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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 10:58
La République et les droits culturels (suite)

Les droits culturels sont les droits de chacun, à être reconnu dans son égale dignité, au travers de politiques inclusives, co-construites et attentives. Ces principes sont un guide pour faire humanité ensemble, et utiliser au mieux l’argent public. Non, la culture n’est pas un arrangement étroit et bourgeois entre personnes bien-pensantes, financeurs et financés.

°

J'avais évoqué ici , il y a peu, le vote d'un amendement du Sénat à la loi en cours de discussion sur l’organisation territoriale de la la République.

 

Suites...

 

La tribune publiée aujourd'hui dans le quotidien L'Humanité (mardi 17 février) sous le titre Qui a peur des droits culturels ? … dont les signataires sont :

 

 Marie-Christine Blandin, Robin Renucci, Jack Ralite, Catherine Tasca, Sylvie Robert, Brigitte Gonthier-Maurin, Barbara Pompili, Florian Salazar-Martin, Jean-Michel Lucas, Emmanuel Wallon, Jean-Pierre Saez, Valérie de Saint-Do, Nicolas Roméas 
et Jean-Michel Le Boulanger.

 

Malgré les nombreux engagements internationaux ratifiés par la France en faveur des droits culturels (déclaration de l’Unesco sur la diversité culturelle, convention Unesco sur le patrimoine immatériel ou même la Déclaration universelle des droits de l’homme) qui les portent comme des « droits indispensables à la dignité et au libre développement de la personnalité », l’Assemblée nationale menace une disposition introduite par le Sénat dans le cadre du projet de loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (dite loi « Notre »). Nombre d’acteurs culturels impliqués sur le terrain, auprès des publics dits « empêchés », dans des secteurs géographiques peu favorisés, ou encore dans de vraies actions de démocratie culturelle, sont dans l’incompréhension. Cet amendement du Sénat, très attentif aux territoires, proposait d’inscrire les droits culturels comme principes fondamentaux pour des politiques partagées entre l’État et les collectivités territoriales. Il est passé sous les fourches caudines des commissions de l’Assemblée.  (...)

 

Lire la tribune sur le site de l'Huma.

 

 

Peu de temps avant la publication de cette tribune, Jean-Michel Lucas a rendu publique la lettre qu'il a adressé à Monsieur le Président de notre République.

 

Bordeaux, le 11 Février 2015,

 

Monsieur Jean Michel Lucas (…) 33000 Bordeaux

à Monsieur Le Président de la République,

Palais de l'Élysée,

55 Rue du Faubourg Saint-Honoré,

75008, Paris

 

Monsieur Le Président,

 

Lors de l'examen de la loi NOTRe, le Sénat a adopté un amendement imposant aux collectivités territoriales, conjointement avec l'État, de « garantir les droits culturels des citoyens ».1 Le Sénat a jugé bon d'introduire cet amendement au nom des engagements solennels que la France a pris à l'Unesco en étant partie prenante de la Déclaration Universelle sur la Diversité Culturelle (2001), de la Convention de Sauvegarde du Patrimoine Culturel Immatériel (2003), de la Convention sur la Protection et la Promotion de la Diversité des Expressions Culturelles (2005). Tous ces textes normatifs trouvent leur fondement dans la reconnaissance de la personne humaine et de sa liberté culturelle. Ils prolongent, ainsi, sur le terrain culturel, les principes de développement des droits humains qui sont inscrits dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1948. Nul représentant public de la Nation ne peut ni l'ignorer, ni s'y soustraire. Or, les députés qui ont examiné l'amendement du Sénat sur la garantie des droits culturels des citoyens, l'ont rejeté sans prendre garde aux engagements forts que nous avons pris à l'Unesco. De ce fait, notre pays est confronté à un grave problème de cohérence : comment nos partenaires vont-ils comprendre que, dans l'organisation interne de notre République décentralisée, nous rejetons ce que nous avons approuvé dans nos relations avec les autres États, au sein de l'Unesco ? Quelle valeur accordera-t- on maintenant, sur la scène internationale, à la parole de l'État français en matière culturelle ? (…)

 

Retrouver l’intégralité de cette lettre sur le site de l'IRMA.

 

On attend avec fébrilité la réponse du chef de l'Etat à l'agitateur culturel souvent cité ici.

Reste que la qualité des signataires de la tribune publiée dans le quotidien fondé par Jean Jaurès (et leur diversité « politico-culturelle ») méritent l'attention. Et un peu d'intérêt pour la question des droits culturels, les débats nécessaires et la liberté d'expression sur les situations acquises, les révisions urgentes des référentiels en usage depuis des lustres...

Heureux élus de la démocratie représentative, représentants du peuple, législateurs encore un effort pour être et républicains et démocrates.

 

 

A suivre...

°

 

 

 

 

Post-scriptum

 

Pour les attachés parlementaires et autres gens pressés.

 

Pour repenser les enjeux culturels publics
"Certains de mes amis m’ont demandé de résumer en 3 pages l’ossature de l’argumentaire que je défends pour repenser les enjeux des politiques culturelles publiques, loin des approches actuelles repliées sur les enjeux particuliers du secteur, comme des territoires.
J’ai tenté de le faire dans ce texte, en rappelant les balises universelles de la responsabilité culturelle publique dans une société soucieuse du développement des droits humains ! Inutile sans doute, en ces temps où seuls l’impôt et la croissance comptent, mais salutaire quand on voit les replis identitaires de tout poil se banaliser dans la vie politique."

(Jean-Michel Lucas, 15 octobre 2013.)

 

Lire la note

 

 

Pour les élus « socialistes ».

 

En 1982, le ministère se voit fixer de nouvelles missions :

« Le ministère chargé de la culture a pour missions : de permettre à tous les Français de cultiver leur capacité d’inventer et de créer, d’exprimer librement leurs talents et de recevoir la formation artistique de leur choix ; de préserver le patrimoine culturel national, régional ou des divers groupes sociaux pour le profit commun de la collectivité tout entière ; de favoriser la création des œuvres de l’art et de l’esprit et de leur donner la plus vaste audience ; de contribuer au rayonnement de la culture et de l’art français dans le libre dialogue des cultures du monde. »

 

Décret no 82-394 du 10 mai 1982 modifié relatif à l’organisation du ministère de la culture, art. 1er.

 

 

pied février 2015

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Consultez aussi sur ce blog  :

 

 

Liens conseillés.

 

Politiques culturelles (mon fil d’actualités sur Scoop'IT)

 

Actualités des politiques culturelles (nombreux autres fils d'actualités).

 

 

 

 

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 14:01

Ressources et fils d'actualités dans le domaine du livre et de la lecture.

 

(aucune prétention à l'exhaustivité, cela va de soi...)

 

 

Le site ActuaLitte par exemple :

Ces habitudes de lecture qui font les jeunes rats de bibliothèque.

 

agoraBib, le forum des professionnels des bibliothèques et de la documentation (ABF), par exemple

un ensemble d'articles de fond sur les rapports entre bibliothèques et politique :

 

Le site de l'enssib, (Ecole nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques)

Par exemple : résultats de recherche sur ce site autour de la notion de tiers lieux 

 

Le fil d'actualités du Bulletin des bibliothèques de France

 

Le fil d'actualités : La vie des bibliothèques 

 

Le fil d'actualités de Languedoc-Roussillon Livre et lecture 

 

Les fiches actions de Bibliothèques dans la cité (BPI)

 

Le fil d'actualités Trucs de bibliothécaires

 

 

Voir aussi sur ce blog : Actualités des politiques culturelles

 

 

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 09:30

Ce billet viendra compléter la page Création sociale et innovations culturelles

 

Aujourd'hui : le site Bibliothèques dans la cité est une initiative de la Délégation à la coopération nationale et internationale de la Bibliothèque publique d'information (Bpi).

 

Nombreuses sont les bibliothèques publiques proposant des actions de médiation permettant aux usagers de se rencontrer, de discuter, de partager. Tant hors les murs qu’intra muros, ces services, souvent menés avec des partenaires extérieurs, visent à restaurer, maintenir ou développer la cohésion sociale.

Bibliothèques dans la cité c'est :  des objectifs, une structure, un fonctionnement, une équipe, un cycle de journées d'étude, une participation à des évènements nationaux et internationaux, des outils de valorisation et de diffusion.
 

  • Deux objectifs : échanger des bonnes pratiques en matière de cohésion sociale et créer un réseau

Le site Bibliothèques dans la cité permet aux professionnels des bibliothèques et du secteur social d’échanger des expériences, de communiquer des savoir-faire en matière de cohésion sociale.

  • Une structure sous forme de fiches de capitalisation d'expérience

Le cœur du site Bibliothèques dans la cité est constitué de fiches actions. Ces fiches présentent de façon synthétique des animations soulignant le rôle social des bibliothèques : aspects concrets de la mise en oeuvre, moyens nécessaires, difficultés rencontrées et succès obtenus. 

 

Lire la suite

 

Accéder aux fiches actions

 

Voir aussi sur ce blog : Actualités des politiques culturelles

 

 

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 09:30
L'éditeur, le diffuseur et le libraire.

Ce pourrait être le titre d'une fable. Mais c'est une histoire vraie (hélas, serais-je tenté de dire) qui s'est déroulée en moins de 48 heures chrono. Qu'en en juge par cet échange de courriels.

En le publiant, La Cité des sens reste fidèle à sa vocation d'édifier les jeunes générations ou les «non-professionnels » peu au fait des complexités et des difficultés à concilier les intérêts des uns et des autres dans le « monde de la culture » qu'il serait fallacieux de considérer comme un long fleuve tranquille.

 

 

 

le 28/01

message reçu par Jean-Claude Pompougnac

Bonjour,

 

Vous souhaitiez commander l’ouvrage [titre de l'ouvrage] . J’ai eu l’éditeur au téléphone ce jour.

Ce dernier n’étant pas en région parisienne, il faudra compter 3 euros de frais de port pour obtenir ce livre.

Souhaitez-vous maintenir votre commande ?

Merci de nous recontacter par mail ou par téléphone.

 

Librairie [Nom de la librairie]}

 

 

Suite à la réception de ce message, je me rends sur le site de l'éditeur où je constate que je peux lui commander directement l’ouvrage et le recevoir moyennant 1 € de fais d'envoi.

Je lui téléphone afin de comprendre pourquoi mon libraire devrait payer 3 €. Il me semble perplexe et me communique les coordonnées de son diffuseur. Je consulte le site de ce dernier et constate que les particuliers peuvent lui commander l'ouvrage moyennant 3,5 € de frais d'envoi  (que les libraires peuvent égalemnt commander en ligne mais je n'ai pas accès à cet onglet) Il diffuse dans un certain nombre de librairies en France, à Paris mais pas dans ma banlieue.

 

29/01

de Jean-Claude Pompougnac à [nom de l'éditeur]

 

Les pratiques commerciales de votre diffuseur me semblent très discutables !

 

[Liens vers le site du diffuseur]

 

 

29/01

De [nom de l'édteur] à Jean-Claude Pompougnac.

 

Merci pour votre mail… Je vais en discuter avec lui…

 

Bien cordialement,

 

29/01

de [nom du diffuseur]à Jean-Claude Pompougnac

 

Bonjour Monsieur,

Je viens de recevoir un mail de [nom de l'éditeur] des éditions [nom de la maison d'édition]où vous contestiez nos pratiques commerciales...
Est-il possible de connaître plus précisément vos griefs sur notre structure ?
Il s'agit avant tout de pouvoir améliorer notre travail
cordialement
[Nom du diffuseur]

 

29/01 vers 20 h

de Jean-Claude Pompougnac

 

Bonsoir,

 

J'ai écrit "discutables" et merci de poursuivre la discussion.

J'ai commandé dans ma librairie de banlieue parisienne un ouvrage édité par [nom de la maison d'édition] et j'ai reçu la réponse suivante. :

Vous souhaitiez commander l’ouvrage [...]. J’ai eu l’éditeur au téléphone ce jour.

Ce dernier n’étant pas en région parisienne, il faudra compter 3 euros de frais de port pour obtenir ce livre.

Souhaitez-vous maintenir votre commande ?

Merci de nous recontacter par mail ou par téléphone.

J'ai consulté le site de l'éditeur qui propose d'envoyer l’ouvrage à son prix public (et unique : loi sur le prix unique du livre) avec des frais d'envoi de 1 euro.

 

Je lui ai téléphoné  en lui expliquant que, fervent défenseur des librairies, je ne souhaitait pas commander directement à l’éditeur (pas plus qu'à FNAC ou Amazon) et je lui ai demandé qui diffusait sa production.

 

Je suis allé sur votre site et j'ai constaté que vos frais d'envoi aux particuliers étaient de 3,5 euros. 

 

J'ai également compris que votre diffusion était assurée dans un certain nombre de librairies (à Paris, pour ce qui me concerne) et j'ai supposé que vous facturiez des frais d'envoi aux autres.

Je sais que les libraires paient des coursiers lorsque le diffuseur n'est pas situé trop loin. Je suppose donc que vous êtes situé loin de Paris et que vous souhaitez récupérer les frais d'envoi... je ne comprends pas la différence entre ceux de l'éditeur et les vôtres.

 

Bien cordialement.

 

 

Le 29 janv. 2015 à 22:18,

[Nom du diffuseur] a écrit :

 

Bonjour,

Effectivement, Je dois reconnaître que la situation peu sembler ubuesque...
Une situation qui révèle également les difficultés que nous rencontrons, petites structures indépendantes, dans ce vaste marché du livre !
L'association  [nom de la structure de diffusion] a vocation de rendre accessible au plus grand nombre, les inventions et les expérimentations issues de ce laboratoire qu’est la micro édition. 
Elle soutient la création et la réflexion des éditeurs dits « de taille restreinte » (à la différences des gros éditeurs, car on peut être petit et grand dans l’édition) en leur donnant accès à leur lectorat. 

[Titre de l'ouvragede [Nom de l'auteur] a été tiré à moins de 1000 exemplaires. Nous sommes loin des chiffres d'un Merci pour ce moment (sic)

Etant basé à [nom d'une ville située en région], notre structure ne bénéficie pas du service de coursier et devons envoyer par La Poste, les ouvrages commandés par les libraires.
En raison du coût, pour toute commande d'un ouvrage, nous facturons les frais de port au libraire mais sachez qu'à partir du deuxième ouvrage commandé (tout titre confondu), les frais ne sont plus que de un euro par commande !
Un libraire avisé et respectueux de notre travail trouvera facilement un ouvrage pour compléter sa commande. Ne serait-ce que de prendre un deuxième exemplaire de la commande client.
Un libraire avisé et respectueux de ses clients trouvera facilement, pour cette commande unique, dans sa marge (35%) de quoi assumer les frais de port et ainsi fidéliser le lecteur.
Il est tout de même surprenant que certains libraires tout en revendiquant haut et fort leur indépendance, s'abaissent (pour un profit à court terme) à favoriser ce qu'ils condamnent en particulier AMAZON.

Malheureusement, de nombreux libraires ne peuvent pas ou ne veulent pas prendre le temps de découvrir notre travail et faire l'effort (il est vrai, s'en est un) de s'informer sur les lisières de la création contemporaine.
Mais comment pouvons nous avoir le même fonctionnement que Le Seuil ? Comment rémunérer des commerciaux avec des tirages de 500 parfois 1000 exemplaires d'une publication...
Malgré ce constat au goût amer, nous défendons nous aussi la librairie indépendante. Toute commande sur notre site est majorée de 3,5 euros. Ne pouvant adapter le frais postaux réels en fonction du poids de chaque commande, nous avons pris le coût moyen... L'éditeur a choisi 1 euros. Tout en respectant la librairie, puisque là aussi l'achat est moins avantageux que chez un libraire (avisé et respectueux...), il est heureux, qu'une petite structure éditrice puisse ainsi constituer une fragile  trésorerie.

En espérant avoir répondu à votre question,
je vous souhaite une excellente année 2015

Cordialement
[nom du diffuseur]

 

le 30/01 à 8 h 53

De l'éditeur à Jean-Claude Pompougnac

Bonjour et merci à [prénom du diffuseur] pour sa réponse très argumentée.

 

Pour ma part, je sais que je n'existerais pas sans les libraires mais ils ne sont pas tous aussi à plaindre qu'ils le disent… Les libraires avec lesquels je travaille en direct dans ma ville [nom d'une ville située en région] gagnent beaucoup mieux leur vie que moi (il suffit de comparer leurs appartements au mien) et pourtant ils ne me font pas de cadeau même s'ils savent à quel point mon activité est fragile (je dépose des livres chez eux en direct, ils exigent 40% de remise et mettent au minimum 6 mois à me régler…).

 

Bref, je me dis que votre libraire pourrait peut-être comprendre que les conditions de vente sont un peu moins intéressantes pour lui quand il commande un livre d'un petit éditeur en passant par un petit diffuseur… Même s'il gagne un peu moins d'argent, il en gagne un peu quand même et il vous fidélise…

 

Bonne journée,

[nom de l'éditeur]

 

 

le 30/01 à 10 h 17

de Jean-Claude Pompougnac à [nom de la librairie]

Bonjour,

Suite à ma commande et à votre réponse :

Vous souhaitiez commander l’ouvrage  [...]. J’ai eu l’éditeur au téléphone ce jour.

Ce dernier n’étant pas en région parisienne, il faudra compter 3 euros de frais de port pour obtenir ce livre.

Souhaitez-vous maintenir votre commande ?

Merci de nous recontacter par mail ou par téléphone.

 

j'ai pris contact avec l'éditeur et le distributeur. Je crois utile de vous faire part de leurs éclaircissements.

 

[suivent copies des messages ci-dessus]

 

Jean-Claude Pompougnac

 

à 10 h 30

de [nom de la libraire]


 

Bonjour Monsieur Pompougnac

 

Je trouve indigne ce que vous répond cet éditeur.

Les frais de port en l’occurrence représentent 20% du prix du livre soit plus de la moitié de notre marge ;

La marge nette d’un libraire après paiement de toutes les charges qui lui incombent est dans

Le meilleur des cas 1.5% (moyenne nationale et au bout de 12 ans d’activité je n’ai toujours pas atteint cette marge).

Par ailleurs, j’ai en librairie 120000 euros de stock, ce qui est très lourd pour une structure comme la mienne ;

Je défends autant que faire ce peut la création mais comment voulez-vous qu’à chaque demande d’un client,

je commande un exemplaire supplémentaire pour faire plaisir à l’éditeur ?

Vous  pouvez lui faire suivre ma réponse si vous le souhaitez, et merci de nous préciser si vous maintenez ou non votre commande.

Bien cordialement

 

[nom de lé gérante]

 

30/01 à 10 h 38

de Jean-Claude Pompougnac

 

Bonjour,

Merci de votre réponse.
Par chance, je connais un peu les complexités de ce que l'on appelle parfois la "chaîne du livre" (qui n'est pas franchement marquée par un grand élan de solidarité) pour m'abstenir de porter un jugement sur tel ou tel de ses acteurs.

C'est le second "petit" éditeur qui me suggère implicitement de commander directement après de lui puisque ses 1 € de frais d'envoi sont nettement inférieurs aux 3,5 € de son distributeur pour un particulier (c'est ubuesque) et 3 € pour un libraire.
Pour mémoire 2,99 € de frais d'envoi chez Amazon.

Bien entendu je maintiens ma commande (17 + 3 €)

Bien cordialement

 
Jean-Claude Pompougnac

 

 

Voir aussi sur ce blog : Actualités des politiques culturelles

 

 

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 17:13

Il a peu, le Sénat a adopté un amendement à la loi NOTRe (Nouvelle organisation territoriale de la République)

AMENDEMENT

présenté par

Mmes BLANDIN et BOUCHOUX, M. DANTEC

et les membres du Groupe écologiste

Avant l’article 28

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Sur chaque territoire, les droits culturels des citoyens sont garantis par l’exercice conjoint de la compétence en matière de culture, par l’État et les collectivités territoriales.

Objet

Si l’article 28 de la présente loi fait de la culture une compétence partagée entre les différents échelons des collectivités, pour les écologistes il est important de rappeler que la culture est et doit rester une responsabilité partagée entre l’Etat et les collectivités.

Les droits culturels font en effet partie d’un socle de droits fondamentaux, sur lesquels prennent appui la reconnaissance et l’expression de l’égale dignité des êtres humains. Ils vont de pair avec la reconnaissance et la défense de la diversité culturelle.

Aux termes de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948 les droits culturels font partie des « droits indispensables à la dignité et au libre développement de la personnalité ».

Les droits culturels s’inscrivent dans ces fondamentaux et se retrouvent dans la Déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité Culturelle du 2 novembre 2001 qui mentionne quant à elle que « la défense de la diversité culturelle est un impératif éthique, inséparable du respect de la dignité de la personne humaine » et dans la convention qui la décline


 

L'objet de cet amendement est donc double: réaffirmer la responsabilité de l'Etat dans les politiques publiques de la culture mais clarifier le socle commun de principes sur lequel doit s'appuyer la coopération entre collectivités publiques : la notion de droits culturels (plutôt ignorée des « professionnels de la profession » et du Ministère de la culture et de la communication.

 

En savoir plus sur la loi NOTRe sur le site du Sénat

Sur l’ensemble des réformes territoriales sur le site de La Gazette des communes.

 

 

Dans une note publiée le 29 janvier sur le site de l'IRMA, Jean-Michel Lucas (qui n'est peut-être pas tout à fait pour rien dans la gestation de cet amendement) écrit :

 

Je note d'abord que le gouvernement n'a posé aucune doctrine, aucun corpus de valeurs publiques qui pourrait orienter les débats concernant l'enjeu culturel public sur les territoires. C'est le vide complet. Il suffit de se rappeler que la loi sur les métropoles reprend les mêmes mots que dans la loi Chevénement de 1999 pour se rendre compte que l'enjeu culturel est impensé.

 

 

Lire Pour l'amendement sur la garantie des droits culturels des citoyens par Jean-Michel Lucas.

 

Pour nous qui avons le privilège de disposer d'une politique culturelle que le monde entier nous envie, le bon moyen d'approfondir le référentiel des droits culturels est de se tourner vers nos voisins belges.

Et , par exemple, de prendre connaissance (si ce n'est déjà fait, bien sûr) du rapport du séminaire organisé par Culture et Démocratie le 6 décembre 2013 à Bruxelles.

Premier temps fort du programme des 20 ans de Culture & Démocratie, ce séminaire avait pour ambition d’identifier la nature, les enjeux, les limites et les opportunités de la refondation des politiques culturelles par la prise en compte et le respect du droit de participer à la vie culturelle.

Accéder au rapport et aux vidéos des interventions.

 

 

Voir aussi sur ce blog : Actualités des politiques culturelles

 

 

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 17:15
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Politiques culturelles : éloge de la complexité.

La gestion de la culture ne peut plus se résumer exclusivement à une gestion normée des activités culturelles et de ses équipements. Elle doit réintégrer la diversité culturelle car ce qui est en jeu ici, c’est le formidable potentiel que représentent toutes les formes d’expression (y compris artistiques), individuelles et collectives, pour la construction de la citoyenneté, de notre citoyenneté.

Prendre enfin en compte l’hétérogénéité culturelle et l’historicité des territoires dans la définition des politiques publiques.

Ce 12e séminaire de l’Institut de Coopération pour la Culture a été consacré à l’exploration d’une étude de cas présentée par Frédéric Simon, directeur de la Scène nationale Le Carreau de Forbach et de l’Est mosellan – que nous remercions – sur le Plan territorial d’éducation artistique et culturelle. Cette expérience est révélatrice de l’extrême complexité dans laquelle se déploient les projets portés par un établissement artistique et culturel sur un territoire. En posant l’hypothèse que les propositions d’ordre artistique sont à même de mobiliser l’ensemble des acteurs locaux, politiques et professionnels, praticiens et citoyens, la Scène nationale contribue à la nécessaire reconstruction d’une identité culturelle d’un territoire marqué par l’histoire de la mine.

 

Télécharger : ICC Contribution#6_janv 2015

 

Le site de l'Institut de Coopération pour la Culture.

 

 

 

Voir aussi sur ce blog : Actualités des politiques culturelles

 

 

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 09:30
Création sociale, innovations et expérimentations culturelles

La présente note a vocation à s'ajouter aux ressources actualisées par La Cité des sens.

Supplément à la page Création sociale et innovations culturelles

 

 

Fiches d'expérience

Profession Banlieue présente des expériences sur des initiatives dans les différents domaines de la politique de la Ville.

 

Accéder aux fiches d’expérience de Profession Banlieue.

 

Et retrouvez d’autres fiches sur la base documentaire de la politique de la ville.


 


 

Voir aussi sur ce blog : Actualités des politiques culturelles

 

 

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 09:30

Ce blog souhaite fournir à ses lecteurs des éléments d'analyse des politiques culturelles en s'éloignant, si possible, des sentiers battus et des considérations convenues, en proposant des lectures diagonales ou des informations passées inaperçues.

On le sait la question de l'ouverture dominicale des commerces est de nouveau à l’ordre du jour modernisation économique oblige.

Il y a bien longtemps de cela (l'époque étudiée dans le document ci-dessous en témoigne) j'ai été acteur et témoin de discussions entre le ministère chargé des affaires culturelles et celui du travail (leurs titulaires de l'époque se nommaient Jack Lang et Martine Aubry).

Il était question de savoir si l'on pouvait définir un périmètre des produits culturels qui autoriserait l'ouverture le dimanche des magasins proposant ces objets. Ce travail n'aurait jamais eu lieu sans l’habileté et la détermination du lobbyiste dont il sera question ci-dessous. Le dir'cab' de la ministre du travail de l'époque (un certain Guillaume Pépy) a pris acte que nous (les conseillers du ministre de la culture) étions dans l'incapacité de définir précisément ce qu'était un bien culturel.

 

 

Biens culturels et travail du dimanche
Rappel historique et théorique

 

 

 

 

 

L'application à un cas de lobbying : Virgin Store et la réglementation du travail dominical.

 

En 1989, sous l'impulsion de son PDG Patrick Zelnik, la société Virgin Store17 ouvre un magasin, dénommée "Virgin Megastore", sur les Champs-Elysées à Paris. Directement en concurrence avec la Fnac (distribution de disques, livres, produits photos et produits hi-fi),

Virgin Store fait du cadre prestigieux de son magasin, mais surtout de ses horaires d'ouverture (de 10 h à 24 h, 7 jours sur 7) un facteur de différenciation majeure. Ce choix stratégique met en partie l'entreprise dans l'illégalité puisque le travail dominical est, sauf cas dérogatoires, interdit en France18. Faisant suite à des plaintes déposées par deux syndicats, la CFDT et la CGT, l'entreprise est condamnée en 1990 à fermer son magasin le dimanche et à payer une astreinte de 20 KF par infraction constatée19. Faisant de l'ouverture dominicale un enjeu stratégique majeur, la direction de Virgin Store s'engage à partir de 1990 dans un processus de lobbying vis-à-vis des autorités publiques locales (Préfecture de Paris) et nationales (ministère du Travail, secrétariat d'Etat au Commerce et à l'Artisanat). Le processus de lobbying engagée par Virgin Store aboutit effectivement en 1993. Une loi20 adoptée par le Parlement en décembre 1993 introduit de nouvelles dispositions dérogatoires (article 44 de la loi) quinquennale du 20 décembre 1993) autorisant par là-même l'ouverture dominicale de commerces telles que le Virgin Megastore des Champs-Elysées21

 

Le processus de lobbying mis en oeuvre par Virgin Store

L'opération de lobbying engagée par Virgin Store a duré près de quatre années. Elle a reposé sur la mise en oeuvre de trois types d'actions :

Des actions de sensibilisation au problème. Dès le début de l'affaire, la direction du Virgin Megastore a choisi d'alerter l'opinion publique sur la situation conflictuelle dans laquelle se trouvait l'entreprise. L'emplacement du magasin, la nature des produits distribués (disques et livres) et de la clientèle (essentiellement des jeunes) ont conféré au problème de Virgin une forte dimension symbolique. Le dossier de l'ouverture dominicale du Virgin Megastore des Champs-Elysées a ainsi fait l'objet d'une importante couverture médiatique : articles dans la presse, participations du PDG de Virgin Store à des débats à la radio et à la télévision...

Des actions d'exercice de pression. Virgin a volontairement créé des situations conflictuelles en refusant de respecter les décisions de justice lui ordonnant la fermeture dominicale. Virgin Store a orchestrée plusieurs campagnes médiatiques pour faire pression sur les pouvoirs publics. Le scénario mis en oeuvre de manière récurrente par Virgin suit la séquence suivante : ouvertures dominicales illégales, plaintes des syndicats, décision de justice défavorable à Virgin, poursuite des ouvertures illégales et médiatisation de la situation. L'entreprise a été d'autant plus encouragée dans cette tactique, qu'elle a été soutenue dans son action par les salariés de l'entreprise, ainsi que les sections syndicales internes (CFDT et CGT), par ses clients (auprès desquels elle a lancé plusieurs pétitions), ainsi que par de nombreuses personnalités politiques (Jack Lang, Alain Madelin, Jacques Toubon) ou artistiques. L'entreprise n'a eu cesse d'organiser des opérations spectaculaires appuyées par des campagnes publicitaires dans la presse, ainsi que des campagnes d'affichage à Paris. Une manifestation publique rassemblant l'ensemble du personnel de l'entreprise a également été organisée. L'entreprise a également eu recours à l'usage de la menace, la direction de Virgin Store menaçant de geler ses investissements en France en casd'interdiction d'ouverture dominicale.

 

Des actions de négociation. La direction de Virgin a cherché à persuader les responsables publics du caractère spécifique de la situation économique de l'entreprise. En 1991, la direction de Virgin publie un "manifeste" d'une quarantaine de pages intitulé : "Virgin, pour l'accès aux biens culturels le dimanche ou 'par ailleurs, la culture est une industrie". Dans ce document, largement diffusé aux responsables politiques et aux médias, Virgin souligne la spécificité des distributeurs de biens culturels et revendique l'ouverture de tous les lieux culturels le dimanche. Le PDG de l'entreprise est invité à plusieurs séances de négociations organisées par le ministère du Travail. Le PDG de Virgin est également reçu à plusieurs reprise, à titre personnel, au ministère du Travail, au ministère de la Culture et au secrétariat d'Etat au Commerce. Ces différentes rencontres sont l'occasion pour la direction de Virgin de défendre le principe d'une exception au Code du travail pour les entreprises de distribution de biens culturels, au nom de la spécificité économique de cette activité.

L'entreprise met également en avant sur ses initiatives en termes de création d'emplois, d'insertion des jeunes, et de négociation avec les syndicats pour proposer aux salariés des conditions matérielles intéressantes pour le travail dominical (volontariat, majoration du salaire le dimanche...).

Nous utilisons dans ce qui suit le modèle théorique présenté précédemment pour interpréter l'action de lobbying mise en oeuvre par Virgin.

 

Cette analyse et la suite se trouvent à partir de la page 32 du document cité.

 

Télécharger le document

.

 


 

Post scriptum.

 

A quoi sert-il, ce blog ?

Bonjour, 

Je suis doctorante à l'université de XXX en géographie-aménagement, et ma thèse porte sur les enjeux de reliance entre science et action dans le champ de l'action publique territoriale. 
Je me permets de vous contacter suite à votre billet du 20/11/14 "
Production de connaissances et action publique", qui fait directement écho à mes préoccupations de recherche. 
Vous serait-il possible de me transmettre ce document? Je n'ai réussi à trouver que le règlement de consultation... 

Vous en remerciant par avance! 

Bien cordialement, 

XXX

Voir aussi sur ce blog : Actualités des politiques culturelles

 

 

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 16:37
Culture et solidarité (suite)

 

۝ Pour faire suite à mon précédent billet, une ressource, pas franchement neuve, mais qui vous avait peut-être échappé.

 

CULTURE ET SOLIDARITÉ

 

Rencontre organisée par ARCADI au Comptoir Général (Paris) le 15 décembre 2009.

 

Le 15 décembre 2009, Arcadi a organisé, dans le cadre du cycle Valeurs communes,

territoires communs, une rencontre autour du thème Culture et solidarité.

Lʼobjectif de ce cycle étant de débattre de ce qui peut aujourd’hui nous rassembler, il nous a semblé important de commencer ce cycle par le thème de la solidarité.

Ce choix correspondait aussi à la volonté de se questionner sur nos pratiques, de faire du lien à partir d'expériences de professionnels, de mettre en regard nos actions et les valeurs que nous souhaitons porter.

 

La solidarité dans le secteur culturel prend des allures variées : solidarité interprofessionnelle, solidarité pour lʼaccès des publics aux spectacles, solidarité par le biais des fonds ou systèmes de redistribution professionnels, réseaux, coopératives…

La diversité de ces exemples révèle la complexité de la notion de solidarité voire sa

polysémie. Le mot, souvent utilisé dans la sphère publique, par les partis politiques de tout bord, par les associations, par des institutions, est difficile à définir, et semble avoir plus de valeur que de sens.

 

Télécharger le compte-rendu de la rencontre.

 

 

 

۝ Une seconde référence, un peu plus récente

 

 

Panorama Culture & ESS

 

Afin de mettre en lumière les relations entre ESS et culture, les équipes de L'A. Agence culturelle du Poitou-Charentes et de la CRESS du Poitou-Charentes ont travaillé à l'organisation d'espaces de rencontres et d'expression entre acteurs issus des deux filières. Programmateurs, artistes, professionnels du spectacle vivant, acteurs de l'ESS, entrepreneurs culturels, ont enrichi de leurs propos le contenu qui permet de publier ce panorama.
Au-delà des repères chiffrés et du périmètre respectif de la culture et de l'ESS, le document explore les possibles rapprochement de ces deux secteurs dans une approche thématique :
    •    la culture, levier de développement économique et social des territoires,
    •    l'adéquation projet et forme juridique,
    •    l'économie mixte dans la culture,
    •    les conditions de travail,
    •    la transmission d'entreprises,
    •    la coopération dans la culture. 

>>  

 

Françoise BILLOT, présidente de L’A., Agence culturelle du Poitou-Charentes, écrit dans l'avant propos de ce document :

 

En 2007, le manifeste Pour une autre économie de l’art et de la culture, signé par onze organisations professionnelles du secteur artistique et culturel, regroupées au sein de l’Union fédérale d’intervention des structures culturelles (UFISC), marque un temps fort dans l’affirmation d’un espace socio-économique spécifique (“économie non lucrative

de marché”, “tiers secteur”) caractérisant les activités du secteur comme relevant du champ de l’économie sociale et solidaire (ESS).

Depuis lors, très régulièrement, en particulier au niveau régional, bon nombre d’initiatives de réflexion et de coopération se sont développées, associant les acteurs culturels et

ceux de l’économie sociale et solidaire. Des débats se sont ouverts sur la question des valeurs, des modèles économiques, des solidarités, de l’utilité sociale, du développement des territoires afin de contribuer à une autre manière de penser les échanges et créer le modèle économique durable de demain, humain et humaniste.

(…)

 

Télécharger le panorama Culture & ESS - cultures d'entreprendre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 09:30

Le territoire départemental est un échelon spatial particulièrement adapté à la construction, la coordination et la mise en œuvre d’une politique culturelle et sociale capable de garantir léquité et l’égal accès des citoyens à leurs droits. Le Département crée de l’interface entre les différents niveaux de collectivités et favorise leur synergie ; il donne du sens aux politiques publiques par sa vision globale des territoires et son niveau de proximité avec les citoyens. Cette capacité à produire de l’inter-territorialité doit par conséquent être confortée et encouragée.

 

Léchelon départemental détient les outils stratégiques d’une politique publique transversale innovante d’inclusion sociale sur lesquels sa légitimi ne peut être remise en cause. Les Départements sont à la fois les « têtes de réseau » des politiques sociales et des politiques culturelles de proximité : lecture publique, enseignement artistique, patrimoine rural, soutien à la création et à la diffusion artistique, accompagnement des communes et communautés de communes.

 

 

Face au risque de « vente à la découpe » des politiques de solidarités, face au risque d’affaiblissement considérable des politiques culturelles locales, face au risque de re- cloisonnement de l’action publique et d’exacerbation des clivages entre territoires urbains, périurbains et ruraux, l’ANDASS et Culture et Départements revendiquent la prise en compte de la responsabilité sociétale des départements, à l’intersection de leurs politiques culturelles et sociales, au service des habitants des territoires.

 

 

Ainsi se conclut la déclaration commune :

Une culture solidaire, des solidarités culturelles

Favoriser lautonomie, entreprendre autrement, développer durable.

 

Culture et Départements et l'Association Nationale des Directeurs de l'Action Sociale et de Santé des Départements (ANDASS) ont souhaité, à l'issue de l'enquête "Arts, culture et actions sociales" publiée par Culture et Départements en janvier 2013,témoigner de l'importance de l'expérience artistique et culturelle pour refonder un lien social aujourd'hui mis à mal.

 

 

 

Et un peu plus haut dans ce même manifeste on peut lire :

 

 

Le travail à l’intersection des politiques sociales et culturelles induit une transformation fondamentale des pratiques et de la conception de l’usager par les professionnels du social. Partager une expérience artistique et culturelle place usager et professionnel sur un pied d’égalité. Le travailleur social n’est plus le « sachant », sa posture est modifiée. La culture n’est plus un simple outil au service du travail social. Elle devient, pour les deux, une source de plaisir, plaisir du travail et de la rencontre. Elle permet de retrouver du souffle et de l’envie la gestion de dispositifs et l’absence de marge de manœuvres confrontent chacun à sa propre impuissance. Loin de déstabiliser la relation d’aide, cette expérience commune constitue un appui précieux pour accompagner autrement la personne dans son autonomie. Elle met en évidence une éthique de la responsabilité, individuelle et collective, pour la quali du vivre ensemble sur les territoires. La personne devient actrice de sa propre inclusion sociale.

 

Le développement des compétences collectives fait évoluer nos pratiques et notre représentation de l’autre. Il renvoie à des formes renouvees d’ingénierie fondées sur la rencontre de partenaires communs et mutuels, à la mise en réseau, à la prise en compte de l’usager-citoyen, à la reconnaissance de ses aptitudes et de sa dignité.

« Le succès des mesures pour s’attaquer à la pauvre matérielle dépend aussi de la façon dont l’exclusion culturelle est combattue. Combattre l’exclusion culturelle est possible, seulement si les individus ont l’opportunité de se rencontrer en face-à-face et de commencer à comprendre la vision de l’autre. Les arts et les cultures peuvent procurer une plate-forme de rencontres constructives qui aide à surmonter différences et peurs »

 

(Androulla Vassiliou, Commissaire Européen pour la culture15/11/12)

 

 

 

Télécharger la déclaration commune ANDASS/Culture et départements.

 

 

 

La défense de l'intervention des départements dans les politiques culturelles serait-elle donc d'actualité ?

 

Les 4 et 5 décembre, à Avignon, la fédération Arts vivants et Départements,

créée à l’initiative des associations culturelles départementales a organisé un

séminaire interne sur le thème “Le département, l’échelon de trop dans les

politiques culturelles ?”. Invité, le président de la FNCC n’a pu s’y rendre.

Mais il a adressé aux organisateurs un courrier exposant les grandes lignes

de son ana-lyse sur le rôle culturel des départements qui a été salué en séance.

Extraits.

 

Pour la FNCC, la culture n’est pas une compétence dont on pourrait dessaisir telle ou telle nature de collectivité pour la transférer à une autre, mais une responsabilité partagée qui incombe à l’ensemble des collectivités. Alors que l’implication culturelle ne fait pas partie (sauf exception) de leurs missions obligatoires, les Départements ont su manifester leur volonté d’assumer cette responsabilité partagée. Leur retrait sur ce champ aurait des conséquences incalculables

 

Accéder au communiqué de la FNCC

 

 

 

 

Note de la rédaction de la Cité des sens : ces conséquences incalculables devraient hélas pouvoir se calculer !!! Reste à savoir ce que l'on met sous le terme de « culture ». A cet égard le début du texte commun de l'ANDASS comme le texte d'orientation politique de la FNCC, déjà cité ici méritent attention.

 

 

 

 

Voir aussi sur ce blog : Actualités des politiques culturelles

 

 

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  • Jean-Claude Pompougnac
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu  DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.
  • Responsable du service de la recherche à la BPI (Centre Pompidou) puis conseiller au cabinet du Ministre de la culture (Jack Lang), j'ai dirigé ensuite la Délégation au développement et aux formations de ce même ministère. A l’issue d’une alternance politique, très élégamment remercié par Jacques Toubon arrivé rue de Valois je me suis vu offrir le poste de directeur de l'Institut français de Barcelone. Quatre ans après, le ministère des affaires étrangères a jugé mes compétences insuffisamment diplomatiques. En conséquence, à partir de 1999, j'ai dirigé la DRAC Centre à Orléans. Remercié par la Droite,. j'ai ensuite crée l'un des premiers EPCC, ARCADI en Île-de-France. Remercié par la Gauche je suis devenu DAC de la ville de BONDY (93). Aujourd'hui consultant. Membre de l'Institut de coopération pour la culture et correspondant du Comité d'histoire du MCC où j'ai contribué à la conception de séminaires et de journées d'études.

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