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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 10:36

Bien rares sont les commentaires publiés sur ce blog consacré aux rapports entre culture et politique !

Et qui plus est, compte tenu de l'ergonomie de cette plate-forme, ils ne sont pas très visibles.

Ma note précédent (Mettre l'artiste au cœur de la cité ) qui citait longuement un assez ancien billet d'humeur de Jacques Bertin a toutefois inspiré Jean Michel Montfort, réalisateur social et culturel (ainsi se présente-t-il) et responsable de l'Agence Culture toi-même ! 

Une approche culturelle work in progress ( Paris, le 6 mars 2017)
Si l’on pouvait se passer de l’expression « la culture »…
Texte écrit en hommage au travail inlassable du Collectif national Pouvoir d’Agir,
pour son renouveau.

Le Collectif Pouvoir d’Agir se compose de personnes, associations locales et réseaux nationaux engagés dans la lutte contre l’exclusion sociale et politique.

C'est un espace d’échanges, de mise en réseau et d’appui, de réflexion et d’action, ouvert à tous, pour que les citoyens aient un réel pouvoir sur leur environnement et sur leur vie. Le collectif est au service de ses membres, personnes ou réseaux, il n’a pas vocation à les représenter ou à parler en leur nom.


 

Ce long et consistant commentaire commence ainsi.


« Les vrais exclus de la société ce sont les exclus du langage. Ils se retrouvent infirmes. 
Or, parce qu'une idée ne peut être véhiculée que par le langage, ils sont donc condamnés
à l'impossibilité de s'imaginer autres que ce à quoi la société les condamne. »
(Armand Gatti, poète et dramaturge contemporain).

Né d’un père quasi illettré ouvrier charcutier savant de maints tournemains et d’une mère directrice d’école et palmes académiques à l’âge de 30 ans, résistante, fils unique de culture matriarcale bretonne, le moindre a été de tricoter avec ça après le décès prématuré de mes parents à l’âge de 62 ans, d’être ainsi présent au monde en névrose de classe, puis de se poser la question de ce que j’allais transmettre à mes 4 enfants, et plus largement, aux autres. C’est un peux prétentieux, c’est justement ma prétention. Sincèrement, elle vaut pour vous, puissiez vous avec nous tous trouver ou amplifier votre pouvoir d’agir, d’où ce qui suit.

 

 

Sommaire
La culture
La dimension culturelle des choses de la vie
L’art
L’expérience du « beau »
L’expansion symbolique 
La création partagée
Faire culture, ensemble
Le Pouvoir de ressentir↔penser↔agir
Nous irons tous au paradigme
Les « publics » sont des personnes.


Lire la contribution de J.M. Monfort en fin de page de mon précédent post

 


Connaissez vous LUC DUPONT, Ingénieur agronome, Architecte DPLG  Paris – France ?

Il a publié le 25 janvier dernier sur son blog , Pensées éparses, hébergé par Médiapart, un billet joliment intitulé

Refonder le Ministère de la Culture.

Protégé, semble-t-il, de l'entre-soi du « monde de la culture », il n'y va pas de main morte !

Propositions

  •     Regrouper sous un même ministère l’ensemble des disciplines qui participent de la culture, de la beauté et de la définition de notre identité (même plurielle). Les écoles et formations relevant des domaines cités ci-dessus dépendront du Ministère de la Culture;

  •     Porter le budget et l’importance de ce ministère de 1% à 5%, progressivement, du budget de l’Etat. Corrélativement le ministère de l’Education Nationale se verra dessaisi des domaines qui concernent la culture, et les budgets seront transférés;

  •     Attribuer dans les écoles un jour entier par semaine aux formations « artistiques » (l’ensemble des domaines cités ci-dessus), journée qui sera retirée à l’Education Nationale qui s’occupera des enseignements généraux. Les enseignants et les enseignements dépendront du Ministère de la Culture;

  •     Choisir les enseignants dans les domaines culturels sur leurs qualités professionnelles avérées et reconnues, notamment par les élèves. Trop de nominations dans le corps enseignant des écoles d’art sont faites par cooptation; cela contribue à la création de « chapelles » qui excluent bon nombre de talents.

Lire le post de Luc Dupont

 

 

Un peu plus connu,sans doute, est Jean-Louis Sagot-Duvauroux.

Sur son blog, en juin dernier, ces réflexions :

REFONDER LES POLITIQUES CULTURELLES PUBLIQUES

 

La refondation des politiques culturelles publiques est confrontée à deux enjeux majeurs.  

1 – L’agonie du cycle historique de la modernité occidentale.

2 – L’héritage d’un appareil culturel d’État construit dans et pour ce cycle agonisant.

 

 Elle nécessite une claire remise à plat des institutions et du projet.

 

Lire la contribution.

 

 

 

 

Quant à Jean-Michel Lucas, il n'en démord pas : La Gauche culturelle fait la sourde oreille !

Depuis longtemps la Gauche française aime la culture. Mais actuellement le « modèle » mis en place par les socialistes « s’essouffle, perd de sa consistance ». J’ai lu cela dans une tribune de Libération écrite par madame Marion Fontaine en introduction d’un colloque de la Fondation Jean Jaurès en janvier 2017.

La tribune se concluait par une espérance curieusement formulée : « Il ne serait pas superflu au moins de réinvestir les questions culturelles au sens large pour voir comment elles pourraient servir l’émancipation indissolublement individuelle et collective ».

Un silence inexcusable

« Réinvestir les questions culturelles » ? De surcroît : « Au sens large » et à des fins « d’émancipation » ? Le défenseur des droits culturels que je suis ne peut que trouver l’idée géniale et impérative. Il serait même temps de s’y mettre puisque la loi française, depuis 2015, exige que les politiques culturelles changent leurs paradigmes. Elles doivent maintenant être « investies » par les droits culturels des personnes avec comme finalité publique : « faire humanité ensemble » !

Pourtant, ni madame Fontaine – chercheure au centre Norbert Elias –, ni Libération – grand média moderne -, et encore moins la Fondation Jean Jaurès – think tank d’influence –, ne s’en sont aperçus. Inconnus au bataillon, l’article 103 de la loi NOTRe et l’article 3 de la loi LCAP, qui obligent les collectivités à garantir à chacun le respect de ses droits humains universels que sont les droits culturels.

Ce silence est inexcusable. Il est même coupable, car la loi républicaine a intégré les droits culturels pour une raison tout à fait indiscutable : les droits culturels des personnes sont, en effet, parties intégrantes et indissociables du référentiel des « droits universels de l’homme » consignés dans la Déclaration de 1948 et dans les deux Pactes internationaux de 1966. Faire comme si les droits culturels des personnes étaient invisibles est d’une étrangeté idéologique pour des militants de gauche.

 

Lire la suite

 

Et Nicolas Roméas ? Il insiste !

