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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 19:44

Odéon 30 mars 
Hier soir, 29 mars, sur la scène de l’Odéon.

Assemblée générale, le théâtre était archi comble après une manifestation ayant rassemblé 4000 personnes selon les organisateurs.

A cette occasion le CRACC Ile-de-France a annoncé l’initiative suivante qui se déroulera le 10 avril prochain

Le Comité régional d’action pour la culture et la connaissance en Île-de-France vous invite à partager, discuter ensemble, fêter la culture avec les artistes, le public et les salariés des lieux qui vous accueillent.

POUR AFFIRMER LA PLACE DE L’ART, DE LA CRÉATION, DE LA CULTURE ET DE LA CONNAISSANCE DANS LA SOCIÉTÉ.

Aujourd’hui la culture est en danger car l’État réduit les moyens de la création et de l’action culturelle.

Il prive les collectivités locales de ressources et d’autonomie (elles financent 70 % de la vie artistique).

Il démantèle le Ministère de la culture et tous les établissements culturels qui en dépendent (par la réduction des moyens et le non remplacement d’un départ à la retraite sur deux) cela concerne une majorité de lieux culturels, lieux d’art et de spectacles, musées, théâtres mais aussi festivals et compagnies...

Il s’en prend aux artistes (nombre d’entre eux vivent dans la précarité).

Il s’en prend à l’emploi (le secteur culturel emploie en France autant que celui l’automobile).

Les services publics de la culture de l’éducation sont menacés comme ceux de la santé, des transports, de l’information, de la justice...

NOUS VOULONS ÉCRIRE AVEC VOUS UN MANIFESTE POUR UNE POLITIQUE CULTURELLE ALTERNATIVE. Nous voulons agir ensemble pour que soit réalise le droit pour tous à la culture et à l’éducation.

Rendez vous de midi à minuit au CDN de Montreuil (93), aux Arènes de Nanterre (92) à L’apostrophe, Scène Nationale de Cergy Pontoise (95), au Théâtre de Saint Quentin en Yvelines, Scène Nationale (78), au MAC/VAL (Vitry Sur Seine 94), au Théâtre de l’Agora, Scène Nationale d’Evry (91), au Théâtre de l’Est parisien (75)...

 Liste des fondateurs du CRACC Ile-de-France

Quant aux organisateurs de cette journée d’action du 29 mars, ils donnent rendez-vous le 6 mai prochain pour une nouvelle forme d’action

Dernière information recueillie à cette occasion : la réforme des lycées met en péril les options artistiques en classe de seconde dès la rentrée prochaine : une lettre au Président de la République a été lue qui sera diffusée sur le site du Théâtre du Soleil.

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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 10:02

N102936163078431_2667
 

LECTURE PUBLIQUE EN DANGER DANS LE 93

L’Association Bibliothèques en Seine-Saint-Denis s’est réunie en Assemblée Générale Extraordinaire le lundi 22 mars à 9h30. Voici le communiqué qui en résulte :

Le Conseil Général de Seine-Saint-Denis doit voter son budget 2010 le 8 avril prochain.

De premiers arbitrages budgétaires ont été annoncés, particulièrement catastrophiques pour les acteurs et associations culturels du département notamment pour deux structures qui œuvrent quotidiennement pour la promotion de la littérature jeunesse auprès des enfants, des professionnels de la lecture publique… :

* Le Centre de Promotion du Livre de Jeunesse (CPLJ), organisateur du Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Montreuil, verrait sa subvention baisser jusqu’à 80%, ce qui met en péril la qualité artistique et culturelle du Salon ainsi que toutes les actions et rencontres culturelles ayant lieu autour tout au long de l'année, notamment dans le champ de la lecture publique.

* Livres au Trésor, centre de ressources en Seine-Saint-Denis sur le livre de jeunesse et acteur culturel chargé de l'animation du réseau des bibliothèques de Seine-Saint-Denis, verrait sa subvention tout simplement supprimée, ce qui représente 2/3 de son budget et entraînerait donc la disparition de cette "institution" pionnière, militante, et singulière qui a soufflé sa vingtième bougie cette année.

* L'Association Bibliothèques en Seine-Saint-Denis verrait sa subvention baisser de près de 20% alors qu'elle se voit confier, en plus de ses missions premières d'animateurs de réseau  désormais célèbres dans la profession comme le festival littéraire Hors Limites et l'animation de groupes de travail  (Internet et multimédia, FLE/LVE, comité de lecture des Revues contemporaines, Images et cinéma, comité de lecture adolescentes...), des missions supplémentaires et d’une autre ampleur: formation; prestation de services aux bibliothèques du département; aides diverses...

