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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 21:50

Merci aux aimables expéditeurs qui m'ont fait parvenir :

Le dialogue interculturel en Europe : nouvelles perspectives

sous la direction de Francine Labadie, Jean-Marc Lauret, Lisa Pignot, Jean-Pierre Saez

Grenoble, Éditions OPC, 2009, 320 p., ISBN : 978-2-918021-01-8, 23 €



L'Année européenne du dialogue interculturel (AEDI) aura été marquée par de très nombreuses rencontres publiques mettant en débat les enjeux de cette question tout au long de 2008. Au terme de cette année d'échanges, le colloque organisé au Centre Georges
Pompidou, du 17 au 19 novembre 2008, intitulé "Nouvelles perspectives du dialogue interculturel en Europe" et dont est issu cet ouvrage, a permis de rassembler de multiples points de vue : des penseurs de divers horizons disciplinaires, des représentants d'institutions mondiales, européennes et nationales, des pouvoirs locaux, des acteurs de la société civile et des professionnels œuvrant dans divers champs d'action – de l'économie, du social, de l'éducation, des médias, de la culture… Parmi ces penseurs, on peut citer François Jullien, Heinz Wismann, Michel Wieviorka, Fabrice Raffin, Judith Neisse, etc.

Cet ouvrage s'articule autour de sept axes illustrés par des exemples d'expériences concrètes :
- Babel, logos, polis : des croisements particuliers à l'universel
- Éduquer, former, transmettre : quelles pédagogies de l'interculturel ?
- L'art comme fabrique interculturelle
- La société civile dans la construction des interactions culturelles
- Le dialogue interculturel, enjeu politique local
- Migrations, immigrations, minorités : hybridations, transitions et négociations culturelles
- Passages culturels euro-méditerranéens.

Le site de l'OPC.


Je reviendrai volontiers sur certains textes de ce recueil, en particulier celui de François Julien : Comment concevoir le dialogue des cultures? De l'universel, de l'uniforme, du commun et du dialogue entre les cultures.



L'invention de la prospective culturelle; textes choisis d'Augustin Girard

Minsitère de la culture, DEPS, Culture prospective n° 2010-1


téléchargeable sur le site du MCC

François Deschamps, dans une note récente présente ainsi ce précieux recueil :

Le Comité d'histoire du Ministère de la Cultureet le DEPS ont eu la bonne idée de rééditer certains écrits d'Augustin Girard, sous la forme d'un n° spécial de Culture prospective (32 p.).
Rappelons qu'Augustin Girard (1926 - 2009) fut chef du  Service des études et recherches  du ministère et président du Comité d'histoire du ministère de la Culture, mais aussi qu'il participa à la réflexion puis à la création, en 1989, de l'Observatoire des politiques culturelles, dont il devint le vice-président fondateur.


Lire la suite sur territorial.fr


Autre initiative de l'OPC, j'ai également reçu :

La lettre n° 4 (mars 2010) de Réseau culture 21; Culture et développement durable

Site internet collaboratif édité par l’Observatoire des politiques culturelles, reseauculture21.fr souhaite contribuer à la promotion de l’Agenda 21 de la culture et au développement des démarches associant culture et développement durable. À travers l’échange de bonnes pratiques, cette plateforme d’information et de ressources invite les collectivités, les acteurs professionnels et les citoyens à témoigner, mutualiser leurs expériences et débattre des enjeux. Cette lettre bimestrielle en est le relai d’actualité.

 

Parmi les dernières actualités de cette lettre, je signale

L'inspiration politique de l’Agenda 21 de la culture
Entretien avec Jean-Louis Sagot Duvauroux, philosophe et dramaturge
En 2004, Jean-Louis Sagot Duvauroux participe à l'écriture finale de l’Agenda 21 de la culture à Barcelone.
Il revient pour nous sur les fondements politiques de ce texte.

 

Vous pouvez vous abonner à cette lettre sur le site www.reseauculture21.fr

 

Merci enfin à Gaël Bouron. Sur son blog Politique, culture et petits oignons, il rend compte d'une lecture attentive (franchement beaucoup plus attentive que la mienne) des contributions que je signalais hier, à savoir les réponses aux questions posées par le Synavi de quatre formations politiques en campagne pour les régionales en Ile-de-France.


C'est à lire, C'EST ICI




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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 07:57


Près de 3 semaines sans actualiser ce blog, ça ne se fait pas !

On lira à cet égard les pertinentes réflexions de l'ami L'Oizeau rare.

Et pourtant ce ne sont pas les informations qui manquent,

Sans revenir sur le constat maintes fois formulé de (presque) toutes parts que la culture peine à être présente dans les débats politiques, en l'occurrence dans la campagne pour les régionales, je partage ici la matière à réflexion que m'a livrée une amie aux avants postes de l'observation culturelle (indice : elle travaille dans la seule institution culturelle française qui vient de se payer de luxe d'obtenir une prestigieuse récompense Outre-Atlantique).

Allons au fait : le Synavi a eu la bonne idée d'interroger les chefs de file des listes candidates au premier tour des Régionales sur leurs objectifs en matière de politique culturelle.

Réponses de l'UMP, Europe écologie, le P.S. et le Front de Gauche


C'est ici


A l'heure où l'on ne sait pas encore qui des alliés de Jean-Paul Huchon héritera de la vice présidence à la culture (ni de la présidence des institutions régionales et autres EPCC) , on peut faire de ces professions de foi une lecture encore apaisée.


Petit jeu : à quel programme correspond la déclaration d'intention culturelle suivante ?


Les arts de la table participent considérablement au rayonnement de la culture française. Le territoire francilien est l’un des plus riches en termes de production agricole et de qualité de création culinaire.
Nous souhaitons valoriser la diffusion du patrimoine culturel gourmand en soutenant davantage encore la qualité des productions (cidre, fromage, légumes, apiculture, etc.) et accompagner les projets de création culinaire et les festivals ayant trait aux arts gustatifs en mettant en relation les grands chefs et les producteurs locaux.


Un peu plus encore, un petit corpus de déclarations politiques de la même veine mais qui s'inscrit dans une perspective diachronique : c'est sur le site bigorre.org et ça concerne principalement la Région Midi-Pyrénées depuis 2007

Lire les déclarations de politique culturelle

 



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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 08:08

Où l’on voit des responsables de gauche se donner des leçons de politique culturelle

Retour sur l’appel de Cassandre Horschamp évoqué dans ma note d’avant hier.