Insistons! Tentative de réécriture d'un manifeste pour la «culture»…

Jusqu'au dernier mandat de François Mitterrand, la culture a été l'un des piliers de la politique nationale et des programmes des différents partis français. Depuis lors, cet état de fait n'a cessé de se dégrader.

Lire la suite.

 

A suivre... très bientôt.


 

 

 

 

 

 

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Publication : [Fresnes] : [Cité des sens], 2006-

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 10:05

 

 

 

 

 

 

 

Au printemps 1992, au moment où je participais à ce collectif et figurais parmi les premiers signataires de l'appel ci-dessous, Emmanuel Macron avait tout juste 15 ans, Benoît Hamon, 25 ans était assistant parlementaire d'un député PS avant de devenir président du Mouvement des Jeunes Socialistes et Jean-Luc Mélanchon était déjà sénateur PS du département de l'Essonne, après avoir été auparavant comme Lionel Jospin, Jean-Christophe Cambadélis et quelques autres, militant de l'OCI (groupe trotskiste lambertiste).

¤

A l'usage des jeunes générations, ce qui constitue, on le sait, l'une des vocations essentielles de ce blog, je publie donc ce texte en laissant à chacun le soin de mesurer sur quels points il aurait pu prendre des rides.

¤

L'urgence absolue, c'est de lancer le débat d'idées, sous peine de renoncer à tout espoir de redonner une crédibilité politique à la gauche et de transformer la défaite électorale en déroute.
La gauche refondée sera morale ou ne sera ps. Les citoyens n'accepteront de se réconcilier avec la politique que si l'éthique et la raison en forment les valeurs indépassables.
La gauche existe, inventons là. Travaillions à une utopie moderne et modeste , qui n'oppose plus l'individu et la société, mais esquisse un devenir : rendre possible, d'un même geste, plus d'individu et plus de société.

Gauche, fin et suite. 1992

¤

Nota Bene : La mention manuscrite (stylo plume, encre bleue), avait pour auteur l'actuel directeur de l'Institut du Monde Arabe.

¤

Télécharger l'appel Gauche, fin et suite.

Pour celles ou ceux qui ont encore un peu de loisir, une certaine curiosité pour le passé -même récent- et le goût du débat d'idées, la version longue (29 pages plus la liste des signataires).

Sommaire

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Télécharger Gauche, fin et suite, l'argumentaire.

 

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Gauche, fin et suite, première partie

Gauche, fin et suite, deuxième partie.

Gauche, fin et suite, troisième partie

Signataires manifeste Gauche, fin et suite, mai-juin 1992

 

 

 

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 17:00

Comment et pourquoi le domaine de la communication, tenu en méfiance par les milieux culturels, a fini par devenir un domaine central de l’action du ministère de la Culture ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au cours de ce séminaire sous la direction scientifique de Laurent Martin, professeur d’histoire contemporaine, à l’université de Paris III Sorbonne-Nouvelle, organisé par le Comité d’histoire du ministère de la Culture et de la Communication, en partenariat avec l’Ina, on cherchera à comprendre comment et pourquoi le domaine de la communication, tenu en méfiance par les milieux culturels, a fini par devenir un domaine central de l’action du ministère de la Culture. En explorant l’histoire des relations politiques, administratives, institutionnelles entre deux champs présentés d’abord comme séparés, voire opposés, le séminaire étudiera comment ils se sont progressivement rapprochés au point parfois de paraître se confondre, en particulier autour de ce que l’on a appelé, à partir des années 1970, les « industries culturelles ».
On cherchera également à mieux cerner et faire entendre le rôle croissant des questions de communication au sens large et ainsi contribuer à définir une politique culturelle qui englobe des phénomènes liés à la culture de masse et aux cultures populaires, aux industries culturelles et créatives, aux médias audiovisuels et numériques.
Ce séminaire est ouvert à un public double : les spécialistes, chercheurs en sciences de l’information et de la communication ou en histoire et sociologie de la culture ; mais aussi le cercle plus large des professionnels intervenant dans le domaine des médias, des politiques et de la médiation culturelle.

 

PROGRAMME


12 janvier 2017
16 h 00 -19 h 00
Histoire des rapports entre Culture et Communication, de la Libération au milieu des années 1970
(université de Paris III centre Censier, 13 rue de Santeuil, 75005 Paris, amphithéâtre D02)
Jamil Dakhlia, professeur en sciences de l’information et de la communication, université de Paris III Sorbonne-Nouvelle
Claire Blandin, professeure en sciences de l’information et de la communication, université de Paris XIII Villetaneuse-Bobigny-Saint-Denis
avec les interventions de 
Jean-Noël Jeanneney, professeur émérite, ancien secrétaire d’État à la communication et Rémi Tomaszewski, inspecteur général des affaires culturelles, ancien directeur général de l’Afp


2 février 2017
16 h 00 -19 h 00
L’élaboration d’une socio-économie des industries culturelles, des années 1960 aux années 1990
(salle Bourjac, 17 rue de la Sorbonne, 75005 Paris)
Philippe Bouquillion, professeur en sciences de l’information et de la communication à l’université Paris XIII – Sorbonne Paris Cité, chercheur au LabSic
Laurent Martin, professeur d’histoire contemporaine, université de Paris III Sorbonne-Nouvelle
avec l’intervention de 
François Rouet, ancien statisticien-économiste au sein du Département des études, de la prospective et des statistiques au ministère de la Culture et de la Communication


16 mars 2017
16 h 00 -19 h 00
La radio, du monopole d’État à la libéralisation des ondes 
(université de Paris III centre Censier, 13 rue de Santeuil, 75005 Paris, salle 410)
Hélène Eck, maîtresse de conférences honoraire, université Panthéon-Assas
Denis Maréchal, historien des médias, ancien chargé de mission à l’Ina
Avec l’intervention de 
Michel Berthod, ancien membre du cabinet du ministre de la Communication Georges Fillioud et ancien directeur général de l’Ina


6 avril 2017
16 h 00 -19 h 00
Culture et Communication : mariage de cœur ou de raison ? L’histoire institutionnelle du milieu des années 1970 aux années 1990 
(salle Bourjac, 17 rue de la Sorbonne, 75005 Paris)
Évelyne Cohen, professeure des universités, Enssib/LARHRA (UMR CNRS)
Christian Delporte, professeur des universités, université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
avec les interventions de 
Bertrand Eveno, ancien directeur du cabinet du ministre de la Culture et de la Communication Jean-Philippe Lecat et Bernard Miyet, ancien directeur du cabinet du ministre de la Communication Georges Fillioud


11 mai 2017
16 h 00 -19 h 00
Le paysage audiovisuel français dans les années 1980-1990 : lois, instances de régulation et cahiers des charges 
(université de Paris III centre Censier, 13 rue de Santeuil, 75005 Paris, salle 410)
Agnès Chauveau, directrice déléguée aux contenus à l’Ina
Guillaume Soulez, professeur, université de Paris III Sorbonne-Nouvelle
avec les interventions de 
Christian Phéline, ancien directeur de la Direction du développement des médias


8 juin 2017
16 h 00 -19 h 00
D’autres modèles nationaux. Une perspective comparatiste des rapports entre Culture et Communication
(université de Paris III centre Censier, 13 rue de Santeuil, 75005 Paris, salle 123)
Jérôme Bourdon, responsable du département de communication, université de Tel-Aviv
Simon Dawes, université Paul-Valéry, Montpellier
avec les interventions de 
Emmanuel Hoog, président-directeur général de l’Afp et Laurence Franceschini, ancienne directrice générale des médias et des industries culturelles du ministère de la Culture et de la Communication


Entrée gratuite sur inscription obligatoire à comitehistoire@culture.gouv.fr

 

Source : Politiques de la culture.

