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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 14:40

Article Premier
1. Toute culture a une dignité et une valeur qui doivent être respectées et sauvegardées.
2. Tout peuple a le droit et le devoir de développer sa culture
3. Dans leur variété féconde, leur diversité et l'influence qu'elles exercent les unes sur les autres, toutes les cultures font partie du patrimoine commune de l'humanité.

UNESCO, juillet 1968

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Chapitre précédent.

Droits culturels : continuons le débat !

Il n'est peut-être pas inutile de situer le débat récent sur l’inscription ou non dans la législation française du concept de droits culturels dans un horizon historique plus large que celui de la signature par la France, dans les années 2000, de conventions internationales portant sur la nécessité de reconnaître, protéger et promouvoir la diversité culturelle.


 

Il renvoie, en effet, à la consolidation au cours de ces 60 dernières années, d’une conception française des politiques culturelles marquée par l’affirmation du rôle primordial de l’État en la matière, de sa légitimité à intervenir de manière « régalienne » dans le champ complexe de la pluralité des intervention publiques et privées en matière d’éducation, d’art et de culture.

La mission confiée à André Malraux à partir de 1958 s’accomplit par une rupture idéologique, politique et administrative avec d’une part les politiques municipales (jugées moyennes, sinon médiocres) et d’autre part avec les politiques d’instruction publique, d’éducation nationale et le monde de l’éducation populaire.

D’où cette formule de Malraux : « Il faut bien admettre qu'un jour on aura fait pour la culture ce que Jules Ferry a fait pour l'instruction : la culture sera gratuite ».

(9 novembre 1967 : Discours à l'Assemblée nationale)


 

Or si Jules Ferry fut l’artisan de l’instruction publique, gratuite et laïque, il faut aussi l’un de ceux qui menèrent à bien l’entreprise qui devait aboutir à la construction de l’Empire colonial français.

Et, à l’inverse, le Général de Gaulle, inventeur d’un ministère des affaires culturelles et protecteur de l’auteur de La Condition humaine, fut lui, l’artisan de la décolonisation.

C’est évidemment ce paradoxe qu’il faut aujourd'hui rappeler .

Dix ans après la création du dit ministère, le monde entier, comme la France, sont agités de soubresauts, de mouvements révolutionnaires, de guerres d'indépendance, de subversions conduites au nom de la contre-culture et de l'anti-impérialisme.

Pour la première fois, le projet prêté à Malraux de démocratisation culturelle est explicitement considéré comme un échec. Y compris par ceux chargés d’y contribuer. Dans le sillage du mouvement étudiant et des occupations d’usines par ce qui était encore, la classe ouvrière, le monde du théâtre public fait son A.G.


 

Les États généraux de la Culture réunissent au Théâtre de la Cité de Villeurbanne, du 21 mai au 11 juin, autour de Roger Planchon et de Francis Jeanson, les directeurs des Centres dramatiques et des Maisons de la culture.

¤

Hubert Gignoux et Patrice Chéreau¤

Le "Manifeste de Villeurbanne", adopté le 24 mai, est un texte autocritique et de prise de conscience qui met au centre de la réflexion le concept du "non-public" - les exclus de la culture -, qui signale un déficit démocratique de l’action culturelle. La déclaration contient aussi une plate-forme revendicatrice et réformiste sur le statut des établissements culturels, qui doivent être dégagés de la double tutelle de l’État et des municipalités et qui demandent, classiquement, des moyens supplémentaires.

"D’un seul coup la révolte des étudiants et la grève des ouvriers sont venues projeter sur cette situation familière et plus ou moins admise, un éclairage particulièrement brutal. Ce que nous étions quelques-uns à entrevoir, et sans trop vouloir nous y attarder, est devenu pour tous une évidence : le viol de l’événement a mis fin aux incertitudes de nos fragiles réflexions. Nous le savons désormais, et nul ne peut plus l’ignorer : la coupure culturelle est profonde, elle recouvre à la fois une coupure économico-sociale et une coupure entre générations. Et dans les deux cas, c’est - au plan qui nous concerne - notre attitude même à l’égard de la culture qui se trouve mise en question de la façon la plus radicale. Quelle que soit la pureté de nos intentions, cette attitude apparaît en effet à une quantité considérable de nos concitoyens comme une option faite par des privilégiés en faveur d’une culture héréditaire, particulariste, c’est-à-dire tout simplement bourgeoise.

Il y a d’un côté le public, notre public, et peu importe qu’il soit, selon les cas, actuel ou potentiel (c’est-à-dire susceptible d’être actualisé au prix de quelques efforts supplémentaires sur le prix des places ou sur le volume du budget publicitaire) ; et il y a, de l’autre, un "non -public" : une immensité humaine composée de tous ceux qui n’ont encore aucun accès ni aucune chance d’accéder prochainement au phénomène culturel sous les formes qu’il persiste à revêtir dans la presque totalité des cas".

 

Accéder au texte de la déclaration de Villeurbanne grâce au site de la Bibliothèque municipale de Lyon

 

 

 

Mais qui est donc Francis Jeanson à qui l'on attribue la rédaction de cette synthèse (travail d’écriture qui n'a pas du être simple après des jours et des nuits d'assemblées générales) ?

 

Francis Jeanson, né à Bordeaux le 7 juillet 1922, mort à Arès le1er août 2009, est un philosophe français, notamment connu pour son engagement et faveur du FLN pendant la guerre d'Algérie.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, il s'évade par l'Espagne pour fuir le STO et rejoint l'Armée française de la Libération en 1943.

Reporter à Alger républicain en 1945, il rencontre Albert Camus et Jean-Paul Sartre et ce dernier lui confie la gérance de la revue Les Temps modernes de 1951 à 1956.

Il se lie d'amitié avec Emmanuel Mounier, qui lui ouvre en 1948 les portes de la revue Esprit, où règne alors un certain « philocommunisme », et qui facilite son entrée dans le sérail intellectuel de l'après-guerre.

À partir de 1957, au plus fort de la guerre d'Algérie, il met en pratique ses idéaux anticolonialistes en créant le Réseau Jeanson chargé de transporter des fonds à destination du FLN. Ce réseau clandestin de militants sera démantelé en 1960. En fuite à l'étranger, Francis Jeanson sera jugé par contumace, reconnu coupable de haute trahison, et condamné en octobre 1960 à dix ans de réclusion.

Il revient s'installer à Paris à l'occasion de son amnistie, en 1966, puis travaille avec le Théâtre de Bourgogne (dirigé par Jacques Fornier) et est chargé de préfigurer la politique culturelle de la Maison de la culture de Chalon-sur-Saône (1967-1971). Il propose et élabore à travers cette expérience la notion de "non public", qui sera reprise en mai 1968 dans la Déclaration de Villeurbanne, dont il est le principal rédacteur.

(Source WIkipedia).

¤

Il se trouve que quelques semaines après la publication de la déclaration de Villeurbanne, Jeanson participe à un colloque de l'Unesco, organisé à Paris du 8 au 13 juillet 1968 dont le titre est Les droits culturels en tant que droits de l'homme.

 

Sa communication porte sur... la notion de non-public.

 

¤

Elle figure en page 99 de la publication « Politiques culturelles : études et documents » de l'UNESCO 1970 qui reprend les actes de cette Rencontre.

 

Télécharger ce document.

 

Déclaration sur les droits culturels en tant que droits de l’homme

Préambule.

La réunion a été organisée pour étudier les droits culturels en fonction des droits de l’homme. Elle devait offrir l’occasion d’examiner ce que ces droits signifient pour l’individu et les responsabilités qui incombent aux individus et aux États membres pour leur mise en œuvre.

 

Texte complet de le déclaration page 109 de la publication « Politiques culturelles : études et documents » UNESCO 1970

 

 

 

 

Déclaration des principes de la coopération culturelle internationale

 

ARTICLE PREMIER

I. Toute culture a une dignité et une valeur qui doivent être respectées et sauvegardées.

2. Tout peuple a le droit et le devoir de développer sa culture.

3. Dans leur variété féconde, leur diversité et l’influence réciproque qu’elles exercent les unes sur les autres, toutes les cultures font partie du patrimoine commun de l’humanité.

ARTICLE II

Les nations s’efforceront de poursuivre le développement parallèle et, autant que possible, simultané de la culture dans ses divers domaines, afin que s’établisse un harmonieux équilibre entre le progrès technique et l’élévation intellectuelle et morale de l’humanité.

ARTICLE III La coopération culturelle internationale s’étendra à tous les domaines des activités intellectuelles et créatrices relevant de l’éducation, de la science et de la culture.

