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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 18:08
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Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans Actualité
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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 17:45

Avant une mise en veille de deux semaines, La Cité des sens présente en soldes et en vrac un paquet d’infos…

Pour commencer et dans la série on en apprend tous les jours, vous connaissiez peut-être, moi pas... : aujourd’hui, la culture par nature.

 

PNR 2Congrès 2011 des Parcs naturels régionaux

Fédération des Parcs Naturels Régionaux de France - 27/06/2011

Les Parcs naturels régionaux ont toujours contribué à la défense et à la valorisation de leurs patrimoines à travers leur identité culturelle. Cette "culture par nature" a représenté dès leur création une source d'identification et d'adhésion très forte pour les habitants et les acteurs des Parcs.

Si la culture est incontestablement pour les Parcs un moyen de contribuer au développement économique et touristique de leur territoire, ce prochain congrès témoignera aussi de son impact sur des domaines aussi divers que l'urbanisation, les questions environnementales et sociales - autre composante majeure du développement durable. La politique culturelle des Parcs contribue à enrichir la démarche structurante des territoires et à en révéler les qualités spécifiques.

Le congrès abordera également cette notion de "culture par nature" qui lui est propre dans le cadre de la réflexion entamée ces derniers mois avec la mission "Avenir des Parcs" dans le contexte de la réforme territoriale.

Des chercheurs, des experts, des responsables de Parcs, des élus - tous acteurs de nos territoires - déclineront au cours d'ateliers les répercussions et apports de toutes ces pratiques culturelles.

 Du 5 au 7 octobre 2011 dans le Parc des Vosges du Nord*

Une culture par nature - Dynamique de l'avenir des territoires

 
Le site du congrès en évolution

 

 

la-montagne-2.jpgDans le Cantal aussi, nous apprend La Montagne, la culture va devoir se serrer la ceinture.

Tenter de faire tout aussi bien avec moins : tel est l'exercice dans lequel le Conseil général s'est lancé pour élaborer son Schéma départemental de développement culturel 2011-2014, sous la houlette de Madeleine Baumgartner. Des « ajustements », selon la plaidoirie du président Vincent Descoeur ; des « coupes sombres » dans les subventions pour le réquisitoire de l'opposition. C'est pourquoi elle a voté contre, alors que, jusqu'à présent, elle a toujours apporté son suffrage à la politique culturelle du Département, qu'elle jugeait « exemplaire ».

(…)

Le Conseil général s'est contraint à une baisse de 10 à 15 % de son budget affecté à la culture, tout en affichant sa volonté de « garder un maximum d'actions mises en place », comme l'a rappelé Madeleine Baumgartner. Ce qu'il l'a obligé à des choix et des modifications. LIRE L'ARTICLE 

 

  

 

 

 

Le-Puy-2.jpgLes habitants de la ville dirigée par M. Laurent Wauquiez s’appellent les ponots.

 

Que dire de la politique culturelle de la ville du Puy-en-Velay dirigée par Laurent Wauquiez ?

 

La question se pose en effet de connaître les axes de cette politique, tant les annonces foisonnent, et les manifestations d'autosatisfaction abondamment diffusées dans les médias.

 

Nous avons posé quelques questions à Robert Dubois, ancien maire- adjoint du Puy et dont tous les ponots ont reconnu l'impulsion décisive qu'il sut donner à la Ville en matière culturelle au cours du mandat de la Gauche. LIRE L'ENTRETIEN 

 

 

 

 

 

A Paris…

 

 

 

 

  apur 2

 

Les études de l'Atelier Parisien d'Urbanisme sur les nouveaux territoires de l'action culturelle.

 Le site de l’APUR (Atelier parisien d’urbanisme).

 

 

 

 

obs 3

Ce Rantanplan est aussi un Gaston Lagaffe. Dans une tribune du Monde, Catherine Millet l’a institué «spécialiste des boulettes».

Le Nouvel Obs s’est longuement penché sur le cas de l’actuel ministre de la culture et lui a d’ailleurs donné la possibilité de répondre.

Dans cet dossier tout aussi parisianiste que son héros,  on peut lire ceci :

Un haut fonctionnaire explique: «Les Drac [directions régionale de l’action culturelle] sont des ruches infécondes, bavardes, dogmatiques et sans idées. Quant aux établissements publics, ils ont leur propre vie, gèrent des budgets autonomes et ne demandent rien à la tutelle, qui d’ailleurs ne saurait quoi leur enjoindre. Le pessimisme naturel de FM, que l’on voit souvent sombre et perdu dans ses pensées, est peut-être une forme de réalisme.»