C’est sur le site Télérama.fr : la culture, grande absente du débat politique

La revue “Cassandre” pointe depuis longtemps l’absence de vrai débat public sur la place de l’art et de la culture dans notre société. A l’approche des régionales, la revue trimestrielle lance un appel pour mobiliser les politiques autour des grands enjeux du service public de la culture. Thierry Leclère reçoit le fondateur de “Cassandre”, Nicolas Roméas.

Ecouter l’émission

Autre retour sur ma note d’avant hier et  l’appel lancé par le Salon du Livre de jeunesse de Montreuil suite à l’annonce par le CG 93 d’une possible diminution de son financement, la réaction du Vice Président à la culture du Conseil régional.

Réaction pour le salon du livre de Montreuil

Votre intervention porte sur ce qui est indispensable.

Encourager la création, littéraire en l'occurrence, ne peut se concevoir sans penser dans

le même mouvement son partage par le plus grand nombre. Cette action, action

culturelle s'il en est puisqu'elle permet la circulation de l'art, ne peut être réussie encore

aujourd'hui sans un travail minutieux, constant, sur les lieux où sont réunis toute

l'année, celles et ceux à qui est destinée la création. Les actions d'appropriation de la

lecture, dans les écoles, dans les lieux que fréquentent ensemble père mère et enfants

est donc indispensable à la réussite du partage. Et pourtant on le sait bien ce sont ces

actions que les politiques publiques, bien loin des principes d'éducation populaire qui

ont fait l'originalité de l'action culturelle française depuis la libération, abandonnent en

premier, laissant l'approche des arts à celles et ceux qui sont supposés la pratiquer sans

difficulté.

Je serai présent demain, comme vice président à la culture de la région Ile de France, à

la réunion à laquelle le Conseil général du 93 invite ses « partenaires financiers ». La

région a une contribution bien modeste de 85 000 euros sur un budget qui dépasse 3,2

millions. Nous avons permis également la création de deux emplois tremplins qui

travaillent toute l’année avec l’équipe du salon à son succès.

J'ai en mémoire les propos de Claude Bartolone au dernier salon souhaitant longue vie

au salon de Montreuil. J'ai envie de dire longue vie à un salon continuant d'assurer

toutes ses missions à l'égard des citoyennes et des citoyens de Seine Saint Denis et de

la région Ile de France.

Cela demande une intervention publique qui nécessite que les collectivités aient les

moyens d’intervenir financièrement. Les projets de ce gouvernement consistant à

réduire les finances de ces collectivités et à les "assigner" à des compétences

obligatoires décidées par l'état constituent une menace sérieuse sur toute compétence

non obligatoire. Cet objectif doit être combattu. Les élus doivent faire front ensemble

pour refuser ce diktat « Sarkozien ». Ce n'est pas en se tournant vers d'autres

collectivités pour compenser les difficultés financières de telle ou telle que nous

résoudrons les problèmes.

Le développement des arts et de la culture, le partage de la création suppose avant tout

que les élus redisent avec force que c’est un investissement indispensable à toute

civilisation au bénéfice de chacun et de chacune pour son émancipation. La

compétence culture n’est pas une compétence qui se négocie. Elle devrait être

assumée comme prioritaire par toutes les collectivités publiques comme un véritable

investissement dans nos humanités.

S’il y a des économies à faire, ne les faisons pas sur ce qui nous parait indispensable, faisons-les en refusant d'accompagner des politiques nationales inspirées des modèles

libéraux dominants dans certains champs d’activité pourtant non obligatoire.

Francis PARNY

Vice Président du Conseil Régional d’Ile de France en charge de la culture.

 

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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 18:23

 

Il est inutile, je pense, de rappeler ici le franc succès qu’a rencontré le président du Conseil général de Seine-Saint-Denis en lançant l’appel La culture en danger qui a très vite connu un écho national.

C’est au département du Gers d’emboîter le pas, nous apprend La Dépêche du midi du 20 février dernier (au fait, Philippe Martin, le président du CG 32 n’appartiendrait-il pas à la même tendance que Claude Bartolone au sein du PS ???)

 Le président du conseil général a invité, hier, 200 représentants du monde de la culture gersois dans l'hémicycle du conseil général afin d'évoquer devant eux son inquiétude quant à l'avenir de la décentralisation culturelle. « Avec l'asphyxie programmée des collectivités locales, nous sommes dans la situation où la décentralisation culturelle telle qu'elle a été mise en place en 1982 est en danger, explique Philippe Martin. C'est cette politique, dit-il, qui a permis la naissance de nombreux festivals, qui a entraîné la création de nombreuses associations (1) qui font l'identité du Gers d'aujourd'hui ». Après une présentation des politiques culturelles du département, le président a tenu à rassurer son auditoire : « En 2010, nous reconduirons à l'identique toutes les aides de 2009 au monde culturel, ce qui, dans le contexte actuel, constitue pour nous un effort considérable ». La réunion s'est achevée par un appel qui dénonce « l'abandon culturel dans lequel l'Etat nous place ». « La compétence culturelle n'est certes ni automatique ni strictement obligatoire au plan du droit, mais au plan de l'intérêt public du Gers, de ses communes tout comme de l'ensemble du territoire national, il en va tout autrement », proclame ce document dans lequel les signataires, « citoyens, artistes, a acteurs culturels, élus territoriaux, refusent la remise en cause profonde de la politique culturelle française aujourd'hui menacée par les réformes en cours ». Cette initiative est la reproduction de l'appel lancé le 19 décembre dernier par le président du conseil général et député de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone, appel qui a déjà recueilli plus de 10.000 signatures.

1- 133 associations à caractère culturel perçoivent des subventions du conseil général.


Pour en revenir à la Seine-Saint-Denis, voici le courrier que j’ai reçu vendredi dernier. Il confirme l’épisode qui a précédé l’appel sur la Culture en danger : une série de mauvaises nouvelles annoncée par le CG 93 aux structures aidées auparavant.