ARTICLE IV La coopération culturelle internationale, sous ses formes diverses - bilatérale ou multilatérale, régionale ou universelle - aura pour fins:

(…)

ARTICLE V La coopération culturelle est un droit et un devoir pour tous les peuples et toutes les nations, qui doivent partager leur savoir et leurs connaissances.

 

Texte complet de le déclaration page 127 de la publication « Politiques culturelles : études et documents » UNESCO 1970

 

 

 

Or, dans le Document de travail rédigé par le Secrétariat, (page 12 du document téléchargeable ci-dessus), on peut lire ceci :

 

 

 

 

 

¤

D'où le rapport entre affirmation des droits culturels et prise en compte des effets d'un mouvement général de décolonisation.

D'où également l'importance de sortir d'une vision franco-française des politiques culturelles (d'une propension à confondre exception culturelle et exception française, terre des Arts, patrie des Lumières et fille aînée de la Culture...)

Et l'intérêt de mieux comprendre qu'à partir du moment historique qu'on vient de rappeler, la construction du référentiel du ministère français de la culture (qui va continuer et continue à se penser et se présenter comme « le » modèle) va avoir à se confronter à une approche plurielle et à des échanges internationaux sur les questions de politiques culturelles.

On y reviendra.

 

¤

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21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 18:05

« Les hommes qui ne rêvent point la nuit perdent un tiers de leur existence. »

Jean Zay Souvenirs et solitude.

Le Front populaire :

 naissance d’une politique culturelle

Acteurs et Héritages

 9 mai 2016

Auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris

 

Avec le soutien du Centre d’histoire sociale de l’Université Paris 1

Association Ciné-Histoire

Les amis de Jean Zay

La Ligue de l'enseignement.

 

Le Front populaire a été un  temps où la question de la « culture »  (ce type de vocabulaire apparaît précisément à cette époque) aura occupé une place sans précédent dans les débats publics et dans les programmes des partis, des syndicats et des gouvernements, qu’il s’agisse de la création artistique ou de la recherche scientifique, des réformes scolaires ou de l’« organisation des loisirs ». De grandes figures entrent, à cette occasion, dans le panthéon de la mémoire républicaine, comme Jean Zay, ministre de l’Éducation nationale, Georges Huisman, directeur général des Beaux-arts, Jean Cassou, Léo Lagrange, Jean Perrin, Paul Rivet...

 

     Cette journée d’étude interrogera la conjoncture (économique, politique, culturelle) qui a conduit à cette exceptionnelle mobilisation des individus, au sein d’un vaste mouvement collectif où, à côté des organisations déjà en place, se distinguent de nombreuses associations apparues entre 1935 et 1937.

    

     Elle posera la question des oppositions externes et des contradictions internes qui ont pu affaiblir ou empêcher certaines réformes, anéantir certains espoirs, et cherchera à resituer à l’échelle de deux ou trois générations, jusqu’aux prémisses du XXIème siècle, l’héritage culturel de « 36 ».

 

 

 

9h15 — Accueil par Nicole DORRA, présidente de l’association Ciné-Histoire, et Pascal ORY, professeurd’histoire à l’Université Paris 1, président de l’Association des Amis de Jean Zay.

 

CONTEXTES ET MOBILISATIONS

9h30-10h — Introduction par Antoine PROST, professeur émérite d’histoire contemporaine à Paris 1.

10h-11h00 — Table Ronde, avec Hélène DE TALHOUËT, docteur en histoire, Pascal ORY, Nicolas PALLUAU, docteur en histoire, Antoine PROST.  

11h00-12h00 — Présentation et extraits du film L’école est à nous ! Ou comment Jean Zay révolutionna l’Éducation nationale, de Stéphane BENHAMOU (2015).


 

CONTRADICTIONS ET HERITAGES

14h-14h30 Introduction par Pascal ORY.

14h30-15h30 Table Ronde, avec Laurent BESSE, maître de conférences à l’Université de Tours, Pascal ORY, Antoine PROST.

15h45 Présentation et projection du film La Marseillaise, de Jean RENOIR (1938).

Réservation indispensable

Association Ciné Histoire

8 rue Dupleix, 75015 PARIS

par courriel : nicoledorra@gmail.com

 

 

  À propos de la réédition de la somme de Pascal OryLa belle illusion. Culture et politique sous le signe du Front populaire, CNRS éditions, Biblis, 2016, 1033p, 17€  Article paru dans L’OURS n°250, mai 1994, p. 10-11

par Pascale Goetschel


 

(…) Pascal Ory distingue trois domaines d’application de la politique culturelle du Front populaire : la création qui comprend le livre, les arts plastiques, la musique, le théâtre, le cinéma et la création scientifique, la médiation avec l’information et l’école, le loisir enfin englobant les sports, les loisirs et la fête. L’analyse des rubriques signale l’extension élargie que le Front populaire donne au terme de culture, ne se limitant pas seulement aux Belles Lettres et aux Beaux-Arts mais considérant que tout ce qui relève d’une culture spécifiquement populaire, le chant, le folklore, les loisirs, doit être valorisé. Il ne s’agit pas ici d’énumérer les projets, les avancées, les échecs, et ils sont nombreux, que connaît chacun des domaines passés au crible mais de constater que, dans l’ensemble, règne le souci partagé de populariser et d’organiser. La volonté de créer des institutions et de rationaliser est repérable dans les projets de Jean Zay, pourtant malheureux dans les deux cas, de fonder une «école unique» ou d’établir un statut du cinéma qui verrait le contrôle des recettes, la réorganisation de la profession et la reconnaissance du droit des auteurs. Mais que l’on songe aussi à l’idée, avortée, de moraliser la presse, ou aux intentions, abouties celles-là, de réunir les théâtres lyriques nationaux ou de créer un Conseil national de la recherche scientifique et l’on aura une idée de l’ampleur des réformes envisagées.

(...)

Lire l'intégralité de la recension

 

 

 

 

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6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 08:40

L'Enssib en partenariat avec l'Association des bibliothécaires de France (ABF),

mettra prochainement en ligne une plateforme des projets destinée à valoriser les projets portés dans les bibliothèques de France.

La plateforme des projets offre à chaque établissement de type bibliothèque ou centre de documentation français la possibilité de déposer un projet en cours de réalisation, quels qu’en soient la portée, les objectifs, les moyens mis en œuvre, la thématique concernée.

L'objectifs de cette plateforme est de rendre visibles les projets en cours ou déjà réalisés et faciliter les échanges entre professionnels aux objectifs communs.

La plateforme des projets propose ainsi une cartographie de l’activité des bibliothèques et centres de documentation français.

Par ailleurs, l’Enssib se propose de réagir directement à chaque dépôt de projets par un appui documentaire.

Ce dernier pourra être gradué en fonction de l’état de l’expertise et des propres projets de l’école sur le sujet, à l’instant t : mémoire d’élève, fiche pratique, publication des Presses de l’enssib, rencontre ou journée d’étude à organiser conjointement, etc.

L’Enssib se donne également la possibilité de mettre en relation les porteurs de projets avec d’autres structures ou établissements dont ils pourraient s’enrichir.

La plateforme des projets permet ainsi à chacun une mise en relation directe autour de projets convergents. 

 

Source ENSSIB

 

 

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31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 08:45

¤

Suite de la note précédente.

 

Echanges avec le public.

Suite à un certain nombre d'interventions dont la mienne :

DE LA CULTURE COMME PRIVILEGE A LA CULTURE COMME DROIT

 


 

Question du public.

 

Il me semble à la réflexion que la logique ne peut pas être dans cette pensée binaire, d'opposition entre démocratisation et démocratie mais bien d'essayer le niveau supérieur qui permet de relier les deux pour construire cette relation d'identité. Et l'altérité.

Pour reprendre le débat de ce matin, je pense que l'enjeu pour nous dans les conservatoires est bien de mettre en lien la diversité - ça peut être aussi un autre terme qu'on peut employer sans être dans le « singulier/pluriel » ou dans « l'identité/altérité » -, de mettre en jeu la pluralité des esthétiques, des modalités pédagogiques, des cheminements en tous genres pour pouvoir justement répondre à la fois à une notion de démocratie culturelle et être toujours en même temps dans cette éventuelle recherche de démocratisation.

La question qui me taraude au quotidien c'est : à quel niveau on peut se placer pour dépasser cette opposition entre démocratie et démocratisation, entre individu et identité, et altérité relationnelle. Comment peut-on dans un cadre d'enseignement institutionnel dépasser cette problématique ?

 

Jean-Claude Pompougnac

Comme les gens auront beaucoup de choses intéressantes à dire, pour répondre directement à votre question, je vais proposer un petit détour.

