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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 17:09

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Blog pompougnac 17 11

 

 

 

 

 

 

 

 

Plan du cours

 

 

  

 

Bibliographie

 

 

 

 

 

 

 

 

 = = = AU COMMENCEMENT... = = = =

 

Ce qu'on appelle « La Culture » c'est l'ensemble des réponses mystérieuses que peut se faire un homme, lorsqu'il regarde dans une glace, ce que sera son visage de mort. 

(...)

Le grand combat intellectuel de notre siècle a commencé. Mesdames et Messieurs, cette Maison y convie chacun de vous, parce que la Culture est devenue l'autodéfense de la collectivité, la base de la création et l'héritage de la noblesse du monde.

 

André MALRAUX

 

 = = L'AGE DU DEVELOPPEMENT CULTUREL = =

 

La mutation culturelle que nous constatons se traduit par une remise en question généralisée de la notion de culture qui a perdu son ancienne clarté pour devenir insaisissable.

 

De là provient une première difficulté pour l'élaboration d'une politique culturelle : comment définir une politique dans un domaine qui n'a pas été préalablement défini, cerné, circonscrit?

(…)

Le développement culturel n'est donc plus pour les sociétés et les individus un luxe dont ils pourraient se passer, l'ornement de l'abondance; il découle des besoins profonds des sociétés aux prises avec leur transformation.

 

Jacques DUHAMEL, Discours à la Première conférence des ministres européens de la culture, Helsinki, 9 juin 1972.

 

 

  = DE LA CULTURE LÉGITIME À L’ÉCLECTISME CULTUREL =

 

 

Pour définir la culture, la plupart des commentateurs utilisent la proposition de l’anthropologue britannique Edward Burnett Tylor (1832-1917) dans son livre Primitive Culture (1871) : « Culture, pris dans son sens ethnologique le plus étendu, est ce tout complexe qui inclut la connaissance, la croyance, l’art, les choses morales, la loi, la coutume, et toutes les autres aptitudes et habitudes acquises par l’homme en tant que membre de la société. »

 

(…)

 

Edgar Morin a bien résumé cette situation un peu bancale [l'ambiguïté du terme « culture »] : « Il est clair que nous avons un sens restreint et un sens ample du mot “culture”.

Le sens restreint, c’est la culture cultivée, la culture des productions esthétiques, artistiques, intellectuelles, et le sens ample, qui est en même temps un sens très profond, c’est un sens anthropologique, c’est l’ensemble des normes, des comportements, des prescriptions, des tabous qui en quelque sorte ordonnent notre “vivre” dans une société donnée. Évidemment, nous sommes ballottés entre ces deux sens et nous faisons sans cesse le va et vient, nous sautons d’un code à un autre, d’une façon tout à fait inconsciente »

 

(Intervention orale d’Edgar Morin dans « Prospective du développement culturel

», Analyse et Prévision, Futuribles, octobre 1973, p. 32 (actes du colloque du

même titre, Arc-et-Senans, avril 1972).

 

Culture, « culture » (7) : le malentendu

Cette définition de la culture en deux entités distinctes n’est pas entièrement satisfaisante : c’est le mariage de la carpe et du lapin. Sous prétexte d’homographie (« culture » = Culture), la ressemblance entre les signifiants a imposé une équivalence sémantique entre deux approches foncièrement divergentes. Tout se passe comme si la Culture « au sens anthropologique » était une assiette au centre de laquelle trônerait la culture académique ou savante (« cultivée », « légitimée ») présentant à son tour la création artistique comme le joyau de sa couronne. On assisterait à un empilement des cultures, de la plus basse, mais la plus large,

à la plus élevée mais la plus rare. Le problème est que Culture est générique, et « culture » spécifique. Redisons-le : la première englobe tous les aspects de la vie collective en tant qu’ils appartiennent à un système social considéré a priori comme cohérent, où les arts ont leur place, ni plus ni moins, à côté des Arts de faire (8) comme les manières de cuire, de partir à la cueillette ou de faire son marché.

La seconde « culture » s’intéresse à ce que la société définit, par l’intermédiaire d’un corps compétent, comme « culturel » : surtout les arts, les créations et leurs publics (cf. la « réception » des oeuvres). Elle ne se réduit pas à la pure contemplation. La vie sociale l’interpelle par l’éducation artistique, les pratiques en amateur, la fréquentation des équipements culturels, la « culture d’appartement » (audiovisuel, achats culturels...) et d’autres réalités appréhendées par les enquêtes sociologiques et par la vie économique. On a agrandi son domaine en lui attribuant, à juste titre, la culture scientifique et technique, ou bien des activités de loisirs (bricolage, jardinage, tourisme, sports, télévision...). Mais, quoi qu’on dise, son centre de gravité reste animé par le souci fondateur de faciliter le contact entre les oeuvres à exposer, à visiter, à entendre, à lire, quelles qu’en soient la nature et l’origine, et « les gens » (publics, populations). La culture a soit le sens passif de ce qui est reçu et fixé à jamais, soit le sens actif d’une oeuvre à faire hic et nunc. La Culture anthropologique résulte de la sélection, dans son histoire, des éléments symboliques du savoir être et matériels des savoirs et des savoir-faire, qui la valorisent actuellement aux yeux des vivants. D’où l’importance des « mythes fondateurs », scientifiques, religieux, moraux ; des coutumes et des règles qui expriment les codes du savoir-vivre ; et des apprentissages (pour cueillir, chasser, combattre, pactiser, construire...) éprouvés par les Anciens et transmis de générations en générations. D’où aussi

