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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 10:18
Je ne connais pas Benoît Lambert, directeur du théâtre Dijon Bourgogne (CDN) et je n'ai donc aucune raison particulière de lui en vouloir, à lui, en tant que personne.
N'empêche, son dernier éditorial, daté de juillet 2014, dans la plaquette de la prestigieuse institution qu'il a le privilège de diriger constitue un remarquable concentré de la novlangue du « monde de la culture » et dans ce monde du continent « spectacle vivant ». Ou pour oser un bon mot (dont je reconnais bien volontiers qu'il est un peu « facile ») un énoncé qui laisse craindre que les discours du spectacle vivant relèvent de plus en plus de la langue morte.
 
S’il y a bien une chose frappante dans la crise profonde que traverse le secteur culturel depuis l’hiver dernier, c’est l’irruption d’un discours de justification économique au sein même des mondes de l’art. Les artistes, les professionnels du secteur, les salariés et les employeurs, le ministère de la Culture, et jusqu’au premier ministre, tous ont employé des arguments de nature économique pour défendre l’importance du secteur de l’art vivant, et du secteur culturel en général. Contribution au PIB, volume d’emploi, valeur ajoutée… : la culture « rapporte », contrairement aux idées reçues. On peut bien sûr se réjouir que cette réalité, mieux connue depuis les annulations de festivals en 2003, fasse progressivement son chemin dans les esprits. La culture a trop longtemps souffert d’être considérée comme un monde à part, sans lien avec les enjeux « sérieux » - c’est-à-dire économiques et marchands - du « vrai » monde. Affirmer aujourd’hui que l’activité artistique s’invente et se déploie dans un lien solidaire avec les autres secteurs de l’économie, qu’elle dépend d’eux comme eux dépendent d’elles, qu’elle participe au même titre qu’eux à la création de la richesse, permettra peut-être d’éviter à l’avenir les attaques virulentes de ceux qui continuent à considérer l’art et la culture comme des centres de coûts qu’il faut savoir réduire en période de vaches maigres. Cela permettra peut-être de faire taire les discours démagogiques qui tentent de faire passer les acteurs de la culture pour des parasites et des irresponsables, gavés d’aides sociales et de subventions publiques. Cela permettra peut-être aux intermittents, dont les conditions de vie n’ont cessé de se dégrader ces dix dernières années, d’obtenir enfin la réforme juste et pérenne dont leur régime a besoin. On peut du moins l’espérer. 

Mais dans le même temps, n’y a t-il pas dans le déploiement de cette rhétorique économique quelque chose d’assez désolant ? En sommes-nous venus à douter à ce point des vertus de l’art et de la culture, de l’intérêt qu’il y a à les défendre et à les promouvoir pour l’ensemble de la société, qu’il faille ainsi faire valoir leur rendement
Lire le texte intégral de cet éditorial
 

 

Argumentaire style le beurre et l'argent du beurre :

 

a) cette réalité, mieux connue depuis les annulations de festivals en 2003 soit pas de festival d'Avignon et toute l'économie du Vaucluse et de PACA s'en est trouvée sinistrée.

 

b) les vertus de l'art et de culture sont sacrées au regard du monde profane de la marchandise au sens du Manifeste de Marx et Engels :  « La bourgeoise a noyé les frissons sacrés de l’extase religieuse, de l’enthousiasme chevaleresque […] dans les eaux glacées du calcul égoïste »

 

le secteur culturel...les mondes de l’art....les artistes, les professionnels du secteur...du secteur de l’art vivant, et du secteur culturel en général... les vertus de l’art et de la culture...
 

Si l'on veut redonner sens aux politiques « de la culture » il faut déconstruire ces discours figés et piégés... c'est pourquoi on a souvent cité sur ce blog celui que l'on pourrait à bon droit surnommer le Derrida de « la philosophie » du « monde de la culture » s'il n’avait déjà un pseudo : Dr Kasimir Bisou (alias Jean-Micel Lucas).

 
Par exemple :
Jean-Michel Lucas : droits culturels et dignité humaine.
 