La mobilisation est en cours: des rendez-vous ont été pris avec les responsables à la fois administratifs et politiques du Conseil Général; des courriers ont été adressés au Président; des Assemblées générales extraordinaires organisées; les élus du département ont été sollicités...

A l'heure actuelle nous ne savons pas ce qu'il ressortira exactement de tout cela.

N'hésitez pas à diffuser cette information, nous vous remercions par avance pour votre soutien.

L'association Bibliothèques en Seine-Saint-Denis.

01 48 45 95 52 • 06 88 63 81 45

contact@bibliotheques93.fr

Plus d’infos :

http://soutienlivresautresor.over-blog.com/

www.pouvoirdeslivres-slpj.fr

www.bibliotheques93.fr  

IMPORTANT : grande manifestation à Paris pour défendre l'art et la culture le lundi 29 mars 2010 à 14:30 départ Palais Royal

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 19:12

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NM

 

 22 mars vers 22 h au Comptoir  général


APPEL du 22 mars 2010
envoyé par ep2c. - L'info video en direct. = = = = = =

EE 

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DCB
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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 21:50

Merci aux aimables expéditeurs qui m'ont fait parvenir :

Le dialogue interculturel en Europe : nouvelles perspectives

sous la direction de Francine Labadie, Jean-Marc Lauret, Lisa Pignot, Jean-Pierre Saez

Grenoble, Éditions OPC, 2009, 320 p., ISBN : 978-2-918021-01-8, 23 €



L'Année européenne du dialogue interculturel (AEDI) aura été marquée par de très nombreuses rencontres publiques mettant en débat les enjeux de cette question tout au long de 2008. Au terme de cette année d'échanges, le colloque organisé au Centre Georges
Pompidou, du 17 au 19 novembre 2008, intitulé "Nouvelles perspectives du dialogue interculturel en Europe" et dont est issu cet ouvrage, a permis de rassembler de multiples points de vue : des penseurs de divers horizons disciplinaires, des représentants d'institutions mondiales, européennes et nationales, des pouvoirs locaux, des acteurs de la société civile et des professionnels œuvrant dans divers champs d'action – de l'économie, du social, de l'éducation, des médias, de la culture… Parmi ces penseurs, on peut citer François Jullien, Heinz Wismann, Michel Wieviorka, Fabrice Raffin, Judith Neisse, etc.

Cet ouvrage s'articule autour de sept axes illustrés par des exemples d'expériences concrètes :
- Babel, logos, polis : des croisements particuliers à l'universel
- Éduquer, former, transmettre : quelles pédagogies de l'interculturel ?
- L'art comme fabrique interculturelle
- La société civile dans la construction des interactions culturelles
- Le dialogue interculturel, enjeu politique local
- Migrations, immigrations, minorités : hybridations, transitions et négociations culturelles
- Passages culturels euro-méditerranéens.

Le site de l'OPC.


Je reviendrai volontiers sur certains textes de ce recueil, en particulier celui de François Julien : Comment concevoir le dialogue des cultures? De l'universel, de l'uniforme, du commun et du dialogue entre les cultures.



L'invention de la prospective culturelle; textes choisis d'Augustin Girard

Minsitère de la culture, DEPS, Culture prospective n° 2010-1


téléchargeable sur le site du MCC

François Deschamps, dans une note récente présente ainsi ce précieux recueil :

Le Comité d'histoire du Ministère de la Cultureet le DEPS ont eu la bonne idée de rééditer certains écrits d'Augustin Girard, sous la forme d'un n° spécial de Culture prospective (32 p.).
Rappelons qu'Augustin Girard (1926 - 2009) fut chef du  Service des études et recherches  du ministère et président du Comité d'histoire du ministère de la Culture, mais aussi qu'il participa à la réflexion puis à la création, en 1989, de l'Observatoire des politiques culturelles, dont il devint le vice-président fondateur.


Lire la suite sur territorial.fr


Autre initiative de l'OPC, j'ai également reçu :

La lettre n° 4 (mars 2010) de Réseau culture 21; Culture et développement durable

Site internet collaboratif édité par l’Observatoire des politiques culturelles, reseauculture21.fr souhaite contribuer à la promotion de l’Agenda 21 de la culture et au développement des démarches associant culture et développement durable. À travers l’échange de bonnes pratiques, cette plateforme d’information et de ressources invite les collectivités, les acteurs professionnels et les citoyens à témoigner, mutualiser leurs expériences et débattre des enjeux. Cette lettre bimestrielle en est le relai d’actualité.

 

Parmi les dernières actualités de cette lettre, je signale

L'inspiration politique de l’Agenda 21 de la culture
Entretien avec Jean-Louis Sagot Duvauroux, philosophe et dramaturge
En 2004, Jean-Louis Sagot Duvauroux participe à l'écriture finale de l’Agenda 21 de la culture à Barcelone.
Il revient pour nous sur les fondements politiques de ce texte.

