Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 08:40
La chose artistique #12

¤

Je tente d'articuler quelques propositions sur ce que je nomme "la chose artistique" à savoir la place faite à l’artistique (et aux artistes) dans les discours et les pratiques sociales contemporaines, en m’intéressant aux situations concrètes, simples voire banales que produit l’habitus des acteurs du "monde culturel".
Il s'agit décrire cette chose en la libérant de l’aura exorbitante qui l’entoure surtout auprès de tous ceux qui, sans être artistes eux-mêmes, vivent dans son obscure et mystique clarté (politiques, fonctionnaires, directeurs d’institutions, journalistes, etc.).
Avec le souci d’être profondément superficiel, c'est à dire d’interroger la surface des propos et des gestes de telle sorte que les observations rebondissent sur le questionnement lui-même en produisant une altération de la réflexion, une incertitude quant à ce que nous croyons penser par nous-mêmes au travers des catégories mentales, sociales, esthétiques, politiques qui organisent l'ordinaire et le commentaire quotidien de ce qu'il est convenu de considérer comme « la réalité ».

Jean-Claude Pompougnac

Deux textes de statuts assez différents sur ces questions (et je laisse le soin au lecteur d'établir quelle relation existe ou non entre les deux...)

Le premier est un extrait d'une note du philosophe et dramaturge (mais si... ça existe)

Jean-Louis Sagot-Duvouroux intitulée

REFONDER LES POLITIQUES CULTURELLES PUBLIQUES, et qui commence ainsi :

Une grosse fatigue s’est abattue sur l’appareil culturel public français, si prometteur à ses débuts, si abondant. Par quelle alchimie un système pensé et financé pour répandre les joies de l’esprit dans toutes les classes de la société s’éloigne-t-il si opiniâtrement de son objectif originel ? A moins qu’il soit devenu récif et que l’histoire, les histoires s’en soient allées ailleurs. Des politiques culturelles accordées aux mondes qui naissent ? Des outils propices à la rencontre des imaginaires plutôt qu’à la célébration nostalgique du vieil art ? Les réseaux remplaçant les podiums ? Le bouleversement est souhaitable. Le naufrage est possible.  

La refondation des politiques culturelles publiques est confrontée à deux enjeux majeurs.  

1 – L’agonie du cycle historique de la modernité occidentale.

2 – L’héritage d’un appareil culturel d’Etat construit dans et pour ce cycle agonisant.

 Elle nécessite une claire remise à plat des institutions et du projet.

 

L'extrait qui concerne la chose artistique

Fétichisation

Peu à peu, l’histoire unique a produit une représentation fétichisée des œuvres, considérées comme portant en elles-mêmes leur valeur, indépendamment de la nature des événements sociaux qu’elles provoquent et sans lesquels, pourtant, elles ne sont que « de la merde », pour reprendre une figure psychanalytique de l’argent. Un tableau de maître dans un coffre-fort n’est rien, sinon une « valeur » financière au même titre qu’une action dans une marque de choucroute ou un détournement de fonds (de fond ?), c’est-à-dire « de la merde ». Cette sacralisation des œuvres s’est accompagnée d’une sacerdotalisation des artistes, ordonnés médiateurs de l’inspiration sacrée. Cette évolution a largement dispensé les politiques publiques de se porter sur la nature des événements sociaux qui se nouent autour des œuvres. Abandonnés à la supposée magie de l’art, beaucoup d’événements où l’art se produit sont peu à peu colonisés par un public prédestiné, beaux esprits disposant des clefs de l’autoréférencement (vieux), à l’aise dans les lignées artistiques de l’histoire unique (Blancs), aptes à s’acquitter des tarifs « normaux » censés « valoriser » les œuvres (aisés). De la catégorie « Optima », la plus cossue, en descendant jusqu’à la 5e catégorie, les places de l’Opéra de Paris sont proposées pour des prix situés au dessus des 100€. Au Festival d’Avignon, le tarif « normal » pour une représentation à la cour d’honneur est de 38€. L’opéra et le festival sont pour une part très majoritaire financés par la subvention, c’est-à-dire par le contribuable. Fabriques de la classe dominante au frais de la nation.

En savoir plus.

 

 

 

 

Le second est une mise au poing publiée sur Facebook par la directrice d'un CDN (mais si... ça existe!)

 

Paraîtrait que certains messieurs se plaignent de "la politique de programmation" du CDN de Montluçon. Paraîtrait que la terrible féministe que je suis appliquerait une politique sexiste anti-mecs dans ses choix artistiques, privant ainsi grand nombre de nos talentueux metteurs en scène dotés d'une paire de bijoux de famille de la possibilité de bénéficier de l'accès à une scène de l'institution française, et ce à cause qu'ils en auraient (des bijoux). Et ils auraient bien raison de s'en plaindre si c'était vrai, car quelle injustice ce serait de les voir victimes à leur tour de ce que nous n'avons pas cessé de dénoncer : une sélection par le sexe.

Mais, hélas pour ces justiciers du sexisme inversé, il n'en est rien. J'aimerais avoir eu ce courage radical de décider de n'inviter que des artistes femmes à venir partager la scène des Ilets. Ce ne serait que justice et qu'une goutte d'eau dans l'océan de discrimination et de dépréciation dont elles sont la cible dans notre beau milieu aux grands idéaux démocratiques et égalitaires. Et j'avoue que je porte une attention particulière à la création des artistes femmes (parce que je les trouve souvent (pas "toujours") bien plus inattendues dans leurs choix, aigues dans leurs points de vue, bien moins timorées, moins paresseuses aussi sur les formes, plus habituées aux chemins de traverse, loin des autoroutes esthétiques ou du politiquement correct, que nombre de nos collègues masculins, mais ce sont des questions d'éducation et de déterminisme, les pauvres n'y peuvent rien). J'avoue aussi, et ce n'est pas contradictoire (faudrait voir à arrêter avec la simplification binaire cf. Bourdieu dans "La domination masculine"), que j'aime tout autant bon nombre d'artistes masculins. Je les aime, comme j'aime bon nombre d'artistes féminins : non parce qu'ils-elles sont masculins ou féminins, mais parce qu'ils-elles sont artistes, du moins à mes yeux (et tout ceci, faudrait se le rappeler, est terriblement subjectif et misérablement humain).

J'ai donc invité des artistes (auteurs, autrices, créateurs de scène et créatrices de scène), à partager la scène, les moyens et l'aventure du Théâtre des Ilets durant les trois années à venir. Cette constellation d'artistes est constituée à parts égales, je crois, ou à peu près, de femmes et d'hommes. Il doit bien y avoir aussi des artistes issus de la ... "diversité"? (Si tant est que j'arrive à comprendre ce que c'est que cette notion de "diversité", et qu'est-ce qui te définit "divers"? Et quelques questions me taraudent, comme par exemple : A partir de combien de générations on n'est plus issus de la diversité? On parle de "diverses" nuances de pigmentation? ou de "diversité" sociale? culturelle? religieuse? On parle de quoi au juste?)

OK. Je digresse. Mais pas tant en fait.
Bon. Bref. Tout ça commence à me courir sur le haricot. Et la course aux bons points du politiquement correct commence à me les brouter menu (mes non-bijoux de famille). Appeler à stopper et combattre les attitudes sexistes et racistes (disons les mots) de notre joli milieu sont des nécessités.

Mais cela vient agiter un problème de fond bien plus vaste qui est le problème de l'entre-soi bien pensant de "nos maisons", nos représentations de la démocratie, nos réseaux et réseautages et nos notions de l'égalité.

Faudrait aussi s'attaquer à la façon dont on traite dans notre beau milieu toutes celles et ceux qui n'en ont pas les codes (sociaux et culturels), qui ne partagent pas les référents bien pensants de la CULture, que ce soit parmi les "publics" ou parmi les artistes. Plutôt que de traiter chaque problème séparément en en faisant des concours de bijoux de famille.
Donc pour terminer ce post trop long, que les choses soient claires une bonne fois pour tous les aigris et les emmerdeurs :
Je ne fais pas de "programmation" au CDN de Montluçon.