Je m'en excuse, je ne vous réponds pas directement mais c'est lié à mes TOQ, à mes troubles obsessionnels du questionnement.

Encore une fois, le premier c'est : qui parle de culture ? Qui peut nommer la culture, dire ce qu'est la culture et ainsi tracer une frontière entre « eux » et « nous » ?

La deuxième question c'est : quelles sont les formes de la prise en charge de la responsabilité de la transmission culturelle d'une génération à l'autre ? C'est-à-dire comment s'organise la société pour assumer la responsabilité qui est la sienne de transmettre la culture d'une génération à l'autre, pour éviter les effets de barbarie dont on parlait tout à l'heure ? Avec au passage une petite observation latérale bien connue (je m'excuse d'enfoncer là encore une porte ouverte) : les autodafés de l'époque du Troisième Reich étaient le fait de gens dont on ne peut pas dire qu'ils n'étaient pas cultivés, ce qui pose à Hannah Arendt ou à d'autres auteurs beaucoup de questions profondes. Je ferme cette parenthèse.

Comme j'ai beaucoup travaillé sur la question de l'entrée dans la lecture, parmi les questions idiotes que je me pose sur l'altérité, la frontière entre « eux » et « nous », par exemple il y en a une que j'ai essayé de traiter à la fin d'un petit livre que j'ai écrit qui est : Pourquoi les femmes lisent plus que les hommes ? Voyez : des questions idiotes qui correspondent en même temps à des réalités. Je vais laisser la parole à mes voisins mais je vais vous lire un extrait d'article qui a été publié dans le New York Times le 23 juin 1985 sans vous dire qui a écrit ces lignes qui vont nous ramener au sublime : « Il ne faut pas intervenir. Il ne faut pas se mêler des problèmes de chacun avec la lecture. Il ne faut pas souffrir pour les enfants qui ne lisent pas, perdre patience. Il s'agit là de la découverte du continent de la lecture. Personne ne doit encourager personne, ni inciter personne à aller voir ce qu'il en est. Il y a déjà beaucoup trop d'informations dans le monde sur la culture. On doit partir seul vers le continent, découvrir seul, opérer cette connaissance seul. Par exemple, de Baudelaire, on doit être le premier à découvrir la splendeur. Et on est le premier. Et si on n'est pas le premier, on ne sera jamais un lecteur de Baudelaire. Tous les chefs d'œuvre du monde devraient avoir été trouvés par les enfants, dans les décharges publiques et lus en cachette, à l'insu des parents et des maîtres..

Sublimes, forcément sublimes. Ce sont des phrases de Marguerite Duras. Et je laisse maintenant mes collègues répondre sérieusement à votre question.

 

(...)

 

Jean-Claude Pompougnac

Je me sens un peu dans la position du cinéaste qui a fait plusieurs films et qui va en faire un autre. J'ai quand même participé depuis de nombreuses années à un certain nombre de rencontres de ce genre. Et c'est vrai que j'ai dit tout à l'heure, peut-être avec exagération, qu'il y avait une espèce de ressassement mais votre question est extrêmement intéressante. Moi, je ne suis pas du tout un spécialiste du choc artistique, de la révélation artistique, du sublime. Il se trouve que ma trajectoire personnelle fait que sur ces questions-là, j'ai en réalité très peu d'expérience. Et donc je souscris à ce que disent ceux qui en savent plus que moi sur ces questions.

Par contre, je sais qu'il y a des travaux dont on parle moins que d'autres. Des auteurs qui sont moins souvent cités que d'autres dans ces débats. C'est-à-dire qu'on revient toujours un peu à la même manière de problématiser, toujours sur les mêmes formes de catégorisations mentales. Donc j'en citerai deux très rapidement : Michel de Certeau d'abord, qui a été sans doute un des premiers dès après 1968 à interroger l'institution scolaire mais plus largement le champ culturel, qui a publié un livre, La Culture au pluriel, et qui a été l'auteur de rapports commandés par Jack Lang à l'époque de son premier septennat. Le deuxième auteur, c'est Jacques Rancière qui vient de publier un livre qui s'appelle Le Spectateur émancipé. Le caractère commun de ces deux auteurs dont on parle moins dans les médias que de beaucoup d'autres, c'est qu'ils établissent une continuité de problématique sur la question de la transmission culturelle, entre la transmission culturelle scolaire (la relation pédagogique dont vous parliez tout à l'heure, la transmission culturelle dans l'institution scolaire) et la transmission culturelle ailleurs. Et ce qui me paraît très intéressant dans ces problématiques, puisque vous employiez le mot « altérité » tout à l'heure, c'est qu'au fond, je peux concevoir que le travail de transmission scolaire puisse se penser sous la métaphore de la traduction. C'est-à-dire qu'il y a des personnes qui sont en communication, et que celui qui transmet ou enseigne, et celui qui écoute l'enseignant sont dans un rapport qui à mon sens relève de la métaphore de la traduction, et ça me paraît un point extrêmement important.

De la même manière, dans leur rencontre avec l'œuvre d'art, je me pose toujours la question de la réciprocité ou non réciprocité de l'altération. C'est-à-dire que je comprends bien que le spectateur soit altéré par l'œuvre. Je comprends bien que le spectateur subisse un choc, une émotion de l'ordre du choc esthétique, du sublime, etc. La question que je me pose et que posent ces auteurs, c'est de savoir dans quelle mesure les formes esthétiques, les œuvres, le patrimoine culturel en général sont altérés par la réception des spectateurs.

 

 

(...)

Jean-Claude Pompougnac

Je suis d'accord sur le fait que le monde dans lequel nous vivons peut susciter beaucoup de signes d'inquiétude. Je m'interroge sur la question de savoir pourquoi je n'arrive pas à être démoralisé. Pour le dire autrement, je me demande pourquoi, quand on engage ce genre de discussion, on fait l'émission de Finkielkraut du samedi matin à neuf heures. Je dirai : elle existe, il n'y a qu'à l'écouter si on a envie de l'écouter. Moi je ne la supporte pas donc je ne l'écoute pas.

Bon, pour répondre sur la question, oui c'est vrai que ce sont des questions en débat depuis très longtemps et nous continuons notre travail. Et nous le continuerons jusqu'à ce que nous puissions faire valoir nos droits à la retraite et peut-être même qu'après avoir fait valoir notre droit à la retraite, nous nous engagerons bénévolement pour continuer ce travail.

Alors la question de la démocratisation, elle est très compliquée. Je vais juste dire deux mots. J'étais ravi d'apprendre tout à l'heure qu'il y avait une formule mathématique qui permettait de savoir, quand un film sortait le mercredi à 14 heures, s'il va faire du public ou pas. Parce que, quand vous lisez attentivement la dernière directive nationale d'orientation envoyée par la ministre - lecture que je vous déconseille formellement, c'est absolument insupportable - vous y voyez que précisément il y a un jeu fantastique. On reprend l'argument de la démocratisation culturelle avec la nouvelle injonction qui est la culture du « résultat », c'est-àdire : « remplissez les salles ». Et en même temps, on maintient l'objectif philanthropique qui a été inventé à l'époque du développement culturel, c'est-à-dire : « n'oubliez pas les exclus ». Donc : « pensez aux handicapés, pensez aux pauvres, aux Rmistes, etc. » C'est pour moi une lecture politiquement totalement insupportable puisque, précisément, on y tricote l'argument budgétaire de : « on ne va quand même pas consacrer autant de pognon aux institutions culturelles si vous n'êtes pas capables de remplir les salles ».

La chose que je voudrais dire aussi par rapport aux questions de la fréquentation, c'est que, quand on interroge les Français pour savoir s'il doit y avoir des politiques et des budgets culturels, en général, ils répondent positivement. Dans culture, il y a culte. Pour moi, la meilleure métaphore de ce rapport paradoxal que nous entretenons en France, c'est la métaphore religieuse. C'est-à-dire que ce sont des croyants non pratiquants. Beaucoup de nos contemporains n'ont aucune difficulté à croire à la culture (je parle des classes moyennes, je ne parle pas de ceux qui pour des raisons diverses et variées seraient très éloignés de l'offre culturelle). Il n'empêche que, effectivement, ils ont cessé de fréquenter les temples ou ils les fréquentent moins. Même si, encore une fois, tout ça doit être nuancé puisque les files d'attente s'allongent devant les musées quand il y a des grandes expositions.

Mais il me semble quand même qu'en cinquante ans il y a quelque chose d'autre qui a changé, qui a été évoqué à travers certains de nos propos, même si je ne suis pas un partisan du parcours apocalyptique en matière culturelle ou philosophique : c'est le développement des pratiques amateurs.