 

Vous pouvez vous abonner à cette lettre sur le site www.reseauculture21.fr

 

Merci enfin à Gaël Bouron. Sur son blog Politique, culture et petits oignons, il rend compte d'une lecture attentive (franchement beaucoup plus attentive que la mienne) des contributions que je signalais hier, à savoir les réponses aux questions posées par le Synavi de quatre formations politiques en campagne pour les régionales en Ile-de-France.


C'est à lire, C'EST ICI




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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 07:57


Près de 3 semaines sans actualiser ce blog, ça ne se fait pas !

On lira à cet égard les pertinentes réflexions de l'ami L'Oizeau rare.

Et pourtant ce ne sont pas les informations qui manquent,

Sans revenir sur le constat maintes fois formulé de (presque) toutes parts que la culture peine à être présente dans les débats politiques, en l'occurrence dans la campagne pour les régionales, je partage ici la matière à réflexion que m'a livrée une amie aux avants postes de l'observation culturelle (indice : elle travaille dans la seule institution culturelle française qui vient de se payer de luxe d'obtenir une prestigieuse récompense Outre-Atlantique).

Allons au fait : le Synavi a eu la bonne idée d'interroger les chefs de file des listes candidates au premier tour des Régionales sur leurs objectifs en matière de politique culturelle.

Réponses de l'UMP, Europe écologie, le P.S. et le Front de Gauche


C'est ici


A l'heure où l'on ne sait pas encore qui des alliés de Jean-Paul Huchon héritera de la vice présidence à la culture (ni de la présidence des institutions régionales et autres EPCC) , on peut faire de ces professions de foi une lecture encore apaisée.


Petit jeu : à quel programme correspond la déclaration d'intention culturelle suivante ?


Les arts de la table participent considérablement au rayonnement de la culture française. Le territoire francilien est l’un des plus riches en termes de production agricole et de qualité de création culinaire.
Nous souhaitons valoriser la diffusion du patrimoine culturel gourmand en soutenant davantage encore la qualité des productions (cidre, fromage, légumes, apiculture, etc.) et accompagner les projets de création culinaire et les festivals ayant trait aux arts gustatifs en mettant en relation les grands chefs et les producteurs locaux.


Un peu plus encore, un petit corpus de déclarations politiques de la même veine mais qui s'inscrit dans une perspective diachronique : c'est sur le site bigorre.org et ça concerne principalement la Région Midi-Pyrénées depuis 2007

Lire les déclarations de politique culturelle

 



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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 08:08

Où l’on voit des responsables de gauche se donner des leçons de politique culturelle

Retour sur l’appel de Cassandre Horschamp évoqué dans ma note d’avant hier.

C’est sur le site Télérama.fr : la culture, grande absente du débat politique

La revue “Cassandre” pointe depuis longtemps l’absence de vrai débat public sur la place de l’art et de la culture dans notre société. A l’approche des régionales, la revue trimestrielle lance un appel pour mobiliser les politiques autour des grands enjeux du service public de la culture. Thierry Leclère reçoit le fondateur de “Cassandre”, Nicolas Roméas.

Ecouter l’émission

Autre retour sur ma note d’avant hier et  l’appel lancé par le Salon du Livre de jeunesse de Montreuil suite à l’annonce par le CG 93 d’une possible diminution de son financement, la réaction du Vice Président à la culture du Conseil régional.

Réaction pour le salon du livre de Montreuil

Votre intervention porte sur ce qui est indispensable.

Encourager la création, littéraire en l'occurrence, ne peut se concevoir sans penser dans

le même mouvement son partage par le plus grand nombre. Cette action, action

culturelle s'il en est puisqu'elle permet la circulation de l'art, ne peut être réussie encore

aujourd'hui sans un travail minutieux, constant, sur les lieux où sont réunis toute

l'année, celles et ceux à qui est destinée la création. Les actions d'appropriation de la

lecture, dans les écoles, dans les lieux que fréquentent ensemble père mère et enfants

est donc indispensable à la réussite du partage. Et pourtant on le sait bien ce sont ces

actions que les politiques publiques, bien loin des principes d'éducation populaire qui

ont fait l'originalité de l'action culturelle française depuis la libération, abandonnent en

premier, laissant l'approche des arts à celles et ceux qui sont supposés la pratiquer sans

difficulté.

Je serai présent demain, comme vice président à la culture de la région Ile de France, à

la réunion à laquelle le Conseil général du 93 invite ses « partenaires financiers ». La

région a une contribution bien modeste de 85 000 euros sur un budget qui dépasse 3,2

millions. Nous avons permis également la création de deux emplois tremplins qui

travaillent toute l’année avec l’équipe du salon à son succès.