Un CDN n'est pas une machine à laver. Je partage un lieu de création avec une constellation d'artistes qui toutes et tous font de la "création" c'est-à-dire travaillent à partir et sur des écritures contemporaines "inédites" et donc des créations "originales" (puisqu'il faut tenter ici de redonner son sens de base à ce terme en insistant lourdement). C'est le principe de base. Ça s'appelle un axe artistique. Et ça limite déjà pas mal. Cette constellation est composée d'artistes autour desquels les trois prochaines saisons à venir sont dessinées presque exclusivement : Céline DelbecqJean-Michel Rabeux,Lucienne Agnel (Pascale Henry qui a toujours son petit nom de FB),Frédéric FerrerMarion AubertMohamed Rouabhi, Pauline Peyrade, Gilles GranouilletAmélie Poirier, Collectif Invivo (Julien DubucChloe Dumas, Samuel Sérandour), Jacques DescordeNadège Prugnard, Koffi Kwahulé, Catherine Lenoble, Pierre MeunierAurore EvainSOlenn Denis, Rémi De Vos.

Et je n'indique ici que celles et ceux qui vont être accompagné-e-s directement en création ou écriture. 
Les messieurs énervés montés sur leurs ergots comprendront que vu le nombre des artistes pré-cités, ça limite drastiquement l'accueil d'autres artistes. C'est un choix. Qu'accompagner un-e artiste c'est accompagner un parcours, ce n'est pas juste balancer une coprod sur un spectacle comme on mise au tiercé. Et ça permet d'avoir le temps de la rencontre, de l'échange avec les gens sur un territoire. Et puis j'aime bien prendre le temps de partager des choses avec des gens qui ont un bon esprit de camaraderie et qui sont des artistes engagés. Ça change de pas mal de têtes de cons de ce milieu. 
Alors oui, ok, j'ai décidé, de façon très arbitraire et injuste, que hors les artistes de cette constellation, le très peu d'artistes en plus que le Théâtre des Ilets pourrait accueillir seraient des artistes femmes. Il va rester, quoi,1 ou 2 possibilités d'accueil par an, grand maximum... (on fait le compte de ce que ça représente dans les statistiques du paysage théâtral français?). 
Ah oui il y aussi les journées du matrimoine où on va programmer 1 ou 2 pièces écrites par des autrices du passé. Mais là désolée, je n'y suis pour rien si c'est pratiquement que des femmes qui s'intéressent à ces autrices oubliées et mettent en scène leurs textes. Et il me semble que côté Patrimoine on est servi sur les scènes françaises, non? ou on va m'accuser de faire là aussi de l'infâme discrimination sexiste?. 
Résultat des courses : la saison prochaine est répartie à peu près à égalité entre auteurs et autrices,créateurs-créatrices de scène, avec un léger + pour les femmes. Promis, la saison prochaine on sortira nos calculettes pour atteindre le fifty parfait. 
Quand ça bascule légèrement dans ce sens, apparemment ça ne passe pas. 
Bizarre que quand ça bascule dans l'autre sens (c'est à dire presque toujours, et souvent très lourdement) ça ne se remarque même pas.

 

Du même auteur...

 

Rappels

 

La chose artistique (un)

Au séminaire, il est une façon de manger un œuf à la coque qui annonce les progrès faits dans la vie dévote.

(Stendhal)

 

La chose artistique (deux)

Aujourd’hui que des créateurs proclament que l’art est partout, que le moindre déchet urbain est un objet de l’art, quand les philosophes voient (après Valéry) l’art dans le savoir, lorsque savoir et argent envahissent l’art, où est l’« artiste » ?

Les réponses sont nombreuses, contradictoires, toutes contestables. Les suggestions les plus justes sont peut-être celles qui viennent des artistes eux-mêmes, tel ce projet de l’architecte Robert Filliou pour les toilettes du musée d’Etat de Müchengladbach (1969), qui réjouira sans doute les lacaniens par les trois portes déplaçant la barre du signifiant » : men, women, artists.

(Alain Rey)

 

La chose artistique (trois)

Le bouclier est à la mode en ce début d’été pourri, vous n’avez pas remarqué?

Après le bouclier fiscal (pour les riches) et le bouclier sanitaire (pour les pauvres), voici le bouclier artistique(pour tout le monde).

 

La chose artistique (quatre)

Depuis quelques temps, j'ai remarqué l'apparition de plus en plus fréquente dans les annonces immobilières d'un intrigant "Idéal artiste". Par exemple :

« Belleville. Loft en duplex 100m² dans allée privée. Rez-de-chaussée de 57m² espace ouvert avec cuisine us. Au 1er étage, 43m² avec salle d'eau et wc séparés. Lumineux et calme. Idéal artiste. 500 000 euros. » Bon, il s'agit a priori plutôt d'artistes riches et puis aussi calmes (artistes retraités ?).

(Gaël Bouron)

 

La chose artistique (cinq)

On était habitué à une distinction assez claire entre la culture haute et la « pop culture ».La culture haute, c’était et c’est parfois encore la culture reconnue, celle des musées, des opéras, des œuvres classiques. C’est une culture élaborée par des professionnels spécialisés et reconnus ; c’est une culture réservée à un petit nombre par son coût, par sa rareté, par la difficulté de l’initiation qu’elle demande. C’est enfin une culture référencée dans des cadres comme l’histoire des arts, le savoir et l’expertise des connaisseurs.

(Yves Michaud)

 

La chose artistique et le spectacle vivant

Avec la liberté, partout où règne l’affluence, le bien-être y règne aussi. Plantez au milieu d’une place un piquet couronné de fleurs, rassemblez-y le peuple, et vous aurez une fête. Faites mieux encore : donnez les spectateurs en spectacle ; rendez-les acteurs eux-mêmes ; faites que chacun se voie et s’aime dans les autres, afin que tous en soient mieux unis.

(Jean-Jacques Rousseau)

 

Veni creator (la chose artistique – suite)

C'est pourquoi plus l'artiste est conscient du «don» qu'il possède, plus il est incité à se regarder lui-même, ainsi que tout le créé, avec des yeux capables de contempler et de remercier, en élevant vers Dieu son hymne de louange. C'est seulement ainsi qu'il peut se comprendre lui-même en profondeur, et comprendre sa vocation et sa mission.

Lettre du Pape Jean-Paul II aux artistes (1999).

 

 Travail et création artistique

 

Entretien avec Pierre-Michel Menger

 

Le spectacle de l'intermittence.

 

Christian Salmon, Jean-Louis Fabiani, Emmanuel Ethis, Damien Malinas, Pierre-Michel Menger


La chose artistique (onze)

Nathalie Heinich et Pierre-Michel Menger


 

 


 

Votre blog a donné lieu à une création de notice bibliographique dans le catalogue de la Bibliothèque nationale de France.

Il lui a été attribué un numéro international normalisé

ISSN : 2270-3586

Type : document électronique, publication en série
Auteur(s) : Pompougnac, Jean-Claude (1946-.... ). Auteur du texte
Titre clé : La Cité des sens

Titre(s) : La Cité des sens [Ressource électronique] : le blog de Jean-Claude Pompougnac
Type de ressource électronique : Données textuelles et iconographiques en ligne
Publication : [Fresnes] : [Cité des sens], 2006-

Note(s) : Blogue. - Notice rédigée d'après la consultation de la ressource, 2013-11-14
Titre provenant de l'écran-titre
Périodicité : Mise à jour en continu
Indice(s) Dewey : 020.5 (22e éd.) ; 301.094 4 (22e éd.)
ISSN et titre clé : ISSN 2270-3586 = La Cité des sens
ISSN-L 2270-3586
URL : http://cite.over-blog.com/. - Format(s) de diffusion : HTML. - Accès libre et intégral. - Consulté le 2013-11-14

Notice n° : FRBNF43711075

http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb43711075f/PUBLIC

Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs


 

Votre blog a donné lieu à une création de notice bibliographique dans le catalogue de la Bibliothèque nationale de France.

Il lui a été attribué un numéro international normalisé

ISSN : 2270-3586

Type : document électronique, publication en série
Auteur(s) : Pompougnac, Jean-Claude (1946-.... ). Auteur du texte
Titre clé : La Cité des sens

Titre(s) : La Cité des sens [Ressource électronique] : le blog de Jean-Claude Pompougnac
Type de ressource électronique : Données textuelles et iconographiques en ligne
Publication : [Fresnes] : [Cité des sens], 2006-

Note(s) : Blogue. - Notice rédigée d'après la consultation de la ressource, 2013-11-14
Titre provenant de l'écran-titre
Périodicité : Mise à jour en continu
Indice(s) Dewey : 020.5 (22e éd.) ; 301.094 4 (22e éd.)
ISSN et titre clé : ISSN 2270-3586 = La Cité des sens
ISSN-L 2270-3586
URL : http://cite.over-blog.com/. - Format(s) de diffusion : HTML. - Accès libre et intégral. - Consulté le 2013-11-14

Notice n° : FRBNF43711075

http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb43711075f/PUBLIC

Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans La chose artistique Le genre et la culture.
commenter cet article
23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 08:45

« Monde de la culture » et harcellement sexuel : rien à envier aux pires beaufs.