Et c'est l'intérêt d'un nombre croissant de nos contemporains pour ce qu'on appelle le développement personnel. Allez dans une grande librairie et regardez. Vous avez : philosophie, religions, ésotérisme, développement personnel. Un orateur a fait tout à l'heure un lapsus que je trouve très intéressant entre « injonction » et « injection ».

Il y a une injonction à la singularité : « be yourself ! » Nous devons être quelqu'un. Moyennant quoi, nous sommes le pays le plus gros consommateur de psychotropes. Pour moi, la question de la démocratisation culturelle, c'est aussi, à condition de s'éloigner un instant du regard philanthropique et condescendant porté sur les exclus et de s'intéresser aux « gens de la moyenne » comme disait Colette Magny, la question de la culture aujourd'hui, la question du goût pour les pratiques amateurs, de la démocratisation culturelle, c'est aussi le malaise dans lequel est une certaine société du culte de la performance, de l'injonction d'être soi-même et donc de la nécessité, pour tenir le coup, d'avaler quelques pilules jaunes ou bleues. Je crois que ça répond aussi à votre question.

 

Question du public.

Est-ce qu'on ne peut pas se poser la question de la démocratisation de la culture sous un autre point de vue ? Est-ce que la notion de démocratisation de la culture ne peut pas être aussi une sorte d'alibi ou de bonne conscience pour dire qu'on déploie beaucoup de moyens sur une forme de culture qui est, ce que nous appelons, nous, « la » culture. Beaucoup de moyens, et que ces moyens dans une bonne République ne peuvent se justifier que s'ils s'adressent vraiment à tous ?

 

Jean- Claude Pompougnac

Merci de cette question. J'ai tout à l'heure rappelé que j'avais une fâcheuse tendance à enfoncer les portes ouvertes. C'est précisément le sens de la fondation du Ministère de la culture par André Malraux et de toute cette histoire. Plus on a augmenté les budgets de la culture, plus on a augmenté les moyens publics pour un service public de la culture, plus évidemment, l'obligation que ce service s'adresse au plus grand nombre est devenue forte. Mais le constat qu'on peut faire n'est pas tout-à-fait celui-là, d'où le débat que nous avons.

 

(...)

Jean-Claude Pompougnac

Je regrette encore une fois d'avoir pris la place de Pascal Ory. Il nous aurait sûrement rappelé qu'il y avait une vie avant Malraux, il nous aurait rappelé l'expérience du théâtre populaire de Jean Vilar, il nous aurait parlé du Front Populaire, de la Libération, du Comité National de la Résistance, enfin bref.

Bien entendu, je suis d'accord avec Alain Foix. Il y a une histoire beaucoup plus épaisse que celle à laquelle je me suis référé parce que je ne suis pas historien. Mais dans cette histoire, il se trouve que le monde du théâtre – je ne sais pas si tu seras d'accord - a une capacité à prendre une parole politique plus importante que dans d'autres disciplines artistiques et que ça pèse beaucoup sur l'histoire des politiques culturelles, qu'elles soient d'ailleurs nationales ou locales. Les gens de théâtre ont la prise de parole politique plus facile peut-être que d'autres artistes, d'autres disciplines et ça a beaucoup marqué l'histoire de ce Ministère. Peut-être beaucoup trop.

 

(...)

Jean-Claude Pompougnac

On parle aussi à l'Education nationale d'éducation artistique et culturelle comme si l'éducation n'était pas culturelle. Je suis enseignant de formation. J'ai toujours beaucoup souffert de cette idée que l'éducation pourrait n'être pas culturelle. Lorsqu'un prof de mathématiques, fou furieux comme moi de La Règle du jeu de Jean Renoir ou de La Nuit du chasseur, parle de ces films à ses élèves pendant un moment où il arrête de faire des mathématiques parce qu'après tout, quand on est prof, on a bien le droit de s'autoriser quelque liberté, il fait de l'action culturelle évidemment. Et peut-être avec une efficacité redoutable par rapport aux gens qui sont payés pour faire de l'action culturelle ailleurs.

 

 

Question du public.

 

On est, me semble-t-il, dans la problématique du rapport de l'art et du pouvoir. Tous les gens qui sont là sont directement liés aux moyens mis en place par le pouvoir, même si on les juge insuffisants. Je suis bien d'accord pour les juger insuffisants aussi. La question de l'avantMalraux, elle remonte aussi à l'histoire du rapport de l'art et du pouvoir.

Les moyens pour l'art, il y en a eu de tous temps, ils étaient plus ou moins importants. Il y a eu des périodes où ils étaient très importants.

Ce qui me frappe, c'est que finalement, l'idée de démocratisation de la culture, de la mise en relation de cet art officiel avec tout le peuple, elle est venue au même moment que se révélait aussi une expression culturelle, et même des expressions artistiques, ailleurs que du côté du pouvoir. Et qui se faisait en plus sans moyens, sans ces moyens financiers du pouvoir.

Si on se mettait à la place de ces artistes-là, les taggers, ceux qui font du hip-hop – on les évoquait ce matin -, est-ce qu'on ne pourrait pas aussi se poser la question de la démocratisation de leur culture ? Pourquoi est-ce qu'on n'arrive pas à reconnaître une espèce de culture ou d'art global, général, et pourquoi il y a toujours cette séparation entre un art qui n'est pas pratiqué du côté du pouvoir et puis l'art du pouvoir ?

Parce qu’on se pose la question de la démocratisation de la culture mais on n'intègre pas les cultures artistiques de ces populations-là.

 

Jean-Claude Pompougnac

Ce que je trouve extrêmement intéressant dans votre intervention, c'est comment la question des rapports de l'art et du pouvoir pourrait venir brouiller une réflexion politique beaucoup plus basique et beaucoup plus générale qui est de savoir si nos démocraties sont des démocraties.

C'est pour ça que dans les mots que j'aurais souhaité qu'on examine, j'avais mis le mot « contre-pouvoir ». C’est un mot qui est devenu obsolète. Je pense que ce n'est pas lié à la question artistique, c'est une question beaucoup plus générale de la démocratie. Que celle de savoir qu'en réalité, selon Jacques Rancière, nous vivons dans un système oligarchique et que la démocratie reste un horizon à conquérir par toutes sortes de moyens, y compris pourquoi pas, l'action artistique.

C'est pourquoi je me suis permis, puisqu'on m'avait demandé des références, de vous mettre un lien Internet vers un texte brésilien qui vient de Sao Paulo, qui s'appelle La Charte des responsabilités de l'artiste. Et vous verrez qu’il s'est trouvé là-bas plusieurs centaines d'artistes pour se réunir et écrire un texte dans lequel ils s'expriment sur leurs responsabilités civiques, de manière extrêmement intéressante. C'est pourquoi je citai également L'Agenda 21 pour la culture parce qu’il s'agit là d'un texte non hexagonal, extra-hexagonal, mondial, international, dans lequel la question que vous posez est également posée en terme de contrepouvoir.

 

 

Télécharger la version intégrale des Actes des Assises nationales et le Manifeste des Conservatoires de France (2009)


 

 

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Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Les politiques culturelles en débat Divergences Ressources
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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 14:19

¤

Cette contribution commence à dater sérieusement.  Je la publie néanmoins telle quelle.


 


 


 

DE LA CULTURE COMME PRIVILEGE A LA CULTURE COMME DROIT

 

Jean-Claude POMPOUGNAC

Directeur de l’action culturelle de la ville de Bondy (93)

 

 

 

Le titre de mon intervention avait été initialement prévu pour un historien, un historien très compétent sur ces questions qu’est Pascal Ory. Pour avoir lu certains de ses travaux, j’imagine tout ce qu’il aurait pu vous apporter comme éléments d’éclairage sur l’histoire contemporaine et sur les différentes lignes de force historiques, politiques, culturelles et sociales qui ont conduit à la mise en place des politiques culturelles et du service public de la culture que nous connaissons. J’ai néanmoins gardé cet intitulé parce que j’ai réfléchi d’une autre manière à ces questions. Après moi, d’autres interventions viendront illustrer ce questionnement de fond de manière sans doute plus concrète.

En fait, je pratique un double exercice sur ces questions-là : à la fois enfoncer des portes ouvertes et tracer les lignes des nécessaires polémiques qui doivent exister dans une société démocratique. Cela peut paraître paradoxal mais, en fait, cela consiste à rappeler les choses que tout le monde sait en essayant de montrer en quoi elles peuvent être sujets de débats dont on peut s’inquiéter effectivement qu’ils n’aient pas eu lieu. J’expose en général ce qui relève plutôt de mes « TOQ », non pas mes « troubles obsessionnels du comportement », mais mes « troubles obsessionnels du questionnement », c’est-à-dire toujours un peu les mêmes questions.

