directeurs d’EPCC, et personnalités diverses dont Jacques Rigaud, président de la Chartreuse… Intervention du tout nouveau président du SYNDEAC qui s’indigne que les EPCC ne puissent pas adhérer à son syndicat. Réponse des élus du peuple : c’est au conseil d’administration d’en décider. Je prend la parole pour me réjouir de l’avancée historique du SYNDEAC. Il y a deux ans, à Avignon, il insinuait que les EPCC étaient une machine de guerre contre la liberté des directeurs et la liberté de création artistique. Aujourd’hui, il se chagrine de ne pas pouvoir les accueillir à bras ouverts. J’ajoute que si j’étais patron dans le privé je ne me sentirais pas obligé d’adhérer au MEDEF.
Plus tard, le directeur du futur EPCC d’Angers (CDN plus CCN, etc) s’inquiète de la possibilité de coordonner effectivement des structures qui correspondent à des cahiers des charges du ministère de la culture assez différents. J’observe que la structure EPCC est fondée sur une loi de la république et les labels de la DMDTS sur des circulaires adressées aux préfets ce qui n’est pas tout à fait la même chose.
Le matin, lors de l’atelier d’Arcadi sur la production, deux directeurs de scènes nationales (dont une en EPCC) étaient unanimes pour constater la caducité des labels et des réseaux existants et l’incapacité du ministère à rénover le système

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10 juillet 2006 1 10 /07 /juillet /2006 06:57

Cahier_1 Au Pavé-de-Juranville, on appelle ainsi un hameau situé à un croisement de routes, près de Jurainville, sur le mur d'une des maisons qui se trouvent aux angles des routes de Beaune à Juranville et de Bellegarde à Beaumont-en-Gâtnais, une   inscription rappelle la mort héroïque du tirailleur algérien Alin-ben-Kacem, au combat du 28 novembre.

(à suivre...)

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5 juillet 2006 3 05 /07 /juillet /2006 12:31

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C'est paradoxal... la canicule parisienne semble vouloir s'apaiser et voila que je me prend un vilain coup de calgon!

Rappel des épisodes précédents :plusieurs associations , structures ou syndicats ont crée une structure informelle, le "Forum permanent pour l'éducation artistique", à la suite de l'appel du 15 décembre 2004 pour la défense des arts à l'école initié par l'Anrat (Anrat, Atej, Biennale Théâtre Jeunes publics/Lyon, danse sur cour, EAT,FCPE,FFMJC,FNCC,Kyrnéa international, Ligue de l'enseignement, Les enfants du cinéma, l'oiZeau rare, La Maison des écrivains, MGI, OCCE, PEEP, Scènes(s) d'enfance et d'ailleurs, SE-UNSA, SNUipp/FSU, Syndeac, UNSA-Education).

J'ai souhaité qu'Arcadi, bien qu'établissement public, rejoigne ce forum.

Un long travail d'échanges et de réfléxion a donné lieu à un texte signé par tous le "Manifeste d'intérêt général pour une politique d'éducation artistique durable et concertée" qui sera présenté le 15 juillet à partir de 17 heurs à la Maison Jean Vilar à Avignon.

Voilà le courrier électronique que j'ai envoyé ce jour à tous les membres de ce forum permanent, sous le titre "Saint-Louis et Jean Vilar"

Bonjour à tous

J'apprend dans la Lettre du Spectacle n°165 du 30 juin (page 10) que le 15 juillet de 10 h à 13h, à l'Espace Saint-Louis , l'Anrat organise une rencontre publique sur le thème : "Partenariat : le point de vue des artistes, pourquoi les artistes vont-ils dans l'école?", en présence de Thierry Pariente, conseiller spectacle au ministère de la culture".

Il va sans dire (et mieux en le disant) que l'Anrat est totalement libre de ses initiatives et de ses invitations.

Je ne suis pas certain, toutefois, que le compagnonnage avec un conseiller de RDDV corresponde exactement à la stratégie qui a conduit les membre du forum permanent (dans la pluralité d'intérêts particuliers qu'ils représentent) à concevoir la présentation de notre "Manifeste d'intérêt général..." l' après-midi du 15 juillet, à la Maison Jean Vilar.

Mais il est vrai que ce texte était entre les mains de membres du Haut Conseil ou de hauts responsables du ministère de la culture quelques jours à peine après que nous l'ayons adopté en formulant l'engagement de ne pas le communiquer avant cette date.