Carnet de recherches du Comité d'histoire du Ministère de la culture et de la communication sur les politiques, les institutions et les pratiques culturelles

Voir aussi, le blog de Laurent Martin.

 

 

 

 

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 11:33

 

 

 

 

 

 

 

 

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Sous le beau titre Les droits culturels sont dans la loi... et après ?, les sénatrices Marie Blandin et Sylvie Robert ont organisé ce lundi 14 novembre un colloque de haute tenue suivi par un public fourni..

​​​​​​​J’ai tout bien écouté, comme il faut... je crois.

Les happy few qui me suivent sur les réseaux sociaux ont eu droit à trois post successifs :

 

-un-

Sénat, colloque sur les Droits culturels. 
Je dis ça, je dis rien mais ça serait peut-être bien de repolitiser et re-historiciser l'inscription de ces droits dans les instances internationales, l'Etat de droit et la République française :


1. les génocides et l'émergence de la notion de crime contre l'humanité.
2. la critique du totalitarisme
3. la décolonisation
4. l'affaiblissement des idéaux comme la laïcité et l'éducation populaire.


Je dis rien.

-deux-

Sénat. Colloque sur les Droits culturels. Excellente observation d'une élue de Lyon : les droits des personnes de participer à la vie culturelle s'arrêtent là où commence l'urbanisme.

-trois-

Sénat, Droits culturels. Emmanuel Wallon propose d'ajouter un codicille à la Déclaration de Fribourg : le droit de laisser ouverte l'interprétation du sens de la notion de Droits culturels.


 

L'intervention du sociologue fut particulièrement pertinente (comme à l'accoutumée) et j'y reviendrai (comme je reviendrai sur la question de l'urbanisme)

En attendant, il est urgent de lire Les enfants de Cassandre, le très beau texte qu'il vient de publier à propos de l'aventure de la revue Casssandre/Horschamp.

 

Une synthèse de cette journée de réflexion au Sénat devrait voir le jour nous promettent les sénatrices qui se sont démenées pour la cause des droits culturels.

En attendant, le président de la commission culture de l'Assemblée nationale, le député parisien Patrick Bloche (très enthousiaste partisan de l'inscription de la référence aux droits culturels dans la loi NOTRe... on s'en souvient) a tiré le premier et publié le texte de son intervention en fin de colloque sur son blog.

Citation :

L’intitulé de cette dernière table ronde pose la question de l’avenir des droits culturels : il n’est bien entendu pas question de s’en tenir là et de nous reposer sur nos lauriers.

La politique est un art, je vous dit.


 

 

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 11:26

Vous vous demandez peut-être à quoi sert le Ministère de la culture et de la communication ?

C’est assurément une bonne question.

Deux éléments de réponse recueillis ce jour, sur le Bulletin officiel des marchés publics (BOAMP) d’une part, et (grâce à François Deschamps via FB) sur La Gazette des communes, d’autre part.

-UN-

Étude relative au développement d'équipements touristiques marchands au sein des sites patrimoniaux en France.

L’essentiel du marché

Nom et adresse officiels de l'organisme acheteur :

Ministère économie finances industrie

Objet du marché :

réalisation d'une étude de faisabilité relative au développement d'équipements touristiques marchands au sein des sites patrimoniaux en France.

Lieu d'exécution des travaux, de livraison fournitures ou de prestation des services :

France métropolitaine

Caractéristiques principales :

Marché d'étude à prix forfaitaire passé par un groupement de commande constitué du ministère de l'économie et des finances représenté par la direction générale des entreprises (DGE), du ministère de la culture et de la communication représenté par la direction générale des patrimoines (DG patrimoines) et de la Caisse des dépôts et consignations (CDC)

Date limite de réception des offres :

01/12/2016 à 00h00

Délai minimum de validité des offres :

90 jours

Critères d'attribution :

Offre économiquement la plus avantageuse appréciée en fonction des critères énoncés dans le cahier des charges (règlement de la consultation, lettre d'invitation ou document descriptif).

Références complètes :

 

Avis n°16-161787

- DEUX-

Les éditeurs mettent la pression sur les collectivités.

© La Gazettte des communes. Par 

 

De semaine en semaine, les responsables d’équipements de lecture publique sont de plus en plus nombreux à voir arriver sur leur bureau des courriers transmis par le DG de leur collectivité. Ces lettres émanent de la Société civile des éditeurs de langue française(SCELF).

Cette société de perception et de répartition des droits d’auteurs représente quelque 300 éditeurs. Elle est mandatée par ces derniers pour percevoir les droits d’auteurs générés les adaptations des œuvres.
Or, tout au long de l’année, les bibliothèques organisent des animations littéraires, des « lectures publiques » d’extraits ou d’œuvres intégrales.

Sollicitée par ses adhérents, l’Association des bibliothécaires de France (ABF) doit rencontrer les représentants de la SCELF le 14 novembre 2016. « Dans un contexte de baisse budgétaire, nous défendrons les bibliothèques comme lieu de promotion et d’accès à la lecture, plaide Xavier Galaup, président de l’ABF. Une éventuelle taxation risquerait de se faire au détriment des animations en bibliothèque. Nous espérons avoir une marge de discussion. Car, des acquisitions d’ouvrages aux animations, les bibliothèques contribuent pleinement à promouvoir la littérature et l’édition. » De son côté, la SCELF, à ce stade, n’a pas souhaité expliquer sa démarche à la Gazette.

Les bibliothèques ne sont pas les premières à qui la SCELF demande le versement de droits d’auteurs. Théâtres, radios, télévisions y sont déjà soumis de longue date. « La grande différence, c’est que les bibliothèques ne font pas payer l’accès aux animations qui proposent des lectures publiques, fait valoir Xavier Galaup. Elles ne sont pas des structures qui réalisent des bénéfices à l’occasion de manifestations culturelles. » Pour l’heure, la balle est donc dans le camp de la SCELF.

 

Voila.

Soyons raisonnables, le Ministère fait bien d’autres choses passionnantes.

