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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 10:54

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1. Un réseau bien informé.

 

La lettre du Réseau Culture du groupe Territorial (François Deschamps) est particulièrement bien informée, comme d’habitude.

 

Par exemple, un lien vers la contribution au projet culturel du Parti socialiste.

Un retour sur le forum de Libération et les rencontres du PS à Avignon.

La motion « culture » d’Europe-Ecologie-les-Verts.

L’arrivée de Philippe Laurent, maire de Sceaux, à la tête de la FNCC

et plein d’autres choses encore...

 

 

2. La culture à fond la caisse

Deux contributions au débat : quand j’entend les mots politique culturelle, faut-il, en premier lieu, que je cause gros sous ou bien ça fait mauvais genre ? 

La gauche, le marteau et les clous, le point de vue de Valérie de Saint-Do

 

Est-il raisonnable d’augmenter significativement le budget de la Culture ? la contribution du Groupe Jaurès.

 

 

3. Retour vers le futur

Ca commence demain samedi à 9 h 06…

 

À l’occasion des trente ans du ministère Lang, France Culture propose une série d’émissions sur les batailles culturelles menées au cours des deux septennats de François Mitterrand.
De la légalisation des radios libres à la création de centres de formation comme l’école de l’image à Angoulême, de la Fête de la musique aux Fonds régionaux d’art contemporain (FRAC), en passant par la loi sur le prix unique du livre et les chantiers d’envergure comme le Grand Louvre, chacun se souvient de la fièvre des années 1980 qui virent doubler le budget du ministère de la Culture. Les matinées des cinq samedis de l’été sont consacrés à autant de thématiques : les rapports du ministère avec le monde de la création, le « tout culturel », les grands travaux, l’économie et les industries culturelles, et, pour finir, le rayonnement international de la France. Les trois heures de chaque matinée – des archives sonores suivies d’un débat et d’un documentaire – permettront de recréer l’atmosphère de cette période, d’en dresser un bilan et de dessin er des perspectives d’avenir pour les projets les plus marquants. Le tout sera complété chaque samedi par une demi-heure d’entretiens avec Jack Lang, un ministre de la Culture qui ne se laisse pas oublier.

 

Le ministère des créateurs  30.07.2011 - 09:06

Dès son arrivée au ministère de la Culture, Jack Lang dut batailler pour son budget et pour ses idées. Ami des arts et des artistes, il sut s'entourer de personnes de talent. Illustration de cette facette de la personnalité de Lang à partir d'archives de l'Ina et de l'Institut François Mitterrand.

Invité(s) :
Marcel Landowski
Guy Hermier
François d'Aubert
Patrice Chéreau
Maurice Sarrazin
Pascal Ory, professeur d'histoire à la Sorbonne (Paris 1). Il enseigne aussi à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) et à Sciences Po (École de Journalisme).
Jacques Toubon
Pierre Laville
Marie-France Lecuir
Jean-Paul Planchou

 

Et, en fin de matinée, un entretien avec Jack Lang.

Voilà une fin de semaine qui commence bien, non ?

 

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 08:15

Frederic-Mitterrand-est-le-nouveau-ministre-de-la-Culture-d.jpg

 

Je crois bien entendu à la nécessité de dégager des priorités – « Gouverner c’est choisir » disait Pierre Mendès-France - mais cela n’a de sens que si nous sommes à même de mieux répondre aux besoins qui émergent.

 

 

Suite des notes précédentes : 23 juillet et  24 juillet

 

Discours de Monsieur Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication au comité technique paritaire ministériel (CTPM) du 11 juillet 2011

 

(...)

Je voudrais maintenant dessiner devant vous les priorités de mon action

Vous m’avez sollicité afin de vous donner une vision d’ensemble de la politique que je conduis à la tête du ministère. Je me livre volontiers à cet exercice, fidèle à la méthode qui est la mienne : « Voir, juger, agir ». Je vois pour ma part 6 priorités pour le ministère dans les années à venir afin qu’il s’inscrive pleinement dans la société du XXIe siècle :

 

2/ Investir les nouveaux terrains de la démocratisation culturelle

 

1/ Promouvoir toutes les diversités culturelles :

Vous savez la place accordée aux cultures de l’Outre mer, que nous avons mis à l’honneur au cours de cette année. La France est un « pays monde », c’est une chance, c’est un atout pour affronter le défi de la mondialisation, de la culture globalisée. J’accorde notamment une place particulière à la politique de la diversité dans les médias et dans la presse écrite : c’est le sens de la conférence annuelle mise en place à ma demande ; c’est le sens du soutien apporté aux fanzines et aux médias de quartier, véritable terrains d’expression culturels, dont nous sommes encore trop éloignés dans nos politiques de soutien à la presse.

 

2/ Investir les nouveaux terrains de la démocratisation culturelle.

La société évolue profondément, elle pâtit souvent de fractures sourdes, de phénomènes de ghettoïsation. La promotion de l’éducation artistique et culturelle est précisément un outil pour lutter contre l’individualisme et l’entre-soi. C’est là l’un des piliers de l’action du ministère. J’entends promouvoir des actions volontaristes, à l’image de Ciné-Lycées, en lien avec le Ministère de l’Education nationale, à l’image des outils mis à disposition des enseignants pour l’enseignement d’histoire des arts, désormais généralisé, à l’image du Fonds de dotation dédié à la démocratisation culturelle qui permettra de mobiliser les mécènes et les partenariats privés en plus des fonds publics. Je m’investis aussi, et personnellement, pour que la culture soit présente dans les prisons, à l’hôpital, qu’elle soit accessible aux handicapés. Nous avons franchi récemment des étapes importantes en la matière.

 

3/ Réaffirmer le volontarisme culturel de l’Etat dans les territoires

(…)

4/ Promouvoir une ambition en matière de patrimoines et de politique des paysages

(…)

5/ Faire vivre notre « modèle » et nos valeurs dans la mondialisation. C'est-à-dire encourager les industries créatives, accompagner la révolution numérique en ayant le souci de réguler ce « nouvel âge » de la création culturelle.

(…)

6/ Je ne voudrais pas oublier l’importance de la formation supérieure et l’ambition qui doit être la nôtre sur ce sujet.

(…)

 

 

Télécharger l’intégrale du discours du ministre

 

 

 

Télécharger la déclaration liminaire des organisations syndicales représentées au comité technique paritaire ministériel, évoquée par le ministre en introduction de son intervention

 

Télécharger  le compte-rendu de ce CTPM sur le site de Sud-Culture.

 

 

 

 

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 08:24

drace-centre.gif

 

Je souhaite aussi vous assurer de mon souci et de ma vigilance vis à vis de la prise en compte des risques psycho-sociaux auxquels peuvent être exposés les personnels. C'est une situation dont vous faites souvent mention et qui me préoccupe particulièrement : la souffrance d’un agent, c’est aussi la souffrance de ses collègues, de ses proches.

 

 

Suite de la note précédente : discours du ministre de la Culture, le 11 juillet 2011, au comité technique paritaire ministériel (CTPM)

 

 

 

Parce que le monde change, parce les pratiques culturelles des Français évoluent, parce que la France du début du XXIe siècle est ouverte à la diversité, parce que le « besoin de culture » est croissant chez nos concitoyens, les politiques publiques culturelles doivent sans cesse être repensées et adaptées, et non repliées sur elles-mêmes.

Elles ne peuvent être ni défensives ni immobiles, elles ont besoin de projets pour toujours continuer à avancer, des projets qui illustrent les nouveaux territoires à conquérir pour la culture. Ne fallait-il pas réaliser le Centre Pompidou- Metz, dont le succès montre combien l’art contemporain et l’architecture peuvent mobiliser de nouveaux publics ? Ne faut-il réaliser le site de Pierrefitte-sur-Seine et marquer ainsi notre attachement aux archives nationales, cette mémoire de la nation garante de la continuité de l’Etat? Ne faut-il s’engager dans le Pompidou mobile, dans le Louvre-Lens ? Faut-il renoncer à la Philharmonie, clé de voute de notre politique musicale ? Je comprends vos préoccupations. Je crois nécessaire d’accorder ses ambitions aux moyens dont on dispose. En revanche, je crois illusoire de se fixer comme règle de conduite - pour reprendre votre expression - « d’appuyer sur la touche pause ». Il nous faut trouver le juste équilibre entre une ambition renouvelée pour les politiques publiques de la Culture, et les contraintes – notamment budgétaires - qui s’imposent à nous. C’est à la recherche de cet équilibre que je m’emploie, c’est à cela que nous devons nous employer ensemble, avec pragmatisme mais aussi avec conviction.

 

Sans ces projets qui font de nous un ministère dynamique, notamment aux yeux de l’opinion publique, un ministère qui innove, sans ces projets qui sont un formidable facteur de croissance et d’attractivité pour nos territoires, nous n’aurions pu préserver nos moyens.

Je crois bien entendu à la nécessité de dégager des priorités – « Gouverner c’est choisir » disait Pierre Mendès-France - mais cela n’a de sens que si nous sommes à même de mieux répondre aux besoinsqui émergent. En d’autres termes, les priorités ne doivent pas empêcher les redéploiements, les ajustements voire les innovations dans nos actions. C’est la démarche qui a été conduite dans le spectacle vivant : la préservation des crédits a été obtenue grâce à la mise en œuvre d’une réflexion concertée avec les collectivités territoriales afin de mieux organiser les interventions des uns et des autres.

Plus qu’un acronyme froid et technocratique, plus que la traduction d’efforts réels en matière de réduction des effectifs de l’administration, la Révision générale des politiques publiques est porteuse d’une ambition modernisatrice pour le Ministère de la Culture et de la Communication. En quatre années, elle aura permis à la maison créée par André Malraux il y a un peu plus de cinquante ans de s’adapter aux enjeux de la culture au XXIe siècle, mais surtout d’améliorer les services rendus aux usagers des services culturels de l’Etat, dans une volonté de simplification et clarification. En matière de modernisation de l’Etat dans le domaine culturel, des pas importants ont été accomplis, d’autres étapes restent à franchir tant le processus engagé est exigeant et mobilisateur. Je pense notamment aux projets de service, qui doivent permettre de clarifier les missions des uns et des autres au sein de l’administration centrale. Il n’y a rien de plus anxiogène et de plus déstabilisant que le manque de clarté, l’incertitude ou le provisoire. J’ai par conséquent demandé au Secrétariat général, qui pilote la démarche, d’en assurer la mise en oeuvre pour la fin de l’année 2011, après en avoir partagé avec les agents et leurs représentants les orientations.

Renforcer la lisibilité et la visibilité de nos établissements, de nos formations ; améliorer les services rendus aux usagers des administrations culturelles ; réaffirmer les missions mais aussi la gouvernance de nos politiques culturelles, notamment dans un dialogue rénové avec tous les acteurs du territoire : tels sont les piliers de la politique de modernisation de notre ministère. Je suis convaincu qu’elle répond pleinement à l’idée que je me fais de la politique culturelle, une politique qui conjugue désir d’excellence et diversité, efficacité et proximité, performance et accessibilité.

Par ailleurs je sais combien les déménagements successifs que beaucoup d’entre vous vivent ou ont vécu peuvent être déstabilisants. Je souhaite que ces aménagements nécessaires soient effectués dans le plus grand respect des agents et dans la concertation.

Je ne sous-estime pas les tensions actuelles dans les DRAC

Je sais qu’elles tiennent à des problèmes d’effectifs mais aussi à la mise en place de l’outil Chorus. Il ne m’est pas étranger : je suis, moi aussi, confronté aux réclamations de ceux qui n’ont pas reçu leur subvention dans les temps ! Je mesure très bien ce que peuvent ressentir les agents, confrontés à ce genre de situation, s’ajoutant aux difficultés de fonctionnement de l’outil.

Je voudrais toutefois rappeler tout d’abord que le maintien des DRAC dans la réorganisation de l’Etat au niveau territorial est l’expression d’un modèle français. Il constitue une reconnaissance du rôle des DRAC et de la culture en régions qui n’allait pas de soi et que bien des départements ministériels nous envient. Je suis très attentif à ce que ces services bien identifiés, qui sont le visage, la parole et la main du ministère en région, et sans lesquels le ministère n’aurait pas d’existence réelle, ne soient pas fragilisés, que notamment leurs missions de protection du patrimoine ne soient pas remises en cause.

La mise en place de Chorus relève d’une démarche globale au niveau de l’Etat : de toute évidence, elle ne s’est pas déroulée dans des conditions satisfaisantes. Au cours de réunions techniques au Secrétariat général, vous avez pu partager ce constat. Face aux difficultés rencontrées par les agents, des moyens ont été mis en œuvre pour répondre à un certain nombre d’entre elles, en grande partie conjoncturelles.

Les équipes d'experts Chorus missionnées dans les Centres de Services Partagés, les DRAC et les Services à compétence nationale par le secrétariat général et par l’agence pour l’informatique financière de l’Etat ont d'ores et déjà identifié, avec les agents du ministère, des pistes prioritaires afin de simplifier les procédures et d’améliorer les outils. Un bilan complet de ces interventions sera réalisé au cours de l'été. Ses conclusions seront soumises aux équipes gestionnaires concernées. L'objectif est de répondre aux attentes légitimes, aux demandes justifiées des agents : il s’agit d'établir une feuille de route partagée pour le second semestre de l'année. Je demande au Secrétariat général de poursuivre ses efforts d'accompagnement des services dans la mise en place de Chorus et dans la préparation de la fin de l’exercice de gestion 2011.

Vous avez émis le souhait qu’une mission de l’IGAC examine, au delà des difficultés rencontrées pour sa mise en place, les conséquences de Chorus sur le travail des agents. Cette mission est pertinente et j’ai demandé qu’elle soit lancée à l’automne.

Je sais également que les DRAC rencontrent d’importants problèmes d’effectifs, qui ne tiennent pas seulement aux plafonds d’emploi, mais à des difficultés de recrutement dans certains sites ou métiers, notamment dans les Services territoriaux de l’architecture et du Patrimoine, du fait d’un déficit d’attractivité. Je demande au Secrétariat général de me faire des propositions pour la rentrée sur la manière de répondre à cette difficulté, notamment pour les STAP. Et je précise que, lors de mes prochains déplacements en région, j’irai encore plus systématiquement que je ne l’ai fait jusqu’à présent, rencontrer les agents des services déconcentrés.

Je souhaite aussi vous assurer de mon souci et de ma vigilance vis à vis de la prise en compte des risques psycho-sociaux auxquels peuvent être exposés les personnels. C'est une situation dont vous faites souvent mention et qui me préoccupe particulièrement : la souffrance d’un agent, c’est aussi la souffrance de ses collègues, de ses proches.

Je rappelle, à cet égard, que notre ministère a été précurseur en la matière puisqu’il s’est attaché à la rédaction concertée de l'une des premières circulaires sur les risques psycho-sociaux, considérée comme une référence par la Fonction publique. D'ores et déjà, les membres du Comité d’Hygiène, de Santé et de Médecine ont bénéficié d'une formation sur la prévention des risques. Cette dernière bénéficiera à l'ensemble des cadres du ministère. Et je rappelle et salue l’engagement de l'équipe de Médecine de prévention du ministère qui est très engagée sur ces sujets.

Vous avez identifié plusieurs situations que vous estimez constitutives de souffrance au travail, auxquelles j’ai été attentif. Elles ont donné ou donnent lieu à des missions spécifiques conduites par l’inspection générale des affaires culturelles. Les rapports n’ont pas vocation à être diffusés, mais je m’engage à ce que les décisions qu’ils appellent fassent l’objet d’échanges approfondis. En tout état de cause, je le dis clairement, si ces rapports confirment des situations de souffrance au travail, il n’est pas question qu’ils restent sans suite.

Vous soulevez d’ailleurs assez régulièrement la question de la diffusion des rapports de l’Inspection générale des Affaires culturelles (IGAC). Sur ce point, je tiens à être clair : ces rapports sont rendus au ministre pour éclairer ses décisions ; ils n’ont pas vocation à être diffusés. Il me revient éventuellement de décider du contraire, au cas par cas. Cela me paraît le meilleur moyen de préserver leur qualité mais aussi la liberté et l’indépendance de l’analyse : c’est à cette condition qu’ils peuvent être utiles à l’administration culturelle dans son ensemble. Lorsqu’ils ne sont pas diffusés, je rappelle qu’ils vous sont généralement présentés par leur rapporteur.

 

 

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 12:50

blog-jean-claude-pompougnac-la-cite-des-sens.jpg

 

 

Force est de se demander si, au contraire de ce qui a pu se passer en 2007, ce qu’on nomme communément « la culture » n’est pas déjà au centre de la prochaine campagne présidentielle.

 

La bal des prétendants à la primaire du P.S. sur le Pont d’Avignon a opportunément permis au ministre de la culture de Nicolas Sarkozy de faire des gorges chaudes des promesses budgétaires de la maire de Lille.

Lire, si ce n’est déjà fait, son entrevue à Libération et sa tribune dans Le Monde.

Notons à ce propos qu’au lieu d’affirmer un peu crûment dans la première : l’argent ne sert qu’à lubrifier, il eût été mieux inspiré d’évoquer la formule d’un artiste citée dans une précédente note de La Cité des sens.  

 

A la vérité le ministre semble bien disert ces derniers temps et, il est juste de le souligner, assez clair dans ses analyses et ses objectifs.

Dommage toutefois que ses propos les mieux développés et les plus concrets et précis ne soient pas rendus publics. Sur le site du ministère, rubrique discours, on cherchera en vain entre :

 

Discours de Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, prononcé à l'occasion de l'inauguration de l’exposition « les métiers d'art tunisiens à l'honneur » dans les vitrines du ministère de la Culture et de la Communication.

et

Discours de Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, prononcé à l'occasion de l'inauguration de l’exposition « les métiers d'art tunisiens à l'honneur » dans les vitrines du ministère de la Culture et de la Communication.

 

une autre allocution prononcée ce même 11 juillet 2001, intervention qu’un honorable correspondant, conscient de l’importance du labeur pédagogique mené par ce blog, a bien voulu me faire parvenir (qu’il en soit ici chaleureusement remercié).

 

Mesdames et Messieurs,

Compte tenu des inquiétudes exprimées, compte tenu du climat que je ressens, il était important d’avoir avant l’été ce temps d’échange avec vous. Je vous verrai tout début septembre sur la Maison de l’histoire de France mais nous avons déjà beaucoup d’autres sujets à traiter aujourd’hui. Vous m’avez transmis en amont votre déclaration préliminaire, et je tiens à vous en remercier, je l’ai lue avec attention et intérêt. Je suis très attentif à l’expression, quelle qu’en soit la forme, des préoccupations du personnel. Etre ministre, c’est aussi être responsable d’une administration, d’agents et de personnels, et j’attache un très grand prix à cet aspect de ma mission rue de Valois.

Je sais que plusieurs préavis de grèves ont été déposés ces derniers temps. Plus ou moins suivis, ils témoignent de tensions et d’inquiétudes qui me préoccupent. Vous connaissez toutes et tous les contraintes que la période fait peser sur les finances publiques et sur l’emploi public. Je sais que ces évolutions peuvent être cause d’inquiétude, voire d’incompréhension. Dans un certain nombre de cas, les agents les ressentent comme une atteinte profonde à leur travail, au sens de leur mission de service public, à leur reconnaissance professionnelle et personnelle. Je sais aussi qu’elles peuvent être à l’origine de souffrances parfois latentes, parfois exprimées. Mais je sais aussi qu’un ministère modernisé, un ministère aux missions redéfinies et

réaffirmées est un ministère plus fort et plus assuré, c’est un ministère qui compte davantage.

Vous souhaitez - c’est une demande que vous avez plusieurs fois exprimé - que je vous présente les objectifs et les priorités qui sont les miennes pour ce ministère, afin que nous puissions avoir un échange sur ces sujets de fond qui déterminent l’avenir du ministère de la Culture et de la Communication. Je réponds bien volontiers à votre demande, tant je suis convaincu qu’il convient d’anticiper les mutations de l’accès à la

Culture et aux médias dans le monde du XXIe siècle et combien il importe de rappeler le rôle de régulateur de l’Etat pour faire vivre la diversité culturelle et rendre réalistes nos ambitions en matière de démocratisation. J’y réponds d’autant plus volontiers que vous allez les traiter lors de cette réunion en partie consacrée à la Gestion prévisionnelle des emplois, des effectifs et des compétences (GPEEC).

Cette démarche stratégique est nécessaire : il s’agit bien de faire évoluer les emplois et les compétences au regard des priorités et des orientations que l’on se fixe pour les années à venir.

Mais je voudrais répondre tout d’abord aux inquiétudes et aux doutes que vous exprimez et par conséquent d’abord parler de vous, de votre environnement de travail et de ce qui vous concerne au quotidien.

 

Permettez-moi tout d’abord d’évoquer la question du budget, des emplois et de la Révision générale des Politiques publiques :

En 2011, le budget global du ministère de la Culture et de la Communication a été stabilisé, il a même légèrement augmenté. Au regard des coupes drastiques qui ont lieu dans plusieurs pays partenaires de l’Union, en Italie, au Royaume-Uni, en Espagne, aux Pays-Bas, c’est un signal d’attention au rôle de l’action publique en matière culturelle. Par ailleurs, j'ai obtenu le dégel des crédits - soit 5 % supplémentaires - pour la deuxième année consécutive.

Dans le contexte d’endettement public qui est le nôtre, la contrainte qui pèse sur l’emploi public est forte. Mais vous le savez - car cette information a circulé récemment - elle a pesé moins fortement sur le Ministère de la culture et de la communication que sur les autres. Pensez-vous vraiment qu’un tel résultat ne s’obtient pas de haute lutte, en négociant pied à pied avec ceux qui ont en charge le Budget de l’Etat ? c’est un combat permanent, mais que nous avons jusqu’à présent remporté.

Si l’on se reporte à ce que vivent les autres départements ministériels, on prend conscience de ce que j’ai obtenu, en utilisant souvent d’ailleurs les arguments que vous m’opposez : les retombées économiques de la culture, la faiblesse de nos budgets au regard des masses financières en jeu, la fragilité de nos équilibres, le « bénéfice social» que tout citoyen peut tirer de l’accès à une culture vivante, à un patrimoine valorisé, à une création en prise avec le monde d’aujourd’hui…. La culture, je le dis souvent, relève de l’intime et permet

de recomposer et d’adoucir notre rapport au monde, aux contingences du quotidien. Elle est aussi un outil du lien social indispensable, comme en témoignent les actions en matière de diffusion et d’éducation artistique conduites par les musées, par les scènes nationales, ou bien encore des manifestations qui rassemblent et fédèrent nos concitoyens, à l'image des Journées du patrimoine ou de la Fête de la musique. Tout cela je le défends avec ardeur et résolution.

Je vous rappelle aussi que dans le cadre de la réforme des collectivités territoriales, j'ai obtenu que la possibilité de financements croisés subsiste. C’est un élément capital pour préserver la vitalité de nos établissements culturels sur les territoires, notamment dans le domaine du spectacle vivant.

Il est encore trop tôt pour que soient diffusés les résultats des discussions que suscite encore aujourd’hui le Projet de Loi de Finances 2012. Je peux vous assurer à la fois de ma combativité, mais aussi de mes ambitions pour le ministère et pour ses agents dans cette période de difficulté budgétaire. Nous ne devons en effet jamais cesser de porter de nouvelles ambitions et de moderniser les politiques publiques, sous peine de disparaître en proposant des instruments inadaptés au monde tel qu’il se construit

 

Discours de Monsieur Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication

Comité technique paritaire ministériel (CTPM) du 11 juillet 2011

 

 

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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 16:22

 

rey.jpg

 

Dictionnaire culturel en langue française, sous la direction d'Alain Rey, Le Robert éd.

 

 

Fin de l'article Politique

Les incompréhensions, les équivoques qui demeurent entre le pouvoir et le peuple laissent une part d'insaisissable en politique. Dans le dédicace de son extraordinaire petit traité, le Prince, Machiavel avait indiqué : « […] je pense qu'il faut être prince pour bien connaître la nature du peuple, et peuple pour bien connaître celle des princes ». Dans une note sur Machiavel, Merleau-Ponty fait ce commentaire :

[comme des miroirs disposés en cercle transforment une mince flamme en féerie, les actes du pouvoir, réfléchis dans la constellation des consciences, se transfigurent, et les reflets de ces reflets créent une apparence qui est le lieu propre et en somme la vérité de l'action historique. Le pouvoir porte en lui un halo, et sa malédiction -comme d'ailleurs celle du peuple qui ne se connaît pas davantage,- est de ne pas voir l'image de lui-même qu'il offre aux autres. C'est donc une condition fondamentale de la politique de se dérouler dans l'apparence.

Merleau-Ponty, Signes, p. 273

¤ ¤ ¤ ¤

 



 

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 18:08
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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 17:45

Avant une mise en veille de deux semaines, La Cité des sens présente en soldes et en vrac un paquet d’infos…

Pour commencer et dans la série on en apprend tous les jours, vous connaissiez peut-être, moi pas... : aujourd’hui, la culture par nature.

 

PNR 2Congrès 2011 des Parcs naturels régionaux

Fédération des Parcs Naturels Régionaux de France - 27/06/2011

Les Parcs naturels régionaux ont toujours contribué à la défense et à la valorisation de leurs patrimoines à travers leur identité culturelle. Cette "culture par nature" a représenté dès leur création une source d'identification et d'adhésion très forte pour les habitants et les acteurs des Parcs.

Si la culture est incontestablement pour les Parcs un moyen de contribuer au développement économique et touristique de leur territoire, ce prochain congrès témoignera aussi de son impact sur des domaines aussi divers que l'urbanisation, les questions environnementales et sociales - autre composante majeure du développement durable. La politique culturelle des Parcs contribue à enrichir la démarche structurante des territoires et à en révéler les qualités spécifiques.

Le congrès abordera également cette notion de "culture par nature" qui lui est propre dans le cadre de la réflexion entamée ces derniers mois avec la mission "Avenir des Parcs" dans le contexte de la réforme territoriale.

Des chercheurs, des experts, des responsables de Parcs, des élus - tous acteurs de nos territoires - déclineront au cours d'ateliers les répercussions et apports de toutes ces pratiques culturelles.

 Du 5 au 7 octobre 2011 dans le Parc des Vosges du Nord*

Une culture par nature - Dynamique de l'avenir des territoires

 
Le site du congrès en évolution

 

 

la-montagne-2.jpgDans le Cantal aussi, nous apprend La Montagne, la culture va devoir se serrer la ceinture.

Tenter de faire tout aussi bien avec moins : tel est l'exercice dans lequel le Conseil général s'est lancé pour élaborer son Schéma départemental de développement culturel 2011-2014, sous la houlette de Madeleine Baumgartner. Des « ajustements », selon la plaidoirie du président Vincent Descoeur ; des « coupes sombres » dans les subventions pour le réquisitoire de l'opposition. C'est pourquoi elle a voté contre, alors que, jusqu'à présent, elle a toujours apporté son suffrage à la politique culturelle du Département, qu'elle jugeait « exemplaire ».

(…)

Le Conseil général s'est contraint à une baisse de 10 à 15 % de son budget affecté à la culture, tout en affichant sa volonté de « garder un maximum d'actions mises en place », comme l'a rappelé Madeleine Baumgartner. Ce qu'il l'a obligé à des choix et des modifications. LIRE L'ARTICLE 

 

  

 

 

 

Le-Puy-2.jpgLes habitants de la ville dirigée par M. Laurent Wauquiez s’appellent les ponots.

 

Que dire de la politique culturelle de la ville du Puy-en-Velay dirigée par Laurent Wauquiez ?

 

La question se pose en effet de connaître les axes de cette politique, tant les annonces foisonnent, et les manifestations d'autosatisfaction abondamment diffusées dans les médias.

 

Nous avons posé quelques questions à Robert Dubois, ancien maire- adjoint du Puy et dont tous les ponots ont reconnu l'impulsion décisive qu'il sut donner à la Ville en matière culturelle au cours du mandat de la Gauche. LIRE L'ENTRETIEN 

 

 

 

 

 

A Paris…

 

 

 

 

  apur 2

 

Les études de l'Atelier Parisien d'Urbanisme sur les nouveaux territoires de l'action culturelle.

 Le site de l’APUR (Atelier parisien d’urbanisme).

 

 

 

 

obs 3

Ce Rantanplan est aussi un Gaston Lagaffe. Dans une tribune du Monde, Catherine Millet l’a institué «spécialiste des boulettes».

Le Nouvel Obs s’est longuement penché sur le cas de l’actuel ministre de la culture et lui a d’ailleurs donné la possibilité de répondre.

Dans cet dossier tout aussi parisianiste que son héros,  on peut lire ceci :

Un haut fonctionnaire explique: «Les Drac [directions régionale de l’action culturelle] sont des ruches infécondes, bavardes, dogmatiques et sans idées. Quant aux établissements publics, ils ont leur propre vie, gèrent des budgets autonomes et ne demandent rien à la tutelle, qui d’ailleurs ne saurait quoi leur enjoindre. Le pessimisme naturel de FM, que l’on voit souvent sombre et perdu dans ses pensées, est peut-être une forme de réalisme.»

Comme pour les révélations de Luc Ferry, il faudrait diligenter une enquête pour identifier le « haut fonctionnaire » qui profère de telles inepties sur les DRAC (propos contraires à ce que m’affirmait récemment, un membre du cabinet de Frédéric Mitterrand pour qui les DRAC sont, au contraire, en panne de magistère de la Centrale).

LIRE LE DOSSIER

 

 

 

 

hal-2.jpgDes ressources en abondance sur le site HAL-SHS

 

Le fonctionnement de Hal-SHS, en particulier le contrôle des dépôts est placé sous la responsabilité du Service d'Ingénierie Documentaire de l'ISH (Institut des Sciences de l'Homme, Lyon).
L'archive ouverte HAL-SHS (Hyper Article en Ligne - Sciences de l'Homme et de la Société) se présente comme une bibliothèque numérique recevant et diffusant les productions intellectuelles de la Recherche dans les disciplines des SHS

 

Les relations entre l'art public et les collectivités locales constituent l'un des meilleurs exemples d'une « décentralisation sous influence » (Raymonde Moulin). Le rôle incitateur et normatif de l'Etat a longtemps été particulièrement prégnant. Depuis deux décennies, le volontarisme propre des collectivités s'affirme davantage, et participe de politiques culturelles plus cohérentes alors que l'Etat recentre son action.

 

C’est la conclusion de l’article Politiques culturelles locales et commande publique Une « décentralisation sous influence » de l’historien Philippe Poirrier que l’on peut télécharger sur ce site.  

 

 

 

C-europe-2.jpg«La politique culturelle européenne: état actuel et perspectives"

Le processus mondial socio-économique, démographique, migratoire et géopolitique de ces dernières décennies a transformé l'image de l'Europe. Il peut être parfois difficile pour l’Européen d'imaginer que le monde était autrefois tout à fait différent. Il y a encore de forts stéréotypes dans la conscience européenne, par exemple la pédanterie des Allemands, le cartésianisme français, le fatalisme russe, le tempérament chaud des Italiens, etc. Toutefois, en prenant en considération la carte actualisée du monde en insistant sur son espace européen, on devrait se demander comment sont-ils aujourd’hui – Allemands, Français, Russes, Italiens, Suédois, Estoniens, Suisses, Turcs d’aujourd’hui, ainsi que de nombreuses autres personnes vivant en Europe. Qu'est-ce que la culture signifie dans leur vie maintenant ? Est-ce un refuge ou un champ de mines ? L'histoire montre des exemples de crises comme la tension sociale, la déconnexion, qui a donné aux peuples de dures leçons, mais efficaces. En temps voulu, ils ont appris à l'Europe à suivre les «règles de la maison», des politiques de bon voisinage, à être ouvert et respectueux envers chacun. Par conséquent, nous pouvons être sûrs du caractère exemplaire de l’Européen d’aujourd’hui, qui est d'être véritablement intéressé à apprendre sur les autres cultures, d'apprécier la chance qu’il a d'étendre ses connaissances en matière de diversité culturelle, de maintenir la communication interculturelle ouverte, de lutter pour «vivre ensemble égaux dans la dignité1 ». Mais quelqu'un peut-il nous dire si nous avons finalement atteint ce caractère moral ? Ou au moins la majorité d'entre nous ? Est-ce que la culture européenne unit les hommes ou les divise-t-elle aujourd'hui?

 

 

Projet de concept de la Conférence ministérielle de la Culture des Etats membres du Conseil de l'Europe (Moscou, octobre 2012) sur «La politique culturelle européenne : état actuel et perspectives"

 

Document d'information soumis par les autorités de la Fédération de Russie

 

 

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 18:10

Souvenez-vous...

Le lundi 27 septembre 2010, j’ai publié cette note :   

 

 

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Je ne m’étais pas trop trompé : la fréquentation de mon blog a pas mal augmenté des dernières semaines.

 

 

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 A ce sujet, ne pas manquer de lire l’excellente note d’Yves Michaud sur Traverses, son blog :  Il faut sauver le soldat baccalauréat.

 

 

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 11:53

tag-2.jpg

A la veille de la fête de la musique et pour contribuer à la mise en question du spectacle qui se dit vivant…

Aux origines des innombrables fêtes qui scandent la calendrier des politiques culturelles comme autant de liturgies laïques, cette critique, on le sait, qui remonte à la Lettre à d’Alembert sur les spectacles de l’ami Jean-Jacques Rousseau.

Quoi ! ne faut-il donc aucun spectacle dans une République ? Au contraire, il en faut beaucoup. C’est dans les Républiques qu’ils sont nés, c’est dans leur sein qu’on les voit briller avec un véritable air de fête. À quels peuples convient-il mieux de s’assembler souvent et de former entre eux les doux liens du plaisir et de la joie, qu’à ceux qui ont tant de raisons de s’aimer et de rester à jamais unis ? Nous avons déjà plusieurs de ces fêtes publiques ; ayons en davantage encore, je n’en serai que plus charmé. Mais n’adoptons point ces spectacles exclusifs [1] qui renferment tristement un petit nombre de gens dans un antre obscur ; qui les tiennent craintifs et immobiles dans le silence et l’inaction ; qui n’offrent aux yeux que cloisons, que pointes de fer, que soldats, qu’affligeantes images de la servitude et de l’inégalité. Non, peuples heureux, ce ne sont pas là vos fêtes ! C’est en plein air, c’est sous le ciel qu’il faut vous rassembler et vous livrer au doux sentiment de votre bonheur. [...] Mais quels seront enfin les objets de ces Spectacles ? Qu’y montrera-t-on ? Rien, si l’on veut.

Avec la liberté, partout où règne l’affluence, le bien-être y règne aussi. Plantez au milieu d’une place un piquet couronné de fleurs, rassemblez-y le peuple, et vous aurez une fête. Faites mieux encore : donnez les spectateurs en spectacle ; rendez-les acteurs eux-mêmes ; faites que chacun se voie et s’aime dans les autres, afin que tous en soient mieux unis. »

Jean-Jack Rousseau inventeur de la fête de la musique ?  CQFD

Il faudra attendre 2012 pour être un peu plus savants sur la chose et, heureuse circonstance, la studieuse rencontre annoncée ci-dessous aura lieu en pleine agitation de la société du spectacle politique et de la comédie de la conquête du pouvoir réunies.

Colloque international de Paris 2012 ‘Rousseau et le spectacle'.

Appel à contributions
Ce colloque organisé conjointement par les Universités de Paris-Sorbonne, Paris-Diderot et Paris Ouest, se tiendra à Paris et Nanterre les jeudi 15 mars, vendredi 16 mars et samedi 17 mars 2012.


Le spectacle apparaît comme une notion centrale dans la pensée, les pratiques et la biographie de Rousseau. Sa réflexion critique sur les spectacles procède, en effet, d'une problématique à la fois intellectuelle et existentielle impliquant le « système » de l'oeuvre en sa totalité. Car le spectacle, chez Rousseau, n'est pas seulement l'emblème de la dénaturation : s'il est bien à l'origine du mal dans la société (le riche impose théâtralement au pauvre un faux contrat social), il est aussi une expérience essentielle chez Jean-Jacques. D'une part il expose à ses contemporains le haut prix du « spectacle de la Nature » consolateur de tous les maux et preuve persistante de la Providence.

D'autre part il se révèle toujours obsédé d'images et de chimères et il voit dans la fête antique le spectacle (humain et sociétal) pur par excellence : celui où rien n'est représenté et où le spectateur est à lui-même (et à ses congénères en empathie) son propre spectacle. Doit-on encore rappeler l'admiration que Rousseau porte envers ceux qui savent « argumenter aux yeux » ? S'il assure préférer le signe à la lettre, le signe en question est bien souvent un geste : lèvres du favori scellées par le cachet, têtes cinglées des pavots, etc.

Deux ans après les 250 ans de la Lettre à d'Alembert sur les spectacles, et cette fois dans la perspective de l'année rousseauiste 2012, la notion polysémique et ouverte de « spectacle » offre de riches perspectives pour proposer une étude de Rousseau selon la cohérence d'un éclairage nouveau. Il s'agira de faire miroiter les multiples facettes de son génie en conciliant notamment, autour de cette notion centrale, le penseur et le créateur de formes.

Rousseau spectaculaire : la question se prête à des entrées multiples, entre histoires des idées et des genres, esthétique et politique, ethos et pathos. Le colloque souhaite être l'occasion de mesurer par exemple, entre scène et politique, l'importance cruciale du concept (lui même richement polysémique) de « représentation » dans l'oeuvre de Rousseau — et de relire l'oeuvre à cette lumière; occasion encore d'évaluer tout ce qui unit et sépare sa dénonciation de la catharsis de son acceptation, dans le cadre de la lecture romanesque, du phénomène de l'identification… et même d'un amour du théâtre dont les dénégations véhémentes de Rousseau suggèrent assez l'intensité. Occasion donc d'explorer finalement de près ce qu'il en est de Rousseau auteur — texte et partitions — pour la scène, de réévaluer son apport à l'intermède, au mélodrame (genre dont on lui crédite l'invention), au théâtre de société…

Les axes suivants pourraient être privilégiés :

I. Le contempteur des spectacles : A. Place du spectacle dans l'anthropologie historique du second Discours ; B. La lettre a d'Alembert sur les spectacles ; C. Jugement sur les spectacles de Paris et fête des vendanges de Clarens dans La Nouvelle Héloïse

II. Rousseau auteur de théâtre et d'opéra. A. Rousseau amateur éclairé fréquentant le théâtre ou l'opéra (des autres) : ses témoignages de spectateur B. Problématiques à propos ses créations ; C. Choix de metteurs en scène d'oeuvres de Jean-Jacques (18e-21e siècle ?).

III. Jean-Jacques théâtral. Voyeurisme et exhibition de soi. Spectacles imaginaires et fantasmes. L'exhibitionnisme de l'intellectuel : mise en scène et visibilité publique de l'homme de lettres ; affichage, poses ostentatoires et masques de la sincérité (antipodes du paradoxe du comédien ?)

IV. Spectacle et séjour dans/sortie de la caverne platonicienne. Connaissance, représentation, imprégnation fictionnelle (emprisonnement-aliénation ? vs. échappée libératoire ?), vision imaginative. Sens visuel et pulsion scopique ; savoir, voir, ‘Lumières'.

V. Le personnage de Jean-Jacques sur les planches : Panégyriques vs. blâmes : Les Philosophes de Palissot et leur postérité, depuis le 18e siècle jusqu'à aujourd'hui.

Les propositions de communications sont à adresser (d'ici au 31 janvier 2011) aux trois organisateurs : Jacques Berchtold (berchtold.jacques@wanadoo.fr), Christophe Martin (christophe.wmartin@orange.fr) et Yannick Séité (yannick.seite@univ-paris-diderot.fr).

 Information publiée sur le site Fabula

  

 

La prochaine note remontera un peu plus loin dans le temps à la recherche des origines de la critique du spectacle.

 

Déjà publié, dans la même rubrique :

 

 

La chose artistique (un)

 

   

La chose artistique (deux)

 

 

La chose artistique (trois)

 

   

La chose artistique (quatre)

 

 

 La chose artistique (cinq)  

 

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Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac - dans La chose artistique
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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 20:18

Le droit à la culture, comme celui à l'éducation, est inscrit dans la Constitution de la République Française. Que faut-il entendre par là?

Les débats sur les politiques culturelles posent le problème du sens même du mot culture.

Il a plusieurs acceptions dont le sens anthropologique c'est-à-dire ce tout complexe qui inclut la connaissance, la croyance, l’art, les choses morales, la loi et toutes les autres aptitudes et habitudes acquises par l’homme en tant que membre de la société.

Comme a pu le dire Edgard MORIN : «il est clair que nous avons un sens restreint et un sens ample du mot culture.

Le sens restreint c’est la culture cultivée, la culture des productions esthétiques, artistiques, intellectuelles et le sens ample, qui est, en même temps, un sens très profond, c’est un sens anthropologique, c’est l’ensemble des normes, des comportements, des prescriptions, des tabous qui, en quelque sorte, ordonnent notre vivre dans une société donnée.

Évidemment nous sommes ballottés entre ces deux sens (...) nous sautons d’un code à un autre de façon tout à fait inconsciente.»

La question est donc d'abord celle du droit à dire la culture, à définir ce qu'elle doit être. Rappelons ce qu'écrit Descartes dans Le Discours de la Méthode :

«Pour ce que nous avons tous été enfants avant que d’être hommes, et qu’il nous a fallu longtemps être gouvernés par nos appétits et nos précepteurs, qui étaient souvent contraires les uns aux autres, et qui, ni les uns et les autres, ne nous conseillaient peut-être pas toujours le meilleur, il est presque impossible que nos jugements soient si purs, ni si solides qu’ils auraient été, si nous avions eu l’usage entier de notre raison dès le point de notre naissance, et que nous n’eussions jamais été conduits que par elle».

Cet espèce de fantasme cartésien, qui consiste à imaginer qu’au fond notre connaissance et notre culture seraient bien plus fiables si nous n’avions pas été enfants correspond à ce qu’on appelle en psychologie l’amnésie infantile et en sociologie à ce qu’on pourrait nommer l’effacement des conditions d’accès à la culture soit les différentes formes d’oubli, de méconnaissance, de mystification sur les conditions qui nous permettent d’accéder à la culture.

Nous naissons enfants, dans un environnement culturel donné, dans des classes sociales différentes et ceci évidemment n’est pas sans importance sur la conception même de l’action et des politiques culturelles.

lecteur dans la librairie d'un théâtre
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Published by J.C. POmpougnac Jean-Claude Pompougnac
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  • : La Cité des sens. Culture et politique.
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  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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