Comme pour les révélations de Luc Ferry, il faudrait diligenter une enquête pour identifier le « haut fonctionnaire » qui profère de telles inepties sur les DRAC (propos contraires à ce que m’affirmait récemment, un membre du cabinet de Frédéric Mitterrand pour qui les DRAC sont, au contraire, en panne de magistère de la Centrale).

LIRE LE DOSSIER

 

 

 

 

hal-2.jpgDes ressources en abondance sur le site HAL-SHS

 

Le fonctionnement de Hal-SHS, en particulier le contrôle des dépôts est placé sous la responsabilité du Service d'Ingénierie Documentaire de l'ISH (Institut des Sciences de l'Homme, Lyon).
L'archive ouverte HAL-SHS (Hyper Article en Ligne - Sciences de l'Homme et de la Société) se présente comme une bibliothèque numérique recevant et diffusant les productions intellectuelles de la Recherche dans les disciplines des SHS

 

Les relations entre l'art public et les collectivités locales constituent l'un des meilleurs exemples d'une « décentralisation sous influence » (Raymonde Moulin). Le rôle incitateur et normatif de l'Etat a longtemps été particulièrement prégnant. Depuis deux décennies, le volontarisme propre des collectivités s'affirme davantage, et participe de politiques culturelles plus cohérentes alors que l'Etat recentre son action.

 

C’est la conclusion de l’article Politiques culturelles locales et commande publique Une « décentralisation sous influence » de l’historien Philippe Poirrier que l’on peut télécharger sur ce site.  

 

 

 

C-europe-2.jpg«La politique culturelle européenne: état actuel et perspectives"

Le processus mondial socio-économique, démographique, migratoire et géopolitique de ces dernières décennies a transformé l'image de l'Europe. Il peut être parfois difficile pour l’Européen d'imaginer que le monde était autrefois tout à fait différent. Il y a encore de forts stéréotypes dans la conscience européenne, par exemple la pédanterie des Allemands, le cartésianisme français, le fatalisme russe, le tempérament chaud des Italiens, etc. Toutefois, en prenant en considération la carte actualisée du monde en insistant sur son espace européen, on devrait se demander comment sont-ils aujourd’hui – Allemands, Français, Russes, Italiens, Suédois, Estoniens, Suisses, Turcs d’aujourd’hui, ainsi que de nombreuses autres personnes vivant en Europe. Qu'est-ce que la culture signifie dans leur vie maintenant ? Est-ce un refuge ou un champ de mines ? L'histoire montre des exemples de crises comme la tension sociale, la déconnexion, qui a donné aux peuples de dures leçons, mais efficaces. En temps voulu, ils ont appris à l'Europe à suivre les «règles de la maison», des politiques de bon voisinage, à être ouvert et respectueux envers chacun. Par conséquent, nous pouvons être sûrs du caractère exemplaire de l’Européen d’aujourd’hui, qui est d'être véritablement intéressé à apprendre sur les autres cultures, d'apprécier la chance qu’il a d'étendre ses connaissances en matière de diversité culturelle, de maintenir la communication interculturelle ouverte, de lutter pour «vivre ensemble égaux dans la dignité1 ». Mais quelqu'un peut-il nous dire si nous avons finalement atteint ce caractère moral ? Ou au moins la majorité d'entre nous ? Est-ce que la culture européenne unit les hommes ou les divise-t-elle aujourd'hui?

 

 

Projet de concept de la Conférence ministérielle de la Culture des Etats membres du Conseil de l'Europe (Moscou, octobre 2012) sur «La politique culturelle européenne : état actuel et perspectives"

 

Document d'information soumis par les autorités de la Fédération de Russie

 

 

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 18:10

Souvenez-vous...

Le lundi 27 septembre 2010, j’ai publié cette note :   

 

 

 cite-2-copie-1.jpg

 

Je ne m’étais pas trop trompé : la fréquentation de mon blog a pas mal augmenté des dernières semaines.

 

 

 over-2.jpg

 

 A ce sujet, ne pas manquer de lire l’excellente note d’Yves Michaud sur Traverses, son blog :  Il faut sauver le soldat baccalauréat.

 

 

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 11:53

tag-2.jpg

A la veille de la fête de la musique et pour contribuer à la mise en question du spectacle qui se dit vivant…

Aux origines des innombrables fêtes qui scandent la calendrier des politiques culturelles comme autant de liturgies laïques, cette critique, on le sait, qui remonte à la Lettre à d’Alembert sur les spectacles de l’ami Jean-Jacques Rousseau.