 

A propos d’affaires qui reviennent sur le devant de la scène et qui concernent le « monde politique », ce post de Carole Thibaut (directrice de CDN) sur Facebook. (16 mai 2016)

 

 

Non, il n'y a pas qu'en politique. On raconte, en culture, dans notre beau milieu artistique? Allez zou, je commence. Je ne donne pas de noms, pour ne pas lancer de chasse aux sorcières, et puis les dénonciations sur FB, ça pue. Mais ceux à qui il est fait allusion se reconnaitront s'ils passent par ici. Et d'autres se diront que ce ne sont peut-être pas des comportements tout à fait normaux ni de toute impunité... Donc... ....Quand à ton premier engagement professionnel d'actrice, le metteur en scène, qui a presque trois fois ton âge, alors que tu déclines poliment pour la énième fois sa proposition de l'accompagner à son hôtel, te dit : "Tu crois que je t'ai engagée pourquoi? Pour ton talent peut-être? Je ne t'ai pas engagée pour ton talent, je t'ai engagée pour ton cul" ... Quand à ta première pré-sélection pour la direction d'un Centre Dramatique National (à l'époque les short lists ne sont pas encore obligatoirement paritaires, la plupart des candidatEs étaient seules contre 3 à 5 mecs), le directeur sortant te dit : " Tu ne vas pas t'emmerder à faire le dossier, tu sais bien que tu n'as aucune chance, que tu n'e.s là que pour le quota." ...

Quand un responsable théâtre du ministère de la culture, à qui tu exposes que tu voudrais candidater à la direction d'un Centre Dramatique National, te répond : "Un Centre Dramatique National, pour l'avoir, il faut y penser tous les matins en se rasant. Ah ah ah. Je dis ça, je dis rien". ...

Quand à un autre pré-sélection à la direction d'un théâtre, un des membres du jury te dit qu'il est furieux d'avoir du écarter des artistes brillants et méritants, tout ça pour respecter des quotas ineptes de bonnes femmes. ... Quand un haut responsable politique d'une collectivité territoriale importante te coince à la fin d'une réunion en te disant "Vous êtes conventionnée par la "(collectivité territoriale importante)", vous, non? Vous êtes en renouvellement cette année, non? Venez déjeuner avec moi ce midi et vous serez re-conventionnée direct." Et qu'il te faut 10 bonnes minutes pour t'en débarrasser, tandis que les autres participants se marrent tout autour. ... Quand un directeur d'un gros théâtre te dit "Mais pourquoi vous vous obstinez à vouloir faire de la création, quand vous avez à votre portée la plus belle des créations" en te tapotant le ventre au passage d'un geste pseudo paternalisto-pervers. ...Quand, lors d'un montage dans une Scène Nationale, le régisseur général, à qui tu viens de demander de faire bouger le réglage de deux projecteurs, te dit "eh bien elle va elle-même monter à l'échelle la petite dame, et nous on va rester en bas et se régaler." (Tu es en jupe ce jour-là). Et que tous les abrutis qui l'accompagnent ricanent, et même ceux de ton équipe de l'époque, parce que tu comprends, entre mecs, on est solidaires. ... Quand, alors que tu en es à ta vingtième mise en scène, un autre gros directeur de gros théâtre te dit : "C'est mieux. C'est beaucoup mieux. Je pense que pour le prochain tu seras au point." (Nous les filles on dit souvent Merci à tous nos papas, jusque tard dans nos vies) ...Quand un comédien te traite de mal baisée parce que tu refuses de "mettre la langue" dans le baiser que tu dois échanger sur scène avec lui. ...Quand un metteur en scène te traite de pute qui s'est tapée toute la planète théâtre parce que tu décroches une coprod qui lui est passée sous le nez. ... Quand un technicien te traite de mal baisée parce que tu lui dis qu'il y a eu des problèmes de conduite ce soir et qu'il faut faire attention à l'avenir. ... Quand un artiste te traite de pute qui s'est tapée toute la planète théâtre parce que tu arrives à la direction d'un CDN. ...Quand tu les emmerdes et que tu leur redis, à tous, ici.

Retour sur une déjà ancienne note de ce blog (avril 2011)…

Dans une récente livraison, le magazine La Scène a publié un dossier « La Culture au masculin » à partir de ce même rapport de Reine Prat

 

A l’appui de l’analyse d’Anne Quentin, en encadré, un témoignage « malheureusement anonyme car il est impossible de dénoncer encore aujourd’hui les auteurs de telles pratiques qui bien entendu ne se laissent jamais aller à de tels propos publiquement ».

 

Lors d’une fête de fin de saison en Ile-de-France, réunissant directeurs de lieux, compagnies et acteurs culturels, tous un verre à la main, l’occasion de se rencontrer, de prendre des contacts, de discuter. Je me retrouve nez à nez avec le directeur d’un CDN dans lequel j’ai travaillé deux mois auparavant. On se salue. Je lui fait part de mon intention de l’appeler à la rentrée, pour prendre rendez-vous afin de lui parler de mon projet en cours (une pièce à moi que je veux monter). Il recule, gêné, me dit qu’il a beaucoup de dossiers à gérer. J’insiste un peu en lui disant que tout cela je le sais, mais que venant de travailler dans le lieu qu’il dirige (un lieu public) il me semble logique et légitime de lui demander ne serait-ce qu’un rendez-vous. La réponse arrive : "Je sais que tu as un beau cul mais je ne connais pas ton travail ». Ce qui s’est passé dans ma tête, dans mon corps, dans mon cœur à ce moment-là est difficile à décrire. Un coup de poignard. La honte aussi. Honte d’avoir été déshabillée sans l’avoir choisi, de voir mon cul, ni, posé sur la table, comme dit Genet – oui, les mots ont ce pouvoir-là, de faire exister les choses. Il y a la colère aussi et le chagrin. Je me souviens que mes mâchoires se sont serrées. J’ai répondu sèchement, une pauvre réponse raisonnable : "Eh bien justement, tu peux lire. Il y a une pièce et un dossier ? Au moins tu connaîtras mon travail ».

Choquée, je suis aussitôt allée voir les copains. Je leur raconte la scène, à chaud, de plus en plus outrée. Au-delà de ma blessure de femme, je répète : « C’est un directeur de lieu public qui parle comme cela à une artiste défendant son travail ». Les copains compatissent, sans plus. Beaucoup me disent : « ben oui, c’est bien connu dans le métier, on sait qu’il est comme ça, un peu libidineux ». Et la fête continue.

 

 

Voir aussi sur La Cité des sens, la catégorie Le genre et la culture.

 

 

 

 

 

 

 

¤

 

 

Votre blog a donné lieu à une création de notice bibliographique dans le catalogue de la Bibliothèque nationale de France.

Il lui a été attribué un numéro international normalisé

ISSN : 2270-3586

Type : document électronique, publication en série
Auteur(s) : Pompougnac, Jean-Claude (1946-.... ). Auteur du texte
Titre clé : La Cité des sens

Titre(s) : La Cité des sens [Ressource électronique] : le blog de Jean-Claude Pompougnac
Type de ressource électronique : Données textuelles et iconographiques en ligne
Publication : [Fresnes] : [Cité des sens], 2006-

Note(s) : Blogue. - Notice rédigée d'après la consultation de la ressource, 2013-11-14
Titre provenant de l'écran-titre
Périodicité : Mise à jour en continu
Indice(s) Dewey : 020.5 (22e éd.) ; 301.094 4 (22e éd.)
ISSN et titre clé : ISSN 2270-3586 = La Cité des sens
ISSN-L 2270-3586
URL : http://cite.over-blog.com/. - Format(s) de diffusion : HTML. - Accès libre et intégral. - Consulté le 2013-11-14

Notice n° : FRBNF43711075

http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb43711075f/PUBLIC

 Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Divergences Le genre et la culture.
commenter cet article
6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 09:35

Sexe et genre de la culture : production, médiation et consommation
18, 19 et 20 janvier 2017 - École normale supérieure de Lyon

 

Dans le champ de la culture entendu au sens large, de nombreux travaux ont exploré la division sexuelle du travail artistique et des professions culturelles d’une part, les dimensions genrées des publics, pratiques, réceptions et usages des œuvres, objets et contenus culturels de l’autre. Cependant,  les liens entre les deux domaines ont rarement été approfondis de manière systématique. Par ailleurs, l’intérêt renouvelé pour la médiation et les intermédiaires est rarement envisagé selon une approche genrée. Le colloque entend contribuer à combler ce manque en proposant deux journées et demie de réflexion autour de problématiques transversales à ces trois dimensions - production, médiation et consommation - dans le contexte particulier de l’omniprésence du numérique, qui a profondément redéfini les articulations de ces trois termes.

°

Argumentaire

 

Le champ culturel est un champ dont la représentation symbolique d’ensemble est plutôt « féminine », du fait des transmissions souvent matrilinéaires qui y ont cours, des valeurs qui y sont prégnantes (esthétique, collaboration, partage, etc.) ou encore du lien étroit entretenu par certains de ses pans avec l’institution scolaire, elle-même féminisée.

Dans ce cadre, les résistances au mouvement de féminisation représentent un terrain emblématique pour l’étude des mécanismes d’exclusion des femmes. Ces processus, souvent invisibles, légitiment et reproduisent les ségrégations sexuées, notamment dans l’organisation du travail et dans celle des mondes de l’art, tandis que s’observent, peut être, des « utopies du genre ».

Parmi les thèmes suggérés

1. Les temporalités du genre

Le genre se construit tout au long de la vie, mais les diverses « étapes » de sa construction n’ont pas bénéficié des mêmes attentions : la socialisation primaire a été largement étudiée, tandis que les recombinaisons adultes ont été moins travaillées, de même que les réflexions proprement longitudinales demeurent rares.

On s’intéressera en particulier aux effets de contexte, de génération, d’âge, aux trajectoires et bifurcations, aux transitions et reconversions, aux étapes et calendriers, aux notions de précocité et de retardement, de continuité et de discontinuité.

2. Socialisations et corps

La dimension du corps est étroitement articulée à la socialisation de genre : le genre est une pratique sociale qui renvoie constamment au corps sans y être jamais réduite. Elle est particulièrement centrale s’agissant du champ artistique et culturel qui le mobilise dans sa rhétorique (le geste artistique, l’incarnation de la vocation, etc.). On interrogera par exemple les notions de « féminin » et de « masculin », les transmissions, les normes et stéréotypes, les transgressions et arrangements avec la norme de genre et ses éventuelles transformations, l’articulation entre réputation et respectabilité, etc.

3. Carrières de genre

Nous souhaitons mobiliser les travaux qui se centrent sur l’analyse des configurations de genre  (vision dynamique et non statique), des « projets de genre » et des carrières de genre à l’échelle du parcours de vie individuelle. La question de la temporalité de genre est intimement liée à celle de la carrière (de professionnel, de consommateur culturel). On articulera ainsi carrières de consommateurs, d’amateurs, d’intermédiaires, de professionnels avec les carrières de conjugalité. On interrogera la notion de notoriété et ses rendements social, économique et symbolique, de même que les prises et déprises,  les notions d’éphémérité et de durabilité.

4.  Mouvements sociaux et controverses de genre

Le champ culturel est un champ qui se présente souvent et volontiers sur le plan politique comme le lieu de reconnaissance des différentes minorités de genre et sexuelles et de la contre-domination possible via l’engagement des artistes, les mouvements sociaux, les contre-cultures, etc. On interrogera les notions de mouvements collectifs et individuels, de contre-pouvoir, de domination et de (post)patriarcat.

5.  Sexualité, sexe et genre

Le genre articule étroitement corps, sexualité et social. La création artistique mobilise cette thématique de l’intime tout comme la construction de soi en consommateur : de la musique « pour danser » des jeunes qui engage le corps (le sien, celui de l’autre, et les liens entre les deux), aux œuvres érotiques en passant par le travail sur le corps réalisé par bon nombre d’artistes plasticiens, scénographes, danseurs, mais aussi par des amateurs (y compris avec un corps sexuel absent ou recomposé numériquement via les pseudos et avatars).

Ce sera l’occasion de questionner l’hétéronormativité, les mécanismes de sélection en fonction de l’orientation sexuelle, les phénomènes d’hypersexualisation  pris dans des rapports de pouvoir. On reviendra également sur la distinction entre sexe et genre, en cherchant à mieux distinguer ce qui relève du sexe, du genre, et de l’articulation entre les deux.

6. Articulation des discriminations, inégalités et violences

Les normes sont-elles plus souples dans un secteur qui se revendique comme plus « ouvert et tolérant » parce qu’artistique ? Comment les discriminations se combinent-elles dans le secteur culturel ? L’homophobie est-elle moins présente dans un champ féminisé ou bien est-elle remplacée par d’autres types de phobies moins visibles ? Certains événements culturels ponctuels (carnavals, festivals, « nuit blanche »,... ) peuvent-ils être considérés comme des « événements de genre », qui proposent des espaces de suspension de ces discriminations ? Sous cet angle, les questions du harcèlement et de la déviance pourront être mobilisées, de même que les couples race/racialisation, sexe/sexualisation. Les concepts de minorités, d’exclusion, de violences physique, psychique ou symbolique réinterrogeront la dimension genrée des hiérarchies culturelles.

Les communications  attendues

Sont attendues des communications qui tissent des liens entre les trois dimensions : production, médiation et consommation. Les communications devront articuler réflexion théorique et épistémologique avec des données de terrains qualitatifs et/ou quantitatifs.

Les communications pourront s’appuyer sur les apports de disciplines diverses des sciences humaines et sociales : sociologie, anthropologie, ethnologie, histoire, philosophie, sciences politiques, économie, sciences de l’information et de la communication, littérature, etc. De même, des comparaisons entre le champ culturel et d’autres champs, ainsi que des comparaisons internationales seront les bienvenues.

Les communications pourront être faites en français ou en anglais. Si la communication se fait en français, le support de présentation (ppt, etc.) devra être rédigé en anglais et inversement.

Publication des actes

Les actes seront publiés aussi rapidement que possible après le colloque dans la collection Questions de Culture (éditions du MCC).

A cet effet, les communicants devront rédiger un texte (30 000 signes environ) et le transmettre aux organisateurs avant la tenue du colloque sous peine d’annulation de leur participation.

 

 

 

« Sexe et genre de la culture : production, médiation et consommation », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 23 juin 2015, http://calenda.org/332960

 

En savoir plus...

 

 

 

Consultez aussi sur ce blog

 

 

Liens conseillés vers d’autres sites ou blogs.

 

Politiques culturelles (mon fil d’actualités sur Scoop'it)

 

Actualités des politiques culturelles (nombreux autres fils d'actualités).

 

 

 

 

 

°°°°°°

Votre blog a donné lieu à une création de notice bibliographique dans le catalogue de la Bibliothèque nationale de France. Il lui a été attribué un numéro international normalisé

ISSN : 2270-3586
 

 

Type : document électronique, publication en série
Auteur(s) :  Pompougnac, Jean-Claude (1946-.... ). Auteur du texte
Titre clé :  La Cité des sens

Titre(s) :  La Cité des sens [Ressource électronique] : le blog de Jean-Claude Pompougnac
Type de ressource électronique :  Données textuelles et iconographiques en ligne
Publication :  [Fresnes] : [Cité des sens], 2006-

Note(s) :  Blogue. - Notice rédigée d'après la consultation de la ressource, 2013-11-14
Titre provenant de l'écran-titre
Périodicité :  Mise à jour en continu
Indice(s) Dewey : 020.5 (22e éd.) ; 301.094 4 (22e éd.)
ISSN et titre clé : ISSN 2270-3586 = La Cité des sens
ISSN-L 2270-3586
URL : http://cite.over-blog.com/. - Format(s) de diffusion : HTML. - Accès libre et intégral. - Consulté le 2013-11-14

Notice n° : FRBNF43711075

 

http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb43711075f/PUBLIC

 

Ebuzzing - Top des blogs
Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Le genre et la culture. Actualité
commenter cet article
9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 10:27

Comment les loisirs culturels contribuent-ils à la construction identitaire des filles et femmes, ainsi que des garçons et hommes.?

le blog de Jean-Claude Pompougnac

°

Vient de paraître

 

Questions de genre, questions de culture

 

Regarder des séries télévisées, jouer aux jeux vidéo ou lire des livres, fréquenter la Cité des sciences ou s’adonner à une pratique artistique en amateur sont autant d'activités où la différence des profils sexués des publics ne cesse de s’affirmer. Pourtant, supposés librement choisis, les loisirs culturels peuvent passer pour l'expression des intérêts, des goûts, des passions des individus voire de leur personnalité.
C’est que l’écheveau subtil des incitations et des interdictions de l’entourage, –.de l’enfance à l’âge adulte.–, des stéréotypes de sexe, qui attribuent de manière exclusive certaines qualités aux femmes et d’autres aux hommes, et des stéréotypes concernant les pratiques culturelles, dont certaines sont considérées comme féminines et d’autres comme masculines, réduit la liberté de choix en dessinant des voies balisées et en suggérant des hiérarchies entre les itinéraires.
Comment les loisirs culturels contribuent-ils à la construction identitaire des filles et femmes, ainsi que des garçons et hommes.? Comment les usages, pratiques et consommations culturels et les représentations qui en découlent participent-ils à façonner le genre.? Les différenciations de genre présentes dans le champ des loisirs culturels sont-elles le terreau d’inégalités, d’autant plus cachées qu’elles sont renvoyées au goût, naturel et électif.?
Telles sont les questions que soulève le présent ouvrage, à travers différentes perspectives, selon l’âge des individus, les goûts et pratiques (pratiques musicales en amateur, consommations médiatiques, culture scientifique et technique). Les cinq contributions réunies ici détissent l’écheveau du genre et interrogent sa construction sociale, étroitement imbriquée à celle de l’âge, de la position sociale et de la race. Ce faisant, elles démontrent, s’il en était besoin, que les loisirs culturels sont aussi une affaire de genre.

 

Viviane Albenga, Nathalie Almar, Marie Buscatto, Roger Cantacuzène, Christine Détrez, Reguina Hatzipetrou-Andronikou, Nadine Lefaucheur, Éric Macé, Catherine Marry, Claire Piluso, Ionela Roharik et Sandrine Rui 

ont contribué à cet ouvrage.

Sylvie OCTOBRE (sous la dir. de)
À paraître le 3 décembre 2014
Diffusion la Documentation française
152 p.
ISBN 978-2-11-128156-1
12 €

 

Voir aussi sur ce blog, les notes de la catégorie Le genre et la culture.

 

Par exemple :

 

Classes, genres et lecture publique.

 

Bovary bat Quichotte par KO debout.

 

La différence des sexes est-elle soluble dans l'alcool ?

 

 

Télécharger l'étude La féminisation des pratiques culturelles

Olivier Donnat

(Juin 2005)

 

 

 

 

Voir aussi sur ce blog : Actualités des politiques culturelles

 

Teads - Top des blogs
Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Le genre et la culture. Actualité Divergences
commenter cet article
18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 08:13

Que fait le genre à celui ou à celle qui le pratique dans les champs de l'art et de la culture dont les représentations irriguent nos sociétés?

Information trouvée sur l'excellent Complément d'objet (voir ci-dessous dans les fils d'actualité.)

 

L’ŒUVRE DU GENRE

 

Le GdRI OPuS 2 ‐Œuvres, Publics et Société – CNRS et le MAGE (Réseau de recherche international et pluridisciplinaire Marché du travail et genre) organisent un colloque international intitulé L’œuvre du genre, le 15 octobre, à Paris. 


A la croisée des problématiques et des pratiques des deux réseaux il s’agit de questionner l’œuvre du genre dans l’étude des phénomènes artistiques. Des spécialistes universitaires des questions de genre en art et des artistes réfléchissant sur leur pratique sont ainsi précisément invité‐‐s à réfléchir sur la manière dont l’entrée par le genre a non seulement transformé leur approche, mais aussi plus radicalement leur objet d’étude ou leur pratique. Que fait le genre à celui ou à celle qui le pratique dans des univers à forts enjeux symboliques et dont les représentations irriguent les sociétés contemporaines ou du passé ? On sait que le concept insiste autant sur la différenciation historique, sociale et culturelle des sexes que sur la hiérarchisation entre principes « masculins » et « féminins ». Comment la prise en compte du genre agit‐-elle sur nos catégorisations, nos théories, nos outils d’investigation lorsqu’on se penche sur la littérature, le cinéma, les arts plastiques, la musique, pour ne citer que quelques domaines ? En quoi cette grille de lecture conduit‐-elle à appréhender autrement ces univers et éclaire-t-‐elle par ricochet notre compréhension de la société dans son ensemble ? N’oblige-‐t-‐elle pas à convoquer de nouveaux dispositifs pour saisir les inégalités qui la/les traversent et à faire résolument un pas de côté par rapport à une potentielle vision uniformisante de l’Art et de l’Artiste ? Ces questions viennent faire écho à une autre : comment le genre, ou plus précisément une sensibilité aux questions qu’il soulève, transforme‐-t-‐il les pratiques artistiques et les conceptions esthétiques ?
Un programme provisoire est .
téléchargeable
L’entrée est libre sur inscription à : pauline.vessely@parisdescartes.fr, avant le 8 octobre.
Le colloque, organisé en partenariat avec le CERLIS Centre de recherche sur les liens sociaux, l’IReMus Institut de Recherche en Musicologie, l'IDHES Institutions et dynamiques historiques de l’économie et de la société, l’Université d’Athènes, les revues 
Travail, Genre et Sociétés et Sociologie de l’art et la Mairie de Paris, se tiendra à la Sorbonne, amphi Durkheim, 54, rue St‐Jacques à Paris 5ème.

 

En savoir plus :

Questions de genre sur La Cité des sens.

Actualités des politiques culturelles

Cliquez sur le lien ci-dessous pour consulter :

Politiques culturelles, mon fil d’actualités sur Scoop'It

*

*

 

 

 

Ce blog a donné lieu à une création de notice bibliographique dans le catalogue de la Bibliothèque nationale de France. 


 Titre : La Cité des sens

 ISSN : 2270-3586

 

 Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

 

 

          Share

Retrouvez moi sur Google +

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Le genre et la culture. Actualité
commenter cet article
23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 09:22

Chez Boulinier (près du Stade Charlety), pour 50 centimes d'euros j'ai fait l'acquisition de Le sanatorium, un roman de David Vogel, traduit de l'hébreu par Gabriel Roth (Mercure de France, 2000).

Je ne l'ai pas encore lu.

J'espère qu'il sera aussi beau que la dédicace découverte en ouvrant le livre dans l'autobus.

L'amour de la lecture...

Actualités des politiques culturelles

Cliquez sur le lien ci-dessous pour consulter :

 

Politiques culturelles 

 

 

mon fil d’actualités sur Scoop'It

 

 

Ce blog a donné lieu à une création de notice bibliographique dans le catalogue de la Bibliothèque nationale de France. 


 Titre : La Cité des sens

 ISSN : 2270-3586

 

 Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

 

 

          Share

Retrouvez moi sur Google +

Ebuzzing - Top des blogs

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Le genre et la culture. Lecture et biblis
commenter cet article
5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 13:52

bibli1 n

 

Deux sociologues, Serge Paugam et Camila Giorgetti, publient les résultats d’une enquête féconde menée à la Bibliothèque publique d’information du Centre Pompidou. Un espace démocratique où se côtoient populations les plus fragiles et élites intellectuelles. A lire absolument.

(…)

Leur enquête commence par une énigme qu’ils explorent dans un livre publié aux Puf. Elle concerne un espace qui porte aujourd’hui encore la marque d’une histoire spécifique. La BPI du Centre Pompidou ne se distingue des bibliothèques universitaires parisiennes ni par sa taille (généreuse), ni par sa géographie (prestigieuse), ni par son fonds (abondant et divers). Mais plutôt par la philosophie qui est la sienne. Le fait est qu’elle fut pensée, en 1977, comme un espace démocratique. Jusque dans sa conception architecturale. Des étudiants y côtoient des personnes en situation de pauvreté, « voire d’extrême pauvreté »

 

Lire la suite sur Regards.fr

 

Ce ne sont pas seulement des catégories sociales qui se côtoient, s’évitent, se rencontrent, se rapprochent dans cet espace public paradoxal qu’est la bibliothèque mais aussi des genres et des sexes…

 

J’évoquais ici même, il y a peu des travaux d’étudiants de l’ENSSIB qui constituent un passionnant filon pour l’étude des politiques publiques mais aussi des pratiques « culturelles ».

Tel ce mémoire :  

Fais pas ci, fais pas ça : les interdits en  bibliothèque

Adèle Spieser sous la direction de Christine Détrez (Sociologue, Maitre de conférence à l’ENS Lettres et Sciences Humaines Lyon 2).

On trouve, écrivais-je, dans la bibliographie d’Adèle Spieser un bel aperçu d’une pratique culturelle fort cultivée parait-il dans les lieux organisés en faveur du développement de la lecture publique et du travail universitaire, à savoir, la drague.

Lire ou relire ce post

Dans un registre moins académique, le site streetpress propose une investigation du sujet dont l’objectif semble plus pressé de « conclure » comme disait un personnage campé par Michel Blanc

 

CRASH-TEST Les techniques, les meilleurs spots, le dress-code : Elodie s’est faite belle pour aller émoustiller du sorbonnard. La jeune célibataire passe 5 bibliothèques au crash-test pour trouver un mec. And the winner is…

 

J’imagine que les doctes lecteurs de la Cité des sens ne manqueront pas de chercher à en savoir plus

 

 Rappel.

C’était hier…

FB-2.jpg


 flêche

Voir aussi les pages :

Sept points clés pour le changement

Création sociale et innovation culturelle

 

Pour consulter mon fil d'actualités sur Scoop It,  

cliquez sur ce bouton clic 13-copie-1

et sur celui là clic 13-copie-1pour consulter les autres flux Scoop It   auxquels je suis abonné.

 

scoop 78

 

 

clic 13-copie-1

 

Fils d'actualités très vivement conseillés :

 

La lettre du réseau culture sur Territorial.fr


Le "netvibes" de l'Observatoire des politiques culturelles

 

Complément d'objet, la page d'actualités du Ministère sur de développement culturel


Les net-actualités sur le site d'Arteca 


Le tableau de bord des Think tank (Netvibes)


Le calendrier francophone en sciences humaines et sociales, Calenda


 et si vous êtes abonné Twitter : http://twitter.com/cultureveille

 

 

 

  expert public

 

 

 

 

 Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

       Blog Culture générale     Share

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Le genre et la culture. Lecture et biblis
commenter cet article
8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 10:05

egalite-femmes-hommes-435px.jpg

 

Questions de genre (s) suites…

Message reçu de Normandie

Chères amies,

Chers amis,
L'association H/F Normandie a réalisé une étude  (accéder à l'étude en ligne sur notre site) sur la répartition femmes/hommes dans les programmations de spectacle vivant en Haute Normandie avec le soutien de la délégation des droits des femmes et à l’égalité de la Préfecture de Haute-Normandie et qui a donné lieu à une restitution publique le 7 février à l’Opéra de Rouen. (le compte rendu en pièce jointe)
La réalisation de cette étude est apparue déterminante dans la perspective de s’appuyer sur une réalité quantitative et qualitative, afin de rééquilibrer les inégalités déjà identifiées au niveau national et sensibiliser le plus grand nombre de haut-normands/des à l’importance de l’égalité femmes-hommes, de façon générale et au sein du secteur culturel en particulier. 
Nous nous appuierons également sur cette étude pour lancer la Saison 1 pour l'égalité, ces
 "Saisons Egalité" sont l'occasion d'une concertation entre lieux culturels, en lien avec les élu/es, les services des collectivités territoriales, les services de l'état, les artistes, dans un enjeu de juste représentation et de démocratie. Elles ont débuté en Rhône-Alpes en 2011/2012. Pour la prochaine saison, 2013/2014, elles débuteront pour trois années en Ile de France, Nord-pas-de-Calais et Normandie (Haute-Normandie et Basse-Normandie). Des lieux les plus prestigieux aux petites structures, ce sont déjà plus de 40 structures pour la 3è année en Rhône-Alpes, près de 30 en Ile de France dès la première année. En Haute-Normandie, plus de 10 structures se sont déjà manifestées ou engagées à faire partie de cette première Saison Egalité, à commencer par Automne en Normandie, le Trianon Transatlantique, La Foudre Scène nationale, Le Rayon Vert à Saint-Valéry en Caux, le Cirque-Théâtre d'Elbeuf, la Ville de Rouen, Le Théâtre du Château à Eu, la Maison de l'Université à Mont-Saint-Aignan, ...

Accéder au site H/F Normandie

 


* Explication du titre de cette note 

     Jean Nohain (1900-1981)

 

(…)

Il est surtout connu aujourd'hui comme parolier de Mireille. Il a eu néanmoins d'autres titres de gloire dans le passé :

Sous le surnom de Jaboune, il organise avant guerre des émissions radiophoniques pour la jeunesse.

Sur Radio Luxembourg, dans les années 50, il  met sur pied l'opération « Reine d'un jour », permettant à une Française prise au hasard de vivre comme une reine le temps d'une journée, en échange de ses impressions.

Après la guerre, il organise une émission de variétés télévisée considérée comme de grande qualité, 36 chandelles4. C'est cette émission qui fait connaître au grand public Fernand Raynaud, qui en était un invité quasi permanent, ainsi que le ventriloque Jacques Courtois et encore Robert Hirsch.

Il anime des émissions pour les enfants sur Radio-Luxembourg à la fin des années 1950, puis à la télévision dans les années 1950, 1960 et 1970 en collaboration avec Gabrielle Sainderichin, (le ventriloque Jacques Courtois avec Omer), Gilbert Richard et Jacqueline Duforest.

Il a plein d'idées originales. Par exemple : aller porter un bonhomme de neige en Nouvelle Calédonie : Le Grand Voyage de Bonhomme de Neige (à Nouméa)- ORTF 1ère Chaîne - Noël 1968 - Réalisateur : Max Leclerc. Dès 1960, il invente aussi la première émission de reportages pour enfants à l'ORTF : "Quand j'avais dix ans". Celle-ci met en scène des reporters de dix ans qui abordent des sujets, intéressant l'enfance, tel par exemple, un interview d'Annie Fratellini, mais sous l'angle et avec les questions d'un enfant de dix ans. Diffusée le jour de congé de tous les écoliers et sur l'unique chaîne de télévision de France, l'émission "Quand j'avais dix ans" connu un très grand succès.

(…)

(source : Wikipedia)

 

 

Voir sur ce blog, toutes les notes de la catégorie 

Le genre et la culture :

Genre(s), culture et féminisme relationnel 

 Pour le mélange des genres.

Où sont les femmes ?

Journée de la femme et histoire culturelle.

Masculin/Féminin

Le genre et la culture.

La différence des sexes est-elle soluble dans l'alcool ?

Un homme sur deux est un homme

Les hiéroglyphes anonymes de l’âme désarmée

L'égalité des sexes se lève aussi à l'Est.

Egalité entre hommes et femmes dans les métiers de la culture

Question de genres

Diversité culturelle et stéréotypes sexistes

Le sexe faible dans la cour des grands

Du vivant spectacle de la domination masculine

Où il est mon deuxième sexe ?

Rois et Reine

T’as trouvé ça où ?

Question de genre

La chose artistique (4)

Bovary bat Don Quichotte par K.O. debout 

 

clic 13-copie-1

 

Fils d'actualités très vivement conseillés :

 

La lettre du réseau culture sur Territorial.fr


Le "netvibes" de l'Observatoire des politiques culturelles

 

Complément d'objet, la page d'actualités du Ministère sur de développement culturel


Les net-actualités sur le site d'Arteca 


Le tableau de bord des Think tank (Netvibes)


Le calendrier francophone en sciences humaines et sociales, Calenda


 et si vous êtes abonné Twitter : http://twitter.com/cultureveille

 

 

clic 13-copie-1


 

 

scoop-nov-2012-copie-1.JPG

 

Pour consulter mon fil d'actualités sur Scoop It,  

cliquez sur ce bouton clic 13-copie-1

 

et

 

 Click 9 pour consulter les autres flux Scoop It   auxquels je suis abonné.

 

 

  expert public

 

 Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

La cité des sens sur BluzzIn.com

 

Seek-Blog        Blog Culture générale     Share

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Le genre et la culture.
commenter cet article
28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 17:57

gf.jpg

 

Par quoi donc recommencer en cette période de rentrée ?

Par la parité, bien sûr !

 

La parité en question dans le théâtre 

Dimanche 02.09.2012 - 20:30

 

Emission enregistrée au Festival d'Avignon 2012 avec Geneviève Fraisse philosophe, auteur de "la fabrique du féminisme" (Ed. Le passager clandestin) May Bouhada (association HF) et Myriam Marzouki , philosophe et metteuse en scène

Invité(s) :
Geneviève Fraisse, philosophe 
May Bouhada
Myriam Marzouki, metteure en scène, directrice artistique de la Compagnie du dernier soir.

Thème(s) : Arts & Spectacles| Théâtre| parité| theatre

 

Dans le cadre de l’émission Changement de décor, produite par Joëlle Gayot

Lien vers le site de France Culture.

 

 

On peut aussi visionner le débat de l’édition 2010 du festival (Le manque de visibilité des créatrices)  sur Dailymotion : C’EST ICI.

 

 On sait l’intérêt que porte la Cité des sens à la question du genre et de la culture

 

Je propose donc à la réflexion cette autre contribution : 

Les sciences sociales se sont développées autour d’une pensée dualiste, qui, traditionnellement, conçoit les aspects de la réalité autour d’antagonismes. Que ce soit dans une perspective considérant le tout, où l’acteur n’existe qu’en étant déterminé, voire « manipulé » par la structure, ou dans une perspective individualiste, où l’acteur existe en tant qu’agent rationnel, cette pensée dualiste s’appuie sur un socle qui sépare « individu » et « société ». S’est ainsi installée l’idée d’une éternelle confrontation de l’individu face à la société, voire d’une funeste destinée de la société contre l’individu. Cette pensée s’appuie aussi sur une approche catégorielle des interactions sociales, qui se réfère à l'existence d’entités opposées ou complémentaires mais toujours irréductibles l’une à l’autre et existant en tant que telles (hommes ou femmes, société locale ou globale, interne ou externe, statique ou dynamique etc.).

Pour des raisons historiques et politiques, les études féministes se sont développées à côté de ces grands systèmes de pensée. Mais, en dépit d’une grande diversité d’approches, toutes reproduisent l’ornière d’un dualisme hommes/femmes préexistant aux relations sociales. Si les approches biologisantes du sexe pensent ces catégories comme naturellement fondées (« les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus »), les approches du genre nous rappellent qu’elles résultent de constructions sociales qui aboutissent à la partition féminin/masculin. Mais dans tous les cas, que ce soit au départ ou à l’arrivée, les catégories hommes/femmes sont posées comme des choses qui existent et qui, sous la chape de la domination, sont vouées à entretenir des relations de subordination comme un fléau atemporel et immuable. Dans tous les cas également, l’objectif est la lutte contre ce fléau et l’idéal de l’égalité entre hommes et femmes, qui joue alors comme une reconnaissance ultime de cette partition.

Difficile, donc, de venir à bout de ce dualisme réducteur. Il est vrai que les rapports de genre représentent peut-être l’exemple le plus abouti d’un rapport social inégalitaire qui essentialise – c'est-à-dire les fait exister dans leur essence même – les catégories qu’il instaure. Les travaux dans ce champ sont donc particulièrement intéressants pour penser globalement l’analyse du social.
Ainsi, un nouveau courant, dit relationnel, se développe depuis deux décennies dans la mouvance féministe et semble aujourd’hui prometteur, tant dans le champ féministe que pour envisager différemment l’analyse du social. Ce courant s’écarte des courants classiques dans la mesure où son projet contient le dépassement de ces approches binaires et la déconstruction des catégories sur lesquelles elles s’appuient. À ce titre, l’approche relationnelle repense la relation entre individu et société en ne les analysant plus comme des entités séparées, mais interdépendantes (à la fois produits et producteurs de processus sociaux). Dans ce cadre, les institutions sont comprises en termes d’univers fabriqués qui servent de supports aux relations et les acteurs comme des individus agissant dans des cadres de reconnaissance qui les guident.

Extrait de  POUR DÉPASSER LES CATÉGORIES HOMMES / FEMMES : VERS UN FÉMINISME RELATIONNEL

par Chantal Nicole-Drancourt

Sociologue, chercheur au LISE (CNRS/CNAM)

Accéder à l’intégralité du texte sur le site du TGP dans la rubrique « Parole donnée ».

- - > C’EST ICI.

 

 

flêche

Fils d'actualités très vivement conseillés :

 

La lettre du réseau culture sur Territorial.fr


Le "netvibes" de l'Observatoire des politiques culturelles


Les net-actualités sur le site d'Arteca 


Le tableau de bord des Think tank (Netvibes)


Le calendrier francophone en sciences humaines et sociales, Calenda


 et si vous êtes abonné Twitter : http://twitter.com/cultureveille


 flêche

 scopp it 182

 

flêche

Pour consulter mon fil d'actualités sur Scoop It,  cliquez sur ce bouton    images-SC-it.jpg

 

 

 Click 9 pour consulter les autres flux Scoop It   auxquels je suis abonné.

 

 

  expert public

 

 Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

 


DIGG-FRANCE.COM

 

 

Seek-Blog        Blog Culture générale     Share

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Le genre et la culture.
commenter cet article
8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 12:59

H-F.JPG

Rencontre Régionale organisée par l'association Travail et Culture

« Questions de genre(s) au travail »

Enjeux des rapports hommes-femmes et transformations du travail

13 juin 2012 de 14 h à 20 h au théâtre Le Poche à Béthune

L'objectif de cette rencontre est de nourrir la réflexion sur la situation des femmes dans le monde du travail, notamment sur la précarisation du travail des femmes, puis d'entendre des acteurs qui proposent des pistes d'actions pour penser une transformation des rapports sociaux de genre.

« La place du travail dans la vie des femmes » est un projet artistique et culturel développé par Travail et Culture. Il interroge les femmes et leur rapport au travail, qu'elles soient salariées ou privées d'emploi, pour débattre sur le travail et les inégalités liées au genre. Cette rencontre est l'occasion de mettre en perspective les enjeux soulevés par le développement de ce projet qui a débuté en 2009 dans le Béthunois.

Au cours de cette après-midi nous mettrons en regard les propositions culturelles (réalisations artistiques produites dans le cadre du projet) et les contributions scientifiques. Ces deux approches seront envisagées comme éléments de réflexion et d'analyse pour élargir le débat sur les enjeux de la construction des genres et sur ce qui se joue dans les transformations des organisations du travail.

Nous invitons les associations qui militent en faveur du droit des femmes, les salarié(e)s du secteur des services à la personne, les syndicats, les élu(e)s, les chercheurs et chercheuses, les participant( e)s et partenaires du projet développé par Travail et Culture, et plus largement toute personne intéressée par l'objet de cette rencontre

Avec notamment une communication de Nicole Gadrey Sociologue, présidente du CORIF (Collectif Régional pour l'Information et la Formation des femmes Nord-Pas de Calais) : Les inégalités entre femmes et hommes : problèmes et enjeux

Nicole Gadrey propose ici un retour sur les inégalités sexuées qui restent encore marquées dans les domaines de l'emploi et du travail.

Elle présente une analyse des facteurs qui précarisent les trajectoires féminines. Enfin, elle aborde les enjeux économiques et sociaux d'une avancée vers l'égalité réelle entre les femmes et les hommes.

Et une table ronde : Vers une transformation culturelle et organisationnelle des rapports sociaux de genre 

Pour dépasser le constat des inégalités de sexe, nous invitons plusieurs acteurs qui évoquent certaines pistes de changement afin de penser une transformation des rapports de domination et sortir de l'approche naturaliste des compétences. Ils sont invités à débattre sur la reconnaissance de la qualité et de la dignité au travail, sur l'officialisation des compétences, sur la diversification et la mixité des emplois, sur le partage des tâches, et enfin sur la parité qualitative et le pouvoir d'agir des femmes dans le syndicat.

 

Le projet

« La place du travail dans la vie des femmes »

Ce projet culturel et artistique cherche à mettre en débat la question des inégalités de genre dans le travail à l'aide de multiples regards qui se croisent et qui font dialoguer la création artistique et la recherche en sciences sociales.

Il a été élaboré à partir de et avec l'implication de trois groupes de femmes et quelques hommes habitant l'agglomération béthunoise et provenant de différents milieux socioprofessionnels (des ouvrières d'une blanchisserie industrielle, des salarié(e)s d'un centre hospitalier, des aides à domicile, des jeunes femmes en formation et en recherche d'emploi, des femmes plus âgées fréquentant un Centre d'Information sur les Droits des Femmes). L'intervention d'une sociologue et de plusieurs artistes a permis la création d'oeuvres artistiques nées des rencontres tissées avec les collectifs de femmes et hommes associés au projet : cartes de paroles, journaux, exposition, lecture-spectacle, performance orale, recueil de poésie, film documentaire, installation vidéo.

 En savoir plus : télécharger le programme.

 

Et toujours sur les genres et la culture... 

Je cite mes sources (1) : publié sur l’excellent Théâtre In et Off (Scoop it) de Marsupilamima (Martine Horovitz Silber)

De Dominique SIMON (AFP) – Il y a 1 jour  

PARIS — Elles avaient déjà protesté au Festival de Cannes: face à la non-parité dans la culture, les femmes artistes réclament "le changement maintenant", lassées "des voeux pieux" et choquées par les résultats catastrophiques de la dernière étude sur l'état des lieux.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes: 96% des opéras et 95% des concerts sont dirigés par des hommes, 85% des centres dramatiques nationaux, 75% des théâtres nationaux et 70% des centres chorégraphiques nationaux sont dirigés par des hommes. 81,5% des postes dirigeants de l'administration culturelle sont occupés par les hommes alors que les femmes représentent 51,6% de la population.

"Il faut faire savoir ce fait inadmissible", s'alarme la chef de choeur et d'orchestre Laurence Equilbey, à l'origine de cette étude sur la place des femmes dans le spectacle vivant réalisée en 2011.

 

Lundi, onze militantes de l'association féministe La Barbe se sont invitées sur le plateau du Théâtre de l'Odéon à Paris lors de la présentation de la saison 2012/2013. Au programme, 14 spectacles, 14 auteurs hommes et 14 metteurs en scène hommes. Les "barbues", qui s'affublent pour leurs interventions de poils postiche, ont félicité le nouveau directeur Luc Bondy pour son "sans faute" devant un public où les rires fusaient.

 Lire la suite


Je cite mes sources (2) Complément d’objet, lettre d’information électronique sur le développement culturel (Ministère de la culture).

300 propositions, innovations et curiosités sociales venues de  l'étranger*, Travaux coordonnés par Marie-Pierre Hamel, SylvainLemoine, Marie-Cécile Naves, Centre d'analyse stratégique Département /Questions sociales/, avril  2012.

Ce recueil ne prétend donc nullement couvrir de manière exhaustive  l'actualité sociale internationale de 2011, et ne suggère aucunement que 
la transposition de ces politiques serait nécessairement pertinente dans  le contexte hexagonal. Que les brèves rassemblées ici suscitent 
l'adhésion, la prudence ou le rejet, leur vocation est avant tout de  contribuer à animer le débat sur l'avenir de notre modèle social : en 
identifiant des points de convergence avec nos préoccupations, en  France, ou au contraire en mettant en lumière des projets qui peuvent 
nous apparaître plus iconoclastes. Vous trouverez également, au fil de la  lecture de ce document, les réactions de certains experts avec lesquels 
le département Questions sociales a travaillé au cours de l’année, les  réactions de chargés de mission du département, ainsi que les références  des travaux produits par le département auxquels certaines questions,  ainsi mises en lumière, font écho.
Le recueil est téléchargeable 
<http://www.essenregion.org/annuaires/uploads/docs/panorama_innovations_Europe_CAS_2012.pdf>. 

 

Voir, en particulier, partie III, Comment cibler sans stigmatiser ? L’égalité femmes/hommes.

Une vraie mine !

Un exemple, note 194 (page 102).

 

Selon une étude menée en Suède, de longs trajets entre domicile et le travail augmenteraient de 40 % le risque de divorce. Ils impliqueraient en effet souvent un partage des tâches inégal entre les conjoints. Dans la majorité des cas, il s’agit de couples relativement jeunes avec des enfants en bas âge, et c’est la femme, bien plus souvent que l’homme, qui accepte un emploi moins rémunérateur mais plus proche du domicile pour pouvoir prendre en charge plus facilement les enfants et assumer les tâches ménagères, ce qui constitue pour elle une sorte de « double peine ».

Sources : site de l’université de Umea en Suède et quotidien The Local, 24/05/11

http://www.umu.se/ViewPage.action?siteNodeId=4510&languageId=1&contentId=160978

http://www.thelocal.se/33966/20110524/

 

Toutes les notes de la catégorie Le genre et la culture :

Pour le mélange des genres.

Où sont les femmes ?

Journée de la femme et histoire culturelle.

Masculin/Féminin

Le genre et la culture.

La différence des sexes est-elle soluble dans l'alcool ?

Un homme sur deux est un homme

Les hiéroglyphes anonymes de l’âme désarmée

L'égalité des sexes se lève aussi à l'Est.

Egalité entre hommes et femmes dans les métiers de la culture

Question de genres

Diversité culturelle et stéréotypes sexistes

Le sexe faible dans la cour des grands

Du vivant spectacle de la domination masculine

Où il est mon deuxième sexe ?

Rois et Reine

T’as trouvé ça où ?

Question de genre

La chose artistique (4)

Bovary bat Don Quichotte par K.O. debout 

 

 


 flêche

Lire la synthèse : Sept points clés pour le changement.

 

      flêche

Fils d'actualités très vivement conseillés :

 

La lettre du réseau culture sur Territorial.fr


Le "netvibes" de l'Observatoire des politiques culturelles


Les net-actualités sur le site d'Arteca 


Le tableau de bord des Think tank (Netvibes)


Le calendrier francophone en sciences humaines et sociales, Calenda

 

CD Org, la veille de Christophe Demay


 et si vous êtes abonné Twitter : http://twitter.com/cultureveille



flêche

scopp-it-182.jpg

Pour consulter mon fil d'actualités sur Scoop It,  cliquez sur ce bouton    images-SC-it.jpg

 

 

 Click 9 pour consulter les autres flux Scoop It   auxquels je suis abonné.

 

 

  expert public

 

Mon profil sur Diggons.com Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

 


DIGG-FRANCE.COM

Add to Jamespot

 

Seek-Blog        Blog Culture générale     Share

Repost 0
Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Le genre et la culture.
commenter cet article

Présentation

  • : La Cité des sens. Culture et politique.
  • La Cité des sens. Culture et politique.
  • : Les politiques culturelles aujourd'hui et leur histoire. Culture et politique, ressources, documents, analyses et débats par Jean-Claude Pompougnac .
  • Contact

Profil

  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

Recherche

Articles Récents

  • Gauche, fin et suite : les visionnaires de 1992.
    Peut-être avez entendu lundi matin sur France Inter le géographe Jacques Lévy analyser le succès de la démarche d'Emmanuel Macron au lendemain du 1er tour des élections législatives en évoquant le couteau taoïste "C'est Lao-Tseu qui nous a donné la clé",...
  • Portraits de lecteurs (suite)
    Suite de la note précédente... Depuis 1975, date de la création du prix du Livre Inter, Radio France donne à ses auditeurs l’occasion de manifester leur passion pour la lecture et leur intérêt pour l’actualité littéraire. Entre janvier et mars, un appel...
  • Portraits de lecteurs : les jurés du Livre Inter.
    ¤ « J’aime les livres, les couchers de soleil sur la gravure, les livres, les rires de mon bébé, les livres, la Grèce, l’Italie, l’Irlande, les livres, le champagne en apéritif, les livres, la fumée des havanes de mon mari, les livres, les émotions, les...
  • Un historien au cabinet de la nouvelle ministre ?
    Un tout nouveau conseiller technique (au portefeuille bien chargé) serait pressenti pour rejoindre le cabinet de Françoise Nyssen. Il a déjà eu les honneurs (mérités) de ce blog en octobre 2016. Par ailleurs sa nomination ne manquera pas de réjouir les...
  • Politiques de la culture : quand des mots changent de sens.
    La maîtrise du temps, liée à des logiques économiques et libérales, a imprégné le champ artistique et culturel, asservissant le travail culturel et artistique à des temps non-artistiques. Qu’il s’agisse de l’action culturelle passée de la longue durée...
  • Les politiques culturelles en débat : questions de sens.
    Bien rares sont les commentaires publiés sur ce blog consacré aux rapports entre culture et politique ! Et qui plus est, compte tenu de l'ergonomie de cette plate-forme, ils ne sont pas très visibles. Ma note précédent ( Mettre l'artiste au cœur de la...