J'ai en mémoire les propos de Claude Bartolone au dernier salon souhaitant longue vie

au salon de Montreuil. J'ai envie de dire longue vie à un salon continuant d'assurer

toutes ses missions à l'égard des citoyennes et des citoyens de Seine Saint Denis et de

la région Ile de France.

Cela demande une intervention publique qui nécessite que les collectivités aient les

moyens d’intervenir financièrement. Les projets de ce gouvernement consistant à

réduire les finances de ces collectivités et à les "assigner" à des compétences

obligatoires décidées par l'état constituent une menace sérieuse sur toute compétence

non obligatoire. Cet objectif doit être combattu. Les élus doivent faire front ensemble

pour refuser ce diktat « Sarkozien ». Ce n'est pas en se tournant vers d'autres

collectivités pour compenser les difficultés financières de telle ou telle que nous

résoudrons les problèmes.

Le développement des arts et de la culture, le partage de la création suppose avant tout

que les élus redisent avec force que c’est un investissement indispensable à toute

civilisation au bénéfice de chacun et de chacune pour son émancipation. La

compétence culture n’est pas une compétence qui se négocie. Elle devrait être

assumée comme prioritaire par toutes les collectivités publiques comme un véritable

investissement dans nos humanités.

S’il y a des économies à faire, ne les faisons pas sur ce qui nous parait indispensable, faisons-les en refusant d'accompagner des politiques nationales inspirées des modèles

libéraux dominants dans certains champs d’activité pourtant non obligatoire.

Francis PARNY

Vice Président du Conseil Régional d’Ile de France en charge de la culture.

 

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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 18:23

 

Il est inutile, je pense, de rappeler ici le franc succès qu’a rencontré le président du Conseil général de Seine-Saint-Denis en lançant l’appel La culture en danger qui a très vite connu un écho national.

C’est au département du Gers d’emboîter le pas, nous apprend La Dépêche du midi du 20 février dernier (au fait, Philippe Martin, le président du CG 32 n’appartiendrait-il pas à la même tendance que Claude Bartolone au sein du PS ???)

 Le président du conseil général a invité, hier, 200 représentants du monde de la culture gersois dans l'hémicycle du conseil général afin d'évoquer devant eux son inquiétude quant à l'avenir de la décentralisation culturelle. « Avec l'asphyxie programmée des collectivités locales, nous sommes dans la situation où la décentralisation culturelle telle qu'elle a été mise en place en 1982 est en danger, explique Philippe Martin. C'est cette politique, dit-il, qui a permis la naissance de nombreux festivals, qui a entraîné la création de nombreuses associations (1) qui font l'identité du Gers d'aujourd'hui ». Après une présentation des politiques culturelles du département, le président a tenu à rassurer son auditoire : « En 2010, nous reconduirons à l'identique toutes les aides de 2009 au monde culturel, ce qui, dans le contexte actuel, constitue pour nous un effort considérable ». La réunion s'est achevée par un appel qui dénonce « l'abandon culturel dans lequel l'Etat nous place ». « La compétence culturelle n'est certes ni automatique ni strictement obligatoire au plan du droit, mais au plan de l'intérêt public du Gers, de ses communes tout comme de l'ensemble du territoire national, il en va tout autrement », proclame ce document dans lequel les signataires, « citoyens, artistes, a acteurs culturels, élus territoriaux, refusent la remise en cause profonde de la politique culturelle française aujourd'hui menacée par les réformes en cours ». Cette initiative est la reproduction de l'appel lancé le 19 décembre dernier par le président du conseil général et député de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone, appel qui a déjà recueilli plus de 10.000 signatures.

1- 133 associations à caractère culturel perçoivent des subventions du conseil général.


Pour en revenir à la Seine-Saint-Denis, voici le courrier que j’ai reçu vendredi dernier. Il confirme l’épisode qui a précédé l’appel sur la Culture en danger : une série de mauvaises nouvelles annoncée par le CG 93 aux structures aidées auparavant.

Bonjour,

Même si nous sommes encore bien loin du prochain Salon qui aura lieu cette année du 1 au 6 décembre 2010 dans la Halle Marcel Dufriche à Montreuil, nous tenions à vous faire part d’une information importante pour la vie de notre association. En effet, pour faire face à ses difficultés financières, le Conseil général de la Seine-Saint-Denis, notre principal financeur jusqu’à aujourd’hui, évoque l’hypothèse de réduire fortement ses subventions et en appelle aux autres partenaires de l’association pour réévaluer leurs aides.