Bonjour,

Même si nous sommes encore bien loin du prochain Salon qui aura lieu cette année du 1 au 6 décembre 2010 dans la Halle Marcel Dufriche à Montreuil, nous tenions à vous faire part d’une information importante pour la vie de notre association. En effet, pour faire face à ses difficultés financières, le Conseil général de la Seine-Saint-Denis, notre principal financeur jusqu’à aujourd’hui, évoque l’hypothèse de réduire fortement ses subventions et en appelle aux autres partenaires de l’association pour réévaluer leurs aides.

Le Salon lui-même, fortement porté par la présence des éditeurs, n’est pas menacé. Désormais son équilibre financier est assuré par ses ressources propres.  Ce qui pourrait l’être, en revanche, ce sont les centaines d’actions littéraires (expositions, malles de livres, lectures, notamment dans les centres sociaux, rencontres d’auteurs, ateliers d’illustrateurs, formations….) qui se mènent le reste de l’année en Seine-Saint-Denis, ainsi que le travail de préparation des groupes scolaires, de centres de loisirs ou de centres sociaux réalisé en amont de la manifestation. Car dans ce département, le plus jeune de France, les difficultés sociales des familles sont fortes, et ces multiples « petits salons itinérants » relayés par de très nombreux partenaires sont indispensables dans les domaines de l’éducation, de la culture et dans le domaine social.

Sans préjuger de ce qui n’est encore qu’une hypothèse, sans présager du niveau de la réponse qu’apporteront les autres partenaires, cette situation incite à la réflexion.

La révolution numérique qui débute à peine dans le domaine du livre, l’évolution de la création artistique et littéraire, les mutations des pratiques de lecture, les modifications de la formation des enseignants devraient tout au contraire appeler à innover, à rechercher, à défricher, à prendre des risques, osons le mot à investir  dans les possibles rencontres de la littérature et de la jeunesse.

Qu’il faille encore, en ce début de 21e siècle, alerter, se battre pour que tous les enfants accèdent aux livres, aux images, aux histoires, y compris ceux qui en sont le plus éloignés pour des raisons sociales, culturelles ou même symboliques, en dit long sur la fragilité culturelle de notre société.

Que faut-il faire ou dire de plus pour qu’enfin soit pris en compte cet enjeu majeur et mesurer combien notre avenir commun dépend aussi de ce simple droit pour les nouvelles générations ?

Nous vous proposons donc, sans attendre, de contribuer à éclaircir l’horizon.

Par votre histoire, votre relation au Salon, vous pouvez illustrer mieux que personne la nécessité des lectures d’enfance et de la rencontre précoce avec les images, les textes et les territoires de l’imaginaire.

Merci de vos contributions et du relais que vous pourrez faire de cet appel.
Nous espérons que le blog www.pouvoirdeslivre-slpj.fr, que nous avons créé à cette occasion, au-delà de la situation ponctuelle de notre association, contribue à faire réfléchir largement à l’absolue nécessité du développement des médiations littéraires à tous les niveaux.

L'équipe du Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis.

On comprend mieux dès lors, les raisons qui ont poussé l’actuel (mais pas nécessairement futur) vice-président à la culture du Conseil régional d’Ile-de-France à signer l’autre appel, celui de la revue Cassandre Horschamp.

Réaction de Francis Parny après l’appel « Impossible absence »

J’ai signé l’appel lancé par la revue Cassandre-Horschamp parce que je ressens je crois la même exaspération que celles et ceux qui l’ont initié sur le manque infini que représente l’effacement de la question artistique dans le débat public, c’est-à-dire politique.

Comme si l’accès de toutes et de tous aux arts et à la culture aujourd’hui était devenu l’affaire de responsabilité individuelle et de bonne volonté personnelle ; comme si le développement des grands moyens de communication et d’échange offrait toute garantie de respect de la diversité culturelle ; comme si toutes les pratiques artistiques étaient reconnues sur nos lieux de vie qu’on appelle territoire pour mieux les opposer, dans une concurrence sans limite, aux cultures qui s’épanouissent dans d’autres lieux dans d’autres pays et qui pourtant sont présents partout aujourd’hui comme une chance immense d’enrichissement mutuel.

Oui j’enrage de voir l’intervention publique en faveur des arts et de la culture « mégotée » à chaque nouvel exercice budgétaire des collectivités publiques. Sommes-nous dans une dépense publique pharaonique ? Le budget du ministère de la culture a-t-il doublé pour atteindre 2% du budget de la nation ? Quelqu’un, à part les organisations professionnelles du spectacle vivant, a-t-il osé envisager de porter à 0,60% du PIB, l’effort du gouvernement pour les arts et la culture ?

Non seulement je n’entends pas de tels engagements mais les responsables politiques de droite et malheureusement souvent de gauche, continuent de s’habituer à ne plus considérer les arts et la culture comme des questions essentielles à qui veut porter un projet de société. Comme force d’imaginaire et comme réalité de travail, par les pratiques qu’ils induisent, par les œuvres produites et leur mise en partage ils sont pourtant consubstantiel des questions de transformation de société. Par la diversité des représentations qu’ils font émerger, par l’autonomisation des savoirs et l’émancipation collective qu’ils permettent, par leur approche sensible aussi, qui fait de l’homme la référence ultime, ils nous permettent d’échapper à la normalisation et à la réduction de la vie par l’évaluation chiffrée, uniquement quantitative que l’ultra libéralisme essaye de nous imposer comme seule valeur de notre activité. Toutes celles et tous ceux qui signent cet appel, artistes, créateurs, acteurs sociaux, s’efforcent, il me semble, de redonner cette valeur à leur travail.

J’ai signé cet appel comme citoyen, mais aussi comme élu en charge de ces questions. Le texte de l’appel situe bien l’enjeu des véritables coups de boutoir de la droite et de son président contre l’intervention publique dans tout le champ social comme dans le champ artistique et culturel. La déconstruction progressive du ministère de la culture en témoigne, c’est bien de la destruction des politiques publiques dont il s’agit. Face à ce danger qui laisserait le champ libre au tout marchand et au règne sans partage des industries culturelles il est grand temps que tous les élus de gauche se ressaisissent pour affirmer que le développement des arts et de la culture, le partage de la création est un investissement indispensable à toute civilisation au bénéfice de chacun et de chacune pour son émancipation. La compétence culture n’est pas une compétence qui se négocie. Elle devrait être assumée comme prioritaire par toutes les collectivités publiques comme un véritable investissement dans nos humanités. S’il y a des économies à faire, ne les faisons pas sur ce qui nous parait indispensable, faisons-les en refusant d’accompagner des politiques nationales inspirées des modèles libéraux dominants dans certains champs d’activité pourtant non obligatoire.