 

Dans la plaquette présentant vos Assises vous rappelez à très juste titre que les conservatoires sont les héritiers de la Révolution française. C’est vrai aussi des musées, des biens nationaux et du patrimoine, de l’instruction publique : beaucoup de choses sont héritières de la Révolution française. Nous vivons dans un régime qui est marqué par l’inscription dans la Constitution de notre pays du droit à la culture et en même temps nous vivons dans un monde qui change, qui bouge, et où nous ne sommes pas les seuls à nous préoccuper du droit à la culture. L’une des difficultés premières, et là commence l’exercice qui consiste à enfoncer les portes ouvertes, porte sur l’acception même du mot culture. Bien entendu le mot culture a plusieurs acceptions possibles et en particulier une acception extrêmement large qui est la culture au sens anthropologique. La culture, prise dans son sens anthropologique le plus étendu, est ce tout complexe qui inclut la connaissance, la croyance, l’art, les choses morales, la loi, la coutume et toutes les autres aptitudes et habitudes acquises par l’homme en tant que membre de la société, comme le disait, sous une autre forme, Edgard Morin :

 

«Il est clair que nous avons un sens restreint et un sens ample du mot culture, le sens restreint c’est la culture cultivée, la culture des productions esthétiques, artistiques, intellectuelles, et le sens ample, qui est, en même temps, un sens très profond, c’est un sens anthropologique, c’est l’ensemble des normes, des comportements, des prescriptions, des tabous qui, en quelque sorte, ordonnent notre vivre dans une société donnée. Evidemment nous sommes ballotés entre ces deux sens et nous faisons sans cesse le va-et-vient, nous sautons d’un code à un autre de façon tout-à-fait inconsciente. » 1

 

Donc ma question, au fond, n’est pas tant directement celle du droit à la culture que celle du droit à dire la culture, du droit à parler de la culture, du droit à définir ce qu’est ou ce que doit être la culture.

Alors, porte ouverte encore, je pense que nous sommes une très grande majorité dans cette salle à avoir poursuivi des études au moins jusqu’au baccalauréat, donc à avoir suivi un enseignement de philosophie en classe terminale, et très probablement nous n’avons pas pu échapper à l’étude d’au moins un passage du Discours de la Méthode de René Descartes qui écrivait :

« Pour ce que nous avons tous été enfants avant que d’être hommes, et qu’il nous a fallu longtemps être gouvernés par nos appétits et nos précepteurs, qui étaient souvent contraires les uns aux autres, et qui, ni les uns et les autres, ne nous conseillaient peut-être pas toujours le meilleur, il est presque impossible que nos jugements soient si purs, ni si solides qu’ils auraient été, si nous avions eu l’usage entier de notre raison dès le point de notre naissance, et que nous n’eussions jamais été conduits que par elle. »

Le Discours de la Méthode, c’est l’éloge de la Raison, et cette étrange hypothèse, que finalement les choses auraient été beaucoup mieux ou seraient beaucoup mieux si nous n’avions jamais été enfants, si nous avions été d’emblée plongés dans le monde de la raison, m’a toujours fasciné.

Ce qui est intéressant, en tout cas pour moi, dans ce texte, c’est que cela nous renvoie bien entendu à la question de la définition anthropologique de la culture et à la question de la culture comme un fait massif qui nous précède.

Nous naissons enfants, dans un environnement et dans un monde culturel que je dirais planétaire, c’est-à-dire dans des civilisations différentes, dans des catégories sociales différentes, dans des classes sociales différentes, et ceci évidemment n’est pas sans importance sur la conception même de l’action et des politiques culturelles. Mais ce fantasme cartésien qui consiste à imaginer qu’au fond notre connaissance, notre raison, notre culture seraient bien plus fiables si nous n’avions pas été enfants correspond à ce qu’on appelle en psychologie l’amnésie infantile et correspond aussi en sociologie à ce qu’on peut appeler l’effacement des conditions d’accès à la culture, c’est-à-dire les différentes formes d’oubli, de gommage, de brouillage, de méconnaissance, de mystification sur les conditions qui nous permettent d’accéder à la culture. Quelques remarques encore sur ce sujet : je rappelle que, par exemple, dans ce livre majeur que sont Les Confessions de Jean-Jacques Rousseau, on peut lire cette phrase :

« Je n’ai jamais appris à lire, il me semble l’avoir toujours su. »

 

Pourtant Dieu sait si dans Les Confessions, Rousseau s’étend sur les moindres détails de son enfance ! Mais s’agissant de la clé d’accès première à la culture que peut constituer la lecture, il l’a oublié. Je ne résiste pas non plus au désir de citer un écrivain contemporain, Danielle Sallenave, grand défenseur de la culture générale de l’enseignement littéraire et de l’excellence artistique et culturelle, qui écrivait dans une chronique du Matin de Paris cette chose merveilleuse : « Nous avons toujours su lire, nous ne pouvons pas nous rappeler le temps où nous ne savions pas lire, notre enfance nous semble faite d’après-midi lents, de soirs tombant dans une salle de classe, de lampes coniques suspendues au-dessus de nos têtes dans la lumière desquelles toujours nous lisions. »

 

Ce qui se passe ici, en tout cas pour moi, quand je lis ce genre de texte, est lié à la question du droit à la culture et à la question de ce que vont être ensuite la définition des politiques culturelles, la définition des stratégies liées à ces politiques culturelles, la définition des institutions culturelles. Ce qui se dit ici consiste à tracer une frontière entre « nous » et « eux ». Quand Rousseau dit « je n’ai jamais appris à lire, il me semble avoir toujours su », cela ne m’atteint pas, il dit « je » ; lorsque Danielle Sallenave dit « nous avons toujours su lire » là, ça coince parce que bien entendu je ne me reconnais pas dans ce « nous » et un certain nombre de gens ne peuvent pas se reconnaître dans ce « nous ». On est là donc dans une manière de parler de la culture qui va tracer une frontière plus ou moins reconnue, plus ou moins inconsciente, plus ou moins mystifiante entre un « eux » et un « nous ».

 

Dans notre pays, l’exercice du droit à la culture est lié depuis au moins 1959 à la création d’un Ministère des affaires culturelles. Je lis le décret signé de la main d’André Malraux, il y a cinquante ans (mais c’est toujours le même décret d’attribution des compétences du Ministre de la Culture) : « Le Ministère chargé des affaires culturelles a pour mission de rendre accessibles les œuvres capitales de l’humanité et d’abord de la France au plus grand nombre possible de Français, d’assurer la plus vaste audience à notre patrimoine culturel et de favoriser la création des œuvres de l’art et de l’esprit qui l’enrichissent. »

C’est donc il y a cinquante ans que le droit à la culture dans ce pays se traduit par la création d’une instance politique, le Ministère des Affaires culturelles, dont les missions sont brièvement rappelées dans le texte que je viens de lire, et qui va reprendre à son compte les institutions antérieures puisque les conservatoires, les musées et beaucoup d’autres institutions culturelles existaient fort heureusement avant le Général de Gaulle et avant André Malraux. Mais disons qu’avec la Vème République, nous entrons non seulement dans une forme de Constitution mais aussi de modernité économique - ce qu’on a appelé les Trente Glorieuses - puis de modernité artistique, culturelle, etc., qui sont marquées par cette création. La légitimation que donne André Malraux à l’existence d’un Ministère chargé des Affaires culturelles et donc à l’existence politique d’institutions culturelles consiste à couper le cordon ombilical entre ce qu’il appelle la culture et l’enseignement. L’idée a été de découpler les activités conduites en direction de l’enfance, de la jeunesse, voire des adultes - sous la forme de l’éducation permanente et d’éducation populaire - des actions de ce qui va s’appeler l’Action culturelle, les Affaires culturelles, et les institutions culturelles. Je ne cite pas les textes de Malraux, ils sont connus. Au fond, depuis ce moment-là nous entendons le même disque rayé, celui de la « démocratisation culturelle ». Puisqu’il existe un « nous » politique, institutionnel et peut-être même artistique qui s’autorise à se distinguer d’un « eux », la question c’est de faire en sorte que ces « eux », ces gens-là, puissent accéder à cette culture dont « nous » sommes dépositaires. Je dis le disque rayé de la démocratisation de la culture parce que cela fait cinquante ans que ça dure, que depuis les années 70 nous faisons un certain nombre de constats de nature sociale, sociologique, politique qui montrent que, malgré le remarquable travail déployé par les acteurs de l’action culturelle, les résultats restent relativement limités. Nous avons vu récemment dans la lettre de mission de Monsieur le Président de la République à Madame la Ministre de la culture affirmer très clairement, qu’elle devait reprendre cette ambition de démocratisation culturelle qui jusqu’à présent avait été marquée par un échec cuisant. Autrement dit, tout ce qui avait précédé ce nouveau passage de l’ombre à la lumière qu’est l’accession au pouvoir de Nicolas Sarkozy, non seulement signifie qu’il ne s’est rien passé mais en plus signifie qu’on remet le même disque sur la platine. Et si c’était un disque trop usé ? Si c’était un logiciel qui ne fonctionnait plus ?