Quoi ! ne faut-il donc aucun spectacle dans une République ? Au contraire, il en faut beaucoup. C’est dans les Républiques qu’ils sont nés, c’est dans leur sein qu’on les voit briller avec un véritable air de fête. À quels peuples convient-il mieux de s’assembler souvent et de former entre eux les doux liens du plaisir et de la joie, qu’à ceux qui ont tant de raisons de s’aimer et de rester à jamais unis ? Nous avons déjà plusieurs de ces fêtes publiques ; ayons en davantage encore, je n’en serai que plus charmé. Mais n’adoptons point ces spectacles exclusifs [1] qui renferment tristement un petit nombre de gens dans un antre obscur ; qui les tiennent craintifs et immobiles dans le silence et l’inaction ; qui n’offrent aux yeux que cloisons, que pointes de fer, que soldats, qu’affligeantes images de la servitude et de l’inégalité. Non, peuples heureux, ce ne sont pas là vos fêtes ! C’est en plein air, c’est sous le ciel qu’il faut vous rassembler et vous livrer au doux sentiment de votre bonheur. [...] Mais quels seront enfin les objets de ces Spectacles ? Qu’y montrera-t-on ? Rien, si l’on veut.

Avec la liberté, partout où règne l’affluence, le bien-être y règne aussi. Plantez au milieu d’une place un piquet couronné de fleurs, rassemblez-y le peuple, et vous aurez une fête. Faites mieux encore : donnez les spectateurs en spectacle ; rendez-les acteurs eux-mêmes ; faites que chacun se voie et s’aime dans les autres, afin que tous en soient mieux unis. »

Jean-Jack Rousseau inventeur de la fête de la musique ?  CQFD

Il faudra attendre 2012 pour être un peu plus savants sur la chose et, heureuse circonstance, la studieuse rencontre annoncée ci-dessous aura lieu en pleine agitation de la société du spectacle politique et de la comédie de la conquête du pouvoir réunies.

Colloque international de Paris 2012 ‘Rousseau et le spectacle'.

Appel à contributions
Ce colloque organisé conjointement par les Universités de Paris-Sorbonne, Paris-Diderot et Paris Ouest, se tiendra à Paris et Nanterre les jeudi 15 mars, vendredi 16 mars et samedi 17 mars 2012.


Le spectacle apparaît comme une notion centrale dans la pensée, les pratiques et la biographie de Rousseau. Sa réflexion critique sur les spectacles procède, en effet, d'une problématique à la fois intellectuelle et existentielle impliquant le « système » de l'oeuvre en sa totalité. Car le spectacle, chez Rousseau, n'est pas seulement l'emblème de la dénaturation : s'il est bien à l'origine du mal dans la société (le riche impose théâtralement au pauvre un faux contrat social), il est aussi une expérience essentielle chez Jean-Jacques. D'une part il expose à ses contemporains le haut prix du « spectacle de la Nature » consolateur de tous les maux et preuve persistante de la Providence.

D'autre part il se révèle toujours obsédé d'images et de chimères et il voit dans la fête antique le spectacle (humain et sociétal) pur par excellence : celui où rien n'est représenté et où le spectateur est à lui-même (et à ses congénères en empathie) son propre spectacle. Doit-on encore rappeler l'admiration que Rousseau porte envers ceux qui savent « argumenter aux yeux » ? S'il assure préférer le signe à la lettre, le signe en question est bien souvent un geste : lèvres du favori scellées par le cachet, têtes cinglées des pavots, etc.

Deux ans après les 250 ans de la Lettre à d'Alembert sur les spectacles, et cette fois dans la perspective de l'année rousseauiste 2012, la notion polysémique et ouverte de « spectacle » offre de riches perspectives pour proposer une étude de Rousseau selon la cohérence d'un éclairage nouveau. Il s'agira de faire miroiter les multiples facettes de son génie en conciliant notamment, autour de cette notion centrale, le penseur et le créateur de formes.