Francis Parny

Vice-président à la Culture de la Région Ile de France

Nota Bene : Cette situation rend indispensable de travailler ensemble, artistes, acteurs culturels et élus. C’est ce qui m’a conduit a proposer dans cette élection régionale à nombre d’amis, l’organisation de rencontres publiques et la création d’un site (1) pour ouvrir un lieu de réflexion partagée et de débat afin de construire ensemble une politique publique en faveur des arts et de la culture en Ile-de-France.

(1) www.sansreserve.net

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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 19:30

Images 


Belle découverte sur Global Voices qui sélectionne, traduit et diffuse en 18 langues des billets publiés sur les blogs du monde entier pour offrir de nouveaux éclairages sur des lieux, événements et personnes peu couverts par les médias traditionnels.

Les bibliothèques mobiles telles que les bibliobus sont devenues monnaie courante dans beaucoup de systèmes de prêts de livres et permettent d'apporter les livres à ceux qui n'ont pas accès à une bibliothèque. Cependant, dans beaucoup d'endroits, des routes en mauvais état, ou bien un manque de moyens, ne permettent pas de mettre en place ce système traditionnel des bibliobus. C'est ainsi que des biblio-char à bœufs, des bibliothèques à dos d'ânes et des biblio-motos ont fait leur apparition et se sont imposées comme des solutions viables pour apporter des livres à des communautés isolées.

[Les liens des blogs et les vidéos sont en espagnol ou en anglais] Sur le blog Bilingual Library, nous pouvons voir des exemples de ces bibliobus alternatifs. D'abord, parlons des bibliothèques à dos d'ânes. Il semble que l'exemple le plus souvent cité soit le “biblioburro” en Colombie, géré par l'instituteur Luis Soriano qui charge son âne avec une table de pique-nique pliable ornée du sigle Biblioburro, monte sur l'âne et voyage pendant plus de quatre heures, à l'aller comme au retour, pour apporter des livres à des enfants qui n'y ont pas accès. Il leur lit des histoires, les aide pour leurs devoirs d'école, et fait tout pour leur donner la possibilité d'apprécier les livres qu'ils n'ont pas chez eux. Il l'explique que pour lui, grâce aux livres, les enfants découvrent d'autres endroits, d'autres personnes, et peuvent être informés de leurs droits, leurs obligations, de ce qu'ils peuvent faire au sein de la société, et grâce à cette connaissance, ils peuvent refuser la violence et la guerre.

LIRE LA NOTE…

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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 21:32

Un nouvel appel Impossible absence. Qui lancera l’alerte ? publié par Cassandre Hors-Champ et qui compte, parmi ses tous premiers signataires, une certaine Danièle Mitterrand.

L’absence actuelle de vrai débat public sur la place de l’art et de la culture dans notre société est un symptôme historique extrêmement inquiétant.

(...) 

Dans l’Europe néolibérale, un faisceau de signes innombrables converge vers la destruction de ce que nous appelons l’humain. Brutalité d’une main, propagande de l’autre, encouragement général à cesser de penser et échanger. Cet encerclement qui concerne tous les aspects de nos vies tend à faire de chacun un individu dénué de sens collectif. On peut s’inquiéter de ce qu’il adviendrait d’une civilisation déjà très altérée par un individualisme stérile, une fois amputée de ce qu’il lui reste de capacité à utiliser le symbole comme moyen d’échange et de construction d’une richesse culturelle commune.

À leur échelle, de nombreuses collectivités territoriales, avec des politiques qui prennent en compte différents niveaux de l’action artistique et culturelle et pallient les désengagements de l’État, tentent de résister à ce rouleau-compresseur. Comment pourront-elles agir demain, face à un gouvernement qui risque de les priver de toute marge de manœuvre en leur déniant la compétence culturelle ?

Il est temps de l’affirmer : nous avons ici des valeurs essentielles à défendre et à promouvoir.
Ces valeurs, ne doivent pas, sous peine d’effacement, se soumettre à la tyrannie du chiffre. Voici un débat public qui mérite vraiment d’être ouvert !

L'appel et les signataires.

 

Par ailleurs, pour suivre le fil de ma note précédente et en remerciant de nouveau mon aimable informatrice, voici le texte de l’allocution d’ouverture aux Biennales Internationales du Spectacle de Nantes, prononcée le mercredi 20 janvier dernier par  Jacques AUXIETTE, Président du Conseil Régional des Pays de la Loire. Extrait :

Ainsi, à mon sens, ce débat sur la compétence générale ne peut se résoudre à de petits compromis qui ont tendance à opposer les uns aux autres : lorsque l’on nous propose in extremis une exception pour la culture afin peut-être d’éviter trop d’agitation, tout en laissant de côté d’autres secteurs, je pense au sport ou à l’éducation populaire, cela revient à diviser les forces de cohésion sociale, là où leurs intérêts convergent. Leurs intérêts sont même interdépendants en termes d’emplois, d’activités et c’est ensemble qu’ils participent à l’intérêt général.

Parallèlement, cette exception qu’on accorderait in extremis à la culture, ce qui déjà démontre pour le moins la confusion de la réforme à venir, cette exception qui n’a par ailleurs rien de garantie, que permettra-t-elle si les collectivités sont mises sous tutelle ?

Qu’apportera-t-elle si l’autonomie fiscale des régions passe sous le seuil de 10 %, le reste reposant sur des dotations fixées par l’Etat ?

Qu’apportera donc cette exception si à côté de collectivités cornaquées, l’Etat glisse sur la pente que façonne l’effritement de son intervention culturelle ?

(…)

Je crois pour ma part que nos collectivités agissent bien plus en cohérence qu’on ne le dit. L’argent public y est dépensé beaucoup plus rigoureusement qu’on ne le prétend. Nous ne sommes ni des sous-traitants de l’Etat, ni des sous-produits, ni des prestataires de service de l’Etat.