Repenser les enjeux des politiques culturelles publiques

 

 

 

Au fil du temps, s'est figée une rhétorique propre au « monde de la culture » qui ressemble un peu trop aux propos du Café du Commerce, aux formules convenues qui font que la langue que nous parlons semble contaminée par le registre de la pensée économiste, libérale, conservatrice, réactionnaire...

 

Genre : « un grand capitaine d’industrie » pour le regretté PDG de Total ou « L'ADN a parlé » pour les faits divers en voie d'élucidation, « un loup solitaire » pour les terroristes qui agissent seuls ou encore « ma famille politique » (qui va comme un gant à une certaine droite) mais comme je le notais sur un célèbre réseau social, le lundi 6 octobre dernier :

 

Benoit Hamon, ce matin sur France Inter :"Ma famille politique est en situation d’échec". On ne saurait mieux dire.
"Famille politique" vient en droite ligne de la parlure de la droite et, de plus loin, de la "France" de Vichy et de la longue tradition traditionaliste et anti-républicaine. 
La chose publique et l'engagement politique n'ont rien à faire avec la famille
Au lendemain de la manif pour tous, cette contagion des "éléments de langage" de la droite réac chez un héros de la gauche de la gauche ça fout le cafard pour la semaine.

 

Je ne dénie pas à l'ancien ministre d'Hollande et Valls, le droit de se poser aujourd'hui en défenseur de la République, menacée par ces socio-traîtres mais qu'il m'explique pourquoi il parle cette langue engluée et glauque...

 

 

Dans une veine analogue, on pouvait lire sur le site d'Europe 1, le 19 juin dernier :

 

Le directeur du Théâtre du Rond-Point revient sur le dossier explosif des intermittents. 

Au cœur de la grogne des intermittents du spectacle : la réforme de leur régime d’assurance chômage (…) C'est dans ce contexte très tendu que Jean-Michel Ribes, le directeur du Rond-Point, Jean-Michel Ribes, s'est exprimé sur Europe 1 sur cette épineuse question. :

 "Il faut qu'ils sachent, quand on entend les gens dire "oh tous ces emmerdeurs, ces privilégiés etc", que ce n'est pas vrai", tient à rappeler Jean-Michel Ribes. Si Paris attire plus de touristes que Londres, c'est "parce qu'il y a une offre culturelle extraordinaire". Sans cette offre, explique-t-il, "il y a 29 millions de personnes qui ne vont plus venir. La culture fait partie de notre ADN. C'est peut être la seule chose qu'il nous reste de fort et de vivant en France. Notre pétrole, c'est la culture."

 

 

 

Et on peut lire ce titre sur le site du Parisien, en date du 20 octobre dernier :

 

Laurent Le Bon : « Notre pétrole, c'est la culture »

 

 

Président du musée Picasso, ancien directeur artistique de la Nuit blanche à Paris, concepteur de l'exposition Jeff Koons qui avait fait scandale à Versailles en 2008, Laurent Le Bon, 45 ans, conservateur parmi les plus brillants de sa génération, a dirigé avec succès le Centre Louvre Lens...

 

Bon, je ne peux pas citer le contexte de cette originale affirmation que le futur patron du Musée Picasso a piquée au directeur du Théâtre du Rond Point, vu que la lecture des articles du dit Parisien est réservée aux abonnés, ce que je ne suis pas.

 

Mais je signale néanmoins au passage que la Mère supérieur du fort sérieux magazine culturel Télérama, Fabienne Pascaud, joue un petit rôle (très drôle au demeurant) dans Brèves de comptoir, le dernier film de Jean-Michel Ribes. A quand, je vous le demande un peu, un bon film bien de chez nous qui donnera aussi une place à Armelle Héliot, qu'on rigole un bon coup ?

 

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 16:43

Effectuer une évaluation de l'offre culturelle proposée par la collectivité, relativement aux ressources mobilisées et proposer des pistes d'économies.

Nom et adresse officiels de l'organisme acheteur : C.A. de Saint-Quentin-en-Yvelines.

 

Objet du marché : audit des politiques culturelles de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin-En Yvelines (Casqy).


Caractéristiques principales : 
L'objectif de la présente étude est d'effectuer une évaluation de l'offre culturelle, proposée par la CASQY, relativement aux ressources mobilisées et de proposer des pistes d'économies.