Le Salon lui-même, fortement porté par la présence des éditeurs, n’est pas menacé. Désormais son équilibre financier est assuré par ses ressources propres.  Ce qui pourrait l’être, en revanche, ce sont les centaines d’actions littéraires (expositions, malles de livres, lectures, notamment dans les centres sociaux, rencontres d’auteurs, ateliers d’illustrateurs, formations….) qui se mènent le reste de l’année en Seine-Saint-Denis, ainsi que le travail de préparation des groupes scolaires, de centres de loisirs ou de centres sociaux réalisé en amont de la manifestation. Car dans ce département, le plus jeune de France, les difficultés sociales des familles sont fortes, et ces multiples « petits salons itinérants » relayés par de très nombreux partenaires sont indispensables dans les domaines de l’éducation, de la culture et dans le domaine social.

Sans préjuger de ce qui n’est encore qu’une hypothèse, sans présager du niveau de la réponse qu’apporteront les autres partenaires, cette situation incite à la réflexion.

La révolution numérique qui débute à peine dans le domaine du livre, l’évolution de la création artistique et littéraire, les mutations des pratiques de lecture, les modifications de la formation des enseignants devraient tout au contraire appeler à innover, à rechercher, à défricher, à prendre des risques, osons le mot à investir  dans les possibles rencontres de la littérature et de la jeunesse.

Qu’il faille encore, en ce début de 21e siècle, alerter, se battre pour que tous les enfants accèdent aux livres, aux images, aux histoires, y compris ceux qui en sont le plus éloignés pour des raisons sociales, culturelles ou même symboliques, en dit long sur la fragilité culturelle de notre société.

Que faut-il faire ou dire de plus pour qu’enfin soit pris en compte cet enjeu majeur et mesurer combien notre avenir commun dépend aussi de ce simple droit pour les nouvelles générations ?

Nous vous proposons donc, sans attendre, de contribuer à éclaircir l’horizon.

Par votre histoire, votre relation au Salon, vous pouvez illustrer mieux que personne la nécessité des lectures d’enfance et de la rencontre précoce avec les images, les textes et les territoires de l’imaginaire.

Merci de vos contributions et du relais que vous pourrez faire de cet appel.
Nous espérons que le blog www.pouvoirdeslivre-slpj.fr, que nous avons créé à cette occasion, au-delà de la situation ponctuelle de notre association, contribue à faire réfléchir largement à l’absolue nécessité du développement des médiations littéraires à tous les niveaux.

L'équipe du Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis.

On comprend mieux dès lors, les raisons qui ont poussé l’actuel (mais pas nécessairement futur) vice-président à la culture du Conseil régional d’Ile-de-France à signer l’autre appel, celui de la revue Cassandre Horschamp.

Réaction de Francis Parny après l’appel « Impossible absence »

J’ai signé l’appel lancé par la revue Cassandre-Horschamp parce que je ressens je crois la même exaspération que celles et ceux qui l’ont initié sur le manque infini que représente l’effacement de la question artistique dans le débat public, c’est-à-dire politique.

Comme si l’accès de toutes et de tous aux arts et à la culture aujourd’hui était devenu l’affaire de responsabilité individuelle et de bonne volonté personnelle ; comme si le développement des grands moyens de communication et d’échange offrait toute garantie de respect de la diversité culturelle ; comme si toutes les pratiques artistiques étaient reconnues sur nos lieux de vie qu’on appelle territoire pour mieux les opposer, dans une concurrence sans limite, aux cultures qui s’épanouissent dans d’autres lieux dans d’autres pays et qui pourtant sont présents partout aujourd’hui comme une chance immense d’enrichissement mutuel.

Oui j’enrage de voir l’intervention publique en faveur des arts et de la culture « mégotée » à chaque nouvel exercice budgétaire des collectivités publiques. Sommes-nous dans une dépense publique pharaonique ? Le budget du ministère de la culture a-t-il doublé pour atteindre 2% du budget de la nation ? Quelqu’un, à part les organisations professionnelles du spectacle vivant, a-t-il osé envisager de porter à 0,60% du PIB, l’effort du gouvernement pour les arts et la culture ?

Non seulement je n’entends pas de tels engagements mais les responsables politiques de droite et malheureusement souvent de gauche, continuent de s’habituer à ne plus considérer les arts et la culture comme des questions essentielles à qui veut porter un projet de société. Comme force d’imaginaire et comme réalité de travail, par les pratiques qu’ils induisent, par les œuvres produites et leur mise en partage ils sont pourtant consubstantiel des questions de transformation de société. Par la diversité des représentations qu’ils font émerger, par l’autonomisation des savoirs et l’émancipation collective qu’ils permettent, par leur approche sensible aussi, qui fait de l’homme la référence ultime, ils nous permettent d’échapper à la normalisation et à la réduction de la vie par l’évaluation chiffrée, uniquement quantitative que l’ultra libéralisme essaye de nous imposer comme seule valeur de notre activité. Toutes celles et tous ceux qui signent cet appel, artistes, créateurs, acteurs sociaux, s’efforcent, il me semble, de redonner cette valeur à leur travail.