Télécharger le texte du discours : Téléchargement Discours Jacques Auxiette BIS 2010.

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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 19:09

Comme moi, vous n’étiez peut-être pas présent à la Biennale internationale du spectacle de Nantes le 21 janvier dernier.

Vous avez manqué plénières, tables rondes, ateliers, discussions de couloirs, amicales retrouvailles et banquet entre professionnels avisés.

Qu’à cela ne tienne. Une mienne connaissance, fort aimable au demeurant, a bien voulu me communiquer le discours d’ouverture du sénateur Ivan Renar qui, bien entendu, fait écho aux inquiétudes évoquées dans ma précédente note.

Bonne lecture.

Comment ne pas s'interroger à la fois en tant que citoyen et en tant qu'élu face à un projet de réforme des collectivités qui se révèle être une véritable re-centralisation et une régression de la démocratie? C'est 30 ans de décentralisation qui sont balayés. La réforme est complexe et scindée en pas moins de sept projets de loi dont l'examen a déjà démarré avec la loi de finance 2010 et sera étalé jusque cet été. Le gouvernement en fait un véritable puzzle.

Si Sarkozy s'est récemment engagé à ce que les collectivités locales conservent leurs prérogatives en matière de culture, ne baissons pas la garde :

-  la mobilisation du monde culturel, des élus et de l'opinion publique reste indispensable,

- impossible de revenir sur cette clause de compétence générale sauf à anéantir tout le paysage culturel français patiemment construit ces dernières décennies.

- la complémentarité des co-financements a démontré toute sa pertinence en terme de gage d'autonomie et de liberté des projets culturels et artistiques.

- la culture n'est pas une compétence comme une autre. Comme pour les droits de l'homme, elle est de la responsabilité de tous et chacun. C'est le partage même de cette responsabilité qui a permis le succès de la décentralisation culturelle et la vitalité impressionnante de la vie culturelle de notre pays.

Si le Président de la République a annoncé le dégel du budget de la culture et le maintien de la clause de compétence dans le domaine culturel, les problèmes subsistent avec la diminution des moyens humains et financiers et la redéfinition de la fiscalité locale avec pour conséquence une triple régression :

- régression financière avec la suppression de la taxe professionnelle, le désengagement de l'État, et le transfert de charges budgétivores (RSA),

- régression institutionnelle qui organise une re-centralisation,

- régression démocratique du fait du nouveau mode de scrutin.

Les marges de manœuvres des collectivités territoriales qui jonglent avec des budgets de plus en plus contraints sont réduites : on leur retire le droit et aussi les moyens de s'administrer librement. A quoi va servir la clause de compétence générale dans le domaine culturel, si les collectivités n'ont plus les moyens de financer leurs politiques?

Les arbitrages sont d'autant plus difficiles en cette période de crise financière, économique et sociale et c'est trop souvent le budget de la culture qu'on sacrifie. 

Alors que l'on vient de fêter ses 50 ans, le Ministère de la culture est fragilisé. Après la refonte de l'intermittence qui précarise les artistes, maintenant la RGPP s'attaque aux établissements nationaux, avec la volonté de supprimer 1 fonctionnaire sur 2 partant à la retraite. On instaure la gratuité pour les jeunes dans les musées, mais les conditions d'accueil, d'accompagnement et de médiation sont rognées, voire supprimées.

« On pousse à de bien maigres économies pour de bien grands dégâts,!» comme le disait Victor Hugo.

La culture n’est ni un luxe, ni un superflu, elle est de première nécessité. Elle est aussi nécessaire à l’homme que le travail, la nourriture, le logement, la santé. C'est pourquoi elle est une dimension capitale de l’intervention publique à tous les niveaux. Elle est un droit essentiel car elle apporte les outils critiques indispensables à la construction de la citoyenneté et au libre arbitre. Elle est un élément déterminant pour humaniser la mondialisation qui uniformise l'imaginaire, abolit les singularités, standardise la pensée.

Le partage des connaissances, l'éducation, l'investissement dans la matière grise n'ont jamais été aussi maltraités; les intellectuels, les artistes, les professionnels de la culture, les intermittents autant méprisés.

Reconnaître le rôle de la culture dans la société reste bien un combat! A ceux qui déclarent qu’il y a trop de théâtres, d'orchestres, de musées, etc,... pour trop peu de public, je réponds : imagine t-on quelqu’un trouvant qu’il y a trop de suffrage universel parce qu’il y aurait trop d’abstentions?

Et comment s’étonner de la persistance des inégalités culturelles quand les inégalités sociales et économiques ne font que s’accentuer? Le non partage de l’art, c’est comme une bombe «anti-personnelle», ça fait des mutilations terribles !

Et si les collectivités locales se sont fortement impliquées dans la vie culturelle, elles n’en réclament pour autant pas moins d’État. En tant que parlementaire, je le constate : si l’état hésite, on voit vite les collectivités bégayer. Les soustractions d’en haut encouragent les soustractions d’en bas. Il y a besoin d'un État assurant la solidarité, garant du maintien d’un développement culturel équilibré sur l’ensemble du territoire national.

 L’art et la culture se portent donc bien à condition qu’on les sauve !

Appuyons nous résolument sur le rapport de Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie, qui montre avec sa commission, combien la seule prise en compte du Produit intérieur brut, de la productivité, le culte de l'argent, du chiffre et de la performance n'ont pas beaucoup de sens pour évaluer la richesse et le bien-être d'un pays. Par contre les services publics, le niveau d'éducation, les critères sociaux et environnementaux, la culture et le lien social qu'elle génère, constituent de véritables richesses, essentielles à la qualité de la vie et du vivre ensemble! Voilà qui donne des perspectives même si ce rapport risque bien d'être abandonné à la critique rongeuse des souris.

Ce serait si simple de remplacer le B de PIB par un B comme Bonheur, un bonheur qui reste bien une idée neuve!

               Conclusion

Si certains experts et comptables arrogants et glacés nous parlent toujours du coût de la culture, on ne répétera jamais assez que ce n’est pas la culture qui coûte cher mais bien l’absence de culture.

Miser sur la culture, c'est miser sur l'homme, ses potentialités, sur l'Intelligence agissante.