Cette étude s'articulera en deux modules.


1er module : Évaluation des bénéfices habitants générés par l'offre culturelle, rapportés à leurs coûts.


2e module : Propositions de pistes d'économies.

(sic)


Une partie du marché est forfaitaire. Les prestations prévues au forfait sont décrites au Cctp.
Une autre partie du marché est à bons de commande, pour les prestations non prévues au forfait et payées par application de prix unitaires.
Cette partie est sans montant minimum et avec un montant maximum de
20 000 EUR (H.T.) pour la durée du marché
Quantités (fournitures et services), nature et étendue (travaux) : le présent marché est conclu pour une durée allant de la notification du marché, jusqu'à la réception des prestations, au sens de l'article 27 du ccag pi.
A titre indicatif, la notification est envisagée pour fin novembre 2014.
Le début d'exécution des prestations commencera le 1er décembre 2014.
Le dernier livrable devra être rendu, au plus tard, le 23 février 2015.
Refus des variantes.

Critères d'attributions : Les modalités de mise en oeuvre de ces critères sont précisées dans le règlement de la consultation.
Le nom du chef de projet et de ses principaux consultants est indiqué dans le mémoire technique du candidat (pièce contractuelle du marché).
L'équipe devra être composée d'au moins deux consultants séniors, dont l'un au moins disposera d'une expérience significative des politiques publiques culturelles. Les deux consultants seront impérativement présents lors de l'audition préalable à l'attribution du marché. Des consultants juniors pourront compléter cette équipe. Les cv seront joints au mémoire technique.
Le prestataire devra être capable de mobiliser plusieurs consultants aptes à couvrir tout le champ du projet et en capacité de se rendre disponibles pour assurer une présence et une réactivité suffisantes.
Les candidatures qui ne sont pas recevables en application des articles 43 et 45 du Code des Marchés Publics, qui ne sont pas accompagnées des pièces mentionnées à l'article 5.1.1 du règlement de la consultation, sous réserve des dispositions du 1er alinéa de l'article 52 du c. M. P., qui ne présentent pas des garanties professionnelles et financières suffisantes ou dont les compétences présentées sont jugées insuffisantes, ne sont pas admises.

 

Qui n'en veut?
Pas moi. Merci !

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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 08:38

Il n'y a pas de rendez-vous plus urgent, plus capital que celui que nous avons avec nous-mêmes

En préparant une intervention sur le thème de la lecture, je retrouve un bien vielle recension de l'ouvrage de Jean Zay Souvenirs et solitude

La prison ne laisse pas le choix, il faut être vainqueur du temps ou vaincu par lui. Il n'y a de salut que dans un usage méthodique de soi : « il faut apprendre à placer désormais sa vie, non dans la compagnie des hommes, mais dans le souvenir et dans l'attente de l'avenir, dans l'imagination et dans la méditation ». C'est par son emploi réglé qu'on peut échapper à l'obsession du temps et écouter ce que Herriot nommait la plus belle de toutes les musiques : « l'accord de la solitude et du silence ». D'où cette formule de J. Zay: «C'est en prison que l'on comprend Proust ». Des pages du même ton, empreintes de ferveur dans la méditation et de pudeur dans l'expression, ponctuent ce document saisissant qui témoigne pour une double expérience de l'écriture et de l'histoire.

Tantôt chronique du temps de l'Occupation (dont le prisonnier perçoit les échos assourdis : il lit la presse, reçoit des visites, entend les informations que gardiens et prisonniers font circuler), tantôt évocation de la vie politique et culturelle de la IIIe République, page d'histoire déjà réécrite dans la propagande qui suit la capitulation, tantôt journal des lectures et des méditations du reclus, le livre articule des temporalités hétérogènes. Ceux à qui leur nature ou les circonstances ont révélé « qu'il n'y a pas de rendez-vous plus urgent, plus capital que celui que nous avons avec nous-mêmes » (formule de Proust citée par J. Zay) peuvent parcourir les jours comme les automobiles en disposant de « vitesses » différentes. À l'expérience du temps épurée par la solitude et la réclusion, dont témoignent les notations sur le retour des saisons ou la compagnie d'un oiseau, font écho des méditations sur la politique, l'histoire et la condition humaine.

