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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 10:46

 

Sous le titre, emprunté à Jack Ralite, La culture sans étatisme plébiscitaire ni affairisme publicitaire, j'ai annoncé ici la rencontre qui s'est tenue le 12 octobre dernier et dont la captation intégrale en vidéo est désormais disponible sur le Carnet de recherches du Comité d'histoire du Ministère de la culture.

Le 12 octobre 2016, le Laboratoire du Changement Social et Politique (axe « Art, culture et politique ») et le Comité d’histoire du ministère de la Culture et de la Communication inauguraient une première Journée Diderot « Culture et Politique » du Master « Politiques culturelles » de l’Université Paris Diderot.
Cette première rencontre a été l’occasion d’inviter Jack Ralite, homme politique, homme de culture, fervent défenseur des droits culturels et de l’exception culturelle.
Entouré de quelques-uns de ses compagnons de route – Jean-Paul Dekiss, Nedim Gürsel, Claudine Joseph, Daniel Mesguich, Pierre Musso, Jean-Claude Petit et Serge Regourd -, Jack Ralite a parcouru l’histoire des États Généraux de la Culture, mouvement citoyen et artistique, qu’il avait initié en 1987 au moment des débats sur l’AMI (Accord Multilatéral sur l’Investissement)
Le débat était animé par Laurent Fleury, professeur de sociologie à l’Université Paris Diderot avec Bernard Faivre d’Arcier, ancien directeur du théâtre et des spectacles, ancien directeur du Festival d’Avignon, membre du Comité d’histoire.

Accéder à la vidéo.

Autre remarquable témoignage de (et à propos) Jack Ralite, cet article (article paru dans le numéro 90 de Cassandre/Horschamp, été 2012)

Après la soirée de « Propositions poïélitiques » de Cassandre/Horschamp du 10 avril 2012 au Théâtre Monfort où Jack Ralite nous a offert, en « invité-surprise », un beau discours inédit, rendez-vous a été pris pour prolonger l’échange. Le lendemain, lorsque nous pénétrons dans son vaste bureau niché sous les toits de la mairie d’Aubervilliers, les cartons jonchent le sol et semblent se remplir au fur et à mesure que se vident les étagères qui courent autour de la pièce. Pour l’heure, elles sont encore chargées de livres, programmes de spectacles ou affiches diverses, qui rejoindront bientôt le riche fonds d’archives municipales. « Voyez le chantier, s’excuse pudiquement notre hôte. J’exhume quelques souvenirs, c’est que je prépare le centenaire de Vilar… » -

Article paru dans le numéro 90 de Cassandre/Horschamp, été 2012)

Propos recueillis par Samuel Wahl

On peut aussi regardez l’entretien en vidéo avec : ici.

Signalons aussi ces récentes contributions à l'histoire culturelle.

Pour l’émancipation : une histoire des Universités Populaires à Tours

Les reconfigurations sociales et politiques de la banlieue rouge :

étude à travers les lieux de spectacle depuis les années 1960.

Résumé de la thèse de Pauline Clech
Directeurs : Edmond PréteceilleMarco Oberti

Patrimoine et patrimonialisation du cinéma depuis les années 1960

Les formes et les manifestations du patrimoine cinématographique ont fortement évolué depuis les années 1960. Si de nouveaux publics ont découvert autrement les films « anciens » et ont inventé des pratiques inédites de visionnement, cette évolution amène aujourd’hui les cinémathèques et archives du film, généralement considérées comme des musées pour le cinéma, à s’interroger sur leur identité et les frontières de leur activité. En étudiant la mutation des lieux, des supports, des acteurs, des pratiques, qui s’est opérée depuis cinquante ans, il s’agira de dresser un état des lieux de la réflexion sur ces enjeux de patrimonialisation jusqu’à l’ère du tout-numérique et de la dissémination des écrans, tout en s’inscrivant dans un panorama international qui ménage un important espace aux récits historiques et aux pratiques de pays où archives et cinémathèques jouent un rôle important.


 

 

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Publication : [Fresnes] : [Cité des sens], 2006-

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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 09:45

La leçon de philosophie. Jean-Claude Pompougnac.

Encyclopédie Philosophique universelle. PUF, Paris,1998.

 

Télécharger ci dessous le texte de l'article au format .pdf

La leçon de philosophie. Jean-Claude Pompougnac. Encyclopédie Philosophique universelle. PUF, Paris,1998

Peut-on parler d'écosystème culturel?

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 16:51

 

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Chapitres précédents

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Droits culturels : continuons le débat.

 

Le mérite des contributions évoquées dans cette note est de constituer un appel à la vigilance : la récente inclusion des droits culturels dans l’article 103 de la loi NOTRe, désormais une loi de notre République, ne saurait en aucune manière clore le débat.

 

Droits culturels : une longue histoire

 

Il est peut-être utile de situer le débat récent sur l’inscription ou non dans la législation française du concept de droits culturels dans un horizon historique plus large que celui de la signature par la France, dans les années 2000, de conventions internationales portant sur la nécessité de reconnaître, protéger et promouvoir la diversité culturelle.

 

Des droits culturels (1968) aux droits culturels (2015)

 

Je voudrais continuer le parcours engagé dans ces notes précédentes, de façon à attirer l’attention sur l’histoire des notions successives ou sédimentées qui ont fondé et légitimé l’intervention publique dans les affaires culturelles.Toutefois, je ne suis en aucune manière historien. Il ne s’agit donc que « d’arrêts sur image »...

 

Droits culturels : débat public ou théâtre d'ombres ?

 

"Le défi lancé est tout autre : penser, ensemble, la différence par laquelle toutes les sociétés (en des modalités variables) ont séparé et séparent du quotidien ordinaire, un domaine particulier de l'activité humaine, et les dépendances qui inscrivent (de diverses manières) l'invention esthétique et intellectuelle dans ses conditions de possibilité et d'intelligibilité".

(Roger Chartier, 1991).

 

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Arts de la scène et cinéma au prisme du développement durable

COLLOQUE INTERNATIONAL

Universités Lumière Lyon 2, Sorbonne Nouvelle Paris 3, Bourgogne Franche-Comté - ESC Dijon-CEREN
Paris (Théâtre de la Cité Internationale) - 8 au 10 mars 2017

 

Appel à communication

La transposition, dans le champ des pratiques culturelles et artistiques, des notions de « soutenabilité » et de « développement durable » signale de nouveaux points d’attention et de préoccupation. Elle souligne l’émergence d’un paradigme à la fois économique, politique, esthétique et philosophique, mais prête à discussion, et mérite que l’on s’y arrête.