 

Encore une remarque avant de conclure. Cette remarque vous concerne directement en tant que professionnels de l’action culturelle : les constats statistiques dont on nous rebat les oreilles suggèrent que l’investissement culturel, les budgets, les créations d’institutions, d’équipements, de postes, etc. ne bénéficient qu’à une petite fraction de nos concitoyens : c’est là-dessus que se fonde en général la critique des politiques culturelles et en particulier le récent rappel à l’ordre de la Ministre de la culture. Ces statistiques sont fondées sur des outils de mesure qui ne mesurent que ce qu’ils mesurent comme tout outil de mesure !

 

Je voudrais citer pour alimenter la polémique ce qu’écrit Olivier Donnat, qui est le grand responsable des études du Département des études et de la prospective, sur les pratiques culturelles des Français. Ces études sont réalisées à peu près tous les cinq ans et donnent, à peu près tous les cinq ans, le même constat qui pourrait sembler désespérant. Dans un commentaire critique de ses propres travaux, Olivier Donnat dit ceci :

« Ces études sont capables de rendre compte des activités culturelles d’un pays tout entier, mais elles sont trop « frustes » pour entrer dans le détail et restituer les évolutions culturelles des univers culturels trop restreints ou des disparités régionales. […] Tout ce qui est réaction prometteuse, brèche à travers les inerties et les innovations porteuses d’avenir, et qui est peut-être le plus important pour imaginer les politiques de culture, s’écoule sans laisser de trace à travers les grosses mailles de ce type d’enquête. […] Si telle ville de banlieue a pu former cent cinquante musiciens professionnels en quinze ans dans son conservatoire grâce aux subventions publiques, rien n’apparaît dans nos résultats, pas plus que les cinquante ouvriers qui sont devenus clients réguliers de la bibliothèque municipale. […] Ces cent cinquante musiciens nouveaux issus d’origine modeste, ces 50 ouvriers devenus lecteurs sont pourtant des témoins importants par rapport à ce que peut faire une politique de démocratisation culturelle. »


 

Autrement dit, il y a un niveau de débat public, général, et puis il y a le niveau des actions que vous connaissez mieux que moi puisque c’est vous qui les conduisez. Il y a une espèce de drame dans la disparité entre ce niveau de manipulation des grandes masses de chiffres, des grands discours ou des grandes intentions, et le niveau des réalisations qu’on peut observer : ceci oblige effectivement à un débat. Est-ce seulement un débat entre les politiques et les acteurs, est-ce seulement un débat entre les décideurs et les professionnels au titre desquels évidemment les artistes, est-ce que ce débat public culturel doit se limiter à ce qu’il est actuellement ? Que dire de la polémique, souvent passionnante d’ailleurs, entre des professionnels qui s’irritent de voir l’Etat se désengager de ses responsabilités et qui constatent que les élus locaux ne prennent pas suffisamment le relais ? Que dire de l’émoi des acteurs du spectacle vivant devant les conditions de plus en plus difficiles de l’exercice de leurs professions ? Dans quelle mesure un tel débat doit-il concerner aussi l’ensemble des citoyens ?

Certes, nous sommes les héritiers de la Révolution Française, certes le droit à la culture est inscrit dans notre Constitution, certes nous avons depuis cinquante ans un Ministère chargé des Affaires culturelles qui se préoccupe de démocratiser la culture, mais nous vivons dans un monde où d’autres approches sont possibles, et je voudrais simplement dire pour conclure que, tout d’abord la France est signataire de la déclaration de l’Unesco sur la diversité culturelle, texte qui propose une autre entrée dans la définition de la démocratisation de la culture que l’entrée franco-française. Ce texte a le mérite de rappeler précisément que tout part de la définition anthropologique de la culture, car la diversité culturelle, c’est d’abord la diversité des cultures entendues au sens large, c’est-à-dire des milieux dans lesquels naissent les enfants dans les cultures qui les précèdent. Puis qu’un certain nombre de cités, de gouvernements locaux, de collectivités territoriales un peu partout dans le monde - il y en a un certain nombre en France - ont signé un texte qui s’appelle l’Agenda 21 pour la culture, qui est un texte dans lequel ces gouvernements locaux et ces cités locales s’engagent à inviter les citoyens à participer à l’élaboration, au suivi et l’évaluation des politiques publiques de la culture.

 

Je vous remercie de votre attention.


Télécharger, ci-dessous,le texte de l'intervention au format .pdf

1

  

 

Télécharger la contribution.

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A suivre : le débat avec le public.

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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 09:19
Création sociale et innovations culturelles #9

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Le printemps revient ?

 

Nouvelles ressources dans la rubrique Création sociale et innovations culturelles.

 


 

 

Utopies concrètes.

 

Comment décrire cet ovni du net ? A la fois manifeste, annuaire, cartographie, lieu de mise en relation, de débat et de réflexion, le site internet utopies-concretes.org est un espace de liberté en ligne autogéré.

Grâce aux outils de l’immatériel internet, les inventeurs de cette plate-forme cherchent à donner corps au phénomène des alternatives à travers quatre formats. D’abord des textes« pour composer d’autres manières de voir le monde ». Ensuite une carte, qui recense plus de 3.000 lieux en France et en Europe. Puis un réseau, qui dessine les connexions entre des milliers de sites internets de la galaxie alternative. Enfin des liens, pour nous inviter à aller voir ailleurs.

« Le but est de créer un portail, de donner une vue d’ensemble de tous ces mouvements », explique Pierre, l’un de ceux qui a eu l’idée de lancer ce site.

Le site est en constante évolution, reflétant le bouillonnement permanent des alternatives : pour chacune, une série de liens vers les articles et sites internet qui la concernent est régulièrement actualisée, constituant une sorte de journal de bord.

L’outil permet aussi aussi d’amorcer une analyse. Par exemple, le « réseau » permet de visualiser les sites internet ayant le plus de liens entre eux. Se distinguent ainsi un groupe des médias alternatifs, un autre traitant du « retour à la terre », un troisième qui rassemble le mouvement zadiste, ou encore un quatrième dessinant une galaxie des technophiles du web libre (Framasoft ou la Quadrature du net par exemple). « Mais attention, il faut affiner et prendre ces premiers résultats avec des pincettes », prévient Pierre.

Cela permet en tout cas de réaliser « qu’on est tous un peu dans la bulle de notre réseau, et que finalement on se croise peu », avance-t-il. Et ce premier point de convergence dans le monde virtuel pourrait, qui sait, en amorcer de nouveaux sur notre planète réelle.

©© Marie Astier Reporterre, le quotidien de l'écologie.


utopies-concretes.org


 

Expériences des territoires sur Mairie-Conseils.

 

"Scènes de bistrots" pour développer l'animation culturelle en milieu rural (Paca)

 

La régie culturelle régionale, opérateur de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, a lancé "Scènes de bistrots" avec la Fédération nationale des bistrots de pays. L’opération consiste à programmer 20 dates de spectacles par an dans des communes de moins de 2.000 habitants. Elle sera reconduite en 2015, après l’année test de 2013 et la réussite de 2014.

La région Provence-Alpes-Côte d’Azur, (4,8 millions d’habitants, 6 départements) se targue d’une vie culturelle intense dans le sud de l’axe rhodanien et sur la côte méditerranéenne. En revanche l’arrière-pays et les territoires alpins, zones moins densément peuplées, sont éloignées des grands événements. "L’une des missions de la régie culturelle régionale consiste justement à faire circuler des spectacles hors des grands pôles urbains", explique la chargée de mission à la régie culturelle régionale, Juliette Streitwieser.

 

LIRE LA SUITE

 

 

Des expériences comme celle là, il y en a plein sur le site Mairies-Conseils, dans la rubrique Culture-Loisirs-Education

 

 

 

 

Voir aussi Bouquet d'expériences sur TIC, bibliothèques et médiathèques

 

 

 

 

 

 
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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 10:08
La barbarie au pluriel.