son caractère fixiste, opposé aux nouveautés et aux interprétations personnelles qui tenteraient de contourner la loi générale. La « culture » dite académique, elle, entre de plain-pied dans l’échange généralisé des oeuvres d’art (par exemple les expositions temporaires et itinérantes du grand patrimoine), des groupes d’artistes (les tournées), des manières de consommer comme acheter des disques ou des journaux, etc. Ces activités privilégient les parcours culturels individualisés, favorisant « les goûts et les couleurs » au détriment des repères collectifs sur lesquels, croit-on, cette « culture » fondait autrefois sa légitimité.

 

 

Extrait de l'article de Pierre MAYOL

DE LA CULTURE LÉGITIME À L’ÉCLECTISME CULTUREL

 

Ville-Ecole-Intégration Enjeux, n° 133, juin 2003.

 

 

 

 

LIRE L'ARTICLE de PIERRE MAYOL

 

 

 

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La cité des sens

Blog Culture générale

 

 

 

Bibliographie

 

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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 00:10

Blog pompougnac 18 11

 


Cours Politiques culturelles

 

Rappel : plan du cours.

 

Bibliographie : Téléchargement Bibliographie-politiques-culturelles-2

Après avoir présenté et analysé les missions et le fonctionnement du ministère et des services de l'Etat, présentation du rôle et du poids financier des collectivités territoriales. 

L'organisation des collectivités territoriales en France.

L'intercommunalité.

Télécharger le document : Téléchargement 2008-5interco.pdf

La décentralisation et le "partage" des compétences, on peut lire :

Sur et sous la décentralisation culturelle, l'analyse d'Alain Lefebvre

Voir, par ailleurs, Le site de la FNCC

 

Les chiffres clés du financement de la culture : Téléchargement Minichiffrescles2009[1]

 

Les dépenses culturelles des collectivités territoriales : Téléchargement Dépenses collectivités

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Pompougnac 12     

 

 

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 18:45

 

 

Cours Politiques culturelles

 

 

 

Rappel : plan du cours.

 

Bibliographie : Téléchargement Bibliographie-politiques-culturelles-2

 

 

Prolongement de la séance consacrée aux « Pratiques culturelles des français »

 

 

 

La dernière livraison de cette enquête se trouve ICI

 

 

Accéder aux remarques de Gaël Bouron (sociologue) sur ces résultats.

 

 

 

Ecoutez le diaporama sonore réalisé par Sylvain Bourmeau dans lequel Olivier Donnat (responsable de cette enquête) comment les principaux résultats.

 

 

 

 

Les observations de Jean-Gabriel Carasso (sur son blog L’oizeau rare) et de Françoise Benhamou (sur son blog En pleine culture).

 

 

 

Sur la manière de construire l’objet « pratiques culturelles » et les précautions que réclame la lecture de « faits » qui ne sont que les artefacts d’un certaine méthodologie, le texte de référence reste « De la culture légitime à l’éclectisme culturel » de Pierre Mayol (alors chargé d’études au Département des études et de la prospective du ministère de la culture et de la communication, le service qui réalise régulièrement la dite enquête sur les pratiques culturelles des français) ; texte publié dans Ville-Ecole-Intégration Enjeux, n° 133, juin 2003.

 

Évoquer les activités culturelles, c’est, désormais, parler de « pratiques culturelles ». Cette locution a beaucoup évolué en trente ans. Dans son sens anthropologique, elle dénote « les systèmes de valeurs sous-jacents structurant les enjeux fondamentaux de la vie quotidienne, inaperçus par la conscience des sujets, mais décisifs pour leur identité individuelle et de groupe ». Dans un sens plus récent, elle « signifie la description statistique de comportements en rapport avec une activité préalablement déterminée comme culturelle, par exemple : aller ou non au théâtre et, si oui, combien de fois ? Regarder ou non la télévision, combien de temps ? Lire ou non, et quoi ?, etc. ». Dès le départ (vers 1970), on a choisi « pratiques culturelles » pour au moins trois raisons.