Bien que représentant une institution publique et non un mouvement militant, je pense à titre personnel, qu'une politique d'éducation artistique durable et concertée ne viendra plus d'en haut sans une mobilisation résolue, tenace et totalement émancipée des réseaux de décision qui on largement fait la preuve de leur duplicité ou de leur impuissance.

Ce n'est qu'un début...

Bien cordialement à tous et rendez-vous le 15 juillet après-midi.

Jean-Claude Pompougnac
Directeur

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3 juillet 2006 1 03 /07 /juillet /2006 15:16

Une lettre co-signée par Jacques Valade, Président de la commission des affaires culturelles du Sénat et Ivan Renar, Vice-Président.

Ils me rappellent l'adoption à l'unimité par le Sénat et l'Assemblée de la loi modifiant la loi sur les EPCC du 4 janvier 2002 et m'informent :

"Poursuivant l'esprit de concertation qui a présidé à l'ensemble de nos travaux sur ce sujet et connaissant l'attente des professionnels pour cette amélioration de la loi de 2002, nous avons pris l'initiative d'organiser une réunion-débat sur les nouvelles dispositions qui régiront désormais les EPCC.
Elle se déroulera le dimanche 16 juillet prochain, à 16h30, à la Chatreuse de Villeneuve-lès-Avignon".

J'y serai.

Et, du coup, mon dimanche 16 juilet sera bien rempli. En effet :

Atelier « Y-a-t-il un producteur dans la salle ? »

Arcadi organise son treizième atelier, en partenariat avec le magazine les Inrockuptibles, autour de ce thême.

De nombreuses compagnies montent chaque saison des spectacles dans des conditions souvent difficiles. Elles ont le plus souvent en charge la production déléguée et gèrent des budgets de production complexes. Les conditions de montage des projets semblent de plus en plus périlleuses. Qu’en est-il des relations entre les artistes, les lieux et les institutions ? D’autres logiques de production ne sont elles pas à envisager?
Avec Pascale Chaumet (auteure de « La responsabilité de la production, les conditions d’un transfert), Gilbert Fillinger, directeur de la Maison de la Culture d’Amiens, Henri Taquet, directeur de la Scène Nationale Le Granit à Belfort, (…et intervenants en cours). Atelier animé parun journaliste des inrockuptibles.

Depuis sa création, Arcadi (Action pour la création artistique et la diffusion en île-de-France), organise des ateliers ouverts au public en Île-de-France et lors du festival d’ Avignon. Après "Le partage des outils : équipes artistiques et lieux de diffusion" en juillet 2004 et "La diffusion du spectacle vivant : concurrence ou coopération ?" en juillet 2005.

Le dimanche 16 juillet de 10h à 13h à l'Espace Saint-Louis, 20 rue Portail Boquier à Avignon.

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20 mai 2006 6 20 /05 /mai /2006 15:59

Entre ici Hubert Gignoux !!!

Faute de pouvoir agir, l’Etat précaire occupe son temps de répit  à « panthéoniser ".

Le ministre des Beaux Arts et des beaux artistes, des décorations et des communiqués nécrologiques, des célébrations nationales et des commémorations, Donnedieu de Vabres, lors de sa conférence de presse « théâtre » du 5 octobre 2005, se faisait lyrique pour nous informer de sa « décision de fêter un très important et très émouvant anniversaire : celui de la décentralisation théâtrale ».

« C’est en 1946 que fut conçu le premier centre dramatique national, la Comédie de l’Est. J’ai donc choisi de célébrer le soixantième anniversaire de la décentralisation théâtrale, à Avignon, au cœur des manifestations que la direction artistique organisera pour la soixantième édition du Festival. (…)

Pour préparer ce moment, qui concerne l’art théâtral autant que la politique culturelle, un comité de pilotage sera mis en place dès le mois prochain, sous la présidence d’honneur de Gabriel Monnet qui a bien voulu accepter ma proposition. »

Entre Paris et Avignon et à condition de faire un sacré détour, il y a l’Indre et Loire (les terres du même de Donnedieu de Vabres). Et bien l’Indre-et-Loire ne sera pas en reste et va aussi "fêter" la décentralisation théâtrale.

« Animation

Fête de la décentralisation théâtrale

L'année 2006 marque le 60ème anniversaire de la décentralisation théâtrale, engagée après la seconde guerre mondiale. En effet, le théâtre et toute l'action culturelle étaient alors cantonnés à la seule ville de Paris. La fête de la décentralisation comportera plusieurs volets : la lecture des textes marquants de la décentralisation par des acteurs professionnels et amateurs, la projection de deux films sur écran géant, un banquet et un bal populaire.