Vous pouvez néanmoins accéder ci-dessous aux commentaires !!!

 

 

 

 

 

 

 

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 10:46

 

Sous le titre, emprunté à Jack Ralite, La culture sans étatisme plébiscitaire ni affairisme publicitaire, j'ai annoncé ici la rencontre qui s'est tenue le 12 octobre dernier et dont la captation intégrale en vidéo est désormais disponible sur le Carnet de recherches du Comité d'histoire du Ministère de la culture.

Le 12 octobre 2016, le Laboratoire du Changement Social et Politique (axe « Art, culture et politique ») et le Comité d’histoire du ministère de la Culture et de la Communication inauguraient une première Journée Diderot « Culture et Politique » du Master « Politiques culturelles » de l’Université Paris Diderot.
Cette première rencontre a été l’occasion d’inviter Jack Ralite, homme politique, homme de culture, fervent défenseur des droits culturels et de l’exception culturelle.
Entouré de quelques-uns de ses compagnons de route – Jean-Paul Dekiss, Nedim Gürsel, Claudine Joseph, Daniel Mesguich, Pierre Musso, Jean-Claude Petit et Serge Regourd -, Jack Ralite a parcouru l’histoire des États Généraux de la Culture, mouvement citoyen et artistique, qu’il avait initié en 1987 au moment des débats sur l’AMI (Accord Multilatéral sur l’Investissement)
Le débat était animé par Laurent Fleury, professeur de sociologie à l’Université Paris Diderot avec Bernard Faivre d’Arcier, ancien directeur du théâtre et des spectacles, ancien directeur du Festival d’Avignon, membre du Comité d’histoire.

Accéder à la vidéo.

Autre remarquable témoignage de (et à propos) Jack Ralite, cet article (article paru dans le numéro 90 de Cassandre/Horschamp, été 2012)

Après la soirée de « Propositions poïélitiques » de Cassandre/Horschamp du 10 avril 2012 au Théâtre Monfort où Jack Ralite nous a offert, en « invité-surprise », un beau discours inédit, rendez-vous a été pris pour prolonger l’échange. Le lendemain, lorsque nous pénétrons dans son vaste bureau niché sous les toits de la mairie d’Aubervilliers, les cartons jonchent le sol et semblent se remplir au fur et à mesure que se vident les étagères qui courent autour de la pièce. Pour l’heure, elles sont encore chargées de livres, programmes de spectacles ou affiches diverses, qui rejoindront bientôt le riche fonds d’archives municipales. « Voyez le chantier, s’excuse pudiquement notre hôte. J’exhume quelques souvenirs, c’est que je prépare le centenaire de Vilar… » -

Article paru dans le numéro 90 de Cassandre/Horschamp, été 2012)

Propos recueillis par Samuel Wahl

On peut aussi regardez l’entretien en vidéo avec : ici.

Signalons aussi ces récentes contributions à l'histoire culturelle.

Pour l’émancipation : une histoire des Universités Populaires à Tours

Les reconfigurations sociales et politiques de la banlieue rouge :

étude à travers les lieux de spectacle depuis les années 1960.

Résumé de la thèse de Pauline Clech
Directeurs : Edmond PréteceilleMarco Oberti

Patrimoine et patrimonialisation du cinéma depuis les années 1960

Les formes et les manifestations du patrimoine cinématographique ont fortement évolué depuis les années 1960. Si de nouveaux publics ont découvert autrement les films « anciens » et ont inventé des pratiques inédites de visionnement, cette évolution amène aujourd’hui les cinémathèques et archives du film, généralement considérées comme des musées pour le cinéma, à s’interroger sur leur identité et les frontières de leur activité. En étudiant la mutation des lieux, des supports, des acteurs, des pratiques, qui s’est opérée depuis cinquante ans, il s’agira de dresser un état des lieux de la réflexion sur ces enjeux de patrimonialisation jusqu’à l’ère du tout-numérique et de la dissémination des écrans, tout en s’inscrivant dans un panorama international qui ménage un important espace aux récits historiques et aux pratiques de pays où archives et cinémathèques jouent un rôle important.


 

 

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 16:51

 

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Chapitres précédents

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Droits culturels : continuons le débat.

 

Le mérite des contributions évoquées dans cette note est de constituer un appel à la vigilance : la récente inclusion des droits culturels dans l’article 103 de la loi NOTRe, désormais une loi de notre République, ne saurait en aucune manière clore le débat.

 

Droits culturels : une longue histoire

 

Il est peut-être utile de situer le débat récent sur l’inscription ou non dans la législation française du concept de droits culturels dans un horizon historique plus large que celui de la signature par la France, dans les années 2000, de conventions internationales portant sur la nécessité de reconnaître, protéger et promouvoir la diversité culturelle.

 

Des droits culturels (1968) aux droits culturels (2015)

 

Je voudrais continuer le parcours engagé dans ces notes précédentes, de façon à attirer l’attention sur l’histoire des notions successives ou sédimentées qui ont fondé et légitimé l’intervention publique dans les affaires culturelles.Toutefois, je ne suis en aucune manière historien. Il ne s’agit donc que « d’arrêts sur image »...

 

Droits culturels : débat public ou théâtre d'ombres ?

 

"Le défi lancé est tout autre : penser, ensemble, la différence par laquelle toutes les sociétés (en des modalités variables) ont séparé et séparent du quotidien ordinaire, un domaine particulier de l'activité humaine, et les dépendances qui inscrivent (de diverses manières) l'invention esthétique et intellectuelle dans ses conditions de possibilité et d'intelligibilité".

(Roger Chartier, 1991).

 

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Arts de la scène et cinéma au prisme du développement durable

COLLOQUE INTERNATIONAL

Universités Lumière Lyon 2, Sorbonne Nouvelle Paris 3, Bourgogne Franche-Comté - ESC Dijon-CEREN
Paris (Théâtre de la Cité Internationale) - 8 au 10 mars 2017

 

Appel à communication

La transposition, dans le champ des pratiques culturelles et artistiques, des notions de « soutenabilité » et de « développement durable » signale de nouveaux points d’attention et de préoccupation. Elle souligne l’émergence d’un paradigme à la fois économique, politique, esthétique et philosophique, mais prête à discussion, et mérite que l’on s’y arrête.

Cette transposition prend racine dans un processus de sédimentation des discours de justification des dépenses culturelles publiques depuis les années 1950 (Menger 2011). Le paradigme dominant de l’acculturation artistique de la population (y compris des néophytes) au contact de l’excellence de l’offre était encore dominant au tournant des années 1960 (Throsby et Withers, 1979 ; Urfalino, 1996). Le référentiel de la démocratisation culturelle a été ensuite contesté pour son manque d’efficacité dans la réduction des inégalités sociodémographiques des publics (Bourdieu et Darbel, 1966 ; Baumol, Bowen, 1966).

Parallèlement, un deuxième idéal de démocratie culturelle a cherché à mieux légitimer la diversification du soutien des collectivités publiques à des activités culturelles au-delà du périmètre des arts savants, en résonance avec une vision anthropologique de la diversité des cultures. Il s'agissait d'accorder une reconnaissance esthétique à d'autres pratiques artistiques (comme les arts de la rue, le cirque, les danses urbaines, les spectacles des amateurs, etc.). Le paradigme du développement culturel, orienté par les valeurs de la démocratie culturelle, est entré en relation avec l’attention internationale accrue portée aux conditions d’un développement durable, depuis le rapport Brundtland (1987) jusqu’aux Déclarations de l’Unesco sur la diversité culturelle (2001, 2005), la fondation de l’Union des Cités et Gouvernements Locaux pour le développement culturel (Agenda 21 de la culture) et la Déclaration de Fribourg sur les Droits Culturels (2007).

Enfin, la doctrine d’action des « industries créatives », diffusée à partir du milieu des années 1990, a repris le thème du multiculturalisme en l’articulant avec une justification économique : le dynamisme des activités culturelles constitue un terreau de stimulation pour le développement d’innovations productives dans les autres secteurs économiques. Tout ceci, sans vraiment remettre en cause la distribution nationale des subventions publiques, fondée d’abord sur l’appréciation des mérites artistiques.

L’enjeu de ce colloque est de s’interroger sur le degré de pertinence des liens à établir entre arts de la scène, cinéma et développement durable, et sur les spécificités des pratiques se référant au registre du développement culturel durable. Ces liens peuvent être appréhendés selon trois perspectives (COST, 2015).

  • -  Les arts de la scène et le cinéma dans le développement durable. La culture peut être pensée comme un quatrième pilier du développement durable, en complément de ses piliers économique, social et environnemental, notamment par une volonté de reconnaître l’égale dignité des cultures (Hawkes, 2001 ; Lucas, 2010) ou d’accorder une valeur patrimoniale à des objets et pratiques culturelles locaux (Boltanski, Esquerre, 2014).
  • -  Les arts de la scène et le cinéma pour le développement durable. Ces productions artistiques pourraient contribuer aux trois vecteurs du développement durable : réduction de l’empreinte environnementale par toutes les parties prenantes dans la production et la diffusion des spectacles en stimulant des attitudes conformes à la norme ISO 20121 (Herry, 2014) ; renforcement de la cohésion sociale par les formes d’expression en harmonie avec la diversité culturelle de la population (Wallach, 2006 ; Goldbard, 2010 ; Throsby, 2010) ; retombées économiques positives, grâce à leurs effets sur l’attractivité territoriale et les innovations productives selon la perspective des « industries créatives ». Cette contribution peut être également pensée dans une perspective esthétique et/ou philosophique : certains artistes s’emparent de la question du développement durable comme d’un matériau thématique et dramatique, dont la scène est susceptible de devenir l’un des lieux d’élaboration et de réflexion, voire de transmission, dans une posture parfois militante.
  • -  Les arts de la scène et le cinéma par le développement durable. Cette tendance se manifeste par une recherche de liens plus solidaires dans les mondes de l’art, notamment : 1) dans la valorisation d’une mise en relation plus symétrique des artistes avec les non professionnels impliqués dans des créations artistiques (Urrutiaguer, 2014) ; 2) par l’activation des liens de solidarité inter et intra-organisationnelle dans un contexte récurrent de précarité économique, souvent occultée dans les visions œcuméniques d’une démocratie culturelle fédérative (Henry, 2015). Cette deuxième démarche prône la coopération et la mutualisation de ressources.

Plusieurs axes de réflexion peuvent être suggérés.

1. Conventions et doctrines d’action culturelle

Quelles sont les inflexions observées dans les différents pays pour les discours de justification des dépenses culturelles publiques, dans le sens d’une meilleure prise en considération de la diversité culturelle? Quels liens s’y tissent entre soutien à la diversité culturelle et développement durable? Dans quelle mesure les références à ce nouveau paradigme modifient-elles les priorités dans l’évaluation institutionnelle de la production artistique ?

L’analyse sociologique de la domination se fonde notamment sur la «grammaire de justification politique et morale » des différents « mondes » ou « cités » (Boltanski et Thévenot, 1991). Peut-on caractériser la « grammaire de justification politique et morale » d’un « monde du développement culturel durable » ? Quelles en seraient les frictions avec les logiques d’action et d’évaluation d’autres mondes, notamment le monde marchand ou le monde inspiré ?

2. La dynamique des démarches artistiques partagées

La recherche de relations plus symétriques entre artistes et non professionnels s’inscrit dans un idéal de créations partagées. Celles-ci peuvent prendre plusieurs formes, de l’insertion d’amateurs dans une distribution professionnelle à la recherche d’une distribution égalitaire des compétences artistiques et culturelles. En quoi cette dynamique relationnelle participe-t- elle du développement culturel durable ?

Quels sont les apports et les limites du processus d’écriture (ou de création) scénique ou cinématographique sur le développement personnel des participants ? Comment les équipes artistiques impliquées se positionnent-elles, entre la contribution attendue par les collectivités publiques à une meilleure intégration sociale et la contestation politique de l’ordre social ? Quel bilan tirer des résidences d’artistes en milieu scolaire qui se réfèrent à une démarche de co-construction égalitariste ? Quels sont les obstacles à la pérennisation de ces expériences ?

Quelles sont les initiatives prises pour associer les spectateurs à la production ou à la programmation (de spectacles ou de films) dans des cercles favorisant la réflexion collective ?

3. Solidarité et pérennité des équipes artistiques

Les démarches de création tournées vers le partage des compétences entre artistes et participants sont habituellement reconnues pour leur valeur ajoutée sociale et non pas esthétique. Les logiques d’évaluation marchande et institutionnelle sont la source d’une différenciation très inégalitaire des niveaux de réputation et de notoriété, en fonction de l’appréciation des qualités esthétiques des spectacles et des films. Cela constitue un obstacle à la pérennisation des équipes artistiques qui optent pour les idéaux du développement culturel durable. Comment ces équipes construisent-elles des modes de coopération solidaire pour renforcer la viabilité économique de leur démarche ?

Les bureaux de production (ou « d’accompagnement ») se sont développés dans le domaine du spectacle vivant. Une logique d’économie solidaire, mise en avant par certains d’entre eux, peut-elle renforcer la durabilité des équipes artistiques et administratives ?

Quelles sont les motivations instrumentales, idéologiques des acteurs des collaborations inter- organisationnelles telles que partages de ressources, de compétences, des risques entre artistes, équipes et/ou compagnies ? Quelles sont les conditions de leur réussite ? Quels éclairages peut nous apporter l’analyse de nouveaux modèles d’affaires au sein des entreprises culturelles ? (Spence et al., 2007 ; Sinapi, Juno-Delgado, 2015). Les débats sur les enjeux économiques, environnementaux, sociétaux d’un entrepreneuriat culturel durable renvoient à différents paradigmes dans le champ de l’entrepreneuriat (Dean et al., 2007 ; Sheperd et al., 2011).

4. Les festivals en arts de la scène et cinéma

L’Association européenne des festivals (EFA, 2015) attribue aux festivals trois fonctions majeures : la facilitation de la circulation internationale des artistes, le soutien aux innovations et l’entretien de la diversité culturelle sur le territoire d’implantation. Dans quelle mesure la

promotion de la diversité culturelle peut-elle affilier certains festivals au monde du développement culturel durable ?

Plusieurs axes peuvent être :

-  les initiatives prises pour réduire l’empreinte environnementale, courantes dans les festivals

musicaux ;

-  les rapports participatifs instaurés avec la population ;

-  le degré de prise en compte de la diversité culturelle dans la programmation ;

-  les partenariats avec les acteurs culturels du territoire local afin de déconcentrer

l’organisation ;

-  les relations de coopération avec les artistes programmés, notamment les moins réputés.

 

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 14:32

Suite de mon post précédent, en vidéo, cette fois-ci.

sur l'excellent, et tout nouveau site de l' INA François Mitterrand, Le verbe en images.

Éclairages

Lors d'un colloque organisé à la Sorbonne par l'association "France Libertés" présidée par Danielle Mitterrand, François Mitterrand intervient devant un public composé d'étudiants français et étrangers. Il livre avec ironie et légèreté une conception de l'identité française ouverte sur le monde, s'enrichissant de l'apport d'autres cultures. Après un trait d'humour sur "nos ancêtres les Gaulois", il brosse le tableau des mouvements migratoires successifs qui ont scandé l'histoire de France, particulièrement au XXe siècle : Italiens, Espagnols, Polonais, Portugais, puis Arabes. 
Car ce discours s'inscrit plus généralement dans le contexte de la montée en puissance du parti d'extrême droite Front National (FN) et de la création, en réaction à cette montée du racisme, de collectifs et d'associations anti-racistes.

Ainsi, après la marche pour l'Égalité et Contre le Racisme à l'automne 1983, SOS Racisme est fondée le 15 octobre 1984, jour du premier anniversaire du départ de la Marche. 

Dans le même temps, le Front National de Jean-Marie Le Pen enregistre ses premiers succès électoraux significatifs. Après une première percée lors des élections cantonales de mars 1982, où il atteint des scores entre 10 et 20 % à Grande Synthe (Nord) ou à Dreux (Eure-et-Loir), le FN confirme celle-ci sur le plan national en réunissant 10,95% des voix aux élections européennes de juin 1984. Enfin, à la faveur de l'introduction d'une dose de proportionnelle pour le scrutin législatif de mars 1986, le FN fait son entrée à l'Assemblée Nationale en obtenant 35 députés.

 

© INA Vincent Duchaussoy

 

 

Sur la question de l’identité quelques autres textes à étudier.

François Jullien : «Une culture n’a pas d’identité car elle ne cesse de se transformer»

Dans son dernier ouvrage, le philosophe et sinologue s’oppose au concept figé d’«identité» et défend celui de «ressources culturelles» telles que les langues mortes et vivantes. Des outils à disposition de tous, mais menacés par la mondialisation et le communautarisme.

Accéder au texte.

Michel Serres dans Libération du 19 novembre 2009

Confondre l’identité et l’appartenance est une faute de logique, réglée par les mathématiciens. Ou vous dites a est a, je suis je, et voilà l’identité ; ou vous dites a appartient à telle collection, et voilà l’appartenance. Cette erreur expose à dire n’importe quoi. Mais elle se double d’un crime politique : le racisme. Dire, en effet, de tel ou tel qu’il est noir ou juif ou femme est une phrase raciste parce qu’elle confond l’appartenance et l’identité. Je ne suis pas français ou gascon, mais j’appartiens aux groupes de ceux qui portent dans leur poche une carte rédigée dans la même langue que la mienne et de ceux qui, parfois, rêvent en occitan. Réduire quelqu’un à une seule de ses appartenances peut le condamner à la persécution. Or cette erreur, or cette injure nous les commettons quand nous disons : identité religieuse, culturelle, nationale… Non, il s’agit d’appartenances. 

Accéder au texte.

 

Michel Serres : Corps et identité, mais qui sommes-nous ?

 

Grand entretien avec Michel Serres à propos de l’identité. La différence entre identité et appartenance est fondamentale. La confusion quotidienne conduit au racisme. Une fois rétablie la notion d’identité, Michel Serres revient sur l’hominescence, une évolution de la conception de l’homme apparue dès les années 1950. Il évoque aussi le rapport à notre corps, à notre mort -pour lui, il existe trois sortes de mort- et aux autres.

 

Accéder au contenu sur Canal Académie.

 

Et sur ce blog

Identité culturelle, identité nationale 

Analyse fouillée et éclairante proposée par Étienne Balibar à partir des réflexions présentées à la Table ronde sur "Identité et Culture" organisée à l'UNESCO les 14 et 15 décembre 1989 par la Division de Philosophie et des Sciences Humaines. Le début de ce texte, reproduit ici est une invitation à le (re) découvrir.



 



 

Consultez aussi ces pages sur La Cité des sens.

Liens conseillés.

Lecture et bibliothèques.

Actualités des politiques culturelles.

Politiques culturelles (mon fil d’actualités sur Scoop'IT)

Création sociale et innovations culturelles

Politiques culturelles : ressources et documents

 

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 08:50

Car, selon tous les historiens, autant par conviction personnelle que par stratégie institutionnelle, Malraux aurait délibérément choisi d’écarter l’éducation comme champ d’action de son ministère. Mais comment une telle position peut-elle s’accorder avec l’importance qu’il attribue à l’art et à la culture dans la société ? Une telle ambition est-elle compatible avec l’absence de toute transmission ? Malraux rejetait-il l’éducation en tant que telle, ou plutôt l’orientation que donnait à celle-ci le système scolaire de son temps ?

Jean-Miguel Pire

Il devrait être de bonne et salutaire pratique de rappeler, à temps et à contretemps, en quoi le travail historique problématise, éclaire, approfondit, complexifie les récits communément acceptés et les idées reçues. Il ne s'agit pas de substituer une nouvelle version plus juste ou plus officielle aux chroniques antérieures mais de laisser ouvert le débat public, le partage des savoirs et la confrontation des idées.

Il faut donc lire attentivement la contribution suivante judicieusement portée à connaissance sur le Carnet de recherches du Comité d'histoire du Ministère de la culture.


 Malraux contre l’éducation ou contre l’Éducation nationale ?  

Brève généalogie d’une occasion manquée, par Jean-Miguel Piredirecteur-adjoint de HISTARA (EPHE)

Communication prononcée lors du colloque « Malraux, l’art, le sacré. Actualités du Musée imaginaire » à l’INHA, les 31 mars et 1er avril 2016

Quelle est la part stratégique des raisons avancées par Malraux quand il insiste sur la profonde différence qu’il y aurait entre son ministère et l’Éducation nationale ? Identifier la part stratégique, c’est-à-dire pointer les excès éventuels de ce discours par rapport à la pensée du ministre. Sa théorie du choc esthétique est connue. Elle repose sur l’idée que l’art détient un message seulement accessible par le dialogue direct, la rencontre, la « présence » avec l’œuvre. Cette théorie semble donc postuler que la connaissance sur l’art n’est pas nécessaire et qu’elle peut même faire écran à l’expérience esthétique en sa radicalité. Dans la geste malrucienne, la création d’un ministère dédié permettait donc de concentrer l’effort de l’État pour favoriser cette relation directe du public avec les œuvres. C’est ainsi que le nouveau ministère se voit dédié à l’amour de l’art et se distingue d’un ministère consacré au savoir sur l’art. Le mot le plus explicite de Malraux dans ce registre est, à juste titre, universellement célèbre, tant il est inédit dans l’histoire politique et administrative, surtout prononcé à l’Assemblée nationale : « la connaissance est à l’école et à l’université, et l’amour est à nous ». Mais s’agit-il ici d’une simple répartition des tâches ? Cela reviendrait à dire que l’amour et la connaissance sont deux ordres absolument distincts. Pourtant, est-ce que l’amour ne peut susciter le désir de connaître ? 2
L’excès d’un tel partage ne laisse pas d’interroger. Comment s’empêcher de penser qu’il a pu être motivé par des considérations relevant d’une stratégie politico-administrative bien comprise ? L’analyse du contexte historique permet de le penser. Les circonstances de l’invention du ministère sont connues. Il s’agissait surtout d’offrir à Malraux un poste sur mesure. Hors de cela, la création d’une administration dédiée à la culture ne semblait guère une priorité. Les bases politiques en étaient donc assez fragiles et, d’emblée, il fallait s’employer à justifier la nécessité d’une telle création. A cet égard, la première priorité était sans aucun doute de se distinguer de l’Éducation nationale : un ministère massif, légitime, ancien, intrinsèquement lié à la fondation de la République et à sa mission civilisatrice. Malraux éprouve d’autant moins de difficulté à opérer cette distinction que l’Éducation nationale, ses méthodes et son univers, lui sont profondément étrangers. Autodidacte lui-même, il n’a que peu d’expérience personnelle des mondes scolaires et universitaires. Sur le plan politique, il nourrit même à leur égard une vive méfiance.

(...)

Malraux a donc renoncé à agir dans le champ scolaire. Sans doute le respect de son périmètre ministériel lui enjoignait-il la prudence. Non seulement, il s’est interdit d’investir ce territoire, mais il a préféré ériger ce renoncement en choix délibéré, quitte à ne pas être compris. Il a préféré déployer une dialectique sans doute exaltante, mais mal perçue par le monde politico-administratif. Sans doute pour cette raison, son discours s’est révélé contre-productif au regard des ambitions affichées par le nouveau ministère. Une certaine fascination pour un verbe brillant mais toujours plus difficile à faire résonner avec l’inscription dans la réalité administrative, a contribué à isoler la Rue de Valois quand il aurait fallu valoriser la transversalité de sa mission sociétale vis-à-vis de l’art. Placer la culture au cœur de la vie supposait de la situer aussi au cœur de l’action publique, en dépassant les frontières ministérielles et administratives. Dans son rapport sur la refondation de la politique culturelle en 1997, Jacques Rigaud évoque la nécessité de faire de la politique culturelle moins un « secteur » qu’une « dimension » de l’État. À tout le moins est-elle assurément une dimension de l’éducation. L’ignorance de cette nécessité a causé de l’un des grands rendez-vous manqué de Malraux. En 1959, le moment était pourtant venu de rompre avec la relégation de l’art par l’Éducation nationale, avec la vision étouffante et figée des œuvres. Le nouveau ministère de la Culture constituait un formidable véhicule pour faire progresser, au cœur de l’État, un discours neuf sur la transmission de l’art, discours qui aurait si bien vibré avec la quête malrucienne. Cette prise de distance de Malraux avec l’Éducation nationale devait avoir des effets redoutables, puisqu’elle a été perçue comme une dévalorisation de l’éducation artistique. Érigée en une étrange « théorie », ce rejet a été naturellement mis au débit de Malraux et volontiers caricaturée, notamment par Marc Fumaroli, qui, dans son État culturel, dresse le portrait douteux d’un Malraux ennemi de tout savoir.

Texte intégral disponible sur le Carnet de recherches du Comité d'histoire du Ministère de la culture et de la communication.

 

On peut aussi consulter quelques une des notes consacrées par La Cité des sens à l'histoire des politiques culturelles :

Histoire des politiques de la culture.

Politiques culturelles : images d'archives

Aux oubliettes de l'histoire.

Les riches heures de la démocratisation culturelle.

Livre, lecture et politiques de démocratisation culturelle.

De la démocratisation de la culture.

 

Voir aussi :

 Les pages du Comité d'histoire du Ministère de la culture.

Le site de l'Association pour le développement de l'histoire culturelle (ADHC).


 

 

 

 

 

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Publication : [Fresnes] : [Cité des sens], 2006-

Note(s) : Blogue. - Notice rédigée d'après la consultation de la ressource, 2013-11-14
Titre provenant de l'écran-titre
Périodicité : Mise à jour en continu
Indice(s) Dewey : 020.5 (22e éd.) ; 301.094 4 (22e éd.)
ISSN et titre clé : ISSN 2270-3586 = La Cité des sens
ISSN-L 2270-3586
URL : http://cite.over-blog.com/. - Format(s) de diffusion : HTML. - Accès libre et intégral. - Consulté le 2013-11-14

Notice n° : FRBNF43711075

http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb43711075f/PUBLIC

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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 08:24
Une histoire sociale et culturelle des arts.

« Ce qui entend le plus de bêtises au monde est peut-être un tableau de musée. »

Journal des Goncourt, 1887.

Depuis quelques décennies, les « arts » font l’objet de recherches qui relèvent de différentes disciplines des sciences sociales : historiens, anthropologues ou sociologues ont, plus particulièrement, fait entrer dans le champ de leurs observations et de leurs analyses les artistes, leur statut et leur carrière, leurs œuvres et leurs pratiques, leurs institutions, de même que la réception de leurs productions et les phénomènes d’appropriation ou d’acculturation dont celles-ci ont été l’objet. Par-delà la question récurrente de l’interdisciplinarité, cette configuration témoigne que les « arts », échappant pour partie à une conception positiviste de l’histoire de l’art canonique – celle d’une connaissance des vies d’artistes et d’une science de l’attribution –, ne sont pas en situation de totale autonomie par rapport à l’ensemble de l’histoire des sociétés et peuvent, voire doivent, être appréhendés par des disciplines diverses, souvent proches et aux apports complémentaires, qui, si elles possèdent chacune leur histoire, leurs outils et leur forme d’écriture, s’enrichissent aussi de croisements et de dialogues méthodologiques. Ce volume collectif, dirigé par un historien et un historien de l’art qui travaillent dans le même laboratoire de recherche en sciences humaines et sociales, souhaite rendre compte de cette diversité disciplinaire et ouvrir des rapprochements. Des historiens, des historiens de l’art, du cinéma, de la littérature, de la musique, de la danse ou du théâtre et une sociologue de l’art et de la culture ont accepté de relever ce défi intellectuel dans un projet éditorial commun. En réalité, ces découpages académiques, issus de la plus ou moins longue histoire de ces disciplines et de leurs bifurcations ou ramifications parfois très récentes, que façonnent aussi parfois des rivalités institutionnelles, ne sont plus des obstacles à l’heure où les convergences entre les sciences historiques semblent se multiplier et au moment où les questions de l’histoire de l’art, du goût et de l’esthétique sont aussi prises en charge par les sciences cognitives, comme le montrent les expérimentations du robot humanoïde Berenson conduites depuis 2012, par l’anthropologue Denis Vidal et le roboticien Philippe Gaussier, dans le cadre des collections du musée du quai Branly . On pourra objecter que le propos est large, puisqu’il s’agit de couvrir pas moins de cinq siècles de l’histoire des arts – de la Renaissance à aujourd’hui – et dans tous les domaines de la création artistique : non seulement la peinture, la sculpture, l’architecture, mais aussi les arts décoratifs, la musique, la danse et le cinéma. En outre, le champ d’étude déborde amplement le périmètre traditionnel de l’histoire de l’art – celui des objets visuels –, et participe plus largement, sans exclusive, des problématiques de l’histoire culturelle, pour intégrer d’autres objets ou pratiques tels que l’urbanisme ou la propagande, le spectacle vivant, la littérature ou la musique .

Mais l’ambition de ce travail collectif est surtout de croiser les approches et les corpus, les notions et les échelles, les périodes et les formes, les ères et les aires, pour définir les conditions et les opérations de création, de diffusion et de réception qui qualifient et légitiment les œuvres d’art en tant que telles. C’est donc, à ce titre, croire dans la possibilité de construire une histoire sociale et culturelle des arts qui a désormais de nombreux partisans, mais dont les opposants sont encore légion, forts d’une conception esthétisante et élitiste de l’art où affleure encore la vieille théorie romantique de « l’art pour l’art ».

Ce parti pris d’une histoire culturelle et sociale des arts se reflète dans le titre choisi qui, préférant l’usage du pluriel à celui du singulier, propose une « histoire des arts », c’est-à-dire – au-delà de l’intitulé adopté en 2005 pour les programmes scolaires des cycles de l’école primaire et de la formation secondaire – une histoire des formes de l’expression artistique, dans ses dimensions matérielles ou immatérielles, pérennes ou éphémères. La forme adoptée pour cet ouvrage se situe à la charnière de l’essai et du manuel, offrant non pas un panorama complet de la création sur cinq siècles, mais des éclairages thématiques, qui traitent dans la longue durée de questions problématisées. Dans la première partie, en une vingtaine de chapitres, le lecteur pourra aborder des notions telles que l’histoire des « -ismes », la critique d’art, le statut de l’artiste, le rôle des institutions artistiques, les phénomènes d’utilité ou de patrimonialisation, l’art enrôlé par la propagande ou encore l’urbanisme. L’appareil critique, sous forme de notes de bas de page, est volontairement réduit aux sources; une orientation bibliographique accompagne chaque contribution, susceptible d’enrichir la réflexion du lecteur. La démonstration s’appuie sur une iconographie variée, qui se veut représentative. Dans une perspective didactique, les chapitres peuvent comporter de surcroît des encadrés susceptibles de décliner des analyses d’œuvres ou des mises au point, comme ils offrent la possibilité de présenter des artistes ou des objets sous la forme de focus. Dans une deuxième partie intitulée « Aperçus », sont proposés des dossiers de trois à quatre documents, de nature diverse (œuvres, archives, textes, photographies, etc.), référencés, mis en perspective, analysés et commentés. Chaque dossier permet de traiter des questions particulières, afin de conforter ou préciser les thèmes abordés dans la première partie de l’ouvrage : du mécénat princier à la vie d’artiste sous la Révolution ; de l’art utile sous le Front populaire aux musiques populaires du xxe  siècle; de la marchandisation du patrimoine à la géopolitique au cœur des pratiques et des réceptions artistiques. L’enjeu scientifique et pédagogique de ce projet éditorial est multiple : fournir un guide susceptible d’être mobilisé autant par les étudiants que par les enseignants du secondaire; proposer une vision de l’histoire des arts au travers de morceaux choisis, qui puisse renforcer la culture générale des lecteurs. Il s’agit aussi de rendre plus facilement accessibles des recherches récentes, trop souvent connues des seuls spécialistes; conviction partagée, déjà expérimentée sous d’autres formes . Aussi, l’ouvrage vise un large lectorat, du grand public cultivé aux étudiants, en passant par les enseignants du secondaire, particulièrement ceux qui sont chargés des enseignements d’« histoire des arts », au collège et au lycée, dans une perspective interdisciplinaire articulant les approches artistique, littéraire, historique et sociologique.


 

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ISSN : 2270-3586

Type : document électronique, publication en série
Auteur(s) : Pompougnac, Jean-Claude (1946-.... ). Auteur du texte
Titre clé : La Cité des sens

Titre(s) : La Cité des sens [Ressource électronique] : le blog de Jean-Claude Pompougnac
Type de ressource électronique : Données textuelles et iconographiques en ligne
Publication : [Fresnes] : [Cité des sens], 2006-

Note(s) : Blogue. - Notice rédigée d'après la consultation de la ressource, 2013-11-14
Titre provenant de l'écran-titre
Périodicité : Mise à jour en continu
Indice(s) Dewey : 020.5 (22e éd.) ; 301.094 4 (22e éd.)
ISSN et titre clé : ISSN 2270-3586 = La Cité des sens
ISSN-L 2270-3586
URL : http://cite.over-blog.com/. - Format(s) de diffusion : HTML. - Accès libre et intégral. - Consulté le 2013-11-14

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  • : La Cité des sens. Culture et politique.
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  • : Les politiques culturelles aujourd'hui et leur histoire. Culture et politique, ressources, documents, analyses et débats par Jean-Claude Pompougnac .
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  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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