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Il serait vain de se détourner du passé pour ne penser qu’à l’avenir. C’est une illusion dangereuse de croire qu’il y ait même là une possibilité. L’opposition entre l’avenir et le passé est absurde. L’avenir ne nous apporte rien, ne nous donne rien ; c’est nous qui pour le construire devons tout lui donner, lui donner notre vie elle-même. Mais pour donner il faut posséder, et nous ne possédons d’autre vie, d’autre sève, que les trésors hérités du passé et digérés, assimilés, recréés par nous. De tous les besoins de l’âme humaine, il n’y en a pas de plus vital que le passé.

 

L’amour du passé n’a rien à voir avec une orientation politique réactionnaire. Comme toutes les activités humaines, la révolution puise toute sa sève dans une tradition. Marx l’a si bien senti qu’il a tenu à faire remonter cette tradition aux âges les plus lointains en faisant de la lutte des classes l’unique principe d’explication historique. Au début de ce siècle encore, peu de choses en Europe étaient plus près du Moyen Âge que le syndicalisme français, unique reflet chez nous de l’esprit des corporations. Les faibles restes de ce syndicalisme sont au nombre des étincelles sur lesquelles il est le plus urgent de souffler.

 

Depuis plusieurs siècles, les hommes de race blanche ont détruit du passé partout, stupidement, aveuglément, chez eux et hors de chez eux. Si à certains égards il y a eu néanmoins progrès véritable au cours de cette période, ce n’est pas à cause de cette rage, mais malgré elle, sous l’impulsion du peu de passé demeuré vivant.

Le passé détruit ne revient jamais plus. La destruction du passé est peut-être le plus grand crime. Aujourd’hui, la conservation du peu qui reste devrait devenir presque une idée fixe. Il faut arrêter le déracinement terrible que produisent toujours les méthodes coloniales des Européens, même sous leurs formes les moins cruelles. 


 

Simone Weil, L’Enracinent (1943)

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La barbarie au pluriel.

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« J’ai essayé de passer ma vie à comprendre pourquoi la haute culture n’a pas pu enrayer la barbarie, pourquoi elle en a été souvent l’alliée, le décor, le choeur au sens du choeur d’une tragédie grecque. »

George Steiner
Ce qui me hante, entretien avec G. Steiner,

Antoine Spire, Editions Bord de l’eau, 1999.

Façonner la sensibilité et l’intellect entraîne naturellement l’individu et, par conséquent, la société dans laquelle il s’insère, à adopter une conduite rationnelle et bénéfique. Qu’il revienne à l’éducation d’assurer le progrès moral et politique, tel était bien le dogme laïc : l’instruction publique par l’entremise des lycées, bibliothèques municipales et cours du soir se substituait aux illuminations intérieures, aux élans vers la perfection morale, jusque là sanctionnés, pour une poignée d’élus, par la religion. .... Là ou florissait la culture, la barbarie était par définition un cauchemar du passé.

(…)

Nous savons maintenant qu’il n’en était pas ainsi… Nous comprenons maintenant que les sommets de l’hystérie collective et de la sauvagerie peuvent aller de pair avec le maintien et même le renforcement des institutions, de l’appareil et de l’éthique de la haute culture. En d’autres termes, les bibliothèques, musées, théâtres universités et centres de recherche, qui perpétuent la vie des humanités et de la science, peuvent très bien prospérer à l’ombre des camps de concentration …. Nous savons aussi – et cette fois-ci les preuves sont solides, bien que la raison s’obstine à les ignorer - que des qualités évidentes de finesse littéraire et de sens esthétique peuvent voisiner chez le même individu, avec des attitudes barbares, délibérément sadiques. Des hommes comme Hans Franck, qui avait la haute main sur la « solution finale » en Europe de l’Est, étaient des connaisseurs exigeants, et parfois même de bons interprètes, de Bach et Mozart. On compte parmi les ronds de cuir de la torture ou de la chambre à gaz des admirateurs de Goethe ou des amoureux de Rilke.

Georges Steiner Le Chateau de Barbe bleue

Cité par Jean-Michel Lucas dans Réponse à l’article de Michel Guérin On ne cultive que les riches

 

 

 

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La barbarie au pluriel.

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Deux types de barbarie coexistent et parfois se combattent. Le premier est cette barbarie de masse aujourd’hui de Daech, hier du nazisme, du stalinisme ou du maoïsme. Cette barbarie, récurrente dans l’histoire, renaît à chaque conflit, et chaque conflit la fait renaître. On s’en offusque en 2016 en découvrant les images ou les témoignages dans l’État islamique, mais les millions de morts des camps nazis, des goulags soviétiques, de la révolution culturelle chinoise comme du génocide perpétré par les Khmers rouges rappellent, s’il en était besoin, que l’abomination barbare n’est pas propre au XXIe siècle ni à l’Islam ! Ce qui distingue la première des quatre autres qui l’ont précédée dans l’histoire, c’est simplement la racine du fanatisme religieux.

Le second type de barbarie, de plus en plus hégémonique dans la civilisation contemporaine, est celui du calcul et du chiffre. Non seulement tout est calcul et chiffre (profit, bénéfices, PIB, croissance, chômage, sondages…), non seulement même les volets humains de la société sont calcul et chiffre, mais désormais tout ce qui est économie est circonscrit au calcul et au chiffre. Au point que tous les maux de la société semblent avoir pour origine l’économique, comme c’est la conviction du ministre de l’Économie Emmanuel Macron. Cette vision unilatérale et réductrice favorise la tyrannie du profit, de la spéculation internationale, de la concurrence sauvage. Au nom de la compétitivité, tous les coups sont permis et même encouragés ou exigés, jusqu’à instaurer des organisations du travail déshumanisantes comme en atteste le phénomène exponentiel de burn-out. Déshumanisantes, mais aussi contre efficientes à l’heure où la rentabilité des entreprises est davantage conditionnée à la qualité de l’immatériel (coopération, prise d’initiatives, sens de la responsabilité, créativité, hybridation des services et des métiers, intégration, management, etc.) qu’à la quantité du matériel (ratios financiers, fonds propres, cours de bourse, etc.). Ainsi la compétitivité est sa propre ennemie. Cette situation est liée au refus d’aborder les réalités du monde, de la société, et de l’individu dans leur complexité.

Edgar Morin : « Le temps est venu de changer de civilisation »

© : Denis Lafay | La Tribune


 

 
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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 10:49
Pratiques culturelles : rock' n'roll à La Courneuve.

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Good bye Lenine, Pif gadget et Georges Marchais.

 

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, le positionnement franco- et soviéto-centré du PCF l’amène à s’opposer à l’importation d’objets culturels américains comme le Coca-Cola ou la bande-dessinée. Également d’origine américaine, le rock’n’roll ne subira pas le même traitement. Dès 1963, le bureau politique du Parti crée un magazine pour jeunes qui se veut le pendant communiste de Salut Les Copains et qui traite donc des chanteurs yé-yé. Cette même année, le groupe français de rock’n’roll Les Chaussettes Noires se produit à la Fête de l’Humanité. À partir de 1970, des groupes anglais (Pink Floyd, Who) ou américains (Chuck Berry, Jerry Lee Lewis) y jouent également. À travers des articles du journal L’Humanité, il s’agira d’étudier les usages du rock et de la pop music par le PCF à l’occasion des concerts organisés à la Fête de L’Humanité de 1970 à 1973. La présence du rock à une manifestation communiste relève d’une stratégie politico-culturelle du Parti et les journalistes de L’Humanité travaillent à concilier l’origine américaine du rock et leur anti-américanisme. L’article donnera l’occasion de poser la question des enjeux politiques et nationaux des circulations culturelles.

 

Résumé de l'article Coco & rock à la Fête de l’Humanité 
Usage politique de la musique rock et pop

 

Matthias Glenn, « Coco & rock à la Fête de l’Humanité. Usage politique de la musique rock et pop »

dans Musique, Pouvoirs, Politiques, Philippe Gonin et Philippe Poirrier [dir.], Territoires contemporains - nouvelle série [en ligne], 05 février 2016, n°  6, disponible sur : http://tristan.u-bourgogne.fr/CGC/prodscientifique/TC.html.
Auteur : Matthias Glenn.
Droits : © Tous droits réservés - Ce texte ne doit pas être reproduit (sauf pour usage strictement privé), traduit ou diffusé. Le principe de la courte citation doit être respecté. 
ISSN : 1961-9944

 

 

Voir le sommaire complet de ce numéro

 

dont ;

 

La musique et l’aménagement culturel de la métropole parisienne : entre démocratisation et compétitivité des territoires
Camille Rouchi (Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne)

 

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 09:30

Advienne que pourra, je creuse mon sillon.

