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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 21:32

Dans sa dernière note (qui date quand même de l’an dernier) Gaël Bouron présente «le  passionnant rapport présenté par le député socialiste Marcel Rogemont sur le budget 2010 du ministère de la Culture ».

La première partie apporte assez classiquement des précisions sur la répartition de ce budget qui affiche comme toujours une hausse globale mais des disparités assez remarquables dans le détail des programmes. On peut ainsi constater à travers de nombreux tableaux très précis une hausse importante des ressources pour le programme Patrimoine et une quasi stagnation des ressources pour les programmes Création et Transmission des savoirs. On apprend par exemple au détour de ces pages une baisse de 39% entre 2009 et 2010 des crédits consacrés aux pratiques amateurs et une baisse de 8% des crédits consacrés à la diversité culturelle. Crédits pourtant déjà très faibles....Le rapport consacre par ailleurs plusieurs pages très sévères au Conseil de la création artistique : "le rapporteur pour avis dénonce vigoureusement la création et l'objet même de cette structure ad hoc, comme s'il fallait compenser l'indigence des crédits alloués à la démocratisation culturelle par des initiatives complètement déconnectées de l'action menée sur le terrain". Il démonte un à un les 10 "projets" déjà présentés par le Conseil et prouve que les crédits de cette structure ont bien été pris sur le budget du ministère de la Culture et que des projets ont été bloqués du fait de sommes destinées à ce Conseil et mis en réserve.

 Lire la suite.

Il signale aussi l'étude menée par l'Observatoire des politiques culturelles sur les pratiques culturelles des Grenoblois, citée dans le même rapport, et extrêmement éclairante.

En dehors de la dualité Paris / Province existe dans chaque ville une dualité Centre / Périphérie et une dualité publics des institutions culturelles / non-publics de ces institutions. Existent par ailleurs des pratiques amateurs qui peuvent être complètement dissociées de pratiques de fréquentation. Ainsi, pour être efficace, une politique culturelle devrait s'appuyer davantage sur les structures de proximité non spécifiquement dédiées à la culture (écoles, centres sociaux, MJC...) conçues comme des espaces transitionnels d'accès à la culture. Je reviendrai peut-être sur cette passionnante étude dont on peut trouver des éléments ici : http://sites.google.com/site/bozonnet2/sociologiedespratiquesculturelles. En attendant, l'analyse du budget actuel du Ministère permet de dire qu'on ne se dirige pas vers un tel chemin... Pour paraphraser un ancien premier ministre : non seulement la pente est forte mais la route n'est pas droite !

Elément qui vient s’ajouter au précédent : un nouveau rapport parlementaire sur le spectacle vivant vient de sortir, celui du député Richard Dell’Agnola

Le soutien de l’État au spectacle vivant a fait l’objet d’une mission d’audit de modernisation en 2007, qui portait plus particulièrement sur les modalités d’attribution des crédits d’intervention .

La mission avait souligné la très forte progression des crédits attribués au spectacle vivant au cours de la période 2000-2005, ainsi que des disparités notables entre réseaux et entre disciplines. Elle décrivait aussi l’accompagnement par l’État de l’effort consenti par les collectivités territoriales, accompagnement qui selon les cas, compense la faiblesse de leur apport ou se repose sur leur engagement lorsque celui-ci est important. La part du financement régional, variable, peut en effet atteindre 80 % du montant affecté au spectacle vivant pour une région donnée.

De façon générale, les analyses consacrées à ce domaine font apparaître une multiplication des structures et une complexité du dispositif de soutien, les premières comme le second s’étant constitués par « empilement historique ». Il en ressort une politique peu lisible, notamment dans sa présentation budgétaire, et qui se prête mal au contrôle de l’amélioration de la performance.

Afin de disposer du point de vue de la Cour des comptes sur ce dispositif et sur les moyens de préserver les acquis, tout en améliorant l’efficacité de l’ensemble des financements publics, la commission des Finances a demandé à la Cour, le 4 décembre 2008, de procéder à une enquête sur les dépenses d’intervention du budget de l’État en faveur du spectacle vivant, en application des dispositions du 2° de l’article 58 de la loi organique relative aux lois de finances.

En réponse à cette demande, après une réunion d’orientation avec le Rapporteur spécial, la Cour a adressé une communication dressant un état approfondi des modalités du soutien de l’État au spectacle vivant. Elle constate tout d’abord que l’objectif de soutien à la création et au spectacle vivant, apparu dans les années 1960 et constamment réaffirmé depuis, a été largement atteint : l’offre de spectacle vivant est en effet riche et variée sur tout le territoire, des disparités de moyens persistant cependant mais tendant à correspondre à celles des populations. Le Rapporteur spécial se félicite de cette situation, qui profite largement aux citoyens. Toutefois, la Cour constate ensuite qu’en dépit de ce constat favorable, les prochaines années devront être consacrées à réformer et réorganiser les modalités du soutien public.

TREIZIÈME LÉGISLATURE

Enregistré à la Présidence de l'Assemblée nationale le 13 janvier 2010.

RAPPORT D’INFORMATION

DÉPOSÉ PAR LA COMMISSION DES FINANCES, DE L’ÉCONOMIE GÉNÉRALE
ET DU CONTRÔLE BUDGÉTAIRE sur la politique du spectacle vivant

ET PRÉSENTÉ par M. Richard DELL’AGNOLA, Député

C’EST ICI.

 

 

  

 

  

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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 10:57

Culture_epcc_h98
 

Depuis plusieurs années, vous avez été nombreux à solliciter le Comité national de liaison des EPCC sur de très nombreuses questions relatives aux projets et au fonctionnement de ces établissements publics. Le Comité national de liaison réaffirme sa volonté d'être un des carrefours de circulation des informations et de capitalisation des expériences. Aussi nous vous remercions de vos sollicitations qui ont permis de mieux comprendre les questions qui se posent dans la mise en place de telles structures.

Nous souhaitions vous informer que le Secrétariat Général du comité de liaison sera assuré, à compter du 1er janvier 2010, par l'EPCC ARCADI - ACTION REGIONALE POUR LA CREATION ARTISTIQUE ET LA DIFFUSION EN ILE-DE-FRANCE. Ce changement n’affecte en rien la poursuite de nos activités et nous continueront bien évidemment à répondre, dans la mesure de nos possibilités, aux questions que vous vous posez. Nous vous remercions de bien vouloir noter la nouvelle adresse du Secrétariat Général :

EPCC ARCADI
Comité National de Liaison des EPCC
51, rue du faubourg Saint-Denis
CS 10106 - 75468 Paris Cedex 10
Tél. 01 55 79 00 00 - Fax 01 55 79 97 79
Mel : contact@culture-epcc.fr

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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 17:43

Tous mes voeux pour 2010.


Orson Welles

The hearts of age (1934)

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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 11:13

Jeanmichellucas

Dans mon précédent billet, j'évoquais les dernières contributions de Jean-Michel Lucas.

Elles sont disponibles en ligne :

sur le site de l'Irma pour son intervention du 1er décembre aux Entretiens Jacques Cartier qui interroge les notions d'échec et de réussite dans le domaine de la médiation culturelle

sur Cultural engineering group weblog pour Les collectivités territoriales face aux grands enjeux culturels.

Attention : âmes sensibles et dames patronnesses de la culture certains séquences sont susceptibles de vous choquer.



 

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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 18:12

Dès potron-minet, au moment même où les premiers flocons dansaient dans le ciel encore aussi gris qu’un mariage du même nom sur la banlieue aux identités parfois douteuses aux yeux de certains,  ce matin donc j’entreprenais une longue traversée de la dite banlieue de Sud en Ouest pour aller donner un cours sur la diversité culturelle, l’Agenda 21 pour la culture et le développement culturel durable. Malgré le froid et le retard des RER, je me réjouissais d’aller enseigner aux jeunes générations qu’il n’y a pas que Malraux et Lang dans la vie et que la démocratisation de la culture n’est un horizon indépassable que pour le « monde la culture » hexagonal  et qu’on a bien le droit de penser de travers.

 

Bref, j’étais en forme et j’avais bien relu le dernier texte de Jean-Michel Lucas/Dr Kasimir Bisou qui avait accentué ma juvénile allégresse de sexagénaire en train de compter et recompter ses points de retraite.

Je m’emparai d’un quotidien gratuit, aussi direct que matutinal, et je découvris deux informations de nature à accroître ma joie de vivre et mon intérêt pour la diversité culturelle.

La première (page 4 ) montre que les collectivités territoriales savent souvent faire  bon usage de la clause  de compétence générale :

*

 

ÉDUCATION

Les clichés sexistes dans le collimateur.

 

La Mairie de Paris veut en finir avec les clichés

sexistes dès l’enfance. C’est la raison pour laquelle elle

finance actuellement une campagne baptisée «Cassons les

clichés filles-garçons» qui s’adresse aux jeunes Parisiens,

de la maternelle au collège. L’objectif est de dispenser dans

les écoles, collèges et centres de loisirs des ateliers d’écriture,

de lecture, de théâtre qui permettront aux enfants de

s’interroger sur les stéréotypes liés au genre. Comme celui

de croire par exemple que les garçons sont plus forts en

maths et les filles en français. Les préjugés sexistes concernant

les matières, les tâches ménagères, les jouets, les

métiers… sont fréquents dans les écoles. Pour l’adjointe

chargée de la vie scolaire et de la réussite éducative, Colombe

Brossel, il s’agit d’«éduquer les enfants le plus tôt possible

pour éviter plus tard des inégalités et d’éventuelles déviances».

Surtout, «il ne faut pas coller une identité sexuée trop forte

trop jeune. Après tout, il n’y a pas que les petites filles qui

peuvent jouer à la poupée», précise Noëlla Germain, de la

Ligue de l’enseignement de Paris, à l’initiative de la campagne.

*

 

 

 

Et, je découvre un peu plus loin, page 8 exactement, la photo d’une chanteuse d’origine italienne qui doit tourner dans le prochain film de Woody Allen (je dis ça... rapport à la diversité culturelle) , sur fond de sapin de Noël richement décoré, tenant dans ses bras un volumineux paquet cadeau, sous laquelle figure la légende suivante :

*

 

 

Carla Bruni-Sarkozy a mené hier la traditionnelle distribution de cadeaux du Noël de l’Elysée. La première dame a accueilli quelque 900 enfants de 6 à 9 ans venus de toute la France. Ceux-ci ont reçu circuits de voitures électriques ou pyramides de Playmobil pour les garçons, cuisines de fée ou coffrets de création artistique pour les filles. Copenhague oblige, tous sont repartis avec un petit livret sur le développement durable.

*

 

 

 

J’espère au moins que les coffrets de création artistique réservés aux filles sont fabriqués par une entreprise française (à la différence des Playmobil ) sinon je cafte la première dame de France au Syndeac !

 

A part ça dans un registre voisin, j’ai reçu hier le numéro 24 (déjà !!!) de  l’excellente lettre d’information d’Arcadi (le mec qu’a eu l’idée de créer cette lettre d’infos électronique est un génie et mériterait qu’on augmente sa pension de retraite en conséquence mais ne rêvons pas !!!)

*

 

 

Pour lutter contre les discriminations et les inégalités entre les hommes et les femmes dans les milieux de l'art et de la culture et, en particulier, dans le secteur du spectacle vivant, et pour faire évoluer rapidement et concrètement nos métiers vers l’égalité réelle et la parité, vient d’être créée l'association H/F Île-de-France.

Savez-vous que, malgré l’existence d’un nombre très important d’artistes femmes en France, 84% des théâtres cofinancés par l’État sont dirigés par des hommes, 97% des musiques que nous entendons dans nos institutions ont été composées par des hommes, 85% des textes que nous entendons ont été écrits par des hommes, 78% des spectacles que nous voyons ont été mis en scène par des hommes…
Ces chiffres sont tirés des rapports de Reine Prat (2006 et 2009) pour l’égal accès des femmes et des hommes aux postes de responsabilité, aux lieux de décision, à la maîtrise de la représentation, aux moyens de production, aux réseaux de diffusion, à la visibilité médiatique.

L’association H/F Île-de-France a pour but le repérage des inégalités entre les hommes et les femmes dans les milieux de l'art et de la culture et, en particulier, dans le secteur du spectacle vivant ; la mobilisation contre les discriminations observées ; l’évolution vers l’égalité réelle et la parité.
Pour ce faire elle se donne les moyens suivants : l'observation et la collecte de données, en son nom et avec l'aide de personnes physiques ou morales ; l'analyse des données, leur mise en perspective, l'organisation de temps d'échanges et de réflexion ; la transmission par la publication ou l'organisation d'évènements ; l’interpellation de tous les acteurs de la vie culturelle et artistique, des instances publiques et politiques.

 

Contact : hfparis@gmail.com

*

 

C’est bien, je trouve sauf peut-être l’égal accès à la visibilité médiatique… si c’est la même que celle de la chanteuse ci-dessus ou de son homme, je dis bof !

 

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 14:40

A l’attention du ministre chargé d’orchestrer le débat sur « l’identité nationale » : merci de bien vouloir tenir compte des enjeux de la politique culturelle de l’Etat et des missions confiées au ministère chargé de les mettre en œuvre.

Vous trouverez dans un  document on ne peut plus officiel émanant de ce ministère...

(Histoire administrative du ministère de la culture : Téléchargement Chronologie ministere-culture[1])

... un rappel qui ne manquera certainement pas de vous conduire à prendre en compte comme il se doit la reconnaissance, par notre pays, des principes internationaux relatifs à la diversité culturelle.

En 1982, le ministère se vit fixer de nouvelles missions :

« Le ministère chargé de la culture a pour mission :

 

de permettre à tous les Français de cultiver leur capacité d’inventer et de créer, d’exprimer librement leurs talents et de recevoir la formation artistique de leur choix ;

 

de préserver le patrimoine culturel national, régional ou des divers groupes sociaux pour le profit commun de la collectivité tout entière ;


de favoriser la création des œuvres de l’art et de l’esprit et de leur donner la plus vaste audience ;

 

de contribuer au rayonnement de la culture et de l’art français dans le libre dialogue des cultures du monde

 

(Décret du 10 mai 1982)

Un note en bas de page commente : deux remarques s’imposent : en premier lieu, les décrets de 1959 et de 1982 parlent des missions du ministère ; à partir de 1993, les textes décrivent les missions du ministre. En second lieu, on notera que le décret du 10 mai 1982 est toujours en vigueur (il est la référence en matière d’organisation du ministère lieu, on notera que le décret du 10 mai 1982 est toujours en vigueur (il est la référence en matière d’organisation du ministère). Il existe donc deux textes définissant les missions culturelles assignées à l’État.

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 11:27

 

Rien ne remplace tout à fait la présence humaine et c’est pourquoi en ce jour anniversaire, nous nous sommes réunis devant le théâtre de l’Odéon (théâtre de l’Europe) pour vous parler Monsieur Malraux. Nous sommes peu nombreux, mais en dedans de nous, il y a Athènes et cet amour singulier pour la démocratie, la culture et la philosophie. C’est donc, un à un, que nous allons, avec vous, l’espace d’un instant, questionner à haute voix : Où en sont aujourd’hui les missions premières du Ministère des Affaires culturelles que vous aviez mises en œuvre, avec votre équipe inventive, il y a un demi siècle ?

Force est de constater l’échec de vos ambitions Monsieur Le Ministre et c’est aussi cela que nous sommes venus vous dire. Vous, qui avez cru profondément en la nécessité d’un engagement fort de l’Etat afin de propulser l’art et la culture au cœur de la société, seriez, en ce début de XXIème siècle, confondu devant l’effritement des objectifs premiers de votre Ministère. 

Le fabuleux mouvement en faveur de la décentralisation que vous avez eu le courage de poursuivre, suivant les traces de Jean Zay, de Léo Lagrange et les efforts du front populaire, a progressivement été étouffé. Les lieux de culture ont de plus en plus de difficultés à mettre en place cette confrontation entre l’œuvre et le citoyen que vous appeliez de vos vœux. Ils sont de plus en plus dirigés dans un esprit « d’entreprise » où la gestion et l’administration prennent le pouvoir sur l’inédit et l’invention. Cet esprit, vous en conviendrez avec nous, sied très mal à la liberté de création des mondes de demain…En province, certains artistes ont aujourd’hui comme seul recours tragique à la lutte contre la fermeture de lieux, d’entamer des grèves de la faim…C’est vous dire, Monsieur le Ministre, la surdité de nos représentants au plus haut niveau de l’Etat.

Plus que jamais aujourd’hui « la culture ne s’hérite pas, elle se conquiert ».

 

La lettre en entier : Téléchargement LETTRE à ANDRE MALRAUX

A l'occasion du 50ème anniversaire du Ministère de la Culture, la cie UN EXCURSUS, avec la complicité d’hommes et de femmes militants et amoureux des arts et de la culture, a rédigé une LETTRE A ANDRE MALRAUX. Cette lettre a été filmée lors d’un « parcours poétique » le lundi 23 novembre 2009, jour-anniversaire de la mort d’André Malraux.

 

Cette adresse à André Malraux a été écrite à plusieurs mains, dans le but de  convoquer l’esprit de ce grand homme de la culture qui inventa en 1959 l’aventure du Ministère français des affaires culturelles. Elle confronte les discours du premier Ministre de la Culture avec ceux de la vie politique et culturelle actuelle.

La lettre à André Malraux a été envoyée ce jour à l’ensemble de la profession « pour signatures ».

C’est pourquoi nous vous invitons à la faire circuler et, si vous le souhaitez, à la signer avec vos noms et prénoms à : lettremalraux@unexcursus.fr

L’actuel Ministre de la Culture, Monsieur Frédéric Mitterrand la recevra quant à lui, le 30 novembre 2009.

… accompagnée d'un parcours poétique…

La lecture à plusieurs voix de LA LETTRE A MALRAUX a été filmée lors d’un « parcours poétique » qui s’est déroulé du ministère de la Culture au Panthéon le 23 novembre 2009 (jour d'anniversaire de la mort d'André Malraux) entre 11H30 et 14H30.

Le texte est disponible dès aujourd’hui,

le reportage photo et un extrait sonore dès mardi 24 novembre au matin,

le film, vendredi 27 novembre…

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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 00:10

Blog pompougnac 18 11

 


Cours Politiques culturelles

 

Rappel : plan du cours.

 

Bibliographie : Téléchargement Bibliographie-politiques-culturelles-2

Après avoir présenté et analysé les missions et le fonctionnement du ministère et des services de l'Etat, présentation du rôle et du poids financier des collectivités territoriales. 

L'organisation des collectivités territoriales en France.

L'intercommunalité.

Télécharger le document : Téléchargement 2008-5interco.pdf

La décentralisation et le "partage" des compétences, on peut lire :

Sur et sous la décentralisation culturelle, l'analyse d'Alain Lefebvre

Voir, par ailleurs, Le site de la FNCC

 

Les chiffres clés du financement de la culture : Téléchargement Minichiffrescles2009[1]

 

Les dépenses culturelles des collectivités territoriales : Téléchargement Dépenses collectivités

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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 17:37

Théâtre rond deux 
Cahors. Pôle Emploi réclame 26 000 € à un artiste

Justice. Il a perçu 26 600 € en mêlant des faux à ses délarations d'heures de travail.

Source : B.H. Saint-Paul, La Dépêche du midi, 7/11/2009

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Un ancien intermittent du spectacle de 57 ans comparaissait, jeudi, devant le tribunal correctionnel de Cahors pour « Fausse déclaration pour être inscrit sur la liste des demandeurs d'emploi ». En 2006, les Assedic (aujourd'hui Pôle Emploi) avaient effectué des contrôles auprès de particuliers, employeurs réguliers ou d'un jour (fête familiale, association...). Un particulier, interrogé sur plusieurs dates de spectacles qu'il aurait déclarées, indiquait que seul un spectacle pour un mariage avait été commandé à l'artiste mais avait été annulé en raison d'un décès. Des vérifications approfondies mettaient en évidence neuf cachets déclarés par de faux documents en 2004 et 2005. Aussi, les Assedic suspendaient leurs allocations, et déposaient plainte en demandant le remboursement de 26 686 € d'allocations chômage perçus indûment.

Venu sans avocat et s'exprimant aisément en dépit d'un certain stress, Gérard se justifie et plaide la bonne foi : « Avant 2004, j'avais un carnet à souche. Désormais, c'est au particulier de contacter le Guso (lire en encadré ). Le temps que les feuillets arrivent et comme ils ont d'autres préoccupations liées à leur fête, ils laissent de côté l'administratif et souvent même me le confient. Et si je n'ai pas le feuillet, je ne peux pas déclarer ma soirée. Pour peu que je ne puisse pas joindre le particulier, s'il est en voyage de noces ou parti ailleurs, elle est perdue. C'est pourquoi, j'ai utilisé le double de feuillets d'autres personnes en laissant leur nom associé au numéro du Guso. D'ailleurs, à chaque fois je paie des charges. Et si je ne déclare pas, je peux être radié. Là, j'avais assez d'heures. Et si ce n'est pas le cas, Pôle Emploi recherche jusqu'au dernier contrat de travail. J'ai amené un calcul de mes droits qui m'ont été refusés en 2007 et 2008, la situation étant bloquée par la procédure. Aujourd'hui, je ne suis plus intermittent, je suis commercial ».

Absence de preuve

Françoise Chappert, avocate de Pôle Emploi, regrettait que le document apporté à l'audience ne lui ait pas été préalablement communiqué. Pour elle, cela ne change rien : Gérard a tout simplement fraudé, puisqu'il n'a jamais apporté la preuve de ses cachets. Elle demandait donc le remboursement de la somme de 26 686 € et 1 000 € pour frais de justice.

Le procureur de la République, éric Seguin émettait également de sérieux doutes : « Il est étonnant que vous soyez aussi organisé sur l'administratif, mais pas pour tenir à jour un agenda, ni pouvoir apporter la preuve de ces cachets. Quant aux charges payées, on pourrait penser qu'il s'agissait d'une mise de départ ». Et de requérir une peine d'amende de 500€. Le jugement a été mis en délibéré au 3 décembre.



Le GUSO, qu'es aquo?

Afin d'ouvrir de nouveaux, droits, les intermittents du spectacle doivent justifier de 507 heures sur 10 mois pour les techniciens et 10 et demi pour les artistes. à défaut, le calcul est basé sur le dernier contrat de travail (jusqu'à 304 jours antérieurs) et au-delà, l'avant-dernier contrat. Depuis 10 ans, les particuliers ayant occasionnelement recours à des artistes du spectacle vivant sont considérés comme les employeurs. Pour ce faire, ils doivent adhérer gratuitement au GUSO (guicher unique spectacles occasionnels). Un numéro d'affiliation leur est attribué et une notification envoyée. Pour chaque spectacle il faut remplir une déclaration préalable à l'embauche, et un formulaire unique simplifié (dans les 15 jours après la fin du contrat de travail). Une attestation récapitulative mensuelle est adressée par le GUSO à l'employé. Gérard pensait-il avoir trouvé la faille, ou a-t-il seulement voulu contourner une difficulté?



Source : B.H. Saint-Paul, La Dépêche du midi, 7/11/2009




 

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 18:45

 

 

Cours Politiques culturelles

 

 

 

Rappel : plan du cours.

 

Bibliographie : Téléchargement Bibliographie-politiques-culturelles-2

 

 

Prolongement de la séance consacrée aux « Pratiques culturelles des français »

 

 

 

La dernière livraison de cette enquête se trouve ICI

 

 

Accéder aux remarques de Gaël Bouron (sociologue) sur ces résultats.

 

 

 

Ecoutez le diaporama sonore réalisé par Sylvain Bourmeau dans lequel Olivier Donnat (responsable de cette enquête) comment les principaux résultats.

 

 

 

 

Les observations de Jean-Gabriel Carasso (sur son blog L’oizeau rare) et de Françoise Benhamou (sur son blog En pleine culture).

 

 

 

Sur la manière de construire l’objet « pratiques culturelles » et les précautions que réclame la lecture de « faits » qui ne sont que les artefacts d’un certaine méthodologie, le texte de référence reste « De la culture légitime à l’éclectisme culturel » de Pierre Mayol (alors chargé d’études au Département des études et de la prospective du ministère de la culture et de la communication, le service qui réalise régulièrement la dite enquête sur les pratiques culturelles des français) ; texte publié dans Ville-Ecole-Intégration Enjeux, n° 133, juin 2003.

 

Évoquer les activités culturelles, c’est, désormais, parler de « pratiques culturelles ». Cette locution a beaucoup évolué en trente ans. Dans son sens anthropologique, elle dénote « les systèmes de valeurs sous-jacents structurant les enjeux fondamentaux de la vie quotidienne, inaperçus par la conscience des sujets, mais décisifs pour leur identité individuelle et de groupe ». Dans un sens plus récent, elle « signifie la description statistique de comportements en rapport avec une activité préalablement déterminée comme culturelle, par exemple : aller ou non au théâtre et, si oui, combien de fois ? Regarder ou non la télévision, combien de temps ? Lire ou non, et quoi ?, etc. ». Dès le départ (vers 1970), on a choisi « pratiques culturelles » pour au moins trois raisons.

 

Quelles sont ces trois raisons ? : Téléchargement Article Pierre Mayol 2003

 

Il s’agit d’un texte majeur pour la compréhension des contradictions des politiques culturelles et la complexité de ce que l’on nomme « pratiques culturelles » ; il est accompagné en outre d’une très riche bibliographie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Présentation

  • : La Cité des sens. Culture et politique.
  • La Cité des sens. Culture et politique.
  • : Les politiques culturelles aujourd'hui et leur histoire. Culture et politique, ressources, documents, analyses et débats par Jean-Claude Pompougnac .
  • Contact

Profil

  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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    UNE ARCHIVE... Je fouille, je range, je classe... ces dernières semaines, comme vous, j'ai compris de nouveau que le pire n'est pas toujours certain. Mais quand même! Grosse fatigue ! J'essaie de mettre de l'ordre, à défaut de pouvoir le faire dans mes...
  • Institution et formation
    Recension de cet ouvrage collectif, tiré de la thèse de Sébastien Charbonnier : « Quand y a-t-il philosophie ? Apprendre la pratique d'un art de penser » publiée sous le titre : Que peut la philosophie ? , Éd. du Seuil, 2013 Si cet ouvrage figure dans...
  • Équipements culturels, centres d’intelligibilité du monde ?
    Suite de la note précédente consacrée aux politiques de développement de la lecture et à un retour sur la journée d'études Livre, lecture et politiques de démocratisation culturelle organisée par l’ENSSIB, la BPI et le Comité d’histoire du ministère de...
  • L'école et la démocratisation de la lecture.
    J’avais déjà signalé ici même la Journée d’études Livre, lecture et politiques de démocratisation culturelle organisée par l’ENSSIB, la BPI et le Comité d’histoire du ministère de la Culture et de la Communication, il y a un peu plus d'un an. Cette journée...