Cette transposition prend racine dans un processus de sédimentation des discours de justification des dépenses culturelles publiques depuis les années 1950 (Menger 2011). Le paradigme dominant de l’acculturation artistique de la population (y compris des néophytes) au contact de l’excellence de l’offre était encore dominant au tournant des années 1960 (Throsby et Withers, 1979 ; Urfalino, 1996). Le référentiel de la démocratisation culturelle a été ensuite contesté pour son manque d’efficacité dans la réduction des inégalités sociodémographiques des publics (Bourdieu et Darbel, 1966 ; Baumol, Bowen, 1966).

Parallèlement, un deuxième idéal de démocratie culturelle a cherché à mieux légitimer la diversification du soutien des collectivités publiques à des activités culturelles au-delà du périmètre des arts savants, en résonance avec une vision anthropologique de la diversité des cultures. Il s'agissait d'accorder une reconnaissance esthétique à d'autres pratiques artistiques (comme les arts de la rue, le cirque, les danses urbaines, les spectacles des amateurs, etc.). Le paradigme du développement culturel, orienté par les valeurs de la démocratie culturelle, est entré en relation avec l’attention internationale accrue portée aux conditions d’un développement durable, depuis le rapport Brundtland (1987) jusqu’aux Déclarations de l’Unesco sur la diversité culturelle (2001, 2005), la fondation de l’Union des Cités et Gouvernements Locaux pour le développement culturel (Agenda 21 de la culture) et la Déclaration de Fribourg sur les Droits Culturels (2007).

Enfin, la doctrine d’action des « industries créatives », diffusée à partir du milieu des années 1990, a repris le thème du multiculturalisme en l’articulant avec une justification économique : le dynamisme des activités culturelles constitue un terreau de stimulation pour le développement d’innovations productives dans les autres secteurs économiques. Tout ceci, sans vraiment remettre en cause la distribution nationale des subventions publiques, fondée d’abord sur l’appréciation des mérites artistiques.

L’enjeu de ce colloque est de s’interroger sur le degré de pertinence des liens à établir entre arts de la scène, cinéma et développement durable, et sur les spécificités des pratiques se référant au registre du développement culturel durable. Ces liens peuvent être appréhendés selon trois perspectives (COST, 2015).

  • -  Les arts de la scène et le cinéma dans le développement durable. La culture peut être pensée comme un quatrième pilier du développement durable, en complément de ses piliers économique, social et environnemental, notamment par une volonté de reconnaître l’égale dignité des cultures (Hawkes, 2001 ; Lucas, 2010) ou d’accorder une valeur patrimoniale à des objets et pratiques culturelles locaux (Boltanski, Esquerre, 2014).
  • -  Les arts de la scène et le cinéma pour le développement durable. Ces productions artistiques pourraient contribuer aux trois vecteurs du développement durable : réduction de l’empreinte environnementale par toutes les parties prenantes dans la production et la diffusion des spectacles en stimulant des attitudes conformes à la norme ISO 20121 (Herry, 2014) ; renforcement de la cohésion sociale par les formes d’expression en harmonie avec la diversité culturelle de la population (Wallach, 2006 ; Goldbard, 2010 ; Throsby, 2010) ; retombées économiques positives, grâce à leurs effets sur l’attractivité territoriale et les innovations productives selon la perspective des « industries créatives ». Cette contribution peut être également pensée dans une perspective esthétique et/ou philosophique : certains artistes s’emparent de la question du développement durable comme d’un matériau thématique et dramatique, dont la scène est susceptible de devenir l’un des lieux d’élaboration et de réflexion, voire de transmission, dans une posture parfois militante.
  • -  Les arts de la scène et le cinéma par le développement durable. Cette tendance se manifeste par une recherche de liens plus solidaires dans les mondes de l’art, notamment : 1) dans la valorisation d’une mise en relation plus symétrique des artistes avec les non professionnels impliqués dans des créations artistiques (Urrutiaguer, 2014) ; 2) par l’activation des liens de solidarité inter et intra-organisationnelle dans un contexte récurrent de précarité économique, souvent occultée dans les visions œcuméniques d’une démocratie culturelle fédérative (Henry, 2015). Cette deuxième démarche prône la coopération et la mutualisation de ressources.

Plusieurs axes de réflexion peuvent être suggérés.

1. Conventions et doctrines d’action culturelle

Quelles sont les inflexions observées dans les différents pays pour les discours de justification des dépenses culturelles publiques, dans le sens d’une meilleure prise en considération de la diversité culturelle? Quels liens s’y tissent entre soutien à la diversité culturelle et développement durable? Dans quelle mesure les références à ce nouveau paradigme modifient-elles les priorités dans l’évaluation institutionnelle de la production artistique ?

L’analyse sociologique de la domination se fonde notamment sur la «grammaire de justification politique et morale » des différents « mondes » ou « cités » (Boltanski et Thévenot, 1991). Peut-on caractériser la « grammaire de justification politique et morale » d’un « monde du développement culturel durable » ? Quelles en seraient les frictions avec les logiques d’action et d’évaluation d’autres mondes, notamment le monde marchand ou le monde inspiré ?

2. La dynamique des démarches artistiques partagées

La recherche de relations plus symétriques entre artistes et non professionnels s’inscrit dans un idéal de créations partagées. Celles-ci peuvent prendre plusieurs formes, de l’insertion d’amateurs dans une distribution professionnelle à la recherche d’une distribution égalitaire des compétences artistiques et culturelles. En quoi cette dynamique relationnelle participe-t- elle du développement culturel durable ?

Quels sont les apports et les limites du processus d’écriture (ou de création) scénique ou cinématographique sur le développement personnel des participants ? Comment les équipes artistiques impliquées se positionnent-elles, entre la contribution attendue par les collectivités publiques à une meilleure intégration sociale et la contestation politique de l’ordre social ? Quel bilan tirer des résidences d’artistes en milieu scolaire qui se réfèrent à une démarche de co-construction égalitariste ? Quels sont les obstacles à la pérennisation de ces expériences ?

Quelles sont les initiatives prises pour associer les spectateurs à la production ou à la programmation (de spectacles ou de films) dans des cercles favorisant la réflexion collective ?