 

Quelles sont ces trois raisons ? : Téléchargement Article Pierre Mayol 2003

 

Il s’agit d’un texte majeur pour la compréhension des contradictions des politiques culturelles et la complexité de ce que l’on nomme « pratiques culturelles » ; il est accompagné en outre d’une très riche bibliographie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Pompougnac 12     

 

 

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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 18:39

Jeanclaude_pompougnac_2009_2

Rappel du plan général.

Séance 8 : 5 janvier (9h30-h).

Interventions d'étudiants : Créer, produire et après? L'artiste en résidence. L'éducation artistique.

Documents.

Sur les conditions de la production :

Chaque année plus de mille spectacles sont produits par des compagnies indépendantes dans des conditions budgétaires plus ou moins satisfaisantes et selon des montages financiers souvent complexes associant coproductions et financements publics. La diversité des mentions relatives à la production dans les cartouches des plaquettes de saison renseigne sur les différents liens économiques qu'entretiennent les institutions avec les artistes (coproduction, co-réalisation, collaboration, résidence, association, partenariat, aide, soutien?) et donne une idée des multiples sources et natures d'interventions possibles (réseaux institutionnels, lieux fabriques, apports en industrie, mises à disposition?). Elle montre du coup à quel point la production d'un spectacle résiste à toute normalisation et combien elle suscite le professionnalisme et la créativité des équipes chargées de la mettre en oeuvre.
L'état des lieux du spectacle vivant réalisé à l'occasion de la crise des intermittents de 2003 a mis en évidence les dysfonctionnements du système de production et notamment le déséquilibre entre l'offre et la demande, faisant état d'une "surproduction" de spectacles. Cette situation trouve notamment sa source dans l'emballement généré par les aides à la création mais aussi dans la détérioration des relations entre équipes artistiques et théâtres. La réponse n'est donc pas seulement financière, elle réside avant tout dans la façon dont sont pensées et inventées les créations bien en amont du plateau et donc dans la mise en ?uvre de la production.
La fonction de producteur est traditionnellement endossée par les compagnies, le plus souvent par défaut et sans réelles prédispositions si ce n'est la connaissance approfondie de leurs propres besoins. En revanche l'immersion dans les réseaux professionnels, la structuration administrative et la vision globale du marché leur font souvent défaut. Aussi, il est pertinent de s'interroger sur l'opportunité d'un transfert de la responsabilité de la production des compagnies vers des structures compétentes comme des bureaux de production ou plus directement encore vers les théâtres eux-mêmes, et parmi eux les scènes nationales dont la structuration institutionnelle permet d'envisager une évolution concertée des pratiques.
Cette hypothèse de la production déléguée génère un certain nombre d'inquiétudes de la part des artistes, attachés à une grande liberté dans la réalisation de leurs spectacles et conscients de détenir la part artistique du pouvoir. Leurs propos parfois virulents révèlent les relations équivoques entre artistes et directeurs de théâtre et dessinent le profil du producteur idéal dans un rapport affirmé à l'artistique. Ces témoignages d'artistes sont venus compléter le constat conjoncturel de la production pour guider notre recherche.


L'enquête elle-même se focalise sur la manière dont les scènes nationales s'acquittent de leur mission de production et plus particulièrement quatre d'entre elles, toutes très investies dans la production jusqu'à parfois en assumer directement la responsabilité par la prise en charge de la production déléguée.

Télécharger le mémoire de Pascale Chaumet (Master, Direction de projets culturels 2005 organisé par l'Observatoire des politiques culturelles, sous la direction de Xavier Dupuis) : Téléchargement memoire_pascalechaumet.pdf

La prise de position du Synavi sur les relations entre l'institution et les compagnies indépendantes et la question des résidences.

Télécharger le document : Téléchargement Positions_SYNAVI_residence_prop_DMDTS02_05.doc

Les chiffres généralement avancés pour diagnostiquer la très faible difusion des spectacles peuvent être précisés et nuancés grâce aux consultations des compagnies dramatiques et chorégraphiques d'Ile-de-France réalisées par Arcadi (voir sur le site : rubrique Publications).

Comment mieux accompagner les artistes? De la production à la diffusion.

Etude réalisée par Judith Martin, sous la direction de Fabien Jannelle, ONDA 2006

Télécharger le rapport : Téléchargement rapport_mission_accompagnement_06_06.pdf

L'éducation artistique.

Télécharger le Manifeste du Forum permanenet pour l'éducation artistique : Téléchargement manifeste_fpea.pdf

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Jeanclaude_pompougnac_2009

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Présentation

  • : La Cité des sens. Culture et politique.
  • La Cité des sens. Culture et politique.
  • : Les politiques culturelles aujourd'hui et leur histoire. Culture et politique, ressources, documents, analyses et débats par Jean-Claude Pompougnac .
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Profil

  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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