Télécharger le compte rendu de l'ouvrage (publié dans Histoire de l'éducation, INRP, N. 42, 1989)

 


 

Voir aussi Lisez et relisez « SOUVENIRS ET SOLITUDE » de Jean Zay

sur Europe , mon beau souci, le blog de Noëlle Lenoir.

 

 

Rappel : 

La lecture, sur La Cité des sens :

 

 

L'amour de la lecture, juillet 2014

 

Ce serait beau, une bibliothèque, la nuit, août 2012

 

Sur la lecture, juillet 2012

 

Lectures pour tous, janvier 2012

 

A la recherche du sens perdu, septembre 2011

 

 

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 15:41

Le Collectif des associations citoyennes entend lutter contre l’instrumentalisation des associations et défendre leur contribution à l’intérêt général et à une société solidaire.

 

 

 

Collectif des associations citoyennes.

 

Le plan de rigueur annoncé en avril 2014 par le Premier ministre est d’une ampleur inédite. L’Association des maires de France (AMF) alerte solennellement le gouvernement sur les graves conséquences d’une baisse cumulée de 28 milliards d’euros des concours financiers de l’État aux collectivités locales sur la période 2014-2017. Elle réclame avec le Comité des finances locales (CFL) le réexamen du dispositif envisagé.

 

Le Collectif des associations citoyennes (CAC) partage l’analyse de l’AMF sur le caractère dramatique et irréalisable de l’annonce gouvernementale. Si celle-ci n’est pas modifiée, de nombreuses associations citoyennes disparaîtront dans les 4 ans qui viennent et, avec elles, des centaines de milliers d’emplois associatifs.

A cela s’ajoute le « projet de loi portant nouvelle organisation territoriale de la République » qui, en supprimant la clause de compétence générale[i] des conseils régionaux et généraux, risque d’asphyxier plus encore les associations locales et de fragiliser la démocratie de proximité.

Ni le financement privé (crowdfunding, augmentation des cotisations, recours aux fondations), ni le développement d’emplois précaires et sous qualifiés dans les associations ne sauraient compenser le désengagement de l’État.

Baisse de la dotation aux collectivités locales, en millions d’euros (total = 28 milliards d’euros)

2014

2015

2016

2017

- 1 500

- 5 200

- 8 900

- 12 500

 

Nombre d’emplois associatifs menacés (total = 264 900)

2014

a2015

2016

2017

- 25 000

- 65 000

- 79 100

- 95 800

 

Source : estimations réalisées par le CAC

 

 

Le Collectif des associations citoyennes :

- soutient les communes qui ont délibéré pour dénoncer le caractère inacceptable et irréalisable des économies envisagées et réclame l’ouverture d’une négociation avec le gouvernement sur la baisse de la dotation aux collectivités, en y incluant ses conséquences sur l’action associative ;

- demande la création d’un fonds de soutien à l’action associative. Cette mesure est nécessaire pour éviter un effondrement de l’action associative et de l’engagement bénévole, maintenir et développer la diversité associative et répondre à des besoins qui s’accroissent ;

- demande que les compétences en matière de jeunesse, d’éducation populaire, d’environnement et de défense des droits et des causes soient partagées entre les communes et leurs groupements, les départements et les régions, au même titre que ce que prévoit le projet de loi sur l’Organisation Territoriale en matière de culture, de sports et de tourisme ;

- réaffirme le rôle irremplaçable des associations sur nos territoires et leur indispensable prise en compte dans la co-construction des politiques publiques.

Nous, associations et citoyens, ne laisserons pas détruire sans réagir le tissu associatif de nos territoires et de nos villes.

[i] Disposition qui permet à une collectivité de dépasser les compétences qui lui sont attribuées par la loi et d’intervenir sur tout domaine d’intérêt public local (ou départemental ou régional), dont elle estime nécessaire de se saisir au nom de l’intérêt local ; elle rend possible la  création d’un service public local, la réalisation de travaux, l’attribution de subventions, etc.


 

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 09:13

Raison du commun : poser les bases d'une politique de l'émancipation qui institue le commun, non en tant que propriété collective, mais en tant qu'inappropriable.