Le Grand Pressigny

Renseignements au 02 47 94 96 82. »

(site du département d’Indre-et-Loire)

Par un rapprochement journalistique audacieux (ou dialectique), l’Humanité établit une relation entre la ministérielle fièvre commémorative (contagieuse, comme on vient de le voir) et le combat militant pour un retour au sens de la décentralisation théâtrale : l’éducation populaire.

« Sous le titre « Éducation populaire - avenir d’une utopie », dans un numéro spécial daté du dernier trimestre 2005, la revue Cassandre ouvre le bal de l’année du soixantième Festival d’Avignon. Ce n’est pas le Festival en soi qui sera la pierre angulaire de ce rendez-vous de l’histoire, mais plus largement le renouveau de la Libération qui s’est appelé « l’éducation populaire », « travail et culture », « peuple et culture », les appellations disant suffisamment ce qu’était l’objectif qu’un manifeste de 1945 caractérisait dans une formule : « rendre la culture au peuple et le peuple à la culture ».

Le mérite du numéro de Cassandre est de ne pas attendre, de ne pas en rester à la polémique, aussi légitime et salutaire soit-elle, et de charger la barque de la compréhension de l’histoire. En commençant par rappeler ce que fut cette « éducation populaire », cette fameuse décentralisation qui, contrairement aux idées reçues, n’était pas le fait de Vilar, en 1947, à Avignon, Festival d’été, mais d’un Hubert Gignoux, à Caen, ou d’un Jean Dasté, à Saint-Étienne. Par bonheur, des témoins sont toujours là, on a envie d’ajouter : et un peu là ! »

(Charles Silvestre, L’Humanité, 1’ janvier 2006.)

Il est vrai que l’éducation populaire (ou ce qu’il en reste) s’affranchit chaque  jour un peu plus de l’imbécile condescendance que lui opposent encore les lobbys de l’excellence artistique et les fonctionnaires chargés de la légitimation politique de la chose.

Cassandre-Hors Champs n’y est pas pour rien (comme quelques autres).

Mais s’agit-il d’un avatar du devoir de mémoire qui, comme les oboles faites aux caritatifs, a pour essentielle fonction d’apaiser notre mauvaise conscience ? Ou d’une fidélité capable de se remettre en question et d’inventer.

Les commémorations « nationales » c’est comme le beaujolais nouveau. Ca revient à date obligée, ça ne dure pas longtemps et c’est tant mieux parce que c’est plutôt imbuvable. Oublions au plus v ite les vielles outres de la piquette consensuelle, commémorative et répétitive.

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18 mai 2006 4 18 /05 /mai /2006 06:29

Le délégué national à la culture et coordinateur des assises du Parti socialiste pour la diversité culturelle (vendredi 5 et samedi 6 mai), insiste sur l’importance capitale de concrétiser l’idée d’une démocratie culturelle.
Dans un entretien qu’on trouvera sur le site de ce parti, il répond à la question :

"Quelle idée vous faites-vous de ce qu’on appelle la démocratie culturelle ?

La démocratie culturelle c’est avant tout la lutte contre ces inégalités culturelles qui sont à la source des inégalités sociales. Aujourd’hui, la politique culturelle a atteint un palier où l’on bute sur un mur d’obstacle social."

Le palier où l’on bute sur un mur, franchement ça fait froid dans le dos. C’est le genre de truc qui ne vous arrive que dans les pires cauchemars.
Question suivante.

"Quelle place la valorisation de notre création culturelle pourra elle avoir dans la campagne présidentielle de 2007. Est ce qu’une véritable politique culturelle forte pourra émaner de notre projet ?

Nous ne croyons pas que le monde de la culture soit acquis à la gauche. Il faut garder à l’esprit la manière dont François Mitterrand a mis la culture au centre de son projet et de son action avant d’arriver au pouvoir. Bien sûr, depuis 1981, bien des choses ont changé mais jamais la gauche ne pourra gagner sans mettre au cœur de son projet une véritable politique culturelle forte, productrice, de sens d’activité et de cohésion sociale. C’est sur ces grands sujets que les Français nous attendent en 2007 et c’est bien la culture qui mettra les socialistes à la hauteur de ces enjeux".

Une veritable  politique forte comme la vraie moutarde du même nom qui me monte au nez. L'avenir est radieux, l'ordre juste fera tomber les murs d'obstacle social et le théâtre en appartement ne restera pas sur  le palier.