 

Dans mes précédentes notes, suite au "moment historique" qui s’est produit le 20 janvier dernier à Nantes, je me suis posé la question : de quoi, au juste, sommes-nous contemporains ?,  en m’appuyant largement sur l’ouvrage de Pierre Dumayet Autobiographie d’un lecteur.

 

Continuons donc le questionnement qu’il proposait :

"À quelle époque commence pour vous le film dans lequel nous vivons aujourd'hui ? Quand est-ce que ça commence, le contemporain ? Même si on ne sait pas décrire toutes ses caractéristiques, toutes ses richesses, toutes ses diversités, on peut essayer de fixer des repères". 

Ou, pour le demander en d'autres termes : C'est quoi l'esprit du temps ? 

Extraordinaire dialogue entre lui, Dumayet, le grand médiateur d'une l'époque où la télévision était enconte un instrument d'émancipation culturelle, et Edgar Morin (en jeune premier, cuir, lunettes sombres, look à la Jean-Pierre Melville) : les prémices - nous sommes en 1962 !!! - d’une analyse des rapports complexes entre la "démocratisation culturelle"; les "industries culturelles" et les pratiques induites par cette "culture de masse" qui continue de caractériser le temps présent.

Bonne rétrospective.

Et, promis, sans tarder, je reviens sur la question des pratiques culturelles de nos contemporains ?

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 09:45

Retour sur quelques unes des notes publiées sur La Cité des sens en 2015.

 

Comme ce dernier retour en arrière (publié pour la première fois le 9 novembre 2015 sous le titre Le fantôme de la rue de Valois), elles sont pour l'essentiel liées à ma participation aux travaux de l' Institut de coopération pour la culture et du Comité d'histoire du ministère de la culture et de la communication.

 

Bonne lecture

9 novembre 2015

Le fantôme de la rue de Valois

Dans l’exposition organisée pour le cinquantenaire de l’assassinat de Jean Zay, sont montrés, et dans le catalogue, reproduits, deux documents de la main de Jean Zay. Le premier est un tableau sur trois colonnes qui s’intitule « Ministère de la vie culturelle », et qui en propose une organisation, le second est un schéma fléché qui porte en titre : « Organisation de l’enseignement ».

Culture et expression nationale

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L’OCM (Organisation civile et militaire) est un des grands mouvements de résistance de la zone occupée ; elle publie peu de presse clandestine, mais quatre volumes de Cahiers, de petit format (12,5 x 16 cm), consacrés à des études sur les réformes à mettre en oeuvre à la Libération. (...)

Dans l’exposition organisée pour le cinquantenaire de l’assassinat de Jean Zay, sont montrés, et dans le catalogue, reproduits, deux documents de la main de Jean Zay. Le premier est un tableau sur trois colonnes qui s’intitule « Ministère de la vie culturelle », et qui en propose une organisation, le second est un schéma fléché qui porte en titre : « Organisation de l’enseignement ».

 

Culture et expression nationale

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Ces deux documents viennent des archives de la famille de Jean Zay. Or ils se trouvent imprimés dans le cahier clandestin de l’OCM. C’est évident instantanément pour le premier document, car ce que publie le Cahier de l’OCM, aux pages 153 et 154, est une simple composition typographique du tableau de Jean Zay. Qui plus est, à côté de l’original manuscrit de ce tableau, figure, sur une autre feuille accolée, ce qui apparaît comme le sommaire d’un texte, disposé en une colonne. La colonne est divisée en deux parties ; la première est intitulée « EN » (pour Éducation nationale, on s’en doute), elle est subdivisée en 14 sous-parties ; la deuxième partie s’intitule « Expression nat », et comprend 11 sous-parties. Le tout est suivi de l’annonce de deux documents.

Or ceci est, exactement, à la numérotation près, le plan du Cahier de l’OCM. Les seules variations concernent des majuscules en plus ou en moins. Ce plan ne figure d’ailleurs pas dans le Cahier clandestin qui se contente d’un sommaire bien plus bref. Pour le second document exposé (le schéma fléché), mon exemplaire des Cahiers clandestins étant incomplet, il m’a fallu consulter celui d’un des survivants ; il y apparaît que le schéma, encarté dans la publication résistante à la page 152 bis, a le même titre que le dessin de Jean Zay, que c’en est clairement une frappe à la machine.

Catherine Zay m’a montré une série de trois feuillets pliés, écrits de la main de son père, et qui concernent la politique de l’enseignement. Le premier est un résumé des instructions ministérielles de l’année scolaire 1937-1938, le second un plan de travail utilisé pour la rédaction des passages de Souvenirs et solitude consacrés aux questions de la politique éducative. Mais le troisième, donc écrit de la main de Jean Zay, est l’ossature de la première partie du Cahier de l’OCM, celle qui s’intitule « Les bases de la réforme de l’enseignement ».

Par ossature, j’entends un plan développé. La numérotation et le vocabulaire coïncident à nouveau totalement (exemple clair : la comparaison du début de cette note – document 3 – avec les pages 22 et 23 du Cahier clandestins.

Si l’on peut envisager, à la limite, que l’organigramme du grand ministère ou le schéma fléché soient des héritages communs d’une même expérience ministérielle, entraînant par une coïncidence bien extraordinaire des projets communs à Jean Zay et aux rédacteurs clandestins, par contre, on ne voit pas comment les similitudes de rédaction et de plan peuvent s’expliquer autrement que par un travail commun.

L’hypothèse que Jean Zay est coauteur de cette étude de l’OCM paraît donc fondée. Il semble que l’on puisse affirmer, en distinguant parmi les documents utilisés :
– qu’il a participé à l’établissement du plan du Cahier, peutêtre effectivement comme consultant, à qui on demanderait ensuite une contribution sur des points précis ;
– qu’il est au minimum l’inspirateur, mais plutôt le rédacteur, de l’organigramme du grand ministère ;
– qu’il est le rédacteur du schéma fléché et de la première sous-partie du cahier, intitulée « Les bases de la réforme de l’enseignement ». Cela revient bien à considérer Jean Zay comme un coauteur, à qui le groupe qui entreprend la rédaction de ce Cahier de l’OCM, aurait demandé de prendre en charge les parties les plus synthétiques (schéma, organigramme et réflexions de base), pendant que les développements seraient rédigés par d’autres.

(...)

Au terme de cette étude, il semble établi que Jean Zay, depuis sa prison de Riom, a été au minimum un contributeur, mais plutôt un coauteur d’un texte publié clandestinement par un important mouvement de résistance, en septembre 1942. Le silence de la mémoire résistante contraste cruellement avec l’éclat dans lequel Vichy et les collaborateurs ont voulu faire un exemple de mise en cause de la République.Au fond, on peut se demander si, même pour ses amis, Jean Zay n’a pas été en permanence embarrassant. Pour Vichy qui l’a condamné à la déportation et le garde à Riom. Pour des résistants clandestins en recherche de renouvellement : ceux d’entre eux qui savent que Jean Zay partage leur choix ont tendance à se taire, provisoirement, sans doute. Pour les Français libérés, hâtés de retrouver leurs clivages préférés. Quelle plus grande injustice peut-on imaginer, pour celui qui s’est révélé, comme le dit l’introducteur de Souvenirs et solitude : « Par-delà le jeune et brillant ministre… un républicain et un homme de culture, un humaniste assurément. Mais encore ? » Mais encore : un résistant.

Verny Benoît,« Chapitre 13. Jean Zay et la Résistance », in Antoine Prost , Jean Zay et la gauche du radicalisme, Presses de Sciences Po (P.F.N.S.P.) « Académique », 2003 p. 209-224.

Source

 

 

Pour ceux qui ne désepèrent pas de voir les politiques publiques de la culture sortir des routines artistico-technocratiques, rappelons aussi un passé plus récent que l'époque de Jean Zay

 

MINISTÈRE DE LA CULTURE. ORGANISATION

Décret n° 82-394 du 10 mai 1982


 

Article premier.-Le ministère chargé de la culture a pour mission : de permettre à tous les Français de cultiver leur capacité d'inventer et de créer, d'exprimer librement leurs talents et de recevoir la formation artistique de leur choix ; de préserver le patrimoine culturel national, régional ou des divers groupes sociaux pour le profit commun de la collectivité tout entière ; de favoriser la création des œuvres de l'art et de l'esprit et de leur donner la plus vaste audience ; de contribuer au rayonnement de la culture et de l'art français dans le libre dialogue des cultures du monde.


 

Voir aussi sur La Cité des sens

Histoire, culture et politique

C'est en prison que l'on comprend Proust.

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  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
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