 


 

Le nouveau livre de Christian Laval et Pierre Dardot Commun. Essai sur la révolution au XXIème siècle paru il y a peu aux éditions La Découverte constitue une réflexion prenant pour objet la « raison du commun » et cherchant, en référence aux mouvements politiques qui entendent lutter depuis une vingtaine d'années contre la rationalité néo-libérale à jeter les prémisses d'une politique de l'émancipation dont l'objectif est de créer des institutions authentiquement démocratiques permettant le déploiement d'un agir commun .

L'une des grandes forces de Commun est précisément de réfuter le partage binaire entre l'ordre de la théorie et celui de la pratique, en refusant toute approche qui partirait d'une définition abstraite du commun et tenterait d'en déduire artificiellement une politique, mais de prendre pour point de départ l'expérience politique du commun telle qu'elle a pu se vivre au travers des différentes formes d'action et de discours qui ont au cours des deux dernières décennies contesté la logique d'extension du mode d'appropriation privée à toutes les sphères du social, individu inclus .

Commun n'est donc en aucun cas un banal ouvrage de « théorie politique » mais doit se lire au contraire comme le produit d'un travail de réflexivité qui, à partir des pratiques effectives d'institution du commun, cherche à penser le commun comme cette catégorie se situant au principe de toute politique d'émancipation. S'il y a une théorie du commun, elle n'a en aucun cas la primauté sur la praxis qui institue ce qui est commun, et ne constitue en aucune manière une science à laquelle devrait être indexée l'agir politique ayant pour principe l'institution du commun. Le commun n'est pas une idée éternelle, ce n'est pas la forme pure que le Philosophe-Roi devrait contempler dans sa tentative pour fonder la cité juste, c'est le principe dynamique chargé d'organiser et de structurer les pratiques qui contestent la politique globale de privatisation et de marchandisation du monde.

 

Penser le commun en tant que principe d'une politique d'émancipation démocratique, qui tente de se frayer un chemin étroit par delà l'alternative biaisée du marché et de l’État, implique donc de rompre avec un traitement de la question qui ne renvoie pas à ce dont il faut partir, autrement dit l'activité politique elle-même de mise en commun, mais réduit l'interrogation à un simple problème de gestion de biens ou d'objets en soi inappropriables .

(...)

© Nicolas Poirier

Lire la suite de la recension sur nonfiction.fr

 

 


 

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 09:46

L'histoire de l'Europe est cruelle : guerres de religion, de conquête, d'extermination, assujettissement de minorités ethniques, expulsion de minorités religieuses


Europe 2014 : Unité et Diversité ; l'enjeu culturel

CREARC/ 26 èmes Rencontres du Jeune Théâtre Européenne

Grenoble/ 9 juillet 2014

Conférence introductive de Jean Michel Lucas.

____________________________________________________________________________

Culture et Europe ? L'association des deux me fait irrémédiablement penser à une Rolls Royce que l'on aurait malencontreusement équipée d'un excellent moteur de vélo électrique ! C'est en tout cas cette triste histoire que j'aimerais vous raconter.

Au début, l'évidence ! Culture et Europe, c'est accepter de combiner deux complexités dans une unité apparemment ingérable... , en tout cas, si l'on s'en tient à l'Union européenne comme je vais le faire.

Complexité par les nombres : l'Union européenne est composée de 28 pays qui ont chacun leur

culture particulière avec des langues multiples forgées par l'histoire. 24 langues officielles et une

pluralité de langues d'ici ou venues d'ailleurs, dont 128 d'entre elles selon l'Unesco sont menacées

de disparition. Comme le rappelait un Conseil européen en 2008 « La diversité linguistique et

culturelle est constitutive de l'identité européenne; elle est à la fois un héritage partagé, une

richesse, un défi et un atout pour l'Europe."

Complexité, surtout, par le sens, dans la mesure où, pour faire avancer l'Europe, cette diversité doit

être pensée dans son unité. Comme disait Jacques Lang. " C'est le génie, c'est l'âme de l'Europe.