Je repense à PASCAL, « l’homme est fait pour penser, c’est toute sa dignité ». Et l’Intelligence est la première ressource de notre pays qui l'oublie peut-être trop souvent.

Vous, les professionnels qui intervenez de façon remarquable dans le champ de la musique, du théâtre, de la danse ou des arts plastiques, vous savez bien que l'art et la culture sont des armes de construction massive!

Le mot « désespoir » n'est pas politique et le mot « respect » n'a pas à connaître la pénurie.

En attendant, merci à vous de faire entendre pendant trois jours le murmure culturel dans le vacarme marchand!

* * * *

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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 20:17

24 941 c’est le nombre de signatures recueillies à l’heure où  j’écris ces lignes, par l’appel « La culture en danger » lancé à l’initiative du président du Conseil général de Seine-Saint-Denis. Au-delà de ce chiffre, le texte mis en débat le 19 décembre 2009 à la Maison de la Culture de Bobigny a très vite pris une dimension nationale. A tel point qu’un mois plus tard, le ministre de la Culture a été prié de prendre position sur le débat lancé par une collectivité territoriale. Cela se passait sur un autre territoire, tout aussi dynamique en matière culturelle, lors de la Folle journée de Nantes.

Sur Territorial.fr, François Deschamps raconte et commente l’épisode.

Vendredi 29 janvier, en direct de la Folle Journée de Nantes sur France Inter, Nicolas Demorand accueille à 8h20 le Ministre de la Culture Frédéric Mitterrand. Celui-ci se dit fier de pouvoir disposer en 2010 d'un budget en légère augmentation (+ 5%), de l'obtention du dégel de la partie traditionnellement bloquée par Bercy (sans commentaire aucun, par contre, sur la répartition de ce budget qui privilégie toujours autant les équipements parisiens et la musique classique), et enfin se félicite de l'efficacité de son administration réorganisée en quatre grandes directions au lieu d'une dizaine.

Et la politique culturelle des collectivités territoriales ? Le ministre n'en parle que lorsque Nicolas Demorand l'interroge sur le sentiment d'inquiétude lié à la peur que le financement local de la culture, suite à la Réforme territoriale en cours, fasse les frais des « dépenses obligatoires ».

(…)

Les bras m'en sont tombés, j'ai cru que j'étais mal réveillé ! Nous autres directeurs d'affaires culturelles, notamment dans les Départements, qui nous battons depuis des mois pour tenter, aux côtés de nos élus, de défendre pied à pied nos budgets culturels 2010, dans des collectivités qui sont à majorité de gauche comme de droite, nous savons que la vérité, c'est la réalité de la baisse des crédits culturels qui vont être votés d'ici le 15 avril, du fait de l'effet cumulatif des transferts de compétences mal compenséeset de la crise (baisse des droits de mutation, réticences à augmenter les impôts, etc.), entraînant le repli, préventif et parfois frileux en effet, sur les seules compétences rendues obligatoires par la loi.

Autre expression de ces nouveaux appels à la vigilance et à la résistance (auxquels notre Président aurait répondu de manière à calmer le jeu lors de ses vœux au monde de la culture ???), passé un peu plus innapercu que l’initiative de Claude Bartolone.

Constitution du  C.R.A.C.C.  Ile-de-France

(Comité régional d’action pour la culture et la connaissance en Ile-de-France)

A l’issue d’une réunion « constituante », les acteurs culturels de la région Ile-de-France ont créé un comité régional d’action pour la culture et la connaissance le 27 novembre 2009.

Ce comité est formé d’organisations professionnelles et syndicales, de réseaux et de collectifs qui agissent et travaillent en Ile-de-France dans les secteurs du spectacle vivant et de la création, de la lecture publique, des arts plastiques, des musées, des structures ou associations patrimoniales, du cinéma et de l’audiovisuel, de l’administration culturelle et du secteur de la recherche et de l’université…

Ce comité, par la diversité de ses membres, représente l’ensemble des métiers de l’art, de la culture et de la connaissance : artistes, techniciens, personnels administratifs, cadres territoriaux etc…

Ce comité revendique l’application d’un droit fondamental de la Constitution et de la Charte de l’UNESCO sur la diversité culturelle: l’accès pour tous les citoyens à l’éducation, à l’art, à la culture et à la connaissance !

Ce comité constate que :

-                    le fossé se creuse entre le dessein initial des politiques publiques de la culture et la régression des moyens alloués ;

-                    la décentralisation culturelle a été un formidable levier de développement culturel et artistique qui a suscité un besoin et un désir croissants de culture et de connaissance ;

-                    grâce à un travail quotidien et constant sur le terrain, le public est toujours plus nombreux à fréquenter les théâtres, les opéras, les salles de concerts, les salles de musiques actuelles, les festivals, les spectacles de rue, les cinémas, les musées, les bibliothèques, les conservatoires, les universités populaires, …cette dynamique prouve la nécessité d’un soutien accru à de multiples initiatives sur les territoires, en direction des populations socialement et culturellement exclues ;

-                    créatrice de richesses immatérielles de « bien être » et de lien social, la culture est aussi un levier de développement économique, comme l’a démontré l’annulation des festivals en 2003 ;

-                    la culture, comme la recherche, sont des secteurs porteurs d’avenir innovants, y compris en matière sociale.

Mais, aujourd’hui, le comité régional d’action pour la culture et la connaissance en Ile-de-France affirme qu’il y a urgence !

Ø     Urgence à dénoncer la destruction organisée du service public par des réformes rétrogrades, dont la révision générale des politiques publiques, qui n’ont d’autre but que de laisser toute la place aux secteurs privés et marchands.

Ø     Urgence à mettre un frein à la paupérisation et à la précarisation grandissante des artistes, des techniciens, des chercheurs et de tous les autres personnels de ces secteurs, dans un contexte de fragilisation généralisée.

Ø     Urgence à interpeller les élus et les responsables politiques sur la réforme des Collectivités Territoriales, dont les conséquences pourraient s’avérer désastreuses pour la création artistique, les projets et actions culturels et éducatifs, l’emploi, les services sociaux, et tout ce qui développe et favorise le lien social et l’émancipation des personnes !

Ø     Urgence à obtenir le respect des droits sociaux, à stopper le démantèlement de l’assurance chômage et des régimes spécifiques aux secteurs de l’art, de la culture et de la connaissance et à imposer que toute négociation ait lieu avec l‘ensemble des concernés !