3. Solidarité et pérennité des équipes artistiques

Les démarches de création tournées vers le partage des compétences entre artistes et participants sont habituellement reconnues pour leur valeur ajoutée sociale et non pas esthétique. Les logiques d’évaluation marchande et institutionnelle sont la source d’une différenciation très inégalitaire des niveaux de réputation et de notoriété, en fonction de l’appréciation des qualités esthétiques des spectacles et des films. Cela constitue un obstacle à la pérennisation des équipes artistiques qui optent pour les idéaux du développement culturel durable. Comment ces équipes construisent-elles des modes de coopération solidaire pour renforcer la viabilité économique de leur démarche ?

Les bureaux de production (ou « d’accompagnement ») se sont développés dans le domaine du spectacle vivant. Une logique d’économie solidaire, mise en avant par certains d’entre eux, peut-elle renforcer la durabilité des équipes artistiques et administratives ?

Quelles sont les motivations instrumentales, idéologiques des acteurs des collaborations inter- organisationnelles telles que partages de ressources, de compétences, des risques entre artistes, équipes et/ou compagnies ? Quelles sont les conditions de leur réussite ? Quels éclairages peut nous apporter l’analyse de nouveaux modèles d’affaires au sein des entreprises culturelles ? (Spence et al., 2007 ; Sinapi, Juno-Delgado, 2015). Les débats sur les enjeux économiques, environnementaux, sociétaux d’un entrepreneuriat culturel durable renvoient à différents paradigmes dans le champ de l’entrepreneuriat (Dean et al., 2007 ; Sheperd et al., 2011).

4. Les festivals en arts de la scène et cinéma

L’Association européenne des festivals (EFA, 2015) attribue aux festivals trois fonctions majeures : la facilitation de la circulation internationale des artistes, le soutien aux innovations et l’entretien de la diversité culturelle sur le territoire d’implantation. Dans quelle mesure la

promotion de la diversité culturelle peut-elle affilier certains festivals au monde du développement culturel durable ?

Plusieurs axes peuvent être :

-  les initiatives prises pour réduire l’empreinte environnementale, courantes dans les festivals

musicaux ;

-  les rapports participatifs instaurés avec la population ;

-  le degré de prise en compte de la diversité culturelle dans la programmation ;

-  les partenariats avec les acteurs culturels du territoire local afin de déconcentrer

l’organisation ;

-  les relations de coopération avec les artistes programmés, notamment les moins réputés.

 

En savoir plus

 

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 14:32

Suite de mon post précédent, en vidéo, cette fois-ci.

sur l'excellent, et tout nouveau site de l' INA François Mitterrand, Le verbe en images.

Éclairages

Lors d'un colloque organisé à la Sorbonne par l'association "France Libertés" présidée par Danielle Mitterrand, François Mitterrand intervient devant un public composé d'étudiants français et étrangers. Il livre avec ironie et légèreté une conception de l'identité française ouverte sur le monde, s'enrichissant de l'apport d'autres cultures. Après un trait d'humour sur "nos ancêtres les Gaulois", il brosse le tableau des mouvements migratoires successifs qui ont scandé l'histoire de France, particulièrement au XXe siècle : Italiens, Espagnols, Polonais, Portugais, puis Arabes. 
Car ce discours s'inscrit plus généralement dans le contexte de la montée en puissance du parti d'extrême droite Front National (FN) et de la création, en réaction à cette montée du racisme, de collectifs et d'associations anti-racistes.

Ainsi, après la marche pour l'Égalité et Contre le Racisme à l'automne 1983, SOS Racisme est fondée le 15 octobre 1984, jour du premier anniversaire du départ de la Marche. 

Dans le même temps, le Front National de Jean-Marie Le Pen enregistre ses premiers succès électoraux significatifs. Après une première percée lors des élections cantonales de mars 1982, où il atteint des scores entre 10 et 20 % à Grande Synthe (Nord) ou à Dreux (Eure-et-Loir), le FN confirme celle-ci sur le plan national en réunissant 10,95% des voix aux élections européennes de juin 1984. Enfin, à la faveur de l'introduction d'une dose de proportionnelle pour le scrutin législatif de mars 1986, le FN fait son entrée à l'Assemblée Nationale en obtenant 35 députés.

 

© INA Vincent Duchaussoy

 

 

Sur la question de l’identité quelques autres textes à étudier.

François Jullien : «Une culture n’a pas d’identité car elle ne cesse de se transformer»

Dans son dernier ouvrage, le philosophe et sinologue s’oppose au concept figé d’«identité» et défend celui de «ressources culturelles» telles que les langues mortes et vivantes. Des outils à disposition de tous, mais menacés par la mondialisation et le communautarisme.

Accéder au texte.

Michel Serres dans Libération du 19 novembre 2009

Confondre l’identité et l’appartenance est une faute de logique, réglée par les mathématiciens. Ou vous dites a est a, je suis je, et voilà l’identité ; ou vous dites a appartient à telle collection, et voilà l’appartenance. Cette erreur expose à dire n’importe quoi. Mais elle se double d’un crime politique : le racisme. Dire, en effet, de tel ou tel qu’il est noir ou juif ou femme est une phrase raciste parce qu’elle confond l’appartenance et l’identité. Je ne suis pas français ou gascon, mais j’appartiens aux groupes de ceux qui portent dans leur poche une carte rédigée dans la même langue que la mienne et de ceux qui, parfois, rêvent en occitan. Réduire quelqu’un à une seule de ses appartenances peut le condamner à la persécution. Or cette erreur, or cette injure nous les commettons quand nous disons : identité religieuse, culturelle, nationale… Non, il s’agit d’appartenances. 

Accéder au texte.

 

Michel Serres : Corps et identité, mais qui sommes-nous ?

 

Grand entretien avec Michel Serres à propos de l’identité. La différence entre identité et appartenance est fondamentale. La confusion quotidienne conduit au racisme. Une fois rétablie la notion d’identité, Michel Serres revient sur l’hominescence, une évolution de la conception de l’homme apparue dès les années 1950. Il évoque aussi le rapport à notre corps, à notre mort -pour lui, il existe trois sortes de mort- et aux autres.

 

Accéder au contenu sur Canal Académie.

 

Et sur ce blog

Identité culturelle, identité nationale 

Analyse fouillée et éclairante proposée par Étienne Balibar à partir des réflexions présentées à la Table ronde sur "Identité et Culture" organisée à l'UNESCO les 14 et 15 décembre 1989 par la Division de Philosophie et des Sciences Humaines. Le début de ce texte, reproduit ici est une invitation à le (re) découvrir.



 



 

Consultez aussi ces pages sur La Cité des sens.