Rousseau spectaculaire : la question se prête à des entrées multiples, entre histoires des idées et des genres, esthétique et politique, ethos et pathos. Le colloque souhaite être l'occasion de mesurer par exemple, entre scène et politique, l'importance cruciale du concept (lui même richement polysémique) de « représentation » dans l'oeuvre de Rousseau — et de relire l'oeuvre à cette lumière; occasion encore d'évaluer tout ce qui unit et sépare sa dénonciation de la catharsis de son acceptation, dans le cadre de la lecture romanesque, du phénomène de l'identification… et même d'un amour du théâtre dont les dénégations véhémentes de Rousseau suggèrent assez l'intensité. Occasion donc d'explorer finalement de près ce qu'il en est de Rousseau auteur — texte et partitions — pour la scène, de réévaluer son apport à l'intermède, au mélodrame (genre dont on lui crédite l'invention), au théâtre de société…

Les axes suivants pourraient être privilégiés :

I. Le contempteur des spectacles : A. Place du spectacle dans l'anthropologie historique du second Discours ; B. La lettre a d'Alembert sur les spectacles ; C. Jugement sur les spectacles de Paris et fête des vendanges de Clarens dans La Nouvelle Héloïse

II. Rousseau auteur de théâtre et d'opéra. A. Rousseau amateur éclairé fréquentant le théâtre ou l'opéra (des autres) : ses témoignages de spectateur B. Problématiques à propos ses créations ; C. Choix de metteurs en scène d'oeuvres de Jean-Jacques (18e-21e siècle ?).

III. Jean-Jacques théâtral. Voyeurisme et exhibition de soi. Spectacles imaginaires et fantasmes. L'exhibitionnisme de l'intellectuel : mise en scène et visibilité publique de l'homme de lettres ; affichage, poses ostentatoires et masques de la sincérité (antipodes du paradoxe du comédien ?)

IV. Spectacle et séjour dans/sortie de la caverne platonicienne. Connaissance, représentation, imprégnation fictionnelle (emprisonnement-aliénation ? vs. échappée libératoire ?), vision imaginative. Sens visuel et pulsion scopique ; savoir, voir, ‘Lumières'.

V. Le personnage de Jean-Jacques sur les planches : Panégyriques vs. blâmes : Les Philosophes de Palissot et leur postérité, depuis le 18e siècle jusqu'à aujourd'hui.

Les propositions de communications sont à adresser (d'ici au 31 janvier 2011) aux trois organisateurs : Jacques Berchtold (berchtold.jacques@wanadoo.fr), Christophe Martin (christophe.wmartin@orange.fr) et Yannick Séité (yannick.seite@univ-paris-diderot.fr).

 Information publiée sur le site Fabula

  

 

La prochaine note remontera un peu plus loin dans le temps à la recherche des origines de la critique du spectacle.

 

Déjà publié, dans la même rubrique :

 

 

La chose artistique (un)

 

   

La chose artistique (deux)

 

 

La chose artistique (trois)

 

   

La chose artistique (quatre)

 

 

 La chose artistique (cinq)  

 

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Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans La chose artistique
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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 20:18

Le droit à la culture, comme celui à l'éducation, est inscrit dans la Constitution de la République Française. Que faut-il entendre par là?

Les débats sur les politiques culturelles posent le problème du sens même du mot culture.

Il a plusieurs acceptions dont le sens anthropologique c'est-à-dire ce tout complexe qui inclut la connaissance, la croyance, l’art, les choses morales, la loi et toutes les autres aptitudes et habitudes acquises par l’homme en tant que membre de la société.

Comme a pu le dire Edgard MORIN : «il est clair que nous avons un sens restreint et un sens ample du mot culture.

Le sens restreint c’est la culture cultivée, la culture des productions esthétiques, artistiques, intellectuelles et le sens ample, qui est, en même temps, un sens très profond, c’est un sens anthropologique, c’est l’ensemble des normes, des comportements, des prescriptions, des tabous qui, en quelque sorte, ordonnent notre vivre dans une société donnée.

Évidemment nous sommes ballottés entre ces deux sens (...) nous sautons d’un code à un autre de façon tout à fait inconsciente.»

La question est donc d'abord celle du droit à dire la culture, à définir ce qu'elle doit être. Rappelons ce qu'écrit Descartes dans Le Discours de la Méthode :

«Pour ce que nous avons tous été enfants avant que d’être hommes, et qu’il nous a fallu longtemps être gouvernés par nos appétits et nos précepteurs, qui étaient souvent contraires les uns aux autres, et qui, ni les uns et les autres, ne nous conseillaient peut-être pas toujours le meilleur, il est presque impossible que nos jugements soient si purs, ni si solides qu’ils auraient été, si nous avions eu l’usage entier de notre raison dès le point de notre naissance, et que nous n’eussions jamais été conduits que par elle».