J’ai signé cet appel comme citoyen, mais aussi comme élu en charge de ces questions. Le texte de l’appel situe bien l’enjeu des véritables coups de boutoir de la droite et de son président contre l’intervention publique dans tout le champ social comme dans le champ artistique et culturel. La déconstruction progressive du ministère de la culture en témoigne, c’est bien de la destruction des politiques publiques dont il s’agit. Face à ce danger qui laisserait le champ libre au tout marchand et au règne sans partage des industries culturelles il est grand temps que tous les élus de gauche se ressaisissent pour affirmer que le développement des arts et de la culture, le partage de la création est un investissement indispensable à toute civilisation au bénéfice de chacun et de chacune pour son émancipation. La compétence culture n’est pas une compétence qui se négocie. Elle devrait être assumée comme prioritaire par toutes les collectivités publiques comme un véritable investissement dans nos humanités. S’il y a des économies à faire, ne les faisons pas sur ce qui nous parait indispensable, faisons-les en refusant d’accompagner des politiques nationales inspirées des modèles libéraux dominants dans certains champs d’activité pourtant non obligatoire.

Francis Parny

Vice-président à la Culture de la Région Ile de France

Nota Bene : Cette situation rend indispensable de travailler ensemble, artistes, acteurs culturels et élus. C’est ce qui m’a conduit a proposer dans cette élection régionale à nombre d’amis, l’organisation de rencontres publiques et la création d’un site (1) pour ouvrir un lieu de réflexion partagée et de débat afin de construire ensemble une politique publique en faveur des arts et de la culture en Ile-de-France.

(1) www.sansreserve.net

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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 19:30

Images 


Belle découverte sur Global Voices qui sélectionne, traduit et diffuse en 18 langues des billets publiés sur les blogs du monde entier pour offrir de nouveaux éclairages sur des lieux, événements et personnes peu couverts par les médias traditionnels.

Les bibliothèques mobiles telles que les bibliobus sont devenues monnaie courante dans beaucoup de systèmes de prêts de livres et permettent d'apporter les livres à ceux qui n'ont pas accès à une bibliothèque. Cependant, dans beaucoup d'endroits, des routes en mauvais état, ou bien un manque de moyens, ne permettent pas de mettre en place ce système traditionnel des bibliobus. C'est ainsi que des biblio-char à bœufs, des bibliothèques à dos d'ânes et des biblio-motos ont fait leur apparition et se sont imposées comme des solutions viables pour apporter des livres à des communautés isolées.

[Les liens des blogs et les vidéos sont en espagnol ou en anglais] Sur le blog Bilingual Library, nous pouvons voir des exemples de ces bibliobus alternatifs. D'abord, parlons des bibliothèques à dos d'ânes. Il semble que l'exemple le plus souvent cité soit le “biblioburro” en Colombie, géré par l'instituteur Luis Soriano qui charge son âne avec une table de pique-nique pliable ornée du sigle Biblioburro, monte sur l'âne et voyage pendant plus de quatre heures, à l'aller comme au retour, pour apporter des livres à des enfants qui n'y ont pas accès. Il leur lit des histoires, les aide pour leurs devoirs d'école, et fait tout pour leur donner la possibilité d'apprécier les livres qu'ils n'ont pas chez eux. Il l'explique que pour lui, grâce aux livres, les enfants découvrent d'autres endroits, d'autres personnes, et peuvent être informés de leurs droits, leurs obligations, de ce qu'ils peuvent faire au sein de la société, et grâce à cette connaissance, ils peuvent refuser la violence et la guerre.

LIRE LA NOTE…

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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 21:32

Un nouvel appel Impossible absence. Qui lancera l’alerte ? publié par Cassandre Hors-Champ et qui compte, parmi ses tous premiers signataires, une certaine Danièle Mitterrand.

L’absence actuelle de vrai débat public sur la place de l’art et de la culture dans notre société est un symptôme historique extrêmement inquiétant.

(...) 

Dans l’Europe néolibérale, un faisceau de signes innombrables converge vers la destruction de ce que nous appelons l’humain. Brutalité d’une main, propagande de l’autre, encouragement général à cesser de penser et échanger. Cet encerclement qui concerne tous les aspects de nos vies tend à faire de chacun un individu dénué de sens collectif. On peut s’inquiéter de ce qu’il adviendrait d’une civilisation déjà très altérée par un individualisme stérile, une fois amputée de ce qu’il lui reste de capacité à utiliser le symbole comme moyen d’échange et de construction d’une richesse culturelle commune.