Liens conseillés.

Lecture et bibliothèques.

Actualités des politiques culturelles.

Politiques culturelles (mon fil d’actualités sur Scoop'IT)

Création sociale et innovations culturelles

Politiques culturelles : ressources et documents

 

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 08:48

Nous sommes français, nos ancêtres les gaulois, un peu romains, un peu germains, un peu juifs, un peu italiens, un petit peu espagnols, de plus en plus portugais, peut-être qui sait polonais, et je me demande si déjà nous ne sommes pas un peu arabes ? Je reconnais que voici une phrase imprudente. C'est celle-là qui sera épinglée. 

François Mitterrand; 1987.

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, à l'occasion du colloque sur "la pluralité des cultures" organisé par la Fondation "France-Libertés" à La Sorbonne, Paris, lundi 18 mai 1987.

Je vous remercie de la manière précisément dont vous avez réservé votre hospitalité au Président de la République. Je n'ai pas le sentiment qu'il s'agissait d'un accueil spécifiquement révérenciel, mais d'une sorte de relation qui s'est créée à travers le temps, par les combats et les prises de position que la rigueur des temps oblige, surtout lorsque l'on parle du sujet qui vous occupe : culture, race, ethnie, origine, langage, avec tout ce que le mot culture évoque, la façon d'avancer, de comprendre et de sentir d'une société donnée. Qui pourrait croire un instant que je ne suis pas, au moins autant que quiconque, attaché aux valeurs dites traditionnelles qui ont fait la France ?

 

Mais je constate, pour commencer, que parmi ces valeurs traditionnelles, il y a toujours eu l'ouverture. La France est un pays qui a été fait à travers le temps et dès le premier jour par l'apport de cultures, cet apport de cultures étant représenté par des peuples en mouvement, un certain nombre d'invasions, de conquêtes, qui se sont imbriquées avec le fond même de notre population, avant la conquête romaine et les entrées massives venues de Germanie. Tout cela s'est fondu. Une sorte de langue commune a fini par s'édifier, une sorte de bas latin, mélangé de celte et de mots germaniques. Le français, vaille que vaille, est sorti de là, pour former une langue assez pure pour qu'elle apparaisse aujourd'hui comme l'un des grands rameaux capables d'exprimer la pensée de l'humanité.
Alors cela, naturellement, nous y tenons, j'y tiens. 

(...)

Les cultures - vous dites "plurielles" c'est le mot à la mode, voilà un mot que je n'avais pas mis dans mon vocabulaire habituellement, je savais bien ce que c'était que le "pluriel", je l'avais appris dans ma grammaire, les cultures plurielles cela fait partie de ces mots, de ces expressions qui traversent tout d'un coup, puis ensuite deviennent quelque chose d'inscrit dans les modes de langage constant.

Les cultures plurielles sont différentes, elles ont parfois quelque peine à communiquer. On croit parfois qu'elles ne pourront pas communiquer. Que de fois ai-je entendu dire l'émigration italienne, portugaise, espagnole, c'est facile, c'est le même rameau. Ce n'était pas si facile que cela lorsqu'ils sont arrivés : les parents de Zola ou ceux de Gambetta étaient considérés comme des gêneurs qui venaient prendre la place des paysans ou des commerçants français. Cela aurait été dommage de les renvoyer.
Puis on a dit que ce serait beaucoup plus difficile avec des Slaves. Parce que les Slaves, naturellement, écrivent d'une façon bizarre, là-bas, du côté de Byzance. Enfin, ce n'est pas tout à fait du voisinage. Ensuite, qui pense aujourd'hui que les Polonais de France n'ont pas été - je vous le disais pour commencer - un enrichissement de tous ordres : ethnique, industriel, commercial, linguistique, culturel pour la France ?
Alors, on entend dire quand même, c'est beaucoup plus difficile maintenant avec les Arabes, avec la langue arabe, avec la culture et une religion différentes. Ce n'est pas tellement sûr que les religions des pays que je viens de citer eussent été si semblables qu'elles apparaissent. Mais enfin, celle là, c'est différent, c'est peut-être le même Dieu, mais ce n'est peut-être pas pareil et c'est une culture différente. Il y a eu des conflits, il y a eu des combats, il y a eu des luttes pour la possession du sud de l'Europe, des côtes méditerranéennes. Les religions ont inspiré des luttes parfois fanatiques.
Il y a eu des haines que l'on croyait puisées dans le sang et puis finalement, si l'on écrivait la contre-histoire de tout cela, on s'apercevrait que l'interpénétration dans chacune des zones terrestres où la civilisation islamique et la civilisation chrétienne se sont rencontrées, où les langues romanes ont rencontré la langue arabe, que cette interpénétration a produit des richesses culturelles considérables, remarquables et durables. Et que cela peut être parfaitement assimilé par les uns et par les autres. Regardez de quelle façon la France, à dominante catholique pendant si longtemps, fut impressionnée par la culture biblique, à quel point tout ce qui vient de la civilisation juive, fait partie finalement presque de nos réflexes. Sans doute parce qu'une tradition s'est établie par les rites religieux, par les explications dogmatiques.
Nous sommes français, nos ancêtres les gaulois, un peu romains, un peu germains, un peu juifs, un peu italiens, un petit peu espagnols, de plus en plus portugais, peut-être qui sait polonais, et je me demande si déjà nous ne sommes pas un peu arabes ? Je reconnais que voici une phrase imprudente. C'est celle-là qui sera épinglée. Et qui incitera à dire vous voyez bien, c'est le Président de la République qui l'a dit. Ils me la répéteront peut-être sans mettre exactement le même sens aux propos que je tiens.
Je voudrais vous faire comprendre pour terminer, que je suis l'un de ces Français de province, d'une toute petite province, qui ont beau rechercher leurs origines, - c'est un goût que l'on prend à mesure que l'on vieillit - venu du centre de la France, et qui n'arrive pas à trouver l'un de ses ancêtres.

(...)

