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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 08:35

La maîtrise du temps, liée à des logiques économiques et libérales, a imprégné le champ artistique et culturel, asservissant le travail culturel et artistique à des temps non-artistiques. Qu’il s’agisse de l’action culturelle passée de la longue durée à la courte durée ; de l’émergence qui n’offre qu’un état de visibilité momentanée pour les artistes ; ou du rapport aux territoires calqué sur le découpage territorial politique, tout est désormais soumis au temps politique. Le temps est l’un des éléments centraux d’infiltration de l’imaginaire et de la pensée de l’art, mais il est aussi un moyen d’asservir les consciences et l’inconscient. Il y a désormais une culpabilité à prendre du temps et les artistes sont soit dans une urgence soit dans une échéance, toujours contraignantes. Après, il n’y a pas eu d’âge d’or non plus… Néanmoins une bascule s’est faite, il s’est produit une incorporation des logiques économiques.

Michel Simonot.

A propos de l'ouvrage de Michel Simonot  La Langue retournée de la culture 

Entretien par Caroline Châtelet | 17 mars 2017

Revue Regards

 


Qu’est-ce que le néolibéralisme et sa "rationalisation" font à la culture et aux politiques culturelles ? Dans un ouvrage concis et clair, le sociologue Michel Simonot analyse des changements qui commencent avec la contamination du langage.

 

Listant et analysant les transformations sémantiques à l’œuvre dans le champ culturel, La Langue retournée de la culture énonce en creux un changement de paradigme. Entre la disparition de certains termes, l’évolution d’autres, la substitution d’un mot par un autre, c’est à une absence totale de pensée des politiques de l’art et de la culture, au profit de la mise en œuvre de logiques managériales, qui s’énonce. Une contamination par le néolibéralisme qui produit, selon le mot de Michel Simonot, un « retournement de la langue » et la naturalisation d’une idéologie. Rencontre avec Michel Simonot
 

* * *

Regards. Qu’est-ce qui, en tant que sociologue et auteur dramatique, vous a amené à ce projet de livre ?

Michel Simonot. 

(…) Je travaille sur l’usage de la langue et des mots dans les domaines des politiques culturelles et du social depuis longtemps. Constatant que nous sommes aujourd’hui arrivés dans le champ de la culture à de tels contresens, à un tel retournement idéologique, je suis revenu à ce projet. Nous avons une histoire politique institutionnelle, et il me semblait important de rappeler d’où viennent les mots, quel est leur origine, leur sens. J’ai choisi les termes en fonction des enjeux politiques, sélectionnant ceux qui sont essentiels dans le contexte actuel.

(…)

© Caroline Châtelet | 17 mars 2017

Lire l'entretien.

 


 

Comme on peut le noter à la lecture du sommaire, le terme de culture se trouve à la fin de ce dictionnaire critique et intempestif. Il en fournit l'envoi. Ni l'art, ni toute autre forme de mise en question un tant soi peu radicale, ne sont solubles dans un sens commun, dans un récit national ou communautaire. Délibération, confrontation, conflits... il faut sans cesse  redonner sens aux mots de la tribu démocratique.

¤

Michel Simonot écrit :

«  (…) le politique est dans la quête obsessionnelle d'une culture et d'un art (et surtout d'artistes) qui -outre la politique sécuritaire- résoudraient le problème des différences, des affrontements, qu'il ne parvient pas lui-même à gérer »

(...)

(...)


 

¤

A SUIVRE, cela va de soi...

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 10:36

Bien rares sont les commentaires publiés sur ce blog consacré aux rapports entre culture et politique !

Et qui plus est, compte tenu de l'ergonomie de cette plate-forme, ils ne sont pas très visibles.

Ma note précédent (Mettre l'artiste au cœur de la cité ) qui citait longuement un assez ancien billet d'humeur de Jacques Bertin a toutefois inspiré Jean Michel Montfort, réalisateur social et culturel (ainsi se présente-t-il) et responsable de l'Agence Culture toi-même ! 

Une approche culturelle work in progress ( Paris, le 6 mars 2017)
Si l’on pouvait se passer de l’expression « la culture »…
Texte écrit en hommage au travail inlassable du Collectif national Pouvoir d’Agir,
pour son renouveau.

Le Collectif Pouvoir d’Agir se compose de personnes, associations locales et réseaux nationaux engagés dans la lutte contre l’exclusion sociale et politique.

C'est un espace d’échanges, de mise en réseau et d’appui, de réflexion et d’action, ouvert à tous, pour que les citoyens aient un réel pouvoir sur leur environnement et sur leur vie. Le collectif est au service de ses membres, personnes ou réseaux, il n’a pas vocation à les représenter ou à parler en leur nom.


 

Ce long et consistant commentaire commence ainsi.


« Les vrais exclus de la société ce sont les exclus du langage. Ils se retrouvent infirmes. 
Or, parce qu'une idée ne peut être véhiculée que par le langage, ils sont donc condamnés
à l'impossibilité de s'imaginer autres que ce à quoi la société les condamne. »
(Armand Gatti, poète et dramaturge contemporain).

Né d’un père quasi illettré ouvrier charcutier savant de maints tournemains et d’une mère directrice d’école et palmes académiques à l’âge de 30 ans, résistante, fils unique de culture matriarcale bretonne, le moindre a été de tricoter avec ça après le décès prématuré de mes parents à l’âge de 62 ans, d’être ainsi présent au monde en névrose de classe, puis de se poser la question de ce que j’allais transmettre à mes 4 enfants, et plus largement, aux autres. C’est un peux prétentieux, c’est justement ma prétention. Sincèrement, elle vaut pour vous, puissiez vous avec nous tous trouver ou amplifier votre pouvoir d’agir, d’où ce qui suit.

 

 

Sommaire
La culture
La dimension culturelle des choses de la vie
L’art
L’expérience du « beau »
L’expansion symbolique 
La création partagée
Faire culture, ensemble
Le Pouvoir de ressentir↔penser↔agir
Nous irons tous au paradigme
Les « publics » sont des personnes.


Lire la contribution de J.M. Monfort en fin de page de mon précédent post

 


Connaissez vous LUC DUPONT, Ingénieur agronome, Architecte DPLG  Paris – France ?

Il a publié le 25 janvier dernier sur son blog , Pensées éparses, hébergé par Médiapart, un billet joliment intitulé

Refonder le Ministère de la Culture.

Protégé, semble-t-il, de l'entre-soi du « monde de la culture », il n'y va pas de main morte !

Propositions

  •     Regrouper sous un même ministère l’ensemble des disciplines qui participent de la culture, de la beauté et de la définition de notre identité (même plurielle). Les écoles et formations relevant des domaines cités ci-dessus dépendront du Ministère de la Culture;

  •     Porter le budget et l’importance de ce ministère de 1% à 5%, progressivement, du budget de l’Etat. Corrélativement le ministère de l’Education Nationale se verra dessaisi des domaines qui concernent la culture, et les budgets seront transférés;

  •     Attribuer dans les écoles un jour entier par semaine aux formations « artistiques » (l’ensemble des domaines cités ci-dessus), journée qui sera retirée à l’Education Nationale qui s’occupera des enseignements généraux. Les enseignants et les enseignements dépendront du Ministère de la Culture;

  •     Choisir les enseignants dans les domaines culturels sur leurs qualités professionnelles avérées et reconnues, notamment par les élèves. Trop de nominations dans le corps enseignant des écoles d’art sont faites par cooptation; cela contribue à la création de « chapelles » qui excluent bon nombre de talents.

Lire le post de Luc Dupont

 

 

Un peu plus connu,sans doute, est Jean-Louis Sagot-Duvauroux.

Sur son blog, en juin dernier, ces réflexions :

REFONDER LES POLITIQUES CULTURELLES PUBLIQUES

 

La refondation des politiques culturelles publiques est confrontée à deux enjeux majeurs.  

1 – L’agonie du cycle historique de la modernité occidentale.

2 – L’héritage d’un appareil culturel d’État construit dans et pour ce cycle agonisant.

 

 Elle nécessite une claire remise à plat des institutions et du projet.

 

Lire la contribution.

 

 

 

 

Quant à Jean-Michel Lucas, il n'en démord pas : La Gauche culturelle fait la sourde oreille !

Depuis longtemps la Gauche française aime la culture. Mais actuellement le « modèle » mis en place par les socialistes « s’essouffle, perd de sa consistance ». J’ai lu cela dans une tribune de Libération écrite par madame Marion Fontaine en introduction d’un colloque de la Fondation Jean Jaurès en janvier 2017.

La tribune se concluait par une espérance curieusement formulée : « Il ne serait pas superflu au moins de réinvestir les questions culturelles au sens large pour voir comment elles pourraient servir l’émancipation indissolublement individuelle et collective ».

Un silence inexcusable

« Réinvestir les questions culturelles » ? De surcroît : « Au sens large » et à des fins « d’émancipation » ? Le défenseur des droits culturels que je suis ne peut que trouver l’idée géniale et impérative. Il serait même temps de s’y mettre puisque la loi française, depuis 2015, exige que les politiques culturelles changent leurs paradigmes. Elles doivent maintenant être « investies » par les droits culturels des personnes avec comme finalité publique : « faire humanité ensemble » !

Pourtant, ni madame Fontaine – chercheure au centre Norbert Elias –, ni Libération – grand média moderne -, et encore moins la Fondation Jean Jaurès – think tank d’influence –, ne s’en sont aperçus. Inconnus au bataillon, l’article 103 de la loi NOTRe et l’article 3 de la loi LCAP, qui obligent les collectivités à garantir à chacun le respect de ses droits humains universels que sont les droits culturels.

Ce silence est inexcusable. Il est même coupable, car la loi républicaine a intégré les droits culturels pour une raison tout à fait indiscutable : les droits culturels des personnes sont, en effet, parties intégrantes et indissociables du référentiel des « droits universels de l’homme » consignés dans la Déclaration de 1948 et dans les deux Pactes internationaux de 1966. Faire comme si les droits culturels des personnes étaient invisibles est d’une étrangeté idéologique pour des militants de gauche.

 

Lire la suite

 

Et Nicolas Roméas ? Il insiste !

Insistons! Tentative de réécriture d'un manifeste pour la «culture»…

Jusqu'au dernier mandat de François Mitterrand, la culture a été l'un des piliers de la politique nationale et des programmes des différents partis français. Depuis lors, cet état de fait n'a cessé de se dégrader.

Lire la suite.

 

A suivre... très bientôt.


 

 

 

 

 

 

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 09:44

 

 

 

 

 

Suite de la note précédente consacrée aux politiques de développement de la lecture et à un retour sur la journée d'études

Livre, lecture et politiques de démocratisation culturelle

organisée par l’ENSSIB, la BPI et le Comité d’histoire du ministère de la Culture et de la Communication, il y a un peu plus d'un an.


Elle s’inscrivait dans la continuité d'un précédent séminaire La démocratisation culturelle au fil de l’histoire contemporaine dont les principales communications sont publiées sur le Carnet de recherches du CHMCC

 

La première partie de cette journée d'études s'appuyait sur l'hypothèse qu'on ne peut comprendre les politiques conduites en propre par le Ministère de la culture en faisant abstraction de la question de l'école et de celle de l'éducation populaire.

Elle est publiée sur le Carnet de recherches du Comité d'histoire du Ministère de la Culture.

En voici la suite.

Lecture publique et éducation populaire, rencontres et défis communs, 

par Guy Saez,

directeur de recherche émérite au CNRS, Pacte, Grenoble

et membre du Comité d’histoire du ministère de la Culture et de la Communication.


 

Il me semble, sans méconnaître le malaise qu’éprouvent ces deux institutions [les bibliothèques et l'éducation populaire], qu’il faut quitter l’analyse de leurs fondements normatifs et privilégier une approche pragmatique si on veut les saisir dans leurs dynamiques actuelles et, puisque c’est le thème de cette intervention, dans leurs rencontres. Mais pour ne pas susciter de malentendus, je m’empresse de préciser qu’il ne s’agit pas ici la question de décider si les bibliothèques doivent plus ou moins se soucier de savoir si elles sont encore en lien avec l’éducation populaire et si elles en incarnent bien les valeurs. Mon propos sera plutôt que de savoir si bibliothèques et éducation populaire permettent à leurs publics d’aujourd’hui de comprendre le monde, si elles le rendent intelligible. Pour le dire brièvement, d’une formule qui sera explicitée plus loin, les bibliothèques sont-elles pour ceux qui les fréquentent des centres d’intelligence publique, des centres d’intelligibilité du monde ?

Guy SAEZ, Politiques de la culture




Lire la contribution de Guy Saez.

 

C'est ici l'occasion de rappeler que dans le séminaire cité plus haut, le même chercheur avait proposé une éclairante mise au point sur l'histoire des relations entre « culture » et éducation populaire, beaucoup plus complexes que ce qu'on veut bien en retenir le plus souvent.

Les deux contribution sont toujours accessibles sur Politiques de la culture.


De l’enchantement des fondations à la Libération, à l’étatisation des débuts de la 5e République (1944 -1969)

L’impossible intégration de l’éducation populaire dans l’action culturelle (1970-2000)

A signaler, une intervention plus récente encore de Guy Saez, en table ronde et en vidéo, cette fois.

Retrouvez la quatrième table ronde du colloque « Socialisme et culture » co-organisé par la Fondation Jean-Jaurès et la Fondation européenne d’études progressistes, en partenariat avec la Société d’études jaurésiennes et l’Université d’Avignon, sur le thème : 

Le temps du pouvoir et de l’Etat : quelles politiques culturelles socialistes ?

Les intervenants étaient Jean-Louis Fabiani, EHESS-CESPRA, Laurent Martin, Université Sorbonne Nouvelle Paris 3, Guy Saez, Institut d’études politiques, Grenoble, Bernard Faivre d’Arcier, ancien directeur du Festival d’Avignon.


 

Le temps du pouvoir et de l’Etat : quelles politiques culturelles socialistes ? 

 

 

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 11:18

J’avais déjà signalé ici même la Journée d’études

Livre, lecture et politiques de démocratisation culturelle


 

organisée par l’ENSSIB, la BPI et le Comité d’histoire du ministère de la Culture et de la Communication, il y a un peu plus d'un an.


Cette journée d’étude s’inscrivait dans la continuité du séminaire La démocratisation culturelle au fil de l’histoire contemporaine qui s’était déroulé  auparavant, pendant deux années successives à l’initiative du Comité d’histoire, en partenariat avec le Centre d’histoire de Sciences Po et dont les principales communications sont publiées sur le Carnet de recherches du CHMCC

Il s'agissait d’interroger ce que le champ du livre et de la lecture peut apporter à l’éclairage de l’histoire des politiques de démocratisation culturelle ; de confronter des approches qui se situent au croisement de l’histoire culturelle (représentations, pratiques, discours et débats publics) et de celle des politiques culturelles ; de réunir spécialistes confirmés et de jeunes chercheurs.


Contexte problématique de la journée d’études
Au regard de l’ensemble des activités de production de biens culturels (artisanales ou industrielles), des marchés et des champs professionnels spécifiques qui les organisent, la place du livre et de la lecture est originale : les logiques industrielles et commerciales de la diffusion de l’imprimé sont, et de loin, antérieures à la problématique plus récente des « industries culturelles ».
Par ailleurs, tout un pan de l’histoire culturelle du livre et de la lecture s’est joué en dehors des politiques publiques. En vrac, pour la période récente : Le Club du Livre, France Loisirs, le Livre de poche, le livre et l’édition à la télévision  (émissions littéraires mais aussi présence du livre et des écrivains dans des émissions grand public) ; multiplication des jury littéraires « populaires » : (Prix du livre Inter, des lectrices de Elle, Goncourt des lycées ); « festivisation » et prolifération des salons et fêtes du livre ; retour de la « lecture » au théâtre, à la radio, ou par le biais des livres-CD…
La place du livre et de la lecture est tout aussi particulière dans l’ordre de l’action publique : elle constitue le socle des politiques d’alphabétisation et de développement de la scolarisation et imposerait, en toute rigueur, d’approfondir l’histoire des formes et de la culture scolaires. En vrac : corpus respectifs du primaire et du secondaire, lecture à haute voix et silencieuse, passage de l’explicitation de texte au commentaire, de la dissertation au résumé, lecture d’œuvres intégrales, étude d’œuvres contemporaines, légitimation par l’institution scolaire de genres considérés auparavant comme « mineurs »…)
Comment l’entreprise scolaire républicaine s’est-elle prolongée dans des actions en direction de publics plus larges ? (cf. 
Discours sur la lecture et Des bibliothèques populaires à la lecture publique et autres travaux de la même veine).
La lecture occupe, enfin, une place spécifique dans les problématiques de démocratisation culturelle particulièrement perceptible lors des constats récurrents sur « baisse de la lecture » dont ceux objectivés par les enquêtes 
Pratiques culturelles des français, (baisse considérée comme bien plus grave que celle de la fréquentation des théâtres ou des salles de concerts).
Au-delà des généralisations apocalyptiques (qui culminent avec la question de l’illettrisme) il est souhaitable d’analyser plus finement la réception contrastée des résultats de ces enquêtes dans le débat public, au sein des leaders d’opinion, dans le monde intellectuel et celui les professionnels du livre et de la lecture publique. 

 

La première partie de cette journée d'études est en cours de publication sur le Carnet de recherches du Comté d'histoire du Ministère de la Culture.

 

  • La lecture publique dans son contexte.
    • Livres, lecteurs et politiques culturelles à l’école au tournant du XIXe siècle,Max Butlen, maître de conférences honoraire, université de Cergy-Pontoise, ESPE Versailles, Agora.


 

 


​​​​​​​

La journée d’études « Livre, lecture et politiques de démocratisation culturelle » avait notamment pour but d’approfondir l’histoire des formes et de la culture scolaires et de s’interroger sur la manière dont l’entreprise scolaire républicaine s’est prolongée dans des actions en direction de publics plus larges

Dans ce cadre, il nous était proposé d’analyser la réception contrastée des résultats des diverses enquêtes sur la lecture dans le débat public, au sein des leaders d’opinion, dans le monde intellectuel et dans les sphères des professionnels du livre et de la lecture publique

En réponse à cet appel, nous nous efforcerons de souligner quelques grandes évolutions, d’identifier certains secteurs de résistance, en revenant sur les tensions entre les réalités de la massification du système éducatif, et les espoirs de démocratisation culturelle, dans le champ de la formation des lecteurs.

Il nous apparaît que, après plus de 50 années de développement de politiques visant en principe à démocratiser l’accès à l’école et à la culture, paradoxalement les contradictions semblent s’être aiguisées, précisément du fait que la massification du système éducatif dans toute la seconde partie du XXe siècle a conduit à poser avec de plus en plus d’acuité la question d’une véritable démocratisation culturelle.




Carnet de recherches du CHMCC

Lire la contribution de Max Butlen.


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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 09:30

 

 

Politique culturelle et crise/politique culturelle en crise

Introduction par Jean-Claude Pompougnac

Athènes, le 22 novembre 2012

 

 

 

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 17:36

J'ai commencé à rendre compte, ici même, du colloque Les droits culturels sont dans la loi... et après ?  organisé par les sénatrices Marie Blandin et Sylvie Robert le lundi 14 novembre dernier

Elles viennent de communiquer à ce sujet :

Nous souhaitons vivement que ce colloque ne soit qu'une première étape  dans la réflexion pour une mise en oeuvre concrète des droits culturels  aujourd'hui consacrés par la loi ; qu'ils deviennent réalité, grâce à la  volonté, à la créativité de toutes celles et de tous ceux qui croient en  leur pouvoir de transformation.

 

Vous trouverez le colloque dans son intégralité sur les liens suivants :


http://sylvie-robert.fr/colloque-droits-culturels-loi-apres/ 

http://www.dailymotion.com/mcblandin.

 

Je m'autorise à en publier un extrait, la communication d’Emmanuel Wallon qui analyse pourquoi et comment, au delà de des mots et des phrases, la route est encore longue...

 

Pour éviter (ou tenter de le faire) toute interprétation erronée de cette assez claire mise au point, il importe de rappeler que le sociologue fut signataire en févier 2015 de l'appel Qui a peur des droits culturels ? publié par le quotidien L'Humanité (-fondé par Jean Jaurès- je dis ça, je dis rien... ), en compagnie de Marie-Christine Blandin, Robin Renucci, Jack Ralite, Catherine Tasca, Sylvie Robert, Brigitte Gonthier-Maurin, Barbara Pompili, Florian Salazar-Martin, Jean-Michel Lucas, Jean-Pierre Saez, Valérie de Saint-Do, Nicolas Roméas 
et Jean-Michel Le Boulanger.

Malgré les nombreux engagements internationaux ratifiés par la France en faveur des droits culturels (déclaration de l’Unesco sur la diversité culturelle, convention Unesco sur le patrimoine immatériel ou même la Déclaration universelle des droits de l’homme) qui les portent comme des « droits indispensables à la dignité et au libre développement de la personnalité », l’Assemblée nationale menace une disposition introduite par le Sénat dans le cadre du projet de loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (dite loi « Notre »). Nombre d’acteurs culturels impliqués sur le terrain, auprès des publics dits « empêchés », dans des secteurs géographiques peu favorisés, ou encore dans de vraies actions de démocratie culturelle, sont dans l’incompréhension. Cet amendement du Sénat, très attentif aux territoires, proposait d’inscrire les droits culturels comme principes fondamentaux pour des politiques partagées entre l’État et les collectivités territoriales. Il est passé sous les fourches caudines des commissions de l’Assemblée. La reconnaissance des droits culturels a pour unique ambition de placer les publics, dans leur ensemble, au cœur des politiques culturelles, et ce, sur l’ensemble de nos territoires, qu’ils soient urbains, ruraux ou périphériques. La lecture des débats des députés en commission révèle des frilosités injustifiées et une vraie méconnaissance de ce que sont ces « droits culturels ». Certains ont craint un nouveau droit opposable, à l’heure de budgets en tension. L’idée d’opposabilité n’est pas vraiment dans le référentiel des droits humains, surtout sur le volet des droits culturels. D’ailleurs, tous ces textes se donnent pour des références éthiques, ouvrant sur les discussions publiques et des compromis entre forces aux intérêts divergents : la personne « doit pouvoir », disent l’article 5 de la déclaration universelle de l’Unesco sur la diversité culturelle, en citant les articles 13 et 15 du pacte 
international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, et l’article 27 de la Déclaration universelle des droits de l’homme. D’autres ont mis en perspective un risque pour la liberté de programmation, au motif que certains activistes censeurs se seraient revendiqués des droits culturels. Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain. Quand des leaders extrémistes emploient et dévoient le mot démocratie, ce sont eux que nous combattons, pas la démocratie. Les droits culturels, loin de porter atteinte à la liberté des créateurs et des diffuseurs, ancrent dans le quotidien de l’action publique un travail collectif sur le sens : liberté d’expression, épanouissement et émancipation de chacun. Les droits culturels sont les droits de chacun, à être reconnu dans son égale dignité, au travers de politiques inclusives, co-construites et attentives. Ces principes sont un guide pour faire humanité ensemble, et utiliser au mieux l’argent public. Non, la culture n’est pas un arrangement étroit et bourgeois entre personnes bien-pensantes, financeurs et financés. Les droits culturels embrassent des pratiques et des œuvres d’une grande diversité, ils vont de l’éducation artistique au café sciences, des fanfares à Bertolt Brecht, du lyrique aux musées, de l’éducation populaire à la Fondation Louis-Vuitton, du slam à la photographie, du fest-noz à la calligraphie, du Mucem à une lecture de contes dans la salle des fêtes d’un village de Savoie… Rien n’est encore perdu, l’espoir réside désormais dans le vote des députés qui ont la possibilité, comme le gouvernement, de réintroduire cette disposition. Ce signe humaniste honorerait notre pays et serait une digne réponse face aux extrémismes, replis communautaristes et toutes tentatives de nier les autres en assimilant diversité et risque.


 

Comme je l'ai déjà fait ici même , je ne m'interdis pas de revenir sur certains aspects de la scénographie de cette journée sénatoriale...


 

 

 

 

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 11:33

 

 

 

 

 

 

 

 

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Sous le beau titre Les droits culturels sont dans la loi... et après ?, les sénatrices Marie Blandin et Sylvie Robert ont organisé ce lundi 14 novembre un colloque de haute tenue suivi par un public fourni..

​​​​​​​J’ai tout bien écouté, comme il faut... je crois.

Les happy few qui me suivent sur les réseaux sociaux ont eu droit à trois post successifs :

 

-un-

Sénat, colloque sur les Droits culturels. 
Je dis ça, je dis rien mais ça serait peut-être bien de repolitiser et re-historiciser l'inscription de ces droits dans les instances internationales, l'Etat de droit et la République française :


1. les génocides et l'émergence de la notion de crime contre l'humanité.
2. la critique du totalitarisme
3. la décolonisation
4. l'affaiblissement des idéaux comme la laïcité et l'éducation populaire.


Je dis rien.

-deux-

Sénat. Colloque sur les Droits culturels. Excellente observation d'une élue de Lyon : les droits des personnes de participer à la vie culturelle s'arrêtent là où commence l'urbanisme.

-trois-

Sénat, Droits culturels. Emmanuel Wallon propose d'ajouter un codicille à la Déclaration de Fribourg : le droit de laisser ouverte l'interprétation du sens de la notion de Droits culturels.


 

L'intervention du sociologue fut particulièrement pertinente (comme à l'accoutumée) et j'y reviendrai (comme je reviendrai sur la question de l'urbanisme)

En attendant, il est urgent de lire Les enfants de Cassandre, le très beau texte qu'il vient de publier à propos de l'aventure de la revue Casssandre/Horschamp.

 

Une synthèse de cette journée de réflexion au Sénat devrait voir le jour nous promettent les sénatrices qui se sont démenées pour la cause des droits culturels.

En attendant, le président de la commission culture de l'Assemblée nationale, le député parisien Patrick Bloche (très enthousiaste partisan de l'inscription de la référence aux droits culturels dans la loi NOTRe... on s'en souvient) a tiré le premier et publié le texte de son intervention en fin de colloque sur son blog.

Citation :

L’intitulé de cette dernière table ronde pose la question de l’avenir des droits culturels : il n’est bien entendu pas question de s’en tenir là et de nous reposer sur nos lauriers.

La politique est un art, je vous dit.


 

 

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 10:46

 

Sous le titre, emprunté à Jack Ralite, La culture sans étatisme plébiscitaire ni affairisme publicitaire, j'ai annoncé ici la rencontre qui s'est tenue le 12 octobre dernier et dont la captation intégrale en vidéo est désormais disponible sur le Carnet de recherches du Comité d'histoire du Ministère de la culture.

Le 12 octobre 2016, le Laboratoire du Changement Social et Politique (axe « Art, culture et politique ») et le Comité d’histoire du ministère de la Culture et de la Communication inauguraient une première Journée Diderot « Culture et Politique » du Master « Politiques culturelles » de l’Université Paris Diderot.
Cette première rencontre a été l’occasion d’inviter Jack Ralite, homme politique, homme de culture, fervent défenseur des droits culturels et de l’exception culturelle.
Entouré de quelques-uns de ses compagnons de route – Jean-Paul Dekiss, Nedim Gürsel, Claudine Joseph, Daniel Mesguich, Pierre Musso, Jean-Claude Petit et Serge Regourd -, Jack Ralite a parcouru l’histoire des États Généraux de la Culture, mouvement citoyen et artistique, qu’il avait initié en 1987 au moment des débats sur l’AMI (Accord Multilatéral sur l’Investissement)
Le débat était animé par Laurent Fleury, professeur de sociologie à l’Université Paris Diderot avec Bernard Faivre d’Arcier, ancien directeur du théâtre et des spectacles, ancien directeur du Festival d’Avignon, membre du Comité d’histoire.

Accéder à la vidéo.

Autre remarquable témoignage de (et à propos) Jack Ralite, cet article (article paru dans le numéro 90 de Cassandre/Horschamp, été 2012)

Après la soirée de « Propositions poïélitiques » de Cassandre/Horschamp du 10 avril 2012 au Théâtre Monfort où Jack Ralite nous a offert, en « invité-surprise », un beau discours inédit, rendez-vous a été pris pour prolonger l’échange. Le lendemain, lorsque nous pénétrons dans son vaste bureau niché sous les toits de la mairie d’Aubervilliers, les cartons jonchent le sol et semblent se remplir au fur et à mesure que se vident les étagères qui courent autour de la pièce. Pour l’heure, elles sont encore chargées de livres, programmes de spectacles ou affiches diverses, qui rejoindront bientôt le riche fonds d’archives municipales. « Voyez le chantier, s’excuse pudiquement notre hôte. J’exhume quelques souvenirs, c’est que je prépare le centenaire de Vilar… » -

Article paru dans le numéro 90 de Cassandre/Horschamp, été 2012)

Propos recueillis par Samuel Wahl

On peut aussi regardez l’entretien en vidéo avec : ici.

Signalons aussi ces récentes contributions à l'histoire culturelle.

Pour l’émancipation : une histoire des Universités Populaires à Tours

Les reconfigurations sociales et politiques de la banlieue rouge :

étude à travers les lieux de spectacle depuis les années 1960.

Résumé de la thèse de Pauline Clech
Directeurs : Edmond PréteceilleMarco Oberti

Patrimoine et patrimonialisation du cinéma depuis les années 1960

Les formes et les manifestations du patrimoine cinématographique ont fortement évolué depuis les années 1960. Si de nouveaux publics ont découvert autrement les films « anciens » et ont inventé des pratiques inédites de visionnement, cette évolution amène aujourd’hui les cinémathèques et archives du film, généralement considérées comme des musées pour le cinéma, à s’interroger sur leur identité et les frontières de leur activité. En étudiant la mutation des lieux, des supports, des acteurs, des pratiques, qui s’est opérée depuis cinquante ans, il s’agira de dresser un état des lieux de la réflexion sur ces enjeux de patrimonialisation jusqu’à l’ère du tout-numérique et de la dissémination des écrans, tout en s’inscrivant dans un panorama international qui ménage un important espace aux récits historiques et aux pratiques de pays où archives et cinémathèques jouent un rôle important.


 

 

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 16:51

 

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Chapitres précédents

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Droits culturels : continuons le débat.

 

Le mérite des contributions évoquées dans cette note est de constituer un appel à la vigilance : la récente inclusion des droits culturels dans l’article 103 de la loi NOTRe, désormais une loi de notre République, ne saurait en aucune manière clore le débat.

 

Droits culturels : une longue histoire

 

Il est peut-être utile de situer le débat récent sur l’inscription ou non dans la législation française du concept de droits culturels dans un horizon historique plus large que celui de la signature par la France, dans les années 2000, de conventions internationales portant sur la nécessité de reconnaître, protéger et promouvoir la diversité culturelle.

 

Des droits culturels (1968) aux droits culturels (2015)

 

Je voudrais continuer le parcours engagé dans ces notes précédentes, de façon à attirer l’attention sur l’histoire des notions successives ou sédimentées qui ont fondé et légitimé l’intervention publique dans les affaires culturelles.Toutefois, je ne suis en aucune manière historien. Il ne s’agit donc que « d’arrêts sur image »...

 

Droits culturels : débat public ou théâtre d'ombres ?

 

"Le défi lancé est tout autre : penser, ensemble, la différence par laquelle toutes les sociétés (en des modalités variables) ont séparé et séparent du quotidien ordinaire, un domaine particulier de l'activité humaine, et les dépendances qui inscrivent (de diverses manières) l'invention esthétique et intellectuelle dans ses conditions de possibilité et d'intelligibilité".

(Roger Chartier, 1991).

 

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Arts de la scène et cinéma au prisme du développement durable

COLLOQUE INTERNATIONAL

Universités Lumière Lyon 2, Sorbonne Nouvelle Paris 3, Bourgogne Franche-Comté - ESC Dijon-CEREN
Paris (Théâtre de la Cité Internationale) - 8 au 10 mars 2017

 

Appel à communication

La transposition, dans le champ des pratiques culturelles et artistiques, des notions de « soutenabilité » et de « développement durable » signale de nouveaux points d’attention et de préoccupation. Elle souligne l’émergence d’un paradigme à la fois économique, politique, esthétique et philosophique, mais prête à discussion, et mérite que l’on s’y arrête.

Cette transposition prend racine dans un processus de sédimentation des discours de justification des dépenses culturelles publiques depuis les années 1950 (Menger 2011). Le paradigme dominant de l’acculturation artistique de la population (y compris des néophytes) au contact de l’excellence de l’offre était encore dominant au tournant des années 1960 (Throsby et Withers, 1979 ; Urfalino, 1996). Le référentiel de la démocratisation culturelle a été ensuite contesté pour son manque d’efficacité dans la réduction des inégalités sociodémographiques des publics (Bourdieu et Darbel, 1966 ; Baumol, Bowen, 1966).

Parallèlement, un deuxième idéal de démocratie culturelle a cherché à mieux légitimer la diversification du soutien des collectivités publiques à des activités culturelles au-delà du périmètre des arts savants, en résonance avec une vision anthropologique de la diversité des cultures. Il s'agissait d'accorder une reconnaissance esthétique à d'autres pratiques artistiques (comme les arts de la rue, le cirque, les danses urbaines, les spectacles des amateurs, etc.). Le paradigme du développement culturel, orienté par les valeurs de la démocratie culturelle, est entré en relation avec l’attention internationale accrue portée aux conditions d’un développement durable, depuis le rapport Brundtland (1987) jusqu’aux Déclarations de l’Unesco sur la diversité culturelle (2001, 2005), la fondation de l’Union des Cités et Gouvernements Locaux pour le développement culturel (Agenda 21 de la culture) et la Déclaration de Fribourg sur les Droits Culturels (2007).

Enfin, la doctrine d’action des « industries créatives », diffusée à partir du milieu des années 1990, a repris le thème du multiculturalisme en l’articulant avec une justification économique : le dynamisme des activités culturelles constitue un terreau de stimulation pour le développement d’innovations productives dans les autres secteurs économiques. Tout ceci, sans vraiment remettre en cause la distribution nationale des subventions publiques, fondée d’abord sur l’appréciation des mérites artistiques.

L’enjeu de ce colloque est de s’interroger sur le degré de pertinence des liens à établir entre arts de la scène, cinéma et développement durable, et sur les spécificités des pratiques se référant au registre du développement culturel durable. Ces liens peuvent être appréhendés selon trois perspectives (COST, 2015).

  • -  Les arts de la scène et le cinéma dans le développement durable. La culture peut être pensée comme un quatrième pilier du développement durable, en complément de ses piliers économique, social et environnemental, notamment par une volonté de reconnaître l’égale dignité des cultures (Hawkes, 2001 ; Lucas, 2010) ou d’accorder une valeur patrimoniale à des objets et pratiques culturelles locaux (Boltanski, Esquerre, 2014).
  • -  Les arts de la scène et le cinéma pour le développement durable. Ces productions artistiques pourraient contribuer aux trois vecteurs du développement durable : réduction de l’empreinte environnementale par toutes les parties prenantes dans la production et la diffusion des spectacles en stimulant des attitudes conformes à la norme ISO 20121 (Herry, 2014) ; renforcement de la cohésion sociale par les formes d’expression en harmonie avec la diversité culturelle de la population (Wallach, 2006 ; Goldbard, 2010 ; Throsby, 2010) ; retombées économiques positives, grâce à leurs effets sur l’attractivité territoriale et les innovations productives selon la perspective des « industries créatives ». Cette contribution peut être également pensée dans une perspective esthétique et/ou philosophique : certains artistes s’emparent de la question du développement durable comme d’un matériau thématique et dramatique, dont la scène est susceptible de devenir l’un des lieux d’élaboration et de réflexion, voire de transmission, dans une posture parfois militante.
  • -  Les arts de la scène et le cinéma par le développement durable. Cette tendance se manifeste par une recherche de liens plus solidaires dans les mondes de l’art, notamment : 1) dans la valorisation d’une mise en relation plus symétrique des artistes avec les non professionnels impliqués dans des créations artistiques (Urrutiaguer, 2014) ; 2) par l’activation des liens de solidarité inter et intra-organisationnelle dans un contexte récurrent de précarité économique, souvent occultée dans les visions œcuméniques d’une démocratie culturelle fédérative (Henry, 2015). Cette deuxième démarche prône la coopération et la mutualisation de ressources.

Plusieurs axes de réflexion peuvent être suggérés.

1. Conventions et doctrines d’action culturelle

Quelles sont les inflexions observées dans les différents pays pour les discours de justification des dépenses culturelles publiques, dans le sens d’une meilleure prise en considération de la diversité culturelle? Quels liens s’y tissent entre soutien à la diversité culturelle et développement durable? Dans quelle mesure les références à ce nouveau paradigme modifient-elles les priorités dans l’évaluation institutionnelle de la production artistique ?

L’analyse sociologique de la domination se fonde notamment sur la «grammaire de justification politique et morale » des différents « mondes » ou « cités » (Boltanski et Thévenot, 1991). Peut-on caractériser la « grammaire de justification politique et morale » d’un « monde du développement culturel durable » ? Quelles en seraient les frictions avec les logiques d’action et d’évaluation d’autres mondes, notamment le monde marchand ou le monde inspiré ?

2. La dynamique des démarches artistiques partagées

La recherche de relations plus symétriques entre artistes et non professionnels s’inscrit dans un idéal de créations partagées. Celles-ci peuvent prendre plusieurs formes, de l’insertion d’amateurs dans une distribution professionnelle à la recherche d’une distribution égalitaire des compétences artistiques et culturelles. En quoi cette dynamique relationnelle participe-t- elle du développement culturel durable ?

Quels sont les apports et les limites du processus d’écriture (ou de création) scénique ou cinématographique sur le développement personnel des participants ? Comment les équipes artistiques impliquées se positionnent-elles, entre la contribution attendue par les collectivités publiques à une meilleure intégration sociale et la contestation politique de l’ordre social ? Quel bilan tirer des résidences d’artistes en milieu scolaire qui se réfèrent à une démarche de co-construction égalitariste ? Quels sont les obstacles à la pérennisation de ces expériences ?

Quelles sont les initiatives prises pour associer les spectateurs à la production ou à la programmation (de spectacles ou de films) dans des cercles favorisant la réflexion collective ?

3. Solidarité et pérennité des équipes artistiques

Les démarches de création tournées vers le partage des compétences entre artistes et participants sont habituellement reconnues pour leur valeur ajoutée sociale et non pas esthétique. Les logiques d’évaluation marchande et institutionnelle sont la source d’une différenciation très inégalitaire des niveaux de réputation et de notoriété, en fonction de l’appréciation des qualités esthétiques des spectacles et des films. Cela constitue un obstacle à la pérennisation des équipes artistiques qui optent pour les idéaux du développement culturel durable. Comment ces équipes construisent-elles des modes de coopération solidaire pour renforcer la viabilité économique de leur démarche ?

Les bureaux de production (ou « d’accompagnement ») se sont développés dans le domaine du spectacle vivant. Une logique d’économie solidaire, mise en avant par certains d’entre eux, peut-elle renforcer la durabilité des équipes artistiques et administratives ?

Quelles sont les motivations instrumentales, idéologiques des acteurs des collaborations inter- organisationnelles telles que partages de ressources, de compétences, des risques entre artistes, équipes et/ou compagnies ? Quelles sont les conditions de leur réussite ? Quels éclairages peut nous apporter l’analyse de nouveaux modèles d’affaires au sein des entreprises culturelles ? (Spence et al., 2007 ; Sinapi, Juno-Delgado, 2015). Les débats sur les enjeux économiques, environnementaux, sociétaux d’un entrepreneuriat culturel durable renvoient à différents paradigmes dans le champ de l’entrepreneuriat (Dean et al., 2007 ; Sheperd et al., 2011).

4. Les festivals en arts de la scène et cinéma

L’Association européenne des festivals (EFA, 2015) attribue aux festivals trois fonctions majeures : la facilitation de la circulation internationale des artistes, le soutien aux innovations et l’entretien de la diversité culturelle sur le territoire d’implantation. Dans quelle mesure la

promotion de la diversité culturelle peut-elle affilier certains festivals au monde du développement culturel durable ?

Plusieurs axes peuvent être :

-  les initiatives prises pour réduire l’empreinte environnementale, courantes dans les festivals

musicaux ;

-  les rapports participatifs instaurés avec la population ;

-  le degré de prise en compte de la diversité culturelle dans la programmation ;

-  les partenariats avec les acteurs culturels du territoire local afin de déconcentrer

l’organisation ;

-  les relations de coopération avec les artistes programmés, notamment les moins réputés.

 

En savoir plus

 

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 14:32

Suite de mon post précédent, en vidéo, cette fois-ci.

sur l'excellent, et tout nouveau site de l' INA François Mitterrand, Le verbe en images.

Éclairages

Lors d'un colloque organisé à la Sorbonne par l'association "France Libertés" présidée par Danielle Mitterrand, François Mitterrand intervient devant un public composé d'étudiants français et étrangers. Il livre avec ironie et légèreté une conception de l'identité française ouverte sur le monde, s'enrichissant de l'apport d'autres cultures. Après un trait d'humour sur "nos ancêtres les Gaulois", il brosse le tableau des mouvements migratoires successifs qui ont scandé l'histoire de France, particulièrement au XXe siècle : Italiens, Espagnols, Polonais, Portugais, puis Arabes. 
Car ce discours s'inscrit plus généralement dans le contexte de la montée en puissance du parti d'extrême droite Front National (FN) et de la création, en réaction à cette montée du racisme, de collectifs et d'associations anti-racistes.

Ainsi, après la marche pour l'Égalité et Contre le Racisme à l'automne 1983, SOS Racisme est fondée le 15 octobre 1984, jour du premier anniversaire du départ de la Marche. 

Dans le même temps, le Front National de Jean-Marie Le Pen enregistre ses premiers succès électoraux significatifs. Après une première percée lors des élections cantonales de mars 1982, où il atteint des scores entre 10 et 20 % à Grande Synthe (Nord) ou à Dreux (Eure-et-Loir), le FN confirme celle-ci sur le plan national en réunissant 10,95% des voix aux élections européennes de juin 1984. Enfin, à la faveur de l'introduction d'une dose de proportionnelle pour le scrutin législatif de mars 1986, le FN fait son entrée à l'Assemblée Nationale en obtenant 35 députés.

 

© INA Vincent Duchaussoy

 

 

Sur la question de l’identité quelques autres textes à étudier.

François Jullien : «Une culture n’a pas d’identité car elle ne cesse de se transformer»

Dans son dernier ouvrage, le philosophe et sinologue s’oppose au concept figé d’«identité» et défend celui de «ressources culturelles» telles que les langues mortes et vivantes. Des outils à disposition de tous, mais menacés par la mondialisation et le communautarisme.

Accéder au texte.

Michel Serres dans Libération du 19 novembre 2009

Confondre l’identité et l’appartenance est une faute de logique, réglée par les mathématiciens. Ou vous dites a est a, je suis je, et voilà l’identité ; ou vous dites a appartient à telle collection, et voilà l’appartenance. Cette erreur expose à dire n’importe quoi. Mais elle se double d’un crime politique : le racisme. Dire, en effet, de tel ou tel qu’il est noir ou juif ou femme est une phrase raciste parce qu’elle confond l’appartenance et l’identité. Je ne suis pas français ou gascon, mais j’appartiens aux groupes de ceux qui portent dans leur poche une carte rédigée dans la même langue que la mienne et de ceux qui, parfois, rêvent en occitan. Réduire quelqu’un à une seule de ses appartenances peut le condamner à la persécution. Or cette erreur, or cette injure nous les commettons quand nous disons : identité religieuse, culturelle, nationale… Non, il s’agit d’appartenances. 

Accéder au texte.

 

Michel Serres : Corps et identité, mais qui sommes-nous ?

 

Grand entretien avec Michel Serres à propos de l’identité. La différence entre identité et appartenance est fondamentale. La confusion quotidienne conduit au racisme. Une fois rétablie la notion d’identité, Michel Serres revient sur l’hominescence, une évolution de la conception de l’homme apparue dès les années 1950. Il évoque aussi le rapport à notre corps, à notre mort -pour lui, il existe trois sortes de mort- et aux autres.

 

Accéder au contenu sur Canal Académie.

 

Et sur ce blog

Identité culturelle, identité nationale 

Analyse fouillée et éclairante proposée par Étienne Balibar à partir des réflexions présentées à la Table ronde sur "Identité et Culture" organisée à l'UNESCO les 14 et 15 décembre 1989 par la Division de Philosophie et des Sciences Humaines. Le début de ce texte, reproduit ici est une invitation à le (re) découvrir.



 



 

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  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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