À leur échelle, de nombreuses collectivités territoriales, avec des politiques qui prennent en compte différents niveaux de l’action artistique et culturelle et pallient les désengagements de l’État, tentent de résister à ce rouleau-compresseur. Comment pourront-elles agir demain, face à un gouvernement qui risque de les priver de toute marge de manœuvre en leur déniant la compétence culturelle ?

Il est temps de l’affirmer : nous avons ici des valeurs essentielles à défendre et à promouvoir.
Ces valeurs, ne doivent pas, sous peine d’effacement, se soumettre à la tyrannie du chiffre. Voici un débat public qui mérite vraiment d’être ouvert !

L'appel et les signataires.

 

Par ailleurs, pour suivre le fil de ma note précédente et en remerciant de nouveau mon aimable informatrice, voici le texte de l’allocution d’ouverture aux Biennales Internationales du Spectacle de Nantes, prononcée le mercredi 20 janvier dernier par  Jacques AUXIETTE, Président du Conseil Régional des Pays de la Loire. Extrait :

Ainsi, à mon sens, ce débat sur la compétence générale ne peut se résoudre à de petits compromis qui ont tendance à opposer les uns aux autres : lorsque l’on nous propose in extremis une exception pour la culture afin peut-être d’éviter trop d’agitation, tout en laissant de côté d’autres secteurs, je pense au sport ou à l’éducation populaire, cela revient à diviser les forces de cohésion sociale, là où leurs intérêts convergent. Leurs intérêts sont même interdépendants en termes d’emplois, d’activités et c’est ensemble qu’ils participent à l’intérêt général.

Parallèlement, cette exception qu’on accorderait in extremis à la culture, ce qui déjà démontre pour le moins la confusion de la réforme à venir, cette exception qui n’a par ailleurs rien de garantie, que permettra-t-elle si les collectivités sont mises sous tutelle ?

Qu’apportera-t-elle si l’autonomie fiscale des régions passe sous le seuil de 10 %, le reste reposant sur des dotations fixées par l’Etat ?

Qu’apportera donc cette exception si à côté de collectivités cornaquées, l’Etat glisse sur la pente que façonne l’effritement de son intervention culturelle ?

(…)

Je crois pour ma part que nos collectivités agissent bien plus en cohérence qu’on ne le dit. L’argent public y est dépensé beaucoup plus rigoureusement qu’on ne le prétend. Nous ne sommes ni des sous-traitants de l’Etat, ni des sous-produits, ni des prestataires de service de l’Etat.

Télécharger le texte du discours : Téléchargement Discours Jacques Auxiette BIS 2010.

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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 19:09

Comme moi, vous n’étiez peut-être pas présent à la Biennale internationale du spectacle de Nantes le 21 janvier dernier.

Vous avez manqué plénières, tables rondes, ateliers, discussions de couloirs, amicales retrouvailles et banquet entre professionnels avisés.

Qu’à cela ne tienne. Une mienne connaissance, fort aimable au demeurant, a bien voulu me communiquer le discours d’ouverture du sénateur Ivan Renar qui, bien entendu, fait écho aux inquiétudes évoquées dans ma précédente note.

Bonne lecture.

Comment ne pas s'interroger à la fois en tant que citoyen et en tant qu'élu face à un projet de réforme des collectivités qui se révèle être une véritable re-centralisation et une régression de la démocratie? C'est 30 ans de décentralisation qui sont balayés. La réforme est complexe et scindée en pas moins de sept projets de loi dont l'examen a déjà démarré avec la loi de finance 2010 et sera étalé jusque cet été. Le gouvernement en fait un véritable puzzle.

Si Sarkozy s'est récemment engagé à ce que les collectivités locales conservent leurs prérogatives en matière de culture, ne baissons pas la garde :

-  la mobilisation du monde culturel, des élus et de l'opinion publique reste indispensable,

- impossible de revenir sur cette clause de compétence générale sauf à anéantir tout le paysage culturel français patiemment construit ces dernières décennies.

- la complémentarité des co-financements a démontré toute sa pertinence en terme de gage d'autonomie et de liberté des projets culturels et artistiques.

- la culture n'est pas une compétence comme une autre. Comme pour les droits de l'homme, elle est de la responsabilité de tous et chacun. C'est le partage même de cette responsabilité qui a permis le succès de la décentralisation culturelle et la vitalité impressionnante de la vie culturelle de notre pays.