Ø     Urgence à obtenir une loi d’orientation et de programmation pour inscrire la place de l’art, de la culture et de la connaissance dans notre société !

Ø     Urgence à respecter la liberté d’expression, de recherche et de création de plus en plus menacée !

Le comité régional d’action pour la culture et la connaissance en Ile-de-France va rédiger un cahier de doléances et constituer une plateforme revendicative commune à tous ses membres. En associant les publics, il engagera des actions pour la faire aboutir.

Dans les semaines à venir, et notamment à l’occasion de la campagne pour les élections régionales, ce comité interpellera les mouvements et partis politiques, les parlementaires, les représentants en région des ministères de la Culture et de la communication, du Travail et de l’Emploi, de l’Education Nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche sur la mise en place d’une véritable concertation et d’une réflexion à long terme, pour l’avenir de l’art, de la culture et de la connaissance.

LES SIGNATAIRES :

Ø     Actes – If

Ø     Association des Bibliothécaires de France - ABF-GIF

Ø     Association de Directeurs des Affaires Culturelles d’Ile-de-France - ASDAC Ile de France

Ø     Confédération générale du travail - CGT Culture

Ø     Coordination des intermittents et précaires d’Ile de France – CIP-IDF

Ø     Fédération de la Culture Communication Spectacle CFE-CGC et les syndicats CFE-CGC : SNACOPVA (artistes et Chefs d’orchestre de variétés et Arrangeurs), SNAPS (artistes et professions du Spectacle), SNELD (Editions et Culture), SNCAMTC ( cinématographie), syndicat CFE-CGC France Télécom Orange

Ø     Fédération des Arts de la Rue

Ø     Fédération des professionnels du secteur de l’art contemporain - CIPAC

Ø     Fédération MEDIAS 2000 CFE-CGC (Médias et Audiovisuel)

Ø     Fédération nationale des écomusées et des musées de société – FEMS

Ø     RIF - IdF

Ø     Sauvons la Recherche

Ø     Sauvons l’Université

Ø     Syndicat du Cirque de Création - SCC

Ø     Syndicat français des artistes interprètes - SFA

Ø     Syndicat national des artistes musiciens de France - SNAM- CGT

Ø     Syndicat national des arts vivants - SYNAVI

Ø     Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles - SYNDEAC

Ø     Syndicat national des musiciens - SNM- FO

Ø     Syndicat national des petites et moyennes structures non lucratives de musiques actuelles - SMA

Ø     Syndicat national des scènes publiques – SNSP

Ø     Syndicat des Producteurs indépendants - SPI

Ø     Union fédérale d’intervention des structures culturelles - UFISC

 

° ° ° ° ° ° ° ° ° °

Ce qui compte le plus ? Le texte lui-même (de facture assez classique) ou l’impressionnante liste des signataires qui prendrait (enfin) la forme d’une front dépassant les clivages catégoriels qui minent le champ des professionnels de la profession ? A suivre…, donc.


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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 21:09

Question orale sans débat

Première séance du jeudi 28 janvier 2010

Conséquences de la réforme des collectivités territoriales

sur le financement de la culture et du spectacle vivant

Marie-Hélène Amiable (députée des Hauts de Seine) :

Ma question s’adresse à M. le ministre de la culture et de la communication. « La région et le département exercent, en principe exclusivement, les compétences qui leur sont attribuées par la loi » : par cet article 35 du projet de loi de réforme des collectivités territoriales, le Gouvernement entend supprimer la clause de compétence générale des régions et départements qui leur permet actuellement de régler, par leurs délibérations, toutes les affaires qui touchent à leur intérêt territorial.

Même si, selon les propos tenus par le chef de l’État à Saint-Dizier le 20 octobre dernier, la culture ne devrait pas faire partie de ces compétences exclusives, l’article 35 expose clairement que : « la pratique des financements croisés entre les collectivités territoriales [devra] être limitée aux projets dont l’envergure le justifie ou répondre à des motifs de solidarité ou d’aménagement du territoire ».

Si, avec les parlementaires communistes, républicains et du parti de gauche, je suis favorable à une réelle clarification des compétences de l’État et des collectivités locales – d’autant que la Cour des comptes a récemment souligné devant la commission des finances de notre assemblée « la complexité, la fragmentation et simultanément la rigidité d’un dispositif de soutien à la création élaboré par strates successives depuis un demi-siècle » –, je crois que cette clarification devra se fonder sur l’objectif de mieux répondre aux attentes et aux besoins de notre population, et surtout assurer les solidarités nécessaires au respect de l’égalité de tous les citoyens sur le territoire national.

Ce n’est évidemment pas la voie que vous semblez prendre. Ainsi, en matière de spectacle vivant, on note le soutien croissant des collectivités territoriales, les financements accordés par ces dernières étant dix fois supérieurs aux crédits que l’État y consacre. Le projet de loi de finances pour 2010 ne renversera pas cette tendance, puisque vous y avez défendu le gel de 56 millions d’euros pour le spectacle vivant. Ces coupes claires nous paraissent inacceptables et, dans ces conditions, on ne s’étonne pas que la Cour des comptes considère : « L’efficacité propre de l’intervention de l’État dans le cadre des aides accordées au spectacle vivant n’est pas avérée. »

Dans mon département des Hauts-de-Seine, les deux centres dramatiques nationaux, le théâtre de Gennevilliers et celui des Amandiers à Nanterre, mais aussi la scène nationale du théâtre de Malakoff, correspondent-ils à la définition d’envergure donnée par la nouvelle loi ? Pourront-ils continuer à être financés conjointement par l’État et les collectivités locales ?

En Île-de-France, la région consacre 20 millions d’euros en moyenne chaque année dans le financement croisé d’équipements culturels, dont 6 à 7 millions d’euros pour des médiathèques. Des conventions ont permis d’aider plus de 200 compagnies ou lieux de création en finançant jusqu’à 60 % du coût de projets dans le domaine du théâtre, de la danse, des cultures urbaines, du cirque et des arts de la rue. Qu’en sera-t-il demain ? Quel nouveau modèle proposez-vous pour le soutien à la création culturelle ?

