Rois et Reine
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Trop souvent les rapports commandés par les autorités politiques ou administratives restent sans suites concrètes. Fort heureusement, tel n'est pas le cas de celui de Reine Prat, - Pour l'égal accès des femmes et des hommes aux postes de responsabilité, aux lieux de décision, à la maîtrise de la représentation si l'on en croit la relation que propose Mathieu Potte-Bonneville (sur le site MediaPart) de certaines interventions à la fois postiches et féministes lors du forum « Vive le Culture », organisé par le quotidien Libération, le week-end dernier.
Le groupe d'action féministe "la Barbe", dont j'ai déjà parlé ici, a frappé de nouveau, au coeur du forum Libération consacré à la culture. Récit, par les intéressées.
Samedi 14 juin 2008 au Théâtre des Amandiers, les femmes à barbe crèvent le plancher : surgissant à trois reprises derrière les orateurs de ce forum censé « révolutionner la Culture », les féministes du groupe La Barbe ont témoigné leur admiration aux grands hommes de la Scène Culturelle Française, réunis ce jour-là au théâtre des Amandiers.
Le matin elles bondissaient barbues derrière Jacques Ralite et Jérôme Deschamps, au beau milieu d’un débat animé par Jean-Louis Martinelli, le directeur du théatre, intitulé « Savez-vous évaluer le spectacle vivant », pour dénoncer les chiffres clefs du sexisme de ce secteur. Les extraits du rapport dit "Reine Prat"- mandaté par le Ministère de la Culture dans le cadre de la Mission Egalités – sont accablants : LA BARBE félicite les organisateurs de ce "Forum de la culture", soucieux de faire "émerger des pistes d'avenir" - qui ont veillé à ne convier que 12 femmes sur les 88 intervenants.
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CIBLES EMOUVANTES.
J'évoquais hier l'étrange formule du nouvau DMDTS (rapportée sur le site de l'lRMA):
Georges-François Hirsch préfère prendre son temps, considérant que les entretiens de Valois sont "une fenêtre de tir qui ne se représentera pas dans les 20 ans qui viennent".
Qui donc se trouverait dans la ligne de mire de la fenêtre de tir?
Sous le titre Qui veut la peau du spectacle vivant? Rue 89 apportait hier quelques éléments de réponse.
La logique paraît étrange. Dans sa lettre de mission à Christine Albanel, cet été, Nicolas Sarkozy blâmait "l’échec du projet de démocratisation culturelle" de ses prédécesseurs. Or quelques semaines plus tard, à la rentrée, sa ministre annonçait une baisse sans précédent des moyens destinés à ce même projet: moins 14 millions d’euros pour 2008… Quel bilan pour la nouvelle politique culturelle du gouvernement? Autre paradoxe, cette perte touche d’abord les activités qui, non rentables par nature, ne peuvent se passer d’aides: ateliers, rencontres ou manifestations artistiques en zone rurale, dans les quartiers, auprès des jeunes… Ainsi, la dotation des "actions en faveur de l’accès à la culture" a chuté de 68 à 56 millions d’euros. Cette ligne budgétaire ainsi allégée de 20% était pourtant censée couvrir deux programmes qui viennent d’être fusionnés: l’action "en faveur des publics", et le soutien aux "politiques territoriales". "Comme s’il suffisait de mélanger des lignes comptables pour camoufler les baisses", soupire la conseillère "danse" d’une Direction régionale pour l’action culturelle (DRAC). De fait, les DRAC ont perdu cette année plus d’un tiers de leurs pouvoirs d’"action en faveur de l’accès à la culture". Autant dire qu’il a fallu "simplifier" bien des projets.
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