 

Je dis cela simplement pour vous montrer que l'expérience de ma vie, et la connaissance de l'histoire du pays qui est le nôtre m'ont conduit à recevoir tout ce qui venait de l'autre, dès lors qu'il était reçu dans la volonté de préserver l'essentiel de soi-même, sa propre continuité, sa propre identité, dès lors que l'on n'opposait pas sa propre faiblesse à la force d'expansion des autres, dès lors que l'on avait le sentiment qu'en fin de compte, rien n'avait de sens qui ne serait universel.
Ayant compris cela, je suis sorti de ma province et je souhaite qu'à travers les générations, les Français qui viendront après moi, fiers quand même de ce qu'ont été ceux d'avant, considèrent que ceux d'après, ceux du siècle prochain seront plus forts, seront plus riches de culture, seront des Français plus proches de l'universel et donc de la compréhension des affaires du monde, s'ils savent admettre et comprendre les autres cultures pour en faire aussi leur propre culture. Cela se lie à des choix politiques en certaines circonstances. Je voudrais bien que ces choix politiques n'altèrent pas ce type de débat, et que puissent siéger dans des assemblées comme celle-ci, des femmes et des hommes dont les conceptions de politique intérieure sont diverses, mais qui sauraient s'allier pour refuser tous les appels de l'inconscient ou de je ne sais quel subconscient mal réglé ou mal dirigé. Qui seraient capables de choisir l'unité de la France à construire plutôt que le regret vain, parfois inintelligent, le refus de vivre dans son temps, ou le rêve de je ne sais quel âge d'or qui n'a jamais existé. Savoir que si âge d'or il y a jamais, c'est celui que nous construirons, celui que vous saurez construire, vous qui vous appliquez à la définition de cultures - plurielles -. Celui que nous construirons, avec les autres et par les autres, pour être davantage encore ce que nous sommes.

Merci.


Lire l’intégralité du discours.

 


 

Chapitres précédents

φ

Droits culturels : continuons le débat.

 

Le mérite des contributions évoquées dans cette note est de constituer un appel à la vigilance : la récente inclusion des droits culturels dans l’article 103 de la loi NOTRe, désormais une loi de notre République, ne saurait en aucune manière clore le débat.

 

Droits culturels : une longue histoire

 

Il est peut-être utile de situer le débat récent sur l’inscription ou non dans la législation française du concept de droits culturels dans un horizon historique plus large que celui de la signature par la France, dans les années 2000, de conventions internationales portant sur la nécessité de reconnaître, protéger et promouvoir la diversité culturelle.

 

Des droits culturels (1968) aux droits culturels (2015)

 

Je voudrais continuer le parcours engagé dans ces notes précédentes, de façon à attirer l’attention sur l’histoire des notions successives ou sédimentées qui ont fondé et légitimé l’intervention publique dans les affaires culturelles.Toutefois, je ne suis en aucune manière historien. Il ne s’agit donc que « d’arrêts sur image »...

 

Droits culturels : débat public ou théâtre d'ombres ?

 

"Le défi lancé est tout autre : penser, ensemble, la différence par laquelle toutes les sociétés (en des modalités variables) ont séparé et séparent du quotidien ordinaire, un domaine particulier de l'activité humaine, et les dépendances qui inscrivent (de diverses manières) l'invention esthétique et intellectuelle dans ses conditions de possibilité et d'intelligibilité".

(Roger Chartier, 1991).

 

Droits culturels et développement durable.

 Le paradigme du développement culturel, orienté par les valeurs de la démocratie culturelle, est entré en relation avec l’attention internationale accrue portée aux conditions d’un développement durable, depuis le rapport Brundtland (1987) jusqu’aux Déclarations de l’Unesco sur la diversité culturelle (2001, 2005), la fondation de l’Union des Cités et Gouvernements Locaux pour le développement culturel (Agenda 21 de la culture) et la Déclaration de Fribourg sur les Droits Culturels (2007).

 

 

φ


 

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 08:50

Car, selon tous les historiens, autant par conviction personnelle que par stratégie institutionnelle, Malraux aurait délibérément choisi d’écarter l’éducation comme champ d’action de son ministère. Mais comment une telle position peut-elle s’accorder avec l’importance qu’il attribue à l’art et à la culture dans la société ? Une telle ambition est-elle compatible avec l’absence de toute transmission ? Malraux rejetait-il l’éducation en tant que telle, ou plutôt l’orientation que donnait à celle-ci le système scolaire de son temps ?

Jean-Miguel Pire

Il devrait être de bonne et salutaire pratique de rappeler, à temps et à contretemps, en quoi le travail historique problématise, éclaire, approfondit, complexifie les récits communément acceptés et les idées reçues. Il ne s'agit pas de substituer une nouvelle version plus juste ou plus officielle aux chroniques antérieures mais de laisser ouvert le débat public, le partage des savoirs et la confrontation des idées.

Il faut donc lire attentivement la contribution suivante judicieusement portée à connaissance sur le Carnet de recherches du Comité d'histoire du Ministère de la culture.


 Malraux contre l’éducation ou contre l’Éducation nationale ?  

Brève généalogie d’une occasion manquée, par Jean-Miguel Piredirecteur-adjoint de HISTARA (EPHE)

Communication prononcée lors du colloque « Malraux, l’art, le sacré. Actualités du Musée imaginaire » à l’INHA, les 31 mars et 1er avril 2016

Quelle est la part stratégique des raisons avancées par Malraux quand il insiste sur la profonde différence qu’il y aurait entre son ministère et l’Éducation nationale ? Identifier la part stratégique, c’est-à-dire pointer les excès éventuels de ce discours par rapport à la pensée du ministre. Sa théorie du choc esthétique est connue. Elle repose sur l’idée que l’art détient un message seulement accessible par le dialogue direct, la rencontre, la « présence » avec l’œuvre. Cette théorie semble donc postuler que la connaissance sur l’art n’est pas nécessaire et qu’elle peut même faire écran à l’expérience esthétique en sa radicalité. Dans la geste malrucienne, la création d’un ministère dédié permettait donc de concentrer l’effort de l’État pour favoriser cette relation directe du public avec les œuvres. C’est ainsi que le nouveau ministère se voit dédié à l’amour de l’art et se distingue d’un ministère consacré au savoir sur l’art. Le mot le plus explicite de Malraux dans ce registre est, à juste titre, universellement célèbre, tant il est inédit dans l’histoire politique et administrative, surtout prononcé à l’Assemblée nationale : « la connaissance est à l’école et à l’université, et l’amour est à nous ». Mais s’agit-il ici d’une simple répartition des tâches ? Cela reviendrait à dire que l’amour et la connaissance sont deux ordres absolument distincts. Pourtant, est-ce que l’amour ne peut susciter le désir de connaître ? 2
L’excès d’un tel partage ne laisse pas d’interroger. Comment s’empêcher de penser qu’il a pu être motivé par des considérations relevant d’une stratégie politico-administrative bien comprise ? L’analyse du contexte historique permet de le penser. Les circonstances de l’invention du ministère sont connues. Il s’agissait surtout d’offrir à Malraux un poste sur mesure. Hors de cela, la création d’une administration dédiée à la culture ne semblait guère une priorité. Les bases politiques en étaient donc assez fragiles et, d’emblée, il fallait s’employer à justifier la nécessité d’une telle création. A cet égard, la première priorité était sans aucun doute de se distinguer de l’Éducation nationale : un ministère massif, légitime, ancien, intrinsèquement lié à la fondation de la République et à sa mission civilisatrice. Malraux éprouve d’autant moins de difficulté à opérer cette distinction que l’Éducation nationale, ses méthodes et son univers, lui sont profondément étrangers. Autodidacte lui-même, il n’a que peu d’expérience personnelle des mondes scolaires et universitaires. Sur le plan politique, il nourrit même à leur égard une vive méfiance.