Cet espèce de fantasme cartésien, qui consiste à imaginer qu’au fond notre connaissance et notre culture seraient bien plus fiables si nous n’avions pas été enfants correspond à ce qu’on appelle en psychologie l’amnésie infantile et en sociologie à ce qu’on pourrait nommer l’effacement des conditions d’accès à la culture soit les différentes formes d’oubli, de méconnaissance, de mystification sur les conditions qui nous permettent d’accéder à la culture.

Nous naissons enfants, dans un environnement culturel donné, dans des classes sociales différentes et ceci évidemment n’est pas sans importance sur la conception même de l’action et des politiques culturelles.

lecteur dans la librairie d'un théâtre
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Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac
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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 12:34

jeanclaude_pompougnac_1.jpg

 

Contrairement à ce qu’affirme le très injuste article de l’Express, sur un ministère que serait « à la dérive », l’actuel locataire de la rue de Valois se démène activement pour trouver une solution aux problèmes les plus épineux.

 

 

C’est ainsi qu’un très officiel communiqué daté du 9 juin dernier nous apprend que :

 

Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, confie une mission d’étude sur le financement du spectacle vivant à trois personnalités, dont l’objet sera d’accompagner le développement du secteur pour mieux assurer le soutien aux compagnies et aux ensembles indépendants, de conforter les marges artistiques des institutions et de diffuser plus largement les créations. Jean-Louis Martinelli, directeur du théâtre de Nanterre-Amandiers, centre dramatique national, Adrien-Hervé Metzger, conseiller-maître à la Cour des Comptes et Bernard Murat, directeur du théâtre Edouard VII expertiseront le développement de nouvelles ressources pour le spectacle vivant pour compléter les crédits budgétaires que l’Etat consacre à ce secteur.

Après une analyse des besoins, ils proposeront des scénarii d’évolutions possibles et étudieront les modalités de perception et de répartition des nouvelles sources de financement qu’ils auront identifiées.

Les conclusions de cette mission et les propositions qui en découleront devront être remises au Ministre en octobre 2011.

 

 

Aux esprits oublieux rappelons qu’il y a peu, l’Assemblée nationale de son côté, s’est préoccupée de réfléchir elle aussi sur les sources de financement… (communiqué du 13 avril 2011 : http://www.assemblee-nationale.fr/presse/communiques/20110414-01.asp)

 

 Mise en place de la mission d’information sur les nouvelles formes du mécénat culturel.

——

Créée par la Commission des affaires culturelles et de l’éducation, la mission d’information sur les nouvelles formes du mécénat culturel est composée de seize membres représentant tous les groupes de l’Assemblée nationale. Elle s’est réunie le mercredi 13 avril, sous la présidence de M. Michel Herbillon (UMP), son président-rapporteur, afin de planifier et orienter ses travaux.

La mission, consciente de l’importance stratégique du mécénat culturel pour notre pays, devrait étudier l’efficacité des lois l’ayant fondé en France – les lois de 1987, 1990 et 2003 – et de ses dispositifs fiscaux annexes, mesurer le poids des différentes formes de mécénat culturel et leur évolution– mécénat financier, mécénat de compétences, mécénat en nature, mécénat technologique –, évaluer la dépense fiscale générée par le mécénat culturel – les données disponibles paraissant encore trop imprécises. Elle fera des propositions susceptibles d’enrayer la chute récente du mécénat culturel et de remédier à la faiblesse persistante du mécénat des PME et du mécénat en région, comme du mécénat dans les secteurs du spectacle vivant et des arts plastiques. Elle étudiera plus généralement les moyens de lever les freins au développement du mécénat culturel.

Elle envisage à cette fin d’auditionner des directeurs d’importantes institutions culturelles, des organismes professionnels du secteur du mécénat, des fondations d’entreprise, de grands mécènes, des gestionnaires de monuments historiques et, bien entendu, des représentants des principaux ministères concernés et le Gouvernement.

Des déplacements devraient être également organisés afin de bénéficier de l’éclairage apporté par les expériences étrangères en la matière et de prendre connaissance des politiques, des moyens et des difficultés des institutions culturelles en région.

 

 

Sans aucunement remettre en cause la qualité et les compétences des honorables parlementaires et des personnes choisies par le Ministre, on peut se demander la vraie raison d’être de ce travail de Pénélope sans cesse repris (où sont passées les conclusions des Entretiens de Valois ?) n’est pas de bercer de douces illusions les professionnels et les citoyens.

 

C’est dans ce sens, me semble-t-il qu’il faut lire la toute récente note encore confidentielle que La Cité des sens à pu se procurer et dont l’impitoyable diagnostic commence ainsi :

 

1.