Pour les amateurs (et les professionels) la suite sur le site du Parti Socialiste :

http://www.parti-socialiste.fr/tiki-index.php?page=060504_culture_adibi

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17 mai 2006 3 17 /05 /mai /2006 05:36

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Voila quelque temps que je me promets d’aborder la question de la démocratie culturelle. En commençant par aborder celle de la démocratie tout court. En partant des analyses de Jacques Rancière comme je l’avais fait dans « Illettrisme : tourner la page » (Hachette 1995).   Mais les jours passent et possédé du démon de la procrastination, je n'en fais rien.

Et puis, coup de chance, de ces aubaines qui n'arrivent qu'aux paresseux, je tombe sur :

 

LA CRITIQUE DES POLITIQUES CULTURELLES A LAUNE DE LA

« DIVERSITE CULTURELLE »,

par le Doc Kasimir Bisou.

Kasimir Bisou c’est un pseudonyme.

Et celui qui l’emploie entend, ouvrez les guillemets :

faire observer que le débat citoyen sur la politique publique de la culture est loin d’être ouvert.

Le débat « politique » sur les missions d’intérêt général confiées aux acteurs et sur leur manière d’en rendre compte, en démocratie, est escamoté. Comme le dit Guy Saez : en même temps que l’on note des remises en cause du système de la politique culturelle, « on peut observer un recul de la politisation des affaires culturelles, en ce sens qu’elles sont moins ue par le passé l’objet d’un débat public passionné » .5

Plus largement, on pourrait considérer que, dans la politique culturelle, comme ailleurs, « il se crée une culture du consensus qui répudie les conflits anciens, habitue à objectiver sans passion les problèmes à court et long terme que rencontrent les sociétés, à demander des solution aux savants et à les discuter avec les représentants qualifiés des grands intérêts sociaux. » . Rêve oligarchique qui, pour Jacques Rancière, est bien de « gouverner sans peuple, sans division du peuple, gouverner sans politique ».6 Tel est bien l’état des dispositifs de politique culturelle en France actuellement.

(…) On sait qu’il n’y a pas de règles du jeu pour dire l’intérêt général des projets artistiques dans les dispositifs des collectivités et de leurs groupements. Toutefois, il semble qu’il y ait un accord quasi unanime pour considérer que la création artistique est un processus majeur pour la société, une production de formes nouvelles qui doit être préservée de toute ingérence du pouvoir politique institué. La formule du sénateur Yvan Renar, à propos des EPCC fait probablement une belle unanimité autour d’elle : les élus sont guidés par le «principe de l'affirmation de la liberté de création des artistes ». Dont acte, contentons nous de ce credo consensuel à défaut de garanties de l’Etat de droit.

fin de citation.

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5 Guy Saez : les notices La documentation française, Paris 2005 page 43.

6 Jacques Rancière : la haine de la démocratie, éditions La fabrique Paris 2005, page 83 et 88.

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Pour ceux qui ont encore le temps de lire, la contribution di Dr K. Bisou, 43 pages en format pdf

Download casimirbisou.pdf

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Présentation

  • : La Cité des sens. Culture et politique.
  • La Cité des sens. Culture et politique.
  • : Les politiques culturelles aujourd'hui et leur histoire. Culture et politique, ressources, documents, analyses et débats par Jean-Claude Pompougnac .
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Profil

  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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    UNE ARCHIVE... Je fouille, je range, je classe... ces dernières semaines, comme vous, j'ai compris de nouveau que le pire n'est pas toujours certain. Mais quand même! Grosse fatigue ! J'essaie de mettre de l'ordre, à défaut de pouvoir le faire dans mes...
  • Institution et formation
    Recension de cet ouvrage collectif, tiré de la thèse de Sébastien Charbonnier : « Quand y a-t-il philosophie ? Apprendre la pratique d'un art de penser » publiée sous le titre : Que peut la philosophie ? , Éd. du Seuil, 2013 Si cet ouvrage figure dans...
  • Équipements culturels, centres d’intelligibilité du monde ?
    Suite de la note précédente consacrée aux politiques de développement de la lecture et à un retour sur la journée d'études Livre, lecture et politiques de démocratisation culturelle organisée par l’ENSSIB, la BPI et le Comité d’histoire du ministère de...
  • L'école et la démocratisation de la lecture.
    J’avais déjà signalé ici même la Journée d’études Livre, lecture et politiques de démocratisation culturelle organisée par l’ENSSIB, la BPI et le Comité d’histoire du ministère de la Culture et de la Communication, il y a un peu plus d'un an. Cette journée...