(...)

Malraux a donc renoncé à agir dans le champ scolaire. Sans doute le respect de son périmètre ministériel lui enjoignait-il la prudence. Non seulement, il s’est interdit d’investir ce territoire, mais il a préféré ériger ce renoncement en choix délibéré, quitte à ne pas être compris. Il a préféré déployer une dialectique sans doute exaltante, mais mal perçue par le monde politico-administratif. Sans doute pour cette raison, son discours s’est révélé contre-productif au regard des ambitions affichées par le nouveau ministère. Une certaine fascination pour un verbe brillant mais toujours plus difficile à faire résonner avec l’inscription dans la réalité administrative, a contribué à isoler la Rue de Valois quand il aurait fallu valoriser la transversalité de sa mission sociétale vis-à-vis de l’art. Placer la culture au cœur de la vie supposait de la situer aussi au cœur de l’action publique, en dépassant les frontières ministérielles et administratives. Dans son rapport sur la refondation de la politique culturelle en 1997, Jacques Rigaud évoque la nécessité de faire de la politique culturelle moins un « secteur » qu’une « dimension » de l’État. À tout le moins est-elle assurément une dimension de l’éducation. L’ignorance de cette nécessité a causé de l’un des grands rendez-vous manqué de Malraux. En 1959, le moment était pourtant venu de rompre avec la relégation de l’art par l’Éducation nationale, avec la vision étouffante et figée des œuvres. Le nouveau ministère de la Culture constituait un formidable véhicule pour faire progresser, au cœur de l’État, un discours neuf sur la transmission de l’art, discours qui aurait si bien vibré avec la quête malrucienne. Cette prise de distance de Malraux avec l’Éducation nationale devait avoir des effets redoutables, puisqu’elle a été perçue comme une dévalorisation de l’éducation artistique. Érigée en une étrange « théorie », ce rejet a été naturellement mis au débit de Malraux et volontiers caricaturée, notamment par Marc Fumaroli, qui, dans son État culturel, dresse le portrait douteux d’un Malraux ennemi de tout savoir.

Texte intégral disponible sur le Carnet de recherches du Comité d'histoire du Ministère de la culture et de la communication.

 

On peut aussi consulter quelques une des notes consacrées par La Cité des sens à l'histoire des politiques culturelles :

Histoire des politiques de la culture.

Politiques culturelles : images d'archives

Aux oubliettes de l'histoire.

Les riches heures de la démocratisation culturelle.

Livre, lecture et politiques de démocratisation culturelle.

De la démocratisation de la culture.

 

Voir aussi :

 Les pages du Comité d'histoire du Ministère de la culture.

Le site de l'Association pour le développement de l'histoire culturelle (ADHC).


 

 

 

 

 

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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 08:24
Une histoire sociale et culturelle des arts.

« Ce qui entend le plus de bêtises au monde est peut-être un tableau de musée. »

Journal des Goncourt, 1887.

Depuis quelques décennies, les « arts » font l’objet de recherches qui relèvent de différentes disciplines des sciences sociales : historiens, anthropologues ou sociologues ont, plus particulièrement, fait entrer dans le champ de leurs observations et de leurs analyses les artistes, leur statut et leur carrière, leurs œuvres et leurs pratiques, leurs institutions, de même que la réception de leurs productions et les phénomènes d’appropriation ou d’acculturation dont celles-ci ont été l’objet. Par-delà la question récurrente de l’interdisciplinarité, cette configuration témoigne que les « arts », échappant pour partie à une conception positiviste de l’histoire de l’art canonique – celle d’une connaissance des vies d’artistes et d’une science de l’attribution –, ne sont pas en situation de totale autonomie par rapport à l’ensemble de l’histoire des sociétés et peuvent, voire doivent, être appréhendés par des disciplines diverses, souvent proches et aux apports complémentaires, qui, si elles possèdent chacune leur histoire, leurs outils et leur forme d’écriture, s’enrichissent aussi de croisements et de dialogues méthodologiques. Ce volume collectif, dirigé par un historien et un historien de l’art qui travaillent dans le même laboratoire de recherche en sciences humaines et sociales, souhaite rendre compte de cette diversité disciplinaire et ouvrir des rapprochements. Des historiens, des historiens de l’art, du cinéma, de la littérature, de la musique, de la danse ou du théâtre et une sociologue de l’art et de la culture ont accepté de relever ce défi intellectuel dans un projet éditorial commun. En réalité, ces découpages académiques, issus de la plus ou moins longue histoire de ces disciplines et de leurs bifurcations ou ramifications parfois très récentes, que façonnent aussi parfois des rivalités institutionnelles, ne sont plus des obstacles à l’heure où les convergences entre les sciences historiques semblent se multiplier et au moment où les questions de l’histoire de l’art, du goût et de l’esthétique sont aussi prises en charge par les sciences cognitives, comme le montrent les expérimentations du robot humanoïde Berenson conduites depuis 2012, par l’anthropologue Denis Vidal et le roboticien Philippe Gaussier, dans le cadre des collections du musée du quai Branly . On pourra objecter que le propos est large, puisqu’il s’agit de couvrir pas moins de cinq siècles de l’histoire des arts – de la Renaissance à aujourd’hui – et dans tous les domaines de la création artistique : non seulement la peinture, la sculpture, l’architecture, mais aussi les arts décoratifs, la musique, la danse et le cinéma. En outre, le champ d’étude déborde amplement le périmètre traditionnel de l’histoire de l’art – celui des objets visuels –, et participe plus largement, sans exclusive, des problématiques de l’histoire culturelle, pour intégrer d’autres objets ou pratiques tels que l’urbanisme ou la propagande, le spectacle vivant, la littérature ou la musique .