Un constat : au cours des 20 ou 30 dernières années, les augmentations régulières  des moyens financiers alloués tant par l'Etat que par les autres collectivités n'ont pas  fondamentalement modifié la composition sociale de ceux de nos concitoyens qui  bénéficient de cette offre. Qui plus est, au cours de cette même période, le ministère de la culture a élargi le champ des genres et modes d’expression reconnus par lui (musiques actuelles, arts de la rue…)  tout en privilégiant l’aide à la création en en imposant la norme de « l'excellence artistique ». C’est sur ces objectifs d’Etat qu’il  a systématiquement recherché le concours financier des collectivités territoriales. Il en résulte (c’est ce qu’avait établi, en son temps, le rapport Latarjet) une grave crise de la diffusion du spectacle vivant.

 

2.

Un climat : bien que les intérêts des professionnels du spectacle vivant soient le plus  souvent contradictoires, la demande d’une loi sur le spectacle vivant ou d'un « Grenelle de la culture » doit, à l'évidence,  s'entendre comme une revendication de plus d'espèces sonnantes et  trébuchantes pour la  «création », revendication qui a l’avantage  de réunir dans un front commun les barons et les précaires. Les « créateurs » sont en compétition entre eux face à  la rareté de la demande des diffuseurs; ces derniers restent très attachés aux formes  de reconnaissance et de labellisation gérées par l'Etat sans pour autant adhérer  vraiment à la logique des contrats d'objectifs et de moyens. En réalité, sur les fins comme sur les intérêts,  ce secteur professionnel est profondément divisé. Sur l'augmentation des moyens, il  se refait une facile unanimité.

 

 

 

 

Le lecteur curieux de prendre connaissance de la solution préconisée par B. J. & W consultants au grave et structurel problème du financement du spectacle vivant pourra télécharger la note confidentielle ICI MEME.  

 

 

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 19:46

arcadi_36.jpg

 

L’excellent CD-Org, le site quotidiennement actualisé de Christophe Demay vient de livrer l’actualité suivante

 

Le 22 novembre 2010, la Chambre Régionale de l’Economie Sociale et Solidaire CRESS PACA, l’Agence des Arts du Spectacle ARCADE de Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’Union des Fédérations Régionales des  Maisons des Jeunes et de la Culture UFRMJC, le centre de développement pour les musiques actuelles l’A.M.I et l’association de médiation artistique les Têtes de l’Art ont accueilli des acteurs culturels, des techniciens de collectivités territoriales, des porteurs de projets… de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, pour une rencontre professionnelle sur les pratiques de mutualisation et de coopération dans le secteur culturel.
Cette journée venait clôturer un premier cycle de deux ateliers régionaux, ayant permis des échanges d’expériences et des approfondissements autour de quatre questions : Les pratiques de mutualisation et de coopération dans le secteur culturel : Pourquoi ? Quoi ? Avec qui ? Comment ?
Par cette démarche participative et résolument concrète, les organisateurs ont souhaité inviter les participants à dépasser leurs barrières disciplinaires et à sortir de leurs urgences respectives, pour penser ce que pourraient être les termes d’une réflexion collective, dans notre région, sur la problématique de structuration économique des acteurs associatifs, artistiques et culturels. Penser “coopération et mutualisation” a été le moyen proposé pour impulser une réflexion qui soit en prise avec les stratégies opératoires des acteurs, mais aussi avec leur vécu et leurs pratiques professionnelles.

 

Les actes du colloque sont désormais en téléchargement ICI 

 

 

On pourra ainsi mesurer les progrès de la réflexion et de l’expérimentation depuis l’initiative un peu similaire prise par ARCADI en…  juin 2006 (comme le temps passe…)

 

 

 

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 08:39

escalier_3.jpg

Pour faire suite à ma récente note La culture saisie par l’Etat, une leçon documentée et rigoureuse sur les fondamentaux (comme on dit aujourd’hui) de la politique culturelle à la française.

 

Politiques de la création

 

Un cours de Marie-Christine Bordeaux (22 février 2011)

 

La politique culturelle de la France, telle qu’elle résulte de la mise en place d’un ministère de la Culture en 1959, est en tension entre trois axes : le soutien à la création artistique, la protection et la mise en valeur du patrimoine, la régulation de l’activité des industries culturelles. Malgré l’importance des acquis constatés dans l’axe patrimonial, et quelles que soient les limites des actions conduites dans celui des industries culturelles, il convient de s’interroger sur la prééminence de la notion de création et du vocabulaire qui lui est associé dans le fond discursif commun des politiques culturelles et dans celui de leur critique. Depuis la dénonciation d’un mécénat d’État jusqu’à la mise en évidence d’une crise structurelle dans un processus de démocratisation culturelle essentiellement fondé sur la diffusion d’une culture légitime, de quelles pratiques de création est-il question ?

Cet enseignement a été donné dans le cadre de la Maison de la création : l’université Stendhal de Grenoble organise un séminaire de recherche annuel (ouvert à tous, enseignants, étudiants, chercheurs et doctorants) consacré à la création. Cette activité scientifique se situe dans la continuité des travaux déjà engagés par les laboratoires de recherche de l’université Stendhal et leurs partenaires. Elle s’inscrit dans les logiques de développement de ces problématiques sur le site Grenoblois autour de la Maison de la création. Le séminaire aboutira à des publications scientifiques et à un colloque international sur la création en 2012.

 

 

 

 

 

 

 

Le site

 

 

 

Petit complément sur l’actualité du débat politique sur l’action publique en matière de culture, trois contributions récentes :

 

David Kessler ---- Jérôme Clémént --- Le Front de Gauche  

 

 

 

 

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 09:30

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C'était il y a quelques temps, lors d'un de ces forums dont Libération a le secret, deux anciens ministres dissertaient sur la liberté de création, sous le titre : L’artiste doit-il être irrespectueux ?

 

Dans son Lisez Flaubert, parfait parangon de la littérature irrespectueuse, Roger Vailland dit tout : «L’engagement particulier de l’artiste, c’est de descendre aux entrailles des choses…» Etre «irrespectueux» (peu importe les nuances sémantiques, l’évidente relativité du mot), apparaît comme attitude consubstantielle à la qualité d’artiste. Des concessions avec soi-même devant les risques de censure ? Un artiste qui recule ne trahit pas : il se trahit (Jean Cocteau).

 

 Lire la tribune de Jack Lang 

 

 

Et l'un de ses successeurs d'affirmer :

 

Pour ma part, je considère que c’est à l’artiste seul à rester le maître de ses choix et à ceux qui ont la responsabilité de présenter ses œuvres dans l’espace public d’évaluer ce qui est compatible avec l’état des sensibilités qu’elles rencontreront. J’aimerais en tout cas qu’on sache échapper à la désinvolture et à la censure à la fois, y compris à l’autocensure qui est la pire, et que l’on évite de sombrer dans la judiciarisation de la vie culturelle à laquelle invitent les initiatives désormais trop fréquentes de saisine des tribunaux par des individus ou des associations qui s’estiment lésées par la présentation de telle ou telle œuvre qui ne leur convient pas ou qui les choque.



Lire la tribune de Jean-Jacques Aillagon

 

 

Voir aussi le verbatim de la confrontation entre les deux ministres-esthètes par Mathilde BOIREAU,  Master II Journalisme, reportage, enquête Science Po Rennes, sous le titre Une question Pyquante – (car telle était la petite polémique de l'époque).

 

 

 

Digression sur cette déjà lointaine polémique printanière

 

 

Les directeurs des théâtres nationaux occupent le sommet de la pyramide du monde artistique. Ils sont nommés directement par le ministre de la Culture et entretiennent des liens étroits avec le pouvoir central. (Il n’est pas rare que le ministre leur téléphone directement et leur confie son numéro de portable.) Cette petite élite est donc très intégrée dans les rouages du pouvoir d’Etat. Par comparaison, je rappellerai que les présidents d’université sont élus par leurs pairs (par le conseil d’administration de l’université, qui est composé de représentants des enseignants-chercheurs, du personnel administratif, etc.) et non pas nommés par le ministre. La dépolitisation du milieu artistique, dont témoigne le consensus journalistique sur l’affaire Py, s’explique en bonne en partie par cette dépendance à l’égard du pouvoir d’Etat.

 

Se rafraîchir la mémoire sur la forte analyse de Gérard Noiriel, sur son blog  

 

 

C'était il y a plus longtemps encore (fin 2010), Yves Michaud était invité à participer à l'un de ces forums dont Libération a le secret et, dans une table ronde intitulée : L'artiste a-t-il un avenir? livrait une fort utile mise au point sur la situation de l'art dans la sphère sociale et culturelle

 

On était habitué à une distinction assez claire entre la culture haute et la « pop culture ».

(…)

Cette distinction est en grande partie vestigiale et battue en brèche sur de nombreux fronts.

Je diagnostique en effet l’apparition récente d’un nouveau paradigme dans notre relation à l’art et à la culture.

En voici les traits principaux sans les nuances qui seraient nécessaires.

- Cette relation est une relation de divertissement et d’hédonisme, pas d’exemplarité morale ou politique. Au demeurant, on constate un affaiblissement net de l’engagement artistique, voire sa disparition.

- La relation du spectateur-usager-consommateur est une relation d’immersion dans des "ambiances" et des "atmosphères" synesthésiques : plusieurs sens sont concernés qui participent à une expérience diffuse et enveloppante, fortement marquée par le partage d’émotions.

- La créativité au sein de cette culture et de ces formes d’art est individuelle ou tribale mais en tout cas non canonique. Culture et arts sont pratiqués, goûtés, produits au sein de réseaux. Ils sont porteurs de marquages identitaires, individuels ou de groupe, forts - par opposition à la quête d’universalité de l’art moderne.

- Les prescripteurs-connaisseurs sont en position de faiblesse et le primat va à la communication sur l’évaluation.

Ces changements de notre relation à la culture et à l’art vont de pair avec un mouvement d’esthétisation grandissante de la vie sociale en général.


Lire ce texte (et son contexte) sur le blog d'Yves Michaud.  

 

 

Dans la même rubrique :

 

 

La chose artistique (un)

 

   

La chose artistique (deux)

 

 

La chose artistique (trois)

 

   

La chose artistique (quatre)

 

 

 

 

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Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans La chose artistique
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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 19:04

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C'est sans doute dans les propos tenus sur ce qu'on appelle désormais la culture, que l'affirmation de Paul Valéry selon laquelle : « Il n'est nullement nécessaire de connaître ce dont on parle pour en parler avec justesse », trouve sa plus pertinente vérité.

 

Ce nest rien de plus qu'un constat  mais j'entends par « ce qu'on appelle désormais la culture » les formes de la soumission commune aux effets directs et collatéraux des politiques publiques de la culture.

 

Après plus de 50 ans (pour ne s'en tenir qu'au court terme) d'action(s) publique(s) successivement inventées et empilées en la matière, la politique culturelle part dans tous les sens.

 

D'où l'inquiétante question de savoir si elle a tout simplement un sens. Il n'est pas inutile avant de tenter désespérément d'y répondre de clarifier autant que faire se peut les dimensions et les formes que prend le « gouvernement de la culture » (selon le titre de louvrage de Maryvonne de Saint Pulgent, Gallimard, 1999).

 

« Vers une typologie des objets et des formes de l'intervention culturelle étatique »

Gabriel Dussault

Recherches sociographiques, vol. 23, n° 3, 1982, p. 347-355.

 

 

Sans nous cacher le caractère sommaire et extrêmement provisoire des lignes qui suivent, nous voudrions tenter ici de dresser, et d'illustrer par quelques exemples empiriques, un inventaire typologique des objets et des formes de l'intervention culturelle étatique, dont nous avons cherché, dans un précédent article, à préciser la notion et à montrer l'actualité. Ne serait-ce qu'en remémorant certains objets et certains modes d'intervention trop souvent ignorés ou négligés, nous voudrions ainsi donner un aperçu de l'ampleur et de la complexité d'un pareil sujet d'étude, suggérer les difficultés des comparaisons interétatiques en cette matière et faire pressentir l'extrême relativité d'analyses de l'intervention culturelle étatique qui ne prendraient en considération qu'une partie de ses objets ou de ses formes (par exemple, le mécénat à l'égard des beaux-arts et des belles-lettres). L'intervention de l'État en matière de culture se pluralise, en effet, en raison de la diversité de ses objets : secteurs, champs ou domaines de la culture sur lesquels elle porte, d'une part, et, d'autre part, fonctions spécifiques de l'action culturelle (ou processus culturels) qu'elle vise à l'intérieur de chacun de ceux-ci. Mais ses formes ou modalités se diversifient également selon qu'elle relève de l'une ou l'autre fonction, de l'un ou l'autre « pouvoir » (législatif, exécutif ou judiciaire) ou « niveau de contrôle » de l'État : «l'impératif (législation et gouvernement) et l'exécutif (administration et juridiction) ».

 

 

 

 

Lien vers le texte intégral de l’article sur le site québécois Erudit.org  

 

 

 

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  • : Les politiques culturelles aujourd'hui et leur histoire. Culture et politique, ressources, documents, analyses et débats par Jean-Claude Pompougnac .
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  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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