Réponse de Pierre Lellouche, secrétaire d’État chargé des affaires européennes :

Vous avez raison de souligner que l’article 35 du projet de loi sur la réforme des collectivités territoriales propose de préciser la répartition des compétences des régions et des départements, ainsi que les règles d’encadrement des cofinancements. Cependant, j’appelle votre attention sur le fait que cette répartition des compétences ne sera fixée, comme le précise d’ailleurs le projet de loi et compte tenu de la complexité et des enjeux de ce sujet, que dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la loi. Rien n’est donc encore fixé de façon définitive.

Par ailleurs, le projet de texte, tel qu’il est rédigé actuellement, laisse ouverte la possibilité, à titre exceptionnel, de compétences partagées entre les collectivités. Or la culture, sans présumer bien sûr ce que sera le texte de loi qui définira la répartition des compétences, rassemble suffisamment de spécificités pour entrer précisément dans le champ de cette exception.

De ce point de vue, le souhait du Président de la République, qu’il a exprimé lors de ses vœux au monde de la culture le 7 janvier dernier, est très clair : « Toutes les collectivités, des communes aux régions en passant par les intercommunalités et les départements, continueront à exercer leur compétence culturelle après le vote de la loi réformant les responsabilités des collectivités ».

La participation de tous les échelons de collectivités à l’élaboration et au financement des politiques et des projets culturels permet d’en assurer la vitalité, la diversité et la diffusion sur l’ensemble de notre territoire, et nous ne souhaitons pas y renoncer.

Pour répondre à votre deuxième question sur l’avenir du financement de la culture et du spectacle vivant, je vous rappelle que l’État maintient globalement ses financements pour la culture en 2010, et que la levée totale de la mise en réserve pesant sur les crédits culturels a été annoncée récemment. Ce secteur entre cependant dans une période d’évolution, de réforme, qui aura vocation à consolider les acquis et les réussites, et passera notamment par une refonte des liens entre les collectivités territoriales et l’État.

Je tiens à rappeler très clairement que l’État doit conserver un rôle important et une capacité d’initiative et de rassemblement dans ce domaine. Il doit également faire évoluer ses aides à la création, afin qu’elles soient mieux attribuées selon des critères d’excellence artistique des projets, leur vertu pédagogique, la qualité de leur gestion et leur contribution à la diversité artistique et culturelle.

Marie-Hélène Amiable :

Monsieur le secrétaire d’État, j’entends votre réponse comme un engagement du Gouvernement à ce que la culture ne soit pas amputée de ses crédits à la suite de la réforme des collectivités territoriales. Nous serons extrêmement vigilants sur la question de l’exception culturelle, que vous avez évoquée, et veillerons à ce que les engagements de l’État soient tenus.

 

 

 

 

 

 

Encore un peu plus de « Voix de son maître »?

Sur le Kiosque du porte parole du gouvernement « Clés Actu » Les chantiers de la culture en 2010 : six grands chantiers axés sur l'audace et l'innovation.

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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 21:37

Photo-Ma-Nuit-chez-Maud-1969-1

Ou: Qui n’entend qu’un son n’entend qu’une cloche (compte moral).

Le rapport de Marc Tessier sur la numérisation du patrimoine écrit a donné l’occasion à l’actuel titulaire des bureaux de la rue de Valois de s’en prendre à Google et à la ville de Lyon

Au sujet des accords passés avec Google, il considère comme «une erreur» l'engagement pris par la bibliothèque de Lyon, mais il ajoute: «Nous ne sommes pas des anti-Américains primaires. La question, ce n'est pas Google, Microsoft ou Yahoo!, mais la façon dont la France doit s'y prendre, avec des partenaires privés, dans la constitution de la plus grande librairie virtuelle au monde à partir de nos collections».

«Je n'ai pas envie de me passer de Google. Mais il existe d'autres opérateurs privés potentiels. Et nous ferons monter en puissance le portail Gallica de la BNF.»

D'après le ministre, qui a rencontré en décembre le vice-président de l'entreprise, David Drummond, la firme « s'est faite moins conquérante et confiante dans sa communication ».

 

Ca tombe bien, Patrice Beghain, l’ancien adjoint à la culture de Lyon tient un blog et, dans une note du 12 janvier dernier, il revient sur l’affaire.

La remise du rapport Tessier fournit à nouveau l'occasion à certains de critiquer l'accord passé entre la Ville de Lyon et Google, que je suis fier d'avoir initié en 2007 avec Patrick Bazin, le directeur de la Bibliothèque municipale de Lyon, grâce au soutien de Gérard Collomb. Il convient donc à nouveau de dénoncer quelques contre-vérités. L'accord ne concerne que les documents antérieurs à 1900, donc la question du droit d'auteur ne se pose pas. L'accord spécifie que Google remet une copie des documents numérisés à la BM de Lyon, qui peut les utiliser sur son propre site; Google vient même d'accepter que la BM puisse partager ces fichiers avec d'autres sites publics, ce qui rend caduque la polémique sur l'exclusivité et sa durée, qui ne concerne que d'autres opérateurs privés, qui n'avaient qu'à se porter candidats à l'appel d'offres. Enfin l'accord n'engage aucun centime d'argent public,tandis qu'il faudra quand même régler les intérêts des 750 millions obtenus, dans le cadre du "grand" emprunt, par le ministère de la culture, qui semble au reste ne les destiner qu'à ses propres institutions, sans prendre en compte l'apport spécifique des fonds patrimoniaux des collectivités territoriales.

On en profitera aussi pour réviser ses fondamentaux, sur En pleine culture, le blog de Françoise Benhamou.

 

Du copyright anglo-saxon et du droit d’auteur à la française .

Le copyright américain est fondé sur un principe constitutionnel. Pourtant, sa philosophie est utilitariste. A l'inverse, le droit d'auteur relève d'une philosophie de la création, même si ses incidences économiques sont considérables.

(…)

Un autre élément joue un rôle fondamental dans la distinction entre droit d'auteur et copyright, c'est le droit moral, central dans le cas du droit d'auteur et quasiment absent du copyright.

Lire la suite …

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  • : La Cité des sens. Culture et politique.
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  • : Les politiques culturelles aujourd'hui et leur histoire. Culture et politique, ressources, documents, analyses et débats par Jean-Claude Pompougnac .
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  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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