Mais l’ambition de ce travail collectif est surtout de croiser les approches et les corpus, les notions et les échelles, les périodes et les formes, les ères et les aires, pour définir les conditions et les opérations de création, de diffusion et de réception qui qualifient et légitiment les œuvres d’art en tant que telles. C’est donc, à ce titre, croire dans la possibilité de construire une histoire sociale et culturelle des arts qui a désormais de nombreux partisans, mais dont les opposants sont encore légion, forts d’une conception esthétisante et élitiste de l’art où affleure encore la vieille théorie romantique de « l’art pour l’art ».

Ce parti pris d’une histoire culturelle et sociale des arts se reflète dans le titre choisi qui, préférant l’usage du pluriel à celui du singulier, propose une « histoire des arts », c’est-à-dire – au-delà de l’intitulé adopté en 2005 pour les programmes scolaires des cycles de l’école primaire et de la formation secondaire – une histoire des formes de l’expression artistique, dans ses dimensions matérielles ou immatérielles, pérennes ou éphémères. La forme adoptée pour cet ouvrage se situe à la charnière de l’essai et du manuel, offrant non pas un panorama complet de la création sur cinq siècles, mais des éclairages thématiques, qui traitent dans la longue durée de questions problématisées. Dans la première partie, en une vingtaine de chapitres, le lecteur pourra aborder des notions telles que l’histoire des « -ismes », la critique d’art, le statut de l’artiste, le rôle des institutions artistiques, les phénomènes d’utilité ou de patrimonialisation, l’art enrôlé par la propagande ou encore l’urbanisme. L’appareil critique, sous forme de notes de bas de page, est volontairement réduit aux sources; une orientation bibliographique accompagne chaque contribution, susceptible d’enrichir la réflexion du lecteur. La démonstration s’appuie sur une iconographie variée, qui se veut représentative. Dans une perspective didactique, les chapitres peuvent comporter de surcroît des encadrés susceptibles de décliner des analyses d’œuvres ou des mises au point, comme ils offrent la possibilité de présenter des artistes ou des objets sous la forme de focus. Dans une deuxième partie intitulée « Aperçus », sont proposés des dossiers de trois à quatre documents, de nature diverse (œuvres, archives, textes, photographies, etc.), référencés, mis en perspective, analysés et commentés. Chaque dossier permet de traiter des questions particulières, afin de conforter ou préciser les thèmes abordés dans la première partie de l’ouvrage : du mécénat princier à la vie d’artiste sous la Révolution ; de l’art utile sous le Front populaire aux musiques populaires du xxe  siècle; de la marchandisation du patrimoine à la géopolitique au cœur des pratiques et des réceptions artistiques. L’enjeu scientifique et pédagogique de ce projet éditorial est multiple : fournir un guide susceptible d’être mobilisé autant par les étudiants que par les enseignants du secondaire; proposer une vision de l’histoire des arts au travers de morceaux choisis, qui puisse renforcer la culture générale des lecteurs. Il s’agit aussi de rendre plus facilement accessibles des recherches récentes, trop souvent connues des seuls spécialistes; conviction partagée, déjà expérimentée sous d’autres formes . Aussi, l’ouvrage vise un large lectorat, du grand public cultivé aux étudiants, en passant par les enseignants du secondaire, particulièrement ceux qui sont chargés des enseignements d’« histoire des arts », au collège et au lycée, dans une perspective interdisciplinaire articulant les approches artistique, littéraire, historique et sociologique.


 

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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 08:35

Les États Généraux de la Culture se créèrent en 1987 suite à la venue en France de la 5, chaîne de Berlusconi, et contre la vente de TF1 au groupe Bouygues. Ils se déployèrent en quatre étapes aux salles pleines : Théâtre de l’Est Parisien (9 février), Tour de France en 16 villes (printemps), Théâtre de Paris (17 juin) et un Zénith comble (16 novembre).

L’élaboration d’une Déclaration des droits de la culture,en procède,traduite depuis en 14 langues, véritable sursaut éthique de tout le monde des arts et lettres, sans rivage,et proclameront six obligations : audace de la création, obligation de production, élan du pluralisme, volonté de maîtrise nationale de la distribution, atout d’un large public, besoin de coopération internationale.

Pendant 20 ans, en France, notamment à Cannes et en Avignon, en Afrique (7 pays), au Chili et en Colombie, à Berlin, à Prague, en Italie et en Suisse, en URSS, aux États-Unis et au Canada, au Conseil de l’Europe, les réflexions et les actions se multiplièrent gardant à l’esprit qu’un peuple qui abandonne son imaginaire culturel à l’affairisme se condamne à des libertés précaires.

C’est ainsi qu’avec d’autres, nous avons conquis « l’exception culturelle », fait rejeter l’AMI (Accord Multilatéral sur l’Investissement), fait échouer la conférence de l’OMC à Seattle, fait en sorte de ne pas appliquer la convergence à la conférence de Birmingham, nous avons aussi réfléchi sur les nouvelles technologies et la culture, défendu le droit d’auteur, particulièrement le droit moral, et bien d’autres choses. Ces actions et d’autres ont fait que les États Généraux (ni association, ni syndicat, ni parti) ont constitué l’un des plus grands mouvements culturels que la France ait connu après la Seconde Guerre mondiale. Ce fut un chant général culturel, riche de ses diversités nationales, sans étatisme plébiscitaire, ni affairisme publicitaire, qui a toujours sa raison d’être, notamment depuis la reprise de l’AMI sous une forme encore plus pernicieuse, celle du TAFTA (Trans-Atlantic Free Trade Agreement, en français Accord commercial transatlantique).

Jack Ralite


 

© INA. Ministère de la Culture et de la Communication, sur le site En Scènes, le spectacle vivant en vidéo. 

à noter : Le mercredi 12 octobre 2016

Les États généraux de la culture.

Rencontre avec Jack Ralite,

entouré de Dominique Blanc, Jean-Paul Dekiss, Nedim Gürsel,

Claudine Joseph, Abdelatif Laabi, Daniel Mesguich, Pierre Musso,

Jean-Claude Petit, Serge Regourd, Pierre Santini

Débat animé par Laurent Fleury,

professeur de sociologie à l’Université Paris Diderot

avec Bernard Faivre d’Arcier,

membre du Comité d’histoire du ministère de la Culture et de la Communication

Le mercredi 12 octobre 2016

de 14h30 à 17h30

à l’amphithéâtre Buffon

Université Paris Diderot

15, rue Hélène Brion

75 013 Paris

Entrée gratuite sur inscription obligatoire

à : comitehistoire@culture.gouv.fr ou 01 40 15 79 71

Cette rencontre inaugure les Journées Diderot « Culture et Politique » du Master « Politiques culturelles » et est organisée par l’axe « Art, culture et politique » du Laboratoire du Changement Social et Politique ainsi que par le Comité d’histoire du Ministère de la Culture et de la Communication.