Si le Président de la République a annoncé le dégel du budget de la culture et le maintien de la clause de compétence dans le domaine culturel, les problèmes subsistent avec la diminution des moyens humains et financiers et la redéfinition de la fiscalité locale avec pour conséquence une triple régression :

- régression financière avec la suppression de la taxe professionnelle, le désengagement de l'État, et le transfert de charges budgétivores (RSA),

- régression institutionnelle qui organise une re-centralisation,

- régression démocratique du fait du nouveau mode de scrutin.

Les marges de manœuvres des collectivités territoriales qui jonglent avec des budgets de plus en plus contraints sont réduites : on leur retire le droit et aussi les moyens de s'administrer librement. A quoi va servir la clause de compétence générale dans le domaine culturel, si les collectivités n'ont plus les moyens de financer leurs politiques?

Les arbitrages sont d'autant plus difficiles en cette période de crise financière, économique et sociale et c'est trop souvent le budget de la culture qu'on sacrifie. 

Alors que l'on vient de fêter ses 50 ans, le Ministère de la culture est fragilisé. Après la refonte de l'intermittence qui précarise les artistes, maintenant la RGPP s'attaque aux établissements nationaux, avec la volonté de supprimer 1 fonctionnaire sur 2 partant à la retraite. On instaure la gratuité pour les jeunes dans les musées, mais les conditions d'accueil, d'accompagnement et de médiation sont rognées, voire supprimées.

« On pousse à de bien maigres économies pour de bien grands dégâts,!» comme le disait Victor Hugo.

La culture n’est ni un luxe, ni un superflu, elle est de première nécessité. Elle est aussi nécessaire à l’homme que le travail, la nourriture, le logement, la santé. C'est pourquoi elle est une dimension capitale de l’intervention publique à tous les niveaux. Elle est un droit essentiel car elle apporte les outils critiques indispensables à la construction de la citoyenneté et au libre arbitre. Elle est un élément déterminant pour humaniser la mondialisation qui uniformise l'imaginaire, abolit les singularités, standardise la pensée.

Le partage des connaissances, l'éducation, l'investissement dans la matière grise n'ont jamais été aussi maltraités; les intellectuels, les artistes, les professionnels de la culture, les intermittents autant méprisés.

Reconnaître le rôle de la culture dans la société reste bien un combat! A ceux qui déclarent qu’il y a trop de théâtres, d'orchestres, de musées, etc,... pour trop peu de public, je réponds : imagine t-on quelqu’un trouvant qu’il y a trop de suffrage universel parce qu’il y aurait trop d’abstentions?

Et comment s’étonner de la persistance des inégalités culturelles quand les inégalités sociales et économiques ne font que s’accentuer? Le non partage de l’art, c’est comme une bombe «anti-personnelle», ça fait des mutilations terribles !

Et si les collectivités locales se sont fortement impliquées dans la vie culturelle, elles n’en réclament pour autant pas moins d’État. En tant que parlementaire, je le constate : si l’état hésite, on voit vite les collectivités bégayer. Les soustractions d’en haut encouragent les soustractions d’en bas. Il y a besoin d'un État assurant la solidarité, garant du maintien d’un développement culturel équilibré sur l’ensemble du territoire national.

 L’art et la culture se portent donc bien à condition qu’on les sauve !

Appuyons nous résolument sur le rapport de Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie, qui montre avec sa commission, combien la seule prise en compte du Produit intérieur brut, de la productivité, le culte de l'argent, du chiffre et de la performance n'ont pas beaucoup de sens pour évaluer la richesse et le bien-être d'un pays. Par contre les services publics, le niveau d'éducation, les critères sociaux et environnementaux, la culture et le lien social qu'elle génère, constituent de véritables richesses, essentielles à la qualité de la vie et du vivre ensemble! Voilà qui donne des perspectives même si ce rapport risque bien d'être abandonné à la critique rongeuse des souris.

Ce serait si simple de remplacer le B de PIB par un B comme Bonheur, un bonheur qui reste bien une idée neuve!

               Conclusion

Si certains experts et comptables arrogants et glacés nous parlent toujours du coût de la culture, on ne répétera jamais assez que ce n’est pas la culture qui coûte cher mais bien l’absence de culture.

Miser sur la culture, c'est miser sur l'homme, ses potentialités, sur l'Intelligence agissante.

Je repense à PASCAL, « l’homme est fait pour penser, c’est toute sa dignité ». Et l’Intelligence est la première ressource de notre pays qui l'oublie peut-être trop souvent.

Vous, les professionnels qui intervenez de façon remarquable dans le champ de la musique, du théâtre, de la danse ou des arts plastiques, vous savez bien que l'art et la culture sont des armes de construction massive!

Le mot « désespoir » n'est pas politique et le mot « respect » n'a pas à connaître la pénurie.

En attendant, merci à vous de faire entendre pendant trois jours le murmure culturel dans le vacarme marchand!

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  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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