C'est ce qui fait qu'aucun autre continent ne recèle, sur un si petit territoire, autant de trésors,

autant de langues, autant d'arts de vivre. L'unité européenne doit être au service de cette pluralité à

préserver. » (.Voir « Réunifier l'Europe ou l' Europe en quête d'identité(s).Séminaire organisé par le Groupement d'Etudes et de Recherches « Notre Europe » et le Centre Hellénique d'Etudes Européennes « EKEM », les 13 et 14 novembre 1998 à Athènes. http://www.notre-europe.eu/media/semi7-fr.pdf?pdf=ok)


 

C'est dire que l'on ne peut échapper à cette complexité : l'enjeu culturel de « l'unité dans la diversité' reste et demeure essentiel pour l'avenir de l'Union.

L'enjeu culturel est d'autant plus déterminant pour l'avenir que le passé des différences de culturesest lourd à supporter. Paul Ricoeur rappelait ainsi « qu' un trait majeur de l'histoire de l'Europe,

c'est la masse incroyable des souffrances que la plupart des États, grands ou petits, pris deux à

deux ou par alliances interposées, se sont infligées dans le passé. L'histoire de l'Europe est cruelle :

guerres de religion, guerres de conquête, guerres d'extermination, assujettissement de minorités

ethniques, expulsion ou asservissement de minorités religieuses ; la litanie est sans fin. L'Europe

occidentale sort à peine de ce cauchemar ; l'Europe centrale et orientale risque d'y succomber. »

Pour nous sortir de ce passé, Paul Ricoeur estimait impératif de déployer un nouveau modèle de

relations prenant en compte ce qu'il appelle « l'échange de mémoire des souffrances infligées et

subies.» (Paul Ricoeur dans « Imaginer l'Europe. Le marché intérieur européen, tâche culturelle et économique sous la direction de P.KOSLOWSKI Paris CERF 1992. Chapitre 4 : quel éthos nouveau pour l'Europe ? ).


 

Lire la contribution de Jean-Michel Lucas, publiée sur le site de l'IRMA

 


 

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 08:07

 

Mais non, je n'ai pas écrit le chant du cygne.

Je vous parle d'un temps... à la fin du siècle dernier.

Bref retour vers le pays des cigales sans soucis, le 9 juillet 1999 très exactement... 

 

 


© INA

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 09:46

 

A l'intention de celles et et ceux qui, sous des formes variées et plus ou moins consciemment transpirent la haine de la démocratie...

ce texte publié il y a près d’un siècle dans les chroniques quotidiennes  

Propos d’un Normand  dans La Dépêche de Rouen et de Normandie

 

 

Sagesse des électeurs

Comme je déclarais que j'étais radical, l'homme grave me dit : « Qu'est-ce que cela, radical? Un mot, une étiquette, rien de plus. Je comprends que l'on soit monarchiste, ou que l'on soit socialiste ; mais le radicalisme n'est pas. »

Je lui répondis : « Le radicalisme est à mes yeux quelque chose de très précis, et qu'il est aisé de définir ; le radicalisme est essentiellement une doctrine politique ; il n'est qu'accessoirement une doctrine économique, et par là vous pourriez l'attaquer ; au sujet de la propriété, du travail, des impôts, et, en un mot, de l'action réelle du législateur, il est opportuniste. Mais sa doctrine politique est tout à fait ferme, on peut l'appeler : la démocratie pure.

Les hommes, inégaux en fait, sont égaux en droit ; voilà le principe. La loi et les pouvoirs publics doivent lutter perpétuellement contre l'inégalité, qui, par l'effet des lois naturelles, renaît sans cesse, et sous mille formes.

Il est un moyen infaillible d'y remédier toujours et quoi qu'il arrive, c'est d'organiser de mieux en mieux le suffrage universel, c'est-à-dire le gouvernement du peuple par lui-même.

Un peuple instruit, qui délibère et discute ; un peuple éclairé par des spécialistes, éclairé par ses représentants, mais non pas gouverné par eux ; non, gouverné par lui-même : tel est l'idéal. Et cela vaut qu'on y travaille, car nous en sommes encore loin. Toutes les puissances, noblesse, religion, richesse, compétence, presque toujours unies, travaillent à tromper l'électeur, à tromper l'élu, à résister par la ruse aux volontés du plus grand nombre.

Le radical se donne une double tâche ; d'abord savoir le mieux possible, et sur chaque question, ce que veut le plus grand nombre ; ensuite, surveiller les pouvoirs publics, et les rappeler à l'obéissance.

Si maintenant vous demandez au radical où ce système nous mène, vous lui en demandez trop. La République sera ce que le plus grand nombre voudra. Toute autre forme de la Justice est tyrannie. »


 

Alain (Emile Chartier)

Propos 59

11 avril 1906

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Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Divergences
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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 10:00

Libération du 4 juillet racontait par le menu, l'ambiance désastreuse de la soirée d'ouverture du festival d'Aix en Provence, ponctuée d'invectives au sein d'un public BCBG qui appréciait diversement la lecture imposée d'un texte d'Edwy Plenel :

Une septuagénaire à brushing hurle : «On s’en fout !» Sa voisine sexagénaire lui intime de se taire. La première :«C’est toi qui as dit "Chut", connasse ? J’ai le droit de m’exprimer !»

Ce texte de Plenel reprenait  sa chronique de France Culture du 11 juin sur les intermittents

A cet argumentaire, sous le titre Le traquenard de l'économie culturelle ou comment l'exception culturelle triche avec la diversité culturelle, le bon Docteur Kasimir Bisou (alias Jean-Michel Lucas) a cru bon de répondre et La Cité des sens croit bon de relayer cette réplique.

Sur l'antenne de France Culture, j'ai entendu Edwy Plenel défendre les intermittents, ce dont je me suis immédiatement félicité. Par contre, j'ai été surpris par la fin de son argumentation. Il a, en effet, rappelé que le secteur culturel avait un poids économique important - sept fois celui de l'automobile – et que les conséquences seraient lourdes sur les activités  du secteur si le problème des intermittents  était mal réglé.
Il a suivi la pente  générale qui glorifie l'enjeu culturel par les chiffres d'affaires et d'emplois en prenant comme argent contant, ce qui ne lui ressemble pas,  les chiffres de l'étude sur l'économie de la culture réalisée par les inspections des finances et de la culture. 1

C'est dommage pour trois raisons (...)

 

Lire la suite sur le blog de l'A.M.I., hébergé par Mediapart.

#

Sur la critique de l'argument économique voir aussi la tribune de Michaël Foessel 

Apologie de l’intermittence (Libé- 4 juillet 2014)

 

 

Actualités des politiques culturelles

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Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Divergences Les politiques culturelles en débat
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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 16:38

Quand on est progressiste, il est préférable d'être patient. Et aussi, ce qui ne gâche rien, d'avoir un peu de mémoire.

C'est la réflexion qui m'est venue en lisant le dernier éditorial ( 26 mai 2014) de la Lettre d'information culture du site Territorial.fr

 

 

"Au delà des élections européennes, qui n'ont pas ou trop peu porté sur la culture, au delà d'une description des dispositifs européens en matière de culture, au delà des résultats français de ces élections, inquiétants et anxiogènes, je cherchais à écrire un édito un peu réflexif sur cette question européenne. Je suis tombé sur le texte suivant qui ne date pas d'hier mais qui semble écrit pour demain. Lisez le deux ou trois fois, sa langue étrange vous interpellera certainement".

 

 

Pour lire le texte qui ne date pas d'hier mais qui semble écrit pour demain cité dans l'éditorial de Vincent Lalanne, Cliquer ici

 

 

Ce texte (publié en 1974, d'un auteur souvent cité sur La Cité des sens) fait écho à quelques notes publiées ici ces derniers jours (voir les liens ci-dessous), et de manière plus ironique et polémique, il met à mal l'étonnante tribune La culture définit la conscience européenne, publiée le 23 mai dernier par 13 ministres de la culture européens à la veille des élections que l'on sait...

 

Merci à l'éditorialiste de Lettre d'information culture de faire rebondir le débat

 

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Présentation

  • : La Cité des sens. Culture et politique.
  • La Cité des sens. Culture et politique.
  • : Les politiques culturelles aujourd'hui et leur histoire. Culture et politique, ressources, documents, analyses et débats par Jean-Claude Pompougnac .
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  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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