 

Voir aussi :

États généraux de la culture. notice de Vincent Dubois pour le Dictionnaire des politiques culturelles de la France depuis 1959, CNR,  Larousse, p. 259-260, 2001.

Texte de la Déclaration des droits de la Culture

Adoptée par les Etats Généraux de la culture le 17 juin 1987 au Théâtre de Paris et proclamée le 16 novembre 1987 au Zénith à Paris

 


 

 

 

 

 

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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 09:15

Création sociale et innovations culturelles.

 

Sont proposés dans cette rubrique quelques sites, ressources, répertoires sur les expériences que mènent, hélas trop souvent loin des micros et des caméras, ceux qui persistent à croire aux rôles fondateurs de l'action artistique, du partage des savoirs, de la transmission culturelle et de la délibération démocratique en vue de contribuer à  l'émancipation des individus et la construction du vivre ensemble.

   

 

17. Chantiers ouverts au public : remixer l'action publique


 


 

Chantiers ouverts au public. Design des politiques publiques, Pauline Scherer (coord.), La 27e Région, La Documentation française, Paris, 2015, 498 p., ISBN : 978-2-11-009932-7, 29 €.

Comment redonner du sens à l’action publique et la rendre à nouveau désirable ? Cette problématique est au centre du travail de la 27e Région depuis 2008. Avec l’ouvrage collectif Chantiers ouverts au public l’association semble être arrivée à une étape de bilan, qu’elle partage dans un livre-objet qui nous invite à voyager entre corpus théorique, contributions critiques, défis lancés à l’action publique, boîte à outils et retours d’expériences documentés.

© Sylvia Andriantsimahavandy dans la Revue de l'Observatoire des politiques culturelles.

 

En savoir plus.

 

Voir la page : Création sociale et innovations culturelles.

 

 

 
 

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Titre(s) : La Cité des sens [Ressource électronique] : le blog de Jean-Claude Pompougnac
Type de ressource électronique : Données textuelles et iconographiques en ligne
Publication : [Fresnes] : [Cité des sens], 2006-

Note(s) : Blogue. - Notice rédigée d'après la consultation de la ressource, 2013-11-14
Titre provenant de l'écran-titre
Périodicité : Mise à jour en continu
Indice(s) Dewey : 020.5 (22e éd.) ; 301.094 4 (22e éd.)
ISSN et titre clé : ISSN 2270-3586 = La Cité des sens
ISSN-L 2270-3586
URL : http://cite.over-blog.com/. - Format(s) de diffusion : HTML. - Accès libre et intégral. - Consulté le 2013-11-14

Notice n° : FRBNF43711075

http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb43711075f/PUBLIC

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Votre blog a donné lieu à une création de notice bibliographique dans le catalogue de la Bibliothèque nationale de France.

Il lui a été attribué un numéro international normalisé

ISSN : 2270-3586

Type : document électronique, publication en série
Auteur(s) : Pompougnac, Jean-Claude (1946-.... ). Auteur du texte
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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 08:30

Plateforme des projets de la communauté professionnelle des bibliothècaires.


 

L'Enssib, avec le soutien de l'Association des bibliothécaires de France, a ouvert une plateforme des projets permettant à chaque établissement de type bibliothèque ou centre de documentation français de déposer un projet, quels qu’en soient la portée, les objectifs, les moyens mis en œuvre, la thématique concernée.
Ce dispositif offrira une visibilité sous forme de cartographie des projets en cours ou déjà réalisés, facilitant ainsi les échanges directs entre professionnels autour de projets convergents. L’Enssib fournira également un appui documentaire pour les projets en cours.


 

Un exemple : BM/BMVR de Lyon

Thème(s) du projet : 

Action culturelle

Objectifs du projet : Démocratie - Rêver, penser, agir ensemble.

A l’orée d’une élection présidentielle évidemment sous tension, la Bibliothèque de Lyon a choisi de montrer qu’au-delà ou à cause de cette crise démocratique, de multiples formes d’actions politiques émergent, ressurgissent, que des hommes et des femmes réfléchissent, s’engagent, agissent afin de favoriser pour le plus grand nombre, le sentiment d’appartenance à une communauté politique. Des voies se sont ouvertes pour reconnecter l’idéal démocratique au concret de notre quotidien. Nombreuses sont les initiatives, les collectifs, les démarches citoyennes qui visent à redonner le pouvoir et l’envie d’agir à toutes et tous, à tous les niveaux.

Si la bibliothèque est un forum dans la cité, un espace ouvert, alors elle se doit de faire réfléchir aux manières actuelles d’organiser, de transformer nos démocraties ; et de le faire avec un indispensable recul critique.

À l’ensemble des lyonnais.e.s, la Bibliothèque de Lyon proposera ainsi de novembre à mars, tout un programme de découvertes, d’échanges, d’ateliers, d’expérimentations et de moments de réflexions collectives autour de notre pouvoir d’agir et des nouvelles manières de mettre et de gérer en commun des ressources, des idées, des espaces… Ce programme se clôturera par un forum dans la ville, temps fort d’activités variées, de débats et rencontres du 9 au 12 mars 2011.

Dès l’automne, nous attendons le public pour redonner du sens au mot politique et du souffle à la démocratie.

Accéder à la plateforme


 

 

Création sociale et innovations culturelles.

 

On trouve dans cette rubrique quelques sites, ressources, répertoires sur les expériences que mènent, hélas trop souvent loin des micros et des caméras, ceux qui persistent à croire aux rôles fondateurs de l'action artistique, du partage des savoirs, de la transmission culturelle et de la délibération démocratique en vue de contribuer à l'émancipation des individus et la construction du vivre ensemble.

 

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Présentation

  • : La Cité des sens. Culture et politique.
  • La Cité des sens. Culture et politique.
  • : Les politiques culturelles aujourd'hui et leur histoire. Culture et politique, ressources, documents, analyses et débats par Jean-Claude Pompougnac .
